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 Historique des NDE

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MessageSujet: Historique des NDE   Historique des NDE Icon_minitime08.08.12 0:02

Insolite
La similitude des NDE décrites sur une période de deux mille ans est assez étonnante.
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L'ascension vers l'empyrée
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Historique des NDE Jerome_bosch
Jérome Bosch, à la fin du moyen age aurait-il eu connaissance de cette expérience appélée aujourd'hui , NDE ?. Sa peinture évoque le puits de lumière passage entre les ténèbres de la mort vers un au-delà gardé par l'être de lumière.

L'ascension vers l'empyrée, après 1500, Palazzo Ducale
Venise .Jérome Bosch







Le Bardo Thödol tibétain
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Le Bardo est l’état intermédiaire entre la mort terrestre et la renaissance lors d’une réincarnation ultérieure. Il est constitué de plusieurs phases et il est remarquable de constater que, globalement, on retrouve des éléments décrits dans les phases des N.D.E. d’évolution vers la mort :
- Approche de la mort : suspension dans le vide au-dessus de son corps physique avec audition de bruits étranges , dans une lumière grise et brumeuse .
- Le mourant est mort : surprise devant son nouvel état, alors qu’il se sent inchangé, capable de vois ses proches mais incapable de les contacter, il a de nouveaux pouvoirs, il assume son propre jugement avant son retour vers le monde des vivants, la réincarnation.





Antiquité
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Platon dans La République - L'aventure d'Er le Pamphylien - relate la plus ancienne description d'une expérience de mort imminente.




Il était mort dans une bataille ; dix jours après, comme on enlevait les cadavres déjà putréfiés, le sien fut retrouvé intact. On le porta chez lui (...), mais le douzième jour, alors qu'il était étendu sur le bûcher, il revint à la vie ; quand il eut repris ses sens, il raconta ce qu'il avait vu là-bas. Aussitôt, dit-il, que son âme était sortie de son corps, elle avait cheminée avec beaucoup d'autres et elle était arrivée en un lieu divin. (...) Celles qui se connaissaient se souhaitaient mutuellement la bienvenue. (...) Elles parlaient de plaisirs délicieux et de visions d'une extraordinaire beauté.
Par la suite Er dit s'être retrouvé dans la cohorte des âmes ayant à choisir leur futur support physique, humain (réincarnation) ou animal (métempsycose). Ce choix s'effectuait le plus souvent " d'après les habitudes de la vie précédente ", ajoute Platon dont le récit se poursuit par une scène au cours de laquelle les âmes, regroupées dans la plaine du Léthé, boivent l'eau du fleuve Amélès qui rend amnésique. " Quant à lui, disait Er, on l'avait empêché de boire de l'eau ; cependant il ne savait point par où ni comment son âme avait rejoint son corps ; ouvrant tout à coup les yeux, à l'aurore, il s'était vu étendu sur le bûcher. "
" La République ", Platon utilise le mythe d'Er afin d'illustrer sa conception de l'immortalité de l'âme.




Pue lutarq(50 -125) décrit le mythe (De sera), extrait de ses Moralia, la vision " d'après la mort " de Thespesios de Soles ;




