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 L'euthanasie et le Président F.H.

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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   07.08.12 10:21

Euthanasie/fin de vie : réactions à l’annonce de François Hollande

Suite au discours de François Hollande sur l’euthanasie, mardi 17 juillet 2012 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 17/07/12), de nombreux journaux se font l’écho des réactions.
Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a précisé qu’il souhaitait que le Président ait recours à un référendum et non à "une énième mission sur la fin de vie", renvoyant ici à la création d’une mission de réflexion sur la fin de vie, confiée au Pr Didier Sicard. Pour ce franc partisan de l’euthanasie, cette nomination est "un mauvais signal". En affirmant que "notre corps nous appartient", le président de l’ADMD "demande au Président de la République de ne pas céder à la pression des lobbys pro-life, ultra religieux, qui militent également contre le droit des femmes à avorter, et d’ entendre le combat des associations laïques qui demandent le respect absolu des volontés des patients, fussent-ils âgés, malades en fin de vie, mais qui demeurent des citoyens à part entière ".
Le député UMP Jean-Leonetti, à l’origine de la loi de 2005 sur les droits des malades et à la fin de vie, n’est pour sa part pas opposé à la création d’une commission ni au lancement d’un débat précisant cependant que "le thème de l’ euthanasie devrait être étendu à celui de la fragilité, de la dépendance et de la fin de vie en général".
Car malgré l’hommage rendu à la loi de 2005, le discours ambigu de François Hollande interroge sur plusieurs points. En effet, en posant la question : "peut-on aller plus loin dans les cas exceptionnels où l’ abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible et qui appelle un acte médical assumé au terme d’une décision partagée et réfléchie ?", François Hollande reste imprécis, alors qu’il avait, lors de la campagne présidentielle, proposé "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".
L’éditorialiste du Figaro s’interroge : "est-ce l’état du malade qui fait sa ‘dignité’ ? A partir de quel stade un homme perd-il la sienne ? Qui en décide ? Et qui décide des ‘cas exceptionnels’ auxquels il a fait allusion ?", dénonçant ainsi des "acrobaties de langage [qui] cachent une réalité, elle aussi taboue, de notre époque : la souffrance. C’est elle qui fait peur à tout un chacun : pour ses proches et pour soi". Il ajoute: "c’est elle qui a heurté l’opinion publique lors d’affaires médiatiques qui ont attisé le débat sur l’euthanasie. […] La réponse à la souffrance existe largement : elle se nomme ‘les soins palliatifs’".
Comme pour réagir aux propos de Jean-Luc Romero de mettre en place un référendum, le Pr Didier Sicard explique que sa "volonté est de recueillir l’avis de la société au sens large du terme". "Plutôt que de nous reposer sur les avis des experts, qui sont connus de tous, j’ai envie de connaître les attentes des Français à l’occasion de quatre ou cinq débats publics qui seront organisés à Paris et en province", affirme le médecin. Il précise encore : "je souhaite que l’on ne fige pas toute cette réflexion autour de la sempiternelle question : euthanasie ou pas euthanasie". Interrogé sur l’exception d’euthanasie qu’il avait proposée dans un avis rendu en 2000 par le CCNE sous sa présidence, Didier Sicard répond que "cette position date d’il y a plus de dix ans, à une époque où les soins palliatifs étaient très peu développés et l’acharnement thérapeutique très peu présent".
Pour le Dr Régis Aubry, membre de la commission de réflexion sur la fin de vie et président de l’Observatoire national de la fin de vie, "le débat annoncé par François Hollande est une excellente chose. […] Il faudra que l’on arrive à le conduire en se préservant des dérives émotionnelles fréquentes sur ces questions. Et surtout que l’on accepte l’idée d’en sortir avec des idées qui n’étaient peut-être pas celles qu’on avait en tête au début".
Enfin, pour le Dr Vincent Morel, nouveau président de la Société Française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), "permettre aux citoyens de s’exprimer est une mesure qui va dans le bon sens "affirmant" son refus de voir ce débat déboucher ‘un jour sur la légalisation d’une aide active à mourir’ ".

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 9:18

20/07/2012 EUTHANASIE : François HOLLANDE avance de biais



Lors d’un déplacement, mardi matin, dans un centre de soins palliatifs animé par des religieuses protestantes, le président de la République a donné pour cadre symbolique à l’ouverture d’une nouvelle « réflexion » sur l’euthanasie un lieu qui répond à la souffrance de ceux qui pourraient être tentés de vouloir leur propre mort, en la soulageant.

D’ailleurs François Hollande n’a pas prononcé le mot « euthanasie », car comme avec l’IVG, c’est l’euphémisme qui permet de faire passer les légalisations des gestes mortels : il a appelé cela « un acte médical assumé », dans « les cas exceptionnels où l’abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible ».

Que de bizarreries dans cette phrase ! Depuis quand l’« abstention thérapeutique » permettrait-elle de soulager la douleur ? Qu’est-ce qu’une « douleur irréversible » ? Un processus peut l’être. Mais avoir mal ?

Il faut, me semble-t-il, comprendre cette phrase dans le véritable contexte de la loi Leonetti qu’il est donc question de remettre en discussion. La loi Leonetti, contrairement à ce que l’on prétend, n’est pas une loi contre l’euthanasie, même si elle pose correctement de nombreux points, permettant aux patients de récuser des soins qui font plus de mal que de bien, et faisant une juste distinction quant aux gestes médicaux qui peuvent, pour soulager le patient qui souffre, hâter la mort sans comporter l’intention de la donner, et les actes qui ont pour but de provoquer la mort qui, eux, sont apparemment proscrits.

Apparemment parce que la loi Leonetti permet aussi, même chez des personnes dont la mort n’est pas imminente et qui ne souffrent pas de recevoir une alimentation « artificielle », même chez des personnes qui ne sont pas en phase terminale, de cesser cette alimentation, ce qui a pour effet et pour but de causer la mort au terme d’un délai plus ou moins long.

En ce sens l’abstention thérapeutique visée par Hollande pourrait bien être le retrait de ces soins ordinaires qui sont pourtant dus au malade sous peine de l’euthanasier « par omission », dans tous les cas où l’alimentation ne fait pas plus de mal que de bien et ne cause pas de souffrances indues.


Ce genre de cas a provoqué la mobilisation du lobby de l’euthanasie qui a pointé les souffrances inhumaines, pour le malade « désintubé » et son entourage qui assiste à des agonies dures et prolongées, que peut causer l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, et qui en a tiré argument pour demander une révision de la loi Leonetti. L’euthanasie permettant d’aller vite serait bien plus humaine : voilà le refrain.

En insistant sur les soins palliatifs, en tournant autour de l’euthanasie avec une précaution de crabe, François Hollande ouvre consciemment un peu plus la place à la « mort choisie ». Il s’entoure de mille précautions, allant jusqu’à saluer les préoccupations « spirituelles » sur la valeur de la vie ; il a même reçu le cardinal Vingt-Trois à la veille de sa visite au centre Notre-Dame du Lac, à Rueil-Malmaison, pour lâcher ce qui demeure une bombe, fût-elle munie d’un silencieux.


Leonetti lui-même attend l’ouverture d’un « large débat public »… pour mieux faire connaître sa propre loi ; Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité et ancien Monsieur-Droits LGBT de l’UMP, préférerait un référendum pour ne pas enterrer la question dans une commission (une euthanasie lente ?) et dénonce la nomination du Pr Didier Sicard pour mener cette « mission sur la fin de vie ». Voici l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique, qui a ouvert la porte à tant de transgressions, bombardé « proche de la théologie morale catholique ».

Celui-ci n’a pourtant pas brandi un drapeau pro-vie, ni même des principes clairs. « Je suis médecin, mais je plaide pour que le débat soit plus sociétal que médical. Il faut aller à la rencontre de ceux qui ne parlent jamais, et non reconstituer un puzzle avec ceux que l’on connaît déjà », dit-il : « Je vais chercher à tout prix à me tourner vers les citoyens, comprendre ce que les cadres, les ouvriers, les paysans pensent », il est soucieux « d‘éviter une discussion figée par les positions pro ou anti-euthanasie ». « Je ne viens pas avec un armement idéologique, religieux ou médical et je m’interroge, comme l’ensemble des Français (…). Il faut aller chercher les naïvetés sur la question, plus que les jugements abrupts. »

S’il voulait discréditer le principe du respect de la vie : tu ne tueras pas, il ne s’exprimerait pas autrement. Et d’ailleurs il avoue : « Certains jours, je trouve inacceptable que quelqu’un disant souhaiter en finir n’obtienne pas de réponse. »

Il ne faudra pas se laisser duper par les entourloupes et autres embrouillaminis qui laissent prévoir un « débat » pipé…


JEANNE SMITS
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 9:27

Belle HYPOCRISIE
de la part de TOUS,du Gouvernement,des pro-vie,des pro-euthanasie..

Elle est où çà,la "dignité" ???


La France s'enfonce dans la récession... ...
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 9:50

Le problème=si c'est uniquement lié au fric,l'euthanasie risque d'être "généralisée"... ... ..

alors qu'il aurait fallu une euthanasie choisie par les patients.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 10:00

Mais au fait,c'est vrai,ces soins palliatif en phase terminale coûtent...
Très sérieusement,autant faire une injection létale pendant la phase terminale de chaque patient,disparition totale de l'agonie,
et améliorer la vie citoyenne des personnes âgées et des personnes handiicapées grâce à ces recettes...
Pourquoi pas?
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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 10:05

Car une euthanasie généralisée en phase terminale NE signifie PAS
l'euthanasie de toutes les personnes dépendantes
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   09.08.12 10:15

Comme on fait un don d'organe,on peut accepter d'être pîqué en phase terminale pour donner des recettes pour la dépendance des personnes âgees et handicapées qui ne sont pas en fin de vie.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   17.08.12 11:26

Voici encore çi-dessous un copié-collé débile..
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   17.08.12 11:28

La mort pas cher c’est tentant, mais la vie ça n’a pas de prix


août 17, 2012 admin




Accompagner une fin de vie

L’euthanasie, une pratique illégale et contraire à la position du Conseil de l’Europe

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a proscrit toute forme d’euthanasie ou de suicide assisté le 25 janvier 2012 en énonçant : « L’euthanasie dans le sens de l’usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite ». L’euthanasie est pénalement réprimée par la loi française qui stipule à l’article 221-1 du Code Pénal : « Le fait de donner volontairement la mort à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle. »

L’article 221-3 ajoute que le meurtre commis avec préméditation … constitue un assassinat. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité. Cette loi est basée sur un commandement de Dieu bien connu cité dans le livre Exode 20 verset 13 de la Bible qui énonce : «Tu ne tueras point ».

