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 Le cannabis ...

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Féminin Messages : 18776

MessageSujet: Le cannabis ...   03.03.12 10:09

François Hollande se mure dans son silence à propos de la dépénalisation du cannabis
et je trouve cela plutôt louche,son silence...
Certains silences sont très parlants !

François Hollande est-il capable de tenir ses engagements ???

Voilà LE GRAND SUJET D'ACTUALITE,non pas le cannabis,mais la capacité de communiquer de Françcois Hollande... ... ...
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   07.03.12 19:52

Je ne prends pas de cannabis !

Mais dépénalisation du cannabis,mariage des homosexuels et légalisation de l'euthanasie iraient ensemble !

Est-il sérieux,François Hollande ?

Parfois j'ai des doutes !
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   08.03.12 15:36

Il aime les gens...
Il veut rassembler les Français...
Je ne le trouve pas moche physiquement...


Tout ceci est bien beau,mais cela ne suffit pas.

Alors????

Voter Mélenchon ou Le Pen au 1er tour????

Si N.S.est trop à droite,F.H.n'est pas assez à gauche,il me semblerait..

Il faudrait trouver le moyen de secouer François Hollande...
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   08.03.12 15:43

Ce n'est pas que je veuille goûter au cannabis !!!!
Je crains parfois que dans 5ans,on se retrouve dans la même situation
François Hollande président candidat présentera ses excuses en 2017 aux Français..
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   01.04.12 18:10

Eva Joly, en coureuse solitaire sur la légalisation du cannabis

Paris, le 30 janvier 2012.
Par MICHEL HENRY
Les sondages le disent: Eva Joly fait la course en solitaire, loin derrière le peloton. Avantage: elle peut parler de choses sérieuses. Inconvénient: personne ne l'écoute. Dommage, car certaines mesures méritent qu'on s'y arrête. Comme la légalisation du cannabis, qui permettrait de «saper l'économie parallèle à la base» et de lutter contre le trafic d'armes, a-t-elle expliqué le 23 mars. Selon la candidate EELV, une légalisation serait «un premier stade qui permettrait de régler beaucoup de problèmes dans nos cités de banlieue».

L'idée n'est pas idiote. Elle consiste à expérimenter un marché officiel, réglementé et surveillé du cannabis, pour casser le marché noir, source de violences. Le concept est porté par des gens crédibles, comme Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU, cinq anciens présidents d'Amérique latine, ou Daniel Vaillant (PS). Il se base sur un constat: la prohibition du cannabis est un échec. Malgré l'interdiction, la consommation ne faiblit pas, le trafic non plus, qui rend la vie impossible dans certaines cités, et enlève la vie de jeunes gens via des règlements de compte. Souvenons-nous de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis dans les années 1920: elle a été abandonnée car elle créait plus de problèmes qu'elle n'en résolvait. La situation est similaire aujourd'hui en France avec le cannabis.

«Droguez-vous...»
Cette question mérite d'être débattue. Mais, comme souvent dans cette campagne, les sujets sérieux sont balayés sous le tapis. «Raisonnement léger mais surtout pervers», a dénoncé Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy. «Totalement irresponsable et démagogique», a affirmé Éric Ciotti (UMP). Selon lui, «légaliser le cannabis reviendrait à dire aux Français: "Droguez-vous en toute tranquillité, vous ne risquez rien".»

Et le PS? Légaliser n'est pas une proposition du candidat, s'est empressé d'indiquer un porte-parole, Bruno Le Roux: «Ces idées ont été évoquées avec quelques différences par Daniel Vaillant dans un rapport fait il y a presque un an (...). Alors est-ce que c'est la seule, la bonne solution, il faut réfléchir.» François Rebsamen, chargé de la sécurité chez Hollande, «est en train de travailler à cette question à partir du rapport» Vaillant. Message du PS: renvoyons ceci à plus tard, comme toutes les questions sensibles.

D'autant que François Hollande est pour que «l'interdit demeure». Il est néanmoins porteur d'une avancée dans le domaine des drogues illégales, hors cannabis, qu'il a livrée presque en catimini: il soutient l'installation expérimentale de «salles de consommation», à Paris et Marseille, où les usagers de drogues par intraveineuse pourraient consommer dans des conditions d'hygiène acceptables.

Ces salles existent dans plusieurs pays européens, qui constatent grâce à elles un progrès en matière de santé publique. En France, elles sont tabou. L'UMP n'en veut pas. Le PS permettrait au contraire qu'on les essaye. C'est un début, dans un domaine, la gestion des drogues illégales, où la France souffre d'un grand retard.

