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 Espagne

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Féminin Messages : 18803

MessageSujet: Espagne   09.06.12 19:26

L’agence de notation Fitch a abaissé de trois crans jeudi la note de l’Espagne, évoquant le coût d’une restructuration du secteur bancaire, chiffré entre 60 et 100 milliards d’euros et qui rend de plus en plus probable le scénario d’une aide financière européenne à ce pays.

L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, au coeur de la crise de la dette, voit sa note abaissée de A à BBB par l’agence et assortie d’une perspective négative. Fitch signifie ainsi qu’elle pourrait à nouveau dégrader le pays.

Parmi les raisons évoquées figure le «coût budgétaire d’une restructuration et d’une recapitalisation du secteur bancaire espagnol», estimé entre 60 et 100 milliards d’euros par l’agence, soit un bond de plus du double par rapport à l’estimation précédente de Fitch, 30 milliards d’euros.

«Fitch s’attend à ce que l’Espagne obtienne un soutien financier extérieur pour recapitaliser ses banques de taille moyenne ainsi que ses caisses d'épargne, ce qui redonnerait confiance dans tout le secteur bancaire», écrit l’agence.

«La flexibilité financière très réduite du gouvernement espagnol réduit sa capacité à intervenir de manière décisive dans la restructuration du secteur bancaire et a accru la probabilité d’une aide financière extérieure», ajoute Fitch.

Plus tôt, jeudi, l’agence Standard & Poor’s avait elle aussi asséné un nouveau coup à l’Espagne, estimant que les besoins de ses banques pourraient atteindre entre 50 et 82 milliards d’euros, «ce qui augmenterait en conséquence la probabilité d’un soutien de l’Union européenne au gouvernement espagnol».

Selon les prévisions de Fitch, sur la base d’une facture qui s'éleverait à 60 milliards, la dette publique brute de l’Espagne pourrait exploser à 95% du Produit intérieur brut en 2015.

En outre, «l’Espagne devrait rester en récession jusqu'à la fin de l’année et en 2013, alors que dans sa précédente prévision Fitch s’attendait à ce que son économie bénéficie d’une reprise modérée en 2013».

Depuis l’annonce du sauvetage historique de sa troisième banque par les actifs, Bankia, en mai, la pression s’est brusquement intensifiée autour de l’Espagne et de son secteur bancaire.

Dans ce contexte, le pays a dû s’aventurer sur les marchés jeudi.

Même si elle réussi à emprunter plus de 2 milliards d’euros, l’Espagne a dû concéder des taux d’intérêt en forte hausse (6,044% sur dix ans), signe que la tension ne se relâchera pas complètement tant que le pays n’aura pas obtenu d’aide européenne pour ses banques.

Cet emprunt faisait figure de test alors que l’Espagne se refuse toujours à demander un plan de sauvetage global, à l’image de ce qui a été fait pour le Portugal, l’Irlande ou la Grèce.

Ce qu’elle souhaite, c’est un coup de pouce uniquement pour son secteur bancaire, fragilisé par les actifs immobiliers risqués depuis l'éclatement de la bulle en 2008.

Madrid milite donc pour que le fonds de secours européen --le FESF actuellement en place ou le MES qui sera lancé début juillet-- soit autorisé à recapitaliser directement ses banques.

De quoi éloigner la perspective du plan de sauvetage, qui placerait le pays sous tutelle et irait de pair avec des conditions strictes dictées par ses bailleurs de fonds internationaux.

L’Espagne a assuré qu’elle prendrait une décision dans les quinze jours sur un éventuel appel à l’aide internationale, attendant pour ce faire les résultats d’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur ses banques, qui doivent être publiés lundi, et les rapports de deux cabinets d’audit.

«J’attendrai que le FMI et les experts indépendants fassent connaître leur opinion sur les nécessités de recapitalisation du système financier espagnol et à partir de là, je donnerai mon chiffre et le gouvernement dira de quoi a besoin le système pour se recapitaliser», a déclaré jeudi le chef du gouvernement, Mariano Rajoy.

«Ce qui est sûr, c’est que les choses sont en train de bouger: il semble que l’Espagne va réussir à obtenir un sauvetage +sur mesure+ pour son secteur bancaire problématique», soulignaient jeudi les analystes de Bankinter.

