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 Politique et fin de vie

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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Fin de vie   22.01.12 11:53

Pour ceux que cela intéresse,à mon avis,seul le PS et les partis de gauche sont favorables à remettre en question notre fin de vie perso..
 
A mon avis,tous les autres font une fixation sur la loi Léonetti du 22avril2005 qui serait encore méconnue et donc pas appliquée..
 
Je ne fais pas de pub,je me limite à donner les bonnes infos..
 
Personnellement,je persiste et signe,je suis pour la dépénalisation de l'euthanasie active directe volontaire en fin de vie dans le code du droit pénal.
 
Nous sommes dans une République laïque.Que chacun soit libre de gérer sa fin de vie comme il le souhaite.
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   26.01.12 14:50

Bof bof bof François Hollande (sur son site) ne fait que "PROPOSER" une loi pour mourir dans la dignité...

Comme si mourir naturellement était "indigne"...Complètement débile !

Mourir la nuit au lit dans le sommeil d'un arrêt cardio-respiratoire est la plus belle des morts !naturelle et digne...

La loi Léonetti appliquée à la lettre ne suffirait-elle pas??????????

Je me méfie de sa "proposition"...subitement

Désolée,mais il devrait être plus franc=s'il parle de légaliser le mariage homosexuel,ce serait logique d'être plus clair sur l'euthanasie et la fin de vie.Or il est flou sur ce sujet... ... ...
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   26.01.12 15:00

Tout le monde n'est pas homosexuel...

Mais chacun de nous meurt...

Il aurait fallu s'occuper du problème de la fin de vie avant l'homosexualité...

Là est sa grosse erreur...
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   26.01.12 15:12

De toute façon,quel que soit le gouvernement,impossible de défaire la loi Léonetti du "laissez mourir" du 22 avril 2005..

L'acharnement thérapeutique en fin de vie est enterré ...Le plus gros est fait.
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   26.01.12 15:33

Le problème étant que la loi Léonetti n'est pas appliquéé parce que méconnue volontairement ou involontairement...

Quelle hypocrisie,dans la société française !

Je dépénaliserais bien l'euthanasie en fin de vie dans le code du droit pénal,on ne tue pas un mourant,la définition du meurtre étant d'ôter la vie à quelqu'un de vivant(contre son gré),le toubib a le devoir d'aider le mourant à mourir comme il aide à naître..

J'informatiserais les Directives Anticipées dans la Carte Vitale,j'en ferais un Fichier National,..pour que le corps médical soit dans l'obligation de les consulter...

Je réactualiserais encore le serment d'Hippocrate..en ôtant les phrases ambigües..
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Danger fin de vie???   26.01.12 19:39

Euh oui,les chrétiens classiques pensent qu'une législation de l'euthanasie est une porte ouverte aux dérives(comme la banalisation de l'avortement)

OK..

Mais à contrario,une législation trop stricte peut empêcher...la liberté du toubib...

aux dépens du patient ???Si certaines personnes ne rentrent pas dans le cadre de

la nouvelle loi,elles seront "condamnées à vivre"...

Ceci dit,les lois..Il n'y a qu'à voir la loi Léonetti et son application...! ! !...

Infernale,la fin de vie ??? ! ! ! !!! ... ... ...
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Les voleurs de liberté   30.01.12 10:23

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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Politique et fin de vie   15.02.12 14:10

Des chrétiens refusent un affrontement gauche droite sur l'euthanasie
Cyprien Viet - publié le 15/02/2012
 
Alors que l'observatoire sur la fin de vie publie aujourd'hui son premier rapport sur les pratiques en France, des chrétiens se mobilisent pour que le débat sur la légalisation de l'euthanasie ne se limite pas à un affrontement idéologique droite-gauche. Les Poissons roses, proches du parti socialiste, veulent convaincre le candidat socialiste de faire machine arrière sur le sujet, tandis que l'alliance Vita appelle à un débat citoyen au-delà des partis.
 
Mots-clésEUTHANASIE POLITIQUE
 
Voir aussi  Société
Sur le même sujet  Euthanasie : le premier rapport de l'Observatoire de la fin de vie suscite la polémique
 
 
--------------------------------------------------------------------------------
 
L'euthanasie interpelle les consciences, au-delà des étiquettes. A droite comme à gauche, des chrétiens font entendre leurs voix pour que le débat sur la légalisation de l'euthanasie ne se limite pas à un affrontement idéologique entre la gauche et la droite. Convaincus par le programme économique et fiscal de François Hollande, les Poissons roses, mouvement de chrétiens engagés à gauche, refusent net l'éventualité d'une légalisation de l'euthanasie. Dans les pistes de propositions présentées sur leur site internet, ces sympathisants du PS rappellent que « les personnes en fin de vie, même malades, sont une richesse pour la collectivité.  Il faut donc selon eux refuser « l’euthanasie comme solution aux problèmes de la souffrance et de la dépendance. » Leur priorité : « revoir notre vision de la dépendance et de sa prise en charge, en sortant de l’idéologie des coûts. »
 
Pour ces chrétiens engagés à gauche, le sujet ne doit pas être enfermé dans des logiques partisanes. « Beaucoup de militants au sein du PS sont en désaccord avec cette position de François Hollande", estime Chantal Hamy, responsable juridique du mouvement. Les Poissons roses veulent peser dans le débat interne au parti socialiste afin de faire évoluer le programme du candidat sur le sujet.Ils ont déjà été reçus par certains responsables du parti, notamment le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui, affirme Chantal Hamy, « s'est montré très ouvert à nos propositions. Le PS est un parti dans lequel on peut discuter : si nous sommes nombreux, notre action fera réfléchir. »
 
De son côté, l'Alliance Vita, ancienne Alliance pour les droits de la vie créée par l'ex-candidate Christine Boutin qui vient de se rallier à Nicolas Sarkozy, veut "interpeller les consciences" au-delà des partis et des religions. Pour Tugdual Derville, son délégué général, «certains jouent des étiquettes pour tirer la couverture vers leur idéologie, mais nous prônons simplement le retour au réel. Plutôt que d'invoquer Dieu, il s'agit de creuser des arguments rationnels, raisonnables. L'être humain, au plus profond de sa conscience, ne veut pas tuer. L'homme n'est pas un animal. »
 
Auteur d'un ouvrage intitulé La bataille de l'euthanasie (qui paraît le 16 février aux éditions Salvator), Tugdual Derville dénonce l'instrumentalisation de drames personnels, comme ceux de Vincent Humbert ou de Chantal Sébire, à des fins idéologiques. « Les Poissons roses essaient de casser l'unanimisme que le PS veut imposer sur les questions de société : nous les encourageons à soulever cette chape de plomb, pour éviter que le débat sur la fin de vie ne se cristallise sur un affrontement droite-gauche », affirme-t-il.
 
Quant à l'épiscopat catholique, il se refuse à donner une quelconque consigne de vote. "Nous n’entrerons jamais dans une forme de prédétermination confessionnelle des votes, affirme à La Vie le cardinal André Vingt-Trois, président de la conférence épiscopale.  Les évêques de France ont établi un texte en vue des élections, qu’ils ont publié en octobre dernier. Ils y donnent les éléments nécessaires au discernement. Les électeurs sont responsables de leur vote en conscience."


Dernière édition par PAT le 16.02.12 12:27, édité 1 fois
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   15.02.12 14:48

Ouais ! je prends un malin plaisir à me faire l'avocate du diable !
J'aime assez="Plutôt que d'invoquer Dieu,il s'agit de creuser des arguments rationnels".Pas bête,çà ! ! !
Par contre,je cite="l'être humain,au plus profond de sa conscience,ne veut pas tuer.L'homme n'est pas un animal".Qui a parlé de "tuer"???
Puisqu'il s'agirait,bien évidemment,d'une euthanasie choisie(même pas du suicide assisté..).Définition du meurtre=ôter la vie à quelqu'un contre son gré.
Si je suis en fin de vie,au nom de quoi je n'aurais pas le droit à une injection létale de potassium si telles sont mes dernières volontés ?
Si je suis en fin de vie,je vais mourir...nécessairement ! ! !cela va de soi !..Quelle est la nuance entre le laisser mourir de Léonetti et la dernière piqûre ???
Kouchner a donné des droits aux patients,Léonetti aussi,je réclame donc davantage de droits à propos de ma fin de vie en tant que citoyenne handicapée moteur qui vote...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   16.02.12 12:32



La fin de vie ne peut se résumer à une ligne de programme électoral
Point de vue | LEMONDE.FR | 14.02.12 | 09h53

par Jean Léonetti, ministre chargé des affaires européennes



Il est normal qu'en période électorale les sujets de société s'invitent dans les programmes des candidats. Il est en revanche toujours regrettable que, sur ces sujets majeurs qui engagent notre vision des équilibres humains, les propositions mélangent le flou et l'improvisation. Cette situation est clairement dangereuse lorsqu'il s'agit de notre conception de la fin de vie et de la mort.
M. Hollande propose que "toute personne majeure [en fin de vie] puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa fin de vie dans la dignité." Le Parti socialiste a évoqué "un pas vers l'euthanasie", bien que le terme ne soit pas mentionné. L'euthanasie signifie la possibilité ouverte de donner la mort à un malade qui le réclame. Est-ce cela que souhaite M. Hollande . Si c'est le cas, pourquoi, une fois de plus, ne pas le dire clairement ? "Un pas vers l'euthanasie", c'est l'euthanasie.

M. Hollande voudrait-il plutôt parler d'accompagnement médical ? Si tel est le cas, sa proposition ne ferait que reprendre notre action de développement des soins palliatifs organisée par la loi d'avril 2005. Le Président de la République a d'ailleurs fait des soins palliatifs une priorité depuis 2007. Grâce aux 230 millions d'euros investis, les services de soins palliatifs se sont multipliés, les lits dédiés à l'accompagnement de fin de vie ont été rendus obligatoires par la loi et une filière universitaire "médecine palliative" a été créée pour améliorer la formation du personnel médical.

La loi de 2005 constitue un point d'équilibre. Elle condamne l'acharnement thérapeutique, permet d'arrêter tout traitement inutile ou disproportionné, autorise d'empêcher toute souffrance même si les traitements utilisés pour atteindre ce but ont pour effet secondaire de hâter la mort : en fin de vie, la qualité de la vie prime sur la durée de la vie. La ligne rouge constitue l'interdiction de donner volontairement et activement la mort, autrement dit l'euthanasie. Vouloir changer la situation actuelle mérite mieux qu'une ligne ambigüe noyée dans un programme fait d'ensemble de mesures techniques.

La loi de 2005 constitue un cadre qui a le mérite de répondre à une infinité de situations différentes et complexes. Qu'y-a-t-il de commun entre un homme qui accède à la demande de sa femme de l'aider au suicide alors qu'elle n'est pas en fin de vie, un médecin qui donne la mort à des patients qui ne la réclament pas ou un malade qui, soumis à des douleurs insoutenables en fin de vie, demande la mort pour abréger ses souffrances ? On dit la loi insuffisante. En fait, bien qu'elle fût votée à l'unanimité, elle continue à être trop mal connue et mal appliquée et trop de malades meurent encore souffrants ou abandonnés. Une chose est certaine : les emballements politico-médiatiques qui suivent les "affaires" qui ressurgissent sur ce thème ne permettent pas de dégager de solutions satisfaisantes, bien au contraire. C'est parce qu'elle a été élaborée dans un climat apaisé et serein que la loi de 2005 a pu susciter un consensus. Le débat sur la fin de vie ne peut pas être l'otage de prises de position partisanes et binaires, encore moins des sondages dont semble s'inspirer M. Hollande .

Il est possible de souhaiter que l'euthanasie soit autorisée. J'y suis personnellement défavorable. Dans les pays où l'euthanasie fut autorisée, des dérives et des abus scandaleux ont été constatés. J'ai aujourd'hui acquis la conviction qu'il y avait plus d'inconvénients que d'avantages à aller dans cette voie. Avec Axel Kahn je suis convaincu que "le geste du médecin n'a pas pour but d'interrompre la vie, il doit soulager". Je partage également la méfiance de Claude Evin vis-à-vis de "toute procédure qui tendrait à exonérer le corps médical de sa responsabilité pénale". Je rejoins Robert Badinter qui considère que la loi actuelle est satisfaisante. Mais ces avis, aussi éminents soient-ils, suffisent-ils pour autant ? Non.

Ce débat ne peut pas être monopolisé par les experts et les hommes politiques. Il doit être abordé de façon mature et c'est à nous, responsable politiques, d'adapter notre méthode, notre façon de prendre des décisions sur les sujets de société. Tout citoyen dûment informé est aujourd'hui capable de s'approprier ces questions sensibles qui touchent à son intimité la plus profonde. Je lance donc un appel pour que, après la présidentielle, un débat national soit lancé, sur le modèle de celui qui a eu lieu pour nos les lois de bioéthiques ou dans les pays scandinaves. J'ai l'intime conviction que des panels citoyens informés et sensibilisés sauront sortir de cette approche manichéenne dans laquelle certains médias et certains hommes politiques veulent les enfermer. Je suis certain, comme j'ai pu le constater sur les questions de bioéthiques, qu'ils feront alors mentir les sondages. Si je me trompe, j'aurais en tout état de cause la satisfaction de savoir que ce sujet aura été tranché par la raison dans un climat de consensus national.

