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 Marisol TOURAINE ... ...

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MessageSujet: Marisol TOURAINE ... ...   23.02.12 10:46

Actualité > France

Marisol Touraine : « Sur la fin de vie, François Hollande ne souhaite pas un droit sans limite »
Dans un entretien à « La Croix », Marisol Touraine, responsable du pôle social dans l’équipe de François Hollande, assure que l’aide à mourir proposée par le candidat socialiste sera strictement encadrée.









« La loi est l’émanation de la volonté collective et on ne peut pas dire de toute éternité ce qui est bon pour une société. », explique Marisol Touraine.





« La loi est l’émanation de la volonté collective et on ne peut pas dire de toute éternité ce qui est bon pour une société. », explique Marisol Touraine.



La députée socialiste affirme que sur ce sujet comme sur les questions familiales, la loi doit accompagner les évolutions de la société.




LA CROIX  : L’assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » que propose François Hollande ne revient-elle pas à légaliser l’euthanasie ?  

Marisol Touraine :  Nous récusons ce terme dont le sens diffère selon qui l’utilise. Il fausse le débat alors que la question de la fin de vie mérite de la sérénité. Certains y voient un droit au suicide assisté, ce qui n’est absolument pas notre position. Il s’agit de donner à des hommes et femmes qui éprouvent l’angoisse de mourir dans des conditions indignes une assurance que, le jour venu, ils pourront faire le choix de ne pas connaître une telle fin de vie. Je souhaite qu’en ouvrant ce droit, le moins de gens possible aient envie d’en venir là car ils seront justement rassurés. Mais François Hollande ne souhaite pas ouvrir un droit sans limite.

N’est-il pas plus sage de s’en tenir à la loi Leonetti et de donner la priorité aux soins palliatifs ?  

Il n’y a pas d’un côté ceux qui défendent les soins palliatifs et de l’autre ceux qui défendent l’aide active à mourir. Si, par les soins palliatifs, on parvenait à ce que tout le monde soit dans une situation apaisée, ce serait très bien. Mais ce n’est pas le cas. Des personnes confrontées à certaines situations disent qu’elles n’ont plus le sentiment de mener une vie digne.

Nous considérons qu’il existe une liberté fondamentale de l’homme à pouvoir choisir la manière de vivre sa vie selon la conception qu’il a de sa dignité. Dans des conditions strictement encadrées, une personne doit pouvoir demander que soit abrégée une vie qui n’en est plus une pour elle. Aujourd’hui, des soignants sont amenés à faire des gestes illégaux. La justice, saisie d’un certain nombre de situations, se montre souvent clémente. Mais est-il normal de faire reposer cette responsabilité sur les épaules du juge ? Il y a une forme d’hypocrisie à refuser de voir que la frontière entre laisser mourir et aider à mourir est très ténue. La jurisprudence crée du droit mais ne doit pas se substituer à la loi, poser les principes. Il revient au législateur de prendre ses responsabilités.

En légalisant ce qui est aujourd’hui la transgression d’un principe, ne craignez-vous pas des dérives ?  

Dans aucun domaine, le droit n’est immuable. La loi Leonetti, qui n’aurait pas été envisageable vingt ans plus tôt, date de 2005. Le temps passe, la société évolue… La loi est l’émanation de la volonté collective et on ne peut pas dire de toute éternité ce qui est bon pour une société. Je remarque que, sur ce sujet, l’opinion publique est très massivement en faveur d’une évolution du droit.

Dans un autre registre, la légalisation du mariage homosexuel ne revient-elle pas à banaliser le couple père-mère comme un modèle parmi d’autres ?  

Le modèle dominant père-mère conserve un sens pour une majorité de familles, mais il n’est pas incontournable. Les familles ont évolué, se sont transformées et se construisent désormais autour du lien affectif. Il y a un siècle, la dimension sociale du mariage dominait. Aujourd’hui, c’est l’amour qui garantit la solidité de la famille. Elle demeure une institution de base de la société, mais ses fondements ont évolué, ce que le politique doit reconnaître.

Certes, un homme et une femme, c’est différent d’un couple du même sexe. Mais ce n’est pas une raison pour que la société ne leur reconnaisse pas, au nom de l’égalité, le même droit à s’unir dans un projet durable. Que l’Église ne reconnaisse pas le mariage homosexuel, c’est tout à fait compréhensible puisqu’elle se réfère à des croyances. Mais au nom de quelle(s) norme(s) la société, laïque, refuserait-elle un droit à des personnes du fait de leur sexualité ?

Autoriserez-vous les couples de femmes à recourir à l’aide médicale à la procréation ?  

François Hollande s’y est montré favorable, sur le principe, pour ces couples comme pour tous les couples.

Pourriez-vous alors refuser ce même droit aux couples d’hommes sans que l’on vous renvoie à la notion d’égalité de traitement ?  

Le principe d’égalité s’apprécie au regard de circonstances équivalentes. Or, la procédure n’est pas la même pour les femmes et les hommes, car ces derniers devraient, pour accéder à l’AMP, recourir à la gestation pour autrui. Nous y sommes fermement opposés, car ce qui est en jeu là n’est plus simplement le couple et son projet, mais la marchandisation des corps.



RECUEILLI PAR BERNARD GORCE et MARINE LAMOUREUX

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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   23.02.12 17:28

ActualitéSociété RSSDébat
Faut-il instaurer un droit à mourir?
Par Claire Chartier, publié le 23/02/2012 à 16:34, mis à jour à 16:37



François Hollande propose que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable [...] puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

T. Borredon pour L'Express
La fin de vie s'est invitée dans la campagne, après que François Hollande a dévoilé son projet d'autoriser l'aide médicale assistée à mourir. Une proposition défendue par Marisol Touraine, la "Madame Social" du candidat socialiste. Une idée "dangereuse" pour Jean Leonetti, père de la loi du même nom.

François Hollande propose que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable [...] puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité". Mais il dit aussi qu'il n'est "pas favorable" à "l'euthanasie". On a un peu de mal à comprendre...

Marisol Touraine: Nous ne parlons pas d'"euthanasie" parce que ce mot donne lieu à des interprétations très différentes. Dans le sens commun, il renvoie à un droit sans limites, le droit au suicide assisté. Ce n'est pas du tout ce que nous prônons. Nous proposons l'ouverture d'un nouveau droit, une aide médicale à mourir dans la dignité, avec un encadrement strict dont les conditions devront être définies dans le cadre de la préparation d'un projet de loi, lors d'un débat collectif. Tout cela est cohérent: nous avions déjà déposé il y a trois ans une proposition de loi qui allait dans ce sens. C'est Nicolas Sarkozy qui se contredit aujourd'hui, en qualifiant notre proposition de "dangereuse" alors que lui-même, en 2007, disait: "On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance de l'un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine." J'ajoute que plus de 90% des Français y sont favorables. Cela mériterait un débat apaisé.

Marisol Touraine
La secrétaire nationale à la Santé et à la sécurité sociale du PS a été chargée par François Hollande de diriger durant sa campagne le pôle "Social, santé, handicap, personnes âgées". Jean Leonetti: La proposition de François Hollande est floue alors que la définition de l'euthanasie est claire: il s'agit de donner la mort à un malade qui le réclame pour abréger ses souffrances. En phase terminale d'une maladie, la loi actuelle, lorsqu'elle est appliquée, est suffisante et permet d'accompagner et de soulager le malade. Le médecin peut et doit utiliser pour cela tous les médicaments nécessaires, même s'ils peuvent avoir pour effet secondaire de hâter la mort car, en fin de vie, la qualité prime sur la durée de la vie. Le médecin ne donne pas délibérément la mort. Changer la loi, c'est dépénaliser l'euthanasie.