Une proposition de loi maquillée

Nonobstant cette législation contraire à toute forme d’euthanasie, le candidat à la présidence de la République, François Hollande, revendiquait dans son programme de campagne une mesure prévoyant de permettre au malade de terminer sa vie « dans la dignité », par une « mort rapide et sans douleur ». Le 8 juin 2012, alors que François Hollande était de devenu Président de la République Française, une proposition de loi était présentée, sous l’intitulé « d’assistance médicale pour mourir et aux soins palliatifs ».

En réalité, il s’agit bel et bien de légaliser l’euthanasie, à savoir d’autoriser les médecins à donner délibérément la mort à leur patient afin de soulager leurs souffrances. Le texte précise : « Toute personne, majeure non protégée, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit l’origine, lui causant des souffrances physiques ou psychiques qui ne peuvent être apaisées ou qu’elle juge insupportables, peut demander à bénéficier, dans les conditions prévues au présent titre, d’une assistance médicale pour mourir ».

La situation actuelle

Le milieu médical français fait aujourd’hui face à une problématique très délicate concernant la fin de vie des personnes âgées. Trop nombreuses sont celles qui sont maintenues en vie de façon artificielle dans des conditions parfois très dégradantes, voire humiliantes pour elles-mêmes, leurs familles, et le personnel soignant.

Dans de nombreux cas, l’injection létale semble représenter la meilleure solution pour tous les acteurs concernés, tant sur le plan économique, humain, que social. Pour autant, l’euthanasie ne saurait être légalisée sous peine d’écarter l’alternative existante des soins palliatifs , d’abandonner le malade à sa détresse et à son isolement. Enfin, la déontologie du médecin serait bafouée et les dérives d’un tel système ne seraient pas contrôlables .

Les soins palliatifs, une alternative à la légalisation de l’euthanasie

85 % des euthanasies effectuées en Belgique sont la conséquence de l’absence de compétences du personnel médical en soins palliatifs. Elles sont pratiquées par des généralistes peu ou mal formés aux situations complexes de fin de vie, sur des personnes atteintes d’un cancer dans leur dernière semaine.

Les soins palliatifs* offrent une solution alternative à l’euthanasie. Ils apportent une réponse appropriée à la vrai question qui se cache derrière le débat sur l’euthanasie, telle qu’elle a été formulée par Guy-Daniel Koechlin, relais au Parti Républicain Chrétien, à savoir, « Existe-t-il un droit, voire un devoir d’ôter la vie à autrui pour mettre un terme à son agonie ou à sa souffrance ? ».

Recourir aux soins palliatifs, c’est accepter le caractère inéluctable de la mort en choisissant la vie. La loi Léonetti prévoit en effet de prendre en charge la douleur physique et morale du malade et de ses proches dès l’instant où le médecin a décidé, en accord avec eux, de stopper le cours des investigations et de la thérapeutique employée.

L’article 38 du Code déontologie des médecins précise que le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments et assurer par des soins appropriés la qualité d’une vie qui prend fin. Il ajoute que le médecin doit « sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage ».

Les partisans de l’euthanasie ne sauraient donc invoquer l’argument de la dignité déjà pris en compte par le code de déontologie médical.




soutien des personnes en fin de vie

Le Parti Républicain Chrétien, défenseur de la dignité des personnes âgées

Politique vient du mot grec « polis », qui signifie « gestion de la cité ». Le Parti Républicain Chrétien (PRC) a précisément pour objectif de redéfinir la politique dans son sens noble, à savoir la gestion du mieux-vivre ensemble, à la lumière des principes enseignés par Christ, seuls susceptibles de réunir les hommes autour d’un projet commun de société.

Parmi ces règles, le PRC insiste sur l’amour du prochain, qui inclut la protection des victimes et la sécurité des personnes âgées. En aucun cas, il ne saurait donc cautionner une proposition de loi visant à institutionnaliser leur mort programmée.

La demande de légalisation de l’euthanasie s’explique en partie parce que notre société a depuis trop longtemps refusé la mort, retardant le plus possible son avènement par un acharnement thérapeutique. Elle révèle une question capitale qui n’est pas assez prise en compte par notre société, à savoir la détresse d’une population âgée qui cache souvent, derrière une volonté de mort une soif d’attention, un besoin d’amour et d’écoute, non assouvis.

Nos personnes âgées ne décèdent plus dans leur maison, entourées de leurs proches. Elles meurent souvent dans une grande solitude, dans les hôpitaux, au terme de séjours bien trop longs ou dans des maisons de retraite où l’anonymat reste trop souvent la règle. Selon Guy Daniel Koechelin, relais au PRC, « L’angoisse dans la phase terminale d’une vie doit être entendue comme un appel à la solidarité humaine, à une présence compatissante et bienveillante prodiguant en même temps les soins palliatifs nécessaires ».

Pour sortir du débat sur l’euthanasie, le Parti Républicain Chrétien recommande de privilégier les soins palliatifs.Il considère que le véritable enjeu est celui de la formation du personnel soignant pour la mise en oeuvre des soins palliatifs, ainsi que celui de l’attention à donner aux personnes âgées dépendantes.

Si le moment de la mort qui appartient à dieu et à lui seul est accompagné, ce processus permettra au malade et à son entourage d’appréhender sa raison d’être, voire d’explorer son sens. C’est pourquoi, le PRC propose d’inclure dans les soins palliatifs une possibilité d’accompagnement spirituel du malade afin de le rassurer face à l’échéance de sa mort. En outre, il préconise l’accueil des personnes âgées dans des unités spécialisées privilégiant l’esprit de famille, l’écoute, et les soins de bien-être. Le contact avec les autres tout comme le contact physique ont leur place dans l’accompagnement des personnes en fin de vie. Il tranquillise et soulage la personne avant son départ.

Guy-Daniel Koechlin déclarait à ce sujet : « La prise en compte de la dimension spirituelle est bien présente dans la loi Léonetti mais les réponses aux besoins spirituels ne sont pas toujours très pertinentes, d’où l’intérêt que davantage de chrétiens s’engagent sur ce terrain par le biais d’associations existantes, telles que notamment, l’association catholique JALMAV (jusqu’à la mort accompagner la vie) », dont le slogan est « Accompagner pour donner de la vie au temps et non pas du temps à la vie ».

Le personnel médical et le personnel soignant savent que la frontière entre l’arrêt d’un traitement pour éviter l’acharnement thérapeutique, et une euthanasie qui ne dit pas son nom est très mince. La loi Léonetti autorise d’ailleurs les médecins à stopper l’hydratation d’un patient dès lors qu’il est admis en soins palliatifs. N’est ce pas là un aveu d’euthanasie déguisé ? L’hydratation constitue un soin élémentaire dont nul ne saurait être privé. Néanmoins et sous cette réserve, privilégier les soins palliatifs c’est faire le pari de la vie.

La demande d’euthanasie, un acte de désespoir

L’expression de la seule volonté du patient est à elle seule insuffisante pour fonder la demande de légalisation de l’euthanasie.D’après le témoignage du médecin Jean Pierre Dickes, tel qu’il est relaté dans la revue trimestrielle des Cahiers St Raphaêl intitulée « L’EUTHANASIE », ce dernier témoigne ainsi : « jamais je n’ai rencontré un seul patient demandant une euthanasie de manière répétitive. Chaque fois, une bonne sédation accompagnée d’une bonne prise en charge psychologique ont suffi à inverser la tendance ».

Juridiquement, les actes de disposition signés par des personnes âgées peuvent être remis en cause dès lors qu’il peut être prouvé, soit qu’elles n’avaient pas leur pleine capacité au moment de la signature, soit que leurs actes ont été obtenus en abusant de leur faiblesse. A fortiori, la protection des personnes vulnérables doit donc s’étendre à celles qui se trouvent en fin de vie.

Nous savons tous que la volonté et le discernement d’une personne en fin de vie ou atteinte d’une maladie incurable ne doivent pas être pris à la lettre. Bien au contraire, ces personnes sont fragilisées émotionnellement. Elles doivent donc être protégées contre elles-mêmes, contre les éventuelles décisions de mort qui pourraient s’emparer d’elles lors de leurs moments d’angoisse.

La mission du médecin est de soigner et de soulager mais en aucun cas de donner la mort

La légalisation de l’euthanasie, à savoir l’institutionnalisation de l’injection d’une substance mortelle de façon volontaire par un tiers, si elle est adoptée, risquerait de permettre une généralisation, voire une banalisation de cette solution, simple et rapide, au détriment de situations qui méritent parfois un examen particulier et différent.

En outre, comment définir l’élément déclencheur de l’acte d’euthanasie ? Sera-t-il celui de la demande du patient ? Nous avons déjà vu à ce sujet que cet argument est insuffisant. Sera-t-il celui du caractère insupportable des souffrances ? Nous savons que les médecins s’accordent tous aujourd’hui à reconnaitre que les traitements anti douleurs sont performants et ne précipitent pas pour autant les patients dans l’inconscience.

Sera-t-il celui de la demande de la famille lorsque le patient ne peut pas s’exprimer ? Si tel est le cas, sera t-il possible aux médecins d’euthanasier des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, considérée comme une maladie incurable, alors que ces malades n’ont la plupart du temps plus de discernement ? Que feront-ils lorsque ces mêmes familles leur demanderont de faire mourir un de leur proche dans le coma ? La mission du médecin est de soigner et de soulager mais en aucun cas de donner la mort, et encore moins par procuration. L’article 38 du Code de déontologie médicale précise que le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. Les médecins ne sauraient donc arrêter la souffrance en ôtant la vie. En outre, d’après le docteur Jean Pierre Dickes, les substances administrées pour entraîner la mort ne garantissent pas l’absence de douleur.

Les dérives de l’euthanasie

Dans une revue spécialisée sur l’euthanasie, Le docteur Jean Pierre Dickes relate l’histoire d’un patient admis en soins palliatifs, et dont la famille réclamait l’euthanasie. Malgré le mutisme total dans lequel il s’était enfermé, il avait réussit à articuler ces quelques mots à son médecin : « je ne veux pas mourir, ne les écoutez pas ». Les proches ne sauraient disposer de la vie d’autrui en ayant le droit de décider à leur place de leur mort programmée. En l’espèce, ce n’est donc pas tant le consentement des proches qu’il fallait écouter mais le refus d’être euthanasié du malade lui-même.

Des études très récentes parues dans une revue médicale canadienne, la « Canadian médical association », ont révélé que sur un échantillon de 208 personnes décédées en Belgique à la suite d’une injection létale, 32 % n’avaient pas exprimé explicitement le souhait d’être euthanasiées. Des personnes âgées portent maintenant des cartes pour ne pas être euthanasiées. L’Ordre des médecins allemands fait état de l’installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie.