Malraux disait que toute civilisation est hantée par ce qu'elle pense de la mort. Elle peut aussi être jugée à la façon dont elle traite ses membres les plus vulnérables, ceux qui vont mourir. Il faut soulager la souffrance de ceux-là sans les abandonner, en continuant à les aimer vivants. N'oublions pas que la dignité se lit dans le regard de l'autre et que la demande de mort n'est jamais motivée par autre chose que l'abandon et la souffrance.
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   17.02.12 11:39

La bataille de l'euthanasie Tugdual Derville
Il y a quelques semaines encore, les politologues affirmaient que la présidentielle française se jouerait sur l’économique et le social et certainement pas sur des questions de société du genre homoparentalité ou euthanasie  : la droite avait, paraît-il, tout à perdre à se «  ringardiser  » en allant contre le «  sens du progrès  », de l’ «  égalité des droits  », etc. C’est peut-être ce que pense un Jean-Louis Borloo. Mais l’évolution actuelle de la campagne présidentielle américaine a pu faire douter jusqu’aux amis de François Bayrou de la modernité de certains thèmes. On dit, de l’autre côté de l’Atlantique, que le candidat Obama risque de perdre beaucoup de voix dans son opposition aux Églises sur les questions de morale. Si bien que lorsque le candidat François Hollande a laissé écrire noir sur blanc dans son programme présidentiel un engagement en faveur de l’euthanasie, la droite française s’est soudain rappelé que la différence pouvait encore se faire sur l’affirmation d’un certain nombre de valeurs…

Le nouveau livre de Tugdual Derville participe d’un mouvement de prise de conscience qui rappelle à tous qu’il est temps que l’ordre des priorités politiques soit rétabli. C’est peut-être le livre clef de cette campagne électorale française. Nous nous mobilisons pour le diffuser. Vous pouvez nous le commander (bouton paypal et téléphone en fin de l’interview de Tugdual Derville, ci-dessous).



Pourquoi «  la bataille  » de l’euthanasie  ?

Parce que avec cette question de l’euthanasie, nous sommes au cœur d’un véritable affrontement. Avant d’être un affrontement politique, c’est un choc entre deux cultures. Il y a d’un côté celle de la toute-puissance  : à la fois suicidaire et mortelle, elle laisse croire que l’homme devrait décider de sa mort… Mais aussi que certaines vies ne valent plus la peine d’être vécues. De l’autre côté, nous plaidons pour la culture de la vulnérabilité. Elle considère qu’une personne ayant perdu certaines de ses capacités n’a rien perdu de sa dignité. C’est une culture du respect des faibles  ; elle ne s’arroge pas le droit de décider de leur mort, ni de s’en faire «  complice  ». Elle sait qu’il convient de laisser venir à son heure le «  grand passage  ». Car il ne s’agit pas non plus de la vie à tout prix. Ces deux conceptions de l’homme face à la mort sont antinomiques.

Comment situez-vous votre livre dans cet affrontement  ?

Les sept faits divers que j’analyse en détail ont fonctionné comme une salve d’artillerie destinée à ébranler l’opinion. La France a tenu jusqu’ici, alors que quelques voisins du Nord et de l’Est ont cédé (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et Suisse). Notre pays sort peut-être même renforcé par cette expérience. Mais l’histoire reste à écrire. Si la France bascule, le reste de l’Europe peut être entraîné, et le basculement peut nous conduire à des dérives radicales. En revanche, si notre pays continue de résister, ce sera un signe fort pour le reste de l’Europe et toute la planète. Nous sommes assurément dans une veillée d’armes  : il suffit de voir la mesure n°21 du candidat socialiste.

Pourquoi la France a-t-elle résisté à l’euthanasie malgré les sondages d’opinion  ?

Traduire de tels sondages en rapport de force politique, voire en perspective législative serait une erreur d’appréciation. Je sais bien que les promoteurs de l’euthanasie jouent sur les sondages — et sur les exemples étrangers — pour prétendre que la loi pour laquelle ils travaillent est «  inéluctable  ». Mais c’est faux. Ce prétendu sens de l’histoire est un piège. En Australie, l’euthanasie a d’ailleurs été partiellement légalisée dans une région, puis interdite au plan fédéral (notamment sous la pression des populations aborigènes, qui se sentaient menacées).

Regardons chez nous la question de la peine de mort. Ce sujet n’est pas si éloigné du nôtre, si l’on en croit Robert Badinter. L’ancien garde des Sceaux s’oppose à l’euthanasie en toute logique. Il faut bien prendre conscience que les sondages ne valent jamais décision politique.

Nous devons donc cette résistance aux responsables politiques  ?

Savoir s’opposer à certains élans populaires, notamment quand ils sont meurtriers, c’est toute la dignité et la responsabilité de la représentation nationale. Si l’on excepte leurs convictions personnelles, nos responsables politiques l’ont jusqu’à aujourd’hui fait pour deux raisons  : d’abord, ils savent que l’opinion ignore largement ce qu’est vraiment l’euthanasie  ; ensuite ils ont parfaitement conscience qu’un avis sur un thème ne vaut pas sanction électorale automatique. Tout dépend de l’intensité de cette opinion, de sa capacité à faire du sujet un véritable critère de vote. Et sur ce plan les partisans de l’euthanasie ont pour le moment échoué.

Voulez-vous dire que l’opposition à l’euthanasie est plus engagée, déterminée  ?

A mon avis, oui. Elle est plus informée aussi. Et nous le mesurons régulièrement en discutant avec les Français quand nous organisons un événement sur ce sujet. Surtout quand on leur parle d’eux. La plupart préfèrent largement être soignés et soulagés que de risquer l’injection létale. Des sondages qui ne sont pas commandités par les pro-euthanasie le montrent bien. Cette transgression les effraie légitimement. Beaucoup s’en remettent volontiers à la sagesse des élus ou des médecins, sans épouser le ressentiment à leur endroit qu’entretient l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité). Le lobby de l’euthanasie a une capacité de mobilisation assez faible. On l’a vu quand il a prétendu célébrer sa «  Journée internationale pour le droit de mourir dans la dignité  » le 2 novembre dernier, détournant au passage le Jour des défunts. Une centaine de ses militants au plus étaient présents à Paris au Trocadéro.

Les responsables politiques savent que notre mobilisation, sur Internet, par courriers, dans la rue, est autrement plus nombreuse. Ils ont aussi conscience que le mouvement des soins palliatifs agit au quotidien, sans faire de bruit, mais avec professionnalisme et un extraordinaire dévouement.

Quoi qu’il en soit, les affaires dont parle votre livre n’ont-elles pas fait basculer l’opinion  ?

Elles ont surtout contribué à connoter positivement le mot euthanasie. Les sondeurs ne l’utilisaient pas il y a une quinzaine d’années, et préféraient les périphrases comme celle que nous retrouvons dans la proposition n°21 de François Hollande. Aujourd’hui, le mot «  euthanasie  » est intégré aux questions des sondeurs, même si la définition qu’ils en donnent, en intégrant la notion de souffrances «  insupportables  », reste piégée. Car les Français pensent alors que l’alternative aux souffrances insupportables, c’est l’euthanasie. En dialectique, on appelle cela un «  choix truqué  ». Effectivement, les affaires dont nous parlons ont été truquées. Deux histoires surtout, celles de Vincent Humbert et de Chantal Sébire ont eu une portée émotionnelle considérable sur les Français. On leur a fait croire que l’administration de la mort à ces deux personnes était un geste d’humanité, voire d’amour.

En quoi ces affaires ont-elles été truquées  ?

Vincent Humbert ne souffrait pas physiquement, et il avait un projet de vie en cours d’élaboration, avec un transfert dans un établissement spécialisé quand sa mère a tenté de mettre fin à ses jours, conformément à ce qu’elle avait annoncé sur TF1. Les professionnels se sont trouvés en présence d’un cas assez typique de fusion mère-enfant. J’ai découvert grâce à son kinésithérapeute et à ses médecins que le lobby de l’euthanasie avait prêté à Vincent des expressions et même un livre qui ne pouvaient venir de lui que très partiellement. On l’a prétendu tétraplégique et aveugle, ce qui était également faux. On a nié la réalité de ses troubles du comportement ce qui change complètement l’analyse de sa situation. Pour Chantal Sébire, c’est encore plus flagrant  : elle souffrait physiquement (et avec un indéniable courage) mais refusait les analgésiques efficaces, comme elle avait d’ailleurs refusé les traitements médicaux au début de sa maladie… Car elle acceptait uniquement les «  médecines naturelles  ». Repousser l’aide de la médecine jusqu’au dernier jour et demander à cette même médecine la mort alors que les soins palliatifs auraient pu l’aider  : il y a tout de même une contradiction à élucider.

Ces deux affaires n’auraient-elles pas dû faire basculer la loi  ?

À deux reprises, le député Jean Leonetti a réussi à bloquer l’offensive en revenant à la réalité. Il a réagi à l’affaire Humbert en conduisant sa première mission aboutissant à la loi fin de vie. L’affaire Sébire a provoqué sa seconde mission. Ce travail parlementaire a permis de déjouer l’amalgame entre refus d’acharnement thérapeutique et euthanasie. Jean Leonetti a été accusé par Jean-Luc Romero d’être un «  voleur de liberté  », mais il a surtout su résister à l’orchestration médiatique. Il ne s’est pas laissé impressionner.

Dans votre livre, vous êtes cependant nuancé dans votre appréciation de sa loi  ?

Surtout en raison de son interprétation par certains qui y voient la validation de l’arrêt d’alimentation et d’hydratation à visée euthanasique. Une partie des réanimateurs et certains praticiens de soins palliatifs ont plaidé en ce sens. L’affaire Pierra – mal connue du grand public – a été l’occasion d’un bras de fer qui a vu cette interprétation euthanasique l’emporter, au moins dans ce cas (il s’agissait d’un jeune homme en état neurovégétatif dont les parents ont obtenu qu’il cesse de vivre par arrêt d’alimentation et d’hydratation). C’est un point sensible et douloureux mais important  : d’abord il s’agit bien d’une euthanasie  ; ensuite c’est par cette brèche que l’ADMD (association pro-euthanasie) tente d’entrer.

Que pensez-vous que la lecture de votre livre peut laisser comme impression  ?

Il y a de quoi être sidéré lorsqu’on prend conscience de ce qui a été ignoré voire dissimulé dans ces affaires  : notamment sur les réalités médicales. Les révélations inversent le regard porté sur chaque affaire. Je ne peux pas m’empêcher d’éprouver de la colère en constatant combien les Français ont été manipulés. Comment une société ultra-médiatisée, qui prône la transparence, peut-elle véhiculer autant de mensonges, particulièrement quand ce sont des journalistes qui entrent dans ce jeu, sans vérification, se transformant en militants  ? En matière d’Histoire «  officielle  », notre société démocratique n’a rien à envier à certains totalitarismes. À ceci près que mon livre n’encourt pas la censure  !

Il y a pourtant des retournements dus à la presse…

Heureusement. L’affaire Malèvre aurait dû nous vacciner car l’infirmière a été encensée pendant de longs mois sur les plateaux de télévision avant que n’éclate la vérité, grâce à certains journalistes, notamment à L’Express, puis à la Justice. L’affaire Bonnemaison qui a éclaté en août dernier à Bayonne lui ressemble… Ce qui se fait totalitaire dans notre univers audio-visuel, c’est l’émotion. Elle empêche de prendre du recul, de faire appel à l’esprit critique et finalement de penser.

N’y a-t-il pas des remparts solides, qui permettent de contrer ces manipulations  ?

Ce qui m’a le plus étonné dans cette enquête, c’est de constater la «  fragilité conjoncturelle  » de certaines personnalités solidement opposées à l’euthanasie. Même celles qui ont su parer la menace avec courage et intelligence ont pu sembler craquer au plus fort de la pression médiatique autour d’un cas manipulé. Ce type de pression semble agir comme un tsunami  : rien ou presque ne lui résiste. À certains moments par exemple les représentants de l’Ordre des médecins ont semblé flancher. Et même certains des leaders emblématiques du mouvement des soins palliatifs. Concentrés sur leur mission soignante, ils sont peu armés pour résister à la dialectique culpabilisatrice des promoteurs de l’euthanasie. Cette fragilité les conduit à «  abandonner  » dans l’urgence les positions qu’ils considèrent comme intenables, comme par exemple sur l’alimentation… Jusqu’à basculer vers l’euthanasie d’exception.

Cet effritement est catastrophique  : il accrédite l’idée que l’euthanasie est «  l’ultime soin palliatif  » comme veut le faire croire Véronique Fournier (Le Monde, 7 février 2012). Car le lobby de l’euthanasie n’a de cesse de «  mouiller  » les soins palliatifs dans son idéologie. On le voit bien dans le reportage diffusé par France 2, le 7 février 2012 autour d’un patient atteint de lock-in syndrome. Ses réalisateurs manipulent une situation sensible de fin de vie se terminant en soins palliatifs. Leur stratégie est en trois temps  :

d’abord affirmer qu’il s’agit d’une euthanasie, par arrêt d’alimentation et d’hydratation ;

ensuite dénoncer sa violence ;

enfin prétendre que l’injection létale serait plus «  douce  » et moins «  hypocrite  ».

Voulez-vous dire que les lignes entre euthanasie et soins palliatifs sont devenues floues  ?

C’est l’objectif actuel des promoteurs de l’euthanasie. Il y a même eu un rapprochement entre l’ancien vice-président de l’ADMD, l’avocat de Chantal Sébire Gilles Antonowicz (qui a démissionné de cette association qu’il taxe de «  jusqu’au-boutisme  ») et le docteur Devallois, personnalité de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) dont il fut président. Dans une tribune commune, ils ont été jusqu’à imaginer l’organisme qui gérerait l’euthanasie légalisée. Heureusement, la position officielle de la SFAP reste solide  : euthanasie et soins palliatifs sont incompatibles et la SFAP vient à nouveau de dénoncer la confusion que la mesure 21 du programme de François Hollande tente d’entretenir en présentant l’euthanasie comme une «  aide médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité  ».

Comment analysez-vous la situation politique à deux mois de l’élection présidentielle  ?