M. T.: Quelle hypocrisie! On administre à des personnes en fin de vie des sédatifs qui, donnés en grande quantité, ont pour effet secondaire de tuer; d'autres patients meurent en souffrance ou isolés après l'arrêt du traitement, lorsqu'ils ne sont plus alimentés ni hydratés. La loi qui porte votre nom a marqué une avancée très significative, et il faut évidemment tout faire pour que les soins palliatifs se développent. Mais cette loi ne recouvre pas l'ensemble des situations auxquelles sont confrontés les malades, leurs familles, les médecins. On estime à environ 8000 le nombre de personnes qui ne trouvent pas de réponses avec la législation actuelle. Parmi elles, certaines sont amenées à souffrir excessivement ou estiment qu'on leur impose de vivre dans des conditions qu'elles ne jugent plus dignes. 2000 soignants ont reconnu avoir "en conscience aidé médicalement des patients à mourir". On a besoin d'un cadre légal.

Jean Leonetti
Médecin cardiologue, le ministre chargé des Affaires européennes a été le rapporteur de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie. Le texte, voté en 2005, a mis fin à l'acharnement thérapeutique et instauré un droit au "laisser-mourir". J. L.: Lorsque les soins palliatifs sont correctement mis en place, conformément à la loi, ces situations que vous décrivez deviennent exceptionnelles. Cela ne correspond pas à 8000 personnes. Il y a, en revanche, une situation à laquelle la loi ne répond pas: lorsqu'un malade n'est pas en phase terminale et demande à ce qu'on l'aide à mettre fin à sa vie parce qu'elle ne lui paraît plus digne d'être vécue: c'est le suicide assisté. Toutes les affaires médiatiques de ces dernières années entrent dans cette catégorie. Faut-il changer la loi pour ces cas? Je ne pense pas, car il est impossible de dire à qui on accorde ce "droit" et à qui on ne l'accorde pas. Comment refuser la mort à quelqu'un qui se sait atteint de la maladie d'Alzheimer et qui n'a pas envie de vivre dans ces conditions, et l'autoriser à celui qui est atteint d'une tumeur cérébrale?

M. T.: Mais parce que, justement, il n'est pas en phase avancée ou terminale! Je trouve votre exemple scandaleux! Un malade ne va pas arriver à l'hôpital en disant: "Tuez-moi", comme si on était au supermarché! Nous proposons une aide à mourir, parce que nous reconnaissons à chacun, homme ou femme, la liberté de choisir jusqu'au bout la manière dont il veut réaliser sa vie.

Cette aide pourrait survenir en "phase avancée", dites-vous, mais celle-ci est beaucoup plus difficile à déterminer que la "phase terminale". Qui va décider si le patient est entré dans cette étape-là?

M. T.: Il appartiendra aux professionnels d'évaluer le stade de la maladie. Le temps d'évolution des différentes pathologies n'est pas le même!

J. L.: Ce qui est scandaleux, hypocrite et surtout irresponsable, c'est de faire croire que tout est si simple. C'est dans le terme "avancé" que le problème réside. Cela ne veut rien dire et tout dire à la fois. Il sera très difficile de dire non à un malade atteint d'une maladie grave qui réclame la mort, parce qu'il est impossible d'évaluer la souffrance psychique qu'il ressent; lui seul peut le faire. Selon quels critères vais-je concéder aux uns le droit à la mort, et pas aux autres?

M. T.: Vous faites semblant de ne pas comprendre. Il faut évidemment que la maladie soit incurable, et la souffrance insupportable. La personne doit avoir exprimé son consentement, celui-ci doit avoir été réitéré et vérifié par un collège de médecins. Avec un contrôle a posteriori. Il est évident que moins il y aurait de gens à demander l'aide assistée, mieux cela serait.

J. L.: Ce que vous décrivez là et ce que le PS propose, ce sont les lois néerlandaise et belge qui autorisent l'euthanasie et le suicide assisté sous certaines conditions.

M. T.: Nous ne disons pas qu'il faut changer la loi sur le modèle de la Belgique! Notre proposition s'enracine dans une certaine conception de la liberté, de la dignité, et de l'égalité, aussi : de nos jours, des hommes et des femmes partent à l'étranger pour être soulagés, parce qu'ils ne trouvent pas de réponse à leur demande en France. D'autres n'ont pas les moyens de le faire.

J. L.: La pratique des mères porteuses est autorisée ailleurs, et ce n'est pas pour autant qu'on l'a légalisée en France. Nous sommes face à un conflit de valeurs entre, d'un côté, le respect absolu de la vie humaine et, de l'autre, celui de la liberté de l'individu. Deux conceptions de la dignité s'affrontent qui sont deux visions différentes de la société: l'une, collective et solidaire, qui dit: "C'est notre volonté"; l'autre, individualiste, qui dit: "C'est mon choix."

M. T.: Je ne crois pas du tout que notre proposition oppose une valeur à une autre. Comme s'il fallait choisir entre la liberté et l'égalité! Nous sommes dans l'articulation entre la liberté individuelle et la société, le collectif, qui fixe des règles. Et reconnaître l'homme en tant qu'homme, c'est le reconnaître libre jusqu'au bout de décider de sa vie.

Un Etat qui donne le droit de tuer, n'est-ce pas symboliquement dangereux pour la société?

M. T.: Nous n'en sommes plus au temps du droit naturel d'Antigone. D'où vient qu'il faudrait reconnaître comme s'imposant à la liberté individuelle et à la volonté collective d'une société un principe transcendant?

J. L.: Robert Badinter est favorable à la loi actuelle car il pense que le droit à la vie est le premier des droits de l'homme et que c'est d'ailleurs le fondement de l'abolition de la peine de mort. Il a raison. La question est en fait de savoir pourquoi la loi qui condamne l'acharnement thérapeutique et prône le non-abandon et la non-souffrance est si peu connue et si mal appliquée.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   03.03.12 10:42

Je comprends les difficultés
Ce n'est pas évident de parler d'une part d'un programme Dépendance 5e risque et d'autre part d'un droit à mourir dans la dignité..
J'aurais dépénalisé l'euthanasie active en fin de vie
J'aurais informatisé les Directives Anticipées pour les rendre obligatoires,pour les inscrire dans la Carte Vitale,dans un Fichier National=seul inconvénient=le patient ne peut plus changer d'avis.Mais il s'agit de Directives à propos seulement de la fin de vie..
Cela ne résoud pas tout:celui qui se jette par la fenêtre suite à une déception amoureuse est-il en fin de vie ou pas hihihi ???


DANCE
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   12.03.12 20:10

Synthèse de presse bioéthique du lundi 5 mars 2012




Fin de vie : le PS veut "ouvrir un droit, comme il y a un droit sur l'IVG"







Interrogée par le quotidien Libération, Marisol Touraine, députée socialiste d'Indre-et-Loire et chargée des questions sociales et de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, revient sur les positions du parti socialiste en matière de bioéthique.

Ces dernières semaines, François Hollande s'est positionné en faveur de l'euthanasie, appelée "aide médicale à mourir" (Cf.
Synthèse de presse du 27/01/12), de l'ouverture de l'assistance médicale à la procréation aux femmes homosexuelles (Cf. Synthèse de presse du 13/02/12) et de l'autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (Cf. Synthèse de presse du 24/02/12). Selon Marisol Touraine, ces prises de positions sont des "évolutions significatives" marquant un "vrai changement". Il s'agit de prendre en compte "l'évolution de la société, et de ne pas considérer qu'il y aurait une sorte de droit immuable". Elle ajoute que François Hollande ne revendique pas une "hypothétique modernité" mais "la recherche de l'apaisement, de solutions qui répondent aux préoccupations".