En privilégiant les soins palliatifs, on fait le pari de la vie tout en soulageant les souffrances du patient, qu’elles soient morales et physiques. La France est aujourd’hui dans la moyenne supérieure en termes d’offre de soins palliatifs. Elle doit le rester en privilégiant le financement des EHPAD* (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Il est donc essentiel de ne pas se tromper de combat. En tout état de cause, il ne serait pas juste de laisser reposer un tel acte de mort sur la responsabilité des médecins.

Le PRC interpelle chacun donc d’entre nous sur notre rapport à la vieillesse, à la souffrance et à la mort. Il nous rappelle que jusqu’au bout, la famille ou le personnel soignant gagneront à privilégier les liens d’amour et d’amitié envers les personnes en fin de vie. La France doit se plier à la position du Conseil de l’Europe. En s’opposant à l’euthanasie, nous deviendrons alors les acteurs d’une société digne. Ainsi que le soulevait Thomas, un adolescent de 12 ans : « la mort pas cher c’est tenant, mais la vie ça n’a pas de prix ».



Emmanuelle GIOVANNONI
Service communication du PRC
· Sous réserve que les soins palliatifs comprennent toujours l’hydratation du patient que l’on ne saurait faire mourir de soif ni de faim sous prétexte qu’il est en soins palliatifs


· Les EHPAD s’occupent des personnes dépendantes atteints de maladies graves. Elles augmentent chaque année malgré le niveau de médecine qui existe en France. Les personnes définies comme dépendantes ont par exemple la maladie d’Alzheimer ou des maladies dégénératives. Il leur faut alors un équipement spécialisé, ainsi qu’un cadre de vie adapté à leurs soins.


Publiée dans : Diaporama
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   17.08.12 11:37

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   27.08.12 15:29

Voici çi-dessous un copié-collé enfin intelligent !!! !!! !!!
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   27.08.12 15:31

Didier Sicard chargé d'une mission sur la fin de vie
19.07.2012 | Mise à jour le 19.07.2012


Le Pr Didier Sicard, président d'honneur du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), va conduire une mission sur la fin de vie, a annoncé le 17 juillet 2012 François Hollande, lors d'une visite à la Maison médicale Notre-Dame du Lac, spécialisée dans les soins palliatifs.

Après une visite de près de deux heures dans l'établissement, où il a rencontré des soignants mais aussi des familles, le président de la République a tracé les grandes lignes de sa politique en matière de soins palliatifs et de fin de vie, en présence de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, et de la ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie, Michèle Delaunay.

Sur la question du "droit à mourir dans la dignité", il a observé que la loi Leonetti d'avril 2005 autorisait déjà des personnes à refuser un traitement et souligné que cette mesure avait été "un grand progrès". Il a également noté qu'elle donnait le droit aux médecins d'interrompre des traitements jugés inutiles.

Estimant qu'il n'y avait donc plus en France de "légitimation de l'acharnement thérapeutique", François Hollande a indiqué que les malades et les familles devaient bien connaître leurs droits existants. "Nous ferons tout ce qui sera possible de faire pour rendre plus clairs les droits déjà prévus dans nos lois", a-t-il indiqué. "De la même manière, nous devrons appliquer les dispositions de la loi Leonetti, notamment sur les soins palliatifs", a ajouté le chef de l'Etat en souhaitant une augmentation de l'offre dans ce domaine, pas seulement à l'hôpital mais aussi à domicile ou dans les structures qui accueillent des personnes âgées.

"Faut-il aller plus loin dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible qui appelle un acte médical assumé, au terme d'une décision partagée et réfléchie?", a demandé François Hollande qui n'a pas employé le terme d'euthanasie lors de son discours d'une vingtaine de minutes. Poser cette question conduit à ouvrir un "débat" qui peut donner lieu à de "multiples réponses", a-t-il estimé.

Considérant que ce débat "mérite d'être engagé" mais qu'il devait se faire dans "l'apaisement", il a annoncé qu'un "travail de réflexion, de concertation et d'information" allait être conduit, sous la responsabilité du Pr Didier Sicard. A partir de ces propositions qui devraient être remises en fin d'année, le CCNE sera saisi et aura à délibérer dans le cadre de ses attributions, a-t-il ajouté.

Médecin, âgé de 74 ans, Didier Sicard a été professeur de médecine interne de 1978 à 2006, chef du service de médecine interne, de 1993 à 2004, consultant (2004-07) puis médiateur (depuis 2007) à l'hôpital Cochin (AP-HP, Paris). Il a été coordinateur de la prise en charge du sida au centre d'information et de soins de l'immunodéficience humaine de Paris Centre (1990-99), président de la commission consultative de transfusion sanguine (1991-93), conseiller médical du directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (1993-97) et vice-président de l'Université Paris V-René Descartes (1997-99). Didier Sicard a également a été président, de 1999 à 2008, du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), dont il est devenu depuis président d'honneur. En 2008, il a présidé le comité d'experts de l'Institut des données de santé (IDS). Il est par ailleurs membre de la Société française de médecine interne, depuis 1978, et du conseil d'administration de l'Institut Pasteur, depuis 2000.

Satisfaction de professionnels
Interrogé en amont de cette annonce, le Pr Régis Aubry (CHU de Besançon), directeur de l'Observatoire national de la fin de vie et membre du CCNE, a salué l'annonce faite par François Hollande de désigner Didier Sicard à la tête de la mission. Le Pr Sicard est "un homme sage" qui "aura une vision distanciée", a estimé Régis Aubry qui devrait faire lui-même partie de cette nouvelle mission. Il a considéré que le choix du thème de la fin de vie pour ce premier déplacement santé (hormis sa visite à l'hôpital Percy de Clamart au chevet de militaires) du nouveau président de la République montrait que la question des soins palliatifs était "vue comme un enjeu de politique de santé".

Pour Régis Aubry, l'enjeu sur ce thème est aujourd'hui: "Comment peut-on éviter une surmédicalisation de la fin de vie?" et "comment appréhender les questions éthiques?". Le développement de structures hospitalières de soins palliatifs constitue "un aspect que l'on doit traiter", mais il faut aussi porter de l'attention sur la manière de "fluidifier" davantage le parcours de santé, de "décloisonner" le système afin d'aider les personnes en fin de vie à rester à leur domicile, a-t-il expliqué.

Le nouveau président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), Vincent Morel, a indiqué qu'il partageait le point de vue du Pr Aubry sur la nécessité de décloisonner le système et de favoriser le maintien de personnes à leur domicile. "Il faut continuer de développer les structures spécialisées de soins palliatifs, comme les services hospitaliers ou les équipes mobiles, mais il faut aussi que ces services travaillent avec le domicile", a-t-il estimé. Pour lui, la mise en place de la mission va également permettre de "prendre le temps d'une réflexion" sur les questions de fin de vie.

A la question de savoir si la loi Leonetti d'avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie devait être revue, il a estimé que des "pistes d'amélioration" pouvaient être envisagées, sans qu'elles ne conduisent à "franchir la ligne de la dépénalisation de l'euthanasie", par exemple pour éviter "l'acharnement thérapeutique", ou associer davantage la communauté soignante au déclenchement de la procédure collégiale en vue de l'arrêt éventuel des traitements d'un patient.

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   27.08.12 15:38

Décloisonner le système me semble impossible à réaliser,vu l'immobilisme français..
"Eviter l'acharnement thérapeutique"=NON,NON,et NON !cela ne suffira pas.Il faut l'INTERDIRE,sous peine d'un procès-verbal(ce qui tombe bien,la Sécurité Sociale est en déficit)."Le droit aux médecins d'interrompre un traitement"..NON..le DEVOIR,l'OBLIGATION aux médecins d'interrompre un traitement..en phase avancée ou terminale...sous peine d'une AMENDE...Si l'Etat ne veut toujours pas dépénaliser l'euthanasie,il est nécessaire de PENALISER L'ACHARNEMENT THERAPEUTIQUE EN FIN DE VIE.
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MessageSujet: LE PRESIDENT F.HOLLANDE ET LA FIN DE VIE   18.09.12 8:05

Fin de vie : un sujet qui touche Hollande




Par Fabienne Cosnay



Publié le 17 septembre 2012 à 18h09 Mis à jour le 17 septembre 2012 à 21h29



François Hollande © REUTERS



Quelques heures de printemps sort mercredi en salles. Le président a tenu à voir ce film.

"Dans chaque quinquennat et chaque septennat, il y a une grande idée qui doit émerger. Il y a eu l’IVG avec Valéry Giscard d’Estaing, il y a eu l’abolition de la peine de mort avec le président Mitterrand, je pense que la fin de vie est une grande idée pour le quinquennat de François Hollande". L’acteur Vincent Lindon était l’invité du JT de France 2, dimanche soir, pour faire la promotion de Quelques heures de printemps, en salles, mercredi. Le film aborde la question du choix de "mourir dans la dignité", à travers l'histoire d’une femme, atteinte d’un cancer incurable qui décide de partir en Suisse pour y abréger ses souffrances. Car là-bas, le suicide assisté est tout à fait légal.

Découvrez la bande-annonce du film :






Dans quelle mesure un film peut-il influer sur une décision politique ? Après avoir confié, le 16 juillet, une mission sur la fin de vie au professeur Sicard, François Hollande a demandé à voir, en avant-première, le film Quelques heures de printemps, de Stéphane Brizé. "Il en a entendu parler et tout de suite, ça l’a intéressé", a confié Vincent Lindon, dimanche soir.

"Interpellé sur la manière dont ça se passe"


La projection a été organisée, il y a trois semaines, à l’Elysée. Toute l’équipe du film a été conviée, un dimanche après-midi, rue du Faubourg-Saint-Honoré. A la fin de Quelques heures de printemps, François Hollande a semblé captivé par les questions posées par le film. "J’ai été très étonné parce que généralement, la première chose que l’on fait quand on sort du cinéma, c’est de checker ses SMS ou ses mails. François Hollande n’a pas sorti une seule fois son portable, ni pendant la projection, ni après (…) Le président a parlé une heure et demie avec nous", s’est enthousiasmé Vincent Lindon, sur France 2. "François Hollande a été touché par le film mais surtout, il a été extrêmement interpellé sur la manière dont ça se passe", raconte, lui aussi, le réalisateur du film, Stéphane Brize.

Hollande a engagé le débat en juillet


Après le mariage homosexuel, la question de la fin de vie pourrait être le deuxième gros chantier sociétal de la présidence Hollande. Sans jamais prononcer le mot "euthanasie", François Hollande semble prêt à faire évoluer la législation. Pendant la campagne, le candidat socialiste avait proposé que “toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité”.

