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 L'Iran et le conflit syrien

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MessageSujet: L'Iran et le conflit syrien   08.08.12 19:44

L'Iran s'engage dans le conflit syrien





Par Pierre Rousselin Publié le 08/08/2012 à 18:46
Le puissant allié du régime de Bachar el-Assad multiplie les initiatives pour empêcher sa chute.

En affirmant que la Syrie est «un pilier essentiel» de «l'axe de résistance» à Israël et aux États-Unis, et que l'Iran «ne permettra jamais» la destruction de cet axe, Téhéran a montré son intention de s'engager encore plus directement qu'auparavant dans la défense du ­régime de Bachar el-Assad.

Le signal a été lancé mardi depuis Damas par Saïd Jalili, le représentant personnel du guide suprême de la révo­lution iranienne, à l'issue d'un ­entretien avec le chef de l'État syrien. Il témoigne de l'inquiétude que suscite à Téhéran l'éventualité d'un effondrement du régime syrien, soumis ces derniers jours à une cascade de défections et engagé dans une bataille sans doute décisive à Alep. «La situation en Syrie ne répond pas à un conflit interne mais à un conflit opposant l'axe de la résistance à ses ennemis régionaux et globaux», a poursuivi Saïd Jalili en faisant allusion à l'alliance nouée par la République islamique avec le régime syrien et avec le Hezbollah chiite au Liban.

Sur le plan diplomatique, Téhéran est aussitôt passé à l'offensive en convoquant, aujourd'hui dans la capitale iranienne, une «réunion consultative sur la Syrie». Selon les organisateurs, une douzaine de pays, dont la liste n'a pas été publiée, devaient être représentés à cette conférence, décrite comme une tentative de mettre sur pied un front de soutien au régime syrien. S'il s'agit d'œuvrer à «un dialogue national» en Syrie, l'initiative vise manifestement à contrecarrer le Groupe des amis de la Syrie, mis sur pied par la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar pour soutenir la rébellion.

Armée d'élite


L'Iran s'est par ailleurs lancé dans une offensive diplomatique pour obtenir la libération d'un groupe de ses concitoyens qui se trouvaient à bord d'un autocar saisi par les rebelles samedi dans la province de Damas. Une brigade de l'Armée syrienne libre a revendiqué l'enlèvement des 48 Iraniens et affirmé lundi que trois d'entre eux avaient été tués dans un bombardement des forces du régime dans la province de Damas.

Dans une vidéo diffusée dimanche, les combattants de la brigade al-Baraa ont affirmé que leurs otages étaient des «membres des gardiens de la révolution», armée d'élite du régime isla­mique, et non de simples pèlerins, montrant notamment des cartes d'identité et des cartes de port d'armes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, Téhéran a reconnu mercredi que des membres des gardiens de la révolution et de militaires «à la retraite» faisaient partie des otages. Parlant aux journalistes dans l'avion qui le ramenait d'Ankara, où il a demandé l'aide des autorités turques, M. Salehi a insisté sur le fait que les Iraniens enlevés étaient des «pèlerins» partis pour la Syrie en vue de visiter les lieux saints chiites à Damas.

«Dans la mesure où nous sommes au mois du jeûne de ramadan et que les preneurs d'otages et les otages sont des musulmans, nous leur lançons un message à travers les médias (…) pour qu'ils fassent preuve de fraternité islamique et libèrent nos concitoyens», a-t-il dit.

M. Salehi s'est rendu mardi en Turquie afin de demander l'aide d'Ankara pour la libération des 48 Iraniens. Le ministre a également demandé l'assistance du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans une lettre communiquée par la mission iranienne à l'ONU.

Selon des informations diffusées par l'Organisation des moudjahidins du peuple d'Iran (OMPI), les 48 Iraniens interceptés «font partie d'un groupe de 150 gardiens de la révolution iraniens qui venaient de débarquer d'un vol de Téhéran à Damas à bord d'un avion de la compagnie Mahan Air». Toujours selon les opposants iraniens, Téhéran poursuit l'acheminement d'éléments appartenant à la Force spéciale Qods des pasdarans pour aider à la répression et leur fournit de faux documents de pèlerins en guise de couverture.
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