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 PROPOSITION 21

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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: PROPOSITION 21   21.03.12 14:35

La Synthèse de presse bioéthique du mercredi 8 février 2012


J. Leonetti critique la proposition 21 de F. Hollande

Dans l'hebdomadaire La Vie, Jean Leonetti, ministre chargé des Affaires européennes, membre de l'UMP et ancien rapporteur de la loi sur la fin de vie d'avril 2005, a réagi à la proposition 21 du candidat socialiste François Hollande sur l'euthanasie. Il appelle les citoyens français à un débat apaisé sur cette problématique.
Jean Leonetti revient sur les mots utilisés par le candidat, les qualifiant de "flous" et soulignant qu'ils ne signifient "rien d'autre que la légalisation de l'euthanasie". Il estime que l'ambiguïté de la formule vise à "envoyer un signal positif aux partisans de l'euthanasie sans inquiéter les autres".

Le ministre livre une analyse du véritable sens de la proposition de François Hollande. Cette dernière dispose que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21).
- Jean Leonetti observe que s'il s'agit de "terminer sa vie dans la dignité", et d'être médicalement accompagné pour ce faire, alors "la proposition n'apporte rien de plus que les pratiques recommandées et la législation en vigueur". En effet, la loi sur le droit des malades et la fin de vie qui encadre les soins palliatifs constitue "une réponse adaptée à ce problème", même si "la loi et la culture palliative tardent à entrer dans les mœurs et dans la pratique".
Quant à la notion de "dignité", il rappelle qu'elle ne peut "se limiter à l'estime de soi qu'on lit dans le regard de l'autre", mais qu'elle est intrinsèque à "la personne humaine elle-même, comme le rappellent tous les textes constitutionnels ou internationaux".
- L'encadrement de cette pratique "par des conditions strictes et précises", invoquées par François Hollande, s'inscrit dans une "même ambiguïté". L'appréciation du caractère "insupportable" d'une "souffrance physique ou psychique" ne permet pas de limiter l'euthanasie à des cas exceptionnels. Cette proposition reviendrait à ouvrir un "nouveau "droit à"".
- Le ministre souligne également l'importance de préciser la "circonstance essentielle" de la mort demandée par une personne en phase terminale ou par quelqu'un qui pourrait encore avoir de "longs mois, voire des années à vivre et qui pourrait donc changer d'avis". Il fait remarquer que cette demande "intervient peu dans la phase terminale, dès l'instant où le malade est correctement pris en charge". Mais pour le cas d'une personne "paraplégique qui ne supporte plus son existence", d'un malade "dépressif chronique" ou "atteint d'une maladie d'Alzheimer", cette pratique "s'apparente alors au suicide assisté". Loin de l' "exception d'euthanasie", "on voit bien dès lors pourquoi des extensions et des dérives se produisent dans les pays qui ont dépénalisé l'euthanasie"

Pour Jean Leonetti, quand "on connait la législation en cours qui accepte au nom du double impératif de "non abandon" et de "non souffrance" d'arrêter les traitements salvateurs et de prodiguer calmants et antalgiques, même si cela doit hâter la mort", on comprend que la proposition de François Hollande n'est pas "un pas vers l'euthanasie", mais bien la légalisation du fait de "donner la mort à un malade qui le demande".
Le ministre chargé des Affaires européennes souhaite un "débat citoyen apaisé" et espère que les citoyens "décèleront la réalité qui se cache derrière l'hypocrisie des mots" : "S'ils souhaitent l'apaisement de la douleur et un accompagnement humain en fin de vie, ils refuseront la violence de la mort donnée aux plus vulnérables".
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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 9:31

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21).
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 9:41

Conditions...

"précises"...

et aussi "STRICTES"... ... ...

donc juridiques ?
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 10:01

Donc dans ce sens l'assistance au suicide sera légalisée ? ? ?

en France sous François Hollande en 2012...

??? ??? ???...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 10:12

Vu sous cet angle,ce serait un complément de la loi Léonetti ???
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 13:20



La fin de vie s’est invitée dans la campagne, après que François Hollande a dévoilé son projet d’autoriser l’aide médicale assistée à mourir. Une proposition défendue par Marisol Touraine, la « Mme Social » du candidat socialiste. Une idée « dangereuse » pour Jean Leonetti, père de la loi du même nom. Article rédigé par Claire Chartier pour le journal l’Express.

François Hollande propose que « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable [...] puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Mais il dit aussi qu’il n’est « pas favorable » à « l’euthanasie ». On a un peu de mal à comprendre…

Marisol Touraine : Nous ne parlons pas d’ »euthanasie » parce que ce mot donne lieu à des interprétations très différentes. Dans le sens commun, il renvoie à un droit sans limites, le droit au suicide assisté. Ce n’est pas du tout ce que nous prônons. Nous proposons l’ouverture d’un nouveau droit, une aide médicale à mourir dans la dignité, avec un encadrement strict dont les conditions devront être définies dans le cadre de la préparation d’un projet de loi, lors d’un débat collectif. Tout cela est cohérent : nous avions déjà déposé il y a trois ans une proposition de loi qui allait dans ce sens. C’est Nicolas Sarkozy qui se contredit aujourd’hui, en qualifiant notre proposition de « dangereuse » alors que lui-même, en 2007, disait : « On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance de l’un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine. » J’ajoute que plus de 90 % des Français y sont favorables. Cela mériterait un débat apaisé.

Jean Leonetti : La proposition de François Hollande est floue alors que la définition de l’euthanasie est claire : il s’agit de donner la mort à un malade qui le réclame pour abréger ses souffrances. En phase terminale d’une maladie, la loi actuelle, lorsqu’elle est appliquée, est suffisante et permet d’accompagner et de soulager le malade. Le médecin peut et doit utiliser pour cela tous les médicaments nécessaires, même s’ils peuvent avoir pour effet secondaire de hâter la mort car, en fin de vie, la qualité prime sur la durée de la vie. Le médecin ne donne pas délibérément la mort. Changer la loi, c’est dépénaliser l’euthanasie.