Elle est assez complexe et très dangereuse. L’ADMD de Jean-Luc Romero — lui-même devenu socialiste — fait une pression considérable, comme avant chaque élection, pour obtenir l’engagement des candidats pour une loi légalisant l’euthanasie. François Hollande l’a intégrée à son programme, tout en parvenant à ne pas utiliser ce mot d’«  euthanasie  », ni même «  mort  » ou «  mourir  ». C’est un classique tour de passe-passe qui permet de ménager la chèvre et le chou. Romero se félicite tout de même publiquement de cette proposition 21. Il a raison car elle ne fait pas mystère, et prévoit même l’accès à l’euthanasie très largement.

Nous constatons qu’à la différence de la SFAP certaines personnalités du monde des soins palliatifs réagissent avec une certaine naïveté — à moins que ce ne soit un calcul politique — en laissant entendre que c’est juste «  un débat  » que François Hollande promet. Or, qui peut se dire contre un débat  ? Du côté de Nicolas Sarkozy, j’ai noté une réponse claire  : «  L’euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à nos conceptions de la dignité de l’être humain.  » C’est bien sûr l’une des postures fondamentales de Christine Boutin. Plus transgressif sur d’autres questions de société, François Bayrou devant lequel j’ai pu m’exprimer sur ce sujet le 11 février, semble être sur la même ligne anti-euthanasie, alors que les sénateurs socialistes viennent de déposer une énième proposition de loi, prévoyant cette fois «  par un acte délibéré  » d’obtenir ce qu’ils appellent «  une mort rapide et sans douleur  ». La cristallisation droite/ gauche est ainsi confirmée.

Selon vous, l’euthanasie légale en France est-elle pour 2012  ?

C’est à nous de l’éviter. Nous devons tout faire pour contrer cette perspective. C’est la raison de l’appel d’Alliance VITA «  Carton rouge à l’euthanasie  » et de notre «  Tour de France de la solidarité  » qui doit faire étape dans 50 villes pendant la campagne et sera l’occasion de faire connaître mon livre, préfacé par notre président le docteur Xavier Mirabel. Nous avons décidé de valoriser dans chaque ville une initiative qui montre qu’il est possible d’apporter des réponses humaines à la souffrance ou à l’isolement des personnes fragiles. C’est le sens de notre action de terrain avec le service SOS fin de vie et notre Guide des 10 idées solidaires. Nos responsables nationaux (Caroline Roux, Ségolène du Closel et Henri de Soos et moi-même) vont pouvoir intervenir chacun dans plusieurs villes aux côtés d’experts locaux. Bien sûr, le docteur Mirabel assumera lui aussi plusieurs étapes de ce Tour de France. L’unité de ton sera notamment donnée par une structure argumentaire commune et des témoignages vidéos.

Nous ne sommes heureusement pas seuls à nous mobiliser  : notre Tournée est soutenue notamment le Comité protestant pour la dignité humaine dirigé par le Pasteur Daniel Rivaud et l’association Convergence soignants soignés du professeur Olivier Jonquet. Par ailleurs, nous nous réjouissons beaucoup de la relance de l’appel Plus digne la vie, autour d’Emmanuel Hirsch qui rassemble des personnalités importantes de toutes sensibilités politiques contre la proposition n°21 du candidat socialiste. Le caractère historique de l’enjeu mérite cette forte mobilisation.

En quoi l’enjeu est-il historique  ?

La position de la France compte énormément pour d’autres pays européens qui prennent notre loi fin de vie comme modèle d’équilibre. Et il faut tenir sur cette position.

Promettre l’euthanasie, dans un contexte électoral, c’est facile. Mais l’organiser concrètement, c’est une autre paire de manches  : cela suppose de bouleverser notre système de santé, de mettre en place une organisation technocratique inévitablement complexe  : ce serait une sorte d’administration de la mort, avec ses procédures d’autorisation, de contrôle, etc.

Si, par malheur, un candidat ayant promis l’euthanasie arrivait au pouvoir, il se heurterait à la complexité de sa mise en œuvre… Lever l’interdit du meurtre pour les soignants – car c’est de cela dont il s’agit – serait provoquer un basculement vers l’inconnu. Il y aurait inévitablement de grands scandales à la clef. Avec le sang contaminé, l’hormone de croissance, etc., la classe politique a déjà enduré plusieurs de ces scandales sanitaires dans la douleur. Un gouvernement prendra-t-il le risque de casser le fragile équilibre de notre système de santé  ? Ce serait irresponsable.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   18.02.12 16:37

ACTUALITÉ Politique
«Légaliser l'euthanasie serait lourd de conséquences»

Mots clés : Euthanasie, Légalisation, François Hollande, Nicolas Sarkozy

Par Marion Brunet Mis à jour le 17/02/2012 à 11:44 | publié le 16/02/2012 à 20:25 Réactions (156)

S'abonner au Figaro.fr INTERVIEW - Tugdual Derville, auteur de La Bataille de l'euthanasie, revient sur la proposition de François Hollande d'autoriser la mort médicalement assistée.

LEFIGARO.FR - À moins de 70 jours de la présidentielle, comment se positionnent les deux principaux candidats sur la question de l'euthanasie?

Tugdual DERVILLE* - On assiste aujourd'hui à une cristallisation du débat entre la droite et la gauche, sans pour autant qu'il y ait unanimité dans un camp ou dans l'autre. Il y a d'un côté la mesure 21** du candidat socialiste, François Hollande, qui propose de légaliser l'euthanasie et de l'autre, le président sortant, Nicolas Sarkozy, qui dans son entretien au Figaro Magazine , a clairement argumenté dans le sens contraire.

Si je me félicite que le statut des plus fragiles figure au cœur des débats de la présidentielle, je suis aussi attristé de voir cette question prisonnière du clivage gauche-droite. Il devrait en effet être très consensuel de dire qu'il faut accompagner les personnes dans leur fin de vie en respectant leur dignité, plutôt que de passer à l'acte en levant l'interdit de «tuer». C'est un mot fort, mais l'euthanasie qui est proposée est quand même un empoisonnement et c'est comme cela que ça se passe déjà aujourd'hui dans certains pays étrangers. J'espère par ailleurs que les décideurs pourront «dépiéger» le mot de «dignité», qui fait actuellement l'objet d'une guerre des mots. Il faut reprendre les termes qui ont été détournés et oser dire qu'une injection létale, c'est indigne de l'être humain.

Que propose concrètement François Hollande?

Si les mots «euthanasie», «mort» ou «mourir» ne sont pas utilisés dans sa proposition, les lieutenants du candidat n'ont pas fait mystère qu'il s'agissait bien d'euthanasie. Cette mesure, qui propose donc l'injection létale, pourrait être très lourde de conséquences. Tout d'abord, parce que la «phase avancée» d'une maladie incurable suffirait à justifier une euthanasie. Autrement dit, une personne qui ne serait pas forcément en fin de vie, mais qui pourrait peut-être vivre avec une dépendance très lourde pendant plusieurs années si elle était accompagnée autrement, pourrait en réclamer une.

Dans le projet de François Hollande, la notion très délicate de souffrance psychique peut aussi être invoquée. Prendre au mot la désespérance, qu'une personne peut éprouver légitimement dans toute sorte de situations, est vraiment à l'antithèse de la solidarité qu'on doit aux personnes désespérées. Elle est aussi très invérifiable et dépend de la manière dont les personnes sont accompagnées et écoutées.

Enfin, il y a cette notion d'«insupportable» qui est utilisée comme critère général. Il s'agit d'un mot fort et lourd de sens. L'expression «impossible à supporter» ne peut donc valoir que l'adhésion à la fin de vie. En effet, si la mort est l'alternative à l'«insupportable», alors la mort s'impose comme une évidence. C'est selon moi un critère extrêmement piégé.

Pourquoi le candidat socialiste a-t-il remis ce sujet sur la table?

Depuis pas mal d'années, la différence entre la gauche et la droite se fait sur des questions de société et la pensée selon laquelle il faut changer notre société - en la faisant avancer vers de nouveaux droits - a donné à l'euthanasie un caractère «progressiste». C'est un peu comme s'il y avait une inéluctabilité, un sens de l'histoire, qui irait vers le droit de choisir sa mort. Une partie des hommes politiques de gauche ont comme épousé cette idée, qui pour moi est largement régressive. Il faut avant tout que l'accompagnement de fin de vie fasse ses preuves. Si les soins palliatifs sont connus et développés, la revendication euthanasique, qui est largement fondée sur la peur de l'acharnement thérapeutique, pourra s'éteindre d'elle-même.

Peut-on comparer, en terme de portée symbolique, la proposition de François Hollande à l'abolition de la peine de mort mise en œuvre par François Mitterrand?

Je ne sais pas ce qu'il en est dans l'esprit de François Hollande, mais j'ai vu que le sénateur socialiste Robert Badinter (qui avait fait voter en tant que garde des Sceaux l'abolition de la peine de mort en 1981, ndlr) était hostile à sa proposition. Car selon lui, on ne peut pas être à la fois contre la peine de mort et pour l'euthanasie. Toutefois, la comparaison est possible du point de vue de l'Histoire. Le moment est d'une certaine manière historique car sous sommes face à un risque de basculement. Si on entrouvre la porte, elle le sera définitivement. On aura beau prétendre qu'il y a des tas d'encadrements, les exemples étrangers - Belgique et Pays-Bas - montrent qu'à partir d'une loi initialement restrictive, toute sorte de propositions arrivent très rapidement pour l'étendre aux enfants, aux personnes démentes, etc… Il s'agit au fond d'un choix vraiment culturel et c'est ce qui rend le moment historique.

En outre, je pense aussi que François Hollande n'est pas très à l'aise dans ses baskets par rapport à cette proposition, quand on voit la façon dont il la présente. Soit il a été trompé par les sondages d'opinion, soit il essaye de tenir un double langage pour que chaque niche interprète à sa façon sa proposition.

Allez-vous interpeller les candidats pendant la campagne présidentielle?

On fera tout ce qu'il faut pour mettre François Hollande devant ses responsabilités. Et s'il est élu, un supposé état de grâce aura beaucoup plus de difficultés à tenir face à une vraie bataille de l'euthanasie dans laquelle on regarderait toutes les conséquences du basculement. Nous espérons aussi que Nicolas Sarkozy, s'il est reconduit, mettra en place son fameux projet sur la dépendance qu'il a ajourné à cause de la crise financière. Il ne suffit pas de dire non à l'euthanasie, il faut aussi dire oui à l'accompagnement des personnes.

Seriez-vous favorable à un référendum sur cette question?

Dans l'état actuel de l'opinion et compte tenu de la confusion qu'il y a sur les termes, je ne pense pas que cela serait la solution, cela représenterait même plutôt un risque. Comme pour la peine de mort, ce sont des sujets qu'il serait dangereux de transformer en enjeu populiste car les pulsions émotionnelles risqueraient de ne pas être à la hauteur de la sagesse nécessaire.

* Tugdual Derville est aussi le délégué général de l'Alliance Vita, qui milite notamment contre la légalisation de l'euthanasie.

** Proposition n°21 du programme de François Hollande: «Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assis- tance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité».

La Bataille de l'euthanasie. Enquête sur les sept affaires qui ont bouleversé la France, Éditions Salvator, 18,50 euros.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   18.02.12 17:04


"selon le socialiste Robert Badinter,on ne peut pas être contre la peine de mort et pour l'euthanasie".
Oui et non.Cela dépend de l'interprétation du terme "euthanasie"..Pourquoi cette manière malsaine d'imaginer aussitôt une euthanasie massive et obligatoire..
"Le statut des plus fragiles"fragilisés par du paternalisme primaire...
L'euthanasie,un empoisonnement?Non,une libération...
"L'injection létale est indigne de l'être humain"..Ce n'est qu'une façon de voir les choses.Dans ce cas,ceux qui la réclament sont aussi indignes,pourquoi ne pas l'écrire noir sur blanc ? ? ?... ... ...
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MessageSujet: J'ACCUSE,lettre à Nicolas Sarkozy(respect de la vie)   03.03.12 9:40

ACCUEIL › CULTURE › NICOLAS SARKOZY
Nicolas Sarkozy, J’ACCUSE: « Euthanasie et réaffirmation publique d’un mensonge avéré ! » [FIN]
Publié le 14 février 2012 par Ralph1344
Patong Beach, le 14 février 2012

 

Courriel :xxxxxx

 

Objet :

Nicolas Sarkozy, J’ACCUSE: « Euthanasie et réaffirmation publique d’un mensonge  avéré ! » [FIN]

 

Monsieur Nicolas Sarkozy  

Palais de l'Elysée

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 Paris

 

 

« Si je sais la vérité et ne gueule pas la vérité, je suis le complice des escrocs et des faussaires ! »  [Charles Péguy]

 

J’en viens pour terminer à la raison donnée pour justifier votre opposition à l’euthanasie active, à savoir le soi-disant « respect de la vie », un principe fixé, dites-vous, par Jean Leonetti, censé incarner la Parole divine, mais tellement peu sûr de lui-même qu’il n’a toujours pas eu jusqu’ici l’honnêteté et le courage intellectuels de répondre à ma lettre du 26 mars 2008, déjà évoquée, dans laquelle je pouvais pourtant lui écrire vertement sans susciter la moindre réaction :

 

« Il semble, hélas, que ma démarche d’aujourd’hui sur l’euthanasie - ou suicide assisté, pour ceux qui ont peur des mots ! -, aura tout aussi peu de succès auprès de tous les « bienpensants » qui s’arrogent le droit, dans ce domaine comme sur tant d’autres questions sociétales, de décréter du Bien et du Mal prétendument absolus sur Terre. Certes, c’est tellement « juteux » de faire culpabiliser les Autres, après avoir fixé soi-même les règles du jeu, tout en se faisant passer pour de « vertueux » donneurs de leçons de morale, que les uns et les autres, en raison de leurs intérêts forcément contrariés par la reconnaissance de LA Vérité absolue, ne sont pas disposés de sitôt à en débattre - a fortiori à renoncer aux avantages escomptés de leur silence, y compris dans les urnes !

 

Au vu de la déjà longue histoire de l’humanité et des condamnations moralisatrices des siècles et des millénaires passés [Cf. Socrate, le Christ, Giordano Bruno, Galilée et Spinoza, entre autres hérétiques], je n’ai pas grand mérite à prédire qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps, pour la seule et unique raison que la nature égoïste humaine est « inchangeable » - sauf, évidemment, pour les vendeurs de rêve et les marchands d’illusion, au nombre desquels se comptent les « politiques » en général avec leurs fallacieuses promesses de changer le monde (cf. François Hollande), d’établir un « ordre juste » (cf. Ségolène Royal), ou d’instaurer un « monde nouveau » (cf. Nicolas Sarkozy) !

 

Le texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, est largement suffisant pour établir que les soi-disant « élites » du monde de l’information, de la politique, de l’intelligentsia et de nombre d’associations « droits-de-l’hommiste », qui font l’opinion, sont loin d’être débarrassées des mensonges et des « croyances au miracle » de la Superstition dans ses divers modes d’expression – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire au vu de mon argumentation !

 

Je vous informe qu’aucune de ces prétendues élites, pourtant dénoncées nommément, n’a jugé opportun, à ce jour, de s’y risquer – pas même celles qui ont reçu l’onction d’un vote démocratique, dont il est permis parfois de douter de la validité !

 

Avant d’en venir concrètement à la superstition moraliste ou moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : laquelle ? !], je précise que la Superstition en général se fonde sur le péché capital de l’entendement humain, qui se manifeste par  l’ « absolutisation du relatif ». Ce procédé intellectuellement malhonnête consiste à faire passer pour vérité absolue le contenu seulement relatif pensé dans et sur (à propos de) notre monde ; et ce, au moyen de présentations partielles et mutilées, donc partisanes. Il suffit pour cela aux bienpensants et autres beaux parleurs d’exposer la seule part de vérité relative confortant leurs propres intérêts de toutes sortes, qu’ils soient individuels ou collectifs, et de dissimuler tout ce qui est susceptible de les contrarier.

 

Cette malhonnêteté intellectuelle a d’ailleurs conduit notre époque à faire montre publiquement de sa « débilité intellectuelle », et a fortiori philosophique, en faisant croire jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et des institutions qu’une quelconque chose humaine, fut-ce la période coloniale, pourrait comporter, « exclusivement », du contre, du négatif, des inconvénients.

 

Pour en venir à la question de l’euthanasie, ses adversaires se retranchent, qui, derrière l’éthique médicale à l’exemple de Patrice Pelloux, qui, derrière des abus éventuels, d’autres, derrière le Dieu des religions, lequel, ayant donné la vie, serait  seul légitimé à la reprendre, paraît-il.  Toutefois, ses opposants ne sont jamais à court d’arguments pour justifier qu’ils auraient (eux, si humains !) laissé Vincent Humbert vivre comme un légume pendant quarante ans ou plus, sans bouger ses membres, sans voir (imaginez l’angoisse !), sans parler, sans pouvoir effectuer seul les actions intimes les plus élémentaires, tout en assistant quotidiennement à sa déchéance progressive, et pour résumer : 100% dépendant pour tout, 24 heures sur 24, ad vitam aeternam !

 

Est-ce donc vraiment la fin de vie, dont vous rêvez pour vous en pareil cas, afin de la poursuivre jusqu’au bout pour rester conforme, en bonne logique, à vos convictions d’aujourd’hui ? Au vu du calvaire que vous auriez fait endurer à Vincent Humbert, pendant des décennies peut-être, n’allez plus dire aux citoyens-électeurs que « vous aimez les gens », pas plus que Patrice Pelloux, d’ailleurs ! Qui êtes-vous donc, vous les soi-disant bienpensants hypocrites, pour vous autoproclamer porte-parole de l’Idéal, alors que vous exprimez seulement votre conception personnelle, subjective, « relative » d’un Idéal qui, certes, inspire le moindre de nos concepts (liberté et égalité, par exemple), mais à jamais un « royaume, qui n’est pas de ce monde », comme l’enseignement du Christ aurait dû suffire à vous le faire comprendre et accepter ? ! ! !

 

En réalité, vous fonctionnez à l’encontre de sa Parole de vérité, car, si vous n’aimez pas réellement les gens, vous aimez la gloriole, les hochets du pouvoir, le confort matériel de la situation et autres joujoux, dont vous êtes mieux à même de juger que moi ! Toutefois, en égoïste qui assume, je ne vais pas reprocher aux Autres un égoïsme en tout point semblable au mien, mais je suis en droit de dénoncer la lâcheté et la malhonnêteté intellectuelles de tous ceux qui font, hypocritement et mensongèrement, l’opinion, sans avoir le courage de débattre ! ! !

 

Par chance pour lui, si je puis dire, Vincent Humbert a eu une mère « vraiment » aimante et combattive, au point d’accepter de se séparer d’un fils de vingt ans, car elle avait compris son désir et son véritable intérêt. Grand merci également au docteur Frédéric Chaussoy d’avoir montré que des hommes de l’ombre pouvaient être mille fois plus humains que nos décideurs professionnels de la politique, du monde médical, et certains médias, à commencer par le nouvel Observateur et son directeur-fondateur, Jean Daniel !

 

Quant à Chantal Sébire, encore si jeune, elle aurait eu, par la grâce de « vertueux », tels que Patrice Pelloux et vous-même, le « plaisir », voire le bonheur, de vivre pour contempler dans son miroir pendant des années encore, voire des décennies, son visage de plus en plus déformé – peut-être un des supplices, le plus difficile à supporter pour une femme, sans oublier l’atroce douleur que rien ne semblait calmer totalement, sauf mauvaise information de ma part, bien enendu.

 

Mais il est vrai qu’en matière de prévention de la douleur, quand on a entendu un ancien ministre de la Santé, très médiatisé par ailleurs, déclarer sans sourciller sur une chaîne télévisée : « On ne savait pas que les enfants souffraient. » (Sic !), on a tout compris de nos soi-disant « élites », qui décident de ce qui est bien ou mal pour nous - y compris à propos de notre mort et de notre souffrance !

 

Et le fait d’être à la place où elles sont, fut-ce par la volonté populaire, ne leur a jamais donné le droit de dire le Bien ou le Mal absolus, puisque l’Absolu ou Idéal n’est définitivement pas de ce monde ! Alors, qu’elles cessent leur discours bienpensant et moralisateur, elles n’expriment que leur point de vue « relatif », pas l’Idéal en soi !  ! !

 

Face à tous les arguments et autres arguties proposant la solution unique des soins palliatifs, par ailleurs très insuffisamment développés  en France, je me borne à vous renvoyer à la question : « Comment font donc les Belges, les Luxembourgeois et les Suisses, citoyens de pays tout aussi démocratiques que le nôtre, avec leur autorisation légale d’aider une personne à mourir dans la dignité, c’est-à-dire en abrégeant des souffrances intolérables, et en lui évitant le triste spectacle de sa dégradation annoncée ? »

 

Ils ont dû sûrement aussi avoir conscience des dérives et des abus éventuels, des réserves présentées par la superstition religieuse, et soulever également l’objection de l’éthique médicale. A propos de cette dernière, le problème est que, non seulement la réponse est fournie par le corps médical, dont les membres sont majoritaires au sein du Comité consultatif national d’éthique, mais elle est surtout  l’émanation du penser superstitieux.

 

Et ce n’est pas le Comité consultatif national d’éthique qui sera légitimé à me contredire, car j’attends toujours sa réponse à mes lettres des 7 octobre 2007 et 13 janvier 2008, dans lesquelles je dénonçais la superstition moraliste fondée seulement sur trois fictions, ainsi que je l’avais démontré – sauf au CCNE d’établir le contraire, évidemment ! » [Fin de citation]

 

Après ce très long exposé dénonçant les mensonges de la superstition religieuse et moraliste décrétant par votre entremise ce qui serait absolument bien ou mal, je vous renvoie à la lecture du texte annexé, Mensonges et lâcheté des élites, dans lequel vous trouverez amplement exposée mon argumentation intellectuellement et philosophiquement étayée, à laquelle il ne vous sera pas interdit d’opposer vos propres arguments contraires basés sur la Raison et non sur la Foi, c’est-à-dire fondés sur la démonstration, et pas sur la croyance aveugle des divers modes d’expression du penser superstitieux humain.

 

Á défaut, vous manifesteriez encore votre intention délibérée de continuer à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde, donc à tromper et à manipuler sciemment l’opinion, à l’exemple des responsables politiques de tous bords, à commencer par le candidat Hollande, des médias de toutes tendances, notamment le quotidien Le Monde et France Culture, ainsi que les soi-disant intellectuels ou pseudo-philosophes de l’époque, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy au premier chef, sans oublier nombre d’associations moralisatrices à sens unique, dont le MRAP et SOS Racisme en particulier.

 

Néanmoins, dans l’éventualité de votre réponse argumentée sur des points très précis de désaccord, en vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations philosophiques, laïques et républicaines, sauf à vous-même, évidemment, de démontrer le contraire.

 

Annexe : Texte, Mensonges et lâcheté des élites
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MessageSujet: La loi Léonetti est une mauvaise loi   05.03.12 10:16

La loi Léonetti est insuffisante et génère des situations cruelles et inhumaines
Jean-Luc Romero conseiller régional
Euthanasie : la loi Léonetti est une mauvaise loi

16 février 2012, 17:48

Actuellement, la loi Leonetti de 2005 autorise l’euthanasie passive et interdit l’acharnement thérapeutique. Aujourd’hui, vous pouvez refuser les traitements. Si vous avez des douleurs insupportables que rien ne soulage, on peut faire une sédation palliative terminale: on vous endort, on débranche, on ne vous alimente plus, on ne vous hydrate plus. Et vous mourrez entre quelques heures et trois semaines. Nous estimons que cela peut être terrible. Par ailleurs, la loi permet au médecin de soulager le patient en lui donnant de la morphine. On sait que si on augmente la dose, cela fait partir le patient.

On est dans une espèce d'hypocrisie qui donne beaucoup de pouvoir au médecin et qui ne met pas le patient au centre. Par exemple, lorsque vous n’êtes plus en mesure vous exprimer, que vous avez pourtant écrit des directives anticipées, désigné une personne de confiance qui vous connait bien … et bien c’est quand même le médecin qui décide d’arrêter ou non.

La loi Leonetti a sept ans. Si au bout de sept ans, elle n’est pas connue, ni appliquée, c’est que c’est une mauvaise loi. Les soignants et les Français ne se l’approprient pas. Cette loi résolvait certains problèmes mais en engendre d’autres, comme la sédation palliative terminale. Si mourir dignement, c’est mettre trois semaines à mourir alors il faut légaliser l'euthanasie.

On demande une loi globale: une loi qui d’abord permet l’accès universel aux soins palliatifs (aujourd’hui seuls 15 à 20% des gens qui en ont besoin bénéficient des soins palliatifs) et une loi qui légalise euthanasie et suicide assisté. On a aujourd’hui le recul: les Pays-Bas ont légalisé depuis onze ans l’euthanasie, la Belgique depuis dix ans. On sait ce qu’il faut faire. Faire en sorte que les soins palliatifs soient accessibles à tous ne suffit pas. C’est le cas au Pays-Bas et malgré cela 2% des hollandais demandent à être euthanasiés. En France en 2010, il y a eu 540 000 morts. Si on part de la même proportion, 2%, cela ferait 11 000 euthanasies. Contrairement à ce qu’on nous croire, c’est plus que des cas isolés. Et même si c’était des cas isolés, ce serait normal d’entendre les gens qui n’en peuvent plus de leurs souffrances.

Nous demandons donc une loi complète qui serait une garantie pour tout le monde: pour ceux qui n’en peuvent plus et qui veulent être soulagés mais aussi pour ceux qui sont contre. Aujourd’hui, on est pas sûr que la volonté des patients soit respectée. Il y a plein d’euthanasies légales. Tout le monde le reconnaît, même si on a beaucoup de mal à le chiffrer car l’Observatoire sur la fin de vie est un organisme partisan, composé d’anti-euthanasie. D’ailleurs, il vient de faire une étude qui se termine en disant qu’on ne sait pas grand chose sur la fin de vie, ce qui est un comble.

En France on parle beaucoup de démocratie sanitaire mais au final ce n’est pas le patient qui est au centre. Ce débat est accaparé par les médecins. On fait de cela une affaire médicale mais c’est d’abord une affaire citoyenne: 100% d’entre nous allons mourir. C’est un débat qui doit être tranché par les Français et non pas par quelques spécialistes qui sont tous des médecins. Les médecins ont leur mot à dire tout comme que les patients.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   05.03.12 10:29

Elle n'est pas si mauvaise que çà,elle donne le droit de refuser l'acharnement thérapeutique...

Elle est totalement incomplète et ambigüe et on ne veut pas la modifier
à cause de cette ambigüité qui arrange le pouvoir médical

Elle est peu connue donc mal appliquée,ce qui veut dire que les "euthanasies clandestines" sont la meilleure solution ???
Dans ce cas,autant dépénaliser l'euthanasie !
L'hypocrisie est "MALSAINE".
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   05.03.12 10:40

Oui,nous allons tous mourir,mais comment ???

Les médecins français seraient-ils des assassins???

Ils nous tuent avec leur idéologie conservatrice... ... ...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.03.12 19:38


Euthanasie : "Il faut qu'un candidat soit mis en scène pour susciter des réactions"
L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (AMDM) publie une campagne choc pour l'euthanasie. Son président, Jean-Luc Romero, s'explique


Votre association a publié des photomontages des candidats à la présidentielle sur un lit de mort, pour réclamer une loi sur l'euthanasie. Pourquoi mener une telle campagne choc?
Cela fait trente-deux ans que l'AMDM se bat pour une loi qui donne le droit à mourir dans la dignité. C'est la question sur laquelle les hommes politiques sont les plus frileux. On n'allait pas attendre encore cinq ans pour que la question soit posée. Le 2 novembre dernier, on avait déjà fait une campagne, avec une femme anonyme dans un lit d'hôpital, mais cela n'avait ému personne. Il faut qu'un candidat soit mis en scène pour que cela crée un tsunami de réactions. J'ai même des appels de médias étrangers.

Votre campagne représente des candidats, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Bayrou à droite de l'échiquier politique. Pourquoi ceux-là seulement?
On a choisi les trois candidats qui étaient clairement contre l'évolution de la loi. François Hollande s'est exprimé pour le droit à mourir dans la dignité. Eva Joly, Corinne Lepage et Jean-Luc Mélenchon aussi. Il ne s'agissait pas de montrer du doigt ceux qui allaient dans le bon sens.

Comment expliquez-vous cette "frilosité" des politiques?
Sur d'autres questions dont je m'occupe, comme l'égalité entre homos et hétéros, les politiques s'engagent. Là, non. A croire qu'ils n'ont jamais eu des proches qui souffrent ou qui décèdent. Ils croient tous qu'ils vont mourir d'une crise cardiaque en écrivant leurs mémoires. Mais cette situation nous concerne tous, 100% des gens meurent. Les Français nous soutiennent. Selon les derniers sondages, 94% sont favorables à une légalisation de l'euthanasie.

Pourquoi souhaitez-vous légaliser l'euthanasie?
J'ai vu mourir beaucoup de gens jeunes, du sida, dans des souffrances insoutenables. C'est un loi pour tout le monde. Aux Pays-Bas, 2% des morts sont euthanasiés. En France, cela ferait 11 000 euthanasiés. Une loi qui légalise l'euthanasie place la personne au centre. C'est à elle de décider si ses souffrances sont tellement insupportables qu'elles veut en finir. Aujourd'hui, il y a des dérives par ce que ce ne sont pas les patients mais les médecins qui décident. C'est la garantie de pouvoir être aidé plutôt que de fuir à l'étranger pour être aidé, comme cela a été le cas pour l'avortement. Malheureusement, en France, on a le plus fort taux de suicide, surtout des personnes âgées et des grands malades. Les gens en finissent de manière violente, par pendaison ou en se jetant dans le vide. Voilà à quoi on pousse des gens désespérés.

La loi actuelle ne vous satisfait-elle pas?
La loi Leonetti a été faite par des médecins pour les médecins. Elle permet deux choses. D'abord, le double effet : on injecte de la morphine pour soulager la douleur, et quand on augmente la dose, cela entraîne la mort. La deuxième, c'est la sédation palliative : on arrête les soins, on enlève la sonde gastrique et les respirateurs et on laisse les gens mourir. La personne est endormie, mais rien ne prouve qu'elle ne souffre pas. Cela peut durer jusqu'à trois semaines si c'est un jeune. Pour la famille, voir un proche mourir peu à peu, c'est abominable. Il ne s'agit pas d'obliger les médecins, qui peuvent faire valoir leur clause de conscience.

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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.03.12 21:05

Je n'ai rien contre la loi Léonetti
Je reproche à N.S.de n'avoir rien fait pour l'améliorer...
Il s'en fout...ceux qui meurent ne peuvent pas voter.
L'abstention électorale risque-t-elle d'être énorme cette fois-çi ???
ou est-ce que cela va péter???
et comment cela va péter ???
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.03.12 22:48


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07.03.12 à 15h19 Euthanasie: Leonetti demande à Hollande de condamner la «campagne indigne» de l’ADMD
Le ministre UMP Jean Leonetti, auteur d’une loi sur la fin d’une vie, a demandé mercredi au candidat PS François Hollande de condamner la «campagne indigne» de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) représentant trois candidats à la présidentielle agonisant.

ARTICLES ASSOCIES
Une campagne choc pour l’euthanasie met Sarkozy sur un lit d’hôpital

Campagne choc en faveur de l'euthanasie
«Il est révoltant que l’ADMD utilise des moyens indignes pour défendre une prétendue dignité. Tout d’abord, cette campagne est partisane. François Hollande, qui manie ambiguïté et contradictions, échappe au traitement que l’ADMD réserve aux autres candidats», dénonce le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, dans un communiqué.
Il demande à M. Hollande de «condamner sans ambiguïté la campagne de l’ADMD, présidée par Jean-Luc Romero, élu apparenté socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France». Cette campagne choc destinée à interpeller les candidats à la présidentielle pour instaurer l'euthanasie, diffusée aujourd'hui dans le magazine Les Inrocks, montre Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et François Bayrou sur un lit d’hôpital pour simuler un patient en fin de vie.
«Faut-il comprendre que la meilleure chose à faire pour aider les personnes gravement malades consiste à leur proposer de mourir ? Est-ce réellement la seule solution que veut proposer notre société à ses membres les plus vulnérables ?», s’insurge M. Leonetti.
Le ministre demande par ailleurs à François Hollande de «préciser sa position sur l'euthanasie», affirmant qu’"après avoir proposé de manière implicite la dépénalisation de l'euthanasie dans son programme, il a déclaré n’y être +pas favorable+».
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   09.03.12 13:51

Les Censurés Poésie Avis Présentation Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 18:00 L’Euthanasie la « Solution Finale » assistée par la SS


L’Euthanasie la « Solution Finale » assistée par la SS ( Sécurité Sociale) payée par les contribuables en bonne santé

La majorité de l'humanité s'est toujours battue pour vivre et non pour mourir !



On veut tuer par cette loi cet instinct de survie. Les minorités instrumentalisées et qui prennent en otage la société pour lui imposer leurs exigences, faire taire leurs peurs et assurer leurs désirs sont-elles conscientes de la finalité dangereuse de leur combat ?

De sondage bidon, en sondage mensonger, on tente de nous faire croire que le peuple français serait dans sa majorité favorable à la décadence et à tout ce qui pourrait ouvrir encore plus grande la porte à cette tribu qui porte en elle le désir ardent d’avilir l’humain pour mieux le contrôler et l’éliminer quand bon lui semble. Le scandale a déjà éclaté en Belgique car des mineurs sont euthanasiés ici - 76 en deux ans.

Cette campagne est très choquante. Elle est plus que scandaleuse puisqu’au départ l’euthanasie est censée concerner davantage les personnes âgées en fin de vie et non pas des hommes et des femmes de cet âge. Ce photomontage insinue aussi que si vous êtes hospitalisé vous ressortirez obligatoirement les deux pieds devant ; c'est honteux !.



Si j’étais un de ces candidats je porterais plainte immédiatement contre l’utilisation de mon image à de telles fins macabres et mortellement propagandistes. De plus elle tente à démontrer qu'on se débarrasse des candidats gênants pour le triomphe de Hollande. Pourquoi est-il absent de ce montage ? Car il veut légaliser cette pratique.

C’est un message subliminal qui est envoyé. Le but est que les personnes saines et celles qui sont malades et qui correspondent à cette tranche d’âge la plus importante, 40/60 ans, impriment et désirent cette possibilité d’euthanasie pour militer aussi en sa faveur.

Si l’euthanasie est vendue comme le remède miracle pour passer de vie à trépas sans douleur, la légaliser ouvrirait aux pires excès. Pourquoi ?

Il ne faut pas se voiler la face. De nombreux malades servent dorénavant de cobayes et le protocole administré pour tester le ou les produits est de plus en plus souvent létal, d’autres meurent épuisés et cadavériques pour avoir été soignés avec des thérapies qui tuent leur système immunitaire, tous âges confondus. La médecine d’aujourd’hui tue très largement plus que la route ou que d‘autres facteurs.

Cette pratique d’euthanasie permettrait donc non seulement de tester de nouveaux traitements sur les malades (pour le compte de l’épouvantable ogre Big Pharma) mais en plus d’achever légalement les patients quand ceux-ci échouent, de masquer et d'éviter des procès concernant les très nombreuses erreurs médicales qui laissent au fil du temps des millions de personnes handicapés, et d’envoyer en voyage sans retour toutes les personnes considérées comme coûteuses et inutiles après que celles-ci aient bien évidemment été gavées de tonnes d’examens et de médicaments.

C’est ça la réalité ! Les malades, devenus des clients, doivent surconsommer pour générer d’énormes profits afin de satisfaire l’appétit insatiable de rentabilité du complexe chimico-pharmaceutique et celui des multinationales de l’ingénierie médicale.

Des meurtres sur ordonnance deviendraient ainsi légaux avec cette loi, et rapidement des amendements viendraient élargir cette pratique en la banalisant, voire, comme dans certains pays, Pays-Bas, Belgique et Luxembourgdes, des clubs de la Mort s‘ouvriraient et des téléréalités nous montreraient la mort en direct. Doit-on n'être alors que de piètres suiveurs idiots sous prétexte que d'autres légifèrent ?

Si la peine de mort a été abolie, est-ce pour en instaurer une nouvelle ? C’est la « Solution finale » qui est proposée en retirant cette réalité que tout peut être combattu. C’est dire : Vous n’êtes que des impuissants et nous pensons et agissons pour vous, et ce, jusque dans votre plus stricte intimité du début à la fin. Alors que la vérité est exactement l’inverse.

C’est diffuser à grande échelle la peur, c’est instaurer une paranoïa généralisée face à n’importe quel petit bobo, petite douleur ou maladie dite grave.

Mais c’est aussi nous montrer, à tous, la défaite et l’impuissance de ce système de santé une fois que les patients sont passés dans ses mains. C’est un aveu d’échec patent.

De nombreux médecins et scientifiques savent que nous induisons nos maladies. Si nous les induisons nous pouvons donc forcément en guérir seuls. Pour cela il faut savoir se faire face, se découvrir et se battre contre soi-même et non contre un ennemi étranger qui n‘est autre que soi, et cesser de croire systématiquement des tiers ou des étrangers pour réapprendre à se faire entièrement confiance.

Un grand scientifique me disait que lorsqu’il enseignait il pratiquait des autopsies pour instruire ses élèves. Quand il ouvrait des cadavres décédés en bonne, santé mais de manière dite suspecte, il trouvait de nombreux cas de personnes jeunes ou très âgées qui avaient des traces d’un ou de plusieurs cancers et qui s’étaient guéries seules sans le savoir. Leur dossier médical montrait qu‘elles n‘avaient jamais été détectées comme métastasées ou porteuses d‘autres pathologies.

L’euthanasie condamne à faire mourir celui qui a osé être malade. C’est très pervers puisque cet acte, s’il était pratiqué, ôterait et saperait l’envie de se battre et entraînerait de facto les pires abus. Il induirait une facilité à se laisser aller, à s’abandonner dans une croyance sans fondement qui a été établie pour initier une sélection et une épuration.

La loi actuelle est largement suffisante. Le scandale reste l’acharnement thérapeutique qui fait en plus gagner énormément d’argent à ce qui n’est plus de la médecine mais un gigantesque business qui est généré par de plus en plus de clients.

Imaginez que vous n’ayez pas les moyens de vous faire comprendre momentanément et que votre mari ou votre femme veuille se débarrasser de vous ? Imaginez le nombre de détraqués ou de vils cupides qui exercent dans ce milieu, du médecin au chirurgien en passant par l’infirmière ? Des milliers de procès l’attestent et des meurtres de patients qui ne voulaient pas mourir également. Certains se prennent pour un dieu qui a droit de vie et de mort sur ses semblables, les exemples ne manquent pas. Imaginez que vous mettiez au monde un enfant qui ne corresponde pas aux normes eugénistes qui ne sont pas les vôtres, il sera euthanasié. Certains accoucheurs ou petits Hitler s’autorisent à le faire déjà depuis très longtemps.

Ouvrez les yeux ! Ils veulent légaliser la pédophilie ici et pour ce faire ils usent de nombreux stratagèmes décrits par de dits experts comme étant inoffensifs. Un exemple en sexualisant à outrance les petites filles, un autre en donnant un non-lieu dans de nombreuses affaires de pédocriminalité ici. Ou encore en recevant régulièrement sur les plateaux ceux qui l'encouragent. Ils veulent que les enfants changent de sexe, donc faire des hybrides-transsexuels stériles ici. Ils proposent de tuer les nouveau-nés à la naissance si les parents n’en veulent plus ici, ils font avorter les femmes si le sexe du bébé ne leur convient pas ici. Ils pratiquent des avortements tardifs quand le fœtus est un bébé entièrement formé ici. Ils veulent que l’avortement reste un moyen contraceptif et remboursé au lieu d’éduquer et de dire que l‘acte sexuel n‘est pas anodin. Merci Veil et 68. Ils veulent que le mariage homosexuel et l’adoption soient légalisés en invoquant un grand progrès pour la société et une promesse d’avenir et de tolérance. Mais le but est d’offrir à ces couples des enfants aseptisés issus de la congélation et fabriqués en éprouvette. Des enfants qui auront des gènes sélectionnés pour correspondre au plan eugéniste.

Cette loi serait le triomphe de l’Eugénisme puisque déjà de plus en plus de naissances sont contrôlées et assistées dés l’ovule et que ces suivis, avec cette loi, iraient jusqu’à la mort.

