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 Mr le Président,au boulot maintenant !

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MessageSujet: Mr le Président,au boulot maintenant !   19.08.12 1:38

La difficile rentrée de François Hollande

Mots clés : François Hollande

Par Anne Rovan Mis à jour le 17/08/2012 à 20:51 | publié le 17/08/2012 à 19:30 Réactions (543)
François Hollande et Valérie Trierweiler lors d'une sortie en mer à l'île de Porquerolles, la semaine dernière. Crédits photo : ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA/SIPA

Recommander 4 Après deux semaines au Fort de Brégançon, le président est de retour à Paris. De la crise de l'euro aux démantèlements des campements de Roms et à la Syrie, des dossiers sensibles l'attendent.

«Pour bien travailler, il faut bien se reposer», avait-il lancé à ses ministres début août, juste avant qu'ils ne partent en congés. François Hollande ne croyait pas si bien dire. Car sa rentrée à lui promet d'être aussi dense que difficile. «Le président va se déployer dans tous les champs de l'action politique. La tonalité de sa rentrée, c'est celle du volontarisme», assure un proche.

Après deux semaines passées au Fort de Brégançon, sur la côte varoise, le président de la République devrait, selon l'Élysée, être de retour à Paris «ce week-end ou au plus tard lundi». Son agenda a commencé à filtrer dès jeudi. François Hollande et Jean-Marc Ayrault déjeuneront ensemble mardi pour faire un tour d'horizon de cette difficile rentrée. Le lendemain, mercredi, aura lieu le Conseil des ministres de rentrée, au cours duquel Ayrault fera une communication sur le programme de travail des prochains mois. La baisse de 30 % de la rémunération du chef de l'État et du premier ministre, censurée par le Conseil constitutionnel, devrait également être au menu de la réunion. François Hollande rencontrera jeudi Angela Merkel à Berlin pour évoquer notamment la crise de l'euro et recevra samedi à Paris le premier ministre grec. Le président est aussi très attendu sur plusieurs gros dossiers: la Syrie, la préparation du budget 2013 qui suscitera des critiques à gauche, et la situation des Roms qui sera au menu d'une réunion interministérielle, mercredi après-midi, à Matignon.

Écrire la deuxième page
D'un point de vue législatif, la pile de textes est épaisse aussi. Le Parlement, affirme-t-on au groupe PS de l'Assemblée, devrait d'ailleurs reprendre ses travaux «dès la dernière semaine de septembre pour examiner le projet de loi ratifiant le traité européen». Ce texte promet aussi quelques belles empoignades à gauche.

Un peu plus de cent jours après son élection, Hollande doit maintenant écrire la deuxième page de sa présidence. Celle qui doit permettre aux Français d'aborder la rentrée avec moins d'inquiétudes. Celle qui doit convaincre une opinion dubitative que le président et le gouvernement vont désormais construire, après avoir consacré les premiers mois du quinquennat au détricotage des mesures emblématiques du quinquennat Sarkozy.

Mais les vents ne sont pas favorables à l'exécutif. Durant ces quinze derniers jours, les difficultés se sont ajoutées les unes aux autres. Ayrault a beau souligner dans Le Dauphiné Libéréque «la France n'est pas en récession, alors que plusieurs pays le sont», la situation économique n'en est pas moins très inquiétante. L'économie française pourrait, selon la Banque de France, reculer au troisième trimestre, faisant grimper encore le niveau du chômage et rendant plus compliquée la préparation du budget de 2013 et la réforme fiscale promise par Hollande. La zone euro est chaque jour un peu plus sous tension.

Comme chaque été, les projecteurs se sont braqués sur les faits divers, créant un climat particulièrement anxiogène en période de crise. À la demande de François Hollande qui a affiché sa fermeté sur la sécurité, la ministre de la Justice Christiane Taubira va lancer une réflexion sur la récidive et le suivi des criminels dangereux après leur sortie de prison.

Les premières semaines d'août ont également vu se fissurer la cohésion gouvernementale sur le dossier des Roms. Alors que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, assume le démantèlement des campements, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a pris ses distances jeudi. «Démanteler ces camps sans solution, c'est mettre les gens dans une précarité encore plus grande (…), et ça ne peut pas être une solution non plus.» Début août, dans Libération,Christiane Taubira avait fait part de ses doutes sur les centres éducatifs fermés que le candidat Hollande avait pourtant promis de doubler durant sa campagne.

