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 L'Eglise et la fin de vie

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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime08.10.18 14:36

je joue
tu joues
il joue
nous jouons
vous jouez
ils jouent
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime08.10.18 14:37

je souffre
tu souffres
il souffre
nous souffrons
vous souffrez
ils souffrent
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime08.10.18 14:40

de quel jeu s'agit-il ?
de quelle souffrance s'agit-il ?
qui est victime ?
qui est bourreau ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime05.12.18 15:33

Nicolas Senèze, à Rome , le 22/11/2018 à 14h11

Devant les étudiants de l’hôpital Gemelli de Rome, le président de l’Académie pontificale pour la vie a insisté, mardi 20 novembre, sur l’accompagnement des malades en fin de vie et affirmé le droit de « mourir dans la dignité » autant que celui de « vivre dans la dignité ».

« Mourir dans la dignité mais jamais anticiper la mort » : c’est en ces termes que Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a tenté de replacer le débat sur la fin de vie en remettant les diplômes des masters Soins palliatifs et thérapie de la douleur de l’Université catholique du Sacré-Cœur, mardi 20 novembre au soir, à l’hôpital Gemelli de Rome.

L’euthanasie « présentée comme un choix de civilisation parce qu’il répondrait à la demande d’une mort digne », encourage, en réalité, « une perversion insidieuse du sens », et sa demande de légitimation « ôte la justification du traitement d’un patient incurable, pour ouvrir la voie à la liquidation d’une vie méprisable », a-t-il regretté.

« Le passage du “droit” à mourir au “devoir” de mourir »
Mettant en garde contre un « assujettissement technique et économique à l’idée de sélection eugénique de la vie digne de soin », Mgr Paglia a souligné les contradictions d’une société qui « d’un côté prolonge techniquement la vie et, de l’autre, en favorise politiquement la suppression ».

Devant les étudiants en médecine de Gemelli, il a notamment mis en cause « le silence assourdissant sur le droit à être soigné et accompagné ».

À lire aussi
Les conseils de l’Académie pontificale pour la vie sur les soins palliatifs

Dans une société où « l’autosuffisance est un impératif incontesté, il est facile pour ceux qui sont dépendants de se sentir déprimés voire plus à la hauteur de vivre », a-t-il développé, soulignant que, « dans ce contexte, le passage du “droit” à mourir au “devoir” de mourir devient plus bref que ce que l’on croit parfois ».

« Aider un patient à mourir est une chose, autre chose est de le faire mourir »
Rappelant que « le christianisme ne prêche ni l’amour de la mort ni l’indifférence à la mort », il a insisté sur l’accompagnement des mourants, regrettant que « le côté nihiliste de la mort triomphe quand elle induit le désespoir envers l’amour, afin de le faire apparaître comme un effort futile et insensé ».

À lire aussi
Choisir sa mort ?

« Il faut affirmer le droit de “mourir dans la dignité” autant que celui de “vivre dans la dignité” », a alors martelé le président de l’Académie pontificale pour la vie, rappelant que « le droit à une mort digne ne peut pas désigner le droit de se faire administrer l’euthanasie par d’autres personnes ».

À lire aussi
Pour les professionnels des soins palliatifs, « donner la mort n’est pas un soin »

« Aider un patient à mourir – l’accompagner dans sa détresse, soulager sa douleur, le réconforter – est une chose, autre chose est de le faire mourir », a-t-il développé, s’interrogeant sur l’évolution du mot « dignité ».

« “Mourir dans la dignité” ne signifie pas “anticiper la mort”, éventuellement ne pas “voir la dégradation de son corps” », a-t-il souligné, rappelant que « la demande d’euthanasie ou de suicide assisté est, dans la quasi-totalité des cas, fille de l’abandon thérapeutique et social du malade ».

« Ne jamais être complice de la mort »
Mgr Paglia s’est donc dit très réticent à l’éventualité de lois sur l’euthanasie, jugeant « hasardeux de confier la solution des grandes questions relatives à la vie et à la mort à une norme juridique ».

Il prône plutôt une « large réflexion » sur « les questions liées à la fin de vie », en vue d’une « alliance thérapeutique qui voit le patient, le médecin et les membres de la famille réunis pour prendre une décision commune ».

Faire le contraire reviendrait à « abandonner ceux qui ont besoin de soutien et d’aide à l’indifférence et la cruauté », a-t-il relevé, mettant en garde contre « la barbarisation d’une société qui pousse à une législation euthanasiste subtile mais inévitable ».

À lire aussi
Devant l’Académie pontificale pour la vie, le pape réaffirme la dignité de la personne à chaque phase et condition de son existence

« L’homme malade en train de mourir a besoin de la proximité de l’homme en bonne santé pour sentir qu’il fait partie des vivants », a-t-il insisté, appelant à « prendre soin » des mourants avec amour, délicatesse et respect, « sans jamais être complice de la mort ».
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime16.12.18 11:49

Activités / Actualités
RefBEJUSO
Suicide assisté: position sur des questions pastorales
Le Conseil synodal des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure a rédigé une prise de position à l'intention des pasteures et pasteurs du territoire de notre Eglise sur les questions liées aux personnes ayant exprimé leur désir de mourir.

Ces orientations élaborées par le Conseil synodal posent le principe de l'accompagnement solidaire
des personnes souhaitant mourir qui doit s'étendre jusqu'à leur mort. Les pasteures et pasteurs peuvent également apporter à ces personnes leur soutien en cas de suicide assisté si celles-ci le souhaitent. Il est important de préciser que chaque pasteure ou pasteur est libre de décider en fin de compte s'il peut répondre à un tel souhait. Ces orientations soulignent la primauté de la vie, mais réaffirment avec force l'importance de la solidarité pastorale également dans le cas limite du suicide assisté.

Télécharger: Solidaires quoi qu'il advienne - Position du Conseil synodal sur des questions pastorales autour du suicide assisté
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime27.12.18 13:11

blablabla et blablabla
quelques patients auront ou ont déjà la dignité et la noblesse de ne plus s'adresser à vous, maintenant et à l'heure de leur mort
vous avez fait trop de pressions
on vous demandera des comptes
et vous n'en avez pas conscience...
quand religion rime avec politique, c'est très dangereux
vous ne voulez pas qu'on tue les corps, alors d'une certaine manière vous êtes en train d'assassiner les âmes ! imbéciles êtes-vous !
on s'éloigne de vous car vous jouez aux saints malsains.
Et çà récite le Notre Père aux enterrements à haute voix comme une table de multiplication
tandis que Dieu Lui-même ricane ! Il prépare sa vengeance pour le Jugement Dernier...
Les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers.
Jean Léonetti ne va pas être sédaté éternellement, çà craint pour lui et ses adeptes !
Il est bon que les flammes éternelles de l'enfer éternel ne s'éteignent jamais
faut pas exagérer, tout de même !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime22.01.19 16:37

Experts musulmans et chrétiens au Qatar pour évoquer les soins palliatifs et la fin de vie
21.01.2019 par I.Media
Afin d'initier un échange sur les soins palliatifs, des experts en éthique, médecine et religion, chrétiens ou musulmans, se réuniront à Doha (Qatar) le 22 et 23 janvier 2019, a annoncé l'Académie pontificale pour la vie le 21 janvier.


