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 LES PSYCHOTROPES

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Féminin Messages : 18962

MessageSujet: LES PSYCHOTROPES   27.10.12 16:06

Psychotropes : "La France doit agir d'urgence"



Créé le 24-10-2012 à 16h34
- Mis à jour le 27-10-2012 à 10h29



Par Nathalie Funes


"La façon dont les médicaments sont utilisés est aberrante", explique le pharmacologue Bernard Bégaud, auteur d'une étude sur le lien entre démence et benzodiazépines. Interview.


Mots-clés : médicaments, démence, antidépresseurs, benzodiazépines, anxiolytiques, psychotropes, Bernard Bégaud




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Une boîte de Prozac (JACK GUEZ / AFP)



Pensez-vous, comme beaucoup de spécialistes, que la consommation de psychotropes pose un problème ?

- Il ne faut pas diaboliser ces médicaments. Ni surtout dire aux patients d'arrêter de les prendre ou les retirer du marché, ce serait une catastrophe. Ils sont indispensables. Le problème réside dans la façon dont ils sont utilisés. La situation, aujourd'hui, est aberrante. Les Français sont, avec les Portugais et les Norvégiens, les plus gros consommateurs de psychotropes. Toutes les études réalisées à ce jour montrent qu'une fois sur deux les prescriptions ne respectent pas les recommandations des autorités sanitaires. Les tranquillisants et les somnifères, par exemple, qui devraient être consommés seulement pendant deux à quatre semaines, le sont pendant plusieurs années dans la moitié des cas. A l'inverse, les antidépresseurs de la famille du Prozac, qui doivent être pris au moins six mois d'affilée pour être efficaces, sont arrêtés avant dans 80% des cas. Cela signifie que des patients qui en avaient besoin n'en ont pas pris assez longtemps et que d'autres, pour lesquels la prescription était inutile, en ont quand même consommé. Cela pose effectivement de gros problèmes de santé publique.

Pourquoi consomme-t-on autant de "pilules roses" ?

- La France a longtemps été un pays de cocagne pour le médicament. C'est le système qui veut ça. Un malade pouvait arriver à la pharmacie avec vingt-deux médicaments sur son ordonnance et se les faire tous rembourser. A cela s'ajoutent des difficultés liées aux pathologies mentales. Elles sont difficiles à diagnostiquer et très peu enseignées. Durant son cursus universitaire, un médecin généraliste n'aura droit qu'à une heure d'enseignement sur la schizophrénie - qui touche pourtant 1% de la population -, une heure également pour les maladies bipolaires, à peine plus pour la dépression. Comment voulez-vous que son diagnostic et ses prescriptions soient systématiquement justes et efficaces ? Or, 9 fois sur 10, ce sont les généralistes qui signent les ordonnances de psychotropes.

Quels sont les principaux risques liés à ces médicaments ?

- Ils sont désormais bien connus. Les antidépresseurs entraînent notamment des troubles du sommeil et présentent un risque de suicide accru en début de traitement. Les antipsychotiques, en particulier les molécules récentes, ont des conséquences métaboliques, comme la prise de poids. Les tranquillisants et les somnifères - regroupés dans la classe des benzodiazépines - sont souvent extrêmement difficiles à arrêter, augmentent les risques de chute et d'accident. Autre signal important, nous venons de publier avec mon équipe de l'Inserm dans le "British Medical Journal", une étude qui pointe un risque majoré de démence chez les patients de plus de 65 ans qui ont consommé des benzodiazépines tous les jours pendant au moins cinq ans. Il est de 50 à 60% plus élevé dans les quinze ans qui suivent le début du traitement. Mais on ne sait toujours pas ce qui se passe chez des sujets plus jeunes, utilisateurs réguliers.

Quelles pourraient être les solutions ?

Le plus incroyable, c'est que rien ne se passe. Les rapports se succèdent. Le dernier en date, sur "le Bon Usage des médicaments psychotropes", réalisé par l'Office parlementaire d'Evaluation des Politiques de Santé, date déjà de juin 2006 et pointait tout au long de ses 501 pages la plupart des failles que l'on continue de dénoncer aujourd'hui. Les risques médicaux pour la société sont phénoménaux et les coûts, abyssaux. Combien de déprimés mal pris en charge qui font des ravages dans leur entourage personnel et professionnel ? Combien de millions engloutis dans la consommation inutile de psychotropes ? Combien de chutes et d'accidents corporels qui auraient pu être évités ? Il est urgent que les autorités sanitaires s'attaquent enfin au problème du mauvais usage des psychotropes. Comme elles l'ont fait, avec succès, il y quelques années, avec la campagne "Les antibiotiques, c'est pas automatique". Il est impératif que la lutte contre la surconsommation française devienne un enjeu politique.

Bernard Bégaud est professeur de pharmacologie à l'université de Bordeaux et directeur de l'unité de recherche Inserm U657.

A LIRE dans "le Nouvel Observateur" du 25 octobre :


  • L'intégralité du dossier "Somnifères, antidépresseurs, tranquillisants : vrais et faux dangers"
  • Des extraits du livre "Psychotropes, l'enquête. La face cachée des antidépresseurs, tranquillisants, somnifères, neuroleptiques", de Guy Hugnet (Editions de l'Archipel)
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MessageSujet: Re: LES PSYCHOTROPES   27.10.12 16:10

Ce n'est pas de l'info,mais plutôt de l'intox

On nous balance çà maintenant pour faire...des économies...



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Féminin Messages : 18962

MessageSujet: Re: LES PSYCHOTROPES   31.10.12 20:59

Je viens d'entendre sur France 2 qu'il y a une addiction aux somnifères,qu'on ne peut plus s'en passer et qu'on est obligé d'augmenter les doses.

C'est FAUX.J'en prends un depuis des décennies,j'y suis dépendante,il y a des effets secondaires,mais je n'ai pas besoin d'augmenter les doses !!!au contraire,je dirais,avec la fatigue du vieillissement,on peut diminuer naturellement les doses..Bon,les bénéfices étant plus importants que les risques,je suis psychologiquement esclave de ce medoc..mais je n'éprouve pas le besoin de me goinfrer avec ! ! !...
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MessageSujet: Re: LES PSYCHOTROPES   06.03.13 10:37

A chacun son medoc ! j'avais essayé,ou plutôt on m'avait fait essayé un ou deux médicaments de la même "famille",et cela ne me faisait rien du tout physiquement.Je ne ressentais plus les "bienfaits" de mon medoc.
Pour ceux qui veulent essayer d'arrêter,il ne faut JAMAIS cesser les prises du medoc d'un seul coup car le sevrage d'un psychotrope est démoniaque.Toujours diminuer les doses progressivement pendant plusieurs semaines...
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