Les candidats ignorent ce sujet auquel ils ne connaissent pas forcément grand chose. La campagne pourrait servir à améliorer leurs connaissances, et les nôtres. Dans un livre pragmatique qui vient de sortir, un avocat, Francis Caballero, explique comment légaliser le cannabis («Legalize it !», L'esprit frappeur, 10 euros). Les candidats peuvent s'y reporter, pour nourrir un débat. Mais qui en veut? Pas grand monde. Sauf Eva Joly, qui continue de courir, solitaire, derrière le peloton.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   16.04.12 19:14

Je serais pour la dépénalisation de toutes les drogues douces
c'est de l'hypocrisie tout çà !
Fumer un joint n'a jamais tué personne !

Parallèlement,il y a un abus des drogues légales,les psychotropes...

Quelle belle incohérence qui arrange tout le monde !
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   20.04.12 9:29

Cannabis : Hollande ne reprendra pas la proposition de son conseiller sécurité». Interrogé sur Europe 1 surla proposition de François Rebsamen, son conseiller sécurité, de sanctionner par une simple contravention la consommation de cannabis, le candidat PS déclare : «Cette proposition n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été avancée par Nicolas Sarkozy en 2007. Je ne la reprendrai pas pour des raisons qui tiennent à la nécessité de l'interdit, qui ne doit pas être affaibli». Et de poursuivre :«Je ne veux pas donner le moindre signal de renoncement à une dissuasion de la consommation de cannabis». François Hollande explique qu'il veut rester sur une logique pénale, «mais aussi une logique de soin».
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   06.06.12 11:47

Xavier Bertrand : "Si la gauche l'emporte, il y aura légalisation du cannabis"


Le Monde.fr avec AFP | 06.06.2012 à 11h34 • Mis à jour le 06.06.2012 à 11h34


Après les propos de Cécile Duflot, mardi 5 juin au matin, sur l'antenne de BFM TV, la polémique sur la légalisation du cannabis continue. Dans un entretien à Direct Matin publié mercredi 6 juin, la ministre de l'égalité des territoires et du logement assume ses déclarations de la veille : "En tant que secrétaire nationale, j'ai rappelé la position d'Europe Ecologie-Les Verts sur ce sujet, qui est connue de longue date. Je suis fidèle à mes convictions et loyale envers le gouvernement. " Sur son compte Twitter, elle écrit : "Je me demande quelle nouvelle polémique stupide l'UMP tendance lourdauds va tenter de créer pour la journée..."


Lire : Duflot défend la légalisation du cannabis, l'UMP dénonce une "cacophonie" gouvernementale

A droite, on juge "irresponsable" que Mme Duflot ait pu rouvrir ce débat sans être "vraiment démentie" par le gouvernement."Ces annonces sur la dépénalisation du cannabis, quand on sait les ravages sur la santé des jeunes en termes neurologiques, psychologiques !", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, mardi soir sur TF1.

"Si la gauche l'emporte [aux législatives], il y aura légalisation du cannabis, j'en suis persuadé", a estimé l'ancien ministre du travail Xavier Bertrand sur BFM TV. "Je suis en total désaccord [avec Mme Duflot]" a-t-il ajouté. "Si le Parti socialiste veut faire passer des réformes, il faudra bien qu'il marchande, qu'il négocie, et le prix à payer sera le débat sur la légalisation du cannabis", a-t-il argumenté.

"DÉSASTRE MORAL"

Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée et candidat aux législatives dans les Yvelines, a lancé sur LCI : "C'est vraiment un désastre moral, cette idée de légaliser le cannabis, les drogues douces, comme si elles étaient douces, comme s'il n'y avait pas de rapport entre drogues douces et drogues dures !". "Mais comment va-t-on élever nos enfants, si on continue de cette façon ?"

"Je sais, quand j'entends Mme Duflot, pourquoi j'ai soutenu Nicolas Sarkozy et pourquoi je ne voulais pas que cette gauche-là - celle de Mme Duflot et de quelques autres - soit au pouvoir", a insisté M. Guaino.

Cécile Duflot le 1er juin à Roubaix. | AFP/PHILIPPE HUGUEN

"PAS D'ÉVOLUTION SENSIBLE"

L'ancien ministre socialiste de l'intérieur Daniel Vaillant a souhaité sur France Inter un "débat" au sujet de la consommation de cannabis dans le pays, réaffirmant son intention de prendre des initiatives au Parlement en faveur du "cannabis thérapeutique".


"Il y a [en France] 13,5 millions [de gens] qui ont déjà fumé, plus de 4,5 millions qui fument annuellement (...) avec du cannabis daubé, frelaté souvent, et avec les trafics, l'économie parallèle et la violence qui en découlent", a-t-il relevé. "Est-ce que la lutte contre le cannabis est une réussite en France ? La réponse est non. La droite nous a mis dans l'échec... Ils sont mal placés pour venir parler du bilan", a-t-il ajouté. "Le débat, au contraire, doit être rouvert, a-t-il insisté, mais ce n'est pas dans les propositions du gouvernement. Il n'y aura donc pas d'évolution sensible sur cette question."