Le bon sens élémentaire serait de ne rien faire et d'apprendre à vous taire...
la vie est assez compliquée comme cela, inutile d'en rajouter.
(si je ne fais pas de même en ne me taisant pas, c'est pour prendre ma revanche avec des internautes de toute confession et de toute nationalité en 2010 à propos de la fin de vie en France...)
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ALLEZ VOIR DANS VOS PAROISSES CE QUI SE PASSE, NOM DE DIEU, faîtes le ménage chez vous
Le Vatican = l'Elysée
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime31.01.19 16:24

Mettons les points sur les i
le viol et le vol riment ensemble
Voler à quelqu'un l'idée de sa mort en lui imposant une mort doucement lente, c'est le violer
Mettre en scène médiatiquement parlant quelques cathos intégristes, c'est violer les autres cathos qui se sentent obligés de fermer leur gueule
Cathos intégristes et Etat Végétatif Chronique, le monde n'en a rien à foutre, on ne se sent pas concerné
si çà réussit à emmerder Jean Léonetti, voilà le seul point positif de l'affaire V.L.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime17.02.19 14:28

[size=38][ltr]Mgr Michel Aupetit : « Aujourd'hui, on se sert de la belle notion de dignité pour donner la mort »[/ltr][/size]


[size=38][ltr][size=101]Regard de Mgr Aupetit sur le cas de M. Vincent Lambert[/size]
[size=30]Publié le 26 juin 2014
[/size]Réflexion de Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, médecin et membre du Conseil Famille et Société, sur la décision du Conseil d’Etat d’arrêter le traitement de Vincent Lambert. Décision suspendue par la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH).[/ltr][/size]

M. Vincent Lambert est un homme de 38 ans victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un accident. Son état correspond à ce que les médecins appellent l’état pauci-relationnel qu’on appelle aussi état de conscience minimale qui est à distinguer d’un état végétatif permanent. M. Lambert n’est pas en fin de vie. Il s’agit seulement de savoir si on arrête sa vie en supprimant l’alimentation et l’hydratation. La première question qui se pose est de savoir si le fait de nourrir et de faire boire constitue un traitement ou un soin.
Certains affirment que, s’il s’agit d’un traitement, l’alimentation et l’hydratation peuvent être considérées comme un acharnement thérapeutique si elles sont maintenues. En revanche, s’il s’agit d’un soin, le fait de lui donner à boire et à manger n’entre pas dans le cadre une obstination déraisonnable mais d’une attention à autrui qui est le propre de l’humanité.
Certes, M. Lambert ne peut pas boire et manger tout seul étant donné son état de conscience voilà pourquoi le médecin qui le suit avait décidé d’arrêter.
La deuxième question est de savoir si ce que l’on fait en donnant à manger et à boire est vraiment au bénéfice de la personne soignée. Par exemple, il arrive que certains patients puissent faire une fausse route à la suite d’une alimentation invasive. Dans ce cas, cette alimentation lui est plus nuisible qu’utile. Tant que la personne n’est pas en fin de vie et que son alimentation et son hydratation lui sont plus bénéfiques que nuisibles, le fait de l’arrêter devient alors un acte grave puisqu’il entrainera inéluctablement et délibérément sa mort.
Il est impossible actuellement de dire ce qu’un patient peut vivre encore de relations interpersonnelles dans un état de conscience minimale. Celles qui se tissent encore révèlent la profondeur de notre humanité qui est à l’origine de sa dignité.
L’Académie Nationale de Médecine a rappelé que le droit des patients d’avoir accès à l’alimentation ne peut être conditionné par leurs capacités relationnelles. Cette position rejoint celle de l’Église qui persiste à défendre la dignité immuable de l’homme. Cette dignité ne vient pas d’un droit octroyé par un tiers : la société, les médecins ou les juges.
Enfin, il faut savoir que le cas de M. Vincent Lambert est un cas particulier à partir duquel il est difficile de légiférer. Il y a plus de 1500 personnes qui sont dans le même état. Ce que l’on va décider pour lui va-t-il impacter sur les autres patients ? On a voulu donner aux juges la décision finale. Or, s’il appartient aux juges de dire le droit, ils n’ont pas autorité pour définir le bien ou le mal.
L’Église, protectrice de la vie et de la dignité, estime qu’« un patient en « état végétatif permanent » est une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l’administration d’eau et de nourriture, même par voies artificielles ».


[size=70]Interview de Mgr Michel Aupetit dans Le Point[/size]

[size=36]Lepoint.fr – Dimanche 10 mai 2018[/size]


