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 L'Eglise et l'euthanasie

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Féminin Messages : 18868

MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   10.06.15 16:50

Merci à " Famille Chrétienne " de diffuser cette vidéo de Vincent Lambert ?
Vous êtes complètement dingues ou complètement sataniques ?
De toute façon, "Famille Chrétienne" ne mérite pas son titre depuis longtemps
"Famille Catholique" aurait été plus juste et plus exact.

Pour info, des Infirmes Moteurs Cérébraux peuvent baver toute leur vie tout en étant très intelligents.
Une question de réflexes...tout comme le nouveau-né fait semblant de marcher dès qu'il est sorti de l'utérus.
C'est purement biologique, animal.
Rien d'autre.
Et voilà comment on manipule chez les pro-vie bien cathos et bien à droite
Vous me donnez envie de dégueuler.
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Féminin Messages : 18868

MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   10.06.15 19:26

Je marche... vous me faîtes marcher et moi aussi je manipule ( ou je cherche à manipuler ) les lecteurs avec ce site
après tout, les médias nous utilisent, pourquoi ce ne serait pas réciproque ?
J'ai failli me taire avec cette histoire de vidéo, ne pas réagir, ne pas rentrer dans votre jeu, j'ai hésité, et puis voilà j'ai la manie du clavier avec l'index gauche et l'index droit seulement.
Mais si j'avais été à la place de Vincent Lambert ? imaginons que V.L. se réveille... quelle serait sa réaction ? j'avoue me sentir très très très mal à l'aise !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.06.15 13:19

Fin de vie: La Commission d’éthique protestante évangélique prend position

Source de l'article: http://www.evangeliques.info.

La Commission d’éthique protestante évangélique a publié le 15 juin un avis officiel sur la proposition de loi «Droits des malades en fin de vie et devoirs des médecins à l’égard des patients en fin de vie», qui arrive ce mardi en première lecture au Sénat français.
Les membres de la Commission marquent leur désapprobation de cette proposition d'instaurer un droit à un endormissement pour les malades en phase terminale. D'après eux, cette loi contraignante pour les médecins pourrait «inciter le médecin à renoncer à dialoguer pour convaincre le malade ou sa famille qu’un autre choix, meilleur pour le patient, est possible».
La sédation continue, soit une anesthésie complète, ne devrait pas devenir la première solution à la souffrance, explique la prise de position. Les auteurs précisent: «faire de la sédation un droit opposable risque de la transformer en recours unique voire commode, et de supprimer la possibilité pour le patient et sa famille de prendre le temps d’un cheminement intérieur vers sa fin.»

Laisser mourir?
Quelques jours après le débat relancé autour du cas de Vincent Lambert (lire l'article d'Evangeliques.info), la Commission d’éthique protestante évangélique s'exprime également sur l'arrêt de l'alimentation rendue possible par la proposition de loi.
«L’assimilation de l’arrêt de l’alimentation ou de l’hydratation à l’arrêt de la respiration artificielle en fin de vie est fallacieuse. Ce n’est pas du tout la même chose de ne plus aider artificiellement celui qui est près de rendre son dernier souffle que de priver de subsistance un malade en état végétatif qui vit et respire de lui-même. Dans le premier cas c’est laisser mourir, dans le deuxième cas c’est faire mourir; la loi ne doit pas donner ce droit.»
La rédaction d'Evangeliques.Info - 15 juin 2015
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.06.15 13:35

Et ce n'est pas la même chose, un patient jeune en situation de coma irréversible et une personne âgée qui est sur le point de mourir du fait de son âge et de sa maladie
Dans le 1er cas, il y a eu un accident, un acharnement thérapeutique et la sensation de faim et de soif existe ( ? )..
Dans le 2e cas, la mort est presque naturelle, la sensation de faim et de soif disparaissent naturellement à cause de l'âge et de la maladie.Acharnement palliatif ?( on fait avaler un anti-dépresseur pour qu'il n'y ait plus de demande d'en finir et on force à boire et à manger sous prétexte que le patient est anorexique. Le patient ne meurt pas, il rapporte financièrement à l'établissement des soins palliatifs ).
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.06.15 14:32

Pour l’Église, l’affaire Vincent Lambert n’est pas une question d’arrêt des soins mais d’euthanasie
Henri Tincq
France
Science & santé
15.06.2015 - 11 h 24
mis à jour le 15.06.2015 à 11 h 24
Les juges de la Cour européenne des droits de l'’homme au début de l’audience se penchant sur le cas de Vincent Lambert, le 7 janvier 2015à Strasbourg | REUTERS/Vincent Kessle

Les évêques français condamnent l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme autorisant la cessation de la nutrition et de l’hydratation de Vincent Lambert, considérant qu’il s’agit plus d’un suicide assisté que d’arrêt de soins.
Depuis toujours mobilisée par les enjeux de fin de vie, l’Église catholique vient de prendre position dans les derniers développements de l’affaire Vincent Lambert. Sa hiérarchie épiscopale n’a jamais cautionné explicitement l’attitude radicale des parents du malade, catholiques traditionalistes proches de la Fraternité Saint-Pie X, encore moins les sites intégristes (Riposte catholique, Salon beige) qui instrumentalisent leur combat contre l’arrêt des soins. Elle n’approuve pas davantage la récente manipulation médiatique opérée par le comité de soutien à Vincent Lambert, diffusant une vidéo qui montre le malade «en interaction» avec son environnement.
Mais, dans le débat ouvert sur la fin de vie et la proposition de loi Claeys-Leonetti en cours de discussion au Parlement, l’Église entend faire de l’affaire Lambert un test de résistance au développement d’une mentalité et de pratiques favorables à l’euthanasie. C’est pourquoi, en termes plutôt mesurés, se refusant de tirer du cas Vincent Lambert des conclusions générales, les évêques français viennent de condamner }]l’arrêt, en date du 4 juin, de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) autorisant la cessation de la nutrition et de l’hydratation de Vincent Lambert. Leur argumentation est proche de celle des membres minoritaires de la CEDH qui s’étaient prononcés contre l’arrêt des soins.
À LIRE AUSSI
Pour mieux comprendre l'affaire Vincent Lambert, il faut lire l'arrêt dissident de la CEDH
Lire



La position de l’Église repose sur quatre éléments, principalement exposés par Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, le spécialiste, pour la conférence des évêques, des questions de bioéthique, son porte-parole en particulier sur les affaires de fin de vie.

1.Le respect de la volonté de Vincent Lambert

Pour l’épiscopat français, on commet un abus de droit en prononçant un arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert. Car le désaccord sur les intentions du malade, avant son accident cérébral de 2008, reste entier après le vote intervenu au sein de la CEDH. L’argument de certains des proches de Vincent Lambert, selon lequel celui-ci avait manifesté avant son accident son refus de toute obstination thérapeutique, ne repose sur aucune preuve, ni certitude, et n’est donc pas recevable. Monseigneur d’Ornellas écrit ainsi:
Citation :
«Si Vincent Lambert, en prévision d’un éventuel état végétatif, avait clairement exprimé sa volonté de ne pas subir de traitements, il aurait été juste de respecter cette liberté fondamentale. En exprimant cela, il n’aurait pas choisi le suicide, mais aurait demandé de ne pas subir de traitements jugés par lui disproportionnés.
 
Mais, en l’occurrence, il y a un vrai débat: douze juges de la CEDH estiment que l’on peut connaître sa volonté d’après les propos de sa femme et d’autres proches. Mais cinq autres magistrats affirment que, dans une telle situation, il est impossible de la conjecturer et que, devant l’enjeu de la décision à prendre, il faut connaître cette volonté de façon certaine.»
[size=33]Hors d'une situation de fin de vie, une telle demande d’aide à mourir s'apparente à une demande de suicide assisté[/size]
Père Brice de Malherbe, codirecteur du département d’éthique biomédicale du collège des Bernardins
Même si Vincent Lambert avait laissé des «directives anticipées» sans équivoque, la situation, pour l’Église, n’aurait pu être traitée différemment. Sa réflexion est claire sur ce point, estime le père Brice de Malherbe, codirecteur du département d’éthique biomédicale du collège des Bernardins:
Citation :
«Pour l’Église, la volonté individuelle ne suffit pas, même si elle est une aide qui contribue à la décision médicale. Hors d'une situation de fin de vie, une telle demande d’aide à mourir s'apparente à une demande de suicide assisté.»