Étant tombé d'un endroit assez élevé, la tête la première, il n'eut point de blessure grave, mais seulement une contusion qui le fit s'évanouir. On le crut mort, mais trois jours après, comme on se préparait à l'enterrer, il revint à la vie. Il reprit en peu de jours ses esprits et ses forces et il se fit dans sa vie le changement le plus merveilleux. Dans toute la Cilicie, on ne connut point, de son temps, d'homme plus juste dans les affaires, plus religieux envers les dieux, plus sûr pour ses amis et plus redoutable aux ennemis. (...)
Il disait qu'au moment où il perdit connaissance il se trouva dans le même état qu'un pilote qu'on aurait précipité au fond de la mer ; qu'ensuite, s'étant peu à peu relevé, il lui sembla qu'il respirait parfaitement, et que, ne voyant plus que des yeux de l'âme, il portait ses regards vers tout ce qui l'environnait. Il ne vit plus aucun des objets qu'il avait coutume de voir, mais des astres d'une prodigieuse grandeur, séparés entre eux par des intervalles immenses. Ils jetaient une lumière éblouissante et d'une couleur admirable. Son âme portée sur cet océan lumineux, comme un vaisseau sur une mer calme, voguait légèrement et se portait partout avec rapidité (...).
Il vit l'âme d'un de ses parents, qu'il eut de la peine à reconnaître, parce qu'il était mort dans son enfance. Mais elle s'approcha de lui et lui dit : " Bonjour Thespesios ". Surpris de s'entendre nommer ainsi, il lui fut répondu : " Vous n'êtes pas mort, seulement la partie intelligente de votre âme est venue ici par une volonté particulière des dieux ; ses autres facultés sont restées unies à votre corps comme une ancre qui le retient. La preuve que je vous en donne, c'est que les âmes des morts ne font point d'ombre et que leurs yeux sont sans mouvements. " À ces mots, Thespesios, rentrant en lui-même et s'examinant avec plus d'attention, voit autour de lui une sorte d'ombre assez obscure qui suivait tous ces mouvements, au lieu que ces âmes étaient transparentes et environnées de lumière. (...).
Là il vit encore plusieurs lacs parallèles et remplis l'un d'or en fusion, et tout bouillant, un autre d'un plomb plus froid que la glace, le troisième d'un fer très rude. La garde en était confiée à des génies qui, armés de tenailles semblables à celles des forgerons, plongeaient dans ces lacs et en retiraient, tour à tour, les âmes de ceux que l'avarice et une insatiable cupidité avaient conduits au crime. (...)
Jusque là Thespesios n'avait été que simple spectateur de tous ces objets, mais comme il était sur le point de s'en retourner il éprouva toutes les angoisses de la frayeur. Une femme6 d'une taille et d'une beauté admirable le prit par la main, en lui disant : " Approchez, je veux que vous conserviez parfaitement le souvenir de tout ce que vous venez de voir. " En même temps elle fit mine de le toucher avec une petite baguette rougie au feu et semblable à celle dont les peintres se servent, mais un autre l'en empêcha. Alors il se senti saisi par un vent violent et impétueux qui, l'entraînant avec force, le fit rentrer dans son corps, et il ouvrit les yeux au moment même où on allait l'ensevelir.

Thèse de Pierre Dayot," Expérience de l'Imminence de la Mort - Approche Traditionnelle






Religions et NDE
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La plupart des religions font référence, dans leurs textes sacrés, à la notion de lumière divine.



Saint-Grégoire (540 - 604) Pape en 590 fait état dans ses Dialogues de visions rapportées par certains religieux à l'instant de trépasser ou de personnes ayant été tenues pour mortes :




Ce vénérable prêtre, ayant vécu fort longtemps, tomba malade la 40ème année de sa promotion aux Ordres, et fut travaillé d'une violente fièvre qui le réduisit à l'extrémité (...). Il était tout épuisé de force et étendu sur son lit comme une personne morte. Il s'efforça de parler et dit d'un ton assez vigoureux : " Messieurs soyez les bienvenus. Quelle est votre bonté de vivifier ainsi votre petit serviteur ? Je m'en vais, je m'en vais, je vous rends grâce ". Comme il répétait toujours ces mots, ses amis qui l'assistaient lui demandèrent à qui il parlait. Il leur répondit avec étonnement : " Ne voyez-vous pas que les Saints Apôtres sont venus ici ? " Puis, s'étant de nouveau tourné vers ces saints, il dit : " Me voici, je viens, me voici, je viens " et, prononçant ces paroles, il rendit l'esprit.
Un soldat fut attaqué de la peste et réduit à l'extrémité. Il sortit de son corps qui resta mort et sans âme, mais il y rentra bientôt, et il raconta ce qui lui était arrivé. Il disait donc qu'il y avait un pont sous lequel passait un fleuve dont l'eau était noire et d'où s'élevait un nuage obscur d'une puanteur insupportable. Mais après que l'on avait passé le pont, l'on entrait dans des prairies bien vertes, riantes et ornées d'herbes et de fleurs d'une odeur fort agréable, où il paraissait de petites compagnies d'hommes vêtus de blanc. L'air y était rempli d'une senteur si douce que ceux qui s'y arrêtaient en étaient tout parfumés (...). Il y avait aussi diverses demeures pour chacun, qui étaient pleines d'une grande lumière, faites d'un assemblage de lames d'or.
Mais ce soldat vit aussi certaines âmes qui ne pouvaient franchir le fleuve immonde et qui devaient y séjourner en souffrant de grands tourments, dûs à leur mauvaise vie. Il vit même une âme, sous forme humaine, qui au passage du fleuve fut tirée par les jambes par deux êtres infernaux et au même moment deux êtres célestes, resplendissants, vinrent en le tirant par les bras pour l'aider.