PMA : « La question de la filiation est essentielle pour l’avenir de notre civilisation ». Le nouvel archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, alerte le gouvernement sur les bouleversements engendrés par une révision des lois de bioéthique. Propos recueillis par Camille Lecuit.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a remis mardi 5 juin son rapport de synthèse à la suite des états généraux de la bioéthique. Un appel à la participation citoyenne lancé en janvier dernier, auquel les catholiques ont largement répondu. Le nouvel archevêque de Paris et ancien médecin, monseigneur Aupetit, a été consulté, notamment lors d’un dîner à l’Élysée sur la question de la fin de vie. Il rappelle que sur tous ces sujets l’Église doit s’exprimer avec des arguments « fondés en raison ». Et non pas sur le seule base de la foi.
Le Point.fr : Alors que le CCNE vient de remettre sa synthèse des états généraux de la bioéthique, quelles conclusions tirez-vous de cette phase de consultation nationale ?
Monseigneur Aupetit : La dernière loi de bioéthique de 2011 prévoyait une réévaluation au bout de sept ans sans qu’il s’agisse nécessairement d’une révision. Le gouvernement a voulu une large consultation de l’ensemble des Français par des états généraux. La question posée m’apparaît très importante, car elle situe exactement les enjeux : « quelle société voulons-nous » ? Il me semble très heureux que tout le monde ait pu s’exprimer, car les décisions qui seront prises vont avoir des conséquences durables sur nos façons de vivre et les valeurs qui les sous-tendent. Nous sommes, en effet, à la croisée des chemins entre deux visions sociétales. D’un côté, une société basée sur la fraternité où la personne est qualifiée par les relations qu’elle entretient avec autrui. Dans cette situation, la loi protège les plus vulnérables. D’un autre côté, une société individualiste où chacun revendique une autonomie. Dans ce cas, la loi s’ajuste au désir individuel avec le risque de revenir au droit du plus fort, du plus riche ou du plus puissant. Bien sûr, nous défendons une société fraternelle qui constitue encore l’humus de notre civilisation. Les débats ont été très ardents même si l’on peut regretter que l’ensemble de nos concitoyens n’ait pas mesuré l’importance des enjeux.
Si la synthèse du CCNE laisse apparaître que la PMA ne fait pas l’unanimité, plusieurs indices peuvent laisser présager l’intention du gouvernement de l’ouvrir à toutes les femmes, conformément au programme du président de la République. Quelles conclusions cela vous inspire-t-il ?
Mgr M. A. - Il n’y a aucun consensus et d’importantes réserves ont été émises. Nombreux sont ceux qui se sont exprimés et il serait dommage de réduire la parole d’un si grand nombre à une simple mobilisation de « militants ». Lorsqu’il n’y a aucun consensus, ne faut-il pas adopter un principe de précaution ? Le président de la République a dit ne pas vouloir avancer en force, j’espère que le gouvernement et le Parlement sauront entendre les vives réserves qui se sont exprimées. Nous continuerons de faire entendre notre voix pour que notre société ne soit pas fondée sur la somme de désirs individuels, mais sur le bien commun. Et la question de la filiation est essentielle pour l’avenir de notre civilisation.
Vous étiez présent lors du dîner organisé en février dernier à l’Élysée, au sujet de la fin de vie. Dans quel climat celui-ci s’est-il déroulé ? Ces échanges ont-ils été fructueux ?
Mgr M. A. - Le climat était tout à fait cordial entre les personnes présentes, pourtant d’opinions diamétralement opposées. Le président de la République a interrogé successivement chacun des convives, qui ont eu largement le temps de s’exprimer. Tout d’abord, les médecins et les personnels soignants en charge des malades en fin de vie. Puis, la parole fut donnée aux philosophes pour terminer par les représentants des religions. Il est difficile d’évaluer le fruit de cette consultation et l’impact les différents arguments sur nos gouvernants.
Lors de ce dîner, vous êtes-vous exprimé davantage en tant que médecin ou en tant qu’archevêque de Paris, représentant de l’institution religieuse catholique ?
Mgr M. A. - Je me suis exprimé avec des arguments fondés en raison, seule façon de toucher l’intelligence et le cœur. J’ai insisté sur l’extraordinaire amélioration des fins de vie en France. Dans les années 1970, lorsque j’étais étudiant dans les hôpitaux, les patients qui ne pouvaient plus être accessibles à la thérapie étaient souvent abandonnés avec des antalgiques mineurs et des soins minimums. La formidable extension des soins palliatifs a permis une véritable réponse à la douleur de ces patients et une réelle prise en charge de la fin de vie. Contrairement à ce que l’on entend, on meurt beaucoup mieux en France aujourd’hui qu’il y a 40 ans. Ensuite, je me suis exprimé sur le plan philosophique en montrant que la dignité humaine tient à sa nature propre, comme l’affirme la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle ne dépend pas de son état de dépendance ou de fragilité. On meurt toujours dans la dignité quand la société est capable de vous accompagner parce que vous êtes précieux à ses yeux. À tout cela, l’archevêque de Paris ajouterait seulement que la dignité tient aussi à la transcendance qui habite la conscience de l’humanité depuis toujours.
Le président de la République vous semble-t-il à l’écoute de l’Église ? Et de ses arguments concernant les questions bioéthiques ?
Mgr M. A. - Le président écoute chacun de nos arguments avec sérieux. Cela est vrai aussi de ceux qui ne pensent pas comme nous. Son discours au collège des Bernardins a montré qu’il ne considérait pas l’Église comme une quantité négligeable et qu’il reconnaissait son œuvre civilisatrice pour la France au cours des siècles.
Sur les questions de PMA et fin de vie, qui préoccupent particulièrement les Français, son avis vous paraît-il tranché ?
Mgr M. A. - Je n’ai pas la faculté de lire dans les consciences, aussi je ne pourrais pas dire s’il a un avis tranché. Dans son programme présidentiel, il avait bien programmé le vote de la PMA qui ne serait pas seulement destinée aux personnes atteintes d’infertilité, mais qui répondrait également un « désir sociétal d’enfant ». La question qui se pose alors est celle-ci : « le désir d’enfant est-il plus important que le droit de l’enfant » ? La Déclaration des droits de l’enfant à l’ONU a déjà répondu non à cette question. Sur la fin de vie, qui ne faisait pas partie du programme des états généraux, le président m’a paru très prudent.
Vous avez rencontré le Premier ministre Édouard Philippe, le 18 avril dernier. Que retirez-vous de cet échange ?
Mgr M. A. - Nous n’avons pas parlé que de bioéthique. Sur ce sujet, le Premier ministre m’a semblé en retrait sur la question de la fin de vie, malgré la pression de certains députés de sa majorité. Pour les autres questions, il m’a écouté avec bienveillance, mais je ne suis pas sûr de l’avoir convaincu.
L’engagement de l’Église dans le cadre de la révision des lois de bioéthique s’est-il arrêté en même temps que la phase de consultation générale menée par le CCNE ? Sinon, comment se poursuivra-t-il ?
Mgr M. A. - Les chrétiens en général et les catholiques en particulier n’ont pas attendu les états généraux pour s’exprimer sur ce sujet crucial. À l’occasion de ces états généraux, nous avons voulu participer largement au débat et donner un argumentaire sérieux aux fidèles et à toutes les personnes de bonne volonté. La diffusion de plus de 100 000 petits livrets sur le diocèse de Paris et le travail fait par la Conférence des évêques qui publiera un livre en juin participent de ce dialogue. À Paris, nous continuons les soirées d’information où nous faisons intervenir des personnes spécialisées dans ce domaine. Ce travail, bien sûr, ne s’arrêtera pas avec la fin de la consultation. Il continuera même après le vote des lois, car, si nous obéissons aux lois de notre pays, nous devons toujours continuer d’éclairer les consciences de nos concitoyens.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime19.03.19 10:43

Eglise de France, va  foutre ton nez dans TES paroisses au lieu de te mêler de la FIN DE VIE de tout le monde et de chacun !

CROSS2    AMEN    Alleluia1
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime27.03.19 14:03

Université catholique, Tirana, Albanie

“Nous ne ferons pas le sale boulot de la mort”, à Tirana Mgr Paglia promeut la « culture palliative » des soins
18 mars 2019, intervention de Mgr Paglia sur les soins palliatifs
La Croix le 26/03/2019 à 16:13
Académie pontificale pour la vie (*)

Le 18 mars 2019, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a été invité à participer au congrès sur les soins palliatifs promu par l’Université catholique « Notre-Dame-du-Bon-Conseil » de Tirana (Albanie). Au commencement de son intervention, rappelant l’intitulé complet de la réunion : « Contre la culture du déchet pour une culture de l’amour. Les soins palliatifs pour la promotion d’une culture de responsabilité sociale » –, Mgr Paglia a souligné « l’importance des soins palliatifs comme modèle clinique pour gérer la maladie avancée jusqu’au passage de la mort », mais aussi « leur pertinence pour la promotion d’une culture des soins ». Et cela, particulièrement, dans une société qui se laisse facilement « surprendre », comme le dit le pape François, par la « culture du déchet ». « Il est, en effet, fréquent dans notre société actuelle que les malades et leurs familles soient doublement victimes : d’une part de la maladie et de l’autre de l’abandon », a constaté Mgr Paglia. Il est donc urgent de promouvoir les soins palliatifs partout dans le monde, a-t-il poursuivi, soins qui « luttent de façon décisive contre cette « logique perverse » et répondent « au besoin radical qu’ont les personnes d’être toujours accompagnées », surtout dans les moments difficiles « comme peut l’être celui de la maladie dans le passage de la mort ». Après avoir rappelé les interventions récentes, dans ce sens, du Magistère de l’Église catholique – du pape François ou du cardinal Parolin – Mgr Paglia a présenté le projet « Pal-Life » lancé par l’Académie pontificale pour la vie. Projet qui a pour vocation la promotion des initiatives en faveur du développement des soins palliatifs. Il a également fait référence au « Livre blanc » qui sera envoyé aux Universités et hôpitaux catholiques afin de « favoriser la connaissance et la pratique » de ces soins. Dans la poursuite de son intervention, Mgr Paglia a évoqué l’urgence, selon lui, « d’une nouvelle façon d’être proche de celui qui est faible ». Et, constatant la pauvreté de la parole de nos sociétés « sur le mystère du passage que la mort représente dans l’existence humaine », il a fait part de sa croyance en la nécessité que la pastorale chrétienne s’interroge sérieusement « sur les causes de la raréfaction de la prédication sur la mort et sur les réalités ultimes ». Pour Mgr Paglia, le travail du soin « est notre engagement à rendre humain » l’acceptation de notre condition mortelle. « En conclusion, a-t-il expliqué, nous nous refusons de faire le sale boulot de la mort : même seulement symboliquement. L’acte du soin acceptera – et aidera à accepter – sa propre limite infranchissable : avec toute la délicatesse de l’amour, avec tout le respect pour la personne, avec toute la force du dévouement dont nous serons capables. » « Personne ne doit se sentir coupable du poids que sa condition mortelle impose à la communauté de ses semblables. Nous sommes humains », a conclu Mgr Paglia.