Article de cette campagne ici
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   09.03.12 13:56

Je ne sais pas d'où il vient,ce curieux copié-collé

Je poste les arguments POUR et les arguments CONTRE

Cela peut approfondir la réflexion

Cela m'amuse aussi ! ! !...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   09.03.12 17:05

Publié le 09 mars 2012 à 07h41 | Mis à jour à 07h52




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La campagne publicitaire de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) interpelle le président de la République et candidat à sa succession Nicolas Sarkozy en le représentant sur son lit de mort.

Marc Thibodeau
La Presse


(PARIS) Le président français Nicolas Sarkozy apparaît vêtu d'une chemise de malade, allongé dans un lit d'hôpital, l'air pâle et inquiet, à côté d'un appareil assurant son oxygénation. La mort, semble-t-il, n'est pas loin.
«M. le candidat, doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur la question de l'euthanasie?», demande le message accompagnant le photomontage paru cette semaine dans le magazine Les Inrockuptibles.

D'autres images reprennent le même procédé avec le candidat centriste François Bayrou et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen.

Ces trois candidats à l'élection présidentielle française sont dans la ligne de mire de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui leur reproche par cette campagne-»choc» leur opposition à la légalisation de l'euthanasie dans le pays.


La loi en vigueur depuis 2005 décourage l'acharnement thérapeutique, mais ne permet pas l'euthanasie «active», ce qui empêche le personnel soignant d'agir volontairement dans le but de précipiter la mort du patient, par exemple en injectant une substance létale.

«Même si la population est largement en faveur de nos demandes, ces politiciens continuent de ne pas écouter», souligne le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero.

«Nous ne voulions pas que le moment fort qu'est l'élection passe sans que cet enjeu soit traité», ajoute-t-il pour expliquer la campagne de l'organisation, qui fait des vagues.




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La campagne publicitaire de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) interpelle le président de la République et candidat à sa succession Nicolas Sarkozy en le représentant sur son lit de mort.

Images «indignes»

Le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, qui est l'auteur de la loi actuellement en vigueur en France, a déclaré que les images fabriquées par l'ADMD pour marteler ses demandes étaient «indignes».

Du même souffle, il a demandé que le candidat socialiste François Hollande se distancie de l'initiative de l'organisation de M. Romero, un élu apparenté socialiste, en relevant qu'elle était «partisane» et qu'elle épargnait la formation de gauche.

«Le fait de politiser le dossier lui permet d'éviter l'enjeu de fond», déplore le président de l'ADMD, qui convoque les candidats à une rencontre publique à Paris à la fin du mois pour débattre de l'euthanasie.

M. Hollande a récemment fait savoir qu'il était favorable à une révision de la loi de manière à permettre «dans de très rares cas» aux praticiens de «faire un acte de compassion» pour des patients en phase terminale souffrant d'une maladie incurable.

Aider à mourir

«Nous constatons que la loi dite Leonetti de 2005 permet de laisser mourir. Aujourd'hui, il s'agit de permettre d'aider à mourir. La frontière est certes ténue et les modalités seront à définir», a précisé Marisol Touraine, qui est chargée des questions sociales dans l'équipe du candidat.

Sur son compte Twitter, elle a relevé cette semaine que les images utilisées par l'ADMD lui semblaient «inappropriées personnellement», mais que son parti n'était pas «engagé par le choix d'une association».

Nicolas Sarkozy a réitéré il y a quelques semaines sa volonté de ne pas réviser la loi en vigueur. Selon lui, les modifications suggérées par le camp socialiste ouvriraient la porte à des «débordements dangereux».

La question de la légalisation de l'euthanasie revient régulièrement en France, un pays qui a connu plusieurs cas marquants depuis une dizaine d'années.

Récemment, un praticien de Bayonne, Nicolas Bonnemaison, a été suspendu de ses fonctions et mis en examen pour avoir «empoisonné par administration de substances» des personnes âgées en état de grande vulnérabilité. Son avocat affirme qu'il a voulu «abréger les souffrances de personnes qui allaient mourir au cours des minutes suivantes».
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   09.03.12 17:25

Je cite="Mr Hollande a fait savoir qu'il était favorable à une révision de la loi de manière à permettre dans de très rares cas aux praticiens de faire un acte de compassion pour des patients en phase terminale souffrant d'une maladie incurable"

MERCI,François Hollande,tel que c'est formulé çi-dessus,je peux vous assurer de mon vote pour vous !Rien que pour çà !

Il ne s'agit pas d'imiter bêtement les Pays-Bas ou la Belgique,il s'agit de faire évoluer la loi Léonetti en instaurant une exception d'euthanasie en fin de vie..
et en interdisant au médecin tout acharnement thérapeutique en fin de vie.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   14.03.12 12:27



05.02.12 à 05h00

L'euthanasie au coeur des débats pour les élections


Président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean-Luc Romero bat la campagne et était hier à Nancy. Il veut mettre l’euthanasie au cœur des campagnes présidentielle et législative.










Jean-Luc Romero : « Un récent sondage indique que 94 % des Français sont favorables à la légalisation...






Président de l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), qui réclame la légalisation de l’euthanasie depuis de nombreuses années, Jean-Luc Romero, conseiller régional Ile de France désormais apparenté PS, était hier à Nancy pour une réunion publique.

La raison de votre présence à Nancy ?

Nous sommes à un moment important, avec les présidentielles et les législatives à venir. Nous intensifions notre action et souhaitons mobilier en province avant notre grande manifestation du 24 mars prochain, à Paris. A cette occasion, nous inviterons au Cirque d’hiver les candidats à la présidentielle à venir débattre.

On a l’impression que les politiques ne s’intéressent pas à cette question…

Nous jouons en quelque sorte notre va-tout. L’association a 32 ans, compte 48.000 adhérents et a toujours été très gentille. On rencontrait les politiques en leur disant que ce serait bien qu’ils fassent une loi. On a décidé de hausser le ton. Notre slogan est « Pas une voix pour les candidats anti-euthanasie ». Ce combat concerne 100 % des gens. Un récent sondage indique que 94 % des Français sont favorables à la légalisation de l’euthanasie. Il y a une unanimité sur le sujet mais la classe politique ne veut rien entendre. Les politiques ne parlent jamais de la maladie, de la mort, ils pensent qu’ils vont mourir très vieux en écrivant leurs mémoires…

Les voleurs de liberté sont les mandarins parlementaires, qui bloquent toute évolution, et les parlementaires « pro-life ». Rendez vous compte : le débat est permanent depuis des dizaines d’années mais n’a été abordé à l’Assemblée nationale qu’en 2009 et au Sénat en 2011… Il y a un vrai décalage.

« Loi Léonetti : c’est le médecin qui décide » Il y a eu la loi Léonetti qui a quand même fait avancer les choses, non ?


C’est une loi faite par les médecins pour les médecins. La loi Léonetti, c’est quoi ? On arrête les traitements, on arrête d’alimenter la personne, de l’hydrater et elle meurt entre quelques heures et trois semaines… Au final, c’est le médecin qui décide. Nous, on demande à ce que ce soit la personne qui décide ou, si elle ne peut pas, la personne qu’elle a choisie pour la représenter, « la personne de confiance ».

Vous êtes optimiste quand même ?

Raisonnablement. C’est la première fois qu’il y a des candidats qui affichent leur volonté d’avancer : Eva Joly, Mélenchon, Hollande, Lepage ou Villepin. Mais je pense que la volonté de voter rapidement une loi n’est pas encore certaine.

Vous êtes aussi membre du Conseil national du sida et président du CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida d’Ile de France)…

Dans ce secteur, nous sommes dans une situation paradoxale : jamais il n’y a eu autant de gens qui vivent avec le sida en France (160.000 dont 50.000 qui ne savent pas qu’elles sont séropositives) mais jamais on n’en a parlé aussi peu. C’est redevenu tabou, honteux. Il était plus facile de dire qu’on avait cette maladie il y a 20 ans qu’aujourd’hui. Il faut impérativement remettre ce sujet au cœur de la politique de santé publique. On soigne, oui, mais les gens qui ont le sida vivent dans la précarité, sont victimes de discriminations. Il y a toujours plein de fantasmes autour de cette maladie.

Propos recueillis par Eric NICOLAS
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MessageSujet: Euthanasie,division des socialistes   26.03.12 17:10

J'ai vu ces quelques mots,je ne sais plus où sur le web.J'avais d'autres trucs en tête donc je n'ai pas pu m'arrêter pour lire et donc pour copier-coller.Mais je devine de quoi il peut s'agir.

*Euthanasie et peine de mort=abolition de la peine de mort d'un côté,légalisation de l'euthanasie de l'autre côté.Contradictoire en apparence seulement.La peine de mort n'était pas souvent appliquée en France,c'était la peine maximale !Par contre,on meurt tous les jours dans tous les hôpitaux en fin de vie en général..c'est logique,c'est inévitable...Où se trouve la contradiction si on considère que l'euthanasie est une mort bonne,douce et rapide??Par ailleurs,la loi du 22avril2005,loi du laisser mourir,a été faite par Jean Léonetti,cardiologue et député de droite,et non pas de gauche,et cette loi est une porte entrouverte sur l'euthanasie puisqu'elle interdit l'acharnement thérapeutique obstinément déraisonnable en fin de vie.Jean Léonetti fait partie de l'UMP...La gauche veut simplement clarifier la position de la droite sur la fin de vie car la loi Leonetti est insatisfaisante et incomplète.Et en même temps la gauche veut bien se pencher sur les situations "hors norme".La loi Léonetti a 7ans,ce qui donnait tout le temps à la droite pour la rénover..En 7ans,ils n'ont rien fait..concernant la fin de vie..
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   26.03.12 19:54

*Euthanasie et handicap.Là,le problème devient un peu plus complexe !Depuis pas mal de temps,on essait de faire des efforts pour l'intégration des personnes handicapées dans la société.Les handicapés,tout comme les valides,n'échappent pas au vieillissement et à la mort.Une dérive est au tournant,personne n'est dupe !...Mais le terme "handicap" est banalisé de nos jours !Qui n'est pas quelque part un peu "handicapé"?Ce mot est balancé à toutes les sauces par les journalistes...A mon avis,l'intégration des handicapés ne s'oppose pas à l'euthanasie des handicapés qui ont le droit à avoir une bonne mort douce et rapide.Les personnes valides vivent bien même si elles vont vieillir et mourir.De même pour les handicapés..qui peuvent vivre même s'ils vont vieillir et mourir.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   27.03.12 19:53


Euthanasie: le PS divisé
En janvier 2012, le candidat à la présidentielle François Hollande s'est prononcé en faveur de l'euthanasie (Cf. Synthèses de presse du 27/01/12 et du 19/03/12). Toutefois, la perspective d'une légalisation de l'euthanasie divise le PS : certains ont des "réticences à franchir un tel pas".

A ce titre, dès 2008, Robert Badinter, ancien garde des sceaux, s'était prononcé contre l'euthanasie, à l'Assemblée nationale: "Nul ne peut retirer la vie à autrui dans une démocratie". De même, l'ancien ministre de la santé Claude Evin, dans une tribune du quotidien Le Monde daté du 28 février 2012, avait déclaré que l'euthanasie est "un geste d'une grande violence".

Avant de parler d'euthanasie, il faudrait "faire l'inventaire de la loi Leonetti, et mettre en place toutes les conditions pour qu'elle soit réellement appliquée", estime Jean-Pierre Mignard, un avocat proche de François Hollande. En effet, selon Axel Kahn, généticien et candidat PS aux législatives, si la loi Leonetti était "vraiment mise en oeuvre", elle "permettrait de traiter humainement toutes les situations délicates de fin de vie, même les plus difficiles". Il ajoute qu' "introduire une nouvelle exception à l'interdit de tuer" a des "implications morale majeures".

La Croix (Marine Lamoureux) 23/03/12

© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Fin de vie: "l'acte médical ne peut être un acte de tuer"

Sur ses pages "Rebonds", Libération publie trois tribunes sur les questions de l’euthanasie et de la fin de vie.
Dans la première tribune, le philosophe Frédéric Worms écrit qu’en ce qui concerne la fin de vie dans un contexte médicalisé, deux principes sont à prendre en considération de façon égale : d’une part, les droits du malade en tant que sujet et citoyen ; d’autre part, la spécificité de la relation médicale et de la relation avec les proches du malade. Cette double insistance sur les droits des patients et sur les conditions relationnelles de leur entourage médical et familial est primordiale : elle ne "fait qu’exprimer la pluralité irréductible des points de vue, sur une situation humaine qui reste encore aujourd’hui à la fois profondément relationnelle et irremplaçablement individuelle".
Frédéric Worms explique que pour les philosophes Georges Canguilhem et Hans Jonas, des décisions particulières prises par des médecins - comme celles qui concernent par exemple le "geste actif d'aider à mourir" - "ne peuvent faire l’objet d’une législation générale car elles contredisent aux principes mêmes de la relation médicale, sinon des autres relations morales en tant que telles".

Dans une deuxième tribune, Édouard Ferrand, chercheur en éthique médicale et responsable de l’équipe mobile de soins palliatifs à l’hôpital Foch de Suresnes, souligne l’urgence de "s’interroger sur la solidité des arguments exposés" quant à une éventuelle autorisation d’un "droit à mourir dans la dignité". Il rappelle que "protéger le vulnérable est la mission du médecin" tout comme "protéger l’ensemble des vulnérables est de l’ordre de la démocratie".
Il considère que s’il serait possible d’identifier certains malades incurables qui expriment et maintiennent une demande d’euthanasie, cette identification "ne suffit cependant pas à justifier une loi". En effet, un certain nombre de ces situations résultent "d’un profond déficit de culture palliative" comme l’ont montré plusieurs études (étude Tramaho, enquête DemandE). Il insiste sur le fait qu' "une loi ne doit en aucun cas être une réponse à une situation trop souvent créée par de mauvaises pratiques" sous peine d'entraîner des "dérives irrémédiables". C’est avant tout l’implication précoce du malade et de ses proches dans une démarche palliative "qui permet de prévenir une situation inextricable".