Le 17 juillet, c’est cette fois le président Hollande qui posait la question de dépasser la loi Leonetti de 2005. Le texte, actuellement en vigueur, permet de prévenir l'acharnement thérapeutique sans permettre de déclencher un geste médical pour provoquer la mort. Rendant hommage à cette loi, François Hollande s’était demandé s'il n'était pas temps d'"aller plus loin dans des cas exceptionnels, quand la douleur est irréversible et appelle un acte médical assumé".

"Poser cette question, c'est poser une perspective qui elle-même entraîne un débat", avait estimé le président, annonçant le même jour la création d’une mission sur la fin de vie, présidée par le professeur Sicard. Ce rapport, dont les conclusions sont attendues en décembre, pourrait préconiser d’autoriser l’euthanasie active, c’est à dire le droit pour un médecin d’injecter un produit mortel chez un patient atteint d’une maladie incurable qui demanderait à mourir.

Déjà Indigènes en 2006


En attendant le rapport Sicard, François Hollande a tenu à voir Quelques heures de printemps, avec des personnalités qui s’intéressent de très près au sujet de la fin de vie. Car la projection s’est déroulée en présence de la ministre chargée des Personnes âgées, Michèle Delaunay et des membres de la mission Sicard. Un signe que le film peut "nourrir" la réflexion actuelle engagée par le chef de l’Etat.

Un autre film a, en son temps, pu influer sur une décision politique. Avec Indigènes, en 2006, le comédien Jamel Debbouze et le réalisateur Rachid Bouchareb réussissent à sensibiliser le président Chirac sur le sort des anciens combattants des ex-colonies françaises qui se sont battus pour la France. Là ou le Conseil d’Etat a échoué pendant des années. Après la projection privée du film à l’Elysée, Bernadette Chirac avait lancé à son mari : "Jacques, il faut faire quelque chose !" Le jour de la sortie du film en salles, la ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie, annonçait, conformément au souhait de Jacques Chirac, l’égalisation des pensions entre anciens combattants français et étrangers.

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.09.12 10:00

J'ai entendu dans le JT de 20h de France 2 que François Hollande aurait posé la question:"çà se passe comme çà?" après avoir vu le film...que je n'ai pas vu..mais il s'agit d'une relation entre une mère en fin de vie et son fils... ...

Dans la réalité,il y a beaucoup d'autres situations de fin de vie... .. ..

Je n'ai pas de fils,Dieu merci ! ! !... ... ...Et je n'irai pas voir ce film... ... ...
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   02.12.12 16:32

Copié-collé de droite ou d'extrême-droite.Point de vue intéressant ???.... ...

François Hollande va-t-il légaliser l’euthanasie ?


Article rédigé par Laurent Ottavi, le 20 juillet 2012


La « concertation ». C’est bien le maître-mot des premiers mois du gouvernement Ayrault. La question de l’euthanasie ne fera pas exception à cette règle. Lors de son discours mardi, devant la Maison médicale Notre Dame du Lac à Rueil Malmaison (Hauts-de-Seine), un établissement spécialisé dans les soins palliatifs et qui accueille des personnes âgées en situation de dépendance, François Hollande a ouvert le débat sur l’euthanasie. Un discours pour le moins « flou », qui semble bien être le corollaire de cette fameuse concertation.

Accompagné de la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, et de la ministre de l’autonomie, Michèle Delaunay, le président a annoncé le lancement d’une mission de « réflexion, d’information, de concertation » sur la fin de vie, dont sera chargée le professeur Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique.

Du discours de François Hollande, beaucoup d’interrogations surgissent. Pour L’Express, «François Hollande joue au « ni oui, ni non ». Pas une seule fois, le chef de l’État n’a évoqué le terme d’« euthanasie », restant dans la lignée de la proposition 21 de son programme présidentiel, et lui préférant l’expression plus politiquement correct et plus ambiguë de « droit à mourir dans la dignité ». Le magazine hebdomadaire ironise: « Démodé le « ni oui, ni non » ? Le gouvernement a inventé une nouvelle version plus pointue : le « ni euthanasie, ni suicide assisté » ». Un passage du discours de François Hollande illustre toute sa prudence :

« Faut-il, peut-on aller plus loin dans les cas exceptionnels où l’abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager des patients aux prises avec une douleur irréversible ? Et qui appelle un acte médical assumé au terme d’une décision partagée et réfléchie ? Poser cette question, c’est ouvrir une perspective qui elle-même entraîne un débat. »

"« Une manière, sans le dire, d’ouvrir la voie à une éventuelle légalisation de l’euthanasie », tranche le journaliste de l’Express. Qui ne concernerait donc que « les cas exceptionnels où l’abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible » qui restent à définir avec plus de précision.

C’est un nouveau débat sociétal qui s’engage, après celui du mariage gay. Le débat « dans l’apaisement » que souhaite Hollande risque d’être agité et particulièrement clivant. Le recours même au débat est en cause. Natalia Trouiller sur son site http://www.nystagmus.me publie ainsi un billet intitulé « « Je hais les débats ». Elle y qualifie le « débat citoyen » d’ « arnaque », même si François Hollande n’a pas utilisé cette expression. Elle craint également l’emploi massif d’arguments de l’ordre de l’affectqui nuirait au débat d’idées :


« Qu’implique un débat ? Que ses participants sachent penser. Or, désolée de l’apprendre, mais collectivement nous ne savons plus penser (…) le débat aujourd’hui se résume à une empoignade tripes contre tripes, où chacun veut que sa souffrance, son parcours singulier, sa perception des choses ait force de loi ».

"Elle en conclut que le seul changement sera que « la future loi sur l’euthanasie aura la légitimité d’avoir été débattue ». Le Chafouin sur son blog http://penseesdoutrepolitique.wordpress.com complète le réquisitoire de la blogueuse, en mettant en garde contre la stratégie de « charmeur de serpent » qu’emploierait Hollande auprès des « anti-euthanasie », en laissant « la porte ouverte au débat » et en refusant la clarté.

Pour Etienne de Montéty, éditorialiste du Figaro, « Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. » (Camus). Dans le même quotidien, Jean Leonetti, médecin et député UMP auteur de la loi sur les droits des patients en fin de vie (2005), demande un « débat public comme il l’a été pour les lois bioéthiques ». Il prendrait la forme de « débats en régions avec les comités d’éthique, la constitution de panels et de jurés citoyens », afin que politiques et experts n’aient pas le monopole du débat. François Hollande a jugé que cette loi de 2005 était un « progrès » mais a laissé ouverte la possibilité d’« aller plus loin ».

Léonetti s’est réjoui du satisfecit de François Hollande sur la question des soins palliatifs, développés par la loi de 2005. Christine Boutin s’inscrit dans la même logique : « Entre euthanasie et soins palliatifs, il faut choisir », demande-t-elle dans un communiqué daté de mercredi. « Débattre de la possibilité pour une société d’approuver le fait qu’une personne est bonne à mourir, mais aussi de délivrer un permis de tuer, ne peut en aucun cas être noble et digne », a déclaré la présidente du Parti-Chrétien-Démocrate.

L’archevêque de Paris, André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, a rencontré François Hollande à ce sujet ; il a estimé que la question posée par Hollande était « bonne », mais qu’elle n’appelait pas nécessairement une réponse positive.

Dans un communiqué de presse du 17 juillet, Alliance VITA approuve le constat de Hollande selon lequel il existe une « grave insuffisance de l’offre de soins palliatifs » alors qu’ils « constituent un investissement pour l’ensemble de la société », et pas seulement un coût. Toutefois, son président, Xavier Mirabel, a émis de sérieuses réserves:

« François Hollande peut-il à la fois se féliciter de la loi Leonetti, votée à l’unanimité, qui récuse clairement acharnement thérapeutique et euthanasie, et envisager d’ouvrir la porte à « un acte médical assumé », qui ne peut être autre chose qu’une injection létale ? Je rappelle que le mouvement des soins palliatifs estime clairement l’euthanasie incompatible avec les soins palliatifs. VITA reste donc particulièrement vigilante face à toute idée de considérer l’injection létale comme un acte médical, expression utilisée par François Hollande. Nous sommes par ailleurs aujourd’hui très soucieux de voir l’euthanasie présentée comme une exception. Comme l’attestent les exemples belges et hollandais, un interdit aussi fondateur pour la confiance soignants-soignés que celui de tuer s’effondre vite à partir du moment où la porte est ouverte à l’exception. »

"La Belgique, en effet, souvent citée en exemple par Jean-Luc Romero, président de l’ADMD (l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), fête le dixième anniversaire de la dépénalisation de l’euthanasie. Le bilan est pour le moins inquiétant. Un collectif de professionnels belges pointe du doigt des dérives graves. Ainsi, ils s’appuient sur des rapports de la Commission fédérale de contrôle montrant selon eux que « les conditions qui se voulaient strictes au départ font l’objet d’appréciations très élargies ».Ils évoquent des cas de suicides assistés, des « euthanasies justifiées par une souffrance psychique qui ne résulte pas d’une pathologie grave et incurable alors que ces situations sont exclues du champ d’application de la loi ». La « banalisation du geste euthanasique » est donc en marche, menaçant les « liens de solidarité, de confiance et d’authentique compassion ».

Malgré l’expérience belge, la tentation est forte pour une partie de la gauche de légaliser l’euthanasie. Jacques Attali, proche de François Hollande, s’y était montré favorable en 1981 dans La médecine en accusation, publié dans l’Avenir de la vie de Michel Salomon :

« Je suis pour ma part, en tant que socialiste, objectivement contre l’allongement de la vie parce que c’est un leurre (...) L’euthanasie sera un des éléments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté fondamentale, c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. »

"
Laurent Ottavi
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   02.12.12 16:56

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   02.12.12 17:36

il y a débats et faux débats comme il y a les lois qu'on applique et celles qu'on n'applique pas...(loi du 22.04.2005 par exemple)

Je saisis les sous-entendus éventuels(Jacques Attali etc)

mais il faut laisser le choix à chacun....

La loi Léonetti légalise l"euthanasie passive.

Il est temps de s'activer pour l'euthanasie active !

Pour me faire l'avocate du diableest-ce que certains croyants n'auraient pas peur de faire face à Dieu ou de vivre l'expérience d'un deuil par exemple?

Il faut faire preuve de maturité !
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.12.12 11:54

Hollande promet un projet de loi sur la fin de vie en juin


Par Les Echos | 18/12 | 11:21


S'appuyant sur les propositions du professeur Didier Sicard, qui a remis son rapport ce mardi à François Hollande, un projet de loi sur la fin de vie sera présenté au Parlement en juin prochain.




Fraîchement élu à la présidence de la République, François Hollande avait chargé le professeur Didier Sicard de diriger une mission sur la fin de vie. Après cinq mois de réflexion et une dizaine de « débats citoyens », l'ex-président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE a rendu ce mardi matin au chef de l'Etat son rapport.