Concernant la question de la fin de vie, Marisol Touraine estime qu' "il faut rompre avec une forme d'hypocrisie sociale" et précise qu' "il ne s'agit pas de prôner l'aide active à mourir pour tout le monde" mais "d'ouvrir un droit, comme il y a un droit pour l'IVG", chacun ayant "la liberté [...] d'en user ou pas". Elle affirme que le candidat socialiste à la présidentielle ne cherche pas à opposer les soins palliatifs et l' "assistance active à mourir" : "nous espérons que le plus de gens possibles trouveront un soulagement et une envie de vivre quand même, avec des soins palliatifs ou curatifs. Mais pour les autres ? Qui peut se substituer à la volonté d'une personne ? [...] Chacun doit pouvoir vivre conformément à ses attentes, à son idée de la dignité". Elle évoque certaines modalités envisagées pour ce droit à une "assistance active à mourir" : un cadre strict de recueillement du consentement de la personne ; dialogue entre médecin, soignants, malade et famille ; décision collégiale et non solitaire du médecin ; respect de l'objection de conscience du médecin.

Interrogée sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires, elle affirme que des limites existent, du fait des principes de "non marchandisation du vivant et de respect absolu de la dignité humaine", mais elle ajoute qu'à partir de ces principes, "l'objectif doit être de faire progresser la connaissance, de manière encadrée, pour faire progresser les réponses thérapeutiques".


Dernière édition par PAT le 29.08.12 19:28, édité 1 fois (Raison : édition des caractères en gras)
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   03.04.12 22:52

«Un droit sur la fin de vie comme il y a un droit sur l’IVG»
04 mars 2012

Aide médicale à mourir ou à procréer… Marisol Touraine fait le point sur les positions du PS en matière de bioéthique. Propos recueillis pour Libération par Eric FAVEREAU.

Marisol Touraine, députée socialiste de l’Indre-et-Loire, dont elle est présidente du conseil général, est en charge des questions sociales et de santé dans l’équipe de campagne de François Hollande.

« Mariage gay, possibilité ouverte d’aide à mourir, recherche autorisée sur les cellules souches… Peut-on parler de changement de valeurs sur ces questions avec le candidat socialiste?
Ce sont des évolutions significatives, qui, pour certaines, figuraient dans le programme du Parti socialiste. Cela marque un vrai changement. L’enjeu est de prendre en considération l’évolution de la société, et de ne pas considérer qu’il y aurait une sorte de droit immuable. François Hollande ne se situe pas dans une démarche revendicatrice ou identitaire. Il n’est pas dans la revendication d’une hypothétique modernité. Il est beaucoup plus dans la recherche de l’apaisement, de solutions qui répondent aux préoccupations, aux attentes et aux situations vécues.

Donc, ce n’est pas la revanche des valeurs de gauche contre des valeurs de droite ?
Il ne s’agit pas de revanche politique, mais de mouvement, de progrès social. La société évolue, et nous devons en permanence nous interroger sur les règles que l’on doit s’appliquer. Il s’agit de trouver et défendre un équilibre social. On nous dit : «Mais qu’est ce qui garantit que, dans trente ans, les brèches que vous allez ouvrir ne vont pas évoluer ?» Mais je ne sais pas ce que sera la société dans trente ans ! Il y a des points, certes, sur lesquels on peut anticiper, mais la société doit construire des règles pour vivre ensemble. Et, par exemple sur la question de la fin de vie, il faut rompre avec une forme d’hypocrisie sociale.


C’est-à-dire ?
Il ne s’agit pas de prôner l’aide active à mourir pour tout le monde. Il s’agit d’ouvrir un droit, comme il y a un droit pour l’IVG. C’est la liberté de chacun d’en user ou pas.

En somme, il s’agit de s’adapter plutôt que mettre en avant certaines valeurs ?
Ce sont les deux. Quand je dis s’adapter, c’est aussi constater que les valeurs qui traversent la société évoluent. C’est toujours mettre en avant des valeurs, comme la liberté, la responsabilité individuelle et la dignité de chacun en toutes circonstances. Les femmes et les hommes sont capables et responsables de choisir leur destin. La droite parle de liberté mais pratique la défiance. On a le sentiment qu’il y a eu comme un étouffement du débat ces dernières années. Il faut, aujourd’hui, ouvrir les fenêtres, mettre en place des avancées, mais il ne s’agit pas de tout bouleverser.

Comment cela va-t-il se traduire pour le mariage gay ?
Ce n’est pas le mariage gay, c’est le mariage tout court. Cela va se traduire simplement par une loi qui lèvera toute ambiguïté sur le fait qu’un couple est composé de deux personnes, quel que soit leur sexe. Le même droit pour tous. Et chacun reste libre de se marier ou pas.

Et sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?
C’est un débat qui existe depuis des années : il y a eu l’interdiction, puis l’interdiction avec dérogation. Au nom de quel argument peut-on empêcher de faire des recherches qui sont susceptibles de déboucher sur de nouveaux traitements ? Il y a des limites, ce sont les principes fondamentaux de non-marchandisation du vivant et de respect absolu de la dignité humaine mais, à partir de là, l’objectif doit être de faire progresser la connaissance, de manière encadrée, pour faire progresser les réponses thérapeutiques. Nous, nous croyons au progrès scientifique, à la recherche, au développement de la connaissance. Alors, on autorise ces recherches, de façon bien encadrée et évaluée.

Et l’aide médicale à la procréation ?
Jusqu’à présent, l’aide à la procréation n’était possible que pour des raisons médicales (lutte contre l’infertilité), et non sociales… Là, c’est du pragmatisme. A partir du moment où il y a des couples de même sexe – l’homoparentalité est de facto reconnue -, il y a l’ouverture pleine et entière des droits à l’adoption, mais également de l’accès à l’aide médicale à la procréation.

Une femme seule pourra-t-elle en bénéficier ?
L’aide médicale à la procréation sera réservée aux couples.

Vous ouvrez ensuite la porte à «l’euthanasie» ?
On ne parle pas d’euthanasie, car ce mot est trop flou, certains le comprennent comme le suicide assisté, que nous refusons absolument de légaliser. A nos yeux, il ne s’agit pas d’opposer les soins palliatifs et l’assistance active à mourir. Je trouve scandaleux la position qui consiste à dire que l’on est soit d’un côté, soit de l’autre. Comme si l’on devait choisir son camp. Et le gouvernement n’a pas de leçons à donner sur ce terrain quand on voit l’indigence des moyens pour les soins palliatifs en France, et sur l’information apportée.

Mais votre position ?
Ce n’est pas une position idéologique. Nous espérons que le plus de gens possibles trouveront un soulagement et une envie de vivre quand même, avec des soins palliatifs ou curatifs. Mais pour les autres ? Qui peut se substituer à la volonté d’une personne ? Qui peut se substituer à un malade qui constate que la façon dont il vit ne correspond pas à sa conception de la vie ? Chacun doit pouvoir vivre conformément à ses attentes, à son idée de la dignité.

Donc, que feriez-vous ?
Nous constatons que la loi dite Leonetti, de 2005, permet le laisser mourir. Aujourd’hui, il s’agit de permettre d’aider à mourir. La frontière est certes ténue, et les modalités seront à discuter avec tous les acteurs. Il s’agit de fixer un cadre très strict de recueillement du consentement de la personne. Il s’agit d’encourager les directives anticipées, comme la désignation des personnes de confiance ; de garantir, aussi, le dialogue entre le médecin, les soignants, le malade et sa famille. Au final, le médecin ne doit pas être seul, il faut un collège de soignants, et respecter, bien sûr, l’objection de conscience pour le médecin. Et dans ce cadre strict, permettre une aide active à mourir.

François Hollande reste opposé aux mères porteuses. Pourquoi ?
Car il y a marchandisation du corps, je ne vois pas comment on peut l’éviter, donc on ne le permet pas. La frontière, là, est franchie.

Mais reconnaissez-vous les enfants, nés à partir d’une gestation pour autrui (GPA) ?
Le sujet est difficile, car il s’agit de situations complexes. Il faudra un débat qui permette de trouver une réponse juridique sans pour autant constituer une incitation à la GPA. »
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   05.04.12 16:22

Mme Marisol Touraine,vous êtes aussi floue que Jean Léonetti et moins intelligente que lui.
Quelle foutaise,la politique française !
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   16.05.12 13:59

Elle va être Ministre des Affaires Sociales et de la Santé
çà promet..
Elle semble être inexpérimentée !
Donc la légalisation de la proposition 21 n'aura pas lieu
c'est mon avis perso..on va voir si je me trompe ou pas...
Raz-le-bol.Foutaise tout çà.
Elle avait la possibilité,pendant la campagne du candidat F.H.de développer la proposition 21 et/ou de proposer déjà un cadre juridique,et de dévoiler les réactions du personnel soignant...
Rien de tout çà.Elle a joué sur les mots euthanasie,mourir dans la dignité,suicide assisté comme une gamine...
Ils attendent peut-être d'avoir la majorité parlementaire..Mais est-on certain qu'ils passeront des paroles aux actes,même avec la majorité parlementaire?
On peut en douter...
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   12.07.12 19:13

Mme la Ministre de la Santé et des Affaires Sociales aurait-elle par hasard quelques petits trous de mémoire?
On a l'impression qu'il n'y a plus de fin de vie !
Serait-on devenu immortel ?
l'Assemblée Nationale a la majorité(donc tout roule tout baigne),le Sénat "pond" des propositions de loi sur..sur...l'euthanasie ou le suicide assisté ou la mort dans la dignité ou les soins palliatifs ou..je ne sais plus quel mot employer puisqu'on a l'art de jouer des valses de mots tragico-comiques sur ce sujet..
alors où est le problème???Il y a un problème,mais où donc se cache-t-il?Si on le cache,c'est qu'il doit être énorme !on arrive à le cacher,même si çà crève les yeux !...
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   28.08.12 13:06

Je parie que Marisol Touraine va démissionner ... ... ...Elle ne pourra pas remettre d'aplomb la Sécurité Sociale....
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   25.02.13 18:24


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Marisol Touraine ne convainc pas les médecins

Edité par Anna Benjamin
le 25 février 2013 à 12h54
, mis à jour le 25 février 2013 à 17h15.


Temps de lecture
3min

Crédits :AFP

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marisol touraine , médecin , ps



Politique

Avec
une cote de confiance à 34%, la ministre de la Santé a perdu 18 points
de crédit chez les médecins libéraux, selon un sondage réalisé par
l'IFOP pour le Quotidien du Médecin.



Marisol Touraine ne convainc pas. Après neuf mois au gouvernement, la ministre de la Santé a perdu 18 points de crédit chez les médecins libéraux, généralistes et surtout spécialistes, selon un sondage réalisé par l'IFOP pour le Quotidien du Médecin.
Avec une confiance à 34 %, contre 52% en juin 2012, les mécontents ont
pris le pas sur les soutiens. La proportion de ceux qui ne lui font pas
confiance est montée à 54% contre 42% lors du précédent sondage.

La déception est particulièrement visible chez
les spécialistes : 31 % accordent aujourd'hui leur confiance à Marisol
Touraine. Ils étaient 61 % en juin, soit une baisse de 30 points,
indique Le Quotidien. Autres médecins qui déchantent : les
médecins de campagne. Avec une cote de confiance à 35 %, la ministre
perd 28 points, avec une chute de confiance de 28 points. A Paris, les
médecins ne sont plus que 27 % à soutenir Marisol Touraine, contre 43 %
il y a neuf mois. Chez les généralistes, la chute est moins rude : de
47 %, les confiants passent à 36 %.
Les jeunes soutiennent davantage Touraine
À
l'arrivée de la ministre au gouvernement, l'âge des médecins ne
semblait pas déterminant dans le niveau de confiance qu'ils lui
accordaient. C'est désormais le cas. Dans la profession, plus on est
jeune, plus on soutient la ministre : 44 % des moins de 45 ans lui font
confiance, 36 % des 45-59 ans, 28 % des 60 ans et plus.
Depuis 10 ans, deux ministres de la Santé seulement ont fait moins bien rappelle le Quotidien
: Philippe Douste-Blazy en 2005 et Roselyne Bachelot en 2010. La courbe
de confiance de Marisol Touraine semble suivre celle de François
Hollande, qui baisse depuis quelques mois.
Depuis
sa nomination au ministère, Marisol Touraine a été confrontée à
plusieurs dossiers délicats. Fin 2012 a eu lieu un mouvement de
protestation, entraînant grèves et manifestations, de certains médecins
libéraux mécontents de l'accord de fin octobre limitant les dépassements
d'honoraires. Elle a eu à gérer également les délicats dossiers des
pilules de 3e et 4e génération et du traitement anti-acné Diane 35,
souvent prescrit comme contraceptif.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   11.05.13 13:35

Marisol Touraine,à la porte !

On ne doit pas avoir un semblant de bégaiement quand on est ministre

Déjà que le Président de la République Française joue sur le "ni oui,ni non"....

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MessageSujet: Le fils de Marisol Touraine en prison   10.09.13 13:17

Le fils de Marisol Touraine incarcéré à La Santé
Le Point.fr - Publié le 10/09/2013 à 12:16
Le jeune homme a été condamné à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration. La ministre n'a pas souhaité commenter cette "épreuve familiale".


Le fils de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a été incarcéré début septembre à la maison d'arrêt de La Santé à Paris, rapporte mardi Le Parisien, en vertu de sa condamnation, mi-mars, à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration. Contacté par l'AFP, l'entourage de la ministre a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter cette "épreuve familiale".
Selon une source judiciaire, Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, fils de Mme Touraine, a bien été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, son complice étant lui condamné à deux ans et demi d'emprisonnement. En mai 2011, les deux jeunes hommes s'étaient introduits dans l'appartement d'une femme de 59 ans situé dans le 13e arrondissement de Paris, dans le même immeuble que celui qu'occupe Mme Touraine.

Passibles des assises
Menaçant la victime d'une arme de poing factice, ils l'avaient alors contrainte à leur remettre sa carte bleue et à leur communiquer le code. M. Reveyrand de Menthon descendait alors dans la rue pour effectuer un retrait sur un distributeur de billets, mais n'y parvenait pas, la victime s'étant trompée dans le code, sous le coup de l'émotion. Il était néanmoins filmé par une caméra de surveillance de l'agence bancaire, ce qui devait permettre son identification et son interpellation. La victime remettait finalement aux deux agresseurs 990 euros en espèces qu'elle détenait chez elle, avant qu'ils ne prennent la fuite.
Passibles des assises, les deux jeunes hommes ont finalement été jugés devant un tribunal correctionnel, procédure dite de correctionnalisation qui nécessite l'accord de la victime et permet souvent de raccourcir les délais de jugement. Outre la peine d'emprisonnement, les deux agresseurs ont été condamnés solidairement à verser 3 000 euros à la victime au titre du préjudice moral, ainsi qu'à lui restituer les 990 euros.
À ce jour, la victime n'a rien reçu de ses agresseurs, a indiqué à l'AFP Me Emmanuel Raskin, son avocat. Selon Le Parisien, Mme Touraine a adressé à la victime une lettre d'excuses après la condamnation de son fils, qui n'a pas fait appel du jugement.
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MessageSujet: Marisol Touraine sans Ministère de la Santé ?   02.04.14 11:41

Affaires sociales : Touraine, la ministre qui n'a voulu fâcher personne
Home ECONOMIE Conjoncture
Par Guillaume Guichard
Publié  le 01/04/2014 à 17:58


Marisol Touraine assume une «politique de gauche réformiste et modernisatrice».