Sur iTélé, François Rebsamen, sénateur de la Côte-d'Or et maire (PS) de Dijon, a jugé que ce n'était "pas le moment" d'en parler, même si on ne fera pas "l'économie d'un débat" sur ce sujet, selon lui. Le président du groupe PS au Sénat maintient sa proposition d'une contravention : "Il y a 150 000 procédures lancées chaque année. Ça aboutit à une trentaine de milliers de condamnations, et 120 000 n'ont rien. Donc on peut, dans ce pays, en faisant semblant d'être répressif, avoir 120 000 fumeurs qui ne sont condamnés à rien." "Il faut être pragmatique sur ce sujet", a ajouté M. Rebsamen.

Le député PS de la Seine-Saint-Denis Claude Bartolone évoque sur France Info une "erreur de jeunesse gouvernementale" pour Mme Duflot. Il a admis cependant qu'il "y a un sujet, sur cette question du cannabis". "Mais c'est un sujet trop compliqué pour que ce soit abordé au travers d'une déclaration d'un ou une ministre, quelles que soient ses qualités".



Le député européen Daniel Cohn-Bendit, sur Europe 1, défend Mme Duflot : "C'est ni un pétard ni une boulette". "Est-ce qu'on veut des ministres hypocrites ?", s'agace-t-il, considérant que la question constitue un "vrai débat (...). Mais qu'on arrête d'en faire un grand problème politique !"


"Je trouve normal que Cécile Duflot soit une ministre ouverte, qui donne son opinion tout en disant que ce n'est pas la position du gouvernement", a-t-il ajouté. "S'il y a un projet de loi du gouvernement sur les drogues, alors là, après délibérations, il y a la solidarité gouvernementale, et (...) si vous n'êtes pas d'accord avec ce projet de loi, vous sortez du gouvernement. Mais là, il n'y a rien", a-t-il argumenté.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   06.06.12 12:04

Je veux goûter au cannabis bien sûr ! ! !

Au cannabis thérapeutique?heu,je ne pense pas en avoir besoin à l'heure actuelle,mais cela m'aurait peut-être aidée il y a très longtemps..

Alors donc F.H.manquerait d'autorité??? !!!....
ou alors il changerait simplement d'avis,ce qui ne m'étonne pas de lui!!!
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   06.06.12 14:32

Cannabis. Duflot ironise sur "l'UMP tendance lourdauds"
6 juin 2012 à 13h52 - Réagir à cet article
.


.Ce mercredi, Cécile Duflot, ministre du Logement, dont les propos en faveur d'une dépénalisation du cannabis ont provoqué des réactions indignées à droite, a ironisé sur une "polémique stupide" suscitée par "l'UMP tendance lourdauds".
Lire également
> Bertrand : "Si la gauche l'emporte, le cannabis sera légalisé"
> Cohn-Bendit : "Ni un pétard, ni une boulette"



"Je me demande quelle polémique stupide l'UMP tendance lourdauds va tenter de créer pour la journée... #carambaencoreraté", a écrit Cécile Duflot sur son compte Twitter.
Ce mercredi, les déclarations de la n°1 d'Europe Ecologie-Les Verts ont continué d'alimenter la polémique, à quatre jours du premier tour des législatives, la droite criant au "désastre moral", d'autres à gauche réclamant un débat sur le sujet.

"Faire baisser le trafic"


Sur BFMTV, Cécile Duflot a plaidé pour la dépénalisation du cannabis, rappelant que "c'est la position" de son mouvement depuis "très longtemps". "L'objectif est double : il est de faire baisser le trafic, de supprimer le trafic et la violence notamment, et d'avoir une politique de santé publique, a-t-elle fait valoir. Je sais que ce n'est pas la position du gouvernement, mais là, je suis la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts et je dis quelle est notre position".


N. A., avec l'AFP
Tags :Cécile DuflotcannabisTwitterdépénalisation du cannabisUMPlourdauds
Noël Mamère : "Lever un tabou"


"Il faut lever un tabou, on est là pour lever des tabous. Et pour lever des tabous, il n'y a pas de moments particuliers", a déclaré Noël Mamère, député-maire de Bègles, rappelant que lorsqu'il était candidat des Verts à la présidentielle en 2002, il avait été "le seul à proposer la légalisation contrôlée du cannabis".