2.Y a-t-il obstination thérapeutique déraisonnable?

Non, répondent les évêques français qui se sont exprimés. Les traitements imposés à Vincent Lambert ne relèvent pas de cet «acharnement thrapeutique» que l’Église n’approuve pas dans sa plus récente doctrine et contre lequel s’oppose la loi Leonetti de 2005 autorisant le «laisser mourir». Mgr Pierre d’Ornellas condamne donc l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, au nom de la méconnaissance dans laquelle on se trouve de son état de souffrance réelle:  
Citation :
«L’arrêt de l’hydratation et la cessation de la nutrition sont deux décisions médicales distinctes. Ces dernières peuvent être jugées “bienfaisantes” si la mise en œuvre de ces soins de base cause en elle-même une souffrance, ou bien si elle aggrave l’état de santé de Vincent. Or, d’après ce que dit la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), à la suite du Conseil d’État, on est aujourd’hui incapable de savoir s’il souffre ou non.»
Pour le jésuite Bruno Saintôt, directeur du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres (Faculté jésuite) de Paris, les critères de l’obstination déraisonnable ne sont pas réunis dans l’affaire Lambert. Alimentation et hydratation artificielles sont-elles inutiles? «Non, puisqu’elles contribuent au maintien en vie de M. Lambert.» Sont-elles disproportionnées? L’alimentation et l’hydratation artificielles n’ont-t-elles d’autre effet que le «seul» maintien artificiel de la vie? «C’est le critère le plus problématique, souligne Bruno Saintôt. Si l’état végétatif par lui-même relevait du seul maintien artificiel de la vie, il faudrait arrêter de prendre soin de toutes les personnes en état végétatif! Or le Conseil d’État ne dit pas cela!»
La difficulté pour lui, décisive pour les personnes dont les capacités et la conscience sont altérées, est de qualifier la notion de «seul maintien artificiel en vie». Le maintien artificiel en vie est accepté, par exemple, dans l’usage du respirateur artificiel ou dans les traitements de dialyse. Quand bascule-t-on dans le «seul» maintien artificiel en vie? «Il faut recourir à une analyse fine de la situation et pas à des catégories de patients!» répond le jésuite.
Pour l'Église, la loi Claeys-Leonetti en cours d'examen va se jouer sur la formulation que retiendra le Parlement du paragraphe consacré à la nutrition et à l'alimentation arficielles. Dans la loi Leonetti de 2005, celles-ci étaient désignées comme des «traitements» figurant dans l'exposé des motifs. Mais, dans la discussion de la nouvelle loi, les députés ont voulu que ces soins figurent désormais dans le corps même du texte. Les sénateurs, en commission, s'y sont opposés. La séance publique au Sénat se tiendra le 16 juin.
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3.L’état végétatif chronique ne justifie pas l’arrêt des soins

La doctrine de l’Église a tranché sur les situations d’état végétatif chronique. En 2004, le pape Jean-Paul II déclarait:
Citation :
«L’évaluation des probabilités ne peut justifier éthiquement l’abandon ou l’interruption des soins minimaux au patient, y compris l’alimentation et l’hydratation. La mort par la faim ou par la soif finit par ressembler à une véritable euthanasie par omission.»
En 2007, le Vatican, par sa congrégation de la doctrine de la foi, ajoutait que, «dans le contexte des structures sanitaires occidentales, la poursuite des soins de base était un devoir pour soutenir ces personnes en grande vulnérabilité». Après la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, Brice de Malherbe déclare:
Citation :
«Il n'y a pas d'élément nouveau qui justifierait aujourd'hui, dans l’Église, d'évoluer sur ce point.»
[size=33]La mort par la faim ou par la soif finit par ressembler à une véritable euthanasie par omission[/size]
Le pape Jean-Paul II en 2004
Pour elle, Vincent Lambert est gravement handicapé, mais il n’est pas, à strictement parler, en fin de vie. Pierre d’Ornellas en fait l’argument décisif en faveur de la poursuite des soins:
Citation :
«Ce n’est pas parce que nous ne pouvons pas saisir des expressions de la conscience qu’il n’y a pas de conscience. La conscience ne se réduit pas à ses manifestations par les sens où par la neuro-imagerie. Dans le cas de Vincent Lambert, il n’y a pas d’encéphalogramme plat, même si certaines parties du cerveau sont très abîmées.»
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Il serait donc plus que regrettable, estiment les évêques de France, que notre pays se donne le droit de transgresser une loi qui est inscrite au coeur de l’humanité: «Tu ne tueras point.» D’autant plus que des personnes et des institutions se déclarent aujourd’hui prêtes à accueillir Vincent Lambert dans l’état où il se trouve.

4.L’interdit absolu de «tuer»

C’est l’argument qui mobilise le plus les catholiques (et les autres religions). La valeur d’une vie ne se mesure pas à son utilité et à son efficacité. Porte-parole des évêques de France, Olivier Ribadeau-Dumas vient ainsi de déclarer:
Citation :
«Il est essentiel de redire que toute vie a un prix et qu'il n'y en a pas d'utile ou d'inutile. La vie de Vincent Lambert qui, aux yeux des hommes, n'a pas peut être pas beaucoup de sens, est pour Dieu d'une grande valeur et d'un grand prix.»
Pour Thierry Jordan, archevêque de Reims, la ville où Vincent Lambert est hospitalisé, la perspective «euthanasique» de la décision de la CEDH est incontestable:
Citation :
«Arrêter volontairement l’alimentation et l’hydratation, même de manière progressive et indolore, ne peut se faire que dans la perspective de faire mourir. On peut donc légitimement se demander s’il ne s’agit pas ici d’une forme, consciente ou inconsciente, d’euthanasie.»
C’est ce que pensent la plupart des responsables religieux interrogés, pour qui l’affaire Lambert place la France devant «une nouvelle frontière éthique». Dès le soir de la décision de la CEDH, le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, depuis longtemps à la pointe de tous les combats contre le mariage homosexuel ou contre l’euthanasie, s’emportait sur RTL:
Citation :
«Vincent Lambert est vivant. Il n'est pas branché. L'homme en bonne santé a des droits. Et l'homme qui n'est pas en bonne santé, il a quoi comme droits?»
[size=33]On peut  légitimement se demander s’il ne s’agit pas ici d’une forme, consciente ou inconsciente, d’euthanasie[/size]
Thierry Jordan, archevêque de Reims
Cette ligne dure est rejointe par tous les mouvements pro-vie, comme Alliance Vita, reconnu par l’Église. Pour Tugdual Derville, son animateur, la décision de la Cour européenne des droits de l’homme insécurise les milliers de personnes qui entourent les 1.700 patients gravement cérébro-lésés vivant en France et des milliers d’autres en Europe.
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Citation :
«Accepter qu’on provoque délibérément la mort d’une personne gravement handicapée et incapable de s’exprimer mais qui n’est pas en fin de vie par arrêt de son alimentation et de son hydratation constitue dans toute l’Europe un signal gravissime, les prémisses d’un basculement vers le rejet d’une catégorie très vulnérable de citoyens.»
Mais s’agit-il d’une affaire d’euthanasie ou d’arrêt de soins? C’est au fond toute la question. Les évêques condamnent les décisions prises par les instances judiciaires comme le Conseil d’État et la Cour européenne des droits de l’homme. Mais ils assurent aussi respecter la complexité de la situation. Respecter notamment ceux qui, dans l’entourage de Vincent Lambert, sont persuadés –de bonne foi– que la poursuite des soins correspond à un insupportable acharnement.
Henri Tincq
Source Slate.fr
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.06.15 22:06