Marisol Touraine : Quelle hypocrisie ! On administre à des personnes en fin de vie des sédatifs qui, donnés en grande quantité, ont pour effet secondaire de tuer ; d’autres patients meurent en souffrance ou isolés après l’arrêt du traitement, lorsqu’ils ne sont plus alimentés ni hydratés. La loi qui porte votre nom a marqué une avancée très significative, et il faut évidemment tout faire pour que les soins palliatifs se développent. Mais cette loi ne recouvre pas l’ensemble des situations auxquelles sont confrontés les malades, leurs familles, les médecins. On estime à environ 8 000 le nombre de personnes qui ne trouvent pas de réponses avec la législation actuelle. Parmi elles, certaines sont amenées à souffrir excessivement ou estiment qu’on leur impose de vivre dans des conditions qu’elles ne jugent plus dignes. 2000 soignants ont reconnu avoir « en conscience aidé médicalement des patients à mourir ». On a besoin d’un cadre légal.

Jean Leonetti : Lorsque les soins palliatifs sont correctement mis en place, conformément à la loi, ces situations que vous décrivez deviennent exceptionnelles. Cela ne correspond pas à 8 000 personnes. Il y a, en revanche, une situation à laquelle la loi ne répond pas : lorsqu’un malade n’est pas en phase terminale et demande à ce qu’on l’aide à mettre fin à sa vie parce qu’elle ne lui paraît plus digne d’être vécue : c’est le suicide assisté. Toutes les affaires médiatiques de ces dernières années entrent dans cette catégorie. Faut-il changer la loi pour ces cas ? Je ne pense pas, car il est impossible de dire à qui on accorde ce « droit » et à qui on ne l’accorde pas. Comment refuser la mort à quelqu’un qui se sait atteint de la maladie d’Alzheimer et qui n’a pas envie de vivre dans ces conditions, et l’autoriser à celui qui est atteint d’une tumeur cérébrale ?

Marisol Touraine : Mais parce que, justement, il n’est pas en phase avancée ou terminale ! Je trouve votre exemple scandaleux ! Un malade ne va pas arriver à l’hôpital en disant : « Tuez-moi », comme si on était au supermarché ! Nous proposons une aide à mourir, parce que nous reconnaissons à chacun, homme ou femme, la liberté de choisir jusqu’au bout la manière dont il veut réaliser sa vie.

Cette aide pourrait survenir en « phase avancée », dites-vous, mais celle-ci est beaucoup plus difficile à déterminer que la « phase terminale ». Qui va décider si le patient est entré dans cette étape-là ?

Marisol Touraine : Il appartiendra aux professionnels d’évaluer le stade de la maladie. Le temps d’évolution des différentes pathologies n’est pas le même !

Jean Leonetti : Ce qui est scandaleux, hypocrite et surtout irresponsable, c’est de faire croire que tout est si simple. C’est dans le terme « avancé » que le problème réside. Cela ne veut rien dire et tout dire à la fois. Il sera très difficile de dire non à un malade atteint d’une maladie grave qui réclame la mort, parce qu’il est impossible d’évaluer la souffrance psychique qu’il ressent ; lui seul peut le faire. Selon quels critères vais-je concéder aux uns le droit à la mort, et pas aux autres ?

Marisol Touraine : Vous faites semblant de ne pas comprendre. Il faut évidemment que la maladie soit incurable, et la souffrance insupportable. La personne doit avoir exprimé son consentement, celui-ci doit avoir été réitéré et vérifié par un collège de médecins. Avec un contrôle a posteriori. Il est évident que moins il y aurait de gens à demander l’aide assistée, mieux cela serait.

Jean Leonetti : Ce que vous décrivez là et ce que le PS propose, ce sont les lois néerlandaise et belge qui autorisent l’euthanasie et le suicide assisté sous certaines conditions.

Marisol Touraine : Nous ne disons pas qu’il faut changer la loi sur le modèle de la Belgique ! Notre proposition s’enracine dans une certaine conception de la liberté, de la dignité, et de l’égalité, aussi : de nos jours, des hommes et des femmes partent à l’étranger pour être soulagés, parce qu’ils ne trouvent pas de réponse à leur demande en France. D’autres n’ont pas les moyens de le faire.

Jean Leonetti : La pratique des mères porteuses est autorisée ailleurs, et ce n’est pas pour autant qu’on l’a légalisée en France. Nous sommes face à un conflit de valeurs entre, d’un côté, le respect absolu de la vie humaine et, de l’autre, celui de la liberté de l’individu. Deux conceptions de la dignité s’affrontent qui sont deux visions différentes de la société : l’une, collective et solidaire, qui dit : « C’est notre volonté » ; l’autre, individualiste, qui dit : « C’est mon choix. »

Marisol Touraine : Je ne crois pas du tout que notre proposition oppose une valeur à une autre. Comme s’il fallait choisir entre la liberté et l’égalité ! Nous sommes dans l’articulation entre la liberté individuelle et la société, le collectif, qui fixe des règles. Et reconnaître l’homme en tant qu’homme, c’est le reconnaître libre jusqu’au bout de décider de sa vie.

Un Etat qui donne le droit de tuer, n’est-ce pas symboliquement dangereux pour la société ?

Marisol Touraine : Nous n’en sommes plus au temps du droit naturel d’Antigone. D’où vient qu’il faudrait reconnaître comme s’imposant à la liberté individuelle et à la volonté collective d’une société un principe transcendant ?

Jean Leonetti : Robert Badinter est favorable à la loi actuelle car il pense que le droit à la vie est le premier des droits de l’homme et que c’est d’ailleurs le fondement de l’abolition de la peine de mort. Il a raison. La question est en fait de savoir pourquoi la loi qui condamne l’acharnement thérapeutique et prône le non-abandon et la non-souffrance est si peu connue et si mal appliquée.

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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   02.04.12 13:27

Belle valse de mots pour un des maux de la société française...

Un des maux,ou plusieurs maux ?On verra bien après le 6 mai 2012..
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   04.04.12 14:26

Je dirai à Robert Badinter que si je peux essayer de me suicider,puisque j'ai le droit de me suicider et que je peux arriver à me suicider,je ne vois vraiment pas pourquoi je n'aurais pas le droit à une injection létale en fin de vie...çà ne se discute même pas comme raisonnement,c'est de la logique élémentaire !
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   08.04.12 16:17

Une autre interprétation:

toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21).

L'injection létale serait autorisée dans les unités de soins palliatifs?Effectivement,c'est facile et logique de passer du "laisser mourir" à "l'aide à mourir".Dans ce cas,cela signifie qu'en fin de vie on souffre à l'heure actuelle en France dans les services de soins palliatifs,que la morphine ne résoud pas tout.C'est aussi une ouverture plus large que la loi Léonetti.Au lieu d'endormir,on pique.Où est le problème puisqu'il s'agit de la fin de vie,de toute façon,endormi ou piqué,le patient meurt inévitablement...

Tout à fait logique et facile à mettre en place(on comprend cependant la colère du personnel des soins palliatifs hihihihihi.....).

MAIS MAIS MAIS MAIS MAIS cela ne résoud pas le problème des très grands handicapés qui n'ont pas besoin de soins palliatifs parce que'ils ne sont pas en fin de vie et qui veulent cependant en finir(c'est le droit,le suicide est un droit) mais qui ne peuvent pas passer à l'acte sans une aide parce qu'ils sont trop dépendants....
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   08.04.12 16:20

Bref,si j'avais été à la place de François Hollande,j'aurais formulé ma proposition 21 autrement.....

c'est clair !
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   08.04.12 16:40

Françcois Hollande aura eu le mérite de soulever ce problème.

Maintenant,quant à son application de sa proposition 21,je préfère attendre !!!

Est-il capable de tenir ses engagements???... ... ... ... ...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   09.04.12 18:46

François Hollande : « L’euthanasie, je n’y suis pas favorable. Je suis pour le droit de mourir dans la dignité. Aujourd’hui, il y a de 10 000 à 15 000 lits pour les soins palliatifs, il en faudrait le double. À quel moment décider ou non d’arrêter les soins palliatifs, même si la souffrance, grâce à eux, est amoindrie ? Il faut avoir une expression de la personne, de la famille, des médecins qui doivent être consultés, et à ce moment-là, dans quelques très rares cas, il s’agit de faire un acte de compassion qui va soulager non la famille, mais la personne. » (Marianne, 17 février 2012)
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   09.04.12 18:53

Il n'a pas autre chose à faire que de tourner en rond autour de ce problème?

FOOL
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   17.04.12 11:30

Citation récente de François Hollande dans "Famille Chrétienne"=


La « mesure 21 » de votre programme semble prendre position pour l’euthanasie. Vous-même vous gardez de prononcer le mot. Qu’en est-il ?

Il n’est pas question dans mon programme d’ouvrir un droit à mourir sans limite, encore moins de légaliser le suicide assisté. Je souhaite qu’une personne majeure, en fin de vie, confrontée à une souffrance, morale ou physique et qui ne peut être apaisée, puisse bénéficier, dans des conditions précises et strictes, d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité. De mon point de vue, le développement des soins palliatifs doit rester la priorité. Dans des situations exceptionnelles, ces soins ne permettent pas de répondre à la souffrance extrême, insupportable, dans lesquelles se trouvent certaines personnes. Il me paraît donc indispensable de définir un cadre juridique strict qui réponde – au-delà de ce que la loi permet aujourd'hui – à cette exigence.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   17.04.12 11:46

On ne sera peut-être plus obligé d'aller en Suisse pour l'assistance au suicide?????
? ?? ???


P.S.=cela m'étonnerait tout de même.F.H.n'est pas idiot,il sera obligé de tenir compte de l'avis des pro-vie s'il veut "rassembler" !
Il y aura donc soit un compromis subtil,soit rien du tout...
"La bataille de l'euthanasie" n'aura pas lieu...Dommage ? !!!...


Dernière édition par PAT le 29.05.12 17:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   17.04.12 12:00

je cite="un droit à mourir sans limités".
Bon,c'est clair,on va instaurer le droit à mourir.
Qu'il soit sans limites ou avec limites,on s'en fout..à la limite ! ! !..
L'essentiel,c'est que le droit à mourir existe dans la loi française.

POUR FAIRE BOUGER LES MENTALITES...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   17.04.12 12:17

De toute façon,hihihi,en 2012,la loi Léonetti du Laissez mourir de 2005 étant mal connue et mal appliquée,il est sera probablement de même pour le droit à mourir hihihi...
D'où le flou de F.Hollande sur ce sujet... ... ...
Pourquoi son silence à propos des "conditions précises et strictes ????
Certains silences sont très parlants !
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   29.05.12 17:03

lundi 30 avril 2012La Proposition 21 de François Hollande
(ou : reparlons d'euthanasie)