A la suite de cette rencontre, l'Elysée a indiqué que le chef de l'Etat « a pris acte du constat posé sur les difficultés et les retards que connaît encore l'organisation de la prise en charge de la fin de vie dans notre pays ». Et « en particulier, l'absence de formation spécifique des médecins à ce sujet, le développement encore insuffisant de la prise en charge palliative des malades en fin de vie, y compris à domicile, la séparation excessive des approches curatives et palliatives dans les parcours de soins, constituent autant de pistes de progrès indispensables. »


Prenant « acte du constat établi que malgré les apports indéniables de la loi Léonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l'ensemble des préoccupations légitimes exprimées par des personnes atteintes de maladies graves et incurables », François Hollande a également décidé de saisir le Comité consultatif national d'Ethique, « afin que celui-ci puisse se prononcer sur les trois pistes d'évolution de la législation ouvertes par le rapport :


1. Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?


2. Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d'une maladie grave et incurable, d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?


3. Comment rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ?


« Sur la base de ces avis, un projet de loi sera présenté au Parlement en juin prochain », annonce le communiqué de l'Elysée.


Tout comme dans une majorité de pays européens, l'euthanasie active n'est pas autorisée en France. Mais la loi dite Leonetti d'avril 2005 a interdit l'acharnement thérapeutique et instauré le droit de « laisser mourir » : les médecins peuvent administrer des traitements anti-douleur pour soulager la souffrance au point d'avoir comme « effet secondaire d'abréger la vie ». Le noeud de la question est de savoir si la France en reste à cette euthanasie passive ou bien si elle fait un pas vers l'euthanasie active pour se rapprocher de la situation néerlandaise, belge ou luxembourgeoise, pays où elle est autorisée mais strictement encadrée.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   19.12.12 16:59

«Le rapport Sicard sur la fin de vie s'oppose à l'euthanasie»


Mots clés :fin de vie, Suicide assisté
Par Agnès Leclair - le 18/12/2012


INTERVIEW - Jean Leonetti explique les modalités du suicide assisté tel qu'il est autorisé dans l'État américain de l'Oregon, la principale piste du rapport Sicard pour faire évoluer la fin de vie en France.

Député UMP et ancien ministre du gouvernement Fillon, Jean Leonetti est l'auteur de la loi sur la fin de vie. Il commente les conclusions très attendues du rapport que le Pr Didier Sicard a remis mardi matin à François Hollande.

LE FIGARO. - Ce rapport ouvre-t-il la voie au suicide assisté en France?

Jean LEONETTI. - Une voie étroite est ouverte dans un rapport qui défend très largement la loi actuelle sur la fin de vie et s'oppose sans ambiguïté à l'euthanasie. Il évoque le suicide assisté «à la mode Oregon», un État américain où cette pratique est autorisée depuis une quinzaine d'années. La personne reçoit une ordonnance pour un produit létal dans des conditions précises. Il faut notamment qu'elle soit dans les six derniers mois de sa vie, qu'elle passe devant un comité médical qui définit sa lucidité et vérifie sa volonté. La personne malade garde le produit chez elle et l'utilise quand elle veut ou ne l'utilise pas.

Quelle différence avec la législation suisse sur le suicide assisté?

Par rapport au suicide assisté tel qu'il est pratiqué en Suisse, l'autonomie de la personne est mieux respectée. Il s'agit vraiment d'une initiative personnelle et la prise de décision se fait en fin de vie, voire en phase terminale. Le cas de Vincent Humbert, le jeune homme tétraplégique qui demandait à en finir, ne correspond pas aux critères du suicide assisté «à la mode Oregon» -du nom de l'État américain qui le pratique déjà. Une personne qui considère que sa vie ne vaut pas la peine d'être vécue non plus. Cette forme de suicide est réservée aux personnes en fin de vie.

Est-ce un compromis pour satisfaire les tenants des soins palliatifs et les partisans de l'euthanasie?

Ce n'est pas un compromis à mes yeux car je pense que la société ne doit pas favoriser le suicide. Dire aux gens malades qu'ils peuvent partir plus vite, même en fin de vie, c'est une rupture sociétale, une rupture de solidarité vis-à-vis des plus vulnérables. Cependant, certains médecins de soins palliatifs n'y sont pas défavorables.

Cette piste pose aussi l'épineuse question: faut-il réanimer les suicidés d'un côté et faciliter le suicide de l'autre? Je suis réticent au suicide assisté «à la mode Oregon», même si je reconnais que c'est la moins pire des législations sur l'accélération de la mort en vigueur dans le monde. Mais elle a au moins le mérite de dissocier l'acte médical d'accompagnement de l'acte de donner la mort. C'est le malade qui se donne la mort, pas le médecin qui achève le mourant.

Le rapport pointe aussi la non-application de la loi actuelle sur la fin de vie...

C'est en quelque sorte un plaidoyer pour cette loi, un cri d'alarme sur sa non-application et sur l'inquiétude des Français vis-à-vis de la fin de vie. Dans sa conclusion, le rapport préconise d'ailleurs d'appliquer les lois anciennes - celles de 2007 mais aussi la loi Kouchner de 2002 - avant d'en faire de nouvelles. Le plus gros du rapport préconise de ne pas légiférer mais de faire appliquer ce qui existe. En outre, le Pr Sicard ferme la porte à la possibilité de l'euthanasie comme au Benelux et à une ouverture au suicide à qui le veut comme en Suisse.

François Hollande s'était engagé lors de sa campagne à ouvrir «une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité à toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable». Le rapport Sicard reprend-il cette promesse?

Les mots sont assez flous pour correspondre à plusieurs cas de figure, y compris à la loi actuelle sur la fin de vie. L'ambiguïté n'a jamais été levée et le mot «euthanasie» n'a jamais été prononcé.

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   28.12.12 12:47

Euthanasie

Changer la mort à l’ordre du jour?


L'Humanité



Aujourd’hui, le président de la République reçoit un rapport sur la fin de vie. Reste à savoir s’il avancera des mesures pour « l’euthanasie active », un des engagements de Hollande.

Le débat sur l’euthanasie va-t-il être relancé par la remise aujourd’hui du rapport de Didier Sicard au président de la République ? François Hollande lui a commandé un rapport cet été après s’être engagé en faveur « d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », dans des « conditions strictes » pour toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable. Cet engagement 21 de la campagne, s’il prenait soin d’éviter de prononcer le terme euthanasie, avait été perçu comme une volonté d’aller plus loin que la loi Leonetti. Adopté en 2005, ce texte condamne l’acharnement thérapeutique, permet de laisser mourir en arrêtant le traitement tout en développant les soins palliatifs.

Ce rapport ira-t-il au-delà en proposant une aide active à mourir dignement ? Rien n’est moins sûr. D’abord parce que la lettre de mission du président demandait moins un examen de l’instauration d’une aide active à mourir qu’une « évaluation de l’application » de la loi Leonetti sur les soins palliatifs qui « restent encore très insuffisants ». Ensuite parce son auteur, professeur de médecine, n’est pas un ardent partisan de « l’euthanasie active », optant pour une amnistie des soignants, dans un précédent rapport remis alors qu’il était à la tête du comité consultatif national d’éthique.

« Nous n’espérons rien des propositions de Didier Sicard », confiait hier un des responsables de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui s’attend surtout à des mesures pour améliorer les soins palliatifs. « Ce serait déjà un réel progrès », reconnaît néanmoins cette association. Près de 20 % des soignants disent en effet ne pas connaître la loi en vigueur, sept ans après son adoption. Et l’offre de soins palliatifs, passée de 232 lits en 2001 à 1 913 lits en 2011, reste largement insuffisante pour accueillir tous les décès des Français, dont les deux tiers ont toujours lieu à l’hôpital.

«Une ultime liberté»

Cela ne suffira pas, estime Roger-Gérard Schwartzenberg, pourtant à l’origine de la première loi visant à améliorer l’accès aux soins palliatifs, en 1999. « Dans certains cas, même les soins palliatifs ne parviennent pas ou plus à soulager la douleur », explique ce député du Parti radical de gauche. L’arrêt du traitement prévu par la loi actuelle peut parfois « conduire à une agonie lente et douloureuse ».

« Cette agonie doit-elle être une étape obligatoire de la fin de la vie », interroge ce député qui veut « changer la mort » en offrant « une ultime liberté » aux patients pour disposer d’eux-mêmes.

Quelles que soient les propositions avancées par le rapport, son groupe parlementaire entend soumettre à l’examen de l’Assemblée une proposition de loi pour une fin de vie dans la dignité dès le mois de mars. D’autres textes ont été déposés en juin par les sénateurs Roland Courteau (PS), Alain Fouché (UMP) et Guy Fischer (PCF) lors de la précédente législature. Ce faisant, ils rappellent que la légalisation de l’euthanasie, souhaitée par 89 % des Français selon un sondage Ipsos datant d’octobre, doit faire l’objet d’un grand débat au Parlement.

Pierre Duquesne
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   31.01.13 2:00


Un projet de loi sur la fin de vie présenté au Parlement en juin

Le Point.fr - Publié le 18/12/2012 à 12:02 - Modifié le 18/12/2012 à 14:50
Les mesures concrètes devraient être dévoilées avant la fin du mois de mai 2013.


Un projet de loi sur la fin de vie sur la base des propositions du professeur Didier Sicard, qui a remis son rapport mardi à François Hollande, sera "présenté au Parlement en juin prochain", a indiqué l'Élysée dans un communiqué. "Le président de la République a pris acte" de ce que, "malgré les apports indéniables de la loi Leonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l'ensemble des préoccupations légitimes exprimées par les personnes atteintes de maladie grave et incurable", ajoute la présidence.

Le chef de l'État a décidé de "saisir comme la loi le prévoit le Comité consultatif national d'éthique afin que celui-ci puisse se prononcer sur les trois pistes d'évolution de la législation ouverte par le rapport". Il s'agit de savoir, premièrement, comment "recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une maladie grave concernant la fin de sa vie". Deuxièmement, de définir "selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome atteint d'une maladie grave et incurable d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie". Troisièmement, de trouver "comment rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants", explique l'Élysée.