Réforme des retraites, dépassements d'honoraires, maîtrise des dépenses sociales… après deux ans au ministère des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine présente un bilan chargé.

L'avenir de Marisol Touraine est en suspens, comme celui de tous les caciques du PS qui prétendent à un maroquin dans le nouveau gouvernement. Mais l'ex-ministre des Affaires sociales et de la Santé de Jean-Marc Ayrault peut faire valoir son bilan économique, très «social libéral», auprès de Manuel Valls et de François Hollande. La ligne de son action a été claire. «C'est une politique de gauche réformiste et modernisatrice que j'assume parce qu'elle est la condition du succès. C'est le socialisme de l'offre», expliquait-elle, avant le virage pris en début d'année par le président de la République, en mai 2013 dans une interview au Figaro . Son premier chantier fut la réduction du déficit de la Sécurité sociale. De 13,3 milliards d'euros en 2012, le trou du régime général a été réduit à 12,5 milliards en 2013. L'objectif pour 2014 a été fixé à 9,6 milliards.

Une réforme des retraites insuffisante

Auprès du grand public, si un dossier a marqué le passage de Marisol Touraine avenue Duquesne, c'est celui de la réforme des retraites, menée en 2013. Sur ce point, le bilan financier n'est pas des meilleurs. Pour ne pas brusquer les fonctionnaires, le gouvernement ne s'est attaché qu'à réduire le déficit des retraites du privé, soit 7 milliards d'euros à horizon 2020, alors que le déficit global du système sera presque trois fois plus important (20 milliards d'euros). Elle a également -c'était le volet social de la réforme- imaginé la création du «compte pénibilité». Ce dispositif permettra de décompter les tâches pénibles des salariés pour qu'ils puissent partir jusqu'à deux ans plus tôt à la retraite. Les syndicats applaudissent, le patronat dénonce une très coûteuse «usine à gaz».

Et puis il y a la santé. Ce n'est pas le domaine où Marisol Touraine, spécialiste des retraites du groupe PS à l'Assemblée durant ses années d'opposition, avait le plus d'expérience en s'installant à son poste. Elle a tenté de réaliser les promesses du candidat Hollande. À savoir, pour commencer, lutter contre les dépassements d'honoraires. À l'issue d'une négociation tellement chaotique que la ministre s'en est trouvé fragilisée, les médecins ont accepté en octobre 2012 de signer un accord visant à limiter leurs tarifs libres. En 2013, le taux moyen des dépassements a baissé de… 0,5 %.

Chantier ouvert pour son successeur

Autre chantier lancé par l'ex-ministre de la Santé, la lutte contre les déserts médicaux. Marisol Touraine se prévaut de la multiplication des maisons de santé pluridisciplinaires sur le territoire. Mais ces projets étaient lancés depuis des années. L'autre mesure phare, la rémunération minimale offerte aux jeunes médecins pour les inciter à visser leur plaque dans les zones «sous-dotées», a été bien souvent attribuée à des praticiens déjà installés! Quant à la stratégie nationale de santé, qui doit déboucher sur une grande loi santé d'ici l'été, elle reste au stade de l'ébauche. Quelques priorités -généralisation du tiers payant chez les médecins, parcours de soins, etc.- sont connues, mais la manière de les concrétiser restent à préciser. Bref, le chantier reste grand ouvert pour son successeur.


« Malgré des confrontations fortes, nous ne souhaitons pas son départ »
Jean-Loup Durousset
Pour les médecins, Marisol Touraine n'aura pas été la pire des ministres de la Santé. À 25 % de cote de confiance d'après le dernier sondage du Quotidien du médecin, elle s'inscrit juste au-dessus de Roselyne Bachelot (2007-2010), qui a laissé un très mauvais souvenir à la profession, et bien au-dessus de Philippe Douste-Blazy, qui a chuté à 15 % (2004-2005). «Elle se débrouille pas mal», aimait à répéter Michel Chassang, l'ex-président de la CSMF, principal syndicat médical. «Malgré des confrontations fortes, nous ne souhaitons pas son départ», a confié fin mars le président de la Fédération des cliniques (FHP), Jean-Loup Durousset, au Quotidien du médecin.

Le successeur de Marisol Touraine, qui a disparu des écrans radars depuis plusieurs mois, n'aura pas la tâche facile. Pour réaliser les 50 milliards d'économies d'ici 2017 promis par François Hollande, il va falloir s'attaquer aux dépenses de santé. Et notamment à l'hôpital, relativement épargné depuis 2012. Mais le président a indiqué le 31 mars dans son allocution télévisée que la Sécurité sociale, en priorité la santé, serait l'un des objectifs du gouvernement Valls. Alors…
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 11:50

Le Généraliste.fr

Remaniement.Ces quatre urgences de santé qui attendent le gouvernement Valls

31.03.2014

Remaniement - Ces quatre urgences de santé qui attendent le gouvernement Valls-1

Après la démission du gouvernement Ayrault, le sort d’un certain nombre de dossiers santé demeurent en supens. Et, que Marisol Touraine reste avenue de Ségur ou qu’elle soit remplacée, la question se pose bien sûr de savoir à quel rythme le nouveau gouvernement de Manuel Valls souhaitera les traiter. Dans son allocution télévisée de lundi soir, François Hollande lui a confié sa feuille de route. Il a promis "une diminution des impôts des Français" d'ici à 2017 et "une baisse rapide des cotisations" des salariés. Parmi les dossiers qui lui tiennent à cœur, il a assuré que "la sécurité sociale avec priorité donnée à la santé" serait un des trois piliers de son nouveau "pacte de solidarité". Mais il n’est pas rentré dans le détail sur les chantiers déjà ouverts dans le domaine de la santé. Il y en a quatre qui attendent pourtant des développements dans les semaines ou les mois à venir.

A commencer par la future loi de santé publique attendue pour cet été pour décliner la Stratégie Nationale de Santé. Le cap est fixée puisqu’il s’agit d’améliorer le parcours de soins et l'accès aux soins, de renforcer le rôle du médecin traitant, de "décloisonner" les relations entre la ville et l'hôpital en "déhospitalisant", de développer la prévention et de renforcer les droits des malades. Mais la déclinaison concrète reste encore un peu floue, même si les pouvoirs publics devraient a priori s’inspirer de dispositifs de type PAERPA et mettre le cap sur la rémunération du tracvail d’équipe et de la coordination des soins. Sur ce dernier dossier, les négociations devaient démarrer le 4 avril. Finalement, elles ne s’ouvriront que le 10. Mais Marisol Touraine a insisté pour qu’un accord soit trouvé cet été.

Autre chantier lancé : l’accès aux soins. Un chef de projet a été nommé, chargé de mettre en place la généralisation du tiers payant par étape : dès cette année pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé (ACS) et d'ici 2017 pour tous les Français. Parallèlement, la lutte contre les dépassements excessifs a produit de tous premiers, mais timides résultats. Mais reste pour le prochain ministre de la Santé à transformer l’essai en poussant les complémentaires à mieux prendre en charge dans le cadre du Contrat d’accès aux soins (CAS), nouveau secteur à dépassements modérés auxquels près de 10 000 médecins ont adhéré.