Le journal El Economista affirmait jeudi que Berlin accepterait finalement un sauvetage de 80 milliards d’euros limité aux banques, à travers l’Etat espagnol qui donnerait ensuite cet argent au Frob, le fonds public d’aide au secteur.
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Féminin Messages : 18803

MessageSujet: Re: Espagne   22.09.12 1:10

Pourquoi l'Espagne n'a pas fini de faire trembler la zone euro


Par Sébastien Julian - publié le 21/09/2012 à 17:12

Dans quelques jours, l'Espagne demandera probablement une aide financière de l'Europe. Mais l'état de ses finances publiques et de ses banques inquiète toujours autant. Décryptage.


REUTERS/Susana Vera



Selon le Financial Times, ce n'est plus qu'une question de jours avant que l'Espagne ne demande officiellement l'aide de la zone euro. L'annonce pourrait être faite le 27 septembre, la veille de la présentation par Madrid du budget pour 2013 et surtout des résultats de l'audit sur les banques. D'ici là, l'Espagne et ses créanciers devraient avoir trouvé un accord sur le degré d'austérité et les réformes structurelles à mener dans le pays. Ces accords seront-ils crédibles? Difficile à dire tant les avis négatifs concernant la situation du pays s'accumulent.
La détérioration des finances publiques va se poursuivre
Madrid martèle que la dette publique de l'Espagne (75,9% du PIB) est encore très inférieure à celle de certains pays de la zone euro. Mais son discours ne parvient pas à convaincre les économistes. Pour juger de la soutenabilité de la dette publique d'un pays, la dynamique compte davantage que le niveau, expliquent les experts d'Oddo Securities. Or la dette espagnole a plus que doublé depuis 2007. En comptabilisant l'enveloppe de 100 milliards d'euros accordée par le FESF, la dette publique espagnole atteindra 100% du PIB d'ici à 2014.

Il sera difficile de redresser le tir : l'Espagne ne parvient pas à réduire son déficit, faute de croissance et d'emprise suffisante sur ses régions, responsables des deux tiers du dérapage des comptes en 2011. "Actuellement personne ne croit que le pays sera capable de remplir son objectif" d'un déficit à 6,3% du PIB fin 2012, déjà assoupli par rapport au plafond initial de 5,3%, note Alberto Roldan, directeur du département d'analyse boursière de la maison de courtage Inverseguros. "C'est quelque chose que l'on retrouve dans l'ensemble des prévisions" du marché, confirme Jesus Castillo, spécialiste de l'Europe du Sud chez Natixis, qui s'attend à un déficit de "7,5-8%".

Si cette prédiction se confirme, l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, fera donc figure de récidiviste, après avoir largement dépassé l'objectif fixé en 2011 (au lieu des 6% promis, le pays a affiché un déficit de 8,9%). Et le dérapage pourrait même avoir été plus important encore: "il y a des rumeurs selon lesquelles il pourrait y avoir une révision à la hausse du déficit de l'an passé", raconte Marian Fernandez, stratégiste à la banque Inversis, qui évoque un nouveau chiffre de "9,2-9,4%".
La crise bancaire est loin d'être terminée
La dette pulique n'est pas le seul problème de Madrid. Il y a aussi la dette privée, et notamment celle des banques. Six banques (soit 15% du secteur) sont déjà passées sous contrôle public entre septembre 2011 et mai 2012. Le 20 juillet dernier, le gouvernement espagnol s'est entendu avec les autres gouvernements de la zone euro sur la mise à disposition d'une enveloppe de 100 milliards d'euros (près de 10% du PIB) pour recapitaliser son secteur bancaire.

Mais cette enveloppe, qui avait semblé dans un premier temps très amplement suffisante, pourrait s'avérer insuffisante si la récession s'aggrave, préviennent les experts d'Amundi Asset Management. Les créances douteuses s'élevaient déjà à 164 milliards d'euros en juin 2012. Et ce taux ne cesse de grimper. Il s'élève à 9,4%, le niveau le plus élevé depuis le début des années 1960.

Cette salve de mauvais chiffres incite les experts à rester sur leurs gardes, même si l'Espagne se place sous la protection européenne. "Madrid pourrait ne pas tenir ses objectifs en matière de finances publiques, soit à cause de la récession, soit parce que le gouvernement n'en fait qu'à sa tête, soit parce que les conditions demandées par l'Europe sont trop dures", redoute déjà Christian Schultz, économiste de la Banque Berenberg.