Bède le vénérable (673 - 735) Ce moine anglo-saxon, qui vécu lui aussi dans la période du Haut Moyen-Âge, nous rapporte dans son Historia Ecclesiastica Gentis Anglorum (Histoire Ecclésiastique de l'Angleterre) l'expérience à l'approche de la mort que vécut Drythelm.




En 731, ce père de famille, décrit comme un pieux laïc, habitait la région de Cunningham, tout près de la frontière Écossaise :
Il tomba gravement malade et, un soir, mourut. À l'aube, il revint à la vie, mettant en fuite ceux qui veillaient son cadavre, à l'exception de sa femme terrorisée mais heureuse. Par la suite, Drythelm partagea ses biens en trois parts, un tiers pour son épouse, un tiers pour ses enfants, un tiers pour les pauvres et se retira dans un ermitage isolé de Malros, dans un méandre de la Tweed. Il y vécut dans la pénitence et quand il en avait l'occasion racontait son aventure :
Un personnage brillant, de blanc vêtu, l'avait conduit vers l'est dans une vallée très large, très profonde et infiniment longue, entourée à gauche de flammes épouvantables, à droite de terribles rafales de grêle et de neige. Ces deux versants étaient pleins d'âmes humaines que le vent faisait passer d'un côté à l'autre sans trêve. Il passa ensuite dans des lieux de plus en plus obscurs où il ne voyait plus que la tache claire de son guide. Et soudain surgirent des boules de feu sombres sautant d'un grand puits et y retombant. Drythelm se retrouva seul. Dans ces flammes montaient et descendaient, comme des étincelles, des âmes humaines. Ce spectacle était accompagné de pleurs inhumains, de ricanements et d'une odeur fétide. Drythelm remarqua plus particulièrement les tortures que des démons infligeaient à cinq âmes, dont l'une était un clerc reconnaissable à sa tonsure, une autre un laïc, une troisième une femme. Alors qu'environné de diables qui menaçaient de le saisir avec des pinces de feu, Drythelm se croyait perdu, soudain une lumière apparut, grandit comme celle d'une étoile brillante. Les diables se dispersèrent et fuirent.
Son compagnon était revenu et, changeant de direction, le ramena en des lieux lumineux. Ils parvinrent à un mur d'une longueur et d'une hauteur que son oeil ne put embrasser, mais ils le franchirent d'une façon incompréhensible et Drythelm se retrouva dans une prairie vaste et verte, pleine de fleurs, brillante et parfumée. Des hommes vêtus de blanc y tenaient par groupes innombrables de joyeuse réunions11
Drythelm traversa la prairie, une lumière encore plus douce s'intensifia peu à peu, des chants très doux s'élevèrent, un parfum l'entoura auprès duquel celui qu'il avait senti dans la prairie n'était qu'une toute petite odeur, et la lumière était devenue si brillante que celle de la prairie ne lui apparaissait plus que comme une faible lueur. Il espérait entrer dans ces lieux merveilleux quand son guide le força à rebrousser chemin jusqu'au séjour riant des âmes vêtues de blanc.
" Tu dois maintenant retourner à ton corps et revenir parmi les hommes. " Sur ces mots Drythelm fut triste d'avoir à retourner à son corps et contempla avidement le charme et la beauté du lieu où il se trouvait, et la compagnie qu'il y voyait. Mais pendant qu'il se demandait, sans oser le faire, comment poser une question à son guide, il se retrouva vivant parmi les hommes.