Autre réforme emblématique : la fin de vie. Après deux ans de réflexions et rapport en tous genres, on attend pour le mois de mai le rapport de synthèse du président du CCNE, le Pr Jean-Claude Ameisen. Entre temps, il faudra attendre la décision du Conseil d’Etat sur l’affaire Lambert. Le gouvernement devait présenter un texte d'ici l'été. Sur ce dossier, les attentes sont fortes à gauche d’une réforme qui irait plus loin que la loi Léonetti en autorisant peu ou prou l’euthanasie. En même temps, le nouveau gouvernement pourrait tenter de calmer le jeu, après le battage qui a accompagné le mariage homo.

Reste un serpent de mer, souvent reporté car il coûte cher : la dépendance. Le projet de loi sur l'autonomie des personnes âgées, centré sur le maintien à domicile, devait être présenté en conseil des ministres le 9 avril, mais vu les échénaces politiques, cela sera sans doute reporté. Il devait être ensuite voté d'ici fin 2014, pour entrer en vigueur en 2015. Un second texte sera consacré à la prise en charge des personnes âgées dépendantes en établissements. Mais déjà, sur le premier texte, le Conseil Economique et Social a trouvé qu’il ne dégageait pas assez de moyens.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 11:55

A un moment,il était question qu'elle soit remplacée ( ou alors je divague ! ! ! ).
Marisol Touraine est floue.Elle est hésitante quand elle s'exprime .
Elle l'est aussi dans ses idées ???
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 12:17

Mon interprétation perso=
Christiane Taubira reste ministre de la Justice
Marisol Touraine reste ministre de la Santé
ce qui signifie que François Hollande est déterminé dans ses engagements de candidat ?
Le problème de F.H.étant son incapacité à dire ou à écrire les mots mort, euthanasie, suicide assisté.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 12:25


Affaires sociales et santé : Marisol Touraine reste en place

Par Vincent Collen | 02/04 | 11:20 | mis à jour à 12:06


Marisol Touraine, 55 ans, conserve le périmètre actuel de son portefeuille, qui comprend la santé, la famille, les personnes âgées et le handicap.


Marisol Touraine reste à son poste : elle est nommée ministre des Affaires sociales du gouvernement de Manuel Valls. Elle conserve donc son portefeuille actuel, avec le même périmètre : la santé, la famille, les personnes âgées, le handicap feront toujours partie de son champ d’action. Reste à savoir quels secrétaires d’Etat lui seront rattachés - les nominations sont attendues pour la semaine prochaine. Y aura-t-il un secrétaire d’Etat à la Santé ? La question s’était posée en 2012, mais Marisol Touraine avait finalement piloté directement ces sujets.

Réforme du système de santé


Elue d’Indre-et-Loire, 55 ans, Marisol Touraine mènera donc à bien, en direct ou avec un secrétaire d’Etat, la réforme du système de santé que ses équipes préparent depuis l’an dernier. Cette « stratégie nationale de santé », dont les grandes lignes ont été dévoilées l’an dernier, doit faire l’objet d’une loi. Annoncée initialement pour cet été, elle ne devrait finalement pas être votée avant la fin de l’année, voire au début de l’année prochaine, dit-on au sein du gouvernement.


Autre réforme annoncée, celle de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Présentée par Jean-Marc Ayrault en février, elle fait elle aussi l’objet d’un projet de loi. Ce texte devait être présenté en Conseil des ministres la semaine prochaine, mais le calendrier pourrait être modifié.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 14:13

Source Libération Politique

"12h40. Marisol Touraine (photo AFP), nommée ministre des Affaires sociales, reste en charge de la Santé, indique son entourage. La santé «est bien dans le périmètre» du ministère qui «reste inchangé», même si le terme a disparu de l’intitulé. Le ministère n’a pas indiqué si la Santé bénéficierait d’un ou une secrétaire d’Etat.".
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   02.04.14 14:24

En tout cas,Delaunay a dégagé,ouf !celle-là,quand elle s'exprime,on dirait qu'elle est sous psychotropes.Si mon diagnostic est sévère,il est véridique !ou alors,elle se saoûle.Il suffit de la voir et de l'écouter sur YouTube.
 
Hollande avec Delaunay, ....rigolo à imaginer, non ? 
çà sort de mon cortex,je n'ai copié l'idée nulle part !


Dernière édition par Admin le 10.04.14 19:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   03.04.14 10:57

"Enfin, un autre moment de flottement a émaillé cette journée de nomination et de passation: la Santé ne fait pas partie de l’intitulé du portefeuille de Marisol Touraine aux Affaires sociales. La question a trouvé réponse à  mi-journée et la Santé est bien comprise dans son périmètre".

http://www.bfmtv.com/politique/remaniement-nouveau-gouvernement-premiers-couacs-746699.html
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   03.04.14 11:52

Mais où est passé le ministère de la Santé ?

Posté par: Rédaction dans Général, Santé 03/04/2014 0 279 vu(s)



Après l’annonce du nouveau gouvernement hier, une interrogation demeure. Si Marisol Touraine conserve son poste au ministère des Affaires sociales, qu’est devenue la Santé ? Le ministère de la Santé et des Affaires Sociales n’est désormais plus que le ministère des Affaires sociales, une amputation surprenante et mal perçue par les professionnels.

Manuel Vals, le nouveau Premier ministre a souhaité un gouvernement resserré. Beaucoup d’anciens ministres sont ainsi passés à la trappe, ce qui n’est toutefois pas le cas de Marisol Touraine qui conserve le ministère des affaires Sociales. Mais, si la ministre reste en place, la Santé a quant à elle disparu de l’intitulé de son poste. Alors, si dans les faits, Marisol Touraine continuera de s’occuper des questions de santé, la disparition du terme est un signe mal perçu de la profession.

Dans un communiqué, le Conseil de l’Ordre des médecins a immédiatement réagit hier. “L’objectif d’amélioration de la qualité du système de soins ne peut se réaliser sans l’existence d’un ministère de la Santé de plein exercice“, indique-t-il précisant attendre “la réparation de cet oubli“. De même, l’ISNI, principal syndicat d’internes, a également fait part de son mécontentement. “La santé , priorité selon le Président de la République, n’a même pas le droit à un ministère de la Santé“, tweetait hier son porte-parole, Mickael Benzaqui.

Un secrétaire d’Etat ?

Au-delà de la disparition du terme “santé” de l’intitulé du poste, d’autres déplorent le maintien de Marisol Touraine à son poste. C’est notamment le cas de la Fédération des médecins de France, qui commentait dans un communiqué hier que “le maintien de Marisol Touraine tient sans doute plus à la solidarité gouvernementale dont elle a fait preuve plutôt qu’à son bilan où l’immobilisme était en marche et le dogmatisme constamment présent“.

Maintenant, la Santé fera vraisemblablement l’objet d’un secrétariat d’Etat. Selon Nathalie Schuck, journaliste au Parisien, Aquilino Morelle, un proche de Hollande et Valls, conseiller à l’Elysée, pourrait occuper le poste.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   03.04.14 11:53

une amputation surprenante et mal perçue par les professionnels.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   09.04.14 17:11

Laurence Rossignol nommée secrétaire d'Etat à la Famille et aux Personnes âgées
Ségolène Neuville, secretaire d'Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   09.04.14 17:12

PORTRAIT
Fille du sociologue, cette ministre PS, proche de DSK et de la deuxième gauche, tient avec sérieux les Affaires sociales et la Santé.