Je suis particulièrement reconnaissant pour l’invitation qui m’a été adressée afin de participer à ce congrès promu par l’Université catholique « Notre-Dame-du-Bon-Conseil », consacré au thème « Contre la culture du déchet pour une culture de l’amour. Les soins palliatifs pour la promotion d’une culture de responsabilité sociale ». Ce thème rappelle non seulement l’importance des soins palliatifs comme modèle clinique pour gérer la maladie avancée jusqu’au passage de la mort, mais aussi leur pertinence pour la promotion d’une culture des soins dans une société comme la nôtre, qui se laisse facilement surprendre par ce que le pape stigmatise comme « culture du déchet ». Il est, en effet, fréquent dans notre société actuelle que les malades et leurs familles soient doublement victimes : d’une part de la maladie et de l’autre de l’abandon.

Les soins palliatifs luttent de façon décisive non seulement contre cette logique perverse, mais ils répondent au besoin radical qu’ont les personnes, d’être toujours accompagnées, surtout dans les moments les plus difficiles, comme peut l’être celui de la maladie dans le passage de la mort. À plusieurs reprises, le Magistère de l’Église catholique est intervenu récemment dans ce sens. Dernièrement, le pape François a parlé des soins palliatifs comme une « expression de l’attitude proprement humaine à prendre soin les uns des autres, en particulier de ceux qui souffrent. Ceux-ci témoignent du fait que la personne humaine demeure toujours précieuse, même si elle est marquée par la vieillesse et par la maladie. La personne, en effet, en toutes circonstances, est un bien pour elle-même et pour les autres, et elle est aimée de Dieu » (1).

L’urgence de promouvoir les « soins palliatifs »
Par conséquent, je crois qu’il est urgent de promouvoir les « soins palliatifs » partout dans le monde. Notre rencontre d’aujourd’hui, qui a lieu au siège de la Faculté de médecine est en cela exemplaire. Tout d’abord, car elle fait comprendre l’importance d’encourager les soins palliatifs dans leur aspect scientifique, culturel et didactique. Cela me semble être, en effet, une belle coïncidence que de parler de ce thème, quelques jours seulement après la première pierre posée de l’hôpital lié à cette université. Il est important que les soins palliatifs entrent à faire partie des disciplines universitaires. Nous savons, de fait, que souvent le nombre d’étudiants, que ce soit en médecine ou pour les formations d’infirmiers désireux de se consacrer aux soins des malades en fin de vie et surtout des personnes âgées, est faible. Développer la considération pour les soins palliatifs signifie aussi faire redécouvrir la vocation la plus profonde de la médecine qui consiste avant tout à prendre soin. Le cardinal Parolin au nom du pape François le rappelait à l’Académie de la vie : « La tâche de la médecine est de prendre toujours soin, même si guérir n’est pas toujours possible. Il est certain que l’entreprise médicale est fondée sur l’inlassable effort d’acquérir de nouvelles connaissances et de vaincre un nombre toujours plus grand de maladies. Or, les soins palliatifs introduisent, à l’intérieur de la pratique clinique, la prise de conscience que la limite exige non seulement d’être repoussée et combattue, mais aussi reconnue et acceptée. Et cela signifie ne pas abandonner les personnes malades, mais être, au contraire, proches d’elles, les accompagner dans l’épreuve difficile qui se présente à la fin de leur vie. Lorsque toutes les ressources du “faire” semblent être épuisées, c’est alors que surgit l’aspect le plus important dans les relations humaines qui est celui de l’“être”, être présent, être proche, être accueillant. Cela implique également de partager l’impuissance de celui qui atteint le point extrême de sa vie. En faisant preuve de solidarité au moment où l’action n’arrive plus à avoir un impact sur le cours des événements, la limite peut en modifier le sens : elle devient non plus un lieu de séparation et de solitude, mais une occasion de rencontre et de communion » (2).

Ce sont des réflexions particulièrement importantes. C’est dans cette perspective-là que l’on comprend, davantage encore, combien promouvoir les soins palliatifs encourage la culture de l’attention réciproque qui unit les droits et les devoirs : tout le monde a le droit d’être accompagné et soigné, et tout le monde a le devoir d’accompagner et de soigner. J’aime rappeler que le terme palliatif vient de pallium (un mot latin qui signifie manteau) : le plus faible a besoin d’être entouré du manteau de l’amour. Nous savons combien cette dimension est enracinée dans la sensibilité évangélique. Mais elle est également présente dans d’autres traditions religieuses. Je pourrais citer, pour donner un seul exemple, une sourate du Coran découverte récemment : « Que la tendresse te recouvre, toi, l’autre, comme un manteau ».

Le pape François, dans cette dimension révélatrice, affirme : « Saisir dans sa propre expérience combien la vie humaine est reçue des autres, qui nous ont mis au monde et se développe grâce à leur soin, nous amène à comprendre plus profondément le sens de la dimension passive qui la caractérise. Il semble alors raisonnable de jeter un pont entre ces soins que l’on a reçus depuis le début de la vie et qui ont permis à celle-ci de se déployer pleinement et les soins à offrir de manière responsable aux autres, au long des générations jusqu’à embrasser toute la famille humaine. C’est sur ce chemin que peut s’allumer l’étincelle qui relie l’expérience du partage plein d’amour de la vie humaine jusqu’à son mystérieux départ, avec l’annonce évangélique qui voit tout le monde comme des enfants du même Père et qui reconnaît en chacun son image inviolable. Ce lien précieux défend une dignité humaine qui ne cesse de vivre, pas même avec la perte de la santé, du rôle social et du contrôle sur son propre corps. C’est alors que les soins palliatifs montrent leur valeur, non seulement pour la pratique médicale – pour que, même lorsqu’ils agissent avec efficacité en réalisant des guérisons parfois spectaculaires, on n’oublie pas cette attitude de fond qui est à la racine de toute relation de soins – mais aussi plus généralement pour toute la coexistence humaine » (3).

Le projet « Pal-life » de l’Académie pontificale pour la vie
L’Académie pontificale pour la vie s’est engagée afin que tout cela puisse advenir au niveau de l’Église catholique, partout dans le monde. Elle a fait siennes les paroles que le pape François a prononcées au cours de l’Audience de la XXIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, dans le contexte de laquelle était organisé le Congrès Assisting the Elderly and Palliative Care : « J’apprécie votre engagement scientifique et culturel pour garantir que les soins palliatifs rejoignent tous ceux qui en ont besoin. J’encourage les professionnels et les étudiants à se spécialiser dans ce type d’assistance qui ne possède pas moins de valeur sous prétexte qu’il “ne sauve pas la vie”. Les soins palliatifs réalisent quelque chose de tout aussi important : ils valorisent la personne. J’exhorte tous ceux qui, à divers titres, sont engagés dans le domaine des soins palliatifs, à pratiquer cet engagement en conservant intègre l’esprit de service et en se rappelant que toute connaissance médicale n’est vraiment une science, dans son sens le plus noble, que si elle se situe comme une aide en vue du bien de l’homme, un bien qui ne peut jamais être atteint “contre” sa vie et sa dignité. C’est cette capacité à servir la vie et la dignité de la personne malade, y compris quand elle est âgée, qui mesure le véritable progrès de la médecine et de la société tout entière. Je redis l’appel de saint Jean-Paul II : “Respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine ! C’est seulement sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté véritable, la paix et le bonheur !” » (4).

Dans le souhait de donner suite aux paroles du Saint-Père, l’Académie pontificale pour la vie a lancé le projet « Pal-Life » qui a pour vocation de promouvoir des initiatives en faveur du développement et de la diffusion des soins palliatifs dans le monde ainsi que d’encourager la culture du soin et de l’accompagnement jusqu’à la fin de vie des malades. Des événements internationaux ont ainsi déjà été organisés, à Houston, aux États-Unis, à Doha, au Qatar, à Rome et à Milan. Au mois de mai 2019, une rencontre aura lieu au Brésil pour la mise en œuvre [du projet] en Amérique du Sud, puis fin septembre au Rwanda pour affronter le thème sur le continent africain. Il existe, en outre, un aspect qu’il me paraît opportun de souligner, celui des soins palliatifs dans le contexte œcuménique et interreligieux. Deux déclarations communes ont déjà été signées entre l’Académie pontificale pour la vie et l’Église méthodiste américaine ainsi qu’avec la Qatar Foundation. Une nouvelle déclaration interreligieuse est en cours d’élaboration avec les religions juive et islamique. Cet intérêt particulier pour la perspective interreligieuse dérive du sentiment que l’attention complète à la personne, qui est à la base des soins palliatifs, ne répond pas aux enjeux économiques qui gouvernent notre culture contemporaine et qui conduisent à une « culture du gaspillage ». Une nouvelle alliance entre foi et humanisme nous permet d’affirmer qu’à l’intérieur de la vie humaine, même lorsqu’elle est fragile et apparemment vaincue par la maladie, il est une préciosité intangible. Les soins palliatifs incarnent une vision de l’homme qui est profondément religieuse et en même temps profondément humaine. À mon avis, cette vision est la véritable âme et la véritable force des soins palliatifs.

Dans cet horizon, je suis heureux de présenter dans ce lieu – il s’agit de la première présentation publique après l’Assemblée générale de février dernier – un « Livre blanc » qui sera envoyé aux Universités et hôpitaux catholiques dans le monde entier pour favoriser la connaissance et la pratique des soins palliatifs. À travers ce texte, nous voulons promouvoir une « culture palliative », à la fois pour répondre à la tentation qui vient de l’euthanasie et du suicide assisté, et surtout pour faire mûrir cette « culture du soin » qui permet d’offrir une compagnie d’amour jusqu’au passage de la mort. De cette façon, on aide la médecine elle-même à redécouvrir sa tâche qui est certainement celle de la « guérison », qui joue, dans la médecine contemporaine, un rôle prépondérant, tout en évitant d’en faire l’unique objectif à atteindre à tout prix. En effet, le risque serait d’aller au-delà du caractère raisonnable dans l’utilisation des traitements médicaux et d’aboutir au soi-disant « acharnement thérapeutique » qui procure au patient d’inutiles souffrances. Bien entendu, l’abandon thérapeutique est toujours à exclure quand la possibilité d’obtenir la guérison disparaît. Il faut être clair : si on ne peut pas guérir, on peut encore soulager la douleur et continuer à prendre soin de cette personne. Le patient inguérissable n’est jamais incurable. Il ne faut pas oublier la limite radicale qui fait partie de notre existence sur cette terre. L’illusion de l’immortalité, qui sous-tend au seul objectif de la guérison, est très dangereuse. La radicale finitude humaine conduit à exclure avec force l’obstination à vouloir utiliser des traitements qui infligent des souffrances inutiles et quelquefois mêmes dangereuses au patient. Il ne faut toutefois jamais abandonner le malade, même lorsque la guérison n’est plus possible.

Nous savons combien les soins palliatifs ont été protagonistes de la récupération d’un accompagnement complet du malade au sein de la médecine contemporaine. Prendre soin du malade est un pas indispensable à accomplir. Parfois, les symptômes d’un malaise psychologique et d’une souffrance existentielle liés à la maladie surgissent de manière improvisée et dévastatrice, même pour un individualisme répandu qui laisse seuls ceux qui auraient le plus besoin de soutien et d’accompagnement. Si la médecine peut « échouer » à obtenir la guérison, elle n’échoue jamais en prenant soin du malade. C’est la raison pour laquelle, malgré les remarquables et constants progrès scientifiques, le seul et peut-être unique domaine où l’on ait la certitude d’atteindre toujours l’objectif est dans celui de prendre soin de la personne malade.

L’urgence d’une nouvelle façon d’être proche de celui qui est faible
Il y a peu de culture de l’accompagnement parce qu’il y a aussi peu d’amour gratuit. Dans un de mes récents volumes, Sorella morte (« Ma sœur la mort »), j’ai souligné l’urgence d’une nouvelle façon d’être proche de celui qui est faible, en particulier de celui qui doit affronter l’ultime étape de sa vie, dans le passage de la mort. Et je crois que la pastorale chrétienne est appelée également à s’interroger sérieusement sur les causes de la raréfaction de la prédication sur la mort et sur les réalités ultimes. Faute, selon moi, à un « affaiblissement de la prédication de l’Évangile de la mort, de la résurrection et de la vie éternelle. Il est devenu toujours plus rare, hélas, d’écouter la prédication sur les derniers événements de la vie et sur le mystère de la vie au-delà de la mort » (p. 217) (5). Nos sociétés sont plus pauvres en paroles sur le mystère du passage que la mort représente dans l’existence humaine. Par ailleurs, elles sont toujours plus sceptiques quant à parler de la mort comme fin de vie. Ce n’est pas le lieu ici pour m’attarder sur cet aspect. Je veux seulement dire que je préfère souligner la mort comme un passage, avec tout le bagage culturel et spirituel que cela comporte. Nous – chacun de nous, toutes les générations qui se suivent tout au long de l’histoire – ne sommes pas une parenthèse entre deux rien. La mort n’est pas la fin. Ce serait une profonde injustice ! Même la raison ne peut le supporter : qu’en serait-il de tout le bien que nous avons fait, des affections, des liens ? Réfléchir sur le thème des soins palliatifs signifie aussi se demander quelles sont les paroles que nous devons réapprendre pour accompagner celui qui vit les moments ultimes de son existence sur terre.