Saint Paul, apôtre des païens, vécut lui-même une NDE :





« Je connais quelqu’un, confie-t-il à propos de lui-même, qui, voici 14 ans (étais ce avec son corps? Je ne sais ; Etait-ce hors de son corps? Je ne sais ; Dieu le sait), cet homme là fut ravis jusqu’au troisième ciel. Et cet homme là (était ce en son corps? Je ne sais ; Dieu le sait). Je sais qu’il fut ravis jusqu’au paradis et qu’il entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas permis à un homme de redire ».







Aveugles et NDE
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Marlyse Tschui ( Edicom - Edipresse Publications s.a.)

“C’était comme si j’avais toujours été capable de voir. C’était si naturel, presque comme si j’avais pu voir pendant toute ma vie. D’ailleurs je n’ai jamais compris pourquoi je n’arrivais plus à voir une fois que j’étais retourné dans mon corps, parce que c’était tout à fait normal de voir. Je me suis dit que je devrais pouvoir ramener cela avec moi en revenant à la vie. Comme si la vue était quelque chose que j’avais toujours eu, je me sentais tout à fait à l’aise avec le fait de voir.”*

Aveugle de naissance, cet homme s’est confié dans le cadre d’une enquête menée aux Etats-Unis par le professeur Kenneth Ring. Objectif de cette nouvelle investigation sur les NDE, ou near death experiences (lire encadré): vérifier des rumeurs affirmant que des aveugles disposaient de la faculté de voir au moment précis où ils se trouvaient aux portes de la mort.

Comme les voyants avant eux, les aveugles ont décrit la scène qui se déroulait “sous leurs yeux” entre le moment où ils ont été déclarés mort cliniquement et celui où ils ont été réanimés. Ils ont pu non seulement restituer les dialogues des soignants sur le lieu de l’accident ou dans la salle d’opération après leur arrêt cardiaque, mais aussi fournir des détails visuels vérifiables sur leur environnement, les personnes présentes et les gestes entrepris pour leur réanimation. A leur grand étonnement, ils voyaient! Et à leur grande déception, ils se sont retrouvés aveugles en revenant à la vie. Pour nombre d’entre eux, le fait d’accéder subitement à la vision a été très troublant.





“Au début, c’était effrayant. J’avais de la peine à établir un lien entre ce que je voyais et percevais par rapport à ce que j’avais l’habitude de reconnaître par le toucher. Voir ne correspondait en rien à ce que j’avais connu pendant toute ma vie.” “Bien sûr j’ai tout vu, l’équipe médicale, mon corps disloqué, la voiture qui tombait dans le ravin, les gens qui couraient dans tous les sens; j’ai tout vu, mais pourtant je ne suis pas convaincu que “voir” est le terme juste.” "J'avais de la peine à établir un lien entre ce que je voyais et percevais par rapport à ce que j'avais l'habitude de reconnaître par le toucher."



“Comment expliquer cela avec des mots? C’était comme entendre des paroles et ne pas être en mesure de les comprendre, tout en sachant qu’il s’agit bien de paroles, en partant du principe qu’avant on n’avait jamais rien entendu. Il s’agissait de quelque chose de complètement nouveau pour moi.”




“La seule chose dont je sois sûr concernant ces images, c’est qu’elles venaient à moi sous forme de conscience et que j’étais conscient de ces images d’une manière que je ne m’explique toujours pas à ce jour. Je ne pourrais pas vraiment dire qu’elles étaient visuelles, parce que je n’avais jamais rien connu de tel auparavant.”