Eté sans nuages. Certes un peu de canicule, mais Marisol Touraine est une pro. Et elle a su éviter les coups de chaud.
Marisol, quel joli prénom ! Mais pourtant, allez savoir pourquoi, notre nouvelle ministre des Affaires sociales et de la Santé agace. A peine nommée, elle a fait l’objet de méchantes rumeurs. Elle aurait ainsi imposé de détruire des murs pour bénéficier d’un plus grand bureau, puis aurait renvoyé quatre membres de son cabinet (en fait une seule est partie). Elle serait hautaine, distante, cassante, et surtout «techno». C’est ainsi, Marisol Touraine a beau avoir un profil irréprochable - normalienne, agrégée, conseillère d’Etat et bonne connaisseuse des dossiers -, elle crispe. Dans son bureau du ministère, elle en sourit. «Ah oui, j’oubliais, je suis glaciale.» Ce matin-là, le rouge est de sortie. Dans ses habits, tout est rouge ou presque, dont une bague en forme de gros pétale. «J’aime bien cette couleur.»«C’est sa façon cocasse de s’habiller, raconte sa meilleure amie, Françoise Benhamou, une économiste. Un mélange de rétro et de moderne, mais avec toujours une foule de couleurs. Et en cela, elle n’a pas changé. Quand nous nous sommes rencontrées à Normale Sup, je faisais les répétitions pour l’agreg, elle est arrivée comme ça. Ça surprenait.»
Trente ans plus tard, voilà Marisol Touraine ministre, avec un énorme domaine d’action, et trois ministres déléguées, toutes au féminin. Elle est détendue, contente d’être là. Et nullement mal à l’aise. «Au début, j’ai eu un peu peur. Je me disais : "Serai-je à la hauteur ?"»
Etre à la hauteur, ce doit être la question qui la poursuit depuis l’enfance. Etre à la hauteur de son père, le grand sociologue Alain Touraine ? Etre à la hauteur de sa mère, une Chilienne, dentiste de formation, mais surtout une personnalité vivante, chaleureuse, pleine de vie ? «Pour Marisol, les choses se méritent, et se gagnent en travaillant», insiste sa grande amie. Elle le sait, et en est sûrement fière : «Mon père, oui je crois, est très heureux que je sois ministre.»
Marisol Touraine a donc choisi d’être sérieuse. Quand on lui demande si elle a toujours été bonne élève, elle a cette jolie réponse : «Je le crains.» Mais avait-elle le choix ? Dans sa famille, on travaille. «Il y avait des livres partout. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas voulu faire une carrière universitaire, c’est que le travail de mon père renvoyait un sentiment de très forte exigence… Enfant, je n’étais pas très à l’aise, j’étais timide, je me réfugiais dans les livres. Mais nous avons eu une enfance heureuse, et tous les ans, l’été, on allait au Chili.»
11 septembre 1973, coup d’Etat et mort de Salvador Allende : elle a tout juste 14 ans. Son père reste à Santiago où il va vivre les premiers moments de la dictature. «Ma mère avait une propension au bonheur incroyable», se rappelle Marisol Touraine. «Mais pendant des années, on n’a plus été au Chili.» Est-ce pour cela qu’elle se met très tôt à militer ? «J’ai voulu entrer au PS en 1974, mais la femme qui m’a reçue m’a dissuadée, en me disant que j’allais m’y ennuyer.» Bac, classes prépas, reçue aussitôt à Normale, Ulm bien sûr, puis l’agrégation de sciences économiques, également Sciences-Po et Harvard. Bonne élève, on vous dit. Et de gauche, bien sûr. Mais de la deuxième gauche, celle de Rocard, puis celle de Strauss-Kahn. «Mais je n’ai jamais fait partie de la garde rapprochée de DSK, se défend-elle, ce n’était pas mon monde.» Puis, se reprend : «Je ne dis pas que l’on ne peut pas avoir de l’argent et être de gauche, mais ce n’était pas mon histoire. Ce qui est vrai, c’est que j’aime pas trop l’ostentation.»
Au Parti socialiste, Marisol Touraine est plutôt appréciée. «Lionel Jospin a toujours été très correct avec moi. Quand j’ai voulu être élue et que je cherchais une circonscription, il m’a proposé l’Indre-et-Loire.» Marisol Touraine creuse son sillon. Elle laisse tomber les sujets de défense pour les sujets sociaux. «Quand elle décide quelque chose, elle le fait à fond», détaille son amie. Elle épouse un diplomate. Et décide de faire des enfants : trois de suite, c’est ainsi, et son mari, diplomate, a la gentillesse de ne pas accepter de poste à l’étranger, le temps que les trois enfants grandissent. Depuis six ans, cela a changé : son mari est ambassadeur, d’abord au Mali, puis aujourd’hui au Tchad.
Marisol, elle, reste à Paris. Femme de marin ou d’ambassadeur, ce n’est pas son truc. Arrive l’élection présidentielle, et bien sûr «l’entracte» du Sofitel. «Stupéfiée, évidemment, mais aussi très vite en fureur.» Et elle l’est toujours. «L’univers de DSK, je ne le connaissais pas, j’étais venue sur une base politique. Quand j’ai appris le Sofitel, j’étais furieuse. Je trouvais incroyable qu’il n’ait pas pu se tenir.» Pas un mot de plus. Et maintenant ? «J’ai tourné la page : quelques jours, pour moi, c’était fini.» Avec son ami Pierre Moscovici, elle passe en quelques jours avec armes et bagages dans l’équipe de Hollande. «François Hollande m’a appelée, on a discuté et il m’a demandé de travailler avec lui.» Elle avoue : «J’ai fait sa campagne avec beaucoup de plaisir.» De fait, elle qui était plutôt discrète, réussit plutôt bien. Le dossier «retraites», elle le gère sans déraper. Et sur tous les sujets sociaux de la campagne, elle imprime son sérieux. Aucune surprise, donc, quand elle est nommée ministre.
C’est peut-être cela qui agace. Avec Marisol Touraine, il y a peu de surprises. Elle assure. Aux Affaires sociales et à la Santé, elle connaît les sujets. Elle est chez elle. Les hauts fonctionnaires autour d’elle ? «Ils sont courtois, ironise-t-elle, et certains sont très plastiques.» Elle vient de voir Holy Motors, le dernier film de Leos Carax : «J’en suis sorti bluffée. Dans la rue, en sortant, quelqu’un m’a abordée, et m’a dit : "Tenez bon sur les dépassements d’honoraires."» Pour la petite histoire, son unique frère, Philippe Touraine, est endocrinologue à la Pitié et il pratique, lui, des tarifs de consultation de 130 à 150 euros. Pas de commentaires. Marisol Touraine ne se départit pas de son rôle. C’est peut-être pour cela qu’elle ne provoque pas l’enthousiasme.«Je ne suis pas là pour cela, je suis là pour sauver notre système d’assurance maladie.» A Washington, lors du congrès sida, elle a été prise à partie par les activistes antisida sur la question de l’aide internationale, des tests rapides. Elle a répondu avec aisance, mais sans provoquer d’empathie. La drogue ? Réponse là aussi mesurée : «Aujourd’hui, on ne peut pas tenir un discours de banalisation. Est-ce que la sanction peut être de nature différente ? On peut en discuter.»
«Si vous allez dîner chez elle, il y a toujours trop à manger», lâche sa grande amie. Ouf, il y a donc un registre dans lequel Marisol Touraine ne contrôle pas tout.


Dernière édition par Admin le 06.07.14 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   09.04.14 17:32

J'en déduis personnellement que la légalisation de la proposition 21 de François Hollande n'aura pas lieu,
des " bonnes femmes " étant incapables, selon moi, de gérer cette affaire

J'en déduis aussi que tout ceci a été programmé par François Hollande et le Parti Socialiste bien avant le 06 mai 2012.

Ce n'est que mon interprétation perso.

François Hollande a fait son "mariage pour tous" dans le but conscient et volontaire de diviser le pays
afin de pouvoir enterrer la légalisation de la mort dans la dignité

Ce ne sont pas des nazis...Les nazis agissent...

Est-ce mieux ou moins bien que les nazis ??? ??? ??? Je ne sais pas !

La mort dans la dignité est enterrée.Une certitude crève les yeux.Ils sont malades.Mais de quelle pathologie souffrent-ils ??? ??? ???... ... ...
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   09.04.14 17:40

Je choisis bien le titre de mes sujets !

le " cas " Marisol Touraine ,une malade qui s'ignore ?????
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   09.04.14 20:14

Si, l'euthanasie sera économique et clandestine

MAUDITS soient tous ceux qui se sont opposés à l'ébauche de la loi de janvier 2011.
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   10.04.14 18:29

Le plan d’économies de Manuel Valls effraie les hôpitaux publics et privés
Comptes sociaux La Sécurité sociale devra réaliser 20 milliards d'économies sur trois ans La Sécurité sociale devra réaliser 20 milliards d'économies sur trois ans Fabien Piliu | 10/04/2014, 15:45 - 921 mots Le gouvernement a décidé un plan d'économies de 50 milliards d’euros sur trois ans. l'effort de la Sécurité sociale sera de 20 milliards d'euros. Pour tenter d’inspirer – et dans le meilleur des cas - de contrôler l’action du gouvernement, la Fédération hospitalière de France (FHF) présente un vaste plan de réformes structurelles. La Fédération hospitalière privée (FHP) se met également à la disposition du gouvernement.
sur le même sujet« L'hospitalisation privée est en danger ! » (Jean-Loup Durousset)
"Nous pouvons optimiser nos dépenses dans le secteur de l'hôpital"
Les hôpitaux privés tirent la sonnette d’alarme et entrent en résistance


Dans le collimateur de Manuel Valls comme tous les autres acteurs de la santé, l'hôpital public redoute l'impact du nouveau plan d'économies imposé par le nouveau Premier ministre. Sur les 50 milliards d'euros d'économies prévues par Matignon, 20 milliards devront être réalisées par le secteur de la Santé. Pour tenter d'inspirer - et dans le meilleur des cas - de contrôler l'action du gouvernement, la Fédération hospitalière de France (FHF) présente un vaste plan de réformes structurelles qui doit permettre au secteur d'économiser 5 milliards d'euros sur cinq ans.

Mais pour Gérard Vincent, délégué général de la FHF, il sera difficile d'atteindre ces objectifs :


" Ces économies doivent être murement pensées, réfléchies. Tous les ans, l'hôpital public fait déjà des efforts importants pour équilibrer ses comptes. En 2013, les dépenses ont été réduites de 650 millions d'euros. Cette année, ce sont 577 millions d'euros d'économies qui sont réclamées. Mais ces objectifs sont de plus en plus difficiles à atteindre"

Pour éviter la casse sociale et la dégradation du service public, la FHF a donc décidé de prendre les devants." Les réformes structurelles que nous réclamons ont un seul objectif : sauver l'essentiel, c'est-à-dire la capacité de l'hôpital public à soigner toujours mieux davantage de gens ", martèle Frédéric Valletoux, le président de la FHF.

Trois conditions requises

Pour que ce plan fonctionne, insiste la FHF, trois conditions sont requises. Il faut que " les efforts équitablement répartis entre les différents opérateurs de santé ", que ce plan soit élaboré " en concertation avec les professionnels concernés et les représentants des patients " et que le gouvernement renonce à la " méthode du rabot systématique qui consiste à répartir aveuglement les coupes budgétaires ", précise la Fédération.

Concrètement, la FHF plaide pour la mise en place de sept mesures. La première consiste à mettre en place une politique " déterminée " de lutte contre les actes et prescriptions inutiles. Selon plusieurs études et enquêtes, près de 30% du total des prescriptions en France apparaissent comme inutiles. Pour y parvenir, la Fédération réclame l'ouverture et la mise à disposition des données de l'assurance maladie pour repérer les anomalies de pratique et de réalisation d'actes inutiles. La FHF propose aussi de dédier le travail des médecins inspecteurs de l'assurance maladie à ces situations constatées ainsi que la mise à disposition des moyens de contrôle de l'Assurance Maladie aux Agences Régionales de Santé (ARS). Cette mesure permettrait d'économiser 2 milliards sur cinq ans selon la FHF. " Il serait inadmissible que l'on supprime des postes pour pouvoir continuer à financer des actes inutiles ", estime Frédéric Valletoux

Une permanence des soins assurée par tous ?

La FHF souhaite que les autorisations d'activités et d'équipements soient subordonnées aux seuls offreurs de soins engagés dans le service public. Dans le viseur ? Les cliniques privées très lucratives spécialisées dans une poignée d'actes médicaux. " Soyons clairs, il faut que la permanence des soins soit partagée par tous les acteurs, publics et privés ", estime Gérard Vincent. Cette mesure, toujours selon la FHF, permettrait une économie de 550 millions d'euros en cinq ans.

Rendre obligatoires les coopérations entre établissements à l'échelle des territoires et réguler la médecine de premier recours (500 millions d'euros d'économies sur cinq ans), accélérer le développement des pratiques médicales ambulatoires et à domicile (400 millions d'euros par an), moderniser les organisations de travail et soutenir les établissements de santé dans leurs efforts de maîtrise de la masse salariale (1 milliard sur cinq ans) sont également proposés.

Un choc de simplification est réclamé

La FHF réclame également une accélération du choc de simplification administrative afin de " restaurer les marges de manœuvre des acteurs de santé en supprimant la bureaucratie du système ". Avec cette mesure, ce sont 550 millions d'euros sur cinq ans, que la FHF compte économiser. " La production administrative est surréaliste ", regrette Frédéric Valletoux.

Exporter le savoir-faire français

Enfin, s'inspirant des rapports Gallois et Lauvergeon, la Fédération souhaite que le système de santé et hospitalier devienne un moteur de croissance et de développement économique à l'international pour augmenter les recettes de l'hôpital public. " Notre modèle d'organisation, notre excellence médicale peuvent être exportés. Chaque année, l'Allemagne engrange 1,5 milliard d'euros en exportant son savoir-faire dans le domaine de la santé ", avance Frédéric Valletoux qui plaide pour la création d'un label "Hôpitaux de France" pour lancer cette filière à l'export.

Les hôpitaux privés prêts à jouer le jeu, sous certaines conditions

Egalement dans le collimateur du gouvernement, la Fédération hospitalière privée (FHP) fait également preuve d'un certain volontarisme, comme le rappelle son président, Jean-Loup Durousset


« Notre secteur hospitalier a su se restructurer. Il est reconnu performant dans la prise en charge des patients, innovant, et efficient sur le plan économique. Il est créateur d'emplois. Nous sommes prêts à apporter notre contribution au pacte de responsabilité et de solidarité, pour autant que le gouvernement agisse en toute transparence à égalité de traitement entre acteurs hospitaliers. Sortons des défiances, des postures, des caricatures, a déclaré le Premier ministre. Je le prends au mot.»
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MessageSujet: Re: Marisol TOURAINE ... ...   10.04.14 18:33

Qu'est-ce que vous attendez pour revenir à l'injection du chlorure de potassium en fin de vie?çà coûte moins cher qu'un séjour ultime en soins palliatifs ...
Arrêtez de tourner autour du pot
vous êtes d'un ridicule plus qu'indigne
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Marisol TOURAINE ... ...
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