CROSS2

Mon Dieu, comme je comprends les athées maintenant

AMEN


http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011echec-d-une-loi
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.06.15 16:33

depuis le mariage pour tous, j'ai moins soutenu financièrement KTO et Radio Notre-Dame, et maintenant, plus rien définitivement



Dictature angélique.. ils ont gagné, ils perdront !
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"Qui veut faire l'ange, fait la bête". Blaise Pascal.
A la limite, c'est préférable d'être sédaté en fin de vie plutôt que d'écouter en fin de vie leurs conneries de fin de vie ...
Désolée !
Pourquoi ne pas écrire dans les Directives Anticipées qu'on est athée ( même si on ne l'est pas ), pour être sûr de mourir librement et en paix ...
Ainsi les aumôniers des hôpitaux auront moins de boulot et plus de temps pour les ouailles " pieuses ".
Ne dérangez pas et vous ne serez pas dérangés !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.15 15:51

Affaire Lambert: «Chacun prétend agir avec amour»

22.06.15 - La décision de la Cour européenne des Droits de l'homme au sujet de Vincent Lambert pose plusieurs, notamment celle-ci: de quelle manière l'amour devrait-il se manifester dans cette situation?
La Cour Européenne des Droits de l’homme a tranché le 5 juin: la France a le droit de laisser Vincent Lambert mourir. Nourri et hydraté artificiellement depuis un accident en 2008, Vincent Lambert respire par lui-même, bien que dans un état végétatif consécutif aux lésions cérébrales irréversibles. Cesser de nourrir Vincent Lambert n’est donc pas contraire aux Droits de l’homme.

A géométrie variable
Le cas des personnes dans l’état de Vincent Lambert pose cependant des questions complexes quant à la manière de témoigner de l’amour chrétien.

Comment se comporter dans une telle situation? «Ça, aucune loi ne peut nous le dire», répond Luc Olekhnovitch, théologien et président de la Commission d’éthique protestante évangélique française. «Une personne est toujours digne devant Dieu même si elle est incapable de s’exprimer.»
La famille de Vincent Lambert est divisée quant à ce qu’il faut faire, celui-ci n’ayant pas donné de directives anticipées. «Chacun prétend agir avec amour; mais il faut rappeler que l’amour ne fait pas de mal au prochain», estime le théologien. «La situation de Vincent Lambert est très angoissante, déroutante pour les proches et les soignants. Aucun juge ne peut les délivrer de cette angoisse.»
Luc Olekhnovitch remarque encore que «dans certains cas en fin de vie, cet arrêt peut se justifier pour le bien du souffrant. Mais Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et, apparemment, ne souffre pas. Pourtant, l’équipe médicale a estimé que, vu son état végétatif, le maintenir en vie relevait de l’obstination déraisonnable».
La Cour européenne a confirmé l’avis du Conseil d’Etat français, pour qui l’alimentation artificielle était bien un traitement. Ce que conteste Luc Olekhnovitch. «Ce raisonnement supprime le choix moral. La loi Leonetti permet l’arrêt de traitements, on aurait donc le droit de l’arrêter. La question peut se poser, mais elle doit toujours rester un choix moral.»

René Progin
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.15 16:16

Bof !
c'est quoi, l'amour chrétien ?
Il suffit d'aller dans des groupes chrétiens très différents les uns des autres
L'amour chrétien a mille et une facettes !

Les toubibs n'en ont rien à foutre de l'amour chrétien s'il faut libérer un lit !

clin1

L'amour ne fait pas de mal au prochain ??? çà existe pourtant, les mères étouffantes...

CITATION =
«Une personne est toujours digne devant Dieu même si elle est incapable de s’exprimer.»

COMMENTAIRE
Il faudrait interroger Dieu Lui-même !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   25.06.15 20:27

France: La loi sur la fin de vie finalement rejetée

Source de l'article: http://www.evangeliques.info.

Le 23 juin, le Sénat a finalement rejeté la proposition de loi sur la fin de vie, qu'il a lui-même modifié une semaine auparavant. Les 16 et 17 juin, les sénateurs de droite s'étaient mobilisés pour contrer les nouveautés comme «la sédation profonde et continue jusqu'au décès» et les directives anticipées contraignantes pour les médecins. Estimant la proposition de loi vidée de sa substance, une majorité des sénateurs a donc refusé cette loi.
Dans les prochains mois, les députés seront amenés à se prononcer à nouveau sur un texte identique à celui de mars dernier. A cette époque, l'Ordre des médecins avait estimé qu'une clause de conscience n'était pas nécessaire. Mais entre-temps, l'initiative Convergence soignants-soignés a récolté 11'000 signatures de médecins, infirmiers, psychologues et autres soignants demandant une clause de conscience pour les professionnels de la santé dans le cadre de la nouvelle loi sur la fin de vie.
«Nous demandons une clause de conscience pour les soignants qui ne voudraient pas mettre en oeuvre une sédation qu'ils jugeraient inadaptée. Nous ne voulons pas que l'on nous demande de tuer des malades! La limite entre «soulager jusqu'à la mort» et «donner la mort» était claire dans la loi de 2005» a déclaré au Figaro le porte-parole de Convergence soignants-soignés.
La rédaction d'Evangeliques.info - 25 juin 2015 09:54
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   11.07.15 18:08




je suis en colère pour plusieurs raisons diverses
alors j'ose poster çà ici
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   11.07.15 18:16

on peut comprendre que

fin de vie = mort = au-delà

MAIS MAIS MAIS

le corps médical N'est PAS le corps ecclésial ou religieux

comme la religion n'est pas la spiritualité ( la religion peut " tuer " la spiritualité ... ça arrive ! )

et c'est bien ce qui se passe actuellement,
la religion est en train de tuer la spiritualité
avec toute cette pub et contre-pub sociétale
on en a assez ! on en a plus que marre.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.07.15 19:29

ceci dit, il y a quand même du plaisir à établir des rapports de force entre nous !
L'informatique étant un jeu, le reste devient un jeu

Problème de dosage quand même !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.07.15 19:33

L'informatique, un jeu ???

Ne suis-je pas en train de disjoncter ??? ! ! ! ...

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.07.15 20:08

Je me cite ( cf Grèce et fin de vie )
Je dérive un peu, mais quelle absurdité tout de même ! des évêques sont prêts à prêter nos églises aux musulmans, et ces mêmes évêques sont contre la légalisation de la proposition 21.
Pour moi, c'est une absurdité entière, complète, totale.