La "proposition" n° 21 de François Hollande (qui reprend d'ailleurs la substance d'une proposition de loi examinée par le Sénat en 2010, et finalement rejetée le 25 janvier 2011) est ainsi rédigée :
« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »
C’est une discussion récente sur le sujet avec une personne âgée qui me conduit à revenir sur le sujet de l’euthanasie, bien que j’en aie déjà longuement parlé dans ce blog, ici, et là.
Le Bien contre le Mal ?
Une première conviction : aucune loi, sur un sujet touchant aussi profondément à l’humain, ne sera jamais totalement satisfaisante, et en tout cas jamais suffisante. La question est donc de trouver, hic et nunc, la moins mauvaise. Reste évidemment à discriminer, et à peser, le Bien et le Mal … tout le débat est là.
J’insiste sur cette idée que la loi, y compris lorsqu’elle touche aux domaines les plus personnels et aux questions d’éthique, n’est pas immuable, mais doit au contraire accompagner l’évolution des techniques et des mentalités. La Loi Léonetti en vigueur depuis 2005, qui a constitué une évolution importante même si , pour ma part, je la trouve insuffisante, en est l’illustration : elle aurait tout simplement été impensable un demi-siècle plus tôt. La loi française actuelle relative à l’avortement - qui pose d’ailleurs des questions assez similaires, en particulier sur le rapport entre la personne qui demande et le médecin qui a a priori le pouvoir de dire non - en est un autre exemple.
Hollande contre Badinter ?
Robert Badinter (ancien Garde des Sceaux et à l'origine comme chacun le sait, avec François Mitterrand, de l'abolition de la peine de mort en France) est parfois appelé à la rescousse par certains des opposants à la proposition de François Hollande. A juste titre ?
Robert Badinter déclarait en 2008, lors des auditions de la mission Leonetti sur l’évaluation de la loi de 2005 - je me borne à en citer des extraits, mais il faudrait, sauf à risquer de trahir sa pensée, tout citer et tout lire :
« […] ma position fondamentale, bien connue, est simple et catégorique : le droit à la vie est le premier des droits de tout être humain - c’est le fondement contemporain de l’abolition de la peine de mort - et je ne saurais en aucune manière me départir de ce principe. Tout être humain a droit au respect de sa vie, y compris de la part de l’État, surtout en démocratie. […] Nul ne peut retirer la vie à autrui dans une démocratie. […]
S’agissant de […] la liberté de se suicider, chacun est maître de son corps, et donc libre de disposer de son corps et de sa vie. En clair, cela signifie qu’il ne saurait être question de pénaliser le suicide ni la complicité du suicide. […] Dans ce débat qui se poursuit depuis si longtemps et qui n’est pas près de s’arrêter, ma position est celle que je viens d’évoquer : fournir à autrui des moyens de se donner la mort, ce n’est pas donner la mort, c’est prêter la main à un suicide. »
Je ne vois pas, pour ma part, en quoi la proposition de François Hollande, telle qu'elle est rédigée, contreviendrait aux principes rappelés par Robert Badinter - même si ce dernier considérait, en 2008, la loi Léonetti comme "satisfaisante". Et je n'ai pas entendu Robert Badinter prendre position sur la proposition de François Hollande.

Retour sur quelques arguments des opposants à la Proposition 21

Je ne reviens pas ici sur toutes les raisons pour lesquelles je réclame une loi qui me donne véritablement le droit de décider de mourir non pas lorsque les médecins le décideront, mais lorsque moi-même, ou mes proches, aurons eu notre lot de souffrance : on les trouvera ici.

Mais je suis parfois stupéfié par les arguments avancés par les défenseurs du maintien en l'état de la loi Léonetti. J'en reprends ici quelques uns.

« La loi permet aujourd'hui de traiter toutes les douleurs, d'apaiser toutes les souffrances. » Le Monde - 28 février 2012 - Louis Puybasset (directeur de l'unité de neuro-réanimation chirurgicale du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière), Claude Evin (ancien ministre PS des affaires sociales et de la santé).
On croirait du Kim Jong-il. Si c'était vrai, pourquoi donc y aurait-il débat ? Chacun sait bien que ce n'est pas la réalité.

« Il s'agit en pratique d'exiger du personnel soignant qu'il donne activement la mort, c'est-à-dire qu'il arrête le cœur du malade pour traiter sa souffrance. » Le Monde - 28 février 2012 - Louis Puybasset (directeur de l'unité de neuro-réanimation chirurgicale du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière), Claude Evin (ancien ministre PS des affaires sociales et de la santé).
Non, ce n'est pas de cela qu'il s'agit, ou du moins pas nécessairement. Et pourtant nous voilà à l'un des nœuds du débat : il s'agit d'exiger du personnel soignant un acte qui peut heurter sa conscience - par exemple celui de fournir au malade les moyens de mettre fin à sa vie - j'hésite à parler de suicide en l'occurrence. En d'autres termes, il s'agit d'échanger une moindre souffrance de quelques malades contre une plus grande souffrance de quelques soignants. D'ailleurs une autre phrase du même texte le confirme : cela risquerait de générer "une division dans les équipes soignantes". Comment dire plus clairement que, pour certains, les préoccupations relatives au confort moral des soignants passent avant celles relatives à la souffrance des malades ?

« Il ne s’agit donc pas tant de mourir dans la dignité que de vivre dignement et respecté en dépit de l’imminence d’une échéance. » La Croix - 24 janvier 2011 - Emmanuel Hirsch (professeur d’éthique médicale, université Paris-Sud XI, président du Collectif Plus Digne la vie).
L'éthique, pour moi, ça consiste aussi à s'interdire de penser pour les autres. A vrai dire, je n'aimerais pas tomber entre les mains de M. Hirsch lorsque mon heure viendra : il me ferait la leçon au lieu de m'aider à mourir.


« Une étude réalisée à partir d'entretiens révèle qu'une grande majorité des plus de 75 ans est opposée à l'euthanasie et fait confiance aux médecins pour les décisions de fin de vie. » Le Figaro - 16 octobre 2011 - Martine Perez , rendant compte des résultats d'une enquête sur les vœux en fin de vie des personnes âgées, réalisée par le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, dirigée par le Dr Véronique Fournier.
Ben oui, quoi, on ne va quand même pas faire une loi pour donner des droits aux 10% qui le réclament, puisque 90% ne le réclament pas ! D'ailleurs on devrait appliquer ce principe à tous les sujets, on aurait beaucoup moins de lois !

« Si on laissait au médecin un espace de liberté pour juger de ce qu'il a de mieux à faire pour son malade, plutôt que de tout vouloir légiférer... » Sud Ouest - 2 octobre 2011 - Jean-Pierre Chassaigne, propos recueillis par Dominique Richard.
C'est exactement le sujet. Et, pour ce qui me concerne, je réponds non, mille fois non, à cette proposition. Je refuse que ma vie, ou ma mort, soit décidée par les médecins.


« Dans les pays où l'euthanasie fut autorisée, des dérives et des abus scandaleux ont été constatés. » Le Monde - 14 février 2012 - Jean Léonetti.
Parce que, dans les pays - comme le nôtre - où elle ne l'est pas, on n'a constaté aucune dérive ni aucun abus, c'est bien connu. Le Docteur Bonnemaison, l'infirmière Christine Malève, n'étaient pourtant ni belges, ni suisses ?


