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 L'Eglise et l'euthanasie

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.03.16 11:52

Au niveau palliatif et spirituel en fin de vie, faut que je laisse ma place aux autres et le problème se résout ainsi par lui-même
(en fait, je me sens bien à ma place, là où je suis, alors respectez- moi ! )
je suis douée s'il s'agit de trouver des excuses  pour me justifier...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.03.16 12:24

Bof, quand je vois certains cathos discuter encore du mariage homosexuel sur internet !

ils NE sont PAS d'accord entre eux !

en plus, de quoi ils se mêlent, ( ils ne sont pas homo ) ?

BRR

ah ils songent à leurs enfants !

au fait, des cathos ayant des enfants homo et comparant François Hollande à Adolf Hitler à propos de l'euthanasie et du suicide assisté, " çà " existe, j'ai rencontré " çà " ! sur internet bien évidemment...

j'insiste parce que le Gouvernement n'a probablement pas légalisé la proposition 21 à cause d'eux, à cause de " çà "....
Pour moi, je réduis ces gens à " çà "...
et " çà ", çà se trouve digne pour communier !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 11:30

Affaire de pédophilie à Lyon: Valls demande au cardinal Barbarin de "prendre ses responsabilités"
afp, le 15/03/2016 à 10h10


Le Premier ministre Manuel Valls a demandé mardi au cardinal Philippe Barbarin de "prendre ses responsabilités", alors que le diocèse de Lyon et son archevêque sont accusés d'avoir tu des agissements passés de prêtres pédophiles.
"Le seul message que je peux faire passer, sans prendre sa place, sans me substituer à l'Eglise de France, sans prendre la place des juges, car une enquête est aujourd'hui ouverte, c'est de prendre ses responsabilités. C'est à lui de prendre ses responsabilités, de parler, et d'agir", a affirmé le locataire de Matignon sur RMC.
Parler, agir, démissionner ?, lui demande-t-on. "C'est sa responsabilité, mais il faut qu'il entende aussi cette douleur", a poursuivi le chef du gouvernement.
"J'attends non seulement des mots mais aussi des actes", avait-il indiqué un peu plus tôt. "Qu'il prenne ses responsabilités ! Je respecte la présomption d'innocence. Je ne suis pas juge, je suis chef du gouvernement, je fais attention à tous les mots que je veux prononcer, mais un homme d'Eglise, cardinal, primat des Gaules, qui a une influence morale, intellectuelle, qui exerce une responsabilité majeure dans notre société, doit comprendre la douleur", a insisté le Premier ministre.
M. Valls s'est dit "touché et bouleversé par les témoignages qu('il) entend et qu('il) li(t). Il faut d'abord penser aux victimes de ces actes abominables. Elles trouvent le courage, plusieurs années après, de parler. C'était enfoui. Il y a eu une confiance qui a été brisée avec ces prêtres, une trahison profonde, psychique, morale, avec des dégâts considérables dans la vie de ces hommes", a-t-il relevé.
"Et donc il faut de la clarté, pas seulement de la compassion, il faut des actes, il faut des gestes. Si ce débat avait concerné - et ça a concerné - des directeurs d'école, des élus, qui n'auraient pas pris leur responsabilités par rapport à des animateurs ou des enseignants qui sont en contact avec la jeunesse, qu'aurions-nous dit ? Nous aurions été impitoyables", a jugé l'ancien maire d'Evry (Essonne).
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 11:35

Monsieur le Premier Ministre,

Mais qui êtes-vous donc pour faire la morale aux autres ? En 2009, vous étiez l'auteur d'un texte de loi sur le droit de finir sa vie dans la dignité avec de nombreux co-signataires :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1960.asp
fin 2010 - début 2011, une loi sur l'aide active à mourir a été proposée sous le Gouvernement de Nicolas Sarkozy et François Fillon
http://www.senat.fr/rap/l10-228/l10-228.html
En mai 2012, François Hollande a été élu Président de la République avec tout un programme, en particulier sa proposition 21 sur le droit de mourir dans la dignité..
On connaît la suite...
Peut-être pourriez-vous profiter de la situation dans laquelle l'Eglise catholique en France se trouve pour perfectionaliser et compléter la loi Léonetti-Claeys ?
il suffirait d'y ajouter la dernière loi des écologistes
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1140.asp
Recevez, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de mes salutations avec mon respect et mon amère déception
L'Admin
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 15:31

L'Eglise et les médecins ont un point commun = le non-dit
(secret de la confession et secret médical par exemple, entre autres .... )
j'ai envoyé un message au Premier Ministre, bien différent du post ci-dessus !
un message clair et très poli ...
ici je peux me permettre...ce que je ne me permets pas ailleurs !
et même ici je ne peux pas tout écrire, je me modère un minimum, çà va de soi...
les blessures et les magouilles existent partout...
il suffit que je surfe sur la Toile pour lire ce que je ne peux pas écrire ! ! !
ah, l'interprétation ... ! ! ! ...
(heureusement qu'on ne peut pas surveiller chacun de mes clics ! entre mes clics justes et mes clics erronés, cela fait beaucoup ! ! ! )
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.05.16 19:55

Mon message à la hiérarchie de l'Eglise catholique de France :

j'espère que les attentats et les faits divers concernant la pédophilie vous font réfléchir sur la fin de vie des citoyens français... ... ...
Je ne suis ni triso, ni EVC, juste IMC dystonique malade et âgée, avec un pied chez les cathos et l'autre pied chez les protestants, ce qui peut faire beaucoup pour aggraver mon manque d'équilibre !
Mon jeûne ecclésial et mon jeûne électoral se poursuivent, vu la gestion de la fin de vie depuis le 6 mai 2012...Mon espérance fut déçue, ma déception est immense, je ne rêve plus ...je n'attends plus rien des êtres humains ! voilà le résultat du soi-disant pouvoir socialiste et du pouvoir ecclésial ! je suis lucide, seul point positif ...Enervée, oui, il y a de quoi ! énervée, énervée, énervée. Vraiment énervée. Enervée. Une boule de nerfs en colère.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.11.16 10:12

KOENIGSHOFFEN - Chez les Petites sœurs des pauvres Un havre pour une fin de vie digne

Depuis 1977, les Petites sœurs des pauvres accueillent au sein de « Ma Maison », à Koenigshoffen, des personnes âgées aux ressources modestes. La maison de retraite, dont le fonctionnement repose en grande partie sur les dons et legs, recherche des fonds pour financer d’indispensables travaux.


« Ma Maison » accueille des personnes âgées de toute la région : chacune est appelée à participer à la vie de l’établissement, selon ses capacités. Photo DNA - Jean-Christophe Dorn

Rue Monseigneur-Hoch, les Petites sœurs des pauvres font vivre, chaque jour, l’héritage de Jeanne Jugan, la fondatrice de leur congrégation, qui se dévoua auprès des vieillards dans la misère, à Saint-Servan (Bretagne). Elle voulait, tout simplement, « rendre les pauvres heureux ». Établies à Strasbourg dès 1856, place Saint-Louis, les religieuses ont emménagé à Koenigshoffen en 1977, pour y poursuivre dans de meilleures conditions l’accueil des personnes âgées disposant de faibles ressources.

Un prix de journée adapté aux ressources de chacun

Aujourd’hui, « Ma Maison » se compose d’un Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de 77 places et d’un foyer-logement de 30 studios à loyer modéré réservés à des personnes âgées valides. Ces dernières versent un petit loyer qui leur permet aussi de profiter des repas servis dans la salle à manger commune et préparés, sur place, par une équipe de cuisine.
« Deux critères conditionnent notre accueil : les ressources et les difficultés sociales, l’isolement », explique sœur Aude, directrice de l’établissement et responsable de la communauté. Tenue par des religieuses catholiques, « Ma Maison » n’opère pas de sélection de ses résidents selon leur confession.
Comme tous les Ehpad, elle perçoit un financement de l’assurance maladie et du conseil départemental. Mais, dans les établissements classiques, une somme conséquente reste à la charge du résident ou de son entourage, au titre de l’obligation alimentaire. Les résidents de « Ma Maison », eux, paient un prix de journée adapté à leurs ressources, ajusté en fonction de leur situation. Les Petites sœurs des pauvres ont fait le choix de ne pas solliciter les familles : lorsque ces dernières sont encore en contact avec leur parent âgé, il arrive bien souvent qu’elles soient elles-mêmes très modestes.
Parmi les personnes accueillies, certaines vivaient dans la rue, d’autres dans des conditions si précaires qu’elles n’avaient plus les moyens de remplir leur réfrigérateur. Les Petites sœurs des pauvres tentent de répondre, dans l’urgence, à des situations de détresse signalées, dans toute la région, par les assistantes sociales, les paroisses, les associations, le voisinage… « Nous essayons aussi de conserver un équilibre entre les personnes valides et celles qui ne le sont plus, afin qu’il y ait de l’entraide. Chacun donne un coup de main, selon ses possibilités : pour être stimulé, se sentir utile et aussi préserver l’esprit de famille, qui est central dans notre maison », souligne sœur Aude.
« Ma Maison » emploie 45 salariés et travaille en partenariat avec l’équipe mobile de soins palliatifs de la clinique de la Toussaint. « C’est l’un des axes majeurs des Ehpad des Petites sœurs des pauvres : on accompagne les personnes jusqu’au bout », insiste sœur Aude. Seize religieuses vivent et travaillent sur place, sans compter leurs heures – quatre d’entre elles sont entrées dans le grand âge – et 25 bénévoles actifs animent des ateliers (bricolage, peinture, bien-être…), proposent des animations, ou accompagnent les résidents à leurs rendez-vous médicaux en dehors de la maison de retraite, car beaucoup n’ont pas de famille.
Le modèle économique des maisons de retraite des Petites sœurs de pauvres – une quarantaine, en France – fonctionne grâce aux dons et aux legs, qui permettent l’accueil de personnes âgées défavorisées. Les sœurs font également appel à la générosité pour entretenir la maison. Ainsi, depuis septembre 2014, l’établissement a dépensé 230 000 € pour la rénovation de la toiture et la mise aux normes d’accessibilité (escaliers, douches, toilettes, sas d’entrée, accueil, cheminements entre le jardin et la maison…).

Un modèle qui repose sur les dons, les legs et le dévouement des religieuses

Trois matinées par semaine, sœur Hélène, chargée de la quête, rend visite aux donateurs. Un appel à dons et legs a également été déposé dans (presque) toutes les boîtes aux lettres d’Alsace, en juillet et septembre. « Nous avons eu des dons en retour, mais aussi beaucoup de lettres très touchantes », remarque sœur Hélène. Laquelle ne chôme pas, car « Ma Maison » doit financer de nouveaux travaux très importants : le remplacement de l’ensemble du réseau d’eau sanitaire, dont la facture s’élève à 650 000 €. Ces travaux urgents ont d’ores et déjà commencé mais, pour l’heure, moins de 15 % de la somme a pu être réunie.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.11.16 10:26

Je n'ai rien contre ... si ces gens-là ne s'opposaient pas jusqu'à présent à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, mais c'est bien ce qui se passe malheureusement.

NE VERSEZ PLUS AUCUN EURO A L'EGLISE
à la limite, refusez des obsèques à l'église, même si vous êtes croyant.
Car en général on donne ce qu'on veut à l'église pour les obsèques ( comme pour le baptême ).
Il faut que l'Eglise constate une diminution des enterrements religieux, sans baisse du nombre des baptêmes. Alors l'Eglise comprendra peut-être ?
Ce n'est pas une question de fric, mais un problème de pédagogie. Il faut que la base ( les chrétiens laïcs ) fasse comprendre à la hiérarchie ecclésiale ce qu'elle refuse d'entendre
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.02.17 15:21

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.03.17 10:25


Les chrétiens britanniques, pionniers de l’accompagnement de la fin de vie

Céline Hoyeau, le 17/03/2017 à 9h27


Alors que l’Institut national pour la santé vient de rendre publique un guide sur l’accompagnement de la fin de vie au Royaume-Uni, retour sur la genèse des soins palliatifs dans ce pays, pionnier en la matière.



Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs.ZOOM 

Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs. / Photographee.eu - Fotolia

Les évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles ont salué la publication du dernier guide de l’Institut national pour la santé (Nice) qui inclut les besoins spirituels ou religieux de la personne en fin de vie, comme « une victoire importante pour la diversité de notre nation et pour un accompagnement centré sur la personne ».

Ce guide « complète bien », à leurs yeux, celui qui existait en reconnaissant « explicitement qu’un soin est véritablement personnalisé dans la mesure où il prend en compte les préférences culturelles, sociales, spirituelles ou religieuses ». Il « inclut les personnes ayant des croyances spirituelles ou religieuses, quelle que soit leur foi, ainsi que les personnes athées ou non religieuses », se félicitent les évêques, dans leur communiqué publié début mars.

« Nous avons besoin de nous améliorer dans la manière dont nous discutons de la mort, ainsi que de la spiritualité et d’autres sujets qui émergent pour la personne en fin de vie et ses proches », a ajouté Mgr John Sherrington, évêque auxiliaire de Westminster.

face au désarroi suscité par la douleur des mourants

Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs.

C’est même dans un hospice du sud de Londres qu’est née cette notion, à la faveur des travaux d’une pionnière, Cicely Saunders (1918-2005). En 1948, cette dernière, d’abord travailleuse sociale, fait la rencontre d’un émigré juif polonais en fin de vie, David Tasma, à l’Archway hôpital dont elle est aumônière. Une relation spirituelle intense se noue entre eux et ils rêvent ensemble d’une maison où les mourants pourraient trouver la paix dans leurs derniers jours.

Après la mort de David Tasma, et alors que sa foi, née d’une conversion radicale un an plus tôt, la pousse également à s’engager comme bénévole au St Luke’s Hospital dans le nord de Londres, Cicely Saunders aspire à travailler en étroite collaboration avec les patients. À l’époque, le désarroi est grand dans les hôpitaux face aux douleurs parfois insupportables des mourants que l’on ne sait prendre en charge. Bien souvent, la seule solution est de « déconnecter », comme on dit à l’époque, à coups de cocktails lytiques.

« The total pain »

Son diplôme en poche, Cicely Saunders étudie la gestion de la douleur dans la maladie incurable et travaille en parallèle au St Joseph’s Hospital, un établissement pour les mourants pauvres de Baywater, dirigé par des religieuses catholiques. Elle préconise une diminution progressive des traitements curatifs au profit de soins destinés à améliorer le confort et la qualité de vie du patient à partir du moment où les médecins excluent toute guérison. « J’ai pris conscience, en écoutant les malades, que je percevais quelque chose de leur capacité à faire de cette partie de leur vie une réussite », expliquait celle qui a poussé son équipe à utiliser de la morphine à titre préventif afin d’alléger les souffrances en phase terminale.

L’idée est de soulager la souffrance physique mais aussi psychique, sociale et spirituelle, autrement dit « the total pain », la douleur totale. Elle écrit six articles sur le soin des mourants dans Nursing Times en 1959 qui seront favorablement revus dans le Lancet et travaille à un projet de structure dédiée aux soins palliatifs.

Ce sera l’hospice Saint-Christopher, du nom du patron des voyageurs, fondé à Sydenham, au sud-ouest de Londres en 1967. À l’origine, elle pensait en faire une communauté anglicane mais choisit finalement de créer un établissement multiconfessionnel, ouvert à tous.

Des étudiants français s’en inspireront

Le concept des soins palliatifs va ensuite se diffuser dans d’autres pays, notamment au Canada où un chirurgien, Balfour Mount, fonde la première chaire d’enseignement des soins palliatifs. Il arrive en France précisément via des étudiants en médecine du centre Laennec, qui effectuent un voyage d’étude à Saint-Christopher et diffusent, au retour, l’idée qu’il faut prendre en charge autrement la fin de vie.

Après les travaux de Dame Cicely, qui fut décorée de l’Ordre de l’Empire britannique en 1979, les hospices se sont développés en Grande-Bretagne, comme des institutions indépendantes marquées par une éthique chrétienne.

Ils sont aujourd’hui laïques et ouverts à tous, même si beaucoup, comme Saint-Christopher, Sainte-Marie à Birmingham ou Sainte-Anne à Manchester et bien d’autres, conservent leur nom religieux d’origine.

Ils accueillent actuellement 200 000 patients en phase terminale. Environ 125 000 personnes servent comme volontaires dans les hospices britanniques.

Céline Hoyeau

On voit le résultat en France...
Allez vous faire foutre...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   19.03.17 14:20

Etrange, le fait que des croyants ne soient pas pressés d'aller au paradis ou enfer !
A la veille de la mort, pourquoi vouloir attendre quelques heures, quelques jours, quelques nuits, quelques semaines ?
au cas où le purgatoire existe, ce lieu est une attente
la vie tout court pour certains et certaines est déjà une attente
alors je ne comprends pas cette quasi obligation d'attendre
si on veut attendre soi-même, pourquoi imposer cette attente aux autres ?
D'autant plus qu'on connaît les non-dits quand quelqu'un va mourir... ...
Non-dits prévus en général.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   19.03.17 15:29

au nom de quoi je serais l'otage des cathos pro-vie ?
personne vient me chercher le dimanche matin pour m'accompagner à l' église
52 dimanche par an
L'Admin refuse d'être un cobaye pour soulager la mauvaise conscience des uns et des autres à ses derniers instants !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   18.06.17 11:40

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 8:46


Suicide assisté et sacrements: 'Le Christ n'a jamais abandonné quiconque'

20.06.2017 par Maurice Page


Pour le Frère dominicain Michel Fontaine, théologien et soignant, l’assistance au suicide est une très mauvaise réponse à une vraie question, celle de la fin de vie. Ce qui ne l’empêche pas de penser qu’un aumônier peut et doit accompagner une personne candidate au suicide qui en ferait la demande. Il doit accepter d’entrer dans une ‘zone grise’. ‘Le Christ n’a jamais abandonné quiconque’, souligne-t-il.

Face à la problématique de l’assistance au suicide, la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses a décidé de mener une réflexion sur la question de l’accompagnement pastoral des personnes qui envisagent le suicide assisté. Le travail, confié à une sous-commission, a duré environ un an. Le groupe formé de trois personnes, dont le dominicain de Genève Michel Fontaine, a soumis ses propositions à la commission de bioéthique. Le résultat devrait être remis à la Conférence des évêques suisses en principe au mois de septembre. La CES se prononcera sur le contenu et décidera enfin de la date et de la forme de la publication. Le Frère Michel Fontaine a livré à cath.ch quelques réflexions personnelles sur ce sujet.

La question de l’assistance au suicide interpelle notre société contemporaine.
Frère Michel Fontaine: Comme théologien et comme soignant, j’estime que l’assistance au suicide est une très mauvaise réponse à une vraie question, celle de la fin de vie. Elle touche l’anthropologie et la sociologie de la mort. Quelles que soient nos références religieuses, une société se doit d’encourager d’autres réponses que celle du suicide assisté, telle que la démarche des soins palliatifs qui propose d’accompagner la vie jusqu’à sa fin dans le respect de la dignité humaine.


“Tout à coup la porte se ferme, le soignant est dehors”

Aujourd’hui, la mort a été renvoyée à la sphère strictement individuelle. Sa dimension sociale est occultée. Un des nœuds de la question n’est-il pas là?
Nous avons basculé vers un individualisme exacerbé. Il est naturel que le primat de l’autonomie du sujet domine. On ne se pose même plus la question de l’impact sur les autres et la société. La mort touche bien plus de gens que la personne qui est en train de mourir. Elle concerne la famille, les proches, l’environnement, la société. C’est aussi une perturbation forte pour les soignants et même pour le personnel administratif des EMS ou autres. Dans le suicide assisté, il y a quelque chose d’inabouti, l’accompagnement n’a pas été finalisé. Une rupture fondamentale se produit dans le continuum des soins. Tout à coup la porte se ferme, le soignant est dehors. Le patient absorbe la potion létale et agonise. Cette parenthèse déstabilise totalement la démarche d’humanité et du ‘prendre soin de l’autre’ jusqu’au dernier moment de sa vie. Même si sur le plan personnel on respecte la volonté de l’individu, l’impact est énorme pour les autres.

Dans notre société suisse, n’y a-t-il pas un paradoxe entre l’important effort de prévention du suicide et l’autorisation du suicide assisté?
Nos sociétés font tout pour essayer de prévenir le suicide. Tout un ensemble de mesures sont mises en place pour l’éviter. Lorsqu’une personne risque d’attenter à ses jours, on essaie d’anticiper les événements. On entend le cri de la personne, on ne démissionne pas. Dans le cas du suicide assisté, c’est presque l’inverse. Dès que, dans un service, on connaît la décision d’une personne de recourir au suicide, il est pratiquement impossible d’entrer en discussion avec elle. Les soignants sont déstabilisés et la hiérarchie dit “c’est la décision de cette personne, vous n’avez pas à intervenir”. Je trouve que c’est une démission non seulement sur le plan humain mais aussi sur le plan de la responsabilité du soignant, dans la mesure où soigner c’est accompagner les grands passages de la vie.

La sous-commission bioéthique de la CES a donc réfléchi à la question de l’accompagnement spirituel des personnes qui ont fait une demande de suicide assisté.
Nous entendons en effet de plus en plus les interpellations d’aumôniers confrontés à ce genre de situations. Comment faire pour y être le plus attentifs possible? La Conférence des évêques suisses prend ainsi au sérieux une pastorale complexe qui se passe sur le terrain et dans la relation personnelle..

Votre démarche est donc essentiellement pastorale.
Il ne s’agit pas de la production d’un texte de type magistériel ou catéchétique pour rappeler les grands principes dogmatiques. Nous ne voulons pas les mettre de côté, mais plutôt éviter l’alternative du ‘ou bien – ou bien’ pour entrer dans une démarche ‘et – et’. En travaillant sur la singularité des situations, nous pouvons ainsi avancer avec l’autre, progressivement en prenant en compte la complexité de la situation.

Comment cet accompagnement peut-il se concevoir?
Ce type d’accompagnement ne peut s’établir que dans la temporalité, dans la durée. On ne saurait en aucun cas se limiter à la seule célébration du sacrement des malades. Concrètement, nous entrons en matière si une personne nous approche en déclarant avoir adhéré à une association d’assistance au suicide. L’aumônier doit être capable d’entendre sans jugement. Dans le respect de la personne, il faut d’abord comprendre avec elle pourquoi elle a effectué cette démarche. Souvent, s’inscrire à Exit signifie vouloir se préserver d’une fin dans la souffrance et la solitude: c’est comme une pseudo-assurance. Ce qui est tout de même assez éloigné de la question du suicide en soi. En ce sens, il est utile de rappeler que les ‘directives anticipées de fin de vie’ ne peuvent pas prévoir l’assistance au suicide.


Justice et Paix s’interroge sur le suicide assisté (illustration J+P)

Cette première démarche, grâce à cette écoute et cette pédagogie du pas à pas, permet assez souvent de ‘désamorcer’ le processus du suicide. Si la personne persiste ou évolue peu à peu vers l’acceptation de l’idée du suicide, l’accompagnement ne doit pas pour autant cesser. Il ne faut pas couper les ponts. Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour rester proches et ne pas démissionner devant la réalité du suicide, même si elle nous met mal à l’aise et nous déstabilise. Il est important de rappeler que la conscience est comme un sanctuaire inviolable.

Comment agir lorsque des personnes engagées dans cette démarche demandent le sacrement des malades?
Nous devons développer une réflexion théologique et pastorale dans le respect d’une certaine gradualité, autrement dit, une approche progressive dans l’espérance bien sûr de faire émerger une nouvelle dynamique qui permet d’accompagner la vie jusqu’à la mort. Si, sur ce chemin très souvent ‘clair-obscur’, la personne demande la grâce du pardon parce qu’elle est consciente de sa fragilité, de ses limites, au nom de qui et de quoi pourrions-nous la lui refuser? Nous ne savons pas ce qui se passe au plus profond d’elle-même. Il se peut en effet, que dans un temps qui échappe autant à elle qu’à nous, sa demande resurgisse de prendre la potion létale. L’accompagnement, si la personne continue à le demander, reste toujours ouvert. La temporalité de ce processus est imprévisible. Une seule exigence nous incombe: être disponible. N’avons-nous pas à prendre en compte la réalité de cette incertitude fondamentale qui vient creuser toute fin de vie, quelle qu’elle soit ? Le sacrement des malades, comme celui de la réconciliation, est le lieu de la grâce où la personne doit se sentir entendue, écoutée, reconnue et portée par une confiance, celle que Dieu lui fait au plus profond de son humanité. C’est là que se réalise le mystère du sacrement.


“Pas de schéma standard ou de protocole”

Il est vrai que la situation demande à l’aumônier d’entrer dans une zone grise dans laquelle il ne faut pas avoir peur de se laisser conduire ‘jusque dans les méandres les plus secrets’ de l’autre. Nous sommes incapables de mesurer les conséquences de notre écoute et de notre présence: elles peuvent être l’ouverture à une décision différente.

La question de la cohérence avec la foi catholique et avec le sens d’un sacrement se pose tout de même.
Il s’agit à la fois de montrer l’importance de cette cohérence tout en tenant compte de la fragilité humaine d’une personne confrontée à sa propre fin et effrayée par la mort. Nous ne pouvons donc pas proposer un schéma standard ou satisfaire à un protocole établi à l’avance. On reste dans la singularité déjà évoquée et on laisse l’aumônier maître de sa décision quant à la manière de vivre cet accompagnement.

Comme dans tout accompagnement spirituel, la démarche de cohérence et de vérité concerne autant l’aumônier que la personne. Quelqu’un qui demande la grâce du pardon se trouve probablement à un point nodal de son existence. Il cherche à redécouvrir comment le Seigneur peut encore être présent dans sa vie et comment retrouver l’espérance et la force. C’est là aussi toute l’importance de la temporalité.

Sans critères de jugement objectifs, l’aumônier peut être en difficulté.
La difficulté est déjà là au moment où il commence à accompagner une personne en fin de vie indépendamment de la problématique du suicide assisté. Un aumônier qui sent que les choses sont trop difficiles pour lui doit pouvoir le partager, soit dans une équipe, soit avec un référent. Mais je pense qu’il y a encore plus de mal à proposer une grille ou un algorythme, recette inapte à absorber la globalité complexe d’une telle situation.


“Il m’apparaît essentiel de rester très humble”

Jusqu’ou peut-on accompagner une personne qui maintient sa décision de se suicider?
L’enjeu fondamental est de ne pas abandonner les personnes, même dans des choix qui sont contraires à l’enseignement de l’Eglise. Le Christ n’a jamais abandonné quiconque. Nous avons souvent l’expérience de personnes qui meurent naturellement avant de faire le geste du suicide. Selon mon hypothèse, mais qui est assez bien vérifiée, dès qu’une personne se sait reconnue, entendue, écoutée dans sa propre vérité, sans jugement, un processus de libération se met en route et aboutit à accepter de lâcher prise et de mourir naturellement. Elle a pu, peut-être inconsciemment, évacuer, exorciser ce choix qu’elle avait fait de vouloir se suicider. En tout cela, il m’apparaît essentiel de rester très humble.

Un aumônier peut-il être présent au moment où la personne va absorber la potion létale?
Je ne me suis jamais trouvé dans une telle situation. Mais personnellement, je peux imaginer que je puisse être présent, sans pour autant cautionner l’acte. Il faudrait que cela soit une personne que j’aie pu accompagner un certain temps, que je connaisse assez bien et qui me demande d’être là. Je m’assurerais aussi que l’environnement soit informé du pourquoi je suis présent et du fait que je ne soutiens en aucun cas l’acte du suicide. Entre le oui et le non, il y a peut-être une troisième voie, celle de la présence qui dépasse tout discours, parce que je suis convaincu que là, le Christ est présent et pleure devant la mort de cette personne. L’un des maîtres-mots est la vérité avec la personne, avec les gens qui l’entourent et avec soi-même. Mais par exemple donner l’eucharistie à ce moment-là me paraît impensable. C’est une ligne rouge infranchissable.

Bien évidemment, aucun aumônier ni agent pastoral ne doit se sentir contraint d’aller au-delà de ce que lui-même peut supporter: il importe d’aller le plus loin possible.

Une telle attitude risque de laisser entendre aux soignants et à la société en général que l’Eglise admet l’assistance au suicide. On pourrait dire: “une personne a demandé l’assistance au suicide, appelons l’aumônier.”
Nous sommes effectivement dans une zone grise et pleine d’ambiguités. En éthique, nous sommes de plus en plus appelés à entrer dans ces zones, en raison notamment de l’injustice primordiale qu’est l’aide médicalisée au suicide, qui met tout le monde dans l’embarras. C’est une illusion de penser qu’il y a une transparence. Comment pouvons-nous témoigner non seulement de notre foi, mais d’une forme d’humanisation qui transfigure les mots jusqu’aux situations extrêmes ?


Le suicide assisté ou l’euthanasie pourraient rendre impossible la célébration de funérailles chrétiennes, selon les évêques canadiens (Photo: Pixabay)

Encore une fois, nous sommes dans une pastorale de terrain où il faut tenir ensemble une position de principe sans ambiguïté et la complexité des situations humaines. Face à cette tension, les sciences humaines viennent nous montrer qu’il y a un possible travail d’enrichissement, d’articulation, d’approfondissement de notre intelligence de la foi. La notion de complexité est fondamentale ici. Dans l’exhortation apostolique Amoris laetitia, nous voyons bien que le pape François avance en essayant de tenir les deux positions. Nous devons tenir que le suicide reste un refus d’amour à l’égard de Dieu, qui nous a créé, tout en accompagnant les personnes qui vont jusqu’au terme de leur démarche.

Dans leurs récentes directives, les évêques canadiens envisagent le refus des funérailles catholiques pour les personnes qui auraient eu recours au suicide assisté ou à l’euthanasie.
Depuis Vatican II et le droit canon de 1983, les suicidés ne sont plus exclus des obsèques catholiques. Je ne sais pas quel argument permettrait de refuser un temps de recueillement, de prières et des funérailles à l’église. En outre pour des personnes qui ne veulent rien avoir à faire avec l’Eglise, on peut organiser des obsèques civiles, auxquelles un prêtre ou un aumônier peut assister. Les funérailles ne sont pas un sacrement. Il faut aussi tenir compte de la dimension familiale et communautaire et de la souffrance des vivants qui doivent intégrer le drame d’un suicide. Comment ne pas accueillir de vivre avec ces personnes ce moment souvent particulièrement difficile ? Prononcer des prières pour ses ennemis est précisément une spécificité chrétienne. C’est la force de l’Evangile bien au-delà de la convenance sociale. (cath.ch/mp)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 9:44

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 9:57

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L'Eglise et l'euthanasie
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