Dans la troisième tribune, Jean Leonetti, Ministre des Affaires européennes, et initiateur des lois sur la bioéthique et sur la fin de vie, fait remarquer que la loi de 2005 relative à la fin de vie prévoit un "droit à être soulagé". A l'inverse de ce qu'a affirmé Marisol Touraine, responsable du pôle social-santé au Parti socialiste, "l'effort financier consacré aux soins palliatifs a été sans précédent" au cours des cinq dernières années et a permis "la multiplication des services de soins palliatifs". Par le principe du "non abandon" et de la "non souffrance", la loi de 2005 "condamne l'acharnement thérapeutique et permet, par la pratique du 'double-effet', d'accepter qu'en fin de vie, la qualité prime sur la durée de la vie". Pour Jean-Leonnetti, le débat sur l'euthanasie est marqué par l'opposition de deux éthiques: "l'éthique de l'autonomie qui place le choix individuel au dessus de tout" et "l'éthique de la vulnérabilité qui relève d'une solidarité collective et privilégie le soulagement du patient et son accompagnement [...]. Dans ce conflit de valeurs, nous choisirons toujours la solidarité".

Libération 23/03/12

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AMP: F. Hollande précise sa proposition
Lors d'un débat organisé par l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), la députée George Pau-Langevin avait confirmé que François Hollande souhaitait ouvrir l'assistance médicale à la procréation (AMP) "aussi bien [aux] homosexuelles, [aux] pacsées que [aux] femmes célibataires engagées dans un couple", excluant les femmes vivants seules. (Cf. Synthèse de presse du 13/02/12).

Dans une nouvelle réponse à un questionnaire de l'APGL, publié mercredi 21 mars 2012, le candidat François Hollande précise de nouveau sa position : il propose d'autoriser l'AMP aux seuls "couples de femmes". Pour le candidat à la présidentielle, "une femme doit pouvoir recourir à l'assistance médicale à la procréation, soit parce qu'elle ne peut pas avoir d'enfant, soit parce qu'elle ne souhaite pas avoir une relation avec un homme".
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   30.03.12 8:02

lié le 30/03/2012 03:51 | La Dépêche du Midi
«Pour le droit à mourir dans la dignité»

Eloi Rouch, membre de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité nous prie d'insérer : «De 86 % à 94 % des Français souhaitent une loi permettant une intervention pour mettre un terme aux souffrances d'un patient en fin de vie, atteint d'une maladie incurable, et à sa demande, bien sûr. C'est un choix de citoyen qu'il faut respecter. Pour bien des personnes en France, vivre dans la dignité et le droit est loin d'être le cas. Mourir dans la dignité l'est encore moins…

Les soins palliatifs (loi Léonetti de 2005) sont une avancée ; cette loi autorise les médecins à une sorte de « laisser mourir », en soulageant la douleur du patient, quitte à abréger sa vie. Les opposants à la législation de l'euthanasie « encadrée » prétendent que la loi Léonetti correspond aux souhaits des Français. C'est le cas pour certains, mais pas pour tous. De nombreux exemples, comme les cas de Vincent Humbert et Chantal Sébire, l'ont démontré. Toute personne majeure, capable et responsable, devrait pouvoir décider de sa fin de vie et si elle juge sa vie et/ou ses douleurs insupportables, devrait pouvoir recevoir une assistance médicalisée pour une mort rapide et sans douleur, une mort « douce ». Cela éviterait sans doute d'autres issues plus violentes, comme le suicide dans de mauvaises conditions. La fin des tourments ne dépendrait plus alors d'un hypothétique acte humanitaire clandestin… ou d'un dernier voyage à l'étranger… pour ceux qui en ont les moyens financiers. S'obstiner à maintenir la vie dans la déchéance physique et/ou psychique, au grand désespoir du malade et de sa famille, n'est pas une solution raisonnable. Il faut en finir avec une situation absurde, inhumaine et indigne d'un pays civilisé. A quand un référendum sur ce problème de société, que d'autres pays européens ont déjà réglé ?»
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   02.04.12 15:56

Euh,la fin de vie est toujours en danger !

*Est-on certain que François Hollande transformera sa proposition 21 en loi ? ? ?

*Est-on certain qu'il la fera appliquer ? ? ?

Mes doutes sont justifiés à force de re-réfléchir à ce problème

J'imagine facilement François Hollande Président de la République Française ne faisant rien..Et dans 5ans,il présentera ses excuses aux citoyens...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   02.04.12 16:06

Ils s'en foutent puisqu'en fin de vie on ne vote pas....

De plus,ils sont dans l'incpacité de s'imaginer eux-mêmes en fin de vie..
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   04.04.12 21:23

Maintenant je suis rassurée car les mentalités vont évoluer ou régresser selon certains
Enfin,cà va bouger !
Et moi je suis fatiguée,j'ai la tremblote comme d'habitude,la bougeotte du soir...
Vive les medocs...j'en suis gourmande !
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   05.04.12 16:17

Non,changement d'avis non volontaire,hélas
Sur Internet,le P.S.est toujours divisé sur l'euthanasie
Devinez pourquoi?
A cause de Ségolène Royal,évidemment.
Bon,sur la toile,ce n'est pas la réalité,mais quand même c'est un reflet de la réalité.
Alors j'en ai marre et je ne manquerai pas de le faire savoir le 22avril et le 6mai
Et aussi en juin pour les législatives.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   05.04.12 16:32

Euthanasie : comment le PS a converti son candidat
LE MONDE | 02.05.2012 à 18h30 • Mis à jour le 02.05.2012 à 18h30

Par Laetitia Clavreul

Article publié dans Le Monde le 6 février 2012

Dix ans après la loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades et la qualité du système de santé, le bilan est nuancé. | AFP
Le mot n'est pas prononcé, mais le PS le reconnaît, il fait bien un "pas supplémentaire" vers l'euthanasie. "C'est la première fois que la proposition est vraiment officielle de la part d'un candidat" en mesure de remporter la présidentielle, se réjouit Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). La formule est néanmoins prudente : "Je proposerai, écrit François Hollande dans ses "60 engagements pour la France", que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité."

Le candidat ne s'est pas encore exprimé sur ses convictions, mais son entourage estime qu'il n'y a rien de surprenant à ce que l'aide active à mourir figure à son programme. "François Hollande a pour ambition que la gauche s'associe à des transformations de la société et à l'évolution des droits, pas uniquement économiques et sociaux", décrypte Marisol Touraine, chargée des questions sociales pour la campagne. S'il n'a jusque-là pas mené le combat pour faire évoluer la législation, M. Hollande n'a jamais pris position contre. "Le candidat s'appuie sur ce qui fait consensus dans le parti. Sur ce sujet, nous estimons que la situation juridique actuelle n'est pas acceptable", explique Jean-Marie Le Guen. La décision de retenir cette proposition aurait donc été rapide.

Pour le PS, la loi Leonetti et son principe du "laisser mourir", qui induit l'arrêt des traitements et la sédation du patient au risque d'entraîner la mort, est "hypocrite" et laisse des patients dans des situations inextricables. "L'opinion est mûre. Il est donc important que la gauche fasse avancer les choses", plaide Manuel Valls. Le PS s'appuie sur les dernières enquêtes d'opinion. A la question "La loi devrait-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ?", 49 % des personnes interrogées par l'IFOP en août 2011 répondaient "oui, absolument", et 45 % "oui, dans certains cas", soit 94 % d'avis favorables. En 2001, elles étaient 88 %.

PRISES DE POSITION COLLECTIVES

Au PS, le consensus autour de l'aide active à mourir ne s'est pas forgé du jour au lendemain. Deux personnes ont surtout pesé : Manuel Valls et Laurent Fabius. Ni l'un ni l'autre ne se sont intéressés au sujet à la suite d'une histoire personnelle, comme c'est parfois le cas. L'ancien premier ministre se dit cependant marqué par des contacts avec Marie Humbert, qui s'est battue pour obtenir de l'aide pour son fils Vincent, tétraplégique. Il insiste sur la nécessité d'apporter des solutions pour les situations particulièrement difficiles, sous conditions précises. "La question de l'égalité est décisive. Si on ne légifère pas, la situation continuera de dépendre soit du médecin en face du patient, soit des relations de ce dernier, de sa situation sociale et de sa capacité à aller chercher une aide à l'étranger", explique M. Fabius.

Des événements, aussi, ont joué. Si, il y a dix ans, Lionel Jospin avait refusé d'inscrire l'aide à mourir à son programme, le combat de sa mère, Mireille, adhérente de l'ADMD qui s'est donné la mort fin 2002, a marqué. Comme celui de Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable au visage et qui réclamait le droit de mourir dignement, en 2008. D'individuelles, les prises de position sont devenues collectives. Le groupe PS à l'Assemblée a approuvé, fin 2009, une proposition de loi portée par M. Valls, qui a ensuite été retoquée dans l'hémicycle. Le même sort a été réservé, début 2011, à un texte déposé au Sénat avec des élus communistes et UMP. Mais pour la première fois depuis 1980, date de la première offensive, il avait été voté en commission - obligeant François Fillon à monter au créneau pour en empêcher l'adoption. Le parti, aussi, s'est emparé de l'aide à mourir. D'abord en l'inscrivant dans la convention pour l'égalité réelle en 2010 puis dans le projet présidentiel du PS.

Dire que tout le monde est d'accord au PS serait exagéré. Il reste des opposants à l'euthanasie - comme il existe des partisans à l'UMP. "Je ne crois pas à l'affirmation d'un droit, qui pourrait ouvrir la porte à des dérives, mais je suis favorable à une exception d'euthanasie, qui permettrait à des médecins de ne pas être poursuivis s'ils ont apporté leur aide", défend le député Gaëtan Gorce, ancien participant de la mission Leonetti réunie en 2008 pour améliorer la loi.

"Il s'agit de reconnaître un droit, pas d'imposer une pratique. Chacun, selon ses convictions, pourra ou non l'écarter et ceux qui le saisiront seront probablement extrêmement minoritaires", explique Mme Touraine, alors que les lobbies anti-euthanasie montent déjà au créneau. Elle rappelle d'ailleurs que le PS ne va pas jusqu'à proposer le suicide assisté, prôné par l'ADMD.

La définition concrète de l'aide active à mourir est renvoyée après l'élection. Le rôle des médecins devra être précisé. Outre l'instauration d'une clause de conscience, comme pour l'avortement, le PS pense à séparer les fonctions des praticiens, afin que celui qui soigne ne soit pas celui qui donne la mort.

Laetitia Clavreul
Euthanasie passive et active, les différences

Aide active à mourir Il s'agit d'aider un patient incurable à mourir par un geste actif (l'injection d'un produit létal), qui le conduit à s'éteindre rapidement, sans douleur, et conscient. Les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique ont fait ce choix.
Aide passive C'est le principe du "laisser mourir" appliqué par la France depuis le vote de la loi Leonetti en 2005. Il consiste à refuser l'acharnement thérapeutique sur un patient incurable et à permettre, après l'arrêt des traitements curatifs, de soulager la douleur grâce à des sédatifs jusqu'à l'arrêt cardiaque. Le patient s'éteint peu à peu, inconscient.
Suicide assisté Sans l'avoir légalisé, la Suisse tolère l'assistance au suicide, hors "motifs égoïstes". Des associations assistent les patients en leur procurant un produit létal qu'ils ingèrent.


Dernière édition par PAT le 15.07.12 20:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Euthanasie,division des socialistes   05.04.12 17:08

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Euthanasie: les socialistes divisés par LEXPRESS[/dailymotion]
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.04.12 15:14

Aide à la fin de vie : les candidats à la présidentielle se positionnent
Le Monde.fr | 24.03.2012 à 18h32 • Mis à jour le 25.03.2012 à 12h15

Par Delphine Roucaute

La campagne "choc" diffusée le 7 mars par l'ADMD mettait en scène les candidats à la présidentielle dans des lits d'hôpital pour les sensibiliser à l'aide à la fin de vie. | AFP/HO
L'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui a déjà fait parler d'elle au début du mois de mars avec sa campagne de sensibilisation à l'euthanasie, a réuni entre 1 000 et 2 000 personnes, samedi 24 mars, sur la place de la République. Un rassemblement suivi d'une marche jusqu'au Cirque d'hiver où s'est organisé un meeting en présence notamment du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. Si l'association s'était contentée, il y a moins d'un mois, de photo-montages des candidats dans des lits d'hôpital, elle les a aujourd'hui appelés à venir s'exprimer publiquement sur la question de l'euthanasie.

Seuls Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly ont répondu présents, Nicolas Sarkozy et François Hollande s'étant respectivement fait représenter par le député européen Philippe Juvin et la députée George Pau-Langevin. Le candidat du Front de gauche a souligné son "attachement connu de longue date" au droit à "décider d'éteindre soi-même la lumière". Dans son programme, il s'est effectivemment prononcé en faveur de l'inscription, dans la Constitution, du droit de "décider de sa propre fin et d'être assisté lorsqu'on en décide". De son côté, l'écologiste Eva Joly a indiqué vouloir "aller au-delà de la loi Leonetti" qui encadre la fin de vie, pour instaurer "une aide active à mourir" strictement encadrée.

PEU DE PROPOSITIONS CONCRÈTES

Depuis plusieurs mois, la question de l'aide à la fin de vie s'est invitée dans le débat public, notamment avec la sortie du livre Six mois à vivre, publié à titre posthume par Marie Deroubaix qui a choisi de "finir ses jours dignement" en Belgique. Un plaidoyer pour l'euthanasie qui a été propulsé en tête des ventes du site Amazon dès sa publication le 8 mars 2012.