C'est "sur la base de ces avis" qu'"un projet de loi sera présenté au Parlement en juin prochain", ajoute la présidence. L'Élysée précise que "des mesures seront proposées avant la fin de mai 2013", par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et celle de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, concernant notamment le rapprochement des soins palliatifs et des soins curatifs.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   10.04.13 17:05

*le CCNE doit rendre son avis en avril 2013... ... ...
*Des mesures seront "proposées" avant la fin de mai 2013 par la Ministre de la Santé et la Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur concernant le rapprochement des soins palliatifs et les soins curatifs... ... ...
François Hollande a été élu en mai 2012... ... ... ... ... ... ... ... ...
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   10.04.13 17:06

Euthanasie : Jean Leonetti veut
forcer le gouvernement à abattre ses cartes


Publié le 10/04/2013



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Paris, le mercredi 10 avril 2013 – Alors que la commission constituée par le
Président de la République et dirigée par le Professeur Didier Sicard a déjà
rendu publiques ses réflexions sur l’accompagnement de la fin de vie et qu’est
attendu dans les jours qui viennent l’avis du Comité consultatif national
d’éthique (CCNE) le gouvernement a déjà indiqué qu’un projet de loi concernant «
l’euthanasie » serait présenté au Parlement à la fin de l’année. De très grandes
incertitudes persistent cependant sur le contenu de ce texte : quelle définition
proposera-t-il de l’euthanasie active ? Ira-t-il jusqu’à autoriser le suicide
assisté ? Autant d’interrogations qui nourrissent les commentaires, tandis que
les divergences sont grandes sur cette question et vont au delà des
traditionnels clivages politiques.

Directives anticipées et sédation terminale


C’est dans ce contexte que le professeur et député Jean Leonetti semble
vouloir accélérer le débat et forcer le gouvernement à abattre ses cartes.
L’auteur de la loi éponyme sur l’accompagnement de la fin de vie qui sert
aujourd’hui de référence et qui en 2005 avait été adoptée à l’unanimité a déposé
une proposition de loi qui doit être examinée le 25 avril prochain à l’occasion
d’une niche parlementaire accordée à l’UMP. Ce texte comporte deux articles : le
premier indique qu’une personne atteinte d’une maladie en phase terminale d’une
affection grave et incurable « est en droit de demander à son médecin traitant
l’administration d’un traitement à visée sédative, y compris si ce traitement
peut avoir comme effet secondaire d’abréger la vie ». Le second offre la
possibilité pour les patients de rédiger des directives anticipées.

Forcer « chacun à dire ce qu’il en pense »


En réalité ces deux dispositions étaient déjà en germe dans la « première »
loi Leonetti, mais elles demeuraient souvent ignorées (volontairement ou non)
des professionnels de santé et du grand public. En focalisant l’attention sur
ces deux points, Jean Leonetti espère que chacun pourra « dire ce qu’il en pense
et chacun prendra ensuite ses responsabilités ». Le député souhaite par cette
voie contraindre le gouvernement à se prononcer et à préciser s’il souhaite
aller au-delà de ces pratiques en permettant notamment le suicide assisté.

Cette proposition de Loi en tout état de cause va dans le sens de la
Commission Sicard et du Conseil de l’Ordre des médecins.


Aurélie Haroche
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MessageSujet: L'euthanasie et le Président F.H.   11.04.13 14:58

Mais il y a une erreur énorme,énorme,énorme !

"le professeur et député Jean Leonetti "

cet individu n'a jamais été Professeur de Médecine,

c'est juste un cardiologue médecin hospitalier !
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   11.04.13 15:24

Député de la 7e circonscription des Alpes-MaritimesPrédécesseurPrédécesseurSuccesseurVice-président de l'UMPPrésidentMinistre chargé des Affaires européennesauprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennesPrésidentGouvernementPrédécesseurSuccesseurMaire d'AntibesPrédécesseurBiographieNom de naissanceDate de naissanceLieu de naissanceNationalitéParti politiqueProfession
En fonction depuis le 17 juin 2012
Michel Rossi
12 juin 199729 juillet 2011
Pierre Merli
Michel Rossi
En fonction depuis le 3 février 2013
Jean-François Copé
29 juin 201110 mai 2012
Nicolas Sarkozy
François Fillon III
Laurent Wauquiez
Bernard Cazeneuve
En fonction depuis le 25 juin 1995
Pierre Merli
Jean Antoine Leonetti
9 juillet 1948 (1948-07-09) (64 ans)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Française
UDF puis UMP-Parti radical
Praticien hospitalier
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   25.04.13 11:10

le Comité consultatif national d’éthique doit rendre un avis à la mi-juin (et non plus fin avril), en préalable à un projet de loi devant être présenté au cours du deuxième semestre 2013 – et non plus en juin comme annoncé initialement.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   25.04.13 13:05

La future loi sera-t-elle en trois parties??? ??? ???
*Modalités de recueil et d'application des directives anticipées
*Conditions strictes permettant à un malade conscient et autonome,atteint d'une maladie grave et incurable,d'être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même fin à sa vie
*Moyens de rendre plus dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus
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MessageSujet: L'euthanasie et le Président F.H.   08.06.13 18:47

[youtube][/youtube]
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.06.13 10:24

Sédation, euthanasie, suicide assisté : clarifier les termes du débat et préciser les enjeux des mois à venir
Bernard Devalois
Médecin, responsable du service de Médecine Palliative, CHRD Pontoise.

Le rapport Sicard remis au Président de la République en décembre dernier et la récente prise de position du Conseil national de l’Ordre des Médecins ont semé un certain trouble. Après la prochaine publication du rapport du CCNE, saisi par le président de la République, le gouvernement devrait prochainement dire ce qu’il compte proposer comme évolution législative sur les questions de fin de vie, en application de la proposition 21 de F Hollande.
 
De quoi la sédation est-elle le nom ?
Une clarification de ce qui se cache derrière le mot sédation est indispensable pour comprendre les enjeux du débat autour de l’assistance médicalisée à la fin de vie. Le terme de sédation est flou. Il peut en fait désigner des actions médicales très différentes, notamment dans leurs implications éthiques. Il faut impérativement distinguer entre l’utilisation de traitements à visée sédative pour soulager un malade en fin de vie, et l’utilisation d’un surdosage pharmacologique pour faire perdre conscience à un malade alors qu’il n’existe pas d’indications médicales.  La sédation à visée palliative est bien différente donc de la sédation à visée euthanasique, qu’elle soit décidée par le médecin ou qu’elle résulte d’un droit à exiger une telle sédation par le patient.
Dans le premier cas, il s’agit de soulager des symptômes d’inconfort réfractaires (c’est à dire que l’on n’arrive pas à soulager). La démarche est purement bientraitante. Elle ne vise pas à provoquer la mort du patient mais à la rendre moins insupportable. Elle est toujours proportionnée à la souffrance qu’elle soulage. Elle est réversible. Elle peut être maintenue uniquement la nuit par exemple. D’autre fois il peut être décidé de la maintenir jusqu’à la mort, pour des patients dont la mort est inéluctable et chez qui on ne peut être sûr qu’il n’y a pas de symptômes d’inconfort. C’est le cas chez certains patients cérébro-lésés ou chez des nouveau-nés, notamment quand on arrête des traitements qui maintiennent artificiellement en vie. Les textes réglementaires français ont entérinés cette pratique en 2010.
Même s’il existe un risque d’accélérer la survenue du décès, cette sédation palliative est légale (article 2 de la loi de 2005) et légitime (conformément aux recommandations professionnelles). Elle ne pose pas de problèmes sur le plan éthique. C’est même sa non-mise en œuvre qui pourrait être considérée comme de la maltraitance. Lorsqu’un patient conscient et en toute fin de vie demande à être endormi en raison de tels ou tels symptômes, y compris une détresse psychique, il est du devoir des professionnels d’y apporter une réponse adaptée et proportionnée.
Mais d’autres utilisations de la sédation sont possibles. Jusque dans les années 80 c’était une pratique courante que d’accélérer la mort des patients considérés comme en fin de vie. Un mélange de produits, détournés de leur usage thérapeutique, était explicitement nommé « cocktails lytiques ». Désormais ces pratiques –sans aucune information et sans aucun consentement – ont disparu (on l’espère en tout cas !).
Mais le recours aux sédatifs plongeant un patient dans un coma profond jusqu’à la mort, sans que cela ne soit justifié par l’existence d’un symptôme réfractaire, est une pratique loin d’être exceptionnelle actuellement. Il s’agit alors, puisque la sédation n’est plus proportionnée à la souffrance, d’un surdosage volontaire. Et donc d’une manière indirecte d’accélérer la survenue de la mort sous couvert du terme de « sédation terminale», qui évite de parler d’euthanasie lente. Notons qu’aucun pays au monde n’a donné aux médecins le droit de pratiquer de telles sédations euthanasiques, qui sont donc pratiquées clandestinement.
Si la sédation devenait un droit du patient (comme il y a un droit du patient de refuser tout traitement), cela poserait encore d’autres questions. La création d’un tel droit – que certains évoquent ouvertement – serait (contrairement à la sédation à visée palliative) une forme de légalisation des injections létales. Cette sédation à la demande du patient serait bien le moyen lui permettant d’obtenir une assistance à son intention suicidaire. Il s’agirait donc bien d’une forme de droit à l’euthanasie similaire à ce qui est légalisé dans les pays du Benelux. Au nom de la prééminence de l’autonomie de décision du malade, elle s’imposerait au médecin sans que celui-ci ne puisse s’y soustraire.
 
Du droit à la sédation au droit au suicide…
Le droit à la sédation à la demande est donc un des moyens possibles du droit au suicide. Mais la liberté du suicide n’implique pas un droit au suicide entendu comme un droit à créance (un droit à une assistance au suicide par l’Etat).
Certains considèrent que la liberté individuelle du suicide repose sur la décision et que sa réalisation peut être déléguée à un tiers  — cette réalisation peut alors être confiée par la loi aux médecins. C’est ce qui a été légalisé dans les pays du Benelux, et c’est ce qui serait légalisé par la création d’un droit à la sédation. Mais on pourrait aussi imaginer d’impliquer d’autres catégories professionnelles, voire créer un nouveau métier !
D’autres, au contraire, considèrent que la mise en œuvre du suicide ne peut être séparée de la décision, et qu’aucun tiers ne peut être autorisé ou mandaté à mettre en œuvre pour autrui ce geste intime. La création d’un droit au suicide passe alors par la fourniture, dans des conditions strictes, des moyens pharmacologiques du suicide à ceux qui remplissent les conditions fixées, en les laissant réellement libres de l’utiliser ou non. C’est le choix qui a été fait en Oregon. Cette autre piste, plus respectueuse des droits individuels, donne des garanties indiscutables, puisque c’est le patient qui s’administre le produit.
Si en tant que médecin je n’ai pas d’avis à donner sur les choix de société qui seront faits en matière de droit au suicide, j’ai tout au moins un avis de citoyen. Et je pense qu’une société qui donne aux uns les moyens de se suicider aura du mal à lutter contre le suicide des autres.  Comment à la fois promouvoir le suicide assisté, et faire campagne contre le suicide des jeunes ou des personnes âgées. ? Le modèle libertarien me paraît aller à l’encontre d’une société solidaire des plus vulnérables. Plutôt qu’aider les gens à se suicider, nous devons les aider à ne plus en avoir le désir.
 