Répéter néanmoins que la personne humaine est toujours digne de respect et d’attention, et que jamais elle ne doit être mise de côté ou rejetée, et cela quelles que soient ses conditions, est une conviction qu’il ne faut cesser de rappeler. Tout comme il convient de redire que « prendre soin » de l’autre fait partie de la mission de toute personne humaine. C’est une dimension qui exige un choix, mais c’est précisément ce choix-là qui distingue la dimension anthropologique du reste de la création. Or, c’est dans cet horizon de service à la vie et à la dignité de la personne, surtout quand elle est malade et affaiblie, que se mesure la qualité de la personne mais aussi de la société.

Le mouvement des soins palliatifs, par conséquent, en même temps qu’il exprime une façon savante d’être à côté de celui qui souffre, devient aussi un message de la manière dont concevoir l’existence humaine. La communauté des soins palliatifs témoigne d’une nouvelle façon de coexister qui met au centre la personne et son bien-être vers lequel non seulement l’individu, mais la communauté tout entière tend. Dans cette communauté, le bien de chacun est recherché comme étant le bien pour tous. Les soins palliatifs représentent un droit humain et nous voyons avec satisfaction que divers programmes internationaux s’organisent pour mettre en œuvre tout cela. Mais le vrai droit humain de toute personne est de continuer à être reconnue et accueillie comme membre de la société, comme partie d’une communauté. Avec la parabole du Samaritain, l’Évangile demande l’engagement personnel pour le soin de celui qui a besoin. Il faut remarquer que le Samaritain n’est pas un croyant ! l’Église ne fait donc rien d’extraordinaire quand elle se montre attentive à la dimension du soin de malade. Elle ne fait que ce qui lui a été demandé par l’Évangile. Les soins – même les soins palliatifs – représentent un droit (le vrai droit !) des personnes malades et mourantes. Je suis convaincu que les soins palliatifs peuvent être protagonistes dans la récupération d’une culture de l’accompagnement qui doit qualifier la qualité spirituelle et humaine de la société contemporaine.

« Nous ne ferons pas le sale boulot de la mort »
En arrivant à la conclusion, je voudrais redire ma conviction, qu’il faut alimenter de toutes les façons la recherche des meilleurs parcours pour promouvoir la santé, pour défendre la personne humaine ainsi que ses droits fondamentaux et inaliénables. Le travail humain de soin, qui fait face à la vulnérabilité matérielle et spirituelle de nous humains, sous quelques formes et professions que ce soit, vit déjà et toujours sur le fil du paradoxe anti-utilitariste. Or, c’est ce paradoxe qui nous rend humains.

Les hommes et les femmes dont nous nous sommes engagés à prendre soin, sont, depuis la nuit des temps, des créatures mortelles. Et nous ne les guérirons pas de cela. Pourtant, rien n’est plus universellement valorisant et émouvant que notre combat quotidien contre les signes douloureux de la fragilité qui annonce notre condition mortelle. Nous luttons fermement pour que ce ne soit pas l’avilissement de la mort qui décide de la valeur de la vie. Luttons afin que ce ne soit pas la maladie qui décide de l’utilité de notre vie, de la valeur d’une personne, de la vérité de nos affections. Nous acceptons notre condition mortelle. Résistons à l’illusion délirante de pouvoir effacer le mystère de cet extrême passage, avec ses douloureux signes contradictoires.

Le travail du soin est notre engagement à rendre humain cette acceptation, en l’empêchant de devenir complicité. En conclusion, nous nous refusons de faire le sale boulot de la mort : même seulement symboliquement. L’acte du soin acceptera – et aidera à accepter – sa propre limite infranchissable : avec toute la délicatesse de l’amour, avec tout le respect pour la personne, avec toute la force du dévouement dont nous serons capables. Aucun acte de soin ne voudra cependant porter le signe de cette complicité avec la mort, même pas dans l’apparence.

Voilà l’enjeu – très difficile et très humain – qui est face à nous et que nous devons affronter ensemble. L’accompagnement à accueillir la nécessité de vivre humainement même la mort, sans perdre l’amour qui lutte contre son avilissement, est l’objectif de la « proximité responsable » à laquelle nous tous, en tant qu’êtres humains, sommes appelés. La communauté tout entière doit y participer. Nous ne resterons pas à regarder la mort qui fait son travail, sans rien faire. Mais nous ne ferons pas le sale boulot de la mort, qui nous délivre de l’inconfort, comme si c’était un acte d’amour. L’amour pour la vie, dans laquelle nous avons aimé et nous nous sommes aimés, n’est plus seulement à nous : il appartient à tous ceux avec qui il a été partagé. Ainsi, cela doit être, jusqu’à la fin. Personne ne doit se sentir coupable du poids que sa condition mortelle impose à la communauté de ses semblables. Nous sommes humains. Et, l’idée humaine du soin est en contradiction avec l’idée de la maladie comme exclusion de la communauté et faute impardonnable. Sans parler de l’Évangile qui, naturellement, nous en libère même théologiquement.

(*) Traduit de l’italien par Sophie Lafon d’Alessandro pour La DC. Titre et notes de La DC.

(1) Pape François, Discours aux participants à l’Assemblée de l’Académie pontificale pour la vie, 5 mars 2015.

(2) Lettre du cardinal Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, à Mgr Paglia à l’occasion de la convention sur les soins palliatifs organisée par l’Académie pontificale pour la vie, 27 février 2018.

(3) Idem.

(4) Pape François, Discours aux participants à l’Assemblée de l’Académie pontificale pour la vie, 5 mars 2015.

(5) Mgr Vincenzo Paglia, Sorella morte. La dignità del vivere e del morire, éd. Piemme (Italie).
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime27.03.19 14:07

Vive la culture du déchet qui est recyclé !

HI

Quant à l'amour paroissial...

BING
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime28.04.19 17:28

Vincent Lambert : ce que dit vraiment l'Eglise
Publié le 11/06/2015 à 12h00 - Modifié le 11/06/2015 à 19h47Joséphine Bataille

Quelques jours après le jugement de la Cour européenne des droits de l'homme, le point sur la position de l'Église concernant l'état végétatif... et sur sa communication à l'occasion de l'affaire Vincent Lambert.

