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 Le suicide assisté en France? ! !

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MessageSujet: Le suicide assisté en France? ! !   24.12.12 15:16

Rapport Sicard : la France doit permettre le suicide assisté




Modifié le 24-12-2012 à 14h20


Par Guillaume Morin



LE PLUS. Le rapport Sicard a été remis au président de la République le 18 décembre dernier. Son objet ? Légiférer sur la fin de vie. Il ouvre en effet la porte à la "sédation profonde" ou au suicide assisté. Ce débat sera-t-il suivi d'une loi ou n'est-il évoqué que pour que l'on détourne le regard de la situation économique du pays ? Les deux, mon capitaine ?


Édité par Henri Rouillier



FIN DE VIE. C'est une des promesses du président de la République qui risque encore de faire débat. En effet, François Hollande avait promis de légiférer sur la fin de vie.



Lundi 17 décembre lui a été remis le rapport Sicard sur ce sujet. Il faut déjà souligner qu'une loi existe sur la fin de vie. La loi Léonetti doit permettre aux malades, en fin de vie, de pouvoir profiter des soins palliatifs et de faciliter leur passage du monde des vivants à celui des morts. Le rapport Sicard va plus loin, il parle désormais de suicide assisté. Un produit serait proposé aux malades pour leur permettre de mettre fin à leurs jours.



Je pense que la France est aujourd'hui prête à franchir une nouvelle étape sur le sujet. L'euthanasie existe déjà, des médecins la pratiquent devant la détresse de certains patients. Certes ces cas sont sans doute minoritaires, mais ils existent. La législation doit évoluer pour justement éviter les abus et réglementer une situation qui, de fait, existe déjà.



Le suicide assisté doit permettre à ceux qui le souhaitent, et dans des circonstances très précises, de mettre fin aux souffrances de patients qui se savent condamnés. Cette étape de la fin de vie doit être encadrée par des médecins psychiatres qui doivent accompagner le patient, s'assurer de l'irrévocabilité de sa décision et accompagner la famille du malade dans ces derniers moments.



Je n'ai pas toujours été pour l'euthanasie, mais je pense qu'aujourd'hui, il faut respecter le libre-arbitre de la personne et accepter sa décision de mettre fin à ses jours si c'est son choix. Les soins palliatifs suffisent dans la plupart des cas, ils permettent aux patients de partir doucement et d'éviter les souffrances.



Je dois dire, pour y avoir été confronté, que ces soins sont essentiels et que les personnels des hôpitaux accompagnent admirablement les familles qui voient un proche s'en aller progressivement. Dernièrement, une proche est partie lentement, sans souffrance. Les médecins ont accompagné ma famille en les tenant informés de son état de santé régulièrement et en soulageant ses souffrances. Elle a pu ainsi partir paisiblement au petit matin entourée de ses filles... Dans la plupart des cas, ces soins sont suffisants, la souffrance est atténuée par les médicaments et la famille est entourée par l'équipe soignante...



Seulement, il existe sans doute des cas pour lesquels la loi Léonetti est insuffisante. je pense ici aux maladies qui laissent le patient dans un état végétatif ou semi-végétatif, qui ne conduit pas à la mort avant des années. Si le patient a exprimé clairement de son vivant (en remplissant par exemple un formulaire après une discussion avec son médecin) sa volonté d'en finir si il se trouve dans cet état, l'euthanasie est nécessaire. De même, le cas de Vincent Humbert, même si il est particulier, n'en demeure pas moins problématique et la loi doit sans doute prévoir ces cas particuliers.



Faisons progresser la législation et adoptons une législation qui a été votée dans de nombreux autres États européens.



J'espère simplement que ce débat n'est pas un moyen pour le gouvernement de déplacer les problèmes et de focaliser sur un sujet de société pour éviter de parler économie.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   27.12.12 10:09

Tout sauf l’euthanasie : qu’est-ce que le suicide assisté ?


Aurélien Delfosse | Rue89

Le professeur Didier Sicard a rendu lundi le rapport de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France à François Hollande, qui servira de « guide » pour un examen parlementaire en 2013. Il n’est toujours pas question de légaliser l’euthanasie, mais la porte au « suicide médicalement assisté » est désormais ouverte.