Dans ce cas, nous traverserions à nouveau une crise politique en Europe, prévient-il. Les taux longs grimperaient. La BCE serait alors obligée d'acheter des obligations espagnoles rapidement et en grande quantité. Bref, l'Espagne n'a pas fini de faire tanguer la zone euro.
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Féminin Messages : 18803

MessageSujet: Re: Espagne   04.03.13 14:54

Le risque d'un coup d'Etat en Espagne n'est plus totalement illusoire et pourrait chambouler les marchés




forex.fr
|
03/03/2013, 16:40 - 802 mots


Jusqu'à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment
inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue
changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le
Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d'austérité qui
entraînent toujours les mêmes fléaux: mouvements sociaux, rejet de la
démocratie et repli sur le populisme…pouvant jusqu'à entraîner un
changement de régime.


On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement
installées dans la zone euro. C'est une croyance qui fait fi des nombreux
défis de l'Union. Il suffit par exemple de s'arrêter sur la situation de
l'Espagne pour se rendre compte qu'un changement de paradigme est possible à
tout moment.


Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage
des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L'actuel
gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble
toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin,
le 23 janvier dernier, l'Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement
que la région est une "entité légale et politique souveraine". En
d'autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l'Espagne
est au bord du précipice même si on l'oublie trop souvent.


De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes
démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d'un
changement de régime est infinitésimal. Pourtant, c'est faire l'impasse sur
l'histoire récente de la péninsule que de croire cela. Le dernier coup
d'Etat remonte en effet au début des années 80 et a échoué seulement
grâce à l'aura du roi Juan Carlos qui a beaucoup terni depuis.


Ainsi, une conférence organisée le 6 février denier par un centre de
réflexion à Madrid et qui portait sur les forces armées et la Constitution
a mis en lumière un certain malaise au sein d'une partie des officiers
supérieurs de l'armée, notamment face à la gestion de la question
catalane. Plusieurs officiers à la retraite ont pris la parole à l'occasion
de ce colloque. Rien d'inhabituel à cela jusqu'à l'intervention du
Général Juan Antonio Chicharo qui a commandé le corps d'élite de la
marine jusqu'en 2010 et fait désormais partie de la réserve.


Il a notamment fait part "d'un sentiment général de préoccupation, de
peur, d'incertitude et de confusion" au sein de l'armée espagnole au
sujet la sécession possible de la Catalogne, allant jusqu'à regretter la
démission en 2006 du Général José Mena qui s'était publiquement
prononcé en faveur de la possibilité d'une intervention militaire afin de
mettre un terme aux demandes d'autonomie plus importante de la région.


Il a demandé ensuite, pendant son discours, d'imaginer un scénario qui a de
grandes chances d'arriver: si le parti au pouvoir perd sa majorité absolue
lors des prochaines élections générales et que les Catalans, en échange
de leur soutien, demandent à abroger dans la Constitution la doctrine de
"l'indissoluble unité" de l'Espagne, que pourra-faire alors
l'armée, s'est-il interrogé. Il n'a pas apporté de réponse mais tout le
monde a plus ou moins compris ce qu'il sous-entendait.


Depuis, le général a été réprimandé par sa hiérarchie mais, les propos
qu'il a tenu montrent en tout cas une déstabilisation évidente du cadre
institutionnel dans le pays sous l'effet des manifestations
quasi-quotidiennes contre l'austérité, d'un rejet grandissant de la Maison
Royale et du gouvernement et sous les coups de boutoir de la Catalogne. Une
situation tout simplement explosive.


Le pays est entré dans une ère de difficultés croissantes et l'évolution
actuelle de la situation n'augure rien de bon. Jusqu'à présent, la figure
du roi Juan Carlos servait d'unité à la Nation mais ce n'est désormais
plus le cas puisque même la monarchie constitutionnelle est de plus en plus
critiquée en tant que système de gouvernement. L'armée qui est garante de
l'unité de la Nation et du respect de la Constitution pourrait tout à fait
intervenir en cas de total discrédit des gouvernants et de risque réel
d'implosion de l'unité espagnole. Ce n'est évidemment pas le scénario le
plus probable mais, dans tous les cas, on aurait tort de croire que l'Espagne
est sur le chemin de la stabilisation. Le pays peut à tout moment
s'enflammer, et faire avec lui basculer toute la zone euro dans un cycle
infernal.
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MessageSujet: Re: Espagne   04.03.13 15:00

J'avais entendu cela très rapidement à la télévision à propos de la Catalogne
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