Soucieux de se démarquer de son prédécesseur, Hollande est resté en retrait cet été. Effectuant deux déplacements seulement, il a finalement donné des billes à la droite qui lui a reproché en boucle son «inertie» sur la Syrie. La semaine prochaine sera, c'est sûr, celle du président.


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Le PS se prépare au congrès de l'automne
AU Parti socialiste aussi, on prépare la rentrée. Les prochaines semaines seront cruciales puisque, c'est en octobre, lors du congrès de Toulouse, que sera désigné l'éventuel successeur de Martine Aubry au poste de premier secrétaire. D'ici là, plusieurs rendez-vous sont programmés. Dimanche, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg donnera le coup d'envoi des réjouissances. Il se rendra comme chaque année à Frangy-en-Bresse pour la Fête de la rose, où il recevra la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

Puis viendront les universités de La Rochelle, du 24 au 26 août. Durant ces trois jours, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault pourront jauger la solidité de la famille socialiste et l'ampleur des critiques qui pourraient voir le jour à l'occasion de l'examen du projet de loi ratifiant le traité européen et du budget 2013. Enfin, les socialistes se retrouveront à Dijon les 19 et 20 septembre pour les journées parlementaires. Le slogan de ces journées est choisi: «Le Parlement du changement.» Les thèmes des trois tables rondes sont également arrêtés. «Comment concilier emploi et pouvoir d'achat dans la crise?», «Quelles réformes pour réunir une société divisée?», «L'Europe est-elle en train de changer?», énumère un proche du président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux.
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MessageSujet: Re: Mr le Président,au boulot maintenant !   20.08.12 14:37

Les 6 points chauds de la rentrée du gouvernement



Créé le 20-08-2012 à 12h15
- Mis à jour à 12h53

Par Le Nouvel Observateur


Crise de la zone euro, sécurité, budget 2013... La rentrée s'annonce chargée pour François Hollande et l'équipe de Jean-Marc Ayrault.


Rentré dimanche soir de ses vacances dans le Var, François Hollande s’attelle dès ce lundi 20 août, avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, aux dossiers chauds de la rentrée 2012. Vifs débats en perspective.

Crise de la zone euro


Mardi 21 août, François Hollande déjeune avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Elysée, à la veille d'un premier Conseil des ministres de rentrée qui évoquera le "paquet européen" : pactes budgétaire et de croissance, taxe sur les transactions financières...

Jeudi 23 août, il rencontrera en fin de journée à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel, pour évoquer la crise de la zone euro. Au cœur des discussions : les conditions du plan d’aides exceptionnelles, débloquées notamment pour la Grèce. François Hollande devrait plaider en faveur d’un assouplissement, alors qu’Angela Merkel y reste opposé. Dans la foulée, le chef d'Etat rencontrera samedi 25 août à l’Elysée le Premier ministre grec Antonis Samaras, qui aura rencontré à son tour, la veille, la chancelière allemande.

Sécurité


Mercredi 22 août dans l’après-midi, un réunion interministérielle se tiendra à Matignon sur les Roms, alors que plusieurs campements ont été démantelés au cours de l'été, provoquant de vives critiques d'associations, de partis de gauche ou encore de l'aile gauche du PS. "Il y aura un certain nombre de pistes de travail qui seront annoncées", a annoncé jeudi 16 août sur France Inter le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Notamment la levée des mesures transitoires qui limitent actuellement l'accès des Roms au marché du travail.

Autre dossiers complexe pour Manuel Valls : la mise en place des premières zones de sécurité prioritaires destinées à apaiser une quinzaine de quartiers jugés les plus difficiles en France. Un défi dont les récents heurts entre habitants et policiers dans le nord d'Amiens ont montré l'ampleur, et sur lequel la plupart des ministres de l'Intérieur se sont déjà cassé les dents

Politique


Du vendredi 24 au dimanche 26, une autre rentrée se joue pour l’équipe de François Hollande : celle de la famille socialiste, qui se réunira à l’université d'été à La Rochelle, à deux mois du Congrès du PS de Toulouse au cours duquel Martine Aubry doit quitter la direction du parti. Jean-Marc Ayrault et plusieurs membres du gouvernement se rendront à cette grand-messe, marquée par l'absence de Ségolène Royal après sa défaite aux législatives face au dissident Olivier Falorni.