"Les politiques se prononcent sur l'euthanasie, ce qu'ils ne faisaient pas avant. C'est la première fois que ce thème est autant traité dans une campagne", a d'ailleurs estimé Jean-Luc Romero, président de l'ADMD et conseiller régional PS d'Ile-de-France. En deux jours, il a été successivement l'invité de France Info et de LCI. Après cette journée d'appel, il a estimé que l'association avait "réussi son pari : faire en sorte que la question de l'euthanasie fasse débat" durant la campagne électorale.

Mais les candidats à la présidentielle n'ont pas attendu cette actualité pour se prononcer sur le droit à mourir dans la dignité. Poussé par son camp, le candidat socialiste, François Hollande, s'est exprimé à plusieurs reprises à ce sujet. Il s'est déclaré partisan d'une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" dans "des conditions précises et strictes". Se gardant bien de parler d'"euthanasie", il évoque plutôt "une procédure : quand une personne demande, parce qu'elle n'en peut plus (...). Il ne s'agit pas de dépénaliser mais d'encadrer cette mort dans la dignité."

Nicolas Sarkozy, de son côté, s'est fermement opposé dans un entretien au Figaro magazine à un remaniement de la loi Leonetti qui, depuis 2005, interdit l'acharnement thérapeutique et instaure un droit au "laisser mourir". Cette loi autorise l'administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie" d'un malade. Pour lui, "la loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie" alors que "l'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux". Une position partagée par le centriste François Bayrou.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.04.12 15:34

Je cite Sarkozy=
"L'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux".
Mais pourquoi donc des débordements dangereux si elle est légalisée?
Quelle est la signification de la loi pour le Président de la République?
Léonetti a bien fait sa loi,qui est pour l'euthanasie,si l'euthanasie est le contraire de l'acharnement thérapeutique...
Quant à François Hollande,qu'est-ce qu'il attend pour palabrer sur ses conditions précises et strictes?

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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.04.12 15:50

Si j'essaie de comprendre le non-dit de tout ce qui peut se dire sur la fin de vie
en gros,l'euthanasie en fin de vie est dépénalisée côté médecins grâce à Léonetti et François Hollande veut légaliser le suicide assisté en tant que gestion de la fin de vie par le patient lui-même
Bref,ce que je dis là n'est pas clair tout en étant cohérent.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   07.04.12 16:08

Alors,chez certains,la loi Léonetti serait appliquée actuellement
Pour d'autres,elle ne le serait pas.
Pour d'autres encore,elle serait mal appliquée
Je peux en déduire que les dérives du laissez mourir de Léonetti existent car c'est impossible de faire une bonne et juste évaluation de cette loi.

Donc pourquoi craindre des débordements dangereux d'une nouvelle loi?
C'est l'esprit de Sarkozy et de Hollande que je voudrais analyser ainsi que leurs sous-entendus(s'ils ont des sous-entendus).
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   10.04.12 15:46

François Mitterrand aurait vu son "calvaire abrégé" par une "injection"
le 10 avril 2012 à 14h44 , mis à jour le 10 avril 2012 à 14h50

Dans leur livre "Le dernier tabou. Révélations sur la santé des présidents" publié mardi, les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger affirment que l'ancien chef de l'Etat aurait fait la demande d'une "injection" pour abréger ses souffrances.
François Mitterrand sur le plateau d'Antenne 2 face à Paul Amar et Henri Sannier le 22 mars 1988. © AFPLe 8 janvier 1996, François Mitterrand, atteint d'un cancer pendant plus de 14 ans est décédé. Selon deux journalistes son "calvaire" aurait été "abrégé" par une "injection" par "voie intraveineuse". Dans leur livre, les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger écrivent que l'ancien président en aurait fait la "demande expresse".

Dans le livre, un des fils de l'ancien chef de l'Etat, Gilbert Mitterrand, raconte qu'il "n'y a qu'une personne qui sache ce qui s'est passé, mais elle ne dira rien". "Elle nous a juste raconté que tout s'était déroulé paisiblement", rapporte Gilbert Mitterrand. Cette personne aurait ensuite prévenu par téléphone le médecin personnel de François Mitterrand.

Edouard Balladur atteint d'un cancer des intestins

Les auteurs révèlent aussi qu'Edouard Balladur a été atteint d'un cancer des intestins après avoir quitté Matignon en 1995 et être redevenu un simple parlementaire. "Puisque j'étais simple député, ça n'a intéressé personne", a confié l'ancien Premier ministre aux deux auteurs.

Concernant Nicolas Sarkozy, Denis Demonpion et Laurent Léger affirment que le président-candidat "avale des comprimés dépourvus d'autorisation de mise sur le marché (AMM), ce sésame indispensable à la commercialisation en pharmacie et à sa prescription médicale". Ils ne précisent toutefois pas quels sont ces médicaments destinés à le "remettre d'aplomb". Le livre évoque aussi l'accident vasculaire cérébral dont a été victime Jacques Chirac le 2 septembre 2005. Il affirme que Bernadette et Claude Chirac ont fait pression sur les médecins pour "passer sous silence" l'AVC.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   10.04.12 15:51

J'ai fait une connerie quand j'ai écrit je ne sais plus où ici que la fin de vie n'intéresse pas nos hommes politiques
J'avais oublié le cancer de Mitterrand.
Je me doute bien qu'il a eu droit aux meilleurs traitements et surtout à la dernière piqûre douce et rapide...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   10.04.12 15:58

Mon imagination s'envole..Peut-être que François Hollande a une grave maladie???
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   10.04.12 16:10

> Présidentielle 2012
La santé des chefs d'Etat, un vrai tabou
Depuis les maladies de Georges Pompidou ou de François Mitterrand, la transparence sur la santé présidentielle reste un vain mot. Révélations.
Matthieu Croissandeau | Publié le 10.04.2012, 07h26


Paris, le 13 mars 1995. François Mitterrand était atteint d'un cancer depuis 1981. | (LP/OLIVIER BOITET.) 11 réactions
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C’est un des secrets les mieux gardés de la République ! Depuis toujours, le bulletin de santé du chef de l’Etat fait l’objet de toutes les manipulations. Différé, édulcoré ou carrément mensonger, il ne renseigne en rien sur l’état de forme réel du président, comme l’ont montré en leur temps Georges Pompidou et François Mitterrand. SUR LE MÊME SUJET

Trois extraits chocs du livre

Dans un livre édifiant à paraître cette semaine, les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger explorent ce monde opaque où le secret médical et la raison d’Etat se mêlent.

Le chef de l’Etat se soigne avec des comprimés... non autorisés

Au-delà des petits arrangements avec la vérité des uns et des autres, les auteurs y soulèvent des questions essentielles : que se passe-t-il quand la maladie l’emporte sur la fonction ? On y apprend ainsi combien Edouard Balladur, alors Premier ministre de cohabitation, avait pris en main les rênes du pays quand Mitterrand était souffrant.

Parmi les nombreuses révélations, on y découvre aussi, selon les auteurs, que l’actuel locataire de l’Elysée se soigne avec des comprimés qui n’ont pas reçu d’autorisation officielle. Sûrement le prestige de la fonction !

« Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents », par Denis Demonpion et Laurent Léger, Pygmalion , 19,90 €.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   11.04.12 9:40

L'euthanasie provoque un net clivage entre candidats de gauche et de droite
Créé le 11-04-2012 à 09h23 - Mis à jour à 09h23



La question de l'euthanasie oppose de manière tranchée les candidats de droite hostiles à tout changement de la loi Leonetti qui encadre la fin de vie, à ceux de gauche favorables à une évolution vers une "aide active à mourir", expression qu'ils préfèrent au mot euthanasie.

Les candidats de droite et d'extrême droite se sont exprimés en termes presque similaires contre tout changement de la loi Leonetti, votée de manière très consensuelle en 2005, pour interdire l'acharnement thérapeutique et instaurer un droit au "laisser mourir".

Cette loi autorise l'administration par les médecins de traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie" d'un malade, tout en excluant l'injection létale au malade comme c'est autorisé à des degrés divers aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse.

Pour le candidat-président Nicolas Sarkozy, "la loi Leonetti est parfaitement équilibrée, elle fixe un principe, celui du respect de la vie" alors que "l'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux".

Même position assumée par le centriste François Bayrou pour qui la loi Leonetti "constitue un équilibre qu'il faut préserver car elle évite deux écueils que je ne souhaite pas: d'un côté l'acharnement thérapeutique et de l'autre l'euthanasie qui porte un risque non négligeable de comportements contraires à nos valeurs".

Pour Marine Le Pen, la loi existante est "largement suffisante", "même s'il y a beaucoup de progrès à faire en termes de prise en charge et pour lutter contre la douleur". Positions similaires chez le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et l'inclassable Jacques Cheminade.

A gauche, les candidats sont au contraire généralement favorables, avec des nuances, à une évolution de la loi vers un "droit à mourir dans la dignité".

Le candidat socialiste est partisan dans "des conditions précises et strictes" d'une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

"Dignité"

Sans utiliser le mot d'"euthanasie", François Hollande estime qu'"il faudra une procédure: quand une personne demande, parce qu'elle n'en peut plus (...) d'en terminer avec cette souffrance".

"Il ne s'agit pas de dépénaliser mais d'encadrer cette mort dans la dignité", selon le candidat du PS qui juge que la loi Leonetti est "utile" mais qu'il y a un "manque considérable" et qu'il "faut davantage de soins palliatifs".

Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, est un partisan déclaré et de "longue date" du "suicide assisté", faisant de l'euthanasie un droit qu'il veut même "inscrire dans la Constitution".

Il est d'ailleurs l'un des deux seuls candidats, avec Eva Joly, à avoir répondu à l'invitation de l'association pro-euthanasie ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité) dont il est membre, à venir défendre à un meeting fin mars à Paris le "droit à éteindre soi-même la lumière".

A la même tribune, l'écologiste Eva Joly avait également soutenu "l'aide active à mourir", mais appliquée de manière "exceptionnelle" et strictement encadrée par une "commission de contrôle", jugeant la loi Leonetti "insuffisante".

Sur la même longueur d'onde, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou veut une nouvelle loi pour "rendre possible et encadrer la possibilité de l'euthanasie".

En revanche, la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Artaud doute qu'une "loi légalisant l'euthanasie active" puisse dans la société actuelle "résoudre le problème d'une manière totalement humaine et libérée de toute considération d'intérêt particulier".
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   19.04.12 14:09

PAT a écrit:
Ils s'en foutent puisqu'en fin de vie on ne vote pas....

De plus,ils sont dans l'incpacité de s'imaginer eux-mêmes en fin de vie..

Grosse connerie de ma part,j'avais oublié la maladie de Mitterrand

Ils ne s'en foutent pas du tout,mais la santé du Président de la République est un "sacré"tabou...

La mort à l'hosto est aussi un tabou...

Est-ce "sain" de briser ces tabous?Comment les briser?

La culture et les moeurs évoluent forçément..
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   21.04.12 10:49

L’euthanasieFort clivage sur ce sujet. François Bayrou et Nicolas Sarkozy ne jugent pas souhaitable d’aller au-delà de la loi Leonetti qui interdit à la fois l’euthanasie et l’obstination déraisonnable du maintien de la vie. Jacques Cheminade plaide pour l’augmentation des moyens dévolus aux soins palliatifs pour éviter les tentations en faveur de l’euthanasie.

Mesure également prônée par François Hollande qui, en revanche, est favorable à l’euthanasie à la demande du patient quand la famille et quatre médecins sont d'accord. Eva Joly est en faveur de la possibilité de mourir dans la dignité tandis que Jean-Luc Mélenchon apparaît comme le plus favorable à l’euthanasie. Il veut inscrire dans la Constitution le droit à «décider de sa propre fin et d'être assisté lorsqu'on en décide».

Source=Slate.fr
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   21.04.12 11:01

Pourquoi QUATRE médecins?Je suppose qu'il s'agit du médecin traitant,du médecin hospitalier,d'un psychiatre(pour vérifier l'absence de dépression),et le 4e ferait partie d'un "service juridique euthanasie"???
Je n'en sais rien,j'essaie d'imaginer..! ! !...
Donc il faudra un délai de plusieurs mois entre la décision et l'acte.
Pas sympa pour ceux qui souffrent énormément....
Se jeter par la fenêtre serait plus rapide ! ! !...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   21.04.12 11:15

Cette procédure empêcherait une banalisation de l'euthanasie ?
Afin de calmer les pro-vie ?
Les euthanasies clandestines existeront quand même !
Quand le patient est sur le point d'agoniser,on ne va pas attendre l'avis des QUATRE médecins !
Je parie que ce machin-truc va se transformer en loi qui ne sera pas appliquée....hihihi...
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   21.04.12 11:25

Moi,sincèrement,j'aurais ajouter un décret supplémentaire à la loi Léonetti du 22avril2005,"un décret Hollande",permettant l'euthanasie d'exception.
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MessageSujet: Re: Politique et fin de vie   28.05.12 18:23

Petit rectificatif
Des gens de l'UMP seraient pour la légalisation de l'euthanasie à l'heure actuelle
En fait les problèmes de société ne sont ni de droite ni de gauche bien qu'ils soient récupérés par la droite et par la gauche
Je me demande si vers les années 1995,on se doutait qu'une loi commme le laisser mourir de Léonetti allait passer un jour
Peut-être que lors de la promulgation de cette loi,ils se doutaient bien qu'elle serait remise en question et qu'on passerait à une autre loi.
Qui programme,qui tire les ficelles,qui freine et qui hésite?
Il y a tellement de facteurs qui rentrent en jeu(socio-culturels et économiques entre autres)
Beaucoup de non-dit dans tout çà..involontairement ou non !...
BOF...
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