La loi Leonetti (2005) était jugée insuffisante et trop éloignée de l’engagement 21 du candidat à la présidentielle. Durant la campagne, François Hollande ne s’est jamais prononcé en faveur de l’euthanasie :


« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »
Fin octobre, 86% des Français s’étaient déclarés favorables à la légalisation de l’euthanasie dite active (enquête Ifop pour Pélerin magazine).


1

Quelle différence avec l’euthanasie ?


Le patient, auteur du geste



C’est cette solution d’une assistance médicalisée que retient le rapport Sicard. Lors d’un suicide assisté médicalement, c’est le patient lui-même qui effectue l’acte provoquant la mort et non un tiers, comme lors d’une euthanasie.

Selon The World Federation of Right to Die Societies, l’association internationale pour le droit de mourir dans la dignité (voir ici l’ADME française), qui milite pour la légalisation du suicide assisté), « le suicide assisté doit être clairement demandé par le patient » :


« Les requêtes sont basées sur la liberté de conscience de ce dernier et sur l’évolution dramatique inévitable de sa pathologie, lui faisant subir des souffrances morales et physiques intolérables. »

2

Quelles sont les procédures dans les pays où il est autorisé ?




Il existe différentes formes de « suicide assisté ». Elles varient selon les législations des pays l’autorisant.


  • suicide assisté sans geste médical : le patient s’administre la potion létale, prescrite par le corps médical, sous le contrôle de ses proches, souvent dans son environnement familial ;


  • suicide médicalement assisté : le corps médical est omniprésent tout au long du processus. Il accompagne également le patient lors de l’auto-administration.

Depuis la remise du rapport, deux pays autorisant le suicide assisté sont cités en exemple. La Suisse et l’Etat américain de l’Oregon. Mais il est aussi autorisé dans deux autres Etats, le Montana et Washington. Sachant qu’en Europe, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg autorisent eux l’euthanasie.


3

Le suicide assisté sans geste médical


L’exemple suisse



La procédure suivie en Suisse se fonde sur un vide juridique. A savoir la libre interprétation de l’article 115 du code pénal helvète, selon lequel il est possible d’aider quelqu’un à mourir à condition que le tiers n’en retire aucun intérêt personnel.

En Suisse romande, le recours au suicide assisté est conditionné à l’adhésion à l’ADMD nationale. « C’est totalement gratuit à condition d’être membre », explique l’un de ses responsables. C’est l’association qui centralise les demandes, les étudie, et accompagne le malade.

En plus de son adhésion, ce dernier doit remplir quatre conditions :


  • avoir tout son discernement,
  • faire une demande répétée et détaillée,
  • transmettre l’intégralité de son dossier médical,
  • avoir une maladie au pronostic fatal, ou ressentir une souffrance intolérable.

Si tous ces critères sont remplis, la procédure peut aller à son terme relativement vite, explique l’ADMD suisse :


« Pour les patients les plus sévèrement atteints, cela peut prendre trois à quatre semaines. »
Expertise psychologique


Le suicide assisté sans geste médical compte six grandes étapes :


  • le malade fait une demande répétée et adhère à l’association ;


  • l’association reçoit le dossier médical complet du malade, un médecin conseil de l’association étudie le dossier ;


  • une expertise psychologique peut-être demandée si les motivations du demandeur doivent être précisées ;


  • le médecin conseil prescrit la potion létale par ordonnance ;


  • c’est un bénévole de l’association qui porte la potion létale au malade puis s’entretient une dernière fois avec lui, puis avec sa famille ;


  • si le patient n’a pas changé d’avis, il boit la potion létale, du pentobarbital, un anesthésique puissant, et décède en moins de dix minutes.

Dans le pays, l’association Dignitas assiste, non gratuitement, les malades venus de l’étranger.


4

Le suicide médicalement assisté


L’exemple de l’Oregon (Etats-Unis)



C’est la procédure actuellement en vigueur dans l’Etat américain de l’Oregon. Et la solution évoquée par le professeur Didier Sicard.