« Nous sommes surpris que soit mis en avant par des parlementaires appartenant à la gauche un principe aussi fondamentalement ultralibéral que la prééminence absolue de l’autonomie individuelle. Une telle démarche génère toujours une majoration de l’inégalité entre forts et faibles. » Marianne - 29 janvier 2011 - Laure Copel (cancérologue, responsable des soins palliatifs à l’Institut Curie de Paris), Anne-Marie Dickelé (psychologue en soins palliatifs au CHU de Montpellier), Bernard Devalois (ancien président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs Sfap), Martine Ruszniewski (psychologue et psychanalyste), Gérard Terrier (chef du service d’accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Limoges).
Je suis pour ma part surpris que des personnes supposées de gauche fassent si peu de cas de la liberté individuelle, que la loi a pour finalité, me semble-t-il, dans notre République, de protéger pour tous. Si la liberté individuelle est un "principe ultralibéral", alors nous sommes tous des ultralibéraux ! Je suis surpris que des hommes et des femmes de gauche ne réalisent pas que c'est la loi actuelle qui créée de l'inégalité entre ceux qui ont les moyens de décider de leur mort, le cas échéant en allant mourir dans un pays voisin, et ceux qui ne les ont pas. Je suis moins surpris lorsque je vois que cette forte déclaration est signée exclusivement par des médecins.

Pour conclure

Je ne prétends pas détenir la vérité, mais je défends une conviction, et je revendique un droit.

Je crois qu'il ne s'agit pas d'un choix entre le Bien et le Mal, mais d'un débat sur le moindre mal, qui est l'essence même du débat politique. Je crois que toutes les opinions de bonne foi sur le sujet méritent d'être entendues.

Je n'ai rien contre les médecins en général, dont je suis convaincu que la très grande majorité ont essentiellement en tête le bien-être de leurs patients. Mais je crois que les droits des malades doivent prévaloir sur le confort des médecins.

Je préfère, s'agissant de circonstances où le pouvoir de faire ou de ne pas faire est entre les mains des médecins, que la loi soit la plus précise possible, donne le plus de pouvoir possible aux malades, et laisse le moins de liberté possible aux médecins.

Je constate que d'autres pays ont des législations différentes de la nôtre. Je constate aussi que des personnes qui en ont les moyens choisissent d'aller mourir en Suisse, comme d'autres y allaient, dans un passé pas si ancien, pour se faire avorter. Les plus pauvres n'ont évidemment pas cette liberté.

Je souhaite donc que, après un débat aussi large que possible (je n'ajoute pas "serein", ne rêvons pas), le Parlement qui sera élu en juin prochain se prononce, en conscience, sur une proposition de loi allant dans le sens proposé par François Hollande.
Source=le blog d'Enkidou
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   29.05.12 17:58

26 Février 2012 Par Nicole BOUCHETON
« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. ».

Plusieurs réactions dans les médias :

« euthanasie qui n’ose pas dire son nom … formulation ambigüe… précautions oratoires … mesure déclarée un peu vite… etc… »

Bien sur que c’est d’euthanasie dont François Hollande parle !

Et sa façon de dire, du moins je l’espère, n’est pas due à une peur d'effrayer. Simplement, M. Hollande appartient à la sphère politique. Son vocabulaire n’est pas forcément le même que celui d’un mouvement philosophique.

« euthanasie » = « bonne mort » : c’est le mot employé, reconnu, internationalement pour ce qu’il signifie, par les personnes qui estiment qu’elles sont en droit d’avoir la liberté de choisir la meilleure façon pour elles de finir leur vie .

Mais aujourd’hui en France , le mot euthanasie est galvaudé : on parle d’un pitbull euthanasié car il a agressé une personne. C’est loin d’être la « bonne mort » puisqu’il s’agit là de protéger la société en exterminant un danger.

Alors, si le mot « euthanasie » est devenu un gros mot, tout comme « avortement » en son temps, pourquoi ne pas employer un mot ou une expression qui ne serait pas un signe de frilosité mais au contraire une volonté de bien se faire comprendre.

Lorsque Simone Veil a porté la loi dépénalisant l’avortement, dans aucun des 16 articles le mot « avortement » n’est mentionné. Il est question d’ « interruption volontaire de grossesse ».

Alors :

Jacques Pohier, écrivain-théologien, préférait parler de « mort opportune ».

Le Dr. Senet, qui revendique avoir pratiqué des euthanasies sur des patients le lui ayant demandé, parle d’ IVV, « Interruption Volontaire de Vie » (…cela ne vous rappelle rien ? ).

D’autres parlent d’ « aide active à mourir » ou encore d' « euthanasie volontaire».

Et pourquoi pas d’ « assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » ?

Toute cette terminologie revient au même concept : choisir son parcours de fin de vie, en pleine conscience, lorsque tout espoir thérapeutique a disparu, lorsque les souffrances ne sont plus supportables.

Et ceci doit passer par le législateur pour inscrire dans le marbre la liberté de choisir sa propre fin de vie car il ne s'agit pas seulement d'un problème médical mais avant tout d'un problème citoyen.

Choix philosophique, libre arbitre, mais aussi liberté, égalité, fraternité devant la mort.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   11.07.12 15:47

Société
La proposition de Hollande sur la fin de vie perdue de vue
9 juillet 2012 à 20:56
Libération
Par ERIC FAVEREAU
Paroles de Premier ministre à l’Assemblée nationale lors de son discours de politique générale, il y a une semaine tout juste : «Nous devons rebâtir un système de santé qui soit véritablement accessible et performant. Cette réforme s’inscrira dans une stratégie nationale de santé. Il s’agira de refonder l’organisation du système des soins pour permettre une meilleure coopération entre les professionnels de santé, conforter les soins de premier recours, et reconnaître l’hôpital dans ses véritables missions.»