"Qu'il y ait enfin un vrai débat !"
"Nos partenaires socialistes sont plus divisés sur la question", entre l'ex-ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, Daniel Vaillant, qui veut légaliser de façon contrôlée le cannabis, et l'actuel locataire de la place Beauvau, Manuel Valls, "qui campe sur des positions très répressives".
"Il va bien falloir qu'on sorte de cette contradiction et qu'il y ait enfin un vrai débat", a-t-il dit, jugeant la position de Cécile Duflot "conforme à celle des écologistes depuis plus de 30 ans".
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   06.06.12 14:45

Oui,soyons des citoyens et des politiciens à la fois intelligents et humains...
Levons le tabou du cannabis et levons aussi le tabou de l'EUTHANASIE..
On dirait qu'on a du mal à prononcer ou à écrire ce mot EUTHANASIE..Pas moi,en tout cas.C'est un joli mot qui sonne bien !
Un peu de cannabis quotidien pour tout le monde et plus personne ne réclamera l'accès à l'euthanasie je plaisante bien sûr !
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   07.06.12 18:35

Hollande : «Pas question» de changer de position sur le cannabis
7 juin 2012 à 17:57

François Hollande à l'Elysée, le 1er juin 2012 (Photo Bertrand Langlois. AFP)
- A + 11 TweeterEnvoyerAbonnez-vous

à partir de 1€
Après la polémique suscitée par les propos de Cécile Duflot, le président redit qu'il est hostile à la dépénalisation.
François Hollande a déclaré jeudi qu’il n'était «pas question» qu’il change de «position» sur la question de la dépénalisation du cannabis, à laquelle il est hostile, après la polémique suscitée par les propos de la ministre du Logement, Cécile Duflot.

«Il n’est pas question qu’il y ait d’autres positions que celles que j’ai présentées aux Français pendant la campagne présidentielle» sur ce sujet, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un point de presse à Dieudonne (Oise), consacré à l'éducation.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   07.06.12 18:38

Au moins,çà,c'est NET,CLAIR et PRECIS...à propos du cannabis !


HI
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   08.06.12 11:56

Cannabis thérapeutique : le retard français
Alexandre J. | Membre IACM


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A une semaine de la Marche mondiale du cannabis (célébrée comme chaque année dans 250 villes du monde, dont Paris, Marseille ou Colmar), et alors que le dossier du cannabis thérapeutique avance aux Etats-Unis et en Allemagne, Drogues news a proposé à l’Association internationale pour le cannabis médical de faire le point sur un débat largement ignoré en France.




Cannabis dans une pharmacie de Rotterdam en 2003 (Guido Benschop/Reuters)

Le 7 février 2009, la première patiente allemande a pu se procurer du cannabis médical en pharmacie, sur ordonnance, et sur autorisation spéciale de l’Institut fédéral des produits de santé (BfArM), équivalent allemand de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Sept autres patients, atteints de douleurs chroniques, de sclérose en plaques, du syndrome de tourette ou d’autres maladies graves, bénéficient également d’une telle autorisation et d’un accès à leur médicament en pharmacie. Le Dr Harald Hans Körner, procureur de Francfort et commentateur réputé de la loi sur les stupéfiants, a dore et déjà indiqué qu’il était nécessaire de simplifier la procédure de demande d’autorisation pour les patients.

Ce bouleversement de la médecine outre Rhin a été rendu possible grâce à un débat national actif depuis le début des années 90. L’Association internationale pour le cannabis médical (IACM), basée en Allemagne, et créée en 2000 par un groupe de médecins, de scientifiques et d’experts, a largement contribué au lancement de ce débat passionné.

Elle a notamment permis le partage des données scientifiques issues de la recherche fondamentale et clinique, et à faciliter le dialogue entre professionnels de la santé et patients. De fil en aiguille, la conscience médicale et collective a changé et aujourd’hui les patients allemands commencent à bénéficier de traitements actuellement inaccessible en France.

L’Allemagne n’est pas un cas unique, bien au contraire. Elle suit en effet la tendance, marquée dans les pays occidentaux, de dépénaliser l’usage médical du cannabis.

L’usage thérapeutique du cannabis en Amérique du Nord
Les années 2000 ont vu s’intensifier les recherches sur le cannabis, les cannabinoïdes et le système humain endocannabinoïdes. Leur nombre a plus que doublé dans les dix dernières années.

Une partie grandissante de la communauté médicale internationale accepte que le cannabis est un agent thérapeutique efficace pour le traitement d’une myriade de pathologies :

•nausées/vomissements
•douleurs
•glaucome
•épilepsie
•dépendances
•asthme
•hyperactivité
•maladie d’Alzheimer...
Dans certains pays comme les Etats-Unis, les gouvernements financent même la recherche fondamentale et clinique. Les Etats-Unis font en effet figure de pionniers.

Aujourd’hui, 13 Etats tolèrent le cannabis médical. En 1996, un referendum de l’Etat de Californie approuvait l’utilisation médicale du cannabis et de ses dérivés. Ensuite s’en est suivi une cascade d’affaires juridiques dans différents Etats, opposant juges d’Etat et fuges fédéraux, ce qui conduisit progressivement à l’assouplissement des lois dans les autres Etats :

•1998, Oregon, Washington, Alaska
•1999, Maine
•2000, Colorado, Hawaï, Nevada, Maryland
•2004, Vermont, Montana
•2006, Rhodes Island
•2008, Michigan
Cette tendance devrait se poursuivre, notamment en raison de l’accession aux responsabilités de l’administration Obama. En mars 2008, Obama avait déclaré à un journaliste :

« Je ne veux pas avoir un département de justice qui persécute et arrête des usagers de marijuana médicale. »

Cette nouvelle a été accueillie par un grand soulagement par les organisations de défense des malades.

A coté de son voisin pionnier, le Canada a naturellement suivi le mouvement. Au début des années 2000, un procès a opposé le gouvernement fédéral et un distributeur de cannabis à usage thérapeuthique. L’acquittement de l’accusé, par la cour fédérale de justice, a permis la création officielle du premier Centre compassion de Montréal. Celui-ci distribue maintenant depuis plusieurs années des variétés médicales de cannabis, du haschisch, ainsi que des produits préparés comme des biscuits, des gélules. (Voir la vidéo)



Reconnaissance de l’usage thérapeutique du cannabis en Europe
En Europe, la situation est complexe, puisque chaque pays dispose de ses propres lois régissant les stupéfiants, et donc le cannabis. Bien que les propriétés thérapeutiques soient de plus en plus établies, l’ONU n’a pas encore infléchi sa position quand au classement du cannabis comme stupéfiant ne présentant pas de propriété thérapeutique.

De ce fait, tous les pays européens, hormis les Pays Bas et l’Espagne, ont adopté une politique prohibitionniste interdisant non seulement l’usage, mais également l’importation et la culture du cannabis.

Aux Pays bas, bien que l’usage et la culture soient dépénalisés, le commerce reste réglementé. La politique hollandaise en matière de santé publique s’est orientée, depuis le début des années 2000, vers une volonté de distribuer du cannabis médical en pharmacie, sous l’autorité du ministère de la Santé (BMC).

Une gamme de produits a été développée par la société Bedrocan. Ces produits répondent à des normes pharmaceutiques strictes, notamment en termes de contrôle de bactéries, métaux lourds et pesticides.

Trois qualités sont disponibles depuis 2003, avec des teneurs en principes actifs THC et CBD titrées, connues et reproductibles. Elles sont distribuées sur ordonnance à tous les patients, sans distinction de nationalité (principe de non discrimination des malades). Les Pays Bas disposent en effet d’un droit d’exportation dans le cadre des accords européens.

La création des médicaments standardisés BedrocanBV (Bedrocan®, Bediol® et Bedrobinol®) permet dorénavant aux médecins européens de pouvoir prescrire à leurs patients. Ainsi, de nombreux pays ont compris l’opportunité de réglementer de nouveaux médicaments.

La Finlande a été le premier pays à importer les produits BedrocanBV, suivie de l’Italie et de l’Allemagne. Le Royaume Unis importe également à des fins de recherche. Une demande de mise sur le marché européen est également en cours pour permettre la libre circulation en Europe.

Quelles solutions pour les malades français ?
Dans ce contexte de changement qui s’accélère, la France semble être laissée sur place. D’une part la littérature scientifique et les publications françaises relatives au sujet du cannabis médical et des cannabinoïdes sont pratiquement inexistantes.

D’autre part, il est surprenant de constater l’absence de participation des scientifiques français aux congrès sur les cannabinoïdes. De toute évidence, la prohibition en France a parfaitement bien fonctionné. La France semble aujourd’hui éviter le débat national sur le cannabis médical. Mais pourquoi ?

Probablement à cause de la peur et du conditionnement collectif des dernières décennies. Les maladies, quelles qu’elles soient, ne connaissent pas de frontière, et les malades français disposent des mêmes droits de se soigner que les malades américains, canadiens, hollandais, espagnols ou allemands. En 2009, est-il encore concevable d’interdire aveuglément l’accès contrôlé au cannabis pour des malades souffrants qui en ont besoin ?

D’un point de vue légal, l’unique solution pour un patient est de demander une ATU (Autorisation temporaire d’utilisation) nominative au Directeur de l’Afssaps pour l’usage d’un médicament ne disposant pas d’autorisation de mise sur le marché.

Les démarches administratives, ainsi que l’issue incertaine des demandes, ont découragé les patients et les médecins : le nombre de ces demandes est en baisse constante depuis plusieurs années. Cela signifie t-il que les malades sont moins nombreux à avoir besoin de ces médicaments ?

En réalité, les patients ont dû rechercher d’autres solutions pour palier la prohibition. Certains, soutenus par leur médecin français ou étranger, ont pu disposer de prescriptions et ainsi ramener du cannabis médical hollandais à leurs risques et périls.

Les autres, pour des raisons également économiques, se sont tournés vers l’autoproduction, réaction humaine bien naturelle si l’on considère la liberté de se soigner comme un droit fondamental et inaliénable. On estime aujourd’hui à 200 000 le nombre de cultivateurs en France.

Alors que l’accès au cannabis médical évolue rapidement dans les pays occidentaux, la France n’a pas encore abordé un débat national pourtant nécessaire. Pourtant, les malades français disposent des mêmes droits fondamentaux que leurs concitoyens européens. Avec les changements rapides qui se produisent notamment en Allemagne, les patients français pourraient bien profiter bientôt d’un accès facilité outre Rhin.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   07.06.13 19:26

Ah,du changement
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   07.06.13 19:31

Marisol Touraine fait un premier pas vers le cannabis thérapeutique

LE MONDE | 01.03.2013 à 12h27 • Mis à jour le 07.06.2013 à 18h50
Par Laetitia Clavreul

C'est une mince avancée, mais un fort symbole. Le ministère de la santé étudie la modification d'un décret qui permettrait de lever l'interdiction de la commercialisation de tout médicament dérivé du cannabis. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pourrait alors évaluer le Sativex, et éventuellement donner son accord à la mise sur le marché de ce spray, disponible ailleurs en Europe, qui permet de soulager les douleurs et contractures sévères de certains patients atteints de sclérose en plaques. Pour la première fois, le cannabis est donc envisagé non plus seulement comme stupéfiant, mais aussi comme médicament.


"UNE PETITE VICTOIRE POUR LES MALADES"

"C'est une belle surprise même si le Sativex ne répond pas à tous les besoins, et une petite victoire pour les malades qui jusque-là avaient bien du mal à se faire entendre dans un débat très politique", se réjouit Fabienne Lopez. Elle préside Principe actif, association dont les membres cultivent du cannabis pour se soigner. "A 57 ans, je ne vais quand même pas aller en acheter dans la rue", confie cette femme atteinte d'un cancer.

"Un tabou est brisé. Cela pourra rendre service aux patients atteints de sclérose en plaques qui n'avaient pas accès au cannabis illégal. Mais les malades du VIH ou d'un cancer ne pourront toujours pas profiter des effets bénéfiques du cannabis, ou resteront dans l'illégalité", estime Pierre Chapard, président de Psychoactif, association d'usagers et ex-usagers de drogue, dont certains à usage thérapeutique. Le cannabis peut soulager les douleurs, atténuer le manque d'appétit des malades du sida ou réduire les nausées lors d'une chimiothérapie.

L'éventuelle autorisation du Sativex est une "excellente idée", juge Bertrand Lebeau, addictologue à l'hôpital de Montfermeil. La situation actuelle l'exaspère : alors que des patients qui consommaient déjà du cannabis en trouvent sans difficulté une fois malades, des personnes âgées lui disent vouloir en bénéficier, mais ne pas savoir comment s'en procurer et ne pas vouloir braver la loi.

PRESSÉE PAR BAYER

Quelques malades ont déjà pu bénéficier des effets du cannabis, par le biais d'une autorisation temporaire d'utilisation de l'ANSM, à titre nominatif et sur demande d'un médecin hospitalier, une fois tous les traitements autorisés essayés en vain. Mais "c'est très difficile à obtenir, arbitraire et chronophage", explique le Dr Lebeau. Depuis 2001, l'agence a reçu 150 demandes pour le Marinol, médicament à base de cannabis, une centaine d'autorisations ont été accordées. Elle en a reçu 50 pour le Sativex, mais jamais donné d'accord.

Son fabricant, Bayer, a fait deux demandes d'autorisation de mise sur le marché, qui ont été refusées. Alors que son médicament est autorisé au Royaume-Uni, il a fait un recours devant le Conseil d'Etat. Ce qui explique en bonne partie la réflexion lancée par le ministère.

Le sujet reste sensible. Dans le magazine Valeurs actuelles du 28 février, qui a révélé la démarche du ministère, Serge Lebigot, président de Parents contre la drogue, déplorait une "première étape vers la dépénalisation". En réponse, le ministère insiste sur "la plus ferme opposition" de Marisol Touraine à l'autorisation du joint récréatif. Et rappelle que des médicaments existent à base d'opiacés, donc de stupéfiants, dont l'utilisation est strictement encadrée.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   09.06.13 10:49


Le gouvernement autorise les médicaments à base de cannabis

Créé le 07-06-2013 à 19h36 - Mis à jour le 08-06-2013 à 10h57

Laura Thouny

Par Laura Thouny

Un décret paru ce jour jette les bases d'une éventuelle réglementation de l'usage thérapeutique de dérivés du cannabis en France.

Mots-clés : Cannabis, décret, médicaments, autorisation, ANSM, Sativex

Le médicament Sativex serait concerné au premier plan. (AP/SIPA)


Une première pierre vers la réglementation de l'usage thérapeutique de dérivés du cannabis en France. Selon un décret paru au Journal officiel ce vendredi 7 juin, le gouvernement autorise l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à examiner les demandes de mise sur le marché de médicaments à base de cannabis. Signé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre de la Santé Marisol Touraine, le texte entre en vigueur dès ce samedi.

Sont concernées les "opérations de fabrication, de transport, d'importation, d'exportation, de détention, d'offre, de cession, d'acquisition ou d'emploi relatives" aux "spécialités pharmaceutiques à base de cannabis ou ses dérivés".

"Dorénavant nous allons pouvoir étudier les dossiers des laboratoires qui souhaiteraient commercialiser en France des médicaments avec des dérivés cannabitiques", confirme l'ANSM, interrogée par le site d'information Street Press.

"Une première étape vers la dépénalisation" ?

L'objectif premier semblerait être d'autoriser le Sativex, un spray à base de dérivés du cannabis visant à soulager les patients atteints de sclérose en plaque. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait demandé à l'ANSM d'étudier ce dossier en février dernier. Mais pour qu'un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché puisse être déposé, il fallait d'abord modifier un décret interdisant l'utilisation des dérivés du cannabis à visée thérapeutique.

Produit par les laboratoires Bayer, le Sativex est notamment disponible aux Etats-Unis, en Suisse, ainsi qu'au Canada, où il est également utilisé dans le traitement de la douleur pour les personnes atteintes de cancer. De nombreuses études ont montré son efficacité pour traiter les douleurs musculaires.

En France, le Marinol, un autre dérivé du cannabis, pouvait déjà être délivré à des patients dans des conditions très encadrées. Depuis 2001, une centaine d'autorisations temporaires d'utilisation (ATU) ont ainsi été délivrées sur 150 demandes. Mais le Marinol est souvent considéré comme insuffisamment puissant par les utilisateurs. Des demandes avaient également été déposées pour le Sativex, mais elles avaient été refusées du fait de la législation.

Le cannabis et ses dérivés pourraient également soulager les effets secondaires d'une chimiothérapie (dont la perte d'appétit), les spasmes dus à la sclérose en plaques, ou encore le glaucome.

Les réactions promettent d'être houleuses. En février, lors de la demande de Marisol Touraine, le président de Parents contre la drogue Serge Lebigot déplorait ainsi "une première étape vers la dépénalisation" dans "Valeurs actuelles", quand bien même le ministère insistait sur sa "plus ferme opposition à la dépénalisation du cannabis".

L. T. - Le Nouvel Observateur
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Féminin Messages : 18776

MessageSujet: Re: Le cannabis ...   09.06.13 10:52

Si on supprime le Myolastan,il me faudra de temps en temps du cannabis et je ne plaisante pas du tout.
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Féminin Messages : 18776

MessageSujet: Re: Le cannabis ...   10.06.13 19:58

LEGALISER ou DEPENALISER ?

Les réactions se multiplient après les propos de Vincent Peillon sur le cannabis. Les hommes politiques se prononcent pour ou contre une "dépénalisation" ou une "légalisation", sans que la nuance soit établie entre les termes. Pourtant, les deux notions couvrent des réalités très différentes.

"Dépénaliser" signifie littéralement renoncer à punir pénalement l'usage d'un produit ou du moins baisser le niveau de l'infraction pour le consommateur. Cela ne signifie pas que tout est autorisé. Comme pour l'alcool, l'ivresse n'est pas un délit, mais l'ivresse publique et l'alcool au volant restent réprimés. Ainsi, le Portugal a dépénalisé l'usage de toutes les drogues en 2001, mais la consommation dans des lieux publics reste une infraction, qui peut conduire à une arrestation et des mesures de contrôle par la police. Le produit reste illégal, sa vente et son trafic demeurent des crimes.

Légaliser peut être très restrictif

En revanche, "légaliser" signifie donner un cadre légal à un produit ou une activité. Ce cadre peut être très restrictif. Le type de consommateurs peut être limité : la Suisse ou la Californie autorisent ainsi le cannabis pour un usage thérapeutique. L'Etat peut instaurer un monopole de vente comme pour le tabac, ou même contrôler toutes les étapes, de la production à la vente. C'est par exemple ce que demande Europe Ecologies Les Verts, qui estiment que c'est la meilleure façon de lutter contre le trafic de drogue.

La dernière étape, la plus permissive, est la "libéralisation" qui consiste à autoriser la vente libre du cannabis. L'Etat se contente alors de vérifier les mesures d'hygiène et de conformité, comme pour n'importe quel produit, comme la viande ou le lait.
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   10.06.13 20:21

Bof,dans ma petite cervelle,dépénalisation=libéralisation

légalisation=rendre licite dans un cadre strictement légal(avec des limites) quelque chose qui n'est pas dépénalisé.

Je cherche à faire le parallèle avec le suicide assisté et je n'y arrive pas

Si le cannabis est dépénalisé,pour moi,cela signifie que n'importe qui pourra en prendre(ce qui n'est pas l'objectif du Gouvernement)
Le cannabis sera légalisé exclusivement pour les patients.
Mais l'alcool est dépénalisé,l'ivresse au volant interdite
Le suicide dépénalisé,l'incitation au suicide interdite
??????????????????????????????????????????????
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MessageSujet: Re: Le cannabis ...   10.06.13 20:28

Le suicide est dépénalisé,le cannabis ne le sera pas
Absurdité juridique ?
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MessageSujet: Cannabis en France ou ailleurs   20.08.13 20:32

Cannabis : "La France ne sait pas évoluer sur le plan sociétal"  
 
Le Point.fr - Publié le  20/08/2013 à 19:48
 
Alors que l'Uruguay s'apprête à légaliser le cannabis, Jean-Michel Baylet s'apprête à déposer une proposition de loi en ce sens. Interview.
Le président du Parti radical de gauche a salué le projet de loi uruguayen visant à légaliser la marijuana. Le président du Parti radical de gauche a salué le projet de loi uruguayen visant à légaliser la marijuana. © FRED DUFOUR / AFP
 
Par Hugo Domenach
 
Partisan de la libéralisation du cannabis, le sénateur et président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a salué sur son blog le vote de la Chambre des députés d'Uruguay qui a adopté un projet de loi visant à en légaliser la consommation. Selon son communiqué, le président uruguayen, José Mujica, "a fait preuve de courage et de pragmatisme". Membre du groupe d'amitié France-Pays du Cône Sud, il déposera prochainement un projet de loi en ce sens au Sénat. Pour le Point.fr, il revient sur les raisons qui le poussent à prôner l'autorisation de la fumette. Interview tête brulée.
 
 
Le Point.fr : Pourquoi êtes-vous pour la libéralisation du cannabis ?
 
 
Jean-Michel Baylet : Pour deux raisons. La première appartient à la sécurité publique. Il s'agit du problème des dealers et de l'insécurité qu'ils génèrent dans les villes, les cités, les cages d'escalier. La seconde est une question de santé publique. Vendue en pharmacie, comme le prévoit le projet de loi uruguayen, la marchandise serait vérifiée, convenablement dosée, vendue par des gens compétents qui pourront expliquer les risques aux clients. La dépénalisation est une solution de faux-cul qui consiste à permettre d'acheter, mais pas de vendre. Mais elle est moins pire que la solution du "tout répressif", qui n'a rien donné puisque la consommation ne cesse d'augmenter en France. Selon une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies, en 2011, 41,5 % des jeunes de 17 ans déclaraient avoir fumé du cannabis au cours de leur vie et 22,4 % d'entre eux déclaraient avoir consommé du cannabis au cours du dernier mois...
 
Pourquoi le débat est-il si difficile en France ?
 
 
Pendant les primaires socialistes, je m'étais déjà prononcé pour. Les autres candidats me sont tombés dessus. C'est pareil à chaque fois qu'il y a un débat de société. La France ne sait pas évoluer sur le plan sociétal sans que cela génère des polémiques extrêmes. Il y a une frange conservatrice qui ne veut pas que la France évolue. Et les partis politiques de droite ne sont pas étrangers à ces dérives. Quand la Grande-Bretagne a légalisé le mariage homosexuel, on n'en a pas entendu parler.
 
Êtes-vous un consommateur ?
 
Je n'ai jamais fumé, ce n'est pas de ma génération. Quand j'étais jeune, c'était très marginal. Mais ce n'est pas parce que je ne suis pas un consommateur que je ne dois pas avoir une vision moderne des choses.
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Le cannabis ...
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