Selon le quotidien La Croix, l’Oregon est le premier Etat américain à avoir légalisé l’assistance au suicide. Elle y est autorisée depuis 1998. Les Etats de Washington et du Montana l’ont également intégrée dans leur législation, depuis 2009.

Le dernier geste, sous contrôle médical


Comme en Suisse, les conditions à remplir sont nombreuses :


  • apporter la preuve de sa majorité (18 ans) et résider dans l’Etat ;


  • faire une demande orale d’ordonnance létale devant un premier médecin ;


  • faire une demande écrite au même médecin, devant deux témoins. Le médecin peut refuser ;


  • s’adresser à un autre médecin, qui doit à son tour accepter la demande ;


  • le patient doit s’entretenir avec les deux médecins des alternatives possibles, comme les soins palliatifs ;


  • il s’administre lui-même la substance létale, sous contrôle médical.

Quelle que soit l’issue du prochain débat parlementaire, l’intervention du corps médical dans la procédure de suicide assisté rassure le législateur et le grand public. Mais elle divise encore les médecins. Ces derniers se verraient en effet confier un rôle majeur dont ils ne veulent pas forcément.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   03.01.13 10:27

Publié le 03/01/2013 à 06h00





« Il faut une vraie loi sur l'interruption de la vie »







 

Paul Trouillas a théorisé dans un livre (1) son opinion en faveur du droit à la fin de vie. Il est favorable à ce qu'il appelle l'« auto-interruption consciente et volontaire de la vie (AICVV) » en cas de maladie grave ou incurable, source d'infirmités et/ou de douleurs majeures. L'auto-interruption consciente et volontaire de la vie est fondée sur des critères de liberté, de conscience et de volonté absolues du sujet, ainsi que sur des critères médicaux. Paul Trouillas propose qu'un juge indépendant prononce l'arrêt d'AICVV, avant l'acte, sur la base du rapport d'un comité médical. C'est ce qu'il a expliqué aux membres de la commission Sicard lors de son audition. Cette commission a rendu son rapport, et une loi doit être proposée l'an prochain.

« Pour éclairer les lecteurs, il faut indiquer que les problèmes de fin de vie se situent dans trois situations différentes.

Situation n° 1 : un malade à l'agonie réelle, épuisé (en dehors des thérapeutiques sédatives), mais possiblement conscient. Ce problème est traité dans l'article 2 de la loi Leonetti, qui autorise le médecin à administrer une thérapeutique antalgique dont l'effet sera en fait le décès. Cela se pratique tous les jours dans les hôpitaux ou les centres de soins palliatifs. Le patient est informé, mais son assentiment à l'issue fatale n'est pas légalement nécessaire.

Situation n° 2 : un malade conscient, demandant l'arrêt des thérapeutiques. Ce cas d'« euthanasie passive » est prévu dans l'article 6 de la loi Leonetti. La thérapeutique sédative associée n'est pas prévue dans la loi, alors qu'elle est absolument nécessaire.

Situation n° 3 : un malade conscient, porteur d'une maladie fatale à court, moyen ou long terme, et/ou de souffrances ou d'une invalidité majeures, demandant volontairement l'interruption de sa vie. Ce cas n'est pas traité dans la loi française et correspond à l'engagement 21 du candidat Hollande.

Le rapport Sicard évoque la sédation terminale, ce qui concerne les situations nos 1 et 2. Il s'agit d'une proposition de bon sens. Un complément de la loi Leonetti est en fait proposé. Il nous semble que, pour des raisons morales évidentes, l'assentiment du patient ainsi que ses vœux réels concernant l'entourage de sa famille et son entourage spirituel devraient être mieux garantis. De plus, il nous semble que, pour une saine gestion de la santé publique, ces décès doivent être déclarés et recensés par le ministère de la Santé publique.