Carl Gustav JUNG
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Carl Gustav JUNG (1875 - 1961) lorsqu'il fut hospitalisé à la suite d'une crise cardiaque, au début de l'année 1944 fit la description dans son autobiographie d'une NDE.




(...) Les images avaient une telle violence que j'en conclus moi-même que j'étais tout près de mourir. Mon infirmière me dit plus tard : " Vous étiez comme entouré d'un halo lumineux ! " C'est un phénomène qu'elle avait parfois observé chez les mourants.(...)
Je croyais être très haut dans l'espace cosmique. Bien loin au-dessous de moi j'apercevais la sphère terrestre baignée d'une merveilleuse lumière bleue (...) Évidemment je voyais aussi les sommets enneigés de l'Himalaya, mais tout y était brumeux et nuageux (...) Je savais que j'étais en train de quitter la terre. (...) Le spectacle de la terre vue de cette hauteur était ce que j'ai vécu de plus merveilleux et de plus féerique.
(...) Quelque chose de nouveau entra dans mon champ visuel. À une faible distance, j'aperçus dans l'espace un énorme bloc de pierre, sombre comme un météorite, à peu près de la grosseur d'une maison, peut-être même plus gros. La pierre planait dans l'univers et je planais moi-même dans l'espace.
J'ai vu des pierres semblables sur la côte du Bengale (...). Ma pierre était aussi un de ces sombres et gigantesques blocs. Une entrée donnait accès à un petit vestibule ; à droite, sur un banc de pierre, un indien à la peau basanée était assis dans la position du lotus, complètement détendu, en repos parfait ; il portait un vêtement blanc. Ainsi, sans mot dire, il m'attendait. Deux marches conduisaient à ce vestibule ; à l'intérieur, à gauche, s'ouvrait le portail du temple (...)
Quand je m'approchai des marches par lesquelles on accédait au rocher, je ressentis une très étrange impression : tout ce qui avait été jusqu'alors s'éloignait de moi. Tout ce que je croyais, désirais ou pensais, toute la fantasmagorie de l'existence terrestre se détachait de moi ou m'était arrachée ; processus douloureux à l'extrême. Cependant quelque chose en subsistait, car il me semblait avoir alors, près de moi, tout ce que j'avais vécu ou fait, tout ce qui s'était déroulé autour de moi. Je pourrais tout aussi bien dire : c'était près de moi et j'étais cela ; tout cela en quelque sorte me composait. J'étais fait de mon histoire et j'avais la certitude que c'était bien moi. (...) Cet événement me donna l'impression d'une extrême pauvreté, mais en même temps d'une extrême satisfaction. Je n'avais plus rien à vouloir, ni à désirer ; j'étais pourrait-on dire, objectif, j'étais ce que j'avais vécu. (...) Plus aucun regret que quelque chose fût parti ou enlevé. Au contraire : j'avais tout ce que j'étais et je n'avais que cela.
J'eus encore une autre préoccupation : tandis que je m'approchais du temple, j'avais la certitude d'arriver dans un lieu éclairé et d'y rencontrer le groupe d'humains auquel j'appartiens en réalité. Là je comprendrais enfin, cela aussi était pour moi une certitude, dans quelle relation historique je me rangeais, moi ou ma vie. Je saurais ce qui était avant moi, pourquoi j'étais devenu ce que je suis et vers quoi ma vie continuerait à s'écouler...
Tandis que je méditais sur tout cela, un fait capta mon attention : d'en bas, venant de l'Europe, une image s'éleva : c'était mon médecin, ou plutôt son image, encadrée d'une chaîne d'or ou d'une couronne dorée de lauriers. Je me dis aussitôt : " Tiens ! c'est le médecin qui m'a traité ! "
Dans une vie antérieure il aurait été le roi de cette île où l'on avait érigé un temple en hommage à Esculape, dieu romain de la médecine, mais aussi lieu de naissance d'Hippocrate, modèle de l'éthique médicale. Jung poursuit :
Quand il fut arrivé devant moi, planant comme une image née des profondeurs, il se produisit entre nous une silencieuse transmission de pensées. Mon médecin avait été en effet délégué par la terre pour m'apporter un message : on y protestait contre mon départ. Je n'avais pas le droit de quitter la terre et devais y retourner. Au moment où je perçus ce message, la vision disparu.
J'étais déçu à l'extrême ; maintenant tout semblait avoir été en vain. Le douloureux processus de " l'effeuillement " avait été inutile : il ne m'était pas permis d'entrer dans le temple ni de rencontrer les hommes parmi lesquels j'avais ma place. (...) En réalité, il se passa encore trois bonnes semaines avant que je pusse me décider à revivre, je ne pouvais pas me nourrir, j'éprouvais du dégoût pour tous les mets.

Par la suite, le compte rendu relate la déception de Jung d'être revenu à la vie, " La vie et le monde entier m'apparaissaient comme une prison... ", avant de s'achever sur une funeste prémonition :
Je ressentais de la résistance face à mon médecin parce qu'il m'avait ramené à la vie. Par ailleurs, j'éprouvais du souci à son sujet : " Par Dieu, il est menacé ! Ne m'est-il pas apparu sous sa forme première ? Lorsque quelqu'un en est arrivé à cette forme, c'est qu'il est sur le point de mourir " (...). J'essayai de mon mieux de lui en parler, mais il ne comprît pas. (...) J'avais la ferme conviction qu'il était en danger parce que je l'avais rencontré dans sa forme originelle.
En effet je fus son dernier malade. Le 4 avril 1944, je sais encore très exactement la date, je fus autorisé, pour la première fois, à m'asseoir sur le bord du lit et ce même jour, il se coucha pour ne plus se relever.

(...) Après cette maladie commença pour moi une période fertile de travail. Bon nombre de mes oeuvres principales ne furent écrites qu'après. La connaissance ou l'intuition de la fin de toutes choses me donnèrent le courage de chercher de nouvelles formes d'expression.


On ne peut certainement pas écarter du récit de Jung l'influence de ses thèmes d'étude, de ses voyages et de son attrait pour les cultures orientales, hindoues plus particulièrement. Il n'empêche que l'on y rencontre de fortes similitudes, riches de composantes transcendantales, avec notre " EMI standard "





C. G. Jung, " Ma vie ", pages 331 à 337,










Liz Taylor
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Liz Taylor a fait 'une allusion discrète à une NDE dans une interview réalisée Paris-Match, numéro 2228 du 6/02/92




Ce qui m'a sauvée, c'est mon opiniâtreté. Ma rage de vivre. Je sais, tout au fond de moi, que la vie est une bonne chose et que tout va s'arranger. C'est une force vitale qui me vient de Dieu. Peut-être aussi du fait que je n'ai pas peur de la mort, puisque je suis déjà morte une fois. Il y a trente ans, à Londres, j'ai été déclarée morte. J'avais une très forte pneumonie, et j'ai arrêté de respirer pendant cinq minutes. Et, pendant que j'étais morte, j'ai traversé un long tunnel, jusqu'à ce que je vois de la lumière. Mike Todd (son mari défunt) m'attendait au bout du tunnel, et il m'a dit : " Tu dois repartir, tu ne peux pas t'en aller maintenant. Il faut que tu retournes là-bas et que tu te battes. " Et c'est ce que j'ai fait.





E. Kubler-Ross
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Le cas de M. Schwartz, souvent cité, a été rapporté par E. Kubler-Ross.




La patiente perdit connaissance à la suite d’une hémorragie interne et fut mise en réanimation. Dans cet état, elle se vit flotter dans l’air, assister aux efforts de l’équipe médicale, entendant dialogues et remarques, consciente des circonstances mais incapable de communiquer. Considérée comme morte, elle fut envoyé à la morgue de l’hôpital et provoqua la frayeur des agents hospitaliers quand elle revient à elle et se dressa. Elle fit alors état de son expérience " à la frontière de la mort " à E. Kubler-Ross.

Peu de temps après, épuisée, E. Kubler-Ross décida d’aller se reposer. Marchant dans le couloir de l’hôpital, elle vit Mme Schwartz, apparemment valide, se rendre dans son bureau, y signer une note attestant sa visite, avant de disparaître... L’écriture et la signature étaient sans contestation celles de la patiente vivante ! La malade mourut un peu plus tard sans avoir quitté sa chambre.









La NDE et l'OOBE
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Le Dr Jean-Pierre Jourdan a étudié ces expériences qui regroupent aussi bien des expériences contemporaines que des techniques décrites depuis des millénaires par d’autres cultures et qui peuvent être classées en deux catégories :

- Dans la première catégorie, les expériences spontanées dont font partie les NDEs et où l’on retrouve aussi les OBEs (out-of-body experience) au cours desquelles une personne se perçoit comme étant à l’extérieur et à distance de son corps physique. On trouve aussi dans cette première catégorie les expériences mystiques et religieuses.

- La deuxième catégorie concerne les expériences provoquées ou recherchées, soit par différentes techniques de relaxation (utilisant par exemple la maîtrise de la respiration ou l’isolement sensoriel) ainsi que par le neurobiofeedback qui peuvent aider à vivre une OBE, soit par des techniques physiques et/ou spirituelles comme le yoga ou la méditation transcendantale, qui peuvent conduire à ce qu’on appelle un "réveil de kundalini". La kundalini est dans la tradition hindoue une "énergie ou force évolutive" symbolisée par un serpent lové à la base de la colonne vertébrale, dont l’éveil puis l’ascension va ouvrir les différents centres énergétiques appelés chakras, puis, atteignant le dernier au sommet du crâne, éveillera la conscience à une réalité supérieure. Cet éveil qui peut se faire sur des mois ou des années est accompagné de symptômes physiques et psychiques ainsi que de conséquences étonnamment similaires à ceux rapportés par les témoins de NDEs.

En dehors de la tradition hindoue, de nombreuses autres traditions semblent posséder ainsi leur propre technique, élaborée de manière empirique, permettant d’accéder à un état de conscience particulier, et qui, quelle que soit la méthode utilisée, présente toujours de grandes similitudes avec les NDEs. Ainsi, il existe beaucoup d’états modifiés de conscience, spontanés ou recherchés, possédant de nombreux points communs avec les NDEs, tant au niveau du déroulement de l’expérience qu’au niveau de ses répercussions ou de ses effets à long terme sur les témoins, et tous semblent conduire à une transformation allant dans le sens d’une évolution personnelle. La sensation de faire partie d’un Tout, une conscience élargie, ainsi que l’apparition de facultés psychiques extraordinaires sont couramment décrites à la suite de ces expériences.

En essayant d’établir un parallèle entre ces techniques et les expériences de Penfield ou celles vécues sous kétamine, le Dr Jourdan aboutit à une hypothèse complexe et intéressante. L’hippocampe apparaît alors comme la cible commune à tous ces chemins d’accès à un autre état de conscience qui permettraient d’isoler et de libérer la conscience du flux d’information dont les organes des sens la saturent constamment, lui permettant d’accéder à un autre niveau de perception. Cette précision quant aux circonstances où surviennent de telles expériences est importante car, vu sous cet angle, les expériences de mort imminente pourraient être en fait interprétées comme des expériences de "vie imminente", c’est-à-dire des circonstances particulières au cours desquelles se produirait plus facilement la libération d’un formidable potentiel de l’esprit humain, insoupçonné mais à la portée de tout un chacun à n’importe quel moment de sa vie. D’autre part, l’étude de ces états de conscience particuliers associés à des techniques très bien codifiées pourrait être plus facile que l’étude des états associés aux NDEs pour lesquels nous n’avons pour l’instant que des témoignages à posteriori.


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