Prudence. La première des vertus cardinales semble s'être imposée chez les représentants de l'Église catholique sur ce sujet à haute teneur polémique. Et c'est d'abord en creux que le message semble s'exprimer. « La décision de la Cour européenne des droits de l'homme n'est en aucun cas une validation éthique du sujet », a ainsi déclaré le porte-parole des évêques de France, le père Olivier Ribadeau Dumas, vendredi dernier, après qu'a été connu le jugement qui rendra possible une éventuelle procédure d'arrêt des soins de Vincent Lambert – patient tétraplégique en état végétatif à l'hôpital de Reims.
L'Église ne veut pas jeter d'anathèmes... et refuse les mots qui fâchent. Elle ne parle pas directement d'euthanasie, elle valorise « le choix de la vie », comme le faitl'évêque de Reims (lequel prononce tout de même spontanément le mot euthanasie, mais sous la forme interrogative). « Il est essentiel pour l'Eglise de redire que toute vie a un prix, et qu'il n'y en a pas d'utile ou d'inutile », a déclaré encore Olivier Ribadeau Dumas sur KTO. « Dieu aime Vincent Lambert. Cette vie qui, aux yeux des hommes, n'a pas peut être pas beaucoup de sens, est pour lui d'une grande valeur et d'un grand prix ».
Avec le ton qu'on lui connaît, le primat des Gaules Philippe Barbarin a de son côté réagi immédiatement sur Twitter, puis sur RTL, qui a annoncé à l'antenne « la colère »du cardinal archevêque de Lyon et son « soutien » aux parents Lambert (qui refusent la suspension de l'alimentation et de l'hydratation artificiels dont bénéficie leur fils). « Cette nouvelle me choque profondément, cet homme il est vivant ; il n'est pas branché. Il y a les droits de l'homme en bonne santé ; et l'homme qui n'est pas en bonne santé, il a quoi comme droits ?, a-t-il lancé à l'antenne. Cette Cour a été créée précisément pour protéger les handicapés à la fin de la Seconde Guerre mondiale ! Aujourd'hui, beaucoup de gens vont être très déstabilisés par un tel arrêt. »
Alors qu'aucun communiqué officiel n'a été préparé — hormis celui de l'évêque de Reims, diocèse du patient, juste après le week-end —, et que les prises de position sont restées contenues, le prélat lyonnais sort du lot. Déjà en mars, avant l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition d'une nouvelle loi sur la fin de vie, c'est lui qui avait co-signé au nom des catholiques, au côté des représentants institutionnels des autres cultes, une tribune dans le Monde appelant à « préserver l'interdit de tuer ». Une parole couperet – mais c'est la loi du genre médiatique -, qui a sans doute davantage porté que le travail de fond – remarquable – d'analyse du projet de loi, réalisé par le groupe de travail de Mgr Pierre d'Ornellas, l'archevêque de Rennes, qui avait été mandaté pour ce faire par les évêques.
De fait, cette fois-ci, du côté des spécialistes, pas de prise de position. « Cette décision concerne un homme et une famille, mais elle intervient dans le cadre d'un processus plus large, qui est la discussion d'une prochaine loi et nous essayons d'avoir une parole globale sur ces questions », explique Olivier Ribadeau-Dumas. « Il n'y a pas de différence entre les uns et les autres sur l'affirmation que l'interdit de tuer est fondamental ». Finalement ce 11 juin, une réaction de de Mgr Aupetit, qui suit pour les évêques les affaires bioéthiques : « Ce cas médical nous oblige à réfléchir sur la dignité de chaque vie humaine. La valeur d’une vie tient-elle à son utilité ou à son humanité ? » interroge-t-il dans un communiqué diffusé à l’attention des paroisses.
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Etats végétatifs : différents argumentaires

Si l'on ne peut que saluer la sagesse qui pousse les évêques à parler avec précaution de la complexité d'une situation humaine, on perdrait pourtant presque le fil de l'argumentation. Ils s'opposent à l'euthanasie, oui. Mais ce qui fait débat, c'est précisément qu'il s'agisse ici ou non d'une affaire d'euthanasie. Ou au contraire d'une affaire « d'arrêt de traitements » - « laisser mourir » pour ne pas s'acharner.
Le milieu des soins palliatifs, par exemple, est divisé sur ce point. Si les sociétés savantes ont tranché – l'alimentation et l'hydratation artificiels sont considérées comme des « traitements » et en tant que tels, peuvent parfois être suspendus —, beaucoup de praticiens ne l'admettent pas sur le terrain.
Autre nuance : cinq juges de la CEDH sur les 17 ayant statué sur cette affaire Lambert se sont opposés à la décision majoritaire de déclarer conforme aux droits de l'homme un éventuel arrêt des soins du patient. Mais ils précisent : « S’il s’était agi d’une affaire où la personne en question (Vincent Lambert en l’espèce) avait expressément émis le souhait qu’il lui soit permis de ne pas continuer de vivre en raison de son lourd handicap physique et de la souffrance associée, ou qui, au vu de la situation, aurait clairement refusé toute nourriture et boisson, nous n’aurions eu aucune objection à l’arrêt ou la non-mise en place de l’alimentation et de l’hydratation dès lors que la législation interne le prévoyait. » Autrement dit, pour eux, c'est avant tout la preuve des volontés de Vincent Lambert qui fait défaut.
« L'Eglise n'a pas attendu cette histoire douloureuse pour réfléchir aux situations d'état végétatif chronique, et son message est très clair, au termes d'une réflexion démarrée dès les années quatre-vingt-dix », répond le père Brice de Malherbe, codirecteur du département « éthique biomédicale » du Collège des Bernardins, à Paris, qui a précisément consacré sa thèse au sujet.
« En 2007, la Doctrine de la foi a affirmé que dans le contexte des structures sanitaires occidentales, la poursuite des soins de base était un devoir pour soutenir ces personnes en grande vulnérabilité. Il n'y a pas d'élément nouveau qui justifierait aujourd'hui d'évoluer ». Le pape Jean-Paul II, rappelle-t-il encore, en 2004, disait que « l’évaluation des probabilités ne peut justifier éthiquement l’abandon ou l’interruption des soins minimaux au patient y compris l’alimentation et l’hydratation (…) La mort par la faim ou par la soif finit par conséquent par ressembler à proprement parler à une véritable euthanasie par omission ».

Quelle spécificité de la nutrition et hydratation articielles ?

Pour l'Eglise de France, l'enjeu est surtout à venir, alors que la loi de fin de vie est en cours d'examen, et que se joue notamment dans sa formulation un paragraphe consacré à la nutrition et l'alimentation arficiels. Dans la loi Leonetti, ceux-ci étaient désignés comme des traitements seulement dans l'exposé des motifs. Les députés ont voulu que cela figure dans le texte même de la nouvelle loi. Et jusqu'à présent les sénateurs, en commission, s'y sont opposés. Là en est le débat, en attendant la séance publique qui se tiendra le 16 juin.
D'après le père de Malherbe, il y a sur ce point « une faille dans la loi Leonetti ». Si la loi permet en effet aux malades d'arrêter les traitements qui le maintiennent en vie, l'arrêt d'une sonde gastrique est irréductible à l'arrêt d'un respirateur ou d'une dialyse, argumente le père de Malherbe. « Dans ces derniers cas, on laisse une lésion poursuivre son cours naturel, alors que le patient souffre d'une défaillance organique grave et que le patient dépend pour vivre d'une assistance lourde. Ce n'est pas comparable avec l'impossiblité de déglutir qui est décorrélée de l'avancée d'une maladie.»
Vincent Lambert eût-il laissé des directives anticipées sans équivoques, la situation aurait-elle pu être appréhendée différemment, comme le pensent de leur côté les juges minoritaires de la CEDH ? Pas d'équivoque là dessus dans la réflexion de l'Eglise catholique. « La volonté individuelle ne suffit pas, même si elle est une aide qui contribue à la décision médicale », répond Brice de Malherbe. « Hors d'une situation de fin de vie, une telle demande s'apparente à une demande de suicide assisté. »
Ainsi les choses sont claires, et la retenue formelle de l'Eglise ne relève pas d'une interrogation de fond sur l'affaire Lambert. « On aura compris que nous n'allons pas dans le sens indiqué par les différentes instances juridiques (le jugement de la CEDH suit celui du Conseil d'Etat, ndlr), mais nous nous gardons de juger le fond des coeurs », glisse Brice de Malherbe. Notre préoccupation a été de respecter la complexité du débat de conscience, car dans cette famille, certains sont persuadés de bonne foi que la poursuite des soins correspond à de l'acharnement ».
« Il y a une mère et une épouse de l'amour desquelles on ne peut douter, et c'est ce que nous nous attachons à voir, ajoute Mgr Ribadeau Dumas. Cela fait le caractère hors norme de cette situation, et c'est pourquoi nous ne voulons pas qu'elle soit instrumentalisée. Dans un sens comme un autre ».
Pourtant, une semaine après le jugement de la CEDH, Mgr d'Ornellas sort à son tour du silence, apportant dans La Croix les éléments de réflexion qu'on attendait de lui après le travail de plusieurs mois qu'il a mené avec éthiciens et médecins. Et il apporte à cette question de la volonté du malade une toute autre réponse. « Si Vincent Lambert, en prévision d’un éventuel état végétatif, avait clairement exprimé sa volonté de ne pas subir de traitements, en connaissant la distinction entre ceux qui luttent contre la maladie et ceux qui, comme l’hydratation et l’alimentation, correspondent à un besoin naturel, il aurait été juste de respecter cette liberté fondamentale.»
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime28.04.19 17:37