Le suicide assisté est la solution choisie par le rapport Sicard pour répondre à la demande volontaire d'interruption de vie par le patient dans la situation no 3. Certes, la porte est ainsi ouverte à la réalisation de l'auto-interruption de vie. Mais elle l'est de façon quelque peu hypocrite, l'État et la médecine paraissant "se laver les mains" vis-à-vis du geste du patient, dont celui-ci aurait l'entière responsabilité. Il n'en est rien. L'État, en permettant la fourniture du poison, est moralement et légalement coresponsable du décès. Selon moi, la demande majoritaire des Français est plus courageuse, et l'État doit affronter la genèse d'une véritable législation d'auto-interruption de vie médicalement assistée, avec des prestations professionnelles parfaites, afin que la mort dans la dignité soit une réalité.

C'est dire que la tâche du gouvernement et du Parlement reste à accomplir, à savoir donner une véritable législation exemplaire dans ce domaine, conforme à notre tradition des droits de l'homme.

Pour ma part, bien qu'auditionné par la commisssion Sicard, je déplore que ma proposition d'une loi d'auto-interruption consciente et volontaire de la vie n'ait pas été retenue. Encouragé par une cohorte de militants, j'ai pris contact avec de nombreux responsables gouvernementaux et parlementaires pour que la France élabore une loi de haute tenue dans ce domaine. J'ajoute que ma proposition, qui confie l'auto-interruption de vie à des médecins volontaires, relevés du serment d'Hippocrate par la loi, permet à la médecine classique de conserver son objet, lutter pour la vie et donner de l'espoir. »

(1) « L'Auto-interruption consciente et volontaire de la vie », paru en août dernier chez Hermann.

Paul trouillas

professeur de médecine
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   03.01.13 10:36

CITATION=

Situation n° 1 : un malade à l'agonie réelle, épuisé (en dehors des thérapeutiques sédatives), mais possiblement conscient. Ce problème est traité dans l'article 2 de la loi Leonetti, qui autorise le médecin à administrer une thérapeutique antalgique dont l'effet sera en fait le décès. Cela se pratique tous les jours dans les hôpitaux ou les centres de soins palliatifs. Le patient est informé, mais son assentiment à l'issue fatale n'est pas légalement nécessaire.

Situation n° 2 : un malade conscient, demandant l'arrêt des thérapeutiques. Ce cas d'« euthanasie passive » est prévu dans l'article 6 de la loi Leonetti. La thérapeutique sédative associée n'est pas prévue dans la loi, alors qu'elle est absolument nécessaire.

Situation n° 3 : un malade conscient, porteur d'une maladie fatale à court, moyen ou long terme, et/ou de souffrances ou d'une invalidité majeures, demandant volontairement l'interruption de sa vie. Ce cas n'est pas traité dans la loi française et correspond à l'engagement 21 du candidat Hollande.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   04.01.13 12:58

Euthanasie: le rapport Sicard entrouvre la porte au suicide assisté




Le quotidien catholique La Croix publie en exclusivité les conclusions de la «mission de réflexion» que le Pr Didier Sicard remet ce 18 décembre au président de la République. C’est François Hollande qui avait demandé ce travail à l’ancien président du Comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé.

Dans l’entretien qu’il avait accordé à Slate.fr en août dernier, le Pr Sicard ne cachait pas qu’il s’agissait là à ses yeux d’une entreprise «casse-gueule». Au terme d’une série de débats organisés dans différentes villes de France, il arrive à la conclusion que l’assistance au suicide pourrait être envisagée dans certains cas exceptionnels. Et il observe que les dispositions législatives en vigueur depuis 2005 sont à peine connues et peu mises en œuvre. La Croix résume:


«Didier Sicard dresse un tableau sans concessions de la fin de vie en France. Très prudent concernant l’aide active à mourir, il considère néanmoins que l’assistance au suicide peut être envisagée dans certains cas de maladie incurable et évolutive. Au final, le rapport estime que la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie est un texte important, qui doit faire l’objet d’un “effort majeur d’appropriation par la société et par l’ensemble des médecins et des soignants”.»
Pour autant il estime dans le même temps que cet effort ne sera pas suffisant et que des exceptions doivent être envisagées.

Le rapport Sicard observe ainsi, après d’autres, que la loi Leonetti demeure, sept ans après sa promulgation, «sans visibilité, mal appliquée, voire inappliquée». Il émet donc plusieurs recommandations, notamment celle d’améliorer la formation médicale pour favoriser «l’intégration d’une compétence en soins palliatifs dans toute pratique clinique».