Ce fut un discours a minima. Même au ministère de la Santé, on a concédé que «la santé n’avait pas été le sujet majeur» des propos du Premier ministre. Pour le moins… Rarement sur les questions sanitaires, on n’en aura dit aussi peu. Rien sur le changement de financement des hôpitaux, rien non plus sur les services d’urgence. Et surtout, une des propositions phares du candidat Hollande s’est envolée. C’est celle concernant la fin de vie. En campagne, le candidat avait annoncé que, sous certaines conditions, une personne pourrait demander une mort médicalisée : c’était mesuré, prudent, mais cela entrouvrait la porte à une euthanasie demandée. Et sur le moment, ce fut une surprise, presque perçue comme une audace. Et voilà que cette proposition a disparu dans le programme. Oubli ? Distraction ? Ou volonté à peine dissimulée de ne pas trop avancer sur cette question ?

Il y a un mois, Jean-Marc Ayrault avait déjà été extrêmement prudent. Sur la fin de vie, il avait juste lâché : «Le projet du gouvernement sera de perfectionner la loi Leonetti.» Ajoutant : «François Hollande n’a jamais employé le mot euthanasie. S’il ne l’a pas employé, c’est à dessein, c’est un sujet extrêmement grave… Je ne sais pas s’il faudra une loi, il y aura sur ce sujet comme sur d’autres une concertation, nous écouterons tous les points de vue. C’est bien le moins pour des sujets d’une telle gravité», disait-il ainsi à Radio Fidélité, une radio associative catholique de Nantes.

Perfectionner la loi Leonetti, quelle drôle d’idée ! Car cette loi, dans son inspiration comme dans son articulation, est plutôt claire : elle est construite sur le refus de tout geste actif d’euthanasie, mais elle valide formellement toutes les décisions d’arrêt de traitement, même si ce retrait peut accélérer la survenue du décès.

Que peut bien vouloir dire, dans ces conditions, la perfectionner ? Cette loi a une limite : elle ne répond pas à la situation, peu fréquente mais bien réelle, de patients en bout de course, lassés des traitements, ayant perdu une grande partie de leur autonomie. Des patients qui ne veulent plus vivre, mais pour qui mourir nécessite un geste actif et pas simplement que la médecine se retire. Ces demandes sont rares, mais elles existent. Même «perfectionnée», la loi Leonetti n’y répondrait pas. Que faire, alors ? Attendre une nouvelle proposition d’un nouveau candidat lors d’une nouvelle élection présidentielle ? Mais peut-être n’était-ce qu’un oubli ?
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   11.07.12 17:21

Citation="Des patients qui ne veulent plus vivre, mais pour qui mourir nécessite un geste actif et pas simplement que la médecine se retire. Ces demandes sont rares, mais elles existent".



Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre.Je ne veux pas mourir maintenant,mais je refuse cette loi Léonetti..et c'est mon droit de la refuser..Alors???..
Eh bien,je suis décidée à emm..ce Gouvernement si rien ne bouge ! ...
Je ne suis pas un cas rare,d'autres pensent comme moi.
De toute façon,...avec la crise de l'euro... ... ...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   11.07.12 17:45

Citation="Perfectionner la loi Leonetti, quelle drôle d’idée ! Car cette loi, dans son inspiration comme dans son articulation, est plutôt claire : elle est construite sur le refus de tout geste actif d’euthanasie, mais elle valide formellement toutes les décisions d’arrêt de traitement, même si ce retrait peut accélérer la survenue du décès".


N'importe quelle loi peut être modifiée en y ajoutant,par exemple,un décret supplémentaire sur une exception d'euthanasie ou une euthanasie d'exception..pour les cas complexes comme le mien !

Le bon sens serait de satisfaire tout le monde..C'est ce qu'on appelle de la diplomatie...
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MessageSujet: Une analyse de la proposition 21   22.07.12 13:43

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MessageSujet: Une analyse de la proposition 21   22.07.12 13:53

[youtube][/youtube]
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   27.07.12 15:49

Proposition 21 du candidat François HOLLANDE =

« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »


Il propose,donc il n'impose pas,donc il ne banalise pas..

"toute personne majeure"=donc adulte,pas sous tutelle ou curatelle.L'argument de "vulnérabilité" des pro-vie n'est donc pas valable.

"phase avancée ou terminale d'une maladie incurable"=donc à l'approche de la fin de vie.Cela ne concerne pas la jeunesse.

"souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée"=qui ne peut pas rentrer dans le cadre des soins palliatifs

"puisse demander dans des conditions précises et strictes"=il semblerait que l'avis d'au moins quatre médecins soit indispensable...

"à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité"=fini,le coma artificiel de Léonetti...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   27.07.12 16:10

On peut enn déduire que ce sont les toubibs qui mettent les bâtons dans les roues puisqu'il faut l'avis de 4 médecins(médecin traitant,psychiâtre,médecin spécialiste de la maladie et le médecin qui fera l'euthanasie je suppose...)....
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   29.08.12 12:47

Engagement 21 de FRANCOIS HOLLANDE

Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.

Autre interprétation=

Les personnes handicapées ne sont pas concernées(il n'y a pas de phase avancée et terminale dans une situation de handicap)

A bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité=

Ce qui veut dire explicitement que la fin de vie dans les unités de soins palliatifs est indigne.

Or le Chef de l'Etat se contredit lui-même en faisant du blablabla le 17 juillet 2012 à Notre-Dame du Lac,établissement de soins palliatifs.

Assisterait-on à une certaine fin de vie politique ou politicienne ???

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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   29.08.12 13:06

Dignité = DEMISSION

??? ??? ???
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   22.01.13 15:40

Euh,F.H.est un peu...mou,et moi,je serais un peu...l'inverse !
Avec l'ordinateur,on a tendance à écrire ou effacer un peu trop vite !
Je n'ai pas relu tout mon baratin çi-dessus,mais je prends du recul !!!...
L'idée de F.H.de vouloir... ...réformer la mort à l'hôpital est excellente(je pense que Léonetti,c'est fini et que le changement,c'est maintenant)

Proposition 21(1er article de la loi 2009 JM Ayrault )=
"Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale
d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique
insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des
conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance
médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

Il aurait fallu proposer à tout citoyen majeur en phase avancée ou terminale d'une ou plusieurs affections très graves,le choix libre et éclairé,entre finir sa vie en unité de soins palliatifs ou bénéficier d'une euthanasie active directe volontaire de fin de vie(ces phrases sont de moi,je viens de les pondre à l'instant).
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   22.01.13 16:06

Définition d'une phase avancée ou terminale???Même les toubibs peuvent se tromper...