Alors quelles pistes pour le futur projet de loi du gouvernement ?
La France est le seul pays à avoir légiféré, dans la loi Leonetti, en 2005 puis en 2010, sur la possibilité de la sédation palliative. Loin d’être en retard, nous avons donc déjà un dispositif intelligent et novateur. Cela n’empêche pas de réfléchir sereinement à ce qui pourrait l’améliorer .En fait cinq pistes sont possibles :
 

  1. Le renforcement des mesures mises en place par la loi de 2005. Au moins 3 points pourraient être améliorés : les directives anticipées, l’incitation à la sédation à visée palliative, l’obligation faite aux médecins de respecter les volontés du patient, sauf justification collégiale.
  2. La création d’un droit pour les médecins à pratiquer des injections létales dans certaines circonstances, y compris par un surdosage de produits à visée sédative (pratiques actuellement illégales dans le monde entier mais qui existent – cf. par exemple affaire de Bayonne)
  3. La création d’un droit pour les patients à exiger une assistance médicalisée pour mettre fin à leurs jours, y compris par la réalisation d’une sédation jusqu’à la mort (pratiques légalisées dans les pays du BENELUX)
  4. La dépénalisation d’une assistance active ou passive  par un tiers pour le suicide d’un malade (situation existante en Suisse)
  5. La création d’une assistance pharmacologique au suicide par la fourniture des moyens de mettre fin à leurs jours aux malades en fin de vie (Death Dignity Act de l’Oregon et de 2 autres Etats des USA).

A mon sens, seule la première alternative répond aux impératifs de la devise républicaine (Liberté, Egalité, Fraternité) et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (Tous les hommes sont égaux en droits et en dignité). La cinquième, si elle apparait logique dans une stricte approche libertarienne, nous promettrait un impact sociétal radical et terrifiant. Les 3 autres sont à éviter à tout prix en raison de l’implication des professionnels de santé – contraire à l’éthique soignante (2 et 3) – et/ou de l’intervention d’un tiers dans le passage à l’acte suicidaire (3 et 4). L’exécutif français puis le législatif vont devoir se positionner sur une de ces 5 possibilités. Chaque citoyen doit également y réfléchir. Et c’est autrement plus compliqué que de répondre à la sempiternelle question : « Alors l’euthanasie, vous êtes pour ou contre ? ».
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.06.13 11:12

"La création d’une assistance pharmacologique au suicide par la fourniture des moyens de mettre fin à leurs jours aux malades en fin de vie (Death Dignity Act de l’Oregon et de 2 autres Etats des USA)."

"La cinquième, si elle apparait logique dans une stricte approche libertarienne, nous promettrait un impact sociétal radical et terrifiant"

Je ne vois pas en quoi c'est si terrifiant,s'il s'agit de patients qui vont bientôt mourir,qui sont sur le point de mourir(quelques semaines ou quelques mois à vivre).Leur volonté sera respectée..et çà libèrera des places en unité de soins palliatifs...Question:un patient en phase terminale ultime est-il capable volontairement et physiquement de prendre le produit?Autre question pour les personnes très dépendantes dans leur corps mais très saines dans leur tête.Mourir chez soi,tranquillement,mais c'est un obstacle pour le don d'organe post-mortem....Ou alors il faudrait créer des maisons de mort près des cimetières ou près des hôpitaux(pour le don d'organes post-mortem)?
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.06.13 11:26

Belle hypocrisie..le cocktail lytique existait vers les années 1980(euthanasies clandestines,quand on est sur le point de mourir,on ne peut que mourir effectivement )
Pourquoi ne pas revenir à ce cocktail lytique à la demande du patient en fin de vie?
Ce cocktail lytique est-il une contre-indication pour les dons d'organes post-mortem?si ce cocktail lytique fait exploser tous les organes et si au contraire la sédation terminale les conserve?
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   18.06.13 11:37

De toute façon,çà ne résoudra pas le cas de ceux qui sont déjà en E.V.C Etat Végétatit Chronique suite à un acharnement thérapeutique antérieure et qui n'ont pas rédigé de Directives Anticipées
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   19.06.13 9:55

par Élodie Bécu, publiée le 19/06/2013 à 05:00                          

                  
société Une proposition de loi pour légaliser le suicide assisté et l’euthanasie Fin de vie : le débat relancé


Les députés écologistes poussent à légiférer rapidement sur ce sujet très sensible qui n’est plus inscrit à l’agenda du Parlement. Le comité d’éthique doit se prononcer dans les prochains jours.

Les Verts veulent relancer le débat sur l’euthanasie. Les députés écologistes viennent de déposer une proposition de loi autorisant l’« aide active à mourir et le suicide médicalement assisté ».
Le texte a peu de chances d’être adopté mais vise à «mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il légifère rapidement», explique son auteur Véronique Massoneau, élue de la Vienne. Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de proposer « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité », allant plus loin que la loi Léonetti de 2005. Il était question d’un texte dans le courant de l’année 2013. Mais depuis les débats extrêmement tendus autour du mariage homosexuel, l’exécutif n’a pas très envie d’ouvrir un nouveau dossier ultrasensible.
Avis du comité d’éthique
Après les conclusions de la mission confiée au professeur Didier Sicard, le président de la République a saisi le comité national consultatif d’éthique. Il doit se prononcer fin juin – début juillet sur trois pistes : une réforme des « directives anticipées » (volontés exprimées par les patients à l’avance), la manière de rendre les derniers instants « plus dignes » et l’assistance au suicide.
Les Verts vont plus loin. Ils veulent non seulement légaliser le suicide assisté (on donne un produit au malade ou à son entourage pour qu’il mette fin à ses jours) mais aussi l’euthanasie (c’est le médecin qui administre le produit conduisant à la mort). Véronique Massoneau connaît bien le sujet. D’origine belge, elle a eu recours à la loi de ce pays autorisant l’euthanasie active pour mettre un terme aux souffrances de son père.
Autoriser à « faire mourir »
« Avec notre texte, nous voulons faire de la pédagogie », plaide-t-elle. « La loi Léonetti a ouvert une brèche, en développant les soins palliatifs et en réduisant l’acharnement thérapeutique. Mais elle ne va pas assez loin. Elle autorise un arrêt des soins, de l’hydratation et de l’alimentation artificielle. Souvent, la mort n’intervient pas dans les conditions apaisées qu’aurait désirées la personne. » Fin avril, le député UMP Jean Léonetti, a proposé d’améliorer son propre texte en autorisant l’administration d’une « sédation en phase terminale » pour permettre au patient de « dormir avant de mourir ». Pas suffisant pour les Verts qui estiment qu’il faut passer du « laisser mourir » au « faire mourir ». Pour Véronique Massoneau, il s’agit d’encadrer des pratiques qui existent déjà. « Des milliers d’euthanasies sont pratiquées en France, observe-t-elle, la loi doit permettre de sécuriser les familles. » Un débat complexe qui ne sera pas tranché avant 2014.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   19.06.13 10:04

"Un débat complexe qui ne sera pas tranché avant 2014"...

Avant les élections municipales... ... ...???... ... ...
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MessageSujet: QUELLE INDIGNITE POLITIQUE..   20.06.13 9:52

Éthiques de la fin de vie


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Devant les fractures ouvertes par le débat sur le mariage gay, François Hollande a pris la décision de reporter aux calendes grecques tout projet de loi concernant la fin de vie. Euthanasie, suicide assisté, acharnement thérapeutique, directives anticipées: toutes ces questions attendront un nouveau quinquennat. Elles n'en continuent pas moins de susciter de vastes et profonds débats dans les milieux médicaux. Quatre grandes visions morales du monde occupent aujourd'hui le terrain et il faut s'en faire une idée claire si l'on veut parvenir à se forger soi-même une opinion sur ces sujets aussi délicats qu'universels.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   20.06.13 9:55

Ethique ???

Dignité ???

???
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   20.06.13 12:17

"Euthanasie, suicide assisté, acharnement thérapeutique, directives anticipées: toutes ces questions attendront un nouveau quinquennat"...Un nouveau quinquennat??? ??? ???
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   20.06.13 12:23

Ah,les soins palliatifs ne sont pas mentionnés ! ! ! ! !
Cet oubli est révélateur... ... ... ... ... ... ...vraiment révélateur !
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   20.06.13 12:27

Deux sortes d'indignité de la part de ce Gouvernement à propos de la fin de vie des citoyens Français..
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   07.08.13 15:08


Euthanasie: où va François Hollande?

Par Sartre Julien, publié le 01/07/2013 à 19:41, mis à jour à 19:45


Il l'évoquait dans son programme de candidat à la présidentielle mais s'est toujours refusé à prononcer le mot euthanasie: François Hollande a donc annoncé ce lundi un débat national sur "la fin de vie" et une loi à la fin de l'année. Dans quelle direction?


Euthanasie: où va François Hollande?
Euthanasie - Le Comité Consultatif d'Ethique a rendu ce lundi un avis négatif à propos de la légalisation du suicide assisté, dont François Hollande a annoncé qu'il ferait l'objet d'un projet de loi avant la fin de l'année.

AFP



Le débat houleux sur le mariage gay commence à peine à s'apaiser qu'un nouveau sujet de société brûlant apparaît dans l'agenda politique: l'euthanasie. François Hollande a annoncé ce lundi une concertation sur "l'accompagnement de la fin de vie ", qui devrait se conclure par une loi à la fin de l'année. "Il faut du courage, ce sera pénible, il y aura de l'obstruction parlementaire, mais le jeu en vaut la chandelle", veut croire Véronique Massonneau, députée Europe Ecologie Les Verts (EELV), auteur d'une proposition de loi sur le droit de mourir dans la dignité .

L'annonce de ce débat n'est pas une surprise. La modification de la loi Léonetti, qui encadre actuellement l'euthanasie, faisait partie des 60 engagements du candidat socialiste. Il proposait de mettre en place "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

Une position floue sur l'euthanasie

Pour autant, la position de François Hollande n'a pas toujours été claire sur le sujet. Pendant la campagne, mais aussi depuis, il n'a cessé de multiplier les périphrases. Il a notamment toujours refusé d'employer le mot euthanasie, une manière de ne pas prendre position. Sur cette question délicate: la France doit-elle en rester à l'euthanasie passive ou bien faire un pas vers l'euthanasie active, pour se rapprocher de la situation néerlandaise, belge ou luxembourgeoise, pays où elle est autorisée mais strictement encadrée?

Le chef de l'Etat a d'abord provoqué l'ire des partisans de l'euthanasie en choisissant le professeur Didier Sicard, un médecin peu réputé pour ses positions progressistes, pour diriger une mission sur la fin de vie.