La Croix se réjouit néanmoins que le Pr Sicard «ne recommande pas de prendre de nouvelles dispositions législatives en urgence sur les situations de fin de vie», comme pouvait le laisser entendre l’engagement 21 de François Hollande. Porté par Marisol Touraine, nommée depuis ministre de la Santé, cet engagement était ainsi formulé.


«Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.»
Le rapport préconise toutefois une discrète ouverture en ce sens: «Dans les phases ultimes de l’accompagnement en fin de vie», lorsque la personne demande l’arrêt des traitements, la mission estime qu’«il serait cruel de la “laisser mourir” ou de la “laisser vivre” sans lui apporter la possibilité d’un geste accompli par un médecin accélérant la survenue de la mort (...). Cette grave décision prise par un médecin engagé en conscience, toujours éclairée par une discussion collégiale».

Refuser l'acte euthanasique


Mais dans le même temps, le rapport est beaucoup plus critique vis-à-vis de l’euthanasie, «acte médical qui, par sa radicalité (…), interrompt soudainement et prématurément la vie». On retrouve ici un peu de la logique «d’exception d’euthanasie» proposée en janvier 2000 par le CCNE alors présidé par le Pr Sicard et qui avait donné matière à une vive polémique.

Pour Dominique Quinio, l’éditorialiste de La Croix, «il serait réducteur de ne retenir des conclusions du rapport remis aujourd’hui au président de la République que la piste entrouverte du “suicide assisté”. Dans sa mission d’évaluation des conditions de la fin de vie en France, la commission Sicard a mis en lumière bien d’autres thèmes, essentiels dans un débat souvent passionnel et porté par quelques affaires très médiatisées».

Pour le Pr Sicard, la France doit refuser l’acte euthanasique. Il le perçoit «comme le franchissement d’un interdit à la forte portée symbolique». Le droit à cet acte euthanasique est pour l’essentiel revendiqué en France par l’Association pour le droit de mourir dans la dignité.

Quelques jours avant qu’il n’achève sa mission, l’Académie nationale de médecine avait fait connaître au Pr Sicard sa position. Pour l'Académie, «l'assistance médicalisée pour mourir, quelles que soient les mesures d'encadrement règlementaires qui lui seraient associées, ouvrirait la porte à la dépénalisation de toutes les formes d'euthanasie, à commencer par celle des personnes les plus vulnérables». Le rapport Sicard n’aura pas trouvé la solution miracle qui réunirait les deux camps.

Slate.fr
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.02.13 11:08


Société
Fin de vie: l'Elysée réfléchit au suicide assisté et annonce une loi pour juin

le 18/12/2012
à 16:01
par AFP

Un projet de loi sur la fin de vie se basant sur les
propositions du professeur Didier Sicard et sur l'avis du Comité
consultatif national d'éthique (CCNE) sera présenté au Parlement en juin
prochain pour faire évoluer la législation sur ce sujet.

"Le
président de la République a pris acte" que "malgré les apports
indéniables de la loi Leonetti, la législation en vigueur ne permet pas
de répondre à l'ensemble des préoccupations légitimes exprimées par des
personnes atteintes de maladie graves et incurables", selon le
communiqué de l'Elysée diffusé après la remise du rapport Sicard.
Aussi
François Hollande a décidé de "saisir" le CCNE "afin que celui-ci
puisse se prononcer sur les trois pistes d'évolution de la législation
ouverte par le rapport".
Il s'agit premièrement de savoir "comment
et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives
anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l'annonce d'une
maladie grave, concernant la fin de sa vie".
Peu connues et
appliquées, les "directives anticipées", introduites par la loi Leonetti
d'avril 2005, sont des instructions données par une personne sur sa fin
de vie, au cas où elle serait ensuite dans l'incapacité de le faire.
Deuxième
piste sur laquelle le CCNE devra se prononcer: "selon quelles modalités
et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome
atteint d'une maladie grave et incurable d'être accompagné et assisté
dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie".
Troisièmