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 L'Eglise et l'euthanasie

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.03.16 11:52

Au niveau palliatif et spirituel en fin de vie, faut que je laisse ma place aux autres et le problème se résout ainsi par lui-même
(en fait, je me sens bien à ma place, là où je suis, alors respectez- moi ! )
je suis douée s'il s'agit de trouver des excuses  pour me justifier...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.03.16 12:24

Bof, quand je vois certains cathos discuter encore du mariage homosexuel sur internet !

ils NE sont PAS d'accord entre eux !

en plus, de quoi ils se mêlent, ( ils ne sont pas homo ) ?

BRR

ah ils songent à leurs enfants !

au fait, des cathos ayant des enfants homo et comparant François Hollande à Adolf Hitler à propos de l'euthanasie et du suicide assisté, " çà " existe, j'ai rencontré " çà " ! sur internet bien évidemment...

j'insiste parce que le Gouvernement n'a probablement pas légalisé la proposition 21 à cause d'eux, à cause de " çà "....
Pour moi, je réduis ces gens à " çà "...
et " çà ", çà se trouve digne pour communier !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 11:30

Affaire de pédophilie à Lyon: Valls demande au cardinal Barbarin de "prendre ses responsabilités"
afp, le 15/03/2016 à 10h10


Le Premier ministre Manuel Valls a demandé mardi au cardinal Philippe Barbarin de "prendre ses responsabilités", alors que le diocèse de Lyon et son archevêque sont accusés d'avoir tu des agissements passés de prêtres pédophiles.
"Le seul message que je peux faire passer, sans prendre sa place, sans me substituer à l'Eglise de France, sans prendre la place des juges, car une enquête est aujourd'hui ouverte, c'est de prendre ses responsabilités. C'est à lui de prendre ses responsabilités, de parler, et d'agir", a affirmé le locataire de Matignon sur RMC.
Parler, agir, démissionner ?, lui demande-t-on. "C'est sa responsabilité, mais il faut qu'il entende aussi cette douleur", a poursuivi le chef du gouvernement.
"J'attends non seulement des mots mais aussi des actes", avait-il indiqué un peu plus tôt. "Qu'il prenne ses responsabilités ! Je respecte la présomption d'innocence. Je ne suis pas juge, je suis chef du gouvernement, je fais attention à tous les mots que je veux prononcer, mais un homme d'Eglise, cardinal, primat des Gaules, qui a une influence morale, intellectuelle, qui exerce une responsabilité majeure dans notre société, doit comprendre la douleur", a insisté le Premier ministre.
M. Valls s'est dit "touché et bouleversé par les témoignages qu('il) entend et qu('il) li(t). Il faut d'abord penser aux victimes de ces actes abominables. Elles trouvent le courage, plusieurs années après, de parler. C'était enfoui. Il y a eu une confiance qui a été brisée avec ces prêtres, une trahison profonde, psychique, morale, avec des dégâts considérables dans la vie de ces hommes", a-t-il relevé.
"Et donc il faut de la clarté, pas seulement de la compassion, il faut des actes, il faut des gestes. Si ce débat avait concerné - et ça a concerné - des directeurs d'école, des élus, qui n'auraient pas pris leur responsabilités par rapport à des animateurs ou des enseignants qui sont en contact avec la jeunesse, qu'aurions-nous dit ? Nous aurions été impitoyables", a jugé l'ancien maire d'Evry (Essonne).
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 11:35

Monsieur le Premier Ministre,

Mais qui êtes-vous donc pour faire la morale aux autres ? En 2009, vous étiez l'auteur d'un texte de loi sur le droit de finir sa vie dans la dignité avec de nombreux co-signataires :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1960.asp
fin 2010 - début 2011, une loi sur l'aide active à mourir a été proposée sous le Gouvernement de Nicolas Sarkozy et François Fillon
http://www.senat.fr/rap/l10-228/l10-228.html
En mai 2012, François Hollande a été élu Président de la République avec tout un programme, en particulier sa proposition 21 sur le droit de mourir dans la dignité..
On connaît la suite...
Peut-être pourriez-vous profiter de la situation dans laquelle l'Eglise catholique en France se trouve pour perfectionaliser et compléter la loi Léonetti-Claeys ?
il suffirait d'y ajouter la dernière loi des écologistes
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion1140.asp
Recevez, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de mes salutations avec mon respect et mon amère déception
L'Admin
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   15.03.16 15:31

L'Eglise et les médecins ont un point commun = le non-dit
(secret de la confession et secret médical par exemple, entre autres .... )
j'ai envoyé un message au Premier Ministre, bien différent du post ci-dessus !
un message clair et très poli ...
ici je peux me permettre...ce que je ne me permets pas ailleurs !
et même ici je ne peux pas tout écrire, je me modère un minimum, çà va de soi...
les blessures et les magouilles existent partout...
il suffit que je surfe sur la Toile pour lire ce que je ne peux pas écrire ! ! !
ah, l'interprétation ... ! ! ! ...
(heureusement qu'on ne peut pas surveiller chacun de mes clics ! entre mes clics justes et mes clics erronés, cela fait beaucoup ! ! ! )
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.05.16 19:55

Mon message à la hiérarchie de l'Eglise catholique de France :

j'espère que les attentats et les faits divers concernant la pédophilie vous font réfléchir sur la fin de vie des citoyens français... ... ...
Je ne suis ni triso, ni EVC, juste IMC dystonique malade et âgée, avec un pied chez les cathos et l'autre pied chez les protestants, ce qui peut faire beaucoup pour aggraver mon manque d'équilibre !
Mon jeûne ecclésial et mon jeûne électoral se poursuivent, vu la gestion de la fin de vie depuis le 6 mai 2012...Mon espérance fut déçue, ma déception est immense, je ne rêve plus ...je n'attends plus rien des êtres humains ! voilà le résultat du soi-disant pouvoir socialiste et du pouvoir ecclésial ! je suis lucide, seul point positif ...Enervée, oui, il y a de quoi ! énervée, énervée, énervée. Vraiment énervée. Enervée. Une boule de nerfs en colère.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.11.16 10:12

KOENIGSHOFFEN - Chez les Petites sœurs des pauvres Un havre pour une fin de vie digne

Depuis 1977, les Petites sœurs des pauvres accueillent au sein de « Ma Maison », à Koenigshoffen, des personnes âgées aux ressources modestes. La maison de retraite, dont le fonctionnement repose en grande partie sur les dons et legs, recherche des fonds pour financer d’indispensables travaux.


« Ma Maison » accueille des personnes âgées de toute la région : chacune est appelée à participer à la vie de l’établissement, selon ses capacités. Photo DNA - Jean-Christophe Dorn

Rue Monseigneur-Hoch, les Petites sœurs des pauvres font vivre, chaque jour, l’héritage de Jeanne Jugan, la fondatrice de leur congrégation, qui se dévoua auprès des vieillards dans la misère, à Saint-Servan (Bretagne). Elle voulait, tout simplement, « rendre les pauvres heureux ». Établies à Strasbourg dès 1856, place Saint-Louis, les religieuses ont emménagé à Koenigshoffen en 1977, pour y poursuivre dans de meilleures conditions l’accueil des personnes âgées disposant de faibles ressources.

Un prix de journée adapté aux ressources de chacun

Aujourd’hui, « Ma Maison » se compose d’un Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de 77 places et d’un foyer-logement de 30 studios à loyer modéré réservés à des personnes âgées valides. Ces dernières versent un petit loyer qui leur permet aussi de profiter des repas servis dans la salle à manger commune et préparés, sur place, par une équipe de cuisine.
« Deux critères conditionnent notre accueil : les ressources et les difficultés sociales, l’isolement », explique sœur Aude, directrice de l’établissement et responsable de la communauté. Tenue par des religieuses catholiques, « Ma Maison » n’opère pas de sélection de ses résidents selon leur confession.
Comme tous les Ehpad, elle perçoit un financement de l’assurance maladie et du conseil départemental. Mais, dans les établissements classiques, une somme conséquente reste à la charge du résident ou de son entourage, au titre de l’obligation alimentaire. Les résidents de « Ma Maison », eux, paient un prix de journée adapté à leurs ressources, ajusté en fonction de leur situation. Les Petites sœurs des pauvres ont fait le choix de ne pas solliciter les familles : lorsque ces dernières sont encore en contact avec leur parent âgé, il arrive bien souvent qu’elles soient elles-mêmes très modestes.
Parmi les personnes accueillies, certaines vivaient dans la rue, d’autres dans des conditions si précaires qu’elles n’avaient plus les moyens de remplir leur réfrigérateur. Les Petites sœurs des pauvres tentent de répondre, dans l’urgence, à des situations de détresse signalées, dans toute la région, par les assistantes sociales, les paroisses, les associations, le voisinage… « Nous essayons aussi de conserver un équilibre entre les personnes valides et celles qui ne le sont plus, afin qu’il y ait de l’entraide. Chacun donne un coup de main, selon ses possibilités : pour être stimulé, se sentir utile et aussi préserver l’esprit de famille, qui est central dans notre maison », souligne sœur Aude.
« Ma Maison » emploie 45 salariés et travaille en partenariat avec l’équipe mobile de soins palliatifs de la clinique de la Toussaint. « C’est l’un des axes majeurs des Ehpad des Petites sœurs des pauvres : on accompagne les personnes jusqu’au bout », insiste sœur Aude. Seize religieuses vivent et travaillent sur place, sans compter leurs heures – quatre d’entre elles sont entrées dans le grand âge – et 25 bénévoles actifs animent des ateliers (bricolage, peinture, bien-être…), proposent des animations, ou accompagnent les résidents à leurs rendez-vous médicaux en dehors de la maison de retraite, car beaucoup n’ont pas de famille.
Le modèle économique des maisons de retraite des Petites sœurs de pauvres – une quarantaine, en France – fonctionne grâce aux dons et aux legs, qui permettent l’accueil de personnes âgées défavorisées. Les sœurs font également appel à la générosité pour entretenir la maison. Ainsi, depuis septembre 2014, l’établissement a dépensé 230 000 € pour la rénovation de la toiture et la mise aux normes d’accessibilité (escaliers, douches, toilettes, sas d’entrée, accueil, cheminements entre le jardin et la maison…).

Un modèle qui repose sur les dons, les legs et le dévouement des religieuses

Trois matinées par semaine, sœur Hélène, chargée de la quête, rend visite aux donateurs. Un appel à dons et legs a également été déposé dans (presque) toutes les boîtes aux lettres d’Alsace, en juillet et septembre. « Nous avons eu des dons en retour, mais aussi beaucoup de lettres très touchantes », remarque sœur Hélène. Laquelle ne chôme pas, car « Ma Maison » doit financer de nouveaux travaux très importants : le remplacement de l’ensemble du réseau d’eau sanitaire, dont la facture s’élève à 650 000 €. Ces travaux urgents ont d’ores et déjà commencé mais, pour l’heure, moins de 15 % de la somme a pu être réunie.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.11.16 10:26

Je n'ai rien contre ... si ces gens-là ne s'opposaient pas jusqu'à présent à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, mais c'est bien ce qui se passe malheureusement.

NE VERSEZ PLUS AUCUN EURO A L'EGLISE
à la limite, refusez des obsèques à l'église, même si vous êtes croyant.
Car en général on donne ce qu'on veut à l'église pour les obsèques ( comme pour le baptême ).
Il faut que l'Eglise constate une diminution des enterrements religieux, sans baisse du nombre des baptêmes. Alors l'Eglise comprendra peut-être ?
Ce n'est pas une question de fric, mais un problème de pédagogie. Il faut que la base ( les chrétiens laïcs ) fasse comprendre à la hiérarchie ecclésiale ce qu'elle refuse d'entendre
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   16.02.17 15:21

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   17.03.17 10:25


Les chrétiens britanniques, pionniers de l’accompagnement de la fin de vie

Céline Hoyeau, le 17/03/2017 à 9h27


Alors que l’Institut national pour la santé vient de rendre publique un guide sur l’accompagnement de la fin de vie au Royaume-Uni, retour sur la genèse des soins palliatifs dans ce pays, pionnier en la matière.



Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs.ZOOM 

Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs. / Photographee.eu - Fotolia

Les évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles ont salué la publication du dernier guide de l’Institut national pour la santé (Nice) qui inclut les besoins spirituels ou religieux de la personne en fin de vie, comme « une victoire importante pour la diversité de notre nation et pour un accompagnement centré sur la personne ».

Ce guide « complète bien », à leurs yeux, celui qui existait en reconnaissant « explicitement qu’un soin est véritablement personnalisé dans la mesure où il prend en compte les préférences culturelles, sociales, spirituelles ou religieuses ». Il « inclut les personnes ayant des croyances spirituelles ou religieuses, quelle que soit leur foi, ainsi que les personnes athées ou non religieuses », se félicitent les évêques, dans leur communiqué publié début mars.

« Nous avons besoin de nous améliorer dans la manière dont nous discutons de la mort, ainsi que de la spiritualité et d’autres sujets qui émergent pour la personne en fin de vie et ses proches », a ajouté Mgr John Sherrington, évêque auxiliaire de Westminster.

face au désarroi suscité par la douleur des mourants

Le Royaume-Uni, où l’euthanasie est interdite, est devenu le pays de référence en matière de soins palliatifs.

C’est même dans un hospice du sud de Londres qu’est née cette notion, à la faveur des travaux d’une pionnière, Cicely Saunders (1918-2005). En 1948, cette dernière, d’abord travailleuse sociale, fait la rencontre d’un émigré juif polonais en fin de vie, David Tasma, à l’Archway hôpital dont elle est aumônière. Une relation spirituelle intense se noue entre eux et ils rêvent ensemble d’une maison où les mourants pourraient trouver la paix dans leurs derniers jours.

Après la mort de David Tasma, et alors que sa foi, née d’une conversion radicale un an plus tôt, la pousse également à s’engager comme bénévole au St Luke’s Hospital dans le nord de Londres, Cicely Saunders aspire à travailler en étroite collaboration avec les patients. À l’époque, le désarroi est grand dans les hôpitaux face aux douleurs parfois insupportables des mourants que l’on ne sait prendre en charge. Bien souvent, la seule solution est de « déconnecter », comme on dit à l’époque, à coups de cocktails lytiques.

« The total pain »

Son diplôme en poche, Cicely Saunders étudie la gestion de la douleur dans la maladie incurable et travaille en parallèle au St Joseph’s Hospital, un établissement pour les mourants pauvres de Baywater, dirigé par des religieuses catholiques. Elle préconise une diminution progressive des traitements curatifs au profit de soins destinés à améliorer le confort et la qualité de vie du patient à partir du moment où les médecins excluent toute guérison. « J’ai pris conscience, en écoutant les malades, que je percevais quelque chose de leur capacité à faire de cette partie de leur vie une réussite », expliquait celle qui a poussé son équipe à utiliser de la morphine à titre préventif afin d’alléger les souffrances en phase terminale.

L’idée est de soulager la souffrance physique mais aussi psychique, sociale et spirituelle, autrement dit « the total pain », la douleur totale. Elle écrit six articles sur le soin des mourants dans Nursing Times en 1959 qui seront favorablement revus dans le Lancet et travaille à un projet de structure dédiée aux soins palliatifs.

Ce sera l’hospice Saint-Christopher, du nom du patron des voyageurs, fondé à Sydenham, au sud-ouest de Londres en 1967. À l’origine, elle pensait en faire une communauté anglicane mais choisit finalement de créer un établissement multiconfessionnel, ouvert à tous.

Des étudiants français s’en inspireront

Le concept des soins palliatifs va ensuite se diffuser dans d’autres pays, notamment au Canada où un chirurgien, Balfour Mount, fonde la première chaire d’enseignement des soins palliatifs. Il arrive en France précisément via des étudiants en médecine du centre Laennec, qui effectuent un voyage d’étude à Saint-Christopher et diffusent, au retour, l’idée qu’il faut prendre en charge autrement la fin de vie.

Après les travaux de Dame Cicely, qui fut décorée de l’Ordre de l’Empire britannique en 1979, les hospices se sont développés en Grande-Bretagne, comme des institutions indépendantes marquées par une éthique chrétienne.

Ils sont aujourd’hui laïques et ouverts à tous, même si beaucoup, comme Saint-Christopher, Sainte-Marie à Birmingham ou Sainte-Anne à Manchester et bien d’autres, conservent leur nom religieux d’origine.

Ils accueillent actuellement 200 000 patients en phase terminale. Environ 125 000 personnes servent comme volontaires dans les hospices britanniques.

Céline Hoyeau

On voit le résultat en France...
Allez vous faire foutre...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   19.03.17 14:20

Etrange, le fait que des croyants ne soient pas pressés d'aller au paradis ou enfer !
A la veille de la mort, pourquoi vouloir attendre quelques heures, quelques jours, quelques nuits, quelques semaines ?
au cas où le purgatoire existe, ce lieu est une attente
la vie tout court pour certains et certaines est déjà une attente
alors je ne comprends pas cette quasi obligation d'attendre
si on veut attendre soi-même, pourquoi imposer cette attente aux autres ?
D'autant plus qu'on connaît les non-dits quand quelqu'un va mourir... ...
Non-dits prévus en général.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   19.03.17 15:29

au nom de quoi je serais l'otage des cathos pro-vie ?
personne vient me chercher le dimanche matin pour m'accompagner à l' église
52 dimanche par an
L'Admin refuse d'être un cobaye pour soulager la mauvaise conscience des uns et des autres à ses derniers instants !
Refus noble et digne d'être le joujou des traditionnalistes, progressistes, intégristes et patati et patata ... ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   18.06.17 11:40

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 8:46


Suicide assisté et sacrements: 'Le Christ n'a jamais abandonné quiconque'

20.06.2017 par Maurice Page


Pour le Frère dominicain Michel Fontaine, théologien et soignant, l’assistance au suicide est une très mauvaise réponse à une vraie question, celle de la fin de vie. Ce qui ne l’empêche pas de penser qu’un aumônier peut et doit accompagner une personne candidate au suicide qui en ferait la demande. Il doit accepter d’entrer dans une ‘zone grise’. ‘Le Christ n’a jamais abandonné quiconque’, souligne-t-il.

Face à la problématique de l’assistance au suicide, la Commission de bioéthique de la Conférence des évêques suisses a décidé de mener une réflexion sur la question de l’accompagnement pastoral des personnes qui envisagent le suicide assisté. Le travail, confié à une sous-commission, a duré environ un an. Le groupe formé de trois personnes, dont le dominicain de Genève Michel Fontaine, a soumis ses propositions à la commission de bioéthique. Le résultat devrait être remis à la Conférence des évêques suisses en principe au mois de septembre. La CES se prononcera sur le contenu et décidera enfin de la date et de la forme de la publication. Le Frère Michel Fontaine a livré à cath.ch quelques réflexions personnelles sur ce sujet.

La question de l’assistance au suicide interpelle notre société contemporaine.
Frère Michel Fontaine: Comme théologien et comme soignant, j’estime que l’assistance au suicide est une très mauvaise réponse à une vraie question, celle de la fin de vie. Elle touche l’anthropologie et la sociologie de la mort. Quelles que soient nos références religieuses, une société se doit d’encourager d’autres réponses que celle du suicide assisté, telle que la démarche des soins palliatifs qui propose d’accompagner la vie jusqu’à sa fin dans le respect de la dignité humaine.


“Tout à coup la porte se ferme, le soignant est dehors”

Aujourd’hui, la mort a été renvoyée à la sphère strictement individuelle. Sa dimension sociale est occultée. Un des nœuds de la question n’est-il pas là?
Nous avons basculé vers un individualisme exacerbé. Il est naturel que le primat de l’autonomie du sujet domine. On ne se pose même plus la question de l’impact sur les autres et la société. La mort touche bien plus de gens que la personne qui est en train de mourir. Elle concerne la famille, les proches, l’environnement, la société. C’est aussi une perturbation forte pour les soignants et même pour le personnel administratif des EMS ou autres. Dans le suicide assisté, il y a quelque chose d’inabouti, l’accompagnement n’a pas été finalisé. Une rupture fondamentale se produit dans le continuum des soins. Tout à coup la porte se ferme, le soignant est dehors. Le patient absorbe la potion létale et agonise. Cette parenthèse déstabilise totalement la démarche d’humanité et du ‘prendre soin de l’autre’ jusqu’au dernier moment de sa vie. Même si sur le plan personnel on respecte la volonté de l’individu, l’impact est énorme pour les autres.

Dans notre société suisse, n’y a-t-il pas un paradoxe entre l’important effort de prévention du suicide et l’autorisation du suicide assisté?
Nos sociétés font tout pour essayer de prévenir le suicide. Tout un ensemble de mesures sont mises en place pour l’éviter. Lorsqu’une personne risque d’attenter à ses jours, on essaie d’anticiper les événements. On entend le cri de la personne, on ne démissionne pas. Dans le cas du suicide assisté, c’est presque l’inverse. Dès que, dans un service, on connaît la décision d’une personne de recourir au suicide, il est pratiquement impossible d’entrer en discussion avec elle. Les soignants sont déstabilisés et la hiérarchie dit “c’est la décision de cette personne, vous n’avez pas à intervenir”. Je trouve que c’est une démission non seulement sur le plan humain mais aussi sur le plan de la responsabilité du soignant, dans la mesure où soigner c’est accompagner les grands passages de la vie.

La sous-commission bioéthique de la CES a donc réfléchi à la question de l’accompagnement spirituel des personnes qui ont fait une demande de suicide assisté.
Nous entendons en effet de plus en plus les interpellations d’aumôniers confrontés à ce genre de situations. Comment faire pour y être le plus attentifs possible? La Conférence des évêques suisses prend ainsi au sérieux une pastorale complexe qui se passe sur le terrain et dans la relation personnelle..

Votre démarche est donc essentiellement pastorale.
Il ne s’agit pas de la production d’un texte de type magistériel ou catéchétique pour rappeler les grands principes dogmatiques. Nous ne voulons pas les mettre de côté, mais plutôt éviter l’alternative du ‘ou bien – ou bien’ pour entrer dans une démarche ‘et – et’. En travaillant sur la singularité des situations, nous pouvons ainsi avancer avec l’autre, progressivement en prenant en compte la complexité de la situation.

Comment cet accompagnement peut-il se concevoir?
Ce type d’accompagnement ne peut s’établir que dans la temporalité, dans la durée. On ne saurait en aucun cas se limiter à la seule célébration du sacrement des malades. Concrètement, nous entrons en matière si une personne nous approche en déclarant avoir adhéré à une association d’assistance au suicide. L’aumônier doit être capable d’entendre sans jugement. Dans le respect de la personne, il faut d’abord comprendre avec elle pourquoi elle a effectué cette démarche. Souvent, s’inscrire à Exit signifie vouloir se préserver d’une fin dans la souffrance et la solitude: c’est comme une pseudo-assurance. Ce qui est tout de même assez éloigné de la question du suicide en soi. En ce sens, il est utile de rappeler que les ‘directives anticipées de fin de vie’ ne peuvent pas prévoir l’assistance au suicide.


Justice et Paix s’interroge sur le suicide assisté (illustration J+P)

Cette première démarche, grâce à cette écoute et cette pédagogie du pas à pas, permet assez souvent de ‘désamorcer’ le processus du suicide. Si la personne persiste ou évolue peu à peu vers l’acceptation de l’idée du suicide, l’accompagnement ne doit pas pour autant cesser. Il ne faut pas couper les ponts. Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour rester proches et ne pas démissionner devant la réalité du suicide, même si elle nous met mal à l’aise et nous déstabilise. Il est important de rappeler que la conscience est comme un sanctuaire inviolable.

Comment agir lorsque des personnes engagées dans cette démarche demandent le sacrement des malades?
Nous devons développer une réflexion théologique et pastorale dans le respect d’une certaine gradualité, autrement dit, une approche progressive dans l’espérance bien sûr de faire émerger une nouvelle dynamique qui permet d’accompagner la vie jusqu’à la mort. Si, sur ce chemin très souvent ‘clair-obscur’, la personne demande la grâce du pardon parce qu’elle est consciente de sa fragilité, de ses limites, au nom de qui et de quoi pourrions-nous la lui refuser? Nous ne savons pas ce qui se passe au plus profond d’elle-même. Il se peut en effet, que dans un temps qui échappe autant à elle qu’à nous, sa demande resurgisse de prendre la potion létale. L’accompagnement, si la personne continue à le demander, reste toujours ouvert. La temporalité de ce processus est imprévisible. Une seule exigence nous incombe: être disponible. N’avons-nous pas à prendre en compte la réalité de cette incertitude fondamentale qui vient creuser toute fin de vie, quelle qu’elle soit ? Le sacrement des malades, comme celui de la réconciliation, est le lieu de la grâce où la personne doit se sentir entendue, écoutée, reconnue et portée par une confiance, celle que Dieu lui fait au plus profond de son humanité. C’est là que se réalise le mystère du sacrement.


“Pas de schéma standard ou de protocole”

Il est vrai que la situation demande à l’aumônier d’entrer dans une zone grise dans laquelle il ne faut pas avoir peur de se laisser conduire ‘jusque dans les méandres les plus secrets’ de l’autre. Nous sommes incapables de mesurer les conséquences de notre écoute et de notre présence: elles peuvent être l’ouverture à une décision différente.

La question de la cohérence avec la foi catholique et avec le sens d’un sacrement se pose tout de même.
Il s’agit à la fois de montrer l’importance de cette cohérence tout en tenant compte de la fragilité humaine d’une personne confrontée à sa propre fin et effrayée par la mort. Nous ne pouvons donc pas proposer un schéma standard ou satisfaire à un protocole établi à l’avance. On reste dans la singularité déjà évoquée et on laisse l’aumônier maître de sa décision quant à la manière de vivre cet accompagnement.

Comme dans tout accompagnement spirituel, la démarche de cohérence et de vérité concerne autant l’aumônier que la personne. Quelqu’un qui demande la grâce du pardon se trouve probablement à un point nodal de son existence. Il cherche à redécouvrir comment le Seigneur peut encore être présent dans sa vie et comment retrouver l’espérance et la force. C’est là aussi toute l’importance de la temporalité.

Sans critères de jugement objectifs, l’aumônier peut être en difficulté.
La difficulté est déjà là au moment où il commence à accompagner une personne en fin de vie indépendamment de la problématique du suicide assisté. Un aumônier qui sent que les choses sont trop difficiles pour lui doit pouvoir le partager, soit dans une équipe, soit avec un référent. Mais je pense qu’il y a encore plus de mal à proposer une grille ou un algorythme, recette inapte à absorber la globalité complexe d’une telle situation.


“Il m’apparaît essentiel de rester très humble”

Jusqu’ou peut-on accompagner une personne qui maintient sa décision de se suicider?
L’enjeu fondamental est de ne pas abandonner les personnes, même dans des choix qui sont contraires à l’enseignement de l’Eglise. Le Christ n’a jamais abandonné quiconque. Nous avons souvent l’expérience de personnes qui meurent naturellement avant de faire le geste du suicide. Selon mon hypothèse, mais qui est assez bien vérifiée, dès qu’une personne se sait reconnue, entendue, écoutée dans sa propre vérité, sans jugement, un processus de libération se met en route et aboutit à accepter de lâcher prise et de mourir naturellement. Elle a pu, peut-être inconsciemment, évacuer, exorciser ce choix qu’elle avait fait de vouloir se suicider. En tout cela, il m’apparaît essentiel de rester très humble.

Un aumônier peut-il être présent au moment où la personne va absorber la potion létale?
Je ne me suis jamais trouvé dans une telle situation. Mais personnellement, je peux imaginer que je puisse être présent, sans pour autant cautionner l’acte. Il faudrait que cela soit une personne que j’aie pu accompagner un certain temps, que je connaisse assez bien et qui me demande d’être là. Je m’assurerais aussi que l’environnement soit informé du pourquoi je suis présent et du fait que je ne soutiens en aucun cas l’acte du suicide. Entre le oui et le non, il y a peut-être une troisième voie, celle de la présence qui dépasse tout discours, parce que je suis convaincu que là, le Christ est présent et pleure devant la mort de cette personne. L’un des maîtres-mots est la vérité avec la personne, avec les gens qui l’entourent et avec soi-même. Mais par exemple donner l’eucharistie à ce moment-là me paraît impensable. C’est une ligne rouge infranchissable.

Bien évidemment, aucun aumônier ni agent pastoral ne doit se sentir contraint d’aller au-delà de ce que lui-même peut supporter: il importe d’aller le plus loin possible.

Une telle attitude risque de laisser entendre aux soignants et à la société en général que l’Eglise admet l’assistance au suicide. On pourrait dire: “une personne a demandé l’assistance au suicide, appelons l’aumônier.”
Nous sommes effectivement dans une zone grise et pleine d’ambiguités. En éthique, nous sommes de plus en plus appelés à entrer dans ces zones, en raison notamment de l’injustice primordiale qu’est l’aide médicalisée au suicide, qui met tout le monde dans l’embarras. C’est une illusion de penser qu’il y a une transparence. Comment pouvons-nous témoigner non seulement de notre foi, mais d’une forme d’humanisation qui transfigure les mots jusqu’aux situations extrêmes ?


Le suicide assisté ou l’euthanasie pourraient rendre impossible la célébration de funérailles chrétiennes, selon les évêques canadiens (Photo: Pixabay)

Encore une fois, nous sommes dans une pastorale de terrain où il faut tenir ensemble une position de principe sans ambiguïté et la complexité des situations humaines. Face à cette tension, les sciences humaines viennent nous montrer qu’il y a un possible travail d’enrichissement, d’articulation, d’approfondissement de notre intelligence de la foi. La notion de complexité est fondamentale ici. Dans l’exhortation apostolique Amoris laetitia, nous voyons bien que le pape François avance en essayant de tenir les deux positions. Nous devons tenir que le suicide reste un refus d’amour à l’égard de Dieu, qui nous a créé, tout en accompagnant les personnes qui vont jusqu’au terme de leur démarche.

Dans leurs récentes directives, les évêques canadiens envisagent le refus des funérailles catholiques pour les personnes qui auraient eu recours au suicide assisté ou à l’euthanasie.
Depuis Vatican II et le droit canon de 1983, les suicidés ne sont plus exclus des obsèques catholiques. Je ne sais pas quel argument permettrait de refuser un temps de recueillement, de prières et des funérailles à l’église. En outre pour des personnes qui ne veulent rien avoir à faire avec l’Eglise, on peut organiser des obsèques civiles, auxquelles un prêtre ou un aumônier peut assister. Les funérailles ne sont pas un sacrement. Il faut aussi tenir compte de la dimension familiale et communautaire et de la souffrance des vivants qui doivent intégrer le drame d’un suicide. Comment ne pas accueillir de vivre avec ces personnes ce moment souvent particulièrement difficile ? Prononcer des prières pour ses ennemis est précisément une spécificité chrétienne. C’est la force de l’Evangile bien au-delà de la convenance sociale. (cath.ch/mp)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 9:44

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.06.17 9:57

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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   29.06.17 19:13

Un Nordiste catholique se bat pour l’euthanasie, qui n’a « rien d’un assassinat »

Philippe Catteau, originaire du Nord, publie « Je n’ai pas tué mon père. Euthanasie : en finir avec l’hypocrisie ». Car pour le fils du fondateur des magasins Cedico, ce geste, loin d’être un assassinat, « est un acte d’amour ».

Par  Isabelle Ellender | Publié le 21/06/2017
 
Philippe Catteau est président de Catinvest, une foncière privée, à Paris.

Bernard Catteau était un patriarche. Habitant d’Aire-sur-la-Lys (où vit encore une bonne partie de la famille), il fut le fondateur de la chaîne de magasins Cédico (3 500 salariés, avant que la chaîne ne soit revendue au groupe Carrefour). Mais à la fin de sa vie, à cause d’un cancer du sang, les souffrances étaient devenues insupportables. «  Et c’était une douleur supplémentaire pour lui et nous, ses proches, de constater que le corps finirait par dominer cet esprit pourtant si fort  », se souvient son fils Philippe.
Qu’a fait Philippe Catteau pour abréger la fin de vie de son père, fondateur des grands magasins Cédico ? Lui a-t-il administré un sédatif puissant ? L’a-t-il accompagné en Belgique pour un suicide assisté ? A-t-il été témoin de sa mort lente, conforme à la loi de février 2016 (on « débranche » le malade en fin de vie, on arrête l’hydratation et la nutrition) ? Chacun des trois scénarios de Je n’ai pas tué mon père est aussi plausible que terrifiant. Et le procès, basé sur l’histoire vraie d’un octogénaire poursuivi en justice pour avoir aidé sa femme à mourir, fait froid dans le dos. La vérité, écrit le chef d’entreprise, «  restera à jamais un secret de famille  ». Ce n’est pas l’essentiel du propos.

Contre les lois Léonetti

Philippe Catteau se bat contre la loi Léonetti, qui a pénalisé l’injection de morphine en 2005, et la loi Léonetti-Clayes de 2016, «  la pire des hypocrisies  », «  insupportable pour les proches qui voient l’être aimé se décomposer et en sont réduits à un combat abject imposé par ceux qui nous gouvernent ».
L’homme, cela peut surprendre, est catholique. «  Pour moi, l’euthanasie n’a rien d’un assassinat, c’est au contraire un acte d’amour. La plupart des catholiques sont pour, d’ailleurs ! On dit que seul Dieu peut reprendre la vie qu’il a donnée. Mais la vie, dans ces cas-là, est déjà reprise, par la maladie… Ce que je demande, par mon livre (1), par la pétition que j’ai lancée (2), c’est la possibilité du suicide assisté, quand le patient a encore toute sa conscience et qu’il peut faire le geste. Quand il est inconscient, qu’on puisse suivre ses directives s’il en laisse. Sinon, que la famille puisse décider.  »
À ceux qui craignent les dérives, l’auteur de Je n’ai pas tué mon père rétorque que, dans les pays où l’euthanasie est légale (Belgique, Luxembourg, Suisse, Pays-Bas, etc.), «  seuls 4 % des gens l’utilisent, il n’y a pas d’excès. C’est juste une sorte d’assurance contre les douleurs insupportables et la déchéance.  »
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   19.09.17 18:21

Relance du débat sur la fin de vie

© 2017 - P. RAZZO / CIRIC - P. Bruno Saintôt


Le député La République En Marche Jean-Louis Touraine a déposé un texte qui s'inscrit dans le débat sur la fin de vie. Le Père Bruno Saintôt s'exprime à ce sujet.


Moins de deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti instaurant un droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale, un nouveau texte sur la fin de vie sera-t-il débattu d’ici à la fin du quinquennat ?

La forte médiatisation de l’affaire d’Anne Bert, cette femme de 59 ans atteinte de la maladie de Charcot qui a choisi de partir mourir en Belgique, relance le débat.

Au ministère de la santé, on assure que le sujet n’est pas à l’ordre du jour. Pourtant, le député La République en Marche, Jean-Louis Touraine, a déposé un texte visant à permettre à un patient « en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable » de demander à un collège de trois médecins un geste actif pour mettre fin à sa vie.

Nouvelle étape ou proposition sans suite?

Alors, doit-on y voir une nouvelle étape vers la légalisation de l’euthanasie ? Pour le Père Bruno Saintôt, responsable du département éthique biomédicale du Centre Sèvres, les dépôts de propositions de loi sont nombreux, et cela ne devrait pas infléchir grandement la position actuelle.

La loi Claeys-Leonetti propose une "sédation profonde", dans les situations douloureuses. C'est une "altération de la conscience", jusqu'à la mort, souligne le Père Bruno Saintôt. En revanche, ce qui serait important serait le "franchissement d'un interdit fondamental : celui de donner la mort, quand bien même ce serait à la demande expresse d'une personne en fin de vie."

La position de l'Eglise catholique à ce sujet n'est autre que la défense de la vie, de son commencement à sa fin. Elle encourage aussi les soins palliatifs.

A noter que le texte de Jean-Louis Touraine a été cosigné par 53 autres députés, principalement d’En marche ! avec aussi quelques socialistes ou radicaux de gauche.

https://rcf.fr/actualite/relance-du-debat-sur-la-fin-de-vie
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   20.09.17 17:04

Père Bruno Saintôt, jésuite : "Accueillons la fin de vie au lieu de l’affronter"

 Le médecin doit prendre en compte la souffrance du patient en fin de vie mais aussi celle de son entourage, confronté à des incompréhensions.
Le médecin doit prendre en compte la souffrance du patient en fin de vie mais aussi celle de son entourage, confronté à des incompréhensions. © Burger / Phanie  

Le médecin doit prendre en compte la souffrance du patient en fin de vie mais aussi celle de son entourage, confronté à des incompréhensions.

Les parlementaires Jean Leonetti et Alain Claeys, chargés de la mission sur la fin de vie, s’apprêtent à remettre leurs conclusions au gouvernement. Elles devraient aboutir à un texte de loi. Le P. jésuite Bruno Saintôt, responsable du département Éthique biomédicale du Centre Sèvres, décrypte les enjeux qui en découlent.

Dossier Fin de vie : quelle société voulons-nous ?  

Créé le 04/12/2014 Publié par : Laurence Valentini
Édité par : Aurore Hautbois et Estelle Couvercelle
Publié dans Pèlerin: n°6888, du 4 décembre 2014

Pèlerin. Le premier objectif donné aux parlementaires par le gouvernement concerne le développement des soins palliatifs. Sur ce point, plutôt consensuel, pensez-vous qu’il y a débat ?

Crédit photo : Jean-Marie Heidinger

P. Bruno Saintôt (photo ci-contre). Certes, tout le monde paraît d’accord pour développer les soins palliatifs. Encore faut-il savoir de quoi on parle. Selon l’opinion commune, ces soins sont entrepris quand il n’y a plus rien à faire, quand les soins curatifs sont devenus impuissants.

Mais il n’existe pas deux types de soins séparés : d’abord le curatif, ensuite le palliatif. Le soin devrait être global et continu. Le rapport « Penser solidairement la fin de vie » de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France insiste sur ce point. Il constate ainsi que la médecine anticipe mal les situations de mort. Cela aboutit à ce qu’elles soient confiées à “l’urgence” et que le passage du curatif au palliatif soit vécu comme un abandon.

Quel effet produit ce sentiment d’abandon sur le malade et ses proches ?
B. S. Il peut les pousser à réclamer que la mort vienne plus vite : « Faites que cela ne dure pas ! » Et, puisque la médecine curative ne peut plus rien, on risque de lui demander de réaliser ce qu’elle pourrait encore accomplir ultimement : faire venir la mort.

Comment définir alors les soins palliatifs ?
B. S. Selon la loi, les soins palliatifs sont des soins actifs et continus, pratiqués par des équipes interdisciplinaires, en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, sauvegarder la dignité de la personne malade et soutenir son entourage.

Leur ambition est de ne pas rester confinés dans des services spécifiques mais d’irriguer tous les secteurs de l’hôpital. Il faut encore valoriser une conception globale mais unifiée : un seul soin, et deux dimensions. La dimension curative avec les actes médicaux techniques, et la seconde dimension, qui relève du soin global de la personne, sur les plans physique, psychologique, spirituel, familial et social.

Les parlementaires proposent aussi une meilleure prise en compte des directives anticipées. De quoi s’agit-il ?
B. S. Les directives anticipées existent depuis la loi Leonetti de 2005. Il s’agit d’un document daté, signé, par lequel une personne donne ses consignes sur les formes de traitements qu’elle refuserait de recevoir en cas d’accident ou de maladie.

La loi du 4 mars 2002 précise bien qu’aucun acte médical ne peut être pratiqué sans le consentement du malade. Mais il faut sortir d’une simple opposition des volontés.

Le médecin n’impose pas son choix mais il n’est pas non plus convoqué pour exécuter toutes les volontés du malade. Comme le dit la loi, le malade prend les décisions le concernant avec le professionnel de santé. Et si la personne n’est plus consciente, la procédure devient collégiale, en fonction de ce que l’on sait de ses désirs, avec l’avis de la personne de confiance, de l’équipe médicale, des proches…

Actuellement le médecin n’est pas contraint par ces avis. Mieux organiser le recueil des directives anticipées me semble une très bonne chose car cela va permettre une ouverture de la parole. Il va falloir parler de la mort, de la manière de l’accompagner, s’interroger sur ce qui se passe en fin de vie. C’est une belle occasion que nous ne devons pas manquer, sur les plans individuel, familial et collectif.

Un critère a cependant été ajouté dans le projet de loi : celui de rendre ces directives « opposables ». Le médecin sera alors obligé de les suivre. Quelles en seront les conséquences ?
B. S. Tout dépendra de la manière dont les législateurs vont formuler leur texte ! L’opposabilité maximale transformerait le médecin en prestataire au service de la volonté du patient, encourant des poursuites judiciaires s’il ne lui obéit pas.

Même en cas de transgression de l’interdit, de provoquer délibérément la mort. Aller dans ce sens bouleverserait l’engagement soignant tel qu’il est compris et vécu jusqu’à présent.

Mais le patient a le droit de savoir pourquoi le médecin refuse d’accéder à ses volontés…
B. S. Il me paraîtrait souhaitable que le médecin s’explique aussi s’il refusait de suivre les directives d’un malade ne pouvant exprimer sa volonté. L’idéal serait qu’il conserve la responsabilité de la décision dans un cadre éthique et juridique réaffirmé. Seul ce cadre peut réguler les volontés et les désirs.

Pour pouvoir suivre les directives, il faudrait aussi qu’elles soient accessibles et suffisamment précises. Un travail technique et pédagogique est nécessaire.

Le troisième objectif soulève une autre question éthique : à quelles conditions et dans quelles circonstances peut-on apaiser la souffrance jusqu’à éventuellement abréger la vie ? Va-t-on vers une légalisation de l’euthanasie ?
B. S. Jusqu’à présent, l’euthanasie demeure interdite. Pour soulager les souffrances réfractaires, on peut utiliser la sédation profonde qui plonge le patient dans une sorte de coma.

Dans certaines conditions, en phase terminale, elle peut être prolongée jusqu’à la fin de vie. Cela suppose que tous les autres moyens ont été épuisés. Mais cette sédation bien conduite ne provoque pas la mort, ni ne la précipite.

La loi va-t-elle désormais permettre qu’une sédation ait également pour but d’“accélérer” la survenue de la mort ? Si c’était le cas, comme cela semble se dessiner, on entrerait dans une forme d’euthanasie qui serait masquée par le terme sédation.

Mais c’est bien de cela dont il est question : accomplir un acte dont l’objectif est de provoquer la mort avec l’intention de soulager une souffrance jugée insupportable. Certains pourraient dire : « on ne veut pas donner la mort mais raccourcir le temps d’attente. »

Ce temps de la mort qui dure dérange les malades, les proches… N’est-il pas légitime qu’ils désirent que cela « s’arrête » ? Ce sont des mots que les médecins entendent souvent…
B. S. Bien sûr que ce temps peut déranger ! Les malades et les familles l’éprouvent et le disent. Faut-il pour autant autoriser une « accélération » de la survenue de la mort ? Ni trop rapide pour ne pas avoir le sentiment de la provoquer, ni trop lente pour qu’elle ne soit pas jugée insupportable ? Je ne le crois pas. Un interdit fondamental du soin serait levé.

De plus, une telle législation aurait forcément des conséquences sur la conception du soin et sur l’engagement des soignants. Pourquoi rechercher les meilleurs soins, alors qu’il serait possible d’en finir rapidement ? D’un côté, la société demanderait aux médecins de soutenir le vouloir vivre et d’attester que chaque vie a du prix et mérite d’être vécue – elle lutterait contre le suicide des jeunes et des vieillards – et, d’un autre côté, elle demanderait aux médecins d’en finir rapidement quand une personne ne supporterait plus son état ? C’est contradictoire.

Parfois, c’est au nom de leur dignité que les malades demandent à disparaître…
B. S. Mais tout le monde veut mourir dans la dignité et les soignants œuvrent dans ce sens auprès des malades en fin de vie ! Deux conceptions de la dignité continuent de s’affronter.

La dignité fondamentale, inhérente à tout être humain, selon la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Indissoluble, inaltérable, elle est attachée à la personne quel que soit son état. A charge pour les proches, les soignants, la société, de l’honorer par le respect, les soins appropriés, l’attention à la souffrance, etc.

Que dit l’autre conception de la dignité ?
B. S. Que la dignité est relative à la valeur que l’individu s’attribue lui-même. Mais cette perception de sa propre valeur est forcément changeante ; elle se trouve altérée par la maladie et la vieillesse, et parfois par le regard d’autrui.

Il faut prendre en compte ce sentiment de la personne de ne plus se trouver digne, mais cela ne signifie pas qu’elle a perdu sa dignité. Et la société ne doit pas s’habituer à ce que des personnes soient supprimées, ou se suppriment, parce qu’elles se jugent sans valeur, ou parce qu’elles le veulent !

C’est un problème éthique et politique. Quelle valeur donnons-nous à la vie des plus faibles, des personnes gravement handicapées, à des vies qui se jugent ne servir « à rien» ? Une vie doit-elle forcément être utile à « quelque chose » ?

Dans ce débat et face à la grande souffrance des malades en fin de vie, quels peuvent être le rôle, le message et la place des chrétiens ?
B. S. Saisissons cette occasion pour parler de tout ce qui nous maintient en vie, et donne du sens et de la valeur à notre existence devant l’épreuve de la mort. Les directives anticipées sont une chance de réapprendre un discours sur la mort. C’est trop souvent un sujet tabou, même pour les chrétiens.

Travaillons à accueillir la fin de vie, non pas dans l’affrontement et l’acharnement, mais en l’humanisant. Le « soin » n’est pas seulement une prestation technique mais la façon dont les humains se tiennent solidairement dans l’épreuve de la maladie et de la mort. Par leur espérance, les chrétiens peuvent contribuer à valoriser cette nécessaire solidarité et réfléchir à la société que nous voulons.

Comme soignants ou bénévoles, ils sont très investis auprès des malades. Ils déploient des trésors d’humanité. Cette mobilisation permet à l’église de porter une parole qui n’aurait que peu de sens sans leur présence sur le terrain. Merci à eux !

http://www.pelerin.com/A-la-une/Fin-de-vie-quelle-societe-voulons-nous/Fin-de-vie-un-debat-de-societe/Pere-Bruno-Saintot-jesuite-Accueillons-la-fin-de-vie-au-lieu-de-l-affronter?&xtmc=mots_coupes&xtcr=707
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   20.09.17 17:23

P. Bruno Saintôt : « La fin de vie, la mort ne sont pas que des problèmes à "gérer" »

Recueilli par Marine Lamoureux, le 20/02/2017 à 18h00

P. Bruno Saintôt, sj, est responsable du département éthique biomédicale du Centre Sèvres, à Paris. Il insiste sur l’importance d’adosser le droit aux directives ou la sédation à un véritable accompagnement de la vulnérabilité.

Le ministère de la santé a lancé lundi 20 février une campagne d’information sur la fin de vie pour mieux faire connaître la loi aux Français.

La Croix : Que pensez-vous de la campagne sur les directives anticipées du gouvernement ?

Bruno Saintôt : On ne peut que s’en réjouir car il y a un vrai besoin d’informer la population : d’après une récente étude de l’Ifop (1), 62 % des Français n’ont jamais entendu parler de la loi sur la fin de vie, votée il y a plus d’un an. Je trouve positif que le ministère insiste sur la nécessité de « parler » de la fin de vie : au-delà de l’information technique, il est en effet décisif que chacun parle de ce sujet et partage ses souhaits et préoccupations en famille, avec son médecin, dans un cadre religieux s’il le souhaite, etc. La fin de vie, la mort ne sont pas que des problèmes à « gérer ».

À lire : Les Français mal informés sur la fin de vie

Je regrette simplement que les récents communiqués du ministère soient principalement axés sur les « nouveaux droits » en privilégiant un discours de la maîtrise et de l’autonomie, au détriment d’autres enjeux majeurs pour le soin.

Lesquels ?

B. S : La vulnérabilité du patient, ses souffrances physiques et morales, la solitude, la solidarité dans le soin par les équipes médicales et les proches, etc. Un discours uniquement axé sur la maîtrise néglige cette expérience fondamentale de l’accompagnement : face à la maladie, face à la mort, nous nous en remettons à d’autres pour prendre soin de nous. À mon sens, il manque une articulation avec un discours sur les solidarités, qui aurait pu faire référence au plan de développement des soins palliatifs, à la prise en charge de la vieillesse, aux aidants, etc. L’autonomie du patient n’est possible que dans cette perspective, autrement dit, ces nouveaux droits impliquent une société solidaire.

Quel bilan peut-on tirer de la nouvelle loi ?

B. S : Pour le moment, un bilan très provisoire. Sur les directives, nous n’avons pas avancé : elles restent très mal connues du grand public. Quant aux médecins traitants, des relais très importants, ils ne sont pas suffisamment informés ou n’ont souvent pas le temps d’aborder ces questions avec leurs patients. D’où l’intérêt de la campagne présentée hier, mais aussi de celle lancée en décembre à destination des professionnels.

En ce qui concerne la sédation, un gros travail a été entrepris, notamment à la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, pour élaborer des recommandations de bonnes pratiques en détaillant les différentes formes de sédation et leurs usages. C’est un enjeu crucial : le danger serait de laisser croire que ce nouveau droit à la sédation est un droit généralisé à « dormir avant de mourir ». En réalité, la loi fixe des conditions strictes qui devront être précisées dans la pratique médicale.

Comment les chrétiens appréhendent-ils le texte aujourd’hui ?

B. S : Certains sont inquiets, estimant que la loi de 2016 n’est qu’un préalable tactique à une légalisation de l’euthanasie. Ils redoutent que ce droit à la sédation ne soit détourné ou jugé finalement inapplicable. D’autres, dont je suis, considèrent que ce texte est un défi positif pour mieux soigner, être plus à l’écoute des malades, affiner le traitement de la douleur, diffuser les bonnes pratiques, etc., avec pour barrière éthique le refus de l’euthanasie. Les positions nuancées sont toujours plus difficiles à faire comprendre. Cette approche implique aussi que les médecins soient bien formés au soulagement de la douleur et aux nuances de la loi.

À lire : Une campagne d’information sur la fin de vie

Que vous inspire la campagne présidentielle dans ce domaine ?

B. S : On peut regretter une certaine déficience dans les deux camps. À gauche, où la quasi-totalité des candidats proposent de légaliser l’euthanasie, l’approche est très libérale : plutôt que d’affronter collectivement la maladie et la mort, on privilégie les droits individuels sans les adosser à un discours sur la solidarité et la fraternité.

À droite, certes, on s’oppose à l’euthanasie, mais sans véritablement adosser ce refus à une politique sociale de la santé. Bref, des deux côtés de l’échiquier, la fin de vie est plutôt appréhendée de façon gestionnaire et technique que dans une démarche collective centrée sur le sens et les enjeux de la fraternité.

Recueilli par Marine Lamoureux
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   20.09.17 17:42

je ne pige pas
catholique veut dire universel
donc on devrait avoir TOUTES les options de mort en fin de vie
une mort à la carte.
le droit au choix du moment et de la manière du mourir en fin de vie.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   20.09.17 17:52

je n'ai même pas le choix à l'hôpital de souffrir pendant mon mourir, si je le veux
ce qui est extrêmement scandaleux ! ! !

ANGRY2 ANGRY AMEN
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   20.09.17 19:35

SI
la fin de vie et la mort sont à gérer
car l'héritage est à gérer, la place au cimetière est à gérer
ne parle-t-on pas de la gestion des paroisses ???
argument habituel qui excuse le non-accueil des P.H. ( Personnes Handicapées...à mobilité réduite, comme c'est facile d'utiliser les P.H. sans mobilité réduite en tant que servants de messe, disons les choses telles qu'elles sont ! ! ! ).
vous voudriez bien m'excuser, mais qu'elle est belle, la gestion financière des âmes du purgatoire !
vous n'y croyez plus ? c'est votre droit et votre choix ! alors laissez le droit au choix à vos concitoyens
( nous sommes ds une République ) à propos de la fin de vie et de la mort
à propos de gestion, j'ai assez fait de dons, c'était avant la loi Léonetti du 22 avril 2005
je ne donne plus rien à des gens obsédés par le palliativisme au point d'empêcher les autres de choisir le moment et la manière de leur mourir.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   03.10.17 11:35

une personne ayant une certaine place dans l'Eglise aurait dit que la nouvelle loi Léonetti- Claeys est une euthanasie déguisée, qu'on met six jours à mourir, que les chrétiens doivent accompagner jusqu'au bout...cette personne n'est pas claire, nette et précise comme tous les autres.
vous m'emmerdez et je vous emmerde.
Vous n'aurez plus aucun centime d'euro de ma part, plus rien,
que vous puissiez crever économiquement, tel est mon désir.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   03.10.17 11:48

La pédophilie et la fin de vie sont à mettre sur le même plan.
Il s'agit d'un viol, et d'un vol
le sexe et la mort, deux grands tabous.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   10.11.17 17:35

L’évêque d’Angoulême intègre un groupe de travail sur la bioéthique

A La Une / Charente / Angoulême /

Publié le 10/11/2017 à 15h59 par Olivier Sarazin avec AFP.

L’évêque d’Angoulême intègre un groupe de travail sur la bioéthique
Mgr Hervé Gosselin, évêque d'Angoulême, est médecin de formation et licencié en théologie morala ©️️Anne Lacaud

Mgr Hervé Gosselin et cinq autres évêques de France sont chargés de porter "une parole catholique réfléchie et argumentée" lors des États généraux de la bioéthique prévus en 2018.

Cette semaine lors de l’assemblée plénière des évêques de France réunie à Lourdes, Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême, a intégré un groupe de travail sur les questions de bioéthique.