Il faudrait que j'explique cela en détail, j'aurais plein de choses à écrire là-dessus ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.07.15 17:10

ce plein de choses c'est quoi ?
j'ai un pb avec la notion de corps ( on l'aura compris, je pense )
que des évêques acceptent de " faire corps " avec des gens d'une autre religion en prêtant leurs lieux saints( bâtiment église ) alors que certains de leurs correligionnaires sont en train de tuer, violer, décapiter, et que ces mêmes évêques empêchent les personnes dites soi-disant vulnérables de quitter leur corps en train de mourir en fin de vie ( comme une sortie de corps pendant une nde sauf que le retour n'existe pas ), çà me reste au travers de la gorge..Je me sens comme égorgée symboliquement..
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.07.15 17:27

c'est dur, ce que je vais écrire,
mais au niveau purement physique,sensitif,
ne vaut-il pas mieux mourir égorgé au lieu de mourir de faim et de soif bien sédaté pendant plusieurs jours et plusieurs nuits ?
je ne sais pas du tout. La question mérite d'être posée.
J'ai eu un abcès dentaire en 1974, une nuit complètement blanche ( si on m'avait proposé  de mourir, j'aurais accepté ). Le lendemain, le dentiste en urgence a dû arraché la dent sans anesthésie (ou alors les produits n'ont fait aucun effet ).
Il suffit de comparer la durée d'une nuit blanche avec la durée d'une extraction dentaire.
C'est aussi simple que çà.
Dans la salade de Léonetti, il y a la sédation qui est sensée tout apaiser, les douleurs, le manque de nourriture et le manque d'eau et çà dure plusieurs jours et plusieurs nuits...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.07.15 17:49

Qu'on foute une auréole sur la tête de Leonetti et que la proposition 21 ne soit pas légalisée,
c'est une sorte de viol civique ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.07.15 13:19

Il y en a encore , de nos jours, des ecclésiastiques qui encensent le cercueil pendant les obsèques.
Je n'ai rien contre l'encens d'église.
Le problème étant qu'ils NE demanderont JAMAIS l'avis de la famille et l'avis des proches du défunt, et encore moins l'avis post-mortem du défunt lui-même.
C'est çà, la charité chrétienne ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.07.15 13:30

Je ne vois pas pourquoi on encenserait mon corps quand ce que j'ai le plus haï au monde va pourrir et disparaître
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.07.15 15:28

j'exagère dans mes propos...à propos de mon corps, je ne l'aime pas toujours, c'est évident.
Je dépends de mon corps et mon corps ne dépend pas de moi. Mais j'aime bien faire ce que je veux de mon corps ( au niveau de l'apparence ). C'est comme si je jouais quelque part avec mon corps. Il m'embête ? alors je prends ma revanche...Rapport de force quasi quotidien..
A un moment, dans une époque très lointaine, j'ai essayé le yoga. Ce fut l'enfer. Non pas que l'idéologie du yoga ne me convient pas au niveau intellectuel. Mais j'ai un mode de fonctionnement à propos de la cohabitation de mon corps avec mon esprit, Et je déraille si je sors de ce mode de fonctionnement parce que j'y suis trop habituée sans doute ? j'interprète ceci comme cela..
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.07.15 15:36


Société 21.07.2015

Vincent Lambert : "Aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie", rappellent les évêques de Rhône-Alpes

"Aujourd’hui, le visage le plus fragile de notre société se prénomme Vincent", soulignent les évêques de Rhône-Alpes dans un communiqué publié sur le site du diocèse de Lyon.

Team Aleteia (887)

À deux jours de l’annonce de la décision du Dr Simon, les évêques de Rhône-Alpes s’élèvent contre une éventuelle décision médicale qui "risque de provoquer délibérément sa mort". Ils rappellent que Vincent Lambert "n’est pas en fin de vie" et "ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné". "Aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?", rappellent surtout les évêques de Chambéry, Viviers, Lyon, Annecy, Grenoble-Vienne, Saint-Étienne, Valence et Belley-Ars.

Voici la déclaration in extenso des évêques de Rhône-Alpes :

"Dans quelques jours, une décision médicale risque de provoquer délibérément la mort de Vincent Lambert.

Il n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.

Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme 'Tu ne tueras pas' ou 'Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui'. Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble(1). Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate(2).

C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable. Nous voudrions exprimer à tous ses membres notre compassion, en respectant leur souffrance.

À l’issue des travaux menés sur la situation de Vincent Lambert par la Cour européenne des droits de l’homme, les cinq membres qui se sont opposés de toute leur force à la décision votée par les sept autres ont crié leur révolte. Ils ont déclaré que la Cour ne méritait plus de porter le titre de 'conscience de l’Europe' qu’elle s’était donné en 2010(3).

En union avec beaucoup d’autres, croyants ou non, nous lançons un appel aux autorités politiques, juridiques et médicales. Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société.

Si sa mort doit survenir, nous prierons pour que tous puissent accueillir cet événement dans l’espérance. Mais aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?

Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise
Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers
Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy
Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne
Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne
Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon
Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence
Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars

[1] C’est le titre et le sens de l’appel interreligieux signé pendant le débat parlementaire sur la fin de vie
[2] Serment d’Hippocrate. Article R 4127-38 du code de la santé publique
[3] http://hudoc.echr.coe.int
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.07.15 15:52

la loi Léonetti, intégrée au code de la santé publique, prévoit selon des procédures prédéfinies de permettre l’arrêt des soins dans certaines hypothèses, l’article L. 1111-10 du code la santé publique visant la « phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause ».

Par ailleurs, il ne s'agit pas de tuer Vincent Lambert, mais de l'accompagner palliativement en le laissant mourir, dans le cadre de la loi de 2005

"il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné" mais il est victime de l'échec d'une obstination thérapeutique suite à son accident sur une route en 2008 ...

" Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société " .

Fragilité naturelle ou fragilité causée par la toute-puissance apparente de la médecine ???
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.07.15 17:23

Ma question aux évêques :

que faîtes-vous de la communion des saints ?  Etes-vous certains d'y croire ?

Deux genres de communion différents=

La destinée de Vincent Lambert

ou

l'avenir de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X

?????
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.07.15 18:25

Si le " faible " NE veut AUCUNE protection ??? ??? ???
Si les faibles ne veulent pas que vous soyez forts ?????
votre force n'est-elle pas d'affaiblir les sans-force ??? ??? ???
Protéger n'étant pas fortifier !

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.07.15 20:39

Internet " pue " l'intégrisme catho d'extrême-droite...
Un de mes rêves serait d'aller foutre le bordel un dimanche matin à St-Nicolas du Chardonnet
Non pas des explosifs, simplement du folklore handicapant pour tester la réalité de la charité qui y règne... ... ...
j'explose assez naturellement, je n'ai pas besoin d'explosifs !
(je crois que nos chers flics vont faire un petit tour par ici, avec les termes que j'emploie... )
bof, je ne risque rien !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.07.15 19:17

Pourquoi les évêques de la région Rhône-Alpes ?

alors que l'extrême-droite règne plutôt dans le Var, et aussi du côté de Bordeaux et Toulouse ...

Quant à Paris et l'IDF, moins de soleil ferait réfléchir ? ! ! ! ...

!!! !!! !!!
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   24.07.15 12:26

Bon, je ne m'excuse pas, mais je comprends ces évêques qui ont raison... finalement
( précision : je n'ai toujours pas tort en ce qui ME concerne ).
Les musulmans sont partout, sur la planète et en France, si çà continue, l'islam sera la 1ère religion monothéiste alors qu'elle est la 3e et la dernière
Donc il faut bien que les évêques saisissent toutes les occasions pour s'exprimer en public
Tactique politique rusée... ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   24.07.15 12:52

De l'humour ! ! !

souhaitons que je ne sois pas accompagnée en fin de vie par du personnel soignant musulman !!!
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   25.07.15 16:25


Les évêques de France appellent à la discrétion autour de Vincent Lambert

Après la décision du docteur Daniela Simon, jeudi 23 juillet, de saisir la justice pour que soit désigné un représentant légal de ce patient en état végétatif, la Conférence des évêques de France invite « à la pudeur et à la modération ».

24/7/15 - 14 H 30

Conférence de presse le 9 Mars 2015 de Mgr Pierre d'Ornellas à la veille de la discussion du proj...

P.RAZZO/CIRIC/

Conférence de presse le 9 Mars 2015 de Mgr Pierre d'Ornellas à la veille de la discussion du projet de loi sur la fin de vie à l’Assemblée nationale. La Conférence des évêques de France invite sur le cas de Vincent Lambert « à la pudeur et à la modération ».


Avec cet article

Le médecin demande la mise sous « protection » de Vincent Lambert

Vincent Lambert, la recherche d’une solution d’apaisement

Le médecin demande la mise sous « protection » de Vincent Lambert

Pas d’arrêt des traitements pour Vincent Lambert


Dans un bref communiqué publié jeudi 23 juillet, la Conférence des évêques de France (CEF) a immédiatement réagi à la décision du docteur Daniela Simon au sujet de Vincent Lambert.