Le CCNE contre la légalisation de l'euthanasie

Peu pressé de légiférer sur le sujet - une première loi était annoncée mi-juin - l'exécutif a ensuite réclamé l'avis du Comité Consultatif d'Ethique (CCNE). Ce lundi, ses membres ont estimé "qu'il serait dangereux pour la société que des médecins puissent participer à 'donner la mort'". Ils se sont prononcé contre une légalisation de l'euthanasie et ont assorti leur avis de recommandations sur les soins palliatifs et l'information des malades.

Le député Jean Léonetti s'est félicité de cet avis. Dans un communiqué, l'auteur de la loi à son nom, votée en 2005, a expliqué qu'il attend "du président de la République et du gouvernement qu'ils suivent les recommandations du CCNE et du rapport Sicard dans une démarche citoyenne qui ne divise pas les Français et qui correspond à une démocratie moderne et apaisée."

L'annonce par François Hollande d'un nouveau texte a donc provoqué à la fois joie et inquiétude chez les partisans de l'euthanasie. Quelle sera l'option retenue par François Hollande? Le "faire mourir", comme le souhaite les militants, à l'instar de Véronique Massoneau, ou le "laisser mourir", pour ne pas froisser les anti?

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   15.01.14 12:46

François Hollande annonce (encore une fois) une loi sur l’euthanasie

Créé le 14/01/2014 à 18h09 -- Mis à jour le 14/01/2014 à 18h13


FIN DE VIE – C’est la seule annonce sur les sujets de société que le chef de l’Etat a formulée ce mardi après-midi…

Aucune question ne lui a été posée à ce propos. Et sans doute aucune question ne lui aurait été posée. Dans un large préambule lors de sa conférence de presse, François Hollande a évoqué lui-même un projet de loi sur la fin de vie. Le président a annoncé que les conclusions du Comité d’éthique sur la fin de vie lui seraient remises dans «les prochaines semaines» avant un projet de loi qu’il prévoit «le plus large possible».

Il en a déjà dessiné les contours en une phrase. «Le but pour toute personne majeure atteinte de maladie incurable et qui ne peut être apaisée de pouvoir demander dans des conditions strictes une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité», a ainsi expliqué le chef de l’Etat.

>> Revivre la conférence du Président en live

Des annonces sans cesse repoussées

Proposition de campagne numéro 21 de François Hollande, le sujet de la fin de vie s’est heurté depuis l’élection de François Hollande a de nombreux avis contraires. Car le Comité d’éthique a déjà planché sur le sujet. En juillet 2013, ce Comité se prononçait en effet contre la légalisation de l’euthanasie, avant d’annoncer la poursuite de la réflexion.

François Hollande avait déjà anticipé, annonçant un projet de loi pour juin 2013. Avant de le décaler à décembre 2013.

Marisol Touraine chapeautera le projet de loi

Car en décembre 2013, c’est un jury citoyen qui a travaillé sur la question et s’est prononcée, lui, pour la légalisation du suicide assisté et des «exceptions d’euthanasie». Toutes ces réflexions doivent donc être remises prochainement au gouvernement et nourrir le projet de loi que chapeautera Marisol Touraine, la ministre de la Santé.

Si 92% des Français s’avouent favorables à la légalisation de l’euthanasie, François Hollande sait aussi qu’il risque d’embraser à nouveau la société française comme il l’avait fait au moment des débats sur le mariage pour tous.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   15.01.14 18:32

15 janvier 2014 le JDD

Fin de vie : Hollande confirme une "assistance médicalisée"
François Hollande a déclaré lors de sa conférence de presse, mardi à l'Elysée, souhaiter permettre une "assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité" pour les personnes souffrant de maladies incurables. Une annonce conforme à ses engagements de campagne.

Dans le huis clos de l'Elysée, la semaine dernière, François Hollande l'avait assuré aux représentants des cultes lors de ses vœux aux autorités religieuses : ils seront consultés sur toute nouvelle loi bioéthique. Dès lors, pas d'annonce fracassante, mardi, lors de sa conférence de presse sur la question de la fin de vie. Le chef de l'Etat a expliqué souhaiter permettre une "assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité" pour toute personne atteinte d'une maladie incurable qui en ferait la demande. Un vœu conforme, sans un mot de plus, à celui formulé pendant sa campagne présidentielle.

Hors de question de brusquer les différentes religions à la suite de mois de débats crispés sur le mariage pour tous. François Hollande entend avancer "sans polémique, sans division, [et] dans l'idée qu'un cheminement est possible pour rassembler la société". Dès juillet 2012, la réflexion sur le sujet avait été confiée à un groupe mené par le médecin Didier Sicard. Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit rendre le mois prochain un rapport sur la question. Il opèrera une synthèse entre les travaux de la mission Sicard, l'avis propre du CCNE et ceux des comités de réflexion régionaux d'éthique.

Le cas Vincent Lambert
Le président de la République a d'ores et déjà précisé qu'il souhaitait que cette assistance médicalisée s'opère "dans des conditions strictes". La ministre de la Santé Marisol Touraine mènera les consultations sur le sujet à la suite du rapport du CCNE.

Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la loi actuellement en vigueur sur le laisser-mourir, a déploré à la suite de la conférence de presse que le président de la République "reste flou et ne favorise pas la clarté pourtant nécessaire au débat public sur ce sujet complexe ".

La question s'inscrit dans l'actualité, puisque le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se réunit mercredi pour se prononcer sur la fin de vie de Vincent Lambert. L'homme, âgé de 38 ans, hospitalisé après un accident de la circulation, est totalement aphasique et dans un état pauci-relationnel (état de conscience minimale). Ses parents s'opposent à l'euthanasie passive décidée par le corps médical en accord avec sa femme et une partie de sa famille. Nul doute que son cas devrait revenir dans les discussions des prochains mois sur la question de la fin de vie.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   15.01.14 18:48

CITATION =
avant un projet de loi qu’il prévoit «le plus large possible».

Il en a déjà dessiné les contours en une phrase. «Le but pour toute personne majeure atteinte de maladie incurable et qui ne peut être apaisée de pouvoir demander dans des conditions strictes une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité», a ainsi expliqué le chef de l’Etat.

Mon commentaire=
Trop de largesse implique un manque de précisions
Comment peut-il parler de conditions strictes sans prononcer les mots mort, euthanasie, suicide assisté ???
Depuis sa candidature à l'élection présidentielle,c"est ce même refrain (article 1er d'une loi de 2009 de JM Ayrault )
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 17:50


 
Fin de vie : l'Élysée avance à pas comptés sur un terrain miné
Home ACTUALITE Société
Par Agnès Leclair
Mis à jour le 20/06/2014 à 21:04
Publié  le 20/06/2014 à 20:52

 
 
Jean Leonetti, député UMP des Alpes-Maritimes et auteur de la loi sur la fin de vie qui porte son nom.
 
 
L'Élysée a sollicité l'avis de deux spécialistes de la bioéthique pour retoucher l'actuelle loi Leonetti.
 
 
L'Élysée s'apprête à solliciter Jean Leonetti, député UMP des Alpes-Maritimes et auteur de la loi sur la fin de vie qui porte son nom, et Alain Claeys, député PS de la Vienne, spécialiste de la bioéthique, sur le sujet à haut potentiel polémique de la fin de vie. L'information, publiée vendredi par Libération, a été confirmée. Les deux parlementaires doivent recevoir leur lettre de mission dans les prochains jours…
 
Ce ticket UMP/PS rédigera-t-il un nouveau rapport qui viendra grossir une pile déjà composée de celui du Pr Sicard, de l'avis d'un panel de dix-huit citoyens, de celui du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et d'un travail de synthèse du même comité attendu à la rentrée? Pas si sûr. Le duo de députés s'oriente plutôt vers des propositions concrètes de retouches de l'actuelle loi Leonetti. Un travail qui pourrait nourrir un projet de loi ou aboutir à un texte parlementaire.
 
 
Alors que les écologistes piaffent d'impatience et menacent de prendre le sujet en main avec des propositions radicales, le président n'a plus beaucoup de temps pour tergiverser…

Alors que les écologistes piaffent d'impatience et menacent de prendre le sujet en main avec des propositions radicales, le président n'a plus beaucoup de temps pour tergiverser… Jean Leonetti devrait avant tout proposer des évolutions sur la prise en compte des directives anticipées, la sédation terminale et l'amélioration de la culture palliative. Des mesures qu'il avait déjà évoquées dans une récente proposition de loi. Dans l'affaire Lambert, l'ancien ministre a par ailleurs estimé que le rapporteur du Conseil d'État ne faisait qu'appliquer la loi.
 
Ce choix confirme l'intention de François Hollande d'éviter un texte «choc», susceptible de bouleverser une nouvelle fois une société déjà secouée par le mariage pour tous. Au risque de décevoir les partisans de «l'euthanasie active», nombreux à l'Assemblée et au Sénat? Lors de la campagne présidentielle, le candidat Hollande avait pris le soin de rester dans le flou, évoquant une «assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité» dans ses promesses. Le travail des deux députés, fins connaisseurs du sujet et réputés raisonnables, va s'articuler avec celui de la ministre de la Santé. Marisol Touraine doit en effet lancer des consultations après la remise du rapport du CCNE sur la fin de vie à la rentrée.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 17:58


Une mission sur la fin de vie confiée à Jean Leonetti et Alain Claeys


A. K. avec AFP
Le 21/06/2014 à 17:04

Une mission chargée de proposer des aménagements à la loi sur la fin de vie, promesse de campagne de François Hollande, a été confiée au député UMP Jean Leonetti et à son homologue PS Alain Claeys, a-t-on appris samedi, confirmant une information de Libération. Deux décrets de nomination des deux parlementaires, datés du 20 juin et signés du Premier ministre Manuel Valls, pour "une mission temporaire auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé" figurent au Journal officiel de samedi.

Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur les droits des malades et la fin de vie, a confirmé que la mission concernait la fin de vie, sujet en pleine actualité avec le cas du tétraplégique en état végétatif Vincent Lambert et le procès du docteur Bonnemaison. "L'objectif c'est d'aboutir à un texte consensuel", a-t-il expliqué, "dans un contexte où le président de la République et le Premier ministre souhaitent que les sujets de société fassent l'objet d'un consensus".

Il s'agirait de se placer "dans la continuité des lois antérieures", a indiqué Jean Leonetti, soulignant que "si l'on regarde les prises de position de François Hollande, on ne va pas vers une dépénalisation de l'euthanasie". Les propositions devraient être rendues "avant décembre", a précisé le député des Alpes-Maritimes, également médecin.
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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 18:17

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 18:26

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 18:40

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MessageSujet: Re: L'euthanasie et le Président F.H.   21.06.14 18:48

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