Pouvoir d’achat


Une urgence : contenir le prix des carburants. il s'est envolé cet été, avec plus de 8 euros d’augmentation à la pompe pour un plein de 60 litres de sans-plomb 95 depuis le 1er juillet. Un rapport d’expert sera remis le 24 août au ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui réunira dès le 28 août les acteurs de la filière. Pistes explorées : le gel des prix pour six mois, la mise en place de chèques carburant ou l'instauration d'une taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante.

Budget 2013


Ou comment faire des économies sans casser le morale des ménages et des entreprises. Le gouvernement doit trouver 33 milliards d’euros pour réduire les déficits publics - le projet de loi de finance déposé à l'Assemblée nationale le mardi 1er octobre prévoyant de le ramener à 3% en 2013 (contre 4,5 % en 2012). La loi de finance 2013 donnera le coup d’envoi de la réforme fiscale promise par François Hollande : refonte de l’impôt sur le revenu, abaissement du plafond du quotient familial, remise en cause de certaines niches, création d’une tranche marginale d’imposition à 45%... Sans compter l’imposition exceptionnelle de 75% sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros, dont on ne sait pas encore si elle concernera les artistes et les sportifs. Quant aux dépenses du gouvernement, elles devront se résumer à 10 milliards d'économies. Réorganisation des services, diminution des crédits… Il risque d' y avoir des mécontents.

Chômage


Près de 3 millions de Français sont sans emploi et la liste des plans sociaux ne cesse de s’allonger : Doux, Alcatel, Sanofi, PSA, SFR, d’autres grands groupes et quantité de PME. A côté des interventions pompier d’Arnaud Montebourg, une mesure devrait être mise en place rapidement : les 100.000 contrats d'avenir promis par Hollande. Le projet de loi sera présenté mi-septembre en Conseil des ministres, pour une entrée en vigueur à l'automne.

Autant de sujets qui risquent de donner matière aux commentaires critiques, qu'ils viennent de l'UMP ou du Front de gauche, notamment.
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MessageSujet: Re: Mr le Président,au boulot maintenant !   21.08.12 12:57

Les longues vacances de François Hollande révèlent-elles un président inquiétant ?
Modifié le 21-08-2012 à 12h19

Par Bruno Roger-Petit
Chroniqueur politiqueLE PLUS. Le président est de retour à l’Élysée et il est déjà la cible de nombreuses critiques sur ses vacances jugées trop longues et peu studieuses. Derrière ces propos, est-ce la capacité même de François Hollande à gouverner qui est ciblée ? Analyse de notre chroniqueur Bruno Roger-Petit.


Édité par Sébastien Billard Auteur parrainé par Benoît Raphaël


François Hollande et Valérie Trierweiler en vacances sur l'île de Porquerolles, le 8 août 2012 (A.ROBERT/SIPA).



Convocation d'Arnaud Montebourg à l’Élysée, tête-à-tête avec le nouveau représentant spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, et enfin réunion de préparation sur le budget 2013 : François Hollande, enfin de retour, va beaucoup travailler ce 21 août, et visiblement, il tenait à le faire savoir.



Cet empressement pourrait même laisser croire que l'on assiste là à un début de communication de crise tant les critiques, acerbes à droite, encore aimables à gauche, fusent sur les deux-trois semaines de vacances que le chef de l’État a passé à Brégançon aux côtés de Valérie Trierweiler.



"Trop de vacances" disent les uns, "été moyen" disent les autres : chacun dans leur genre, tous affichent finalement la même inquiétude, et cette dernière renvoie finalement à la question demeurée sans réponse tout au long de la campagne présidentielle : mais que veut donc faire François Hollande de la France ?



Une vision de la France qui tarde à se dessiner




Qu'on ne s'y trompe pas : la question dépasse le simple cadre des éditoriaux et commentaires convenus de rentrée. Les opposants s'opposent et les soutiens se posent, il en est ainsi à chaque rentrée qui suit une victoire électorale de la gauche, et cela ne surprend pas.



Mais cette fois-ci, l'interrogation est d'autant plus aiguë dans la mesure où elle s'articule en deux temps, en temps court et temps long.



Temps court : que fera François Hollande du budget 2013, de la crise sans fin de l'Euro, de la Syrie, d'Israël et de l'Iran, de la justice, de la police, etc ? Passons là-dessus, car il suffira de quelques actes symboles pour dissiper l'impression que durant les vacances, François Hollande a surtout procrastiné.



Les médias seront plein de la com' gouvernementale. On verra par la suite les résultats que ces démonstrations donneront dans le rapport que le septième président de la République entend entretenir avec les Français et si les inquiétudes se dissipent. Le chroniqueur n'est pas devin, sinon il s’appellerait Alain Duhamel.



Temps long : tout bien considéré, quelle est la France que veut François Hollande ? On touche là au cœur du problème, cause de l'inquiétude que suscite le chef de l’État.



Certes, celui-ci a fait campagne en clamant qu'il voulait "réenchanter le rêve français", mais fidèle à sa stratégie de campagne minimaliste destinée à profiter de tous les faux pas de Nicolas Sarkozy sans en commettre lui-même, le flou a persisté bien plus que ses partisans veulent bien le dire.



Une personnalité qui reste une énigme



Un signe ne trompe pas : depuis neuf mois, François Hollande est toujours comparé à un grand ancien. Durant la campagne, c'était Mitterrand (ténacité, causticité). Depuis le début de son mandat, il est parfois comparé à Jacques Chirac (immobilisme, attentisme) ou encore à Georges Pompidou (placidité, simplicité).



Or, chacun des anciens cités, fidèles à l'héritage gaullo-capétien qui caractérise la fonction de président de la Ve République, entretenait avec le pays et ses citoyens, avec sa culture, ses traditions, ses terroirs, un rapport personnel qui, d'une certaine façon, renvoyait à sa perception du pays.



Les images de Pompidou, Mitterrand et Chirac étaient associées, quasi-ontologiquement, à une vision française instantanément identifiable, donc rassurante.



Cela leur permettait, par delà les aléas du temps court soumis aux soubresauts des humeurs de l'opinion, de préserver leur socle présidentiel. Ils étaient contestables, contestés, mais tout bien pesé, sur la durée, en temps long, ils n'inquiétaient pas, parce que l'on savait ce qu'ils voulaient faire de la France.



Pour le moment, l'intuition commande d'observer que François Hollande reste un énigme. Les Français le connaissent mais ne l'identifient pas. Prenons un exemple simple : quel est le rapport à la littérature française de François Hollande et quelle est la personnalité qui se dégage de ses lectures ? Que lit-il ? Quels sont ses écrivains favoris ? Quels sont ses Maîtres en écriture ?



Peut-on gouverner en ayant pour seul bréviaire la "normalité" ?



On peut se gausser de l'idée que l'on puisse saisir la vision française d'un président dans son rapport au livre. Et pourtant, tout démontre que c'est fondamental. Pompidou citant Eluard en conférence de presse, l'Anthologie de la poésie française, Mitterrand et Lamartine, Drieu la Rochelle, La Paille et le grain...



Le rapport à la littérature de ces deux présidents évoquait une certaine vision de la France, toujours rassurante parce que connue, même si elle n'était pas partagée par tous. Parce que l'on savait ce qu'ils lisaient, ce qu'ils aimaient de la littérature française, on savait ce que Pompidou et Mitterrand voulaient faire de la France.



Que ceux qui seraient tenter de se gausser de cette théorie songent à Nicolas Sarkozy, nénuphar culturel de la vie politique française, agité et inquiétant, professant la détestation de la culture française, et aux causes de sa défaite.



Durant la campagne présidentielle, François Hollande s'est plié à l'exercice convenu du "Quels sont vos livres favoris ?" Ceux qui espéraient en savoir plus sur la personnalité du candidat, son rapport à la France, sa vision de celle-ci à travers ses goûts littéraires, ont été déçus. Le futur président a confessé son amour des "Misérables" de Victor Hugo et de l’œuvre d'Albert Camus. Et rien d'autre... Des goûts de lycéen en classe de Première du début des années 70...



Au delà du seul exemple de la littérature, on pourrait ainsi passer au crible des Humanités le président Hollande, que l'on aboutirait toujours à la même conclusion en forme d'interrogation : qui est-il ? Que veut-il ? Que va-t-il faire de la France ?



Peut-on "réenchanter le rêve français" lorsque l'on ne donne pas de chair, de contenu et de vie à ce qui est français à ses yeux ? Peut-on gouverner dans la durée, en des temps troublés, sans inquiéter, en ayant pour seul bréviaire la "normalité" et la "simplicité" ?



Sans doute pas.



Un rapport à la France inscrit dans une dimension a-temporelle



La "normalité" et la "simplicité" sont des valeurs de temps court, pas de temps long. Cela plait l'espace d'un printemps empiétant sur l'été, pas le temps d'un quinquennat.



Voilà pourquoi les commentaires et éditoriaux de ce début de rentrée 2012, évocateurs et porteurs d'un lourd sentiment d'inquiétude, ne sont pas à envisager seulement dans leur dimension temporelle et conjoncturelle.



Ils sont aussi le révélateur d'un malaise plus profond, né d'une énigme : dans le fond, on ne sait pas ce que François Hollande entend faire du pays parce que l'on ne sait pas qui il est. Même Laurent Binet, l'écrivain qui a suivi Hollande durant la campagne pour les besoins de son livre l'avoue sans détour, c'est dire...



De ce point de vue, la relecture attentive du discours fondateur de sa campagne, au Bourget, est éclairante. Le rapport à la France est inscrit dans une dimension a-temporelle, dépersonnalisée, et destinée à un public de militants socialistes rompus à la "novlangue" propre au PS des années 2000.



La seule touche personnelle (si l'on peut dire) et présentée comme telle ("mon secret") quant au rapport à la France et aux Français, se résume à la célèbre saillie sur "les gens et l'argent" :



"Je vais vous confier mon secret, ce secret que j'ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j'aime les gens, quand d'autres sont fascinés par l'argent. Je prends chaque regard comme une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main comme une rencontre, chaque sourire comme une chance".



Tôt ou tard, Hollande va devoir se dévoiler



Quant au rêve français, il se résumait à une exaltation de la création de la République :



"Oui, le beau rêve, le rêve que tout au long des siècles, depuis la Révolution française, les citoyens ont caressé, ont porté. Ce rêve de vivre mieux, ce rêve de laisser un monde meilleur, ce rêve du progrès, ce rêve de pouvoir franchir à chaque fois les étapes de l'humanité, ce rêve ne nous appartient pas qu'en propre, mais il se trouve que c'est nous, la France, qui avons inventé la République".



On conviendra que c'est un peu court pour se faire une idée précise.



Contrairement à Mitterrand, qui adorait émailler ses discours de considérations personnelles sur la vie, la France, le temps, la terre, les lettres, les hommes, les ancêtres et s'inscrire dans cette continuité, d'un point de vue intimiste, peignant son tableau français impressionniste en continu, Hollande ne s'est pour le moment jamais aventuré sur ce terrain là, avant, pendant et depuis son élection.



On écrit ici, plus souvent qu'à notre tour, que l'élection de François Hollande était empreinte d’ambiguïté car elle tenait pour beaucoup au rejet de Nicolas Sarkozy.



Cela a suffi pour gagner, sans se démasquer, et imprimer une forte rupture avec le style précédent dans les première semaines du quinquennat. Mais ce qui suffit au temps court sera inefficient sur un temps plus long. Tout cela débouche sur une question inévitable : tôt ou tard, François Hollande devra-t-il dire qui il est pour dire enfin ce qu'il fait ?
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MessageSujet: Re: Mr le Président,au boulot maintenant !   24.08.12 23:14

Réformes: le calendrier surchargé d'Ayrault



Les oublis du Premier ministre


Le «plan Cancer», promis par François Hollande, n'a pas été évoqué mercredi dans le programme de travail du gouvernement. Autre oubli notable, les travaux sur la fin de vie. Une mission a bien été confiée en juillet au professeur Didier Sicard et il est prévu qu'il rende les conclusions de ses travaux en décembre. Mais le gouvernement n'a pas inscrit à son agenda leurs éventuelles suites législatives. Enfin, alors que l'équipe du candidat Hollande promettait au printemps dernier de s'y atteler entre août 2012 et juin 2013, le projet d'introduire dans la Constitution les principes de la loi de 1905 sur la laïcité n'est pas mentionné une seule fois.


A l'occasion de la rentrée du gouvernement, ce mercredi, Jean-Marc Ayrault a dévoilé un calendrier très chargé de projet de lois et de négociations pour les mois à venir.


A.G. - Parismatch.com


La droite -et Jean-Luc Mélenchon- avaient reproché au gouvernement ses «100 jours pour rien». Comme pour leur donner tort, Jean-Marc Ayrault a dévoilé mercredi un programme très lourd pour les mois à venir. A en croire le Premier ministre, le gouvernement va mener des réformes tous azimuts. Dans un «programme de travail» diffusé à l'issue du premier conseil des ministres de la rentrée, Jean-Marc Ayrault détaille les décisions qui vont être prises et leur calendrier.

Dès la rentrée


Le ministre de la Ville, François Lamy, a présenté mercredi des pistes de réflexion pour réformer la politique de la ville. Suivra une phase de concertation, jusqu'à la fin de l'année. Une réduction «modeste» des taxes sur les carburants a également été annoncée par Jean-Marc Ayrault et la baisse de 30% de la rémunération du président de la République et du Premier ministre a été présentée en Conseil des ministres. Le relèvement de 25% du plafond du Livret A a également été décidé mercredi. Dans une semaine, les mesures instaurant les emplois d'avenir promis par François Hollande seront dévoilées par Michel Sapin en conseil des ministres. Le 4 septembre, Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, réunira les syndicats de fonctionnaires pour évoquer les suites de la conférence sociale du mois de juillet. Le chantier de la banque publique d'investissement, une autre promesse du candidat socialiste, doit être lancé dans les semaines qui viennent. Le 14 septembre, débutera la conférence environnementale, qui devra entre autres permettre de trancher la question de l'exploitation des gaz de schiste. Enfin, le 19 septembre, le pacte budgétaire européen sera discuté au Parlement.

Cet automne


Une session extraordinaire sera organisée au Parlement à partir du 24 septembre pour la discussion des textes sur les emplois d'avenir et sur la création de 150 000 logements sociaux. Jean-Marc Ayrault promet aussi des réformes dans le domaine des transports «dans les prochains mois». Le locataire de Matignon reste vague quant à leur contenu, se contentant d'assurer qu'«elles marqueront une nouvelle méthode dans la manière de penser les infrastructures et les services». A la mi-octobre, après la remise du rapport du commissaire général à l'investissement Louis Gallois, le gouvernement se mettra au travail sur le thème de la compétitivité. La fin octobre promet d'être agitée pour le gouvernement, avec le débat sur le projet de loi autorisant le mariage homosexuel -qualifié de «mariage pour tous» par le Premier ministre. Fin novembre, la consultation nationale sur l'éducation prendra fin et ses conclusions se concrétiseront dans un projet de loi sur la refondation de l'école. Egalement en projet, la fusion du CSA et de l'Arcep, deux autorités administratives, qui régule les médias audiovisuels pour la première et les télécommunications pour la seconde.

A la fin de l'année


Le gouvernement promet pour le dernier trimestre une réforme bancaire. Jean-Marc Ayrault assure vouloir faire en sorte que «les banques soient pleinement au service de l’économie et de l’emploi». Reste à voir si le gouvernement procèdera à la séparation des banques de dépôt et d'investissement évoquée par François Hollande durant sa campagne. La décentralisation, que le gouvernement souhaite accroître, sera étendue par une loi en décembre. Une réforme de l'enseignement supérieur est prévue pour la mi-décembre, ainsi que la mise en place de l'emblématique contrat de génération, qui doit permettre l'embauche de jeunes encadrés par des seniors. Au menu encore, une loi de modernisation de la vie politique qui s'appuiera sur les conclusions de la commission Jospin, un texte sur l'encadrement des dépassements d'honoraires et un «plan de lutte contre l'exclusion».

En 2013


En début d'année prochaine, une loi sur la sécurisation de l'emploi devrait être présentée à l'issue de la négociation engagée sur ce thème par les partenaires sociaux. Suivra, au premier trimestre, une loi sur la création qui aura la délicate mission de réformer le système Hadopi. A la fin de ce premier trimestre, l'épineuse question du financement de la protection sociale fera l'objet de «décisions». Jean-Marc Ayrault a annoncé dès mercredi sur BFMTV qu'il n'était pas totalement fermé à une hausse de la CSG, qui aboutirait à une version de gauche de la TVA sociale votée par la majorité précédente et récemment supprimée. Une loi sur les droits des consommateurs est également prévue pour le premier semestre. Plus tard dans l'année, un «projet de loi d’avenir pour l’agriculture, la forêt et les industries agro-alimentaires» sera rédigé. Mais surtout, le gouvernement se penchera sur une nouvelle loi de programmation militaire, qui promet de susciter de nombreux débats dans un contexte budgétaire très tendu pour la Défense
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