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 John Littleton

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MessageSujet: John Littleton   11.07.12 11:24




John Littleton Jr est né en Louisiane, à Tallulah très précisément. Son père, John Littleton Sr était pasteur et cultivateur ; sa mère, née Bertha Brown, eut trois fils : Philip, John et Preston, et deux filles : Piccola et Helen. Les parents de John étaient fort religieux et lui inculquèrent tout ce qu’il allait développer par le chant quelques années plus tard. La vie en Louisiane à cette époque n’était pas aisée, faut-il rappeler que le propre grand-père de John avait connu l’esclavage : on comprend mieux alors sa volonté de chanter plus tard l’Amour, la Justice et la Fraternité.


John travaille la terre et accompagne son père lorsque celui-ci se rend dans les différentes petites églises baptistes de la région. Bien vite un drame frappe la famille Littleton, la mère de John meurt alors qu’il n’a que six ans. John fut à jamais marqué par cette perte. À la suite de ce décès, la ferme familiale sera abandonnée.


John a une voix hors du commun, et bien vite certaines personnes autour de lui l’encouragent à développer ce don : notamment Mrs Hayes, professeur de musique à Tallulah, puis Mrs Thompson, avec laquelle il prendra des cours tous les matins à 7 heures. Il voyage, en outre, et se rend chez certaines de ses tantes, notamment en Californie. John entre au John Pepperdine College ; il continue le chant et son répertoire est résolument inspiré par les comédies musicales : il interprète les classiques de Bing Crosby et des autres.



His Way



John se distingue dans la famille, il a une volonté farouche et veut découvrir le monde. Il part effectuer son service militaire en Europe. Le Corporal Littleton sera affecté notamment près de Reims, en France.



Avec d’autres soldats américains il participe à des galas, par exemple à l’auditorium de Reims, situé Avenue Jean Jaurès. Son ami Chester Harris est au piano, et John reprend de grands standards. A quelques mètres de là, au numéro 32, habite la famille Diblik : Jean et Estelle Diblik tiennent un magasin-studio de photographie réputé. Jean Diblik est originaire de Tchécoslovaquie et son épouse Estelle est née à Vincennes ; ils ont deux enfants Jeanine Estelle et Jean. C’est dans cet auditorium que John Littleton allait rencontrer Jeanine, sa future épouse. En fait, toute la famille Diblik allait " l’adopter " et John eut toujours un profond respect et une grande affection pour eux.



Son service une fois terminé, John ne retourne plus de manière définitive aux États-Unis. Encouragé par sa future belle famille, il surmonte les obstacles, notamment le problème de la langue, et s’inscrit au Conservatoire National de Musique de Paris. Une fois encore sa voix de Basse-Baryton fait merveille.



Il interprète notamment le rôle du Frère Laurent dans Roméo et Juliette de Gounod, ou bien encore Boris Godounov de Moussorgski. Il obtient un Premier Prix de Chant, un Premier Prix d'Opéra et un Deuxième Prix d'Opéra Comique. Dans la foulée, il remporte plusieurs concours internationaux de chant.



Vocation



À sa sortie du conservatoire, de nombreuses voies s'offrent à John Littleton : il peut soit faire carrière dans le classique (grâce à son impressionnant palmarès), soit s'engager dans les "variétés" et suivre les pas d'un Bing Crosby. Une option à ne pas négliger, enfin, est le cinéma: au cours des années 60, la Metro Goldwyn Mayer le contacte afin qu'il tourne aux côtés de Richard Burton et Elisabeth Taylor dans un film intitulé "The Comedians" (offre qu'il refuse ayant donné sa parole au préalable pour une série de concerts en France). Le destin sera tout autre.



En 1960, des jeunes qui l'ont entendu à l'Elysée Palace de Vichy et connaissent son attachement aux Negro-Spirituals, demandent à le rencontrer : ils lui font part de leur désir d'avoir des chants religieux en français afin d'animer leurs célébrations. John est profondément influencé par cette rencontre et décide de s'engager dans cette voie. Néanmoins, il est hors de question pour lui de plagier les Spirituals, ceux-ci correspondent à une expérience particulière du peuple noir américain; il décide donc de créer des chants en français qui créent une véritable communion en invitant les gens à faire preuve d'une plus grande spontanéité. John opte pour des mélodies simples que les fidèles peuvent retenir aisément afin de chanter Dieu de tout leur cœur.



Au fil des années, John Littleton a composé de nombreux chants, et a travaillé avec des auteurs de talent tels que l'Abbé Zurfluh, Maurice Debaisieux ou Odette Vercruysse, pour n'en citer que quelques-uns. Des chants tels que "Je Cherche", "Les Mains Ouvertes", "Donne-Moi La Main Mon Frère", "Toi Notre Dame" ... sont devenus des "classiques" que les fidèles des quatre coins du monde entonnent spontanément.



John a été invité dans le monde entier: au Japon; en Nouvelle-Calédonie; au Liban; à Haïti; aux États-Unis; au Cameroun; en Pologne ... Il a participé à des rassemblements réunissant des centaines de milliers de personnes (au Parc des Princes à Paris; à Düsseldorf ...) et a répondu présent pour chanter dans les plus petits villages: voilà ce qu'est une vocation, être toujours disponible.



Spirituals



John Littleton a toujours été fidèle à ses origines, à ses racines. Il n’a jamais oublié la douleur de ses ancêtres esclaves, leur joie lorsqu’ils découvrirent Dieu, ce Dieu qui avait libéré le peuple d’Israël. Les esclaves noirs ont chanté, ont crié vers Celui qui les aimait. Pour John Littleton, l’essentiel est de faire comprendre au monde la teneur profondément religieuse de ces chants puissants et beaux. Il a toujours souffert que certains, à des fins purement commerciales, amalgament les différents types de " musique noire " et dénaturent par-là même les spirituals de ses pères.



Certaines définitions s’imposent :



Les NEGRO SPIRITUALS authentiques marquent la rencontre des esclaves noirs et de leur Créateur ; ils n’expriment pas la haine ou la rancœur. S'inspirant des textes de l’Ancien Testament, ce sont des chants d’espoir.



Les GOSPEL SONGS , comme leur nom l’indique, se réfèrent au Nouveau Testament (Gospel=Évangile/ Bonne Nouvelle). Ils sont plus récents que les Negro Spirituals et ont une structure musicale plus élaborée.



Ces chants religieux ont l'intensité d'une prière, en cela ils n'ont rien à voir avec les œuvres profanes de Jazz et de Blues.



Certains chants ressemblent aux Negro Spirituals et pourtant n'en sont pas: c'est le cas, par exemple, de "Old Man River", une composition de Jerome Kern et Oscar Hammerstein qui fait référence à la vie d'un ouvrier noir sur les rives du Mississipi.



Bon nombre d'artistes, aujourd'hui, intègrent dans leur répertoire des Spirituals, pour suivre la mode; les termes "Spirituals" et "Gospels" sont galvaudés. De magnifiques chants tels que "When the saints go marching in" (l'un des chants préférés de la mère de John) sont joués en n'importe quelle occasion. Certains n'hésitent pas à prendre "l'enveloppe" des Spirituals (le rythme; l'ambiance) et à en rejeter le fond, l'esprit. En d'autres termes, on fait de l'argent (le mélange des sources élargit l'auditoire) et on rejette Dieu.



Cette confusion entre musique profane et religieuse n'est pas récente. Dès 1930, Louis Armstrong enregistrait "The Good Book" et puisait ainsi dans un répertoire financièrement fécond. À l'époque, les croyants noirs américains (dont le père de John) s'en offusquèrent et tentèrent de réagir, mais que pouvaient-ils faire ? Comment protéger une veine musicale ? 70 ans plus tard, le problème demeure.



John Littleton a continué le combat de son père à sa façon. Il a été le pionnier du Spiritual en France, et il a chanté la foi de ses ancêtres dans le monde entier, sans donner dans la facilité. Dans chacun de ses concerts, il a présenté l'histoire des Spirituals avant d'entonner ces chants puissants et entraînants.





Famille



Le 10 Juillet 1957, John Littleton épouse Jeanine Estelle Diblik, fille d’un photographe rémois renommé. La cérémonie a lieu en l’église Saint André de Reims, c’est d’ailleurs dans cette église que seront célébrées toutes les grandes étapes de la vie familiale. John et son épouse s’installent à Reims, mais conserveront toujours un bureau dans le 8éme arrondissement de Paris, afin de faciliter le travail de John : rendez-vous professionnels, répétitions avec les musiciens …etc. John Littleton aime beaucoup Paris, son dynamisme et sa beauté, la ville lui rend bien en l’honorant plusieurs années plus tard (la Ville le décora des médailles d’argent et de vermeille).



De cette union naquirent deux enfants : Doris et Patrick. John tout en menant une carrière artistique active réussit à concilier vie professionnelle et familiale. Profond et inspiré, charismatique et fort, John Littleton n'a jamais cessé d'être "vrai": L'homme de conviction, l'homme de scène et l'homme de famille n'ont toujours fait"qu'un".



Source de cet article:
http://membres.multimania.fr/johnlittleton/index.htm

(Article mis à jour: 21 mars 2010)

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