C'est la Vie.. et non pas Famille Chrétienne ou autre magazine !
N'oublions pas que l'Eglise est une famille...divisée... sinon elle n'en serait pas une !
Il y a la réalité et l'interprétation de cette réalité
Quelle dynamique ! mais on peut se demander parfois si nous ne sommes pas en état végétatif chronique ( politique par ex. avant la crise des G.J. ).
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime12.06.19 20:07

Document des évêques de Belgique: "Accompagnement pastoral en fin de vie"
12.06.2019 par Jacques Berset, cath.ch

Dans leur nouvelle déclaration Je te prends par la main. Accompagnement pastoral en fin de vie, publiée le 12 juin 2019, les évêques de Belgique veulent offrir des orientations évangéliques à tous ceux qui vont à la rencontre de personnes âgées et malades, en particulier aux agents pastoraux.

Dans la ligne de la tradition biblique, la conviction fondamentale des évêques belges est que personne ne doit être abandonné.
L’adieu à la vie comporte de nombreuses facettes: pouvoir lâcher prise, faire le point sur sa vie, avoir besoin de réconciliation et de réconfort. Une pastorale d’inspiration chrétienne peut être un soutien car elle permet de rencontrer les grandes questions existentielles, comme l’écrivent les évêques dans leur brochure d’une vingtaine de pages.
Par-dessus tout, l’aumônier s’efforcera de susciter des liens avec d’autres et quand le mourant y est ouvert, aussi avec Dieu “qui est un allié dans notre fragilité, même s’Il est aussi un mystère insondable”.

Rites et sacrements

Les rites gardent ici toute leur importance. Ils aident à exprimer l’inexprimable. Les évêques demandent que l’aumônier essaie de respecter cette demande, sans perdre la spécificité propre des sacrements et rites chrétiens.
En ce qui concerne spécifiquement le sacrement des malades, les évêques demandent qu’il soit administré au début du processus de la maladie ou à un moment important de celui-ci, et non aux moments ultimes qui précèdent la mort. Le sacrement des malades est le sacrement pour les personnes gravement malades ou fortement affaiblies par l’âge et non le sacrement des mourants.

Aspirer à la mort

La base de l’accompagnement pastoral est l’écoute et la présence empathique de l’aumônier. Ceci n’est pas évident, surtout dans les situations d’impuissance, quand les gens disent aspirer à la mort. “Dans ce cas également, nous devons rester présents lors de conversations avec les personnes qui envisagent l’euthanasie”, écrivent les évêques.

Pas une approbation de l’euthanasie

Mais, ils ajoutent immédiatement “cela n’implique en aucun cas une approbation de l’euthanasie. Pour l’aumônier, cela peut engendrer une tension qui n’est pas facile à vivre”. Néanmoins, il est toujours possible de prier pour – et, si possible, aussi avec – cette personne. Car “si grande que soit notre impuissance humaine, nous confions toujours notre prochain à Celui qui est source de toute vie et dont la miséricorde ne connaît pas de limites”.

Les “souffrances insupportables”

Selon les évêques de Belgique, le terme de “souffrances insupportables” qu’on entend de plus en plus souvent, “doit conduire à s’interroger de manière critique sur le fait de savoir si nous consacrons une attention suffisante aux personnes vulnérables”. Cela signifie, selon les évêques, un appel à la vigilance et à la recherche de moyens nouveaux et créatifs pour aider les plus vulnérables, lancé aux communautés de foi locales, aux prêtres, aux diacres, aux agents pastoraux et aux bénévoles.
La dernière partie de [url=http://Je te prends par la main - Accompagnement pastoral de fin de vie peut %C3%AAtre command%C3%A9 sous forme de brochure chez Licap, E-mail : commandes@halex.be./]Je te prends par la main[/url] traite de la foi en la résurrection qui, souligne-t-on, n’est jamais une évidence et ne nie en rien la gravité de la mort. Elle aborde la contribution que le ministre des funérailles peut apporter dans les jours qui suivent immédiatement la mort, en particulier lors de la préparation des obsèques religieuses. (cath.ch/sipi/be)
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime12.06.19 20:18

et si justement ma souffrance psychologique était de prendre la main et d'être prise par la main ?
C'est curieux qu'on ne puisse pas être capable de se poser cette question !
Bon, les gens pas trop bêtes pigent le non-dit et il y a mille façons de faire.
Mais si on veut être abandonné... et si on veut mourir seul...
Ce n'est pas possible ??? c'est interdit ??? ( et plus c'est interdit, plus c'est attirant... ... )
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime12.06.19 20:44

si je me plaîs ds ma douleur ? eh bien alors je suis masochiste. Mais je crois que la meilleure attitude à l'heure de notre mort, c'est de nous laisser être ce que nous sommes au cours de notre vie. Si nous existons au cours de notre vie. Car il y a des gens qui font semblant de vivre ! il y en a d'autres aussi qui se demandent s'ils seront capables de jouer la comédie à la veille de leur mort si on les emmerde un peu trop ! c'est bien compliqué, tout ceci...
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime16.07.19 16:32

Natalia Trouiller : « Aucune législation pour l’euthanasie ne résistera à une vague de miséricorde dans les hôpitaux ! »

Article sous abonnement, bien évidemment...

Votre miséricorde, vous pouvez vous la foutre là où je pense ! Jean Léonetti a refait plusieurs fois sa loi du 22avril2005, loi du laissez mourir, à cause des gens comme vous

Essayez de foutre un peu de votre miséricorde sur le web ou dans les paroisses ah ah ah hi hi hi oh oh oh ! ! !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 11 Icon_minitime03.08.19 20:55

je te salue, Eglise, pleine de merde
le diable est avec toi, et l'intérieur de tes entrailles est pourri.
chère France Catholique, fille aînée de l'Eglise,
fous-moi la paix, maintenant et à jamais.
Ainsi soit-il.

Que c'est triste d'en arriver là !
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ils l'ont cherché, quand même, faut le faire...
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