Après que plusieurs évêques ont affirmé ces derniers jours des positions tranchées sur la poursuite des traitements du patient tétraplégique hospitalisé au CHU de Reims, la CEF, elle, « invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion ».

> Retrouvez notre dossier sur Vincent Lambert

« La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte », lit-on sous la signature du P. Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général et porte-parole de la CEF.

Alors que l’annonce d’un arrêt des traitements de Vincent Lambert était attendue ou redoutée par la famille divisée du patient, le docteur Daniela Simon a annoncé vouloir saisir le procureur compte tenu des risques courus selon elle par le patient et l’équipe de soignants.

Extrême complexité

« Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux », constate la CEF qui « invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion ». « Les évêques » concluent par un appel à prier « pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions ».

Cette réserve fait écho à la position de Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour la CEF, une semaine après le jugement de la Cour européenne des droits de l’homme jugeant qu’une décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert n’était pas illégale.

Dans un entretien accordé à La Croix le 11 juin, il estimait que « dans tous les cas, le médecin agit en conscience. Et l’Église ne peut que respecter une conscience. Elle n’est pas une « superconscience » qui s’imposerait à tout le monde, mais, à sa place, elle participe au discernement, en étant lucide sur les difficultés. »

> Relisez l’interview de Mgr Pierre D’Ornellas : « Vincent Lambert nous oblige à la réflexion »

Des prises de position contrastées dans l’épiscopat

En revanche, mardi 21 juillet, les neuf évêques des diocèses de la région Rhône-Alpes, où résident les parents de Vincent Lambert, ont pour leur part publié un communiqué commun pour soutenir sans réserve la poursuite des traitements. Ils y affirmaient notamment : « Notre frère Vincent n’est pas en fin de vie », il « ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné ». Ils estimaient que la décision médicale attendue risquait « de provoquer délibérément » sa mort.

Ces positions manifestent les diverses d’approche et le débat qui traverse l’épiscopat français sur ce sujet. Le 8 juin, Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims, diocèse où est hospitalisé le patient, et Mgr Bruno Feillet, son auxiliaire, estimaient dans une déclaration commune qu’il « serait plus que regrettable que notre pays se donne le droit de transgresser une loi qui est inscrite au plus profond du cœur de l’homme :”Tu ne tueras point” », tout en rappelant « la complexité du problème ».

Mercredi 23 juillet, le jour même de la déclaration de la CEF, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, est intervenu à son tour par un communiqué, jugeant que « Vincent Lambert n’est ni en fin de vie, ni l’objet de soins disproportionnés », assimilant dans une formule choc une décision d’arrêt des traitements à « un retour déguisé à la peine de mort ».

Christophe Chaland
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   25.07.15 20:57

j'en ai marre
de la modération en toute chose
mais j'ai envie d'exploser
ma tension artérielle doit être élevée
soulager mais pas tuer
les tuer pour se soulager
deux titres de sujets ici ...
Il a de la chance, Vincent Lambert
Pas conscience de grand-chose...
Mes idées sont noires ce soir
et qu'on ne me parle surtout pas de clocher !
Je m'énerve facilement, très facilement
J'ai d'autres ennuis par ailleurs
Je ne dois pas dire lesquels
Je suis explosive
l'impression qu'un AVC va m'arriver
c'est une sensation physique ou psychosomatique
personne pour me comprendre, sauf les toubibs !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   25.07.15 22:10

c'est comme les manies des petits vieux ou des petites vieilles. Derrière chaque manie, il y a une habitude et il y a une histoire. Et pourtant, qui n'a pas envie de rire de ses propres manies ou de celles des autres ?
Le corps, c'est pareil. Il a un vécu et un mode de fonctionnement propre à chacun.L'historique ou l'anamnèse ( terme liturgique ET médical ) du corps. Pourquoi on aime changer d'apparence vestimentaire ? parce qu'on est obligé de traîner son corps, de vivre avec, qu'on le veuille ou pas. Alors on se donne l'illusion de pouvoir modifier un peu sans modifier vraiment. On rentre dans un jeu pour éviter de désespérer.
Je ne perçois pas tellement le lien entre les manies et le corps ( à part que j'ai des manies par rapport à mon corps ), mais comme l'inconscient se révèle dans l'écrit, ce lien existe sûrement.
J'ai l'air de divaguer car je fais du hors-sujet ( rapport entre manies, Eglise et euthanasie ??? ).
Mais comme dans tout délire il y a une part de vérité ... ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   28.07.15 20:51

Parfois, à la messe, on se demande s'ils ne sont pas un peu maniaques... c'est peut-être pour cela qu'il y a deux rites ( le rite ordinaire et le rite extraordinaire ) pour ne pas s'enfoncer dans la manie ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   28.07.15 21:27

A la messe, le corps a le choix : on est soit debout, soit assis, soit à genoux. En général, il faut imiter les autres...Le corps individuel disparaît pour laisser place au corps sociologique.
mais en fin de vie, ils veulent toujours qu'on soit dans la position allongée tandis qu'ils sont assis ou debout ...Position de dominant / dominé, bien-portant / mourant. Ce qui semble normal après tout, puisque le corps mourant va disparaître.
A la messe, on peut se fondre dans la foule, être anonyme.
En fin de vie, on est de toute façon une sorte de cobaye
On va à la messe ou on n'y va pas. En général on choisit son église et le parcours pour y aller.On choisit l'horaire..être à l'heure,en avance ou en retard.
En fin de vie, le choix est limité, réduit à presque rien.Personne ne choisit de mourir !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   29.07.15 14:18



j'espère que l'Eglise va être financièrement de plus en plus dans le rouge,

ce qui lui servira de très bonne leçon ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   06.08.15 10:02

Lu sur un site catholique "classique", "normal" =

"La diffusion de Prière du Temps Présent ou PTP, que certains prêtres surnomment Pourrie Ta Prière"

Je connais bien Prière du Temps Présent . Le problème, c'est que ces individus qui surnomment ainsi PTP pourrissent eux-mêmes notre fin de vie, la fin de vie de chaque citoyen français.

NOUS SOMMES DANS UNE REPUBLIQUE FRANCAISE

La " France Catholique " N'existe PAS,
surtout la France Catholique avant Vatican II.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   13.08.15 19:27

Lu dans un commentaire sur le blog fin de vie de l'Eglise catholique (Conférence des Evêques de France, donc ni traditionnaliste, ni intégriste ) =

"dans chaque paroisse essayons de créer les débats ?"

clin1 oui, essayons ! ! !

il y a paroisse et paroisse ...

Ne rêvons pas trop ! ! !

L'essentiel, c'est que chacun ait son idée sur sa mort personnelle et foute la paix aux autres ! ! !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   13.08.15 19:42

Ma définition de la paroisse :

église où on évite de rencontrer les voisins du quartier ! ! !

ange1  ange3    ange2

ceci dit, çà m'arrive de penser à mes voisins décédés ( que je ne connais pas bien entendu ) et je leur demande de m'aider
le fait de penser à eux me donne du courage
çà peut paraître bizarre, mais c'est ma réalité.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille ... ... ...

En fait, je crois que je pense à ceux qui sont décédés chez eux, dans mon quartier, mourir à domicile, voilà la mort que je voudrais tant vivre.
A l'hosto, ils sont tellement emmerdants avec " leur soulagement sans tuer" !
BRR
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   18.08.15 21:15

L'idée du jeûne obligé en fin de vie dans le cadre de la loi Léonetti suscite un jeûne ecclésial
l'Eglise n'en a même pas conscience
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   07.09.15 10:02

Ethique
Gabriel Ringlet, "une présence évangélique jusque dans l'euthanasie"

Propos recueillis par Joséphine Bataille
Créé le 26/08/2015 / modifié le 31/08/2015 à 11h42

Le prêtre belge livre une forte méditation sur son expérience de l'accompagnement des mourants. Faut-il le suivre jusqu'au bout ?



En 2008, Gabriel Ringlet, ancien aumônier d'hôpital spécialisé dans l'accompagnement de fin de vie, racontait pour la première fois son cheminement personnel à l'occasion de la mort d'un proche (Ceci est ton corps. Journal d'un dénuement, Albin Michel). Il reprend le fil dans un livre délicat (Vous me coucherez nu sur la terre nue, Albin Michel) qui suscitera sans aucun doute admiration et reconnaissance chez les uns, mais non moins sûrement réticence et rejet chez les autres. Car ce prêtre et théologien bien connu de nos lecteurs se situe dans une attitude de non-jugement, jusqu'à exposer son expérience d'accompagnement, y compris rituel, pour des personnes qui cheminent vers l'euthanasie, légale en Belgique, mais combattue par l'Église catholique. Il s'en explique dans nos colonnes, en se revendiquant d'une opposition formelle au suicide assisté. Contradiction intellectuelle, confusion spirituelle ou principe de responsabilité défendu avec courage et abnégation au nom de l'idéal évangélique ? Débat difficile, mais digne et nécessaire. Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction.
Pourquoi défendre une approche si concrète de la mort ?
Parce que c'est mon expérience de prêtre, au chevet du patient, comme dans la célébration liturgique. Je voudrais parler de la mort avec une certaine douceur, or il s'agit pour moi d'une expérience très physique. Je prends souvent un petit dans mes bras pour le conduire près de son parent défunt. Quand j'étais aumônier à l'hôpital, j'avais pris l'habitude de mener tous les ans des enfants du catéchisme la nuit précédant leur profession de foi faire le tour des chambres des mourants. Ils amenaient un bouquet, un poème, le disaient en prenant la main du malade ; ils étaient à la fois impressionnés et naturels. C'est resté pour ceux que j'ai accompagnés un événement déterminant de leur histoire de préadolescent. Je pense que c'est à la fois très beau et très positif pour les jeunes.
La place que vous accordez au corps est frappante. On imaginerait qu'un prêtre se place d'abord dans une perspective spirituelle...
Il n'y a pas de spirituel qui ne soit incarné. Je ne sais pas par quel chemin nous en sommes ainsi arrivés à séparer ces deux ordres. On voit bien à quel point nos contemporains sont en quête d'une dimension charnelle dans leur préoccupation spirituelle. Le toucher me paraît très important, c'est-à-dire la relation physique que l'on peut avoir au corps de la personne. En soins palliatifs, mais aussi auprès de quelqu'un qui se trouve dans le coma. Et même après le décès. Comme le théologien Olivier Clément, je crois que si nous sommes capables de contempler le corps mort, il nous ouvre au mystère. Je suis persuadé que notre attitude vis-à-vis de la dépouille détermine un cheminement spirituel et la possibilité d'un deuil. D'où la violence de l'actualité avec ces corps qui explosent, avec ces cadavres qu'on ne retrouve pas... Très attaché à ce qu'on puisse accompagner le corps mort, je crois qu'il reste à inventer une façon d'approcher ces corps qui ne sont pas là.
C'est parce que vous êtes attaché au sensible que vous travaillez autant sur la ritualisation ?
J'ai toujours pensé que la liturgie doit être plus tactile, odorante, que l'ouverture de tous les sens y est essentielle. Célébrer un événement tel qu'un mariage ou un décès ne doit pas être une affaire uniquement cérébrale ! Je ne me rappelle rien de plus émouvant que le dépôt du cercueil de Salomé, jeune cavalière dont le décès avait été si douloureux après un coma, sur un lit de paille que ses amis avaient répandue dans mon église. Cette approche physique et sensuelle a donné une ampleur indicible à la présence de son corps. Il faut oser des gestes incarnés ! Comme celui de cet homme qui avait eu l'idée d'apporter à son amie mourante une boîte contenant un peu de sa terre d'origine, ce qui avait été pour elle un cadeau extraordinaire. L'ouvrir a constitué pour elle un rite tout simple. Et ça n'est pas une question de religion.
Être poète auprès des malades, dites-vous. Mais est-ce à la portée de tous ?
Je pense que oui. Pour faire droit sans bavarder à l'intensité de ce qui se vit dans la chambre d'un malade, il faut un langage qui fait détour, qui fait image. Ce n'est pas intellectuel. Au contraire, il faut laisser venir les choses, entendre entre les mots. À 4 ans, un enfant est déjà capable d'employer une image pour exprimer son vécu profond. Peut-être les adultes ont-ils quelque chose à rechercher de ce côté-là. Où bien faudrait-il former à l'accompagnement poétique... Les poètes nous aident beaucoup pour percevoir la puissance de sens du concret. Voyez combien faire la toilette d'un malade, par exemple, peut être une forme de consécration du corps de la personne. Alors comment nous, accompagnants de tous les jours, pouvons-nous développer ce regard, prêter attention à ce qui se déroule sous nos yeux, afin de lui donner un sens plus grand ? C'est de cela qu'il s'agit : muer de « l'ici » en « au-delà ».
En Belgique, l'euthanasie est autorisée, et vous accompagnez spirituellement des chrétiens qui demandent à en bénéficier. Avez-vous changé d'opinion sur l'euthanasie ?
Non, nous devons nommer les choses frontalement : il s'agit d'une transgression fondamentale. Pour la survie de la société, cela doit continuer de faire l'objet d'un interdit. La seule question est de savoir si dans la vie on peut se retrouver à ce point au pied du mur qu'un acte de transgression puisse être légitimé. C'est cela l'éthique : la prise de risque d'une décision dans un contexte où justement la réponse ne va pas de soi. Mais il n'y a aucun sens à être « pour » l'euthanasie : elle relève de l'impasse et non d'une certitude. Il faudra toujours qu'on ait à en rendre compte - comme on a à se justifier d'une situation de légitime défense devant un tribunal. Et l'Église, qui donne des balises, sait bien que face à l'impasse un médecin ne se retrouve plus que devant sa conscience. La morale la plus traditionnelle a fait de la conscience le premier vicaire du Christ !
Quel est le rôle d'un prêtre accompagnant ces personnes ?
Le rôle de l'accompagnateur spirituel n'est pas de consentir ou d'absoudre - car je ne puis me représenter la demande d'euthanasie en termes de péché. Les malades ont besoin qu'on leur manifeste une écoute inconditionnelle, sans idée derrière la tête, sans qu'on cherche à les convaincre. Bien sûr, je dirai au malade que sa vie reste immense, que je le crois profondément. Et j'espérerai que, dans l'accompagnement, puisse se faire jour une autre voie. Mais si cela n'arrive pas, je ne peux condamner, seulement me taire. Entendre l'impasse et proclamer que sur cette route aussi l'Évangile est présent. J'ai été bouleversé par cette petite religieuse carmélite de 83 ans que j'ai accompagnée parce qu'elle voulait l'euthanasie ; une femme vivant au coeur de la vie contemplative, qui souffrait physiquement, mais surtout moralement ; et dont la supérieure ne parvenait pas à voir toute l'angoisse spirituelle. Il lui fallait pouvoir dire à quelqu'un dans quel néant elle se trouvait et être sûre qu'on entendait sa demande. Recevoir cette écoute l'a apaisée. Elle n'a plus parlé d'euthanasie et est finalement morte naturellement...
Vous sentez-vous vous-même dans la transgression ?
Je ne crois pas une seconde que mon accompagnement soit une transgression. Au contraire, c'est aller au bout, me semble-t-il, de la mise en pratique des Béatitudes. Jusque dans les circonstances les plus tragiques. Je sais que beaucoup voient dans ma présence lors des euthanasies une sorte de bénédiction ou d'approbation de l'Église, ce dont il n'est nullement question. Pour moi, il s'agit, quel que soit le choix éthique du patient, d'avoir une parole évangélique très forte qui assure « je suis à votre côté dans ce que vous traversez ». Tout en comprenant les réticences que cela peut susciter - puisque moi aussi j'ai dû me convertir sur cette question -, je voudrais demander : où l'Évangile met-il des limites dans l'accompagnement de la souffrance ? Y en a-t-il une dont l'accompagnement serait illégitime ?
D'où vient cette métaphore de la prise d'habit monastique que vous exploitez dans votre ouvrage pour évoquer la fin de vie ?
Je suis très proche du monde monastique. Est-ce à cause de ma tante religieuse si aimée à qui je rendais visite petit garçon, et qui saluait le soir le crâne qu'elle avait sur sa table de nuit ? Elle prenait conscience de ce qu'elle était et de ce qu'elle allait devenir... ce qui a sans doute beaucoup joué dans ma sensibilité à la fin de vie. Mais le fait que François d'Assise ait voulu qu'à sa mort on le dévête et qu'on le laisse nu à terre « le temps nécessaire pour parcourir un mille à pas lent » m'a toujours saisi. Cela m'a donné la clé du cheminement que je voulais décrire, depuis la fin de vie jusqu'à la mort et la Résurrection. Il faut être nu avant d'être à nouveau vêtu. Auparavant, il arrive que certains doivent vêtir un douloureux habit de souffrance - c'est ainsi que me l'ont formulé de manière forte des personnes qui se sont confiées à moi. Il arrive aussi que cet habit se déchire : c'est l'impasse du questionnement à laquelle sont acculés les malades que la souffrance pousse à vouloir en finir.
 

> Le dernier combat de Hans Küng, militant du suicide assisté

Tout le monde connaît son incessante croisade contre le pape Jean Paul II ou son successeur Benoît XVI au nom de la réforme de l’Église à laquelle il ne cesse d’appeler depuis un demi-siècle. Cette fois pourtant, le vieil enfant terrible de la théologie catholique ne s’en prend pas directement au fonctionnement de l’institution. Sa cible s’est déplacée. Küng se dresse pour le droit à l’euthanasie volontaire, ou si l’on préfère au suicide assisté. Le Suisse tente de démontrer que l’on peut revendiquer ce choix tout en croyant en Dieu, au nom d’une « foi chré- tienne réfléchie ». Mais qui s’attendrait à une charge pleine de panache et solidement argumentée sera déçu. Si la démonstration ne manque pas de morgue, la force lui fait presque entièrement défaut. Peut-être parce que ce mince ouvrage n’est en réalité qu’un recueil disparate d’interviews, discours de circonstance et fragments divers d’autocélébration. La Mort heureuse de Küng ? Un pathétique pschitt.
 

> Pour aller plus loin

Vous me coucherez nu sur la terre nue, de Gabriel Ringlet, Albin Michel. À paraître le 3 septembre.
La Mort heureuse, de Hans Küng, Seuil, 144 pages, 15 euros. En librairies le 3 septembre.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   07.09.15 10:06

ah il va falloir que je lise et relise cet article de A jusqu'à Z
Merci à la revue " la Vie " pour ne pas avoir mis l'article avec abonnement

Pas de chance ! je demande qu'on m'écoute jusqu'au bout, mais je ne veux pas qu'on me touche
Je suis très spéciale. ( j'ai eu une dizaine de chats dans ma vie et ce qui me plaît chez le chat, c'est le fait qu'il apprécie qu'on le caresse, mais jusqu'à un certain point, c'est lui qui met les limites en remuant d'abord la queue, en bougeant ses oreilles, en sortant ses griffes ... )
J'ai eu aussi l'expérience de quelqu'un dans le coma il y a longtemps...je regrette d'écrire cela noir sur blanc, mais certains gestes peuvent être déplacés.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   07.09.15 13:44

Toujours mon problème avec le corps relationnel.
Dans la religion protestante, quand quelqu'un meurt, une fois qu'il est mort, il subit les soins de conservation du corps et il est enterré.
A la limite, çà se limite à çà. Et c'est comme çà.
Pour les protestants, la notion de " corps ecclésial " n'existe pas.
Pour rappel, je ne sais pas si je suis protestante ou catholique.
Je suis plutôt un mélange des deux
Handicapée moteur élevée dans une ambiance à la limite presque puritaine... çà marque à vie.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   07.09.15 13:56

A la veille de ma mort, je veux être euthanasiée pour être dès que possible dans l'au-delà.
Mais personne n'est capable de comprendre cela.
Et c'est triste et bête.

Ce que Gabriel Ringlet écrit n'est pas idiot, mais... çà retarde l'heure de la mort, le dernier souffle expiré, et l'envol de l'âme ...
Tout comme l'acharnement thérapeutique dont le but est de soigner, guérir, aider,
L'ACHARNEMENT ( ? ) palliatif a un but, soulager, aider sans aider vraiment à mourir...
On peut comprendre que les unités de soins palliatifs cherchent à se développer,
mais pas au détriment des patients qui les refusent ou qui peuvent s'en passer.

Quant on meurt la nuit, dans son lit, dans son sommeil, on meurt très bien sans aucun soin palliatif
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.09.15 13:51

De quoi ils se mêlent, ces chrétiens ?

S'occuper de la fin de vie des autres, de tous les autres, de ceux qui ne pensent pas comme eux ???

En outre, au cours de la vie, il suffit d'évaluer l'accueil paroissial ... ... ...

Vraiment, de quoi ils se mêlent, ces chrétiens, à propos non pas de leur fin de vie, mais de la fin de vie en général, pour tout le monde ?

De quoi ils se mêlent ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.09.15 13:08

je sais bien que des gens doivent me lire en pensant que soit je déraille, soit je suis bonne pour l'enfer ( ! ! ! )
car çà m'arrive de parcourir des forums chrétiens ( à propos de tous les sujets ) et parfois certains posts me font sourire ( on se croirait dans une classe élémentaire d'enfants bien sages ). Peut-être que c'est fait exprès pour compenser une certaine haine ( les extrêmistes étant partout... ) ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   30.09.15 10:23

Sédation et euthanasie, deux pratiques équivalentes ?
posté par Centre Sèvres bioéthique le 29 septembre 2015




Récemment, La Croix publiait un long débat entre le Père Gabriel Ringlet, prêtre et écrivain belge, et Marie-Dominique Trébuchet, théologienne et bénévole d’accompagnement en soins palliatifs à Paris[1]. Le débat, dont l’intérêt se maintint tout au long des échanges, fit apparaître un net désaccord sur un sujet de toute première importance aujourd’hui en France : la place de la sédation dans le soin des malades en fin de vie. La proposition de loi Claeys-Leonetti doit en effet revenir prochainement devant le Parlement, et sa mesure-phare consiste dans l’instauration d’un « droit à la sédation » en certaines situations de fin de vie, une sédation « profonde et continue provoquant une altération de la conscience maintenue jusqu’au décès[2] ».
Le terme de « sédation » désigne la recherche, par des moyens médicamenteux, d’une diminution de l’éveil du malade – de sa « vigilance » dit-on en termes techniques. Dans les soins palliatifs, on y recourt lorsque font défaut des moyens plus appropriés, pour atténuer ou supprimer la perception d’une situation vécue comme insupportable par le patient. Plus ou moins profonde, pouvant aller jusqu’à la perte de conscience, elle est appliquée de façon continue, ou transitoire, ou même seulement de façon intermittente de manière à laisser le malade éveillé une partie de la journée. Dans des situations très éprouvantes telles qu’une fin de vie marquée par une sensation très éprouvante d’asphyxie, il peut être nécessaire de mettre en œuvre une sédation profonde qui sera maintenue jusqu’à la mort. Dans d’autres circonstances, le malade est soulagé par une sédation plus légère, qui maintient même dans certains cas la possibilité d’une communication infra-verbale par le toucher.
Aucune différence essentielle entre sédation et euthanasie ?
Gabriel Ringlet ne voit guère de différence entre sédation et euthanasie. A son jugement, « il s’agit de deux actes très graves, qui relèvent tous deux d’une transgression majeure d’un interdit fondamental. » « Dans les deux cas, affirme-t-il, on sait qu’on provoque la mort ». La différence résiderait surtout dans la temporalité : mettre fin à la vie tout de suite ou de manière plus lente ! Mais la sédation couperait la relation avec le patient, alors que l’euthanasie permet de maintenir la communication jusqu’aux dernières minutes de vie.
La dimension de transgression d’un interdit fondamental n’empêche pas G. Ringlet d’approuver le recours à l’euthanasie dans les cas qu’il qualifie d’impasses. Son pays, la Belgique, ne l’interdit pas si le malade le demande avec insistance. Au regard de G. Ringlet, cela a au moins le mérite d’une certaine clarté. En France, on camouflerait la réalité, sous la pratique de la sédation, qui « peut paraître moins radicale que l’euthanasie », mais qui lui est équivalente.
La sédation « palliative »
Devant de telles affirmations, en France, on peut réagir de deux manières.
La première consiste à faire remarquer qu’un tel discours est assez fréquent chez des auteurs belges qui reconnaissent que l’euthanasie, pratiquée ouvertement chez eux, relève de la catégorie de transgression grave, mais qui affirment que les pratiques d’autres pays seraient encore plus contestables ; en France, tout particulièrement, dans les situations difficiles de fin de vie, on n’agirait pas mieux qu’en Belgique, mais on refuserait de le reconnaître. De tels propos amènent à se demander si la négation d’une différence entre euthanasie et sédation n’a pas pour ceux qui les tiennent une fonction de légitimation.
La deuxième manière de réagir est de se demander dans quelle mesure ce discours accusateur est justifié. Peut-on exclure que la frontière que beaucoup de français mettent entre la sédation, telle qu’elle est pratiquée dans le cadre des soins palliatifs, et l’euthanasie soit poreuse ou même inexistante ? C’est une question centrale qu’il est capital de se poser en toute clarté, en évitant tout faux-fuyant, spécialement avant la seconde lecture au Parlement de la proposition de loi sur la fin de vie.
Les médecins engagés en France dans les soins palliatifs se sont appliqués depuis de longues années à clarifier le vocabulaire, à préciser en quoi consiste la sédation telle qu’elle est pratiquée en soins palliatifs, à réfléchir aux indications dans lesquelles il est légitime d’y recourir et aux manières de procéder qui seraient éthiquement acceptables. Les recommandations rédigées en ce domaine sont facilement accessibles[3]. Tout cet effort de réflexion est animé par la volonté d’éviter aux patients des souffrances éprouvantes, tout en gardant la pratique de la sédation dans les limites du soin, en évitant toute dérive vers des pratiques euthanasiques. Il semble bien que ces recommandations sont soigneusement suivies par les équipes de soins palliatifs. Il est alors foncièrement erroné d’affirmer qu’ainsi pratiquée la sédation est équivalente à l’euthanasie.
L’objectif recherché, et donc le sens de l’action, sont nettement différents. Tout au plus le soulagement du malade est-il alors accompagné d’un certain abrègement de la vie. Cet effet a pendant longtemps été toléré par les équipes de soins palliatifs, qui se sont ingéniées à le limiter autant que possible. Comme l’a fait remarquer dans le débat M.-D. Trébuchet, « toutes les recherches qui sont menées actuellement permettent de doser les produits employés avec précision, jour après jour, et même heure après heure ». Les études menées en France et à l’étranger depuis plus de dix ans[4] montrent qu’ainsi pratiquée la sédation n’abrège pas la vie.
La confusion introduite par les propos rapportés ci-dessus doit donc être vivement dénoncée. Une sédation menée selon les règles mises au point en médecine palliative ne provoque pas la mort. Il n’y a aucune raison de la qualifier d’euthanasie.
La vigilance nécessaire
Les propos de G. Ringlet ne peuvent pourtant pas être écartés comme dénués de toute pertinence. Il y aurait lieu de vérifier qu’en France la sédation est toujours pratiquée avec la rigueur requise, selon les recommandations évoquées plus haut. On sait très bien que dans les années 80 des services hospitaliers en étaient venus à utiliser les mélanges ou « cocktails » à visée antalgique et sédative de manière à accélérer la mort[5]. Il n’est pas sûr qu’il ne subsiste rien de ces pratiques.
Et surtout, la proposition de loi Claeys-Leonetti prévoit l’instauration, dans certaines circonstances de fin de vie, d’un droit à une sédation profonde. Le risque est grand de banaliser le recours à une telle forme de sédation, ce qui créerait de lourds problèmes. Les professionnels de santé seraient alors, non plus exceptionnellement mais couramment affrontés à la difficulté de soigner des personnes qui ne réagissent plus aux soins et aux sollicitations de leur entourage. L’expérience montre que c’est très éprouvant pour les soignants et pour les familles. Comment éviter alors que les médicaments sédatifs ne soient maniés de façon à éviter toute durée de vie un tant soit peu prolongée, faisant ainsi de la sédation une forme d’euthanasie masquée ?
Les propos de G. Ringlet affirmant l’équivalence de la sédation et de l’euthanasie sont inacceptables dans leur généralité, mais ils devraient nous mettre en garde contre des évolutions qui justifieraient une telle confusion. Peut-être n’est-il pas trop tard pour bien peser les termes de la proposition de loi, et éviter qu’ils ne favorisent à la longue une pratique de la sédation qui ne se distinguerait plus guère de l’euthanasie.
Patrick Verspieren sj
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   30.09.15 10:33

si les pro-vie ne s'étaient pas opposés à çà

http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011echec-d-une-loi

si l'Eglise ne s'était pas médiatisée à outrance à propos du Mariage Pour Tous...

si à l'Elysée, à Matignon, au Sénat, à l'Assemblée Nationale on était plus intelligent ...

si...

PRATIQUEZ LE JEUNE ELECTORAL
AINSI QUE LE JEUNE ECCLESIAL
PREVOYEZ VOS OBSEQUES LAIQUES
FAITES LA GREVE DES DONS
POUR LA RECHERCHE MEDICALE
POUR LES SOINS PALLIATIFS
DITES NON A LEONETTI BIS
DITES NON A LEONETTI TER
OUI A UNE FIN DE VIE CHOISIE
OUI A UNE MORT SELON SA VOLONTE
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   06.10.15 10:14

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   06.10.15 10:21

Admin a écrit:


j'espère que l'Eglise va être financièrement de plus en plus dans le rouge,

ce qui lui servira de très bonne leçon ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   06.10.15 11:18

France : La proposition de la nouvelle loi sur la fin de vie revient devant les députés

Les évangéliques sont des protestants plutôt cons. Signé : Admin

Source de l'article: http://www.evangeliques.info.


Le 5 octobre, la proposition de loi visant à créer des nouveaux droits pour les personnes en fin de vie revient devant les députés. Ce texte avait été voté à une large majorité à l’assemblée nationale en mars 2015. Il n’autorise ni euthanasie ni suicide assisté, mais instaure un droit à une sédation «profonde et continue» dans certaines conditions.

Le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH) craint que cette loi n’ouvre la porte à l’euthanasie. C’est pourquoi il s’est mobilisé le 3 octobre dans le but de sensibiliser le grand public.

Le sénat a rejeté cette proposition de loi qui avait été modifiée sous l’impulsion de quelques élus de droite. La proposition revient donc à l’assemblée dans sa forme votée en mars. Elle devrait être adoptée définitivement par le Parlement d’ici la fin de l’année 2015.
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L'Eglise et l'euthanasie
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