Ce groupe, animé par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, est également constitué de quatre autres évêques, Michel Aupetit (Nanterre), Nicolas Brouwet (Tarbes et Lourdes), Olivier de Germay (Ajaccio) et Pierre-Antoine Bozo (Limoges), ainsi que "des experts". L’équipe est chargée de porter "une parole catholique réfléchie et argumentée" lors des États généraux de la bioéthique prévus en 2018. Ces Etats généraux, préalables à une possible révision des textes législatifs en 2019, sont destinés à prendre le pouls de la société sur des thématiques extrêmement sensibles comme la procréation médicalement assistée (PMA).

La Conférence des évêques de France est, on le sait, hostile à l’extension de la PMA aux femmes seules ou en couple lesbien, promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Elle est également opposée à une éventuelle évolution des lois en vigueur sur les questions de fin de vie pouvant mener au "suicide assisté".

"La parole de l’Eglise sur les questions de bioéthique doit être une parole claire et bien présente dans le débat public", a déclaré Mgr Hervé Gosselin, dans une interview de la web-tv du diocèse d’Angoulême. "Nous ne pouvons pas ne rien dire, rester silencieux", a-t-il ajouté.

Eviter les divisions de 2012 et 2013

"L’idée c’est que des arguments se confrontent, dans la sérénité. Je suis heureux que le gouvernement veuille un débat apaisé, je pense que notre société française a besoin qu’on construise non pas des barrières entre nous mais plutôt des ponts, et que nous soyons unis", a déclaré Mgr d’Ornellas à quelques journalistes à Lourdes.

"Nous pouvons être unis en accompagnant avec beaucoup de respect les personnes qui souffrent", a poursuivi l’archevêque de Rennes, allusion à des femmes n’ayant pas accès à la procréation. Mais "est-ce que la loi civile a pour mission d’apaiser toute souffrance ? C’est une vue de l’esprit, c’est une aseptisation de la société qui ne correspond pas à ce qu’est que le vivre-ensemble", a-t-il fait valoir.

Pour Mgr d’Ornellas, "si la société a pour roc le désir individuel", elle "ne peut qu’exploser, se fracturer, comme nous l’avons déjà expérimenté".


Hervé Gosselin lors de son ordination à Angoulême, en janvier 2016
Hervé Gosselin lors de son ordination à Angoulême, en janvier 2016 ©️️Crédit photo : Céline Levain


Le groupe de travail que Mgr Hervé Gosselin a intégré doit définir une méthode "afin que les catholiques puissent débattre entre eux […], qu’ils puissent être pris en compte et écoutés, sans jugement les uns sur les autres et dans un esprit évangélique", assure le communiqué final de l’assemblée des évêques.

L’épiscopat souhaite manifestement éviter les divisions, parfois vives, constatées parmi les catholiques lors des débats de 2012–2013 sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

La nomination de Mgr Hervé Gosselin au sein de ce groupe de travail sur les questions de bioéthique s’explique sans doute par son profil d’ancien médecin. L’évêque d’Angoulême est également licencié en théologie morale.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   10.11.17 17:45

je ne sais plus où j'en suis, voilà ce que vous avez fait de moi !
c'est comme si vous étiez sur une rive et moi de l'autre côté
alors que nous sommes en principe sur la même rive.
De quelle rive je parle ? rive gauche ou rive droite ?
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, et on manque de ponts !
année 2002 loi Kouchner
année 2003
année 2004
année 2005 loi Léonetti du 22 avril 2005
année 2006
année 2007
année 2008
année 2009
année 2010
année 2011 tentative de vote de trois propositions de lois sur un droit de mourir autrement
année 2012 proposition 21 sur le droit de mourir dans la dignité
année 2013
année 2014
année 2015
année 2016
année 2017
et patati et patata ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   21.11.17 22:18

Le Pape a dit ou/et le Pape a écrit...." ni acharnement, ni euthanasie "
mais le Pape est seulement le chef de l'Eglise catholique, pas protestante et orthodoxe
il n'est pas le chef des autres religions ! ! !
ah mais catholique signifie universel !
alors je ne sais plus, donc j'évite d'y penser !
" ni acharnement, ni euthanasie ", seulement on met le curseur là où on veut ( ou  là où on peut ).


"Le pape François souhaite un débat « serein » sur la fin de vie"..
est-ce possible ? on  aurait voulu que ce soit possible, mais force est de constater le contraire. Plus on essaie de faire comme si c'était serein, et moins çà l'est. Il y a un certain plaisir dans la bagarre ! a-t-on le droit de jouer avec la mort ? si oui, on peut jouer avec la souffrance, excellent remède gratuit avec toutefois quelques effets secondaires... éphémères ???
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   10.12.17 15:33

après avoir financé le Purgatoire, l'Eglise catholique finance les soins palliatifs ...
et çà fonctionne ... ( encore ... ).
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MessageSujet: De quoi se mêle l'Eglise ?   07.01.18 16:01



De quoi se mêle cette Eglise ? cette Eglise de Versailles, dans les Yvelines, en Ile-de-France ... ... ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   09.01.18 17:17

Le Pape François dénonce les « formes subtiles d’atteintes à la vie »
synthèse de presse bioéthique

09 Janvier 2018 
Lors de ses vœux de Nouvel An devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, le pape François a mis en garde contre les formes « subtiles » d’atteinte du droit à la vie  et contre « des conceptions controversées des droits humains ». Soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations unies, « il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés », a-t-il déclaré. En premier lieu, les atteintes aux droits « à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine », qui peuvent prendre « des formes plus subtiles » que « la guerre ou la violence ». Il a cité les « enfants innocents, rejetés avant même de naître ; non voulus parfois uniquement parce qu’ils sont malades ou malformés, ou à cause de l’égoïsme des adultes », les personnes âgées « bien des fois rejetées, surtout si elles sont malades, car considérées comme un poids », les femmes qui subissent violences et abus et les « victimes de la traite des personnes ». Suite « aux bouleversements sociaux de 1968, « l’interprétation de certains droits s’est progressivement modifiée, de façon à inclure une multiplicité de ‘nouveaux droits, souvent en contradiction entre eux » a fait remarquer le pape.

Sources: 
Zenit, Anne Kurian (08/01/2018)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   24.02.18 16:26

Faire appel à un protestant, le Pr Didier Sicard, et à la communauté des Diaconesses, religieuses protestantes qui gèrent des établissements de soins palliatifs, pour s'agenouiller devant des cathos bien à droite, faut le faire tout de même !
De quoi avoir envie de dégueuler dans les urnes électorales. De quoi avoir envie de cracher devant l'entrée d'une église
Plus digne mon mépris, plus digne ma vie.
(quand on sait que " la Marche pour la Vie" est faite pour rassembler traditionnalistes et progressistes afin de faire des victimes et des otages...)
Amen amen amen
amen
je rappelle que la proposition 21 de F.H. était le 1er article d'une loi de Manuel Valls en 2009 sur le droit de mourir dans la dignité
Emmanuel Macron est un pauvre con
Vive la France et vive la République
Eglise, je te hais
France, je te hais
Merci aux islamistes qui n'ont pas " parlé la mort", grâce à eux, nous avons " vécu la mort", un passage étrange des paroles aux actes.
Je ne pensais pas écrire un jour de telles choses, j'y suis obligée...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.03.18 19:26

Mgr Aupetit : « Qu’est ce qui nous fait progresser en humanité ? »
synthèse de presse bioéthique
21 Février 2018  Loi de bioéthique

Monseigneur Michel Aupetit, nouvel archevêque de Paris, a répondu aux questions du magazine La Vie à propos de bioéthique. Les états généraux de la bioéthique sont une occasion toute particulière pour l’Eglise : « même si c’était joué d’avance, cela ne nous empêcherait pas de parler » déclare-t-il, assurant plus loin : « Je ne suis jamais inquiet, parce que l’espérance est plus forte que le désespoir ». Faire entendre la voix de l’Eglise, « c’est un devoir de conscience, quitte à être à contretemps ». Le travail de mobilisation est également important : « C’est éclairer les consciences. La plupart des gens se disent ‘pourquoi pas, qu’est-ce que ça change ?’ Nous voulons qu’ils se disent : ‘oui, il y a un problème’ ». Il y a ici « un enjeu de civilisation, la nécessité d’ouvrir les cœurs à l’attention aux plus faibles. Or on revient peu à peu à la loi de la jungle, à cet homme en bonne santé, riche, bien portant, qui pourra se payer tout ce qu’il veut, faire du transhumanisme pour lui-même, mettre une puce dans sa tête, mais aux dépense de qui ? De la majorité des gens qui crèveront de faim ».

Interrogé sur le « progressisme », Mgr Aupetit questionne : « Comment définir le progrès ? Est-il technique, humain ? (…) La technique doit toujours être évaluée par l’éthique ». « ‘Progressiste’ veut dire que l’on suit un progrès. Qu’est ce qui nous fait progresser en humanité ? C’est le regard que l’on pose sur les plus faibles. J’ai appris cela quand j’étais médecin et que des handicapés sont venus s’installer à côté de mon cabinet. Je les soignais. Ils m’ont appris bien plus sur l’humanité de l’homme que n’importe quel manuel ».

Sur la fin de vie, il se dit « vigilant », alors que l’euthanasie est de nouveau débattue sans que la loi Claeys Leonetti n’ait été évaluée, ni les soins palliatifs généralisés. « Une personne très âgée, une personne handicapée, ce n’est pas rentable ! Mais ils nous apprennent l’humanité », rappelle-il. Face à des situations dramatiques présentées dans les médias, il répond : « On ne peut pas partir d’un cas pour écrire une loi générale. Qu’est-ce qui peut protéger l’ensemble des patients, leur assurer le meilleur des soins dans l’état actuel des connaissances scientifiques ou médicales ? Il faut raisonner à partir de cela ». Confronté lors de son exercice de la médecine à des situations de fin vie, il ne s’étonne pas que des proches puissent demander l’euthanasie pour la personne qu’ils accompagnent : « C’est insupportable de voir les gens que l’on aime souffrir en étant dans l’impuissance ». Mais si le proche « peut faire un geste qui soulage et qui exprime son affection », il n’y a « presque plus » de demandes d’euthanasie. « Etre dans l’impuissance, c’est insupportable. Donner la mort est une mauvaise réponse ».

Lucide sur « les puissances financières qui mettent la main sur nous », mais aussi sur l’eugénisme en place qui « ne laisse pas naitre les enfants trisomiques », il invite à l’écologie, qui comprend aussi la « manière dont l’homme respecte sa propre nature » : « Son désir illimité épuise la planète. Son désir illimité par rapport à lui-même va détruire son humanité. Va-t-il accepter une limite à ses désirs ? La loi va-t-elle s’ordonner au désir individuel de chacun ? ».

Sources:
La Vie, Olivia Elkaim et Aymeric Christensen (20/02/2018)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   04.03.18 19:36

Une sédation profonde et continue humaniserait ...
crever de soif pendant des heures, des jours et des nuits, cela humaniserait ?
Bonne ou mauvaise nouvelle ???
Plus d'allusion à l'enfer ? ( l'euthanasie, billet d'entrée pour l'enfer, année 2010 et janvier 2011 ).
Le curseur ecclésial bouge ! les sons de cloche aussi...
mais nous sommes en République !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   09.03.18 13:19


La sédation profonde demeure insatisfaisante aux yeux de la morale chrétienne

09 Mars, 2018

Par fsspx.news

news-header-image

Du 28 février au 1er mars 2018, l’Académie pontificale pour la Vie organisait à Rome un colloque consacré aux soins palliatifs. Dans une lettre signée par le cardinal Parolin et adressée aux 400 participants le jour de l'ouverture, le pape François a défendu la pratique des soins palliatifs, la vocation de la médecine étant de « toujours soigner ».

Le cardinal Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a dans son discours inaugural mis en garde contre le risque « d’abandonner le patient dès que les soins ne sont plus possibles ». Il a également expliqué que « derrière toutes les demandes d’euthanasie ou de suicide assisté, il y a toujours deux peurs : celle de l’abandon et celle de la douleur ».

De son côté, dans la lettre du cardinal Parolin « adressée au nom du pape François et en [son] nom personnel », le thème de la « limite » dont les médecins font l’expérience dans le cadre de la fin de vie a été abordé. Concrètement, « les derniers moments de notre vie terrestre mettent l’être humain face à une limite qui semble insurmontable pour la liberté, suscitant parfois rébellion et angoisse ».

Pour le cardinal Parolin qui s'exprimait au nom du pape, la vocation la plus profonde de la médecine consiste dans le fait de « toujours soigner », même s’il n’est pas toujours possible de guérir. Cette limite de la médecine et des soins, si elle est acceptée, peut être le lieu de « la rencontre avec le Christ ». Autrement dit l'occasion de se préparer à une bonne mort.

Un autre thème évoqué dans la lettre du pape François est celui de la « thérapie de la douleur ». On y trouve rappelé ce que Pie XII avait déjà légitimé : « l’administration d’analgésiques pour alléger des douleurs insupportables qu’il ne serait pas possible de traiter autrement, même si, dans la phase de mort imminente, ils seraient la cause d’un raccourcissement de la vie » - ce qui aujourd'hui est peu fréquent.

Avec les nouveaux médicaments « qui agissent sur l’état de conscience et rendent possibles diverses formes de sédation », le critère de moralité ne change pas, précise François. Cependant, l’emploi de ces procédures nécessite toujours un « discernement attentif et beaucoup de prudence ». Car par la sédation, « surtout quand elle est prolongée et profonde », on annule en effet la dimension relationnelle et la communication, pourtant « cruciale dans l’accompagnement des soins palliatifs ». La sédation profonde, souligne finalement le pape, « demeure toujours au moins en partie insatisfaisante, et doit donc être considérée comme un remède extrême ».


(Sources Zenit/Vatican News/LaCroix/Gènéthique - FSSPX.Actualités - 09/03/2018)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   09.03.18 13:28

il faudrait être un peu plus clair... ... ...
d'un côté, les " bons cathos " qui ont besoin des sacrements avec lucidité,
de l'autre côté, les " pauvres handicapés" (  EVC, trisomiques etc ) qu'il faut  "protéger" ( au nom de quoi, au fait ? ).
alors êtes-vous POUR ou CONTRE la Sédation Profonde Continue ?
Jean Léonetti mélange et confond
et vous en rajoutez.
Vos divisions et votre soi-disant protection, vous pouvez les foutre là où je pense, dans votre cul.
amen
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   11.03.18 18:42

Il y a des gens qui se sentiraient un peu trop responsables des autres ( pour mieux donner sens à leur existence ? )
ce qui me torture, c'est de retrouver quelques personnes du web dans l'au-delà...
Quelquefois on peut aspirer à une très grande solitude uniquement pour avoir la paix !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   22.03.18 12:41

Fin de vie : les évêques de France soulignent « l’urgence de la fraternité »
Clémence Houdaille , le 22/03/2018 à 12h06

Les 118 évêques de France, réunis à Lourdes en Assemblée plénière, signent jeudi 22 mars une déclaration sur la fin de vie, soulignant « l’urgence de la fraternité ».

« Ne nous trompons pas d’urgence ! », écrivent les évêques de France, alors que se tiennent actuellement les états généraux de la bioéthique et que plusieurs tribunes de parlementaires ont mis l’accent sur la question de la fin de vie, certains appelants à autoriser l’euthanasie, quand d’autres demandent le développement des soins palliatifs.

Exprimant leur « compassion envers leurs frères et sœurs en fin de vie » et saluant « les professionnels de santé qui leur procurent une réelle qualité de vie avec une fin de vie la plus apaisée possible », ils déplorent les disparités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire national, ainsi que l’insuffisance des formations proposées aux personnels soignants.

À lire aussi
Fin de vie, les autorités de santé publient un guide sur la sédation profonde

Les évêques de France avancent ensuite six raisons éthiques majeures pour lesquelles ils s’opposent à une éventuelle légalisation de l’euthanasie.

► « La dernière loi a été votée récemment, le 2 février 2016 », rappellent-ils. Celle-ci « poursuit l’effort d’une prise en charge responsable et collégiale de la part des soignants pour garantir une fin de vie apaisée ». Quant à son application, elle « est encore largement en chantier et demande une formation appropriée ».

Changer encore une fois la loi, et aussi rapidement, manifesterait selon eux « un manque de respect non seulement pour le travail législatif déjà accompli, mais aussi pour la patiente et progressive implication des soignants », insistent-ils.

► « Faire la promotion – même encadrée – de l’aide au suicide ou de l’euthanasie tout en développant des plans de lutte contre le suicide » serait se contredire, poursuivent les évêques français, estimant que « ce serait inscrire au cœur de nos sociétés la transgression de l’impératif civilisateur :’Tu ne tueras pas’. »

► Les 118 évêques s’interrogent aussi sur la charge qui serait confiée par l’État aux personnels soignants d’exécuter ces demandes de suicide ou d’euthanasie. « Tuer, même en prétendant invoquer la compassion, n’est en aucun cas un soin. Il est urgent de sauvegarder la vocation de la médecine », mettent-ils en garde.

► Les personnes vulnérables ont « besoin de confiance et d’écoute pour confier leurs désirs, souvent ambivalents », écrivent-ils encore. « Quelle serait la cohérence de l’engagement médical si, dans certains lieux, des soignants étaient prompts à accéder à leurs désirs de mort chimiquement provoquée, tandis que dans d’autres, ils les accompagnaient, grâce à l’écoute patiente et au soulagement des différentes souffrances, vers une mort naturelle paisible ? (...) La détresse de celles qui demandent parfois que l’on mette fin à leur vie, si elle n’a pu être prévenue, doit être entendue. Elle oblige à un accompagnement plus attentif, non à un abandon prématuré au silence de la mort. Il en va d’une authentique fraternité qu’il est urgent de renforcer : elle est le lien vital de notre société ».

À lire aussi
85 parlementaires s’opposent à l’euthanasie

► Alors que les tenants de l’aide au suicide et de l’euthanasie invoquent « le choix souverain du malade, son désir de maîtriser son destin » et prétendent que « l’exercice de ce droit n’enlève rien à personne », les évêques s’interrogent sur une « liberté qui, au nom d’une illusoire autonomie souveraine, enfermerait la personne vulnérable dans la solitude de sa décision ». « Nos choix personnels, qu’on le veuille ou non, ont une dimension collective », ajoutent-ils.

► Enfin, les évêques de France s’interrogent sur la nature et le financement d’éventuelles institutions « spécialisées dans la mort »... À moins qu’une telle législation conduise « notre système de santé à imposer à nos soignants et à nos concitoyens une culpabilité angoissante, chacun pouvant être amené à s’interroger : "Ne devrais-je pas envisager un jour de mettre fin à ma vie ?"»

Une question qui serait « source d’inévitables tensions pour les patients, leurs proches et les soignants » et « pèserait gravement sur la relation de soin ».

Clémence Houdaille
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   23.03.18 16:25

j'aurais envie de conseiller aux responsables religieux qui s'expriment médiatiquement sur la fin de vie de faire un tour dans leurs paroisses... ... ...
Inutile, rien de nouveau sous le soleil.
Blablabla, blablabla et blablabla.
on laisse certaines personnes handicapées, on les laisse pour les empêcher de choisir le moment et la manière de leur mort à la fin de leur vie tandis qu'on exploite les autres personnes handicapées.
La mauvaise conscience devient ainsi une bonne conscience.
Amen.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   23.03.18 16:26


Interview de Mgr Michel Aupetit dans La Vie

La Vie – 22 février 2018

Propos recueillis par Olivia Elkaim et Aymeric Christensen.

Michel Aupetit, nouvel archevêque de Paris, nous a réservé son premier entretien sur la bioéthique. Sans détour, l’ancien médecin de 66 ans affirme que la PMA relève de « l’injustice ». Quant à l’eugénisme, « c’est déjà fait » !

L’Église est-elle suffisamment audible sur les sujets de bioéthique ?

Il est possible qu’elle ne le soit pas. Mais elle doit parler. Si nous ne parlons pas, les pierres crieront, dit Jésus. Nous sommes entendus, nous ne sommes pas entendus… On ne pourra pas nous reprocher de n’avoir rien dit.

Le débat voulu par Emmanuel Macron est-il joué d’avance ?

Je n’en sais rien. Si je réponds « oui », cela veut dire que l’on prête des intentions à ce gouvernement et à notre Président. Je ne juge pas des intentions, mais des faits. Même si c’était joué d’avance, cela ne nous empêcherait pas de parler.

Emmanuel Macron se définit comme progressiste. Que pensez-vous de cette référence au progrès ?

Comment définir le progrès ? Est-il technique, humain ? Quand on a trouvé la fission nucléaire, c’était un progrès technique. Mais deux bombes ont fait plus de 200.000 morts au Japon. La technique doit toujours être évaluée par l’éthique. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrivait Rabelais. Un marteau est un progrès, mais s’il sert à défoncer le crâne de son voisin, ce n’en est plus un. Un autre exemple : le diagnostic préimplantatoire ou prénatal. Il permet à des bébés d’être opérés in utero ou à la naissance pour leur permettre de vivre. Mais si ce diagnostic sert à détecter une anomalie qui va conduire à une interruption médicale de ­grossesse, il y a bien une différence éthique.

La création d’un groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée, présidé par Jean-Louis Touraine, député favorable à l’euthanasie, vous inquiète-t-elle ?

Il faut être vigilant. La question de l’euthanasie n’était pas prévue dans la révision des lois de bio­éthique. On n’a même pas eu le temps de mettre en œuvre et d’évaluer la loi Leonetti-Claeys. Les soins palliatifs ne sont pas généralisés. Or, ils sont la seule manière digne d’accompagner les personnes en fin de vie. Qu’est-ce que la « sédation profonde » ? Est-ce une sédation en phase terminale ou une sédation terminale ? Pourquoi remettre le sujet de l’euthanasie ou de l’assistance au suicide sur la table ?

Êtes-vous inquiet ?

Je ne suis jamais inquiet, parce que l’espérance est plus forte que le désespoir. Mais pour avoir vu mes parents mourir dans des conditions étonnantes, je considère que l’Église a quelque chose à dire. À la fin de sa vie, ma mère s’est retrouvée dans un hôpital. Le médecin était parti une semaine en stage, l’autre était en vacances. L’équipe a tellement « shooté » ma mère qu’en 24 heures je ne l’ai plus reconnue. On nous a volé ses derniers instants. C’est inadmissible. Cela signifie que les soins palliatifs ne sont pas pratiqués partout. Il faut les mettre en œuvre au lieu de se demander comment supprimer les personnes âgées.

On voit bien ce qui se passe en Belgique : maintenant, les enfants parlent naturellement de l’euthanasie de leurs parents. Il y a là-bas une anesthésie de la conscience ! Aujourd’hui, réveiller la conscience, c’est le rôle de l’Église. Il y a un enjeu de civilisation, la nécessité d’ouvrir les cœurs à l’attention aux plus faibles. Or, on revient peu à peu à la loi de la jungle, à cet homme en bonne santé, riche, bien portant, qui pourra se payer tout ce qu’il veut, faire du « trans­humanisme » pour lui-même, mettre une puce dans sa tête, mais aux dépens de qui ? De la majorité des gens qui crèveront de faim.

Le cardinal André Vingt-Trois avait parlé d’une « supercherie » concernant le mariage pour tous. Diriez-vous la même chose pour la « PMA pour toutes » ?

Il est vrai qu’il y a quelque chose de l’ordre d’une tromperie. La définition du mariage dans le dictionnaire est : l’union contractuelle d’un homme et d’une femme pour leur permettre d’élever les enfants issus de cette union. Aujourd’hui, les questions de filiation sont devenues extrêmement complexes. Un enfant se pose toujours la question de ses origines. Pour une PMA hétérologue (qui fait appel à un donneur ou une donneuse extérieurs au couple, ndlr), il faut un donneur. Mais qui est le donneur ? Le père ? Il donne un patrimoine génétique, cela va constituer l’enfant physiquement, cela va aussi constituer son génome, son avenir physiologique et sa psychologie. C’est différent d’une adoption, où l’enfant accueilli est orphelin ou abandonné. Cela répare une injustice de fait. Avec la « PMA sans père », on placerait l’enfant dans une situation d’injustice. Non seulement l’enfant ne serait pas conçu dans un acte physique d’amour, mais on institutionnaliserait la privation délibérée de père. Personne n’en mesure toutes les conséquences.

La PMA existe déjà en France, l’adoption est possible pour les couples homosexuels. La « PMA pour toutes » n’est-elle pas la plus petite des transgressions ?

Je ne sais même pas si le mot « transgression » est adéquat. Une transgression par rapport à quoi ? Nous, nous parlons d’enfants. Nous nous battons pour l’écologie, mais il ne s’agit pas seulement de tri des déchets : il s’agit aussi de la manière dont l’homme respecte sa propre nature. Son désir illimité épuise la planète. Son désir illimité par rapport à lui-même va détruire son humanité. Va-t‑il accepter une limite à ses désirs ? La loi va-t‑elle s’ordonner au désir individuel de chacun ?

L’Église est convaincue de parler et d’agir pour le bien commun, mais elle est souvent perçue comme un lobby ou un groupe de pression qui défendrait sa propre vision du monde. Comment y remédier ?

Le « bien commun » est une expression de la doctrine sociale de l’Église. Le monde politique parle surtout de « l’intérêt général », ce qui est différent. Le bien commun est le bien de chacun pour se mettre au service de tous. L’intérêt général est celui de la majorité. Mais qu’est-ce que cela rapporte à l’Église de défendre ses convictions, sinon de se faire mépriser, de se faire insulter et de se faire mettre de côté ? Nous ne sommes pas un lobby qui cherche quoi que ce soit. Nous ne gagnons ni argent ni considération. Nous pensons qu’il faut parler, car c’est un devoir de conscience, quitte à être à contretemps. Si nous étions un lobby, nous serions beaucoup plus efficaces.

N’y a-t-il pas de la part de l’Église une prudence sur ces sujets bioéthiques pour ne pas paraître ringarde ?

Quand on est ringard à une époque, on devient moderne à une autre. Ce que nous disons est-il juste, oui ou non ? Nous abordons ces questions en raison, et pas seulement sous l’éclairage de la foi. C’est ainsi que nous travaillons sur les questions bioéthiques. La Bible peut nous donner un éclairage supplémentaire, car il n’y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Je ne pense pas que l’Église soit prudente au sens de timorée, puisqu’elle s’exprime librement et que cela lui vaut d’être traitée de ringarde. On m’a traité de conservateur, pourquoi pas ? Je veux bien être conservateur, comme celui du Louvre, qui ne garde que les belles choses et les partage avec tous. « Progressiste » veut dire que l’on suit un progrès. Qu’est-ce qui nous fait progresser en humanité ? C’est le regard que l’on pose sur les plus faibles. J’ai appris cela quand j’étais médecin et que des handicapés sont venus s’installer à côté de mon cabinet. Je les soignais. Ils m’ont appris bien plus sur l’humanité de l’homme que n’importe quel manuel.

Comment mobiliser les catholiques, qui ont eu le sentiment au moment du débat bioéthique en 2009-2010 de ne pas être écoutés par les politiques ?

Mobiliser, c’est éclairer la conscience. La plupart des gens se disent : « Pourquoi pas, qu’est-ce que ça change ? » Nous voulons qu’ils se disent : « Oui, il y a un problème. » Nous avons établi des fiches sur chacun des sujets bioéthiques traités, y compris l’intelligence artificielle et la question du transhumanisme. Est-ce intéressant de courir plus vite qu’Usain Bolt grâce à des puces fichées dans nos muscles ? À quoi bon ? Cela va nous permettre d’augmenter nos performances. Mais l’homme doit-il avoir un seuil de performance ? Le biologiste britannique Francis Crick (1916-2004) – qui a découvert la structure en double hélice de l’ADN – a dit que tout enfant à la naissance devrait subir des tests en deçà desquels il n’aurait pas le droit de vivre. Va-t-on créer des seuils d’humanité ? C’est exactement ce qu’ont fait les nazis, qui reprenaient les idées de certains scientifiques américains, comme l’a décrit Jean-Claude Guillebaud en 2001 dans son livre le Principe d’humanité (Seuil).

Vous redoutez une pente vers l’eugénisme ?

C’est déjà fait ! On ne laisse pas naître les enfants trisomiques. Le week-end dernier, je fêtais les 29 ans de ma filleule qui est trisomique. Je peux vous dire qu’elle a plus de joie de vivre que bien des gens que je côtoie tous les jours. Pourquoi n’aurait-elle pas le droit de vivre sous prétexte qu’elle ne va pas faire du calcul intégral ? Moi, je l’ai appris, cela ne m’a servi à rien ! Dans les relations interpersonnelles, cette jeune fille m’a appris beaucoup de choses : ne pas porter un masque, ne pas faire semblant.

Vous évoquez souvent votre exercice de la médecine. Avez-vous été confronté à des dilemmes éthiques ?

Bien sûr. Je me souviens d’une jeune femme de 30 ans qui souffrait d’un cancer du sein avec des métastases osseuses extrêmement douloureuses. On la soulageait avec un dérivé de la morphine, mais cela restait dur. J’étais impressionné de voir qu’elle m’accueillait toujours avec le sourire, avec gentillesse, en me demandant de mes nouvelles. Un proche me disait : « Mais qu’attendez-vous pour la faire passer ? » Au début, j’étais choqué, car ma patiente, elle, ne me demandait rien. En réfléchissant, j’ai compris pourquoi un membre de la famille proche peut demander cela : c’est insupportable de voir les gens que l’on aime souffrir en étant dans l’impuissance. Avec les soins palliatifs à domicile, on apprend à la famille à déposer une pipette de morphine sous la langue ou à actionner une pompe à morphine, ou encore à désobstruer le malade quand il étouffe, cela change tout. Il n’y a presque plus de demandes d’euthanasie. Le proche peut faire un geste qui soulage et qui exprime son affection. Être dans l’impuissance, c’est insupportable. Donner la mort est une mauvaise réponse.

Quel lien y a-t-il entre médecin et prêtre ?

Aucun, sinon l’attention portée aux personnes. On ne peut pas être médecin ou prêtre si on n’aime pas les gens. J’ai passé 20 ans dans la médecine, cela continue de m’influencer.

Que vaut la voix de l’Église quand il y a des cas emblématiques et médiatiques tels que Vincent Humbert, Anne Bert et Vincent Lambert ?

Je ne sais pas ce qu’elle vaut, mais elle doit s’exprimer. Des cas dramatiques, je peux en citer autant que vous voulez. Mais on ne peut pas partir d’un cas pour écrire une loi générale. Qu’est-ce qui peut protéger l’ensemble des patients, leur assurer le meilleur des soins dans l’état actuel des connaissances scientifiques ou médicales ? Il faut raisonner à partir de cela.

L’anthropologie chrétienne s’oppose à une autre anthropologie plus courante dans la société. Peuvent-elles encore se comprendre ?

Je crois qu’en face il n’y a pas d’anthropologie cohérente. S’il y a des conceptions différentes de l’homme, on ne sait pas trop sur quoi elles reposent. Quelles sont les bases de la dignité de l’homme ? Pourquoi quelqu’un de jeune, riche et beau serait-il plus digne qu’un vieillard cacochyme qui bave ? Celui-ci peut gêner, il ne sert à rien. On prend prétexte qu’il ne faut pas qu’il souffre pour lui donner la mort. Un peu comme les chevaux qu’on achevait autrefois quand ils se cassaient une patte sur un obstacle. Une personne très âgée, une personne handicapée, ce n’est pas rentable ! Mais ils nous apprennent l’humanité.

Votre réflexion anthropologique pèse-t-elle encore face au pouvoir des géants de la Silicon Valley ?

Qu’elle pèse ou non, je parlerai. Quand on se rendra compte des dérives des puissances financières qui mettent la main sur nous, on se rappellera que l’Église avait une parole de liberté. Quand notre société retrouvera le goût de la liberté, elle se rendra compte que l’Église n’avait pas tort. Ce n’est jamais perdu ! Le Christ est en croix, ce n’est pas perdu ! Ce n’est pas le dernier mot de Dieu. Si ce n’est pas le dernier mot de Dieu, ce n’est pas le dernier mot de l’homme. Ceci s’appelle l’espérance.

Vous êtes optimiste, mais remonté…

Non, je suis en forme !

Vous avez récemment déclaré qu’il n’y avait pas la bioéthique d’un côté et les migrants de l’autre. Regrettez-vous que les chrétiens s’enferment parfois dans ce genre d’oppositions ?

Les migrants et les questions de bioéthique, pour moi, c’est exactement la même chose. Il faut que nos frères chrétiens prennent conscience que derrière ces sujets il y a un enjeu d’humanité. L’enfant non désiré est un encombrant, le vieillard affaibli aussi, tout comme le migrant sur notre trottoir. On s’en débarrasse, ou on change notre regard ? Il n’est pas possible d’être chrétien et de ne pas vouloir changer son regard. Je ne dis pas que c’est facile. Cela demande une conversion. C’est difficile, mais c’est notre objectif.

Source : http://www.lavie.fr/actualite/bioethique/michel-aupetit-l-eglise-n-est-pas-un-lobby-sinon-elle-serait-plus-efficace-20-02-2018-88197_394.php
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   23.03.18 16:34

c'est vrai que Lourdes doit fonctionner... financièrement, Lourdes, la paroisse estivale des "sans-paroisse".
Tout comme les Unités de Soins Palliatifs privés ...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   24.03.18 18:27

je signale que le blog.findevie.fr. de l'Eglise catholique a été remplacé ( sans doute..) par des rubriques classiques sur l'éthique...
Prémonition ?
Je vais lâcher ici, moi aussi, j'ai d'autres occupations et je ne crois plus en rien ( sauf en moi-même ?). Ils peuvent chanter alleluia tant qu'ils veulent, je m'en fous !
Dîtes que vous êtes athée ou agnostique à l'hosto, ce sera le seul moyen de ne pas vous faire exploiter par un certain lobby de fin de vie... qui empêche la loi de se moderniser.
Mourir en une nuit, est-ce trop demander ? Dieu, comme ils peuvent être cons, les cathos avec l'éthique ! nous sommes dans une République ! quant à la liberté citoyenne ...
Dîtes bien que vous êtes athées ou agnostiques si vous avez des soignants autour de vous, le problème sera moindre, il y a trop de soucis dans la vie.
allez, un peu d'humour : je ne pensais vraiment pas avoir pitié, un jour, des cathos ! ! !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.04.18 12:50

REFORME Hebdomadaire protestant d’actualité
Accueil / États généraux de la bioéthique : faut-il faire évoluer la loi sur la fin de vie ?
Fin de vie : faut-il faire évoluer la loi ?
"Ce qui est dangereux, ce serait que les choses se fassent dans la solitude" - ©️ ALBERT HUBER
États généraux de la bioéthique : faut-il faire évoluer la loi sur la fin de vie ?
9 avril 2018  MAJ 05/04 14:14
Raphaël Georgy

Faut-il faire évoluer la loi Claeys-Leonetti de 2016 et légaliser une « aide active à mourir » voire une assistance au suicide ?

La révision programmée des lois de bioéthique n’a pas encore eu lieu que les esprits s’échauffent déjà. Alors qu’Emmanuel Macron a reçu le 13 février 2018 des spécialistes de la fin de vie et les représentants des cultes, les coups d’éclat se multiplient à l’Assemblée. Avec souvent des positions plus tranchées les unes que les autres. Les uns sacralisent la vie. Les autres la liberté. On a même pu assister à un échange de tribunes de parlementaires dans la presse, où chaque camp a affiché son total de signatures comme on montre ses muscles.

Pourtant, s’il y a bien une question qui requiert de la modestie, c’est celle-là. Les états généraux de la bioéthique ont ouvert un débat public qui se déploie via des centaines de réunions publiques aux quatre coins de la France et sur Internet. Cette consultation fera l’objet d’une synthèse en mai.

En 2016, la loi Claeys-Leonetti est parvenue, fait rare, à un consensus transpartisan, en ouvrant un droit pour les patients en toute fin de vie à demander une sédation profonde et continue – un endormissement sans provoquer le décès –, et en renforçant le poids des directives anticipées. Elle vient compléter la loi Kouchner de 2002 qui ouvrait un droit à l’arrêt des traitements, et la première loi Leonetti de 2005 qui interdit l’acharnement thérapeutique. Faut-il aller plus loin et légaliser une « aide active à mourir » comme en Belgique, ou une assistance au suicide comme en Suisse ou dans l’État américain de l’Oregon ?

Parmi les opposants à une évolution de la loi, les 118 évêques de France ont signé, le 22 mars dernier, une déclaration commune. Parmi eux, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, qui rappelait lors de son homélie à Notre-Dame de Paris le 11 mars : « Quand se présente un vieillard ou une personne qui souffre, la solution du monde sécularisé est l’euthanasie, ou le suicide assisté. […] Ce que Dieu nous propose, c’est toujours un surcroît d’amour, devant un surcroît de souffrances, qui permet de toujours choisir la vie. »

Le sens de la médecine

Un idéal posé, mais qui ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur le sens de la médecine, pourrait répondre le professeur Régis Aubry, chef du service de soins palliatifs au CHU de Besançon, et membre du Comité consultatif national d’éthique. « La question, dit-il, est de savoir comment éviter que la médecine moderne produise des situations de fin de vie insensées. Si on n’interroge pas l’utilité de faire ce que l’on sait faire, on peut produire des situations de survie épouvantables. »

Ainsi, des patients qui seraient décédés depuis longtemps si la médecine n’existait pas ; des grands prématurés pour lesquels l’arrêt de la réanimation n’entraîne pas le décès attendu ; des comas qui durent tellement qu’ils semblent ne jamais devoir trouver le repos éternel. Des cas où transgresser l’interdit de donner la mort pourrait se révéler plus éthique que la loi.

Les 118 évêques de France invoquent aussi la mission première du médecin. « Tuer, écrivent-ils, même en prétendant invoquer la compassion, n’est en aucun cas un soin. Il est urgent de sauvegarder la vocation de la médecine. » On trouve une réponse originale à cet argument sur le blog de Bernard Lebeau, cancérologue et professeur de pneumologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), intitulé de façon un brin provocante « L’euthanasieur ». « L’engagement du soignant est de satisfaire tout patient raisonnable, de protéger tout patient vulnérable, de soigner jusqu’à la dernière seconde y compris en aidant à mourir », défend-il. Et de citer le cas de patients souffrant de maladies neurodégénérative avancées : « Les malades d’Alzheimer arrivent parfois à un stade où il n’y a plus aucun goût à vivre, mais une souffrance morale atroce. » Dans ces circonstances, si le patient en fin de vie a exprimé clairement sa volonté d’en finir, soit oralement, par écrit ou via une personne désignée à l’avance, ce médecin, désigné par ses proches comme un « agnostique chrétien », se dit prêt à accéder à sa demande.

Quelles seraient les conséquences d’une légalisation de l’euthanasie ? Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, professeur émérite de médecine à Paris-Descartes et missionné en 2012 par François Hollande pour diriger une commission qui rendra un rapport important, reconnaît avoir changé d’opinion avec le temps. D’abord favorable à une « exception d’euthanasie », il a revu sa position devant le développement des services de soins palliatifs et la possibilité de la sédation profonde et continue jusqu’au décès. « Les tenants de l’euthanasie, dit-il, entendent répondre à la détresse individuelle par la mort létale. Or les témoignages que j’ai pu recueillir en Suisse montraient que si une loi permet cette réponse de l’État, les demandes d’euthanasie peuvent apparaître comme la seule réponse à leur détresse. Il y a une sorte d’indifférence majeure d’une société qui ne prend pas soin des plus vulnérables. » Face au principe d’autonomie, tenir aussi celui de bienveillance.

Il s’agit de concilier la lutte contre l’acharnement thérapeutique et le respect de la dignité humaine, résume le pasteur Luc Olekhnovitch, chargé de la commission éthique protestante évangélique : « Je pense que la foi chrétienne encourage la médecine à savoir s’arrêter quand son action va contre l’intérêt du patient. Mais cette foi s’opposera aussi à ceux qui, prenant la place de Dieu, décrètent quelle vie est digne ou pas d’être vécue. »

La norme et l’exception

La liberté, valeur ultime de notre société, ne serait-elle alors qu’une illusion ? Patrick Baudry, professeur de sociologie à l’université de Bordeaux-Montaigne, explique : « Dans bien des situations de notre existence, la part du choix est extraordinairement restreinte. Il peut y avoir une illusion d’autonomie. »

Ceci ne signifie pas qu’il est aisé de juger ce qui est bon pour autrui à sa place. « On peut imaginer que, dans certaines circonstances particulières, assurément de type exceptionnel, il peut y avoir nécessité de ne pas respecter le cadre. Celui-ci ne peut s’imposer de manière abrupte, aveugle et autoritaire. L’individu gagne-t-il en liberté en étant de moins en moins empêché ou bien les contraintes ne sont-elles pas aussi ce qui nous tient, nous contient, nous aide ? »

Il faut donc chercher à articuler la norme et l’exception. « Il peut y avoir des cas qui obligent à transgresser un certain nombre de principes, ajoute-t-il, mais ce n’est pas parce que cette transgression pourrait s’accomplir que les principes devraient disparaître. » Aujourd’hui, si l’assistance au suicide n’est pas autorisée, les entourages qui aident un proche souffrant à mourir ne sont néanmoins pas condamnés. Dans l’affaire Vincent Humbert, du nom de ce jeune homme devenu tétraplégique après un accident de la route, sa mère qui l’a aidé à mourir avec l’assistance d’un médecin a bénéficié d’un non-lieu en 2006.

Devant les demandes de certains médecins de préciser clairement ce qui est permis, dans la loi, le juriste Bernard Beignier tempère : « Aujourd’hui, on a le choix entre deux voies : celle d’une législation où les interdits sont clairs, mais laissent en même temps une marge de liberté considérable ; celle d’une législation qui dit ce qui est permis. Et je persiste à penser que le droit n’a pas vocation à dire ce qui est permis, mais ce qui est interdit. »

Jean Leonetti, ancien député LR coauteur de la loi de 2016 avec le député socialiste Alain Claeys, défend la distribution des pouvoirs entre législatif et judiciaire : « Qu’il y ait un juge qui s’intéresse aux circonstances, à la personnalité et aux motivations de celui qui a donné la mort me paraît un garde-fou essentiel. »

Néanmoins il existe des cas où la légalisation de l’assistance au suicide n’a pas fait augmenter le nombre de suicides. Dans l’Oregon, aux États-Unis, les patients à qui il reste moins de six mois à vivre peuvent se faire prescrire une pilule létale. Cette pratique semble rassurer le patient, puisque plus de la moitié de ceux qui la demandent ne l’avalent pas.

Olivier Abel, professeur de philosophie éthique à l’Institut protestant de théologie, avoue son malaise devant les options radicales : « Ce n’est pas ma conception de la mort. Pour moi, la mort est quelque chose qui arrive. Levinas disait “Je ne peux pas mourir”, au sens où ce n’est pas un acte volontaire. Et en même temps, nous sommes devant des situations de prolongement de la vie tellement inhabituelles pour l’humanité que j’en viens à comprendre ce choix. »

Silence et solitude

Mais ce qui inquiète par-dessus tout le philosophe, c’est le silence. « Il y a toujours des souffrances résiduelles, des plaintes, et je dirais même une douleur morale qui peut être irréductible. Ce qui est dangereux, ce serait que les choses se fassent dans la solitude. » La technique augmente notre capacité de choisir, mais aussi notre angoisse. « Où est la conversation ?, s’interroge-t-il. Où est-ce que la parole, une parole qui accepte d’être troublée par un autre point de vue, peut apparaître ? »

Au fond, il serait peut-être mieux de souhaiter que le dialogue, en particulier entre patient et médecin, ne s’arrête jamais. Quel que soit l’avenir de la loi, que nos actes ne deviennent jamais mécaniques. Puisse notre humanité, au moment où l’on rend l’âme, garder la sienne.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   12.04.18 18:27

« L’euthanasie sera toujours une défaite »
Recueilli par Loup Besmond de Senneville , le 11/04/2018 à 6h00

Mgr Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes et président de la commission bioéthique de la Conférence des évêques de France

Pour l’archevêque de Rennes, qui a été auditionné par le Cese (Conseil économique, social et environnemental) dans le cadre de ses travaux, l’avis adopté hier ignore les éléments éthiques du débat sur la fin de vie.

Mgr d’Ornellas.ZOOM 
Mgr d’Ornellas. / Bruno Levy/Ciric
Comment accueillez-vous l’avis du Cese ?

Mgr Pierre d’Ornellas : Ce texte ne contient pas de réflexion éthique. Pour preuve, il met sur le même plan deux choses qui n’ont strictement rien à voir : les soins palliatifs et le fait de provoquer la mort. Accompagner une personne jusqu’au bout de sa vie n’a pas la même signification que donner la mort. Or le Cese englobe ces deux actions dans une forme d’aide médicale à mourir. Comme si accompagner et donner la mort revenaient au même.

L’ignorance de l’éthique est patente : l’avis n’aborde pas ce qu’est la souffrance, la personne avec sa liberté et sa dimension relationnelle, le rôle de la médecine, ni la signification de l’impératif civilisateur « Tu ne tueras pas ». De même, l’avis ignore le sens de l’accompagnement et de la relation, alors que c’est au centre de ce que Paul Ricœur appelle le « pacte de confiance » entre soigné et soignant. Impossible d’aborder la fin de vie sans évoquer ces questions ! En ne se les posant pas, le Cese se décrédibilise.

Pourquoi développement des soins palliatifs et légalisation de l’euthanasie seraient-ils inconciliables ?

Mgr Pierre d’Ornellas : On ne peut mettre sur un pied d’égalité le fait d’accompagner une personne en soulageant ses souffrances et celui de donner la mort. L’euthanasie n’a pas de valeur. Elle est et sera toujours une défaite. Alors que, comme me l’a dit un cadre infirmier, un accompagnement qui va jusqu’à la mort naturelle paisible est une victoire. On ne construit pas une société sur une défaite : ce serait un terrible aveu de faiblesse.

Il faut redire que l’euthanasie n’est pas et ne sera jamais un soin. À force de changer le sens des mots comme le fait l’avis, on finit par dire le contraire du réel. Si on dit que l’euthanasie est un soin, c’est pour se donner bonne conscience. Mais arrêtons de maquiller les mots !

Le Cese propose que toute personne décédée après une euthanasie ou un suicide assisté soit considérée comme étant morte de « mort naturelle ». Cela vous paraît-il acceptable ?

Mgr Pierre d’Ornellas : Pour se donner bonne conscience, on efface l’acte de mort commis en écrivant sur un certificat de décès un mensonge, à savoir « mort naturelle », alors que c’est une mort provoquée par un produit létal. Il est dramatique que le Cese, institution de la République, promeuve un tel mensonge. Comment alors avoir confiance en lui ? Comment éduquer à la vérité si le faux est ainsi promu ?

Si notre société a tant de mal à entrer dans l’accompagnement avec les plus fragiles, c’est qu’elle a peur de voir sa vulnérabilité en face. Notre société, de plus en plus dominée par la technique, ressent un vide spirituel. Nous avons besoin de confiance grâce à la fraternité, et non en érigeant l’autonomie comme un « absolu », comme le fait l’avis. On met 1,5 milliard d’euros sur la table pour développer l’intelligence artificielle, mais le ferait-on pour le soin des personnes en fin de vie ?

Ce rapport livre-t-il tout de même une juste analyse de la situation du secteur des soins palliatifs en France ?

Mgr Pierre d’Ornellas : Du point de vue des chiffres et de leur analyse, le texte semble en effet intéressant. C’est un énième rapport qui pointe les déficiences de l’État. Mais, alors, il doit parler de l’urgence d’une décision politique pour développer l’accès aux soins palliatifs en France. Cette problématique est au cœur du « mal mourir ». Or, les auteurs font une grave erreur en répondant à cette situation en pensant légaliser le pouvoir de donner la mort.

Comment répondre aux demandes de mort auxquels les professionnels de santé sont parfois confrontés ?

Mgr Pierre d’Ornellas : Lorsque des demandes de mort sont formulées, la question est : qu’est-ce que cela signifie ? Le Cese ne se la pose pas. Il ne se penche jamais sur ce que signifie ce désir et sur son ambivalence. Or, Dieu sait si les équipes soignantes savent entendre ces demandes et chercher ce qui en est l’origine.

Je me souviens d’une femme, hospitalisée en soins palliatifs à Rennes, qui désirait mourir. Sa fille, avec qui elle avait longtemps été brouillée, faisait chaque jour deux heures de route, depuis Saint-Brieuc, pour venir la voir. Or les médecins ont découvert que sa demande de mort masquait en fait une angoisse de se brouiller à nouveau avec sa fille, en raison de ce long trajet. Et, de fait, le jour où cette dame a été hospitalisée à Saint-Brieuc, sa demande s’est éteinte d’elle-même.

Souvent, la demande de mort trouve sa raison dans des questions d’ordre relationnel. D’où l’importance d’accompagner non seulement le malade en fin de vie, mais aussi ses proches.

Quel pourrait être l’impact d’une légalisation de l’euthanasie sur la société ?

Mgr Pierre d’Ornellas : On ne construira jamais une société apaisée en légalisant l’euthanasie. Cela ne fera qu’augmenter le trouble et la violence de la culpabilité. Nous devons au contraire construire notre société en nous fondant sur l’accompagnement, le respect et la beauté de l’être humain – une personne ! – et sur une fraternité bienveillante, grâce à laquelle on prend soin les uns des autres. La dignité de chaque être humain est inviolable, et ce jusqu’au bout de sa vie.

Recueilli par Loup Besmond de Senneville
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MessageSujet: Re: L'Eglise et l'euthanasie   Hier à 20:48

Débat sur la fin de vie : les évangéliques manifestent leurs inquiétudes
Malo Tresca , le 24/05/2018 à 14h27

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a organisé, mercredi 23 mai, un forum pour présenter ses positions sur les grands sujets débattus dans le cadre des États généraux de la bioéthique.
Les questions de la légalisation de l’euthanasie et de l’accompagnement de la fin de vie y ont longuement été abordées.
Débat sur la fin de vie : les évangéliques manifestent leurs inquiétudesZOOM 
Florian Salesse / La montagne / Maxppp

Faire entendre leur voix, sans « se poser en juges des nouvelles demandes sociales suscitées par le développement des biotechnologies ». Procréation médicalement assistée (PMA), diagnostic prénatal, don d’organes, intelligence artificielle, transhumanisme… Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a organisé, mercredi 23 mai à Paris, un forum pour présenter ses positions (1) sur les grands enjeux des sujets débattus dans le cadre des États généraux de la bioéthique.

Cette rencontre, animée par Thierry Le Gall, le directeur du service pastoral du CNEF auprès des parlementaires et par une dizaine d’experts – médecins, éthiciens, théologiens, juristes, etc – a balayé en deux heures les thèmes les plus clivants de la consultation populaire en ligne lancée en février 2018 par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Alors que ce dernier devrait remettre lundi 4 juin son rapport de synthèse aux parlementaires, les évangéliques ont particulièrement abordé les questions de la fin de vie.

À lire aussi
Euthanasie, quand les « pro » et les « anti » se rencontrent

Des « erreurs de perception »

« Beaucoup de gens, aujourd’hui, sont favorables à la légalisation du suicide assisté, au nom de deux arguments certes respectables, mais qui reposent, je pense, sur des erreurs de perception : le sentiment d’une compassion alimentée par des expériences de fin de vie douloureuse, comme l’acharnement thérapeutique, et la revendication, plus philosophique, d’une sorte de liberté “ultime” à pouvoir partir dignement », a souligné le pasteur Louis Schweitzer, ancien membre du CCNE.

« Je crains qu’un changement de la législation déclenche une sorte de “devoir de mourir”, lorsque la personne en fin de vie a conscience d’être une charge pour la société », a-t-il poursuivi, en soulignant notamment que « les soins palliatifs apportent déjà une réponse aux craintes de nombreuses personnes souhaitant partir parce qu’elles se sentent seules, en replaçant celles-ci dans un milieu où elles retrouvent beaucoup d’attention ».

« Chaque fois qu’une loi passe, elle est très rigoureusement encadrée, puis rapidement ses limites s’estompent », a-t-il encore déploré, en citant les exemples de certaines dérives belges ou suisses, avant de plaider pour que la loi française « continue à condamner tout acte correspondant à un meurtre ».

À lire aussi
En Suisse, le suicide assisté se développe
Des évangéliques de plus en plus engagés

Ces derniers mois, les polémiques liées au traitement des personnes âgées dans les EHPAD et à la question de la légalisation de l’euthanasie semblent avoir suscité une nouvelle prise de conscience chez les évangéliques, déjà particulièrement engagés sur les questions sociétales. « De plus en plus de gens issus des milieux évangéliques veulent se former pour pouvoir aider les personnes en fin de vie », a observé Joël Ceccaldi, cofondateur d’un service d’hématologie recevant des personnes infectées par le virus du sida.

Mais aux dires des intervenants beaucoup, parmi eux, se sont alors heurtés au refus des associations laïques approchées, craignant des tentatives d’évangélisation auprès des patients en fin de vie. Comment, dès lors, permettre à ces protestants de s’engager dans une démarche structurée ? « En mettant en avant le souci d’un service d’amour, et non d’une volonté de conversion », a renchéri Louis Schweitzer.

Lire aussi : Bioéthique, comment les religions se mobilisent

« Une arrivée incertaine »

Lors de ce forum, les évangéliques n’ont pas masqué leurs inquiétudes. « En s’inscrivant dans un climat social tendu, ces États généraux de la bioéthique ont mal commencé : ils ont ensuite emprunté des chemins peu clairs [questions pièges, site de la consultation en ligne peu intuitif] et s’orientent désormais vers une arrivée incertaine », a déploré Franck Meyer, président du Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH).

Quelles que soient leurs issues législatives et s’il est peu probable « qu’elles aillent dans un sens réjouissant », a conclu Étienne Lhermenault, président du CNEF, « nous continuerons à croire, contre vents et marées, que tous les possibles ouverts par le progrès ne sont pas nécessaires, et même qu’ils peuvent nuire au bien de l’humanité ».
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L'Eglise et l'euthanasie
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