Quant à la souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée,j'émets des doutes ! ! ! ! !

Car l'idée de l'approche de la mort peut être extrêmement apaisante... ... ...à tel point qu'on n'a pas envie de perdre son temps en agonisant,même très doucement !

On peut être pressé de mourir quand on est sur le point de mourir

Il faudrait que la société accepte ce fait...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   22.01.13 16:28

Quelle hypocrisie,tout ceci...
Car lorsque quelqu'un meurt brutalement d'un arrêt cardio-respiratoire,la réflexion spontanée qui vient à l'esprit,c'est qu'il n'a pas souffert... .... ...
Alors je ne vois pas en quoi une injection euthanasiante en fin de vie serait problématique.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   06.02.13 14:39

Je ne sais plus pourquoi j'ai parlé d'exception dans ce forum
En fin de vie,une exception ne rime à rien,ce serait même absurde
En fin de vie,tout citoyen français devrait avoir le choix entre l'euthanasie passive ou l'euthanasie active directe volontaire.
L'exception,s'il y a exception,concernerait les personnes handicapées PHYSIQUES qui VEULENT se suicider mais qui NE PEUVENT PAS se suicider.Ceci,c'est à légiférer de façon stricte et précise.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   06.02.13 14:51

Bref,la proposition 21 de François Hollande... ... ...
BOF !


C'est la copie de l'article 1er d'une loi de J.M.Ayrault datant de 2009...

Ils manquent d'imagination,les socialistes !
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   06.02.13 15:03

Le problème majeur=
si on autorise certaines personnes handicapées physiques à bénéficier d'un suicide assisté,les autres personnes handicapées vont soit râler,soit paniquer.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   06.02.13 15:12

Et ce n'est pas tout.
Des personnes valides peuvent avoir un handicap physique suite à une tentative de suicide
Que fait-on dans ce genre de situation ?...

Cela rejoint la problématique du toubib qui fait ce qu'il peut en cas d'AVC(accident vasculaire cérébral),mais qui ne peut pas prévoir le degré des séquelles du patient....
Mais la problématique du toubib existe déjà avec la loi Léonetti(on soigne les uns,on ne soigne plus les autres).
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   21.02.13 11:24

Situation n° 1 : un malade à l'agonie réelle, épuisé (en dehors des
thérapeutiques sédatives), mais possiblement conscient. Ce problème est
traité dans l'article 2 de la loi Leonetti, qui autorise le médecin à
administrer une thérapeutique antalgique dont l'effet sera en fait le
décès. Cela se pratique tous les jours dans les hôpitaux ou les centres
de soins palliatifs. Le patient est informé, mais son assentiment à
l'issue fatale n'est pas légalement nécessaire.

Situation n° 2 :
un malade conscient, demandant l'arrêt des thérapeutiques. Ce cas d'«
euthanasie passive » est prévu dans l'article 6 de la loi Leonetti. La
thérapeutique sédative associée n'est pas prévue dans la loi, alors
qu'elle est absolument nécessaire.

Situation n° 3 : un malade
conscient, porteur d'une maladie fatale à court, moyen ou long terme,
et/ou de souffrances ou d'une invalidité majeures, demandant
volontairement l'interruption de sa vie. Ce cas n'est pas traité dans la
loi française et correspond à l'engagement 21 du candidat Hollande.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.10.13 10:54

La proposition 21 est complètement débile(du moins sa formulation)
 
Il faudrait que chaque citoyen français A LA FIN DE SA VIE ait le choix entier et total entre l'euthanasie passive et l'euthanasie active directe volontaire.TOUS les citoyens français.
 
Il faudrait qu'AU COURS DE LA VIE,le patient puisse avoir une palette de choix=
acharnement thérapeutique,soins palliatifs(traitements symptomatiques pour maladies incurables),et suicide assisté.Là se situe toute la problématique... .... ...d'un point de vue éthique,comme d'un point de vue pratique(comment passer de l'acharnement thérapeutique aux soins palliatifs,comment passer des soins palliatifs au suicide assisté,comment passer de l'acharnement thérapeutique au sucide assisté)
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 11:41

La souffrance physique se traite avec des anti-douleur
la souffrance psychique se traite avec une psychothérapie et/ou des psychotropes
la souffrance spirituelle se traite par la prière

Il n'y a pas de souffrance qu'on ne puisse pas soulager.

La question n'est pas tellement de mourir parce qu'on a une souffrance insupportable
D'ailleurs,comment être lucide en cas de souffrance insupportable?
Pour moi,mourir dignement,c'est mourir avec lucidité
C'est savoir qu'on meurt à la veille et à l'instant de sa mort
Si j'ai conscience de l'idée de ma mort,pourquoi on m'enlèverait l'expérience réelle de ma mort ?
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 11:45

On ne peut pas parler de souffrance d'une part,et de dignité d'autre part
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 11:48

Dans la mesure où il existe sur notre planète Terre des individus pour qui mourir n'est pas souffrir
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 11:55

j'ai l'impression de mal m'exprimer pour essayer de dire je ne sais quoi
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 12:14

Entre l'idée de sa mort et l'expérience(éventuelle) de sa mort,

il y a nécessairement le choix de sa mort
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.11.13 12:16

Or on ne choisit pas sa mort à l'hôpital...
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.04.14 20:56

Comment un Président de la République peut-il oser parler de "conditions strictes" sans prononcer les mots mort, euthanasie, suicide assisté ?
Est-ce possible de mettre des limites à partir du flou ???
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   24.04.14 21:07

Il s'enterre vivant lui-même et de manière indigne
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.07.14 14:15

Confusion autour de l'euthanasie  chez le candidat Hollande


François Hollande déclarait ce weekend dans Marianne : "L’euthanasie, je n’y suis pas favorable. Je suis pour le droit de mourir dans la dignité." Explication de texte...
Flou
Publié le 22 Février 2012


le 18 février 2012 François Hollande déclarait dans Marianne:
« L’euthanasie, je n’y suis pas favorable. Je suis pour le droit de mourir dans la dignité. Aujourd’hui, il y a de 10 000 à 15 000 lits pour les soins palliatifs, il en faudrait le double.



A quel moment décider ou non d’arrêter les soins palliatifs, même si la souffrance, grâce à eux, est amoindrie ? Il faut avoir une expression de la personne, de la famille, des médecins qui doivent être consultés, et à ce moment-là, dans quelques très rares cas, il s’agit de faire un acte de compassion qui va soulager non la famille, mais la personne. »
« L’euthanasie, je n’y suis pas favorable. Je suis pour le droit de mourir dans la dignité » Jusque-là, on comprend, même si l'on peut se demander ce que vient faire la dignité dans cette histoire. La dignité d’un homme repose sur quoi d’autre que le fait qu’il soit un homme ? Sur l’image qu’il donne de lui-même qui serait peu esthétique ? Les hommes seraient donc comme les fruits : appétissants, ils sont dignes de rester sur l’étal, sinon on les met au rebut ?


Mais il y a la phrase suivante : « A quel moment décider ou non d’arrêter les soins palliatifs, même si la souffrance, grâce à eux, est amoindrie ? ». De quoi parle-t-on ? Les soins palliatifs procurent un système pour aider les patients à vivre le mieux possible jusqu’à la mort, par la prévention et le soulagement de la souffrance,  ainsi que le traitement des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés (OMS). Ils sont clairement donnés quand la mort est inéluctable, dans le but de la rendre moins pénible possible. Ils s’arrêtent donc avec la mort du patient. Les arrêter en provoquant la mort sciemment, cela revient à nier les soins palliatifs.
On atteint ensuite le sommet de l’opacité. Comment faire un acte de compassion qui va soulager « non la famille mais la personne », alors que l'on vient de dire qu’on consultait la famille et les médecins ? On voit bien toute l’ambiguïté de cette posture : on ne peut être sûr, à aucun moment, que ce n’est pas la famille ou/et les médecins que l'on va soulager.
C’est ce que confirme la récente étude publiée par l’European Journal of Cancer (1) sur les demandes d’euthanasie, qui montre à quel point ces demandes sont rarissimes (3 demandes par service de soins palliatifs par an, alors que tous ces malades sont en fin de vie) et que pratiquement une sur deux n’est pas formulée par le malade lui-même ! Cela pose tout de même la question de leur sincérité !
Voilà donc, un discours qui commence, je vous le rappelle, par « Je ne suis pas favorable à l’euthanasie ».
- Le 25 janvier 2012, on peut lire dans le programme du candidat Hollande, la proposition 21 suivante : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».


Ici, si l’approbation de l’euthanasie est plus évidente, le mot est évité. Seul le terme de dignité, à nouveau, sert d’indice. Mais c’est bien flou. On peut parfaitement voir les soins palliatifs comme une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. On se demanderait d’ailleurs, dans ces conditions, pourquoi insister sur la nécessité d’une précision et d’un caractère strict pour organiser les dits soins palliatifs.
Sans aucun doute, au Parti socialiste, il y a des personnes qui sont plus claires. Ainsi la récente proposition de loi déposée au Sénat par Mr.Godefroy et ses collègues, parle « d’une assistance médicalisée, permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur ».
Sans doute dans un souci d’esthétisme (comme pour les fruits à l’étal), on évite soigneusement  « l’euthanasie » au profit de « l’assistance médicalisée pour mourir ». C’est pratique, parce que c’est aussi de cette façon que l'on peut parler des soins palliatifs.


Ce qui est le plus agaçant, c’est l’absence de considération pour le citoyen. On édulcore les mots, on les évite, on entretient le flou. On peut légitimement trouver que c’est un manque de respect pour le citoyen ou/et une tentative de manipulation pour endormir sa conscience.
C’est d’autant plus grave quand on sait que La loi Léonetti apaise la majorité des craintes des Français sur la possibilité d’exiger l’arrêt des traitements inutiles et le seul maintien des traitement pour soulager la douleur. L’étude citée confirme d’ailleurs que la douleur est la raison invoquée dans 3,7 % de ces demandes très marginales.
Les Français ont le droit d’obtenir des réponses claires :  pour ou contre l’injection qui donne la mort ?

http://www.atlantico.fr/decryptage/francois-hollande-proposition-marianne-confusion-euthanasie-soins-palliatifs-beatrice-stella-293671.html
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.07.14 14:41

"Ce qui est le plus agaçant, c’est l’absence de considération pour le citoyen".
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.07.14 16:17

"La loi Léonetti apaise la majorité des craintes des Français "

FAUX, ERREUR, MANIPULATION...

"la douleur est la raison invoquée dans 3,7 % de ces demandes très marginales."N'IMPORTE QUOI !
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.07.14 16:33

"dans quelques très rares cas, il s’agit de faire un acte de compassion qui va soulager non la famille, mais la personne. »

Vraiment n'importe quoi ! François Hollande octroie une mort digne... à de très rares cas ! ! !
DIGNITE ne rime pas avec COMPASSION.
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MessageSujet: Re: PROPOSITION 21   14.07.14 16:55

Vu les conneries de Léonetti,
Vu les conneries de F.H. et du P.S.
Si je m'imagine à l'Elysée ou à Matignon, voilà ma proposition =
Je propose que toute personne majeure,en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable,ou en situation sans issue de handicap, provoquant une souffrance physique et psychique qui ne peut être apaisée,puisse demander, dans des conditions précises,à bénéficier d'une aide médicalisée pour mettre dignement fin à sa vie, si telle est sa volonté.
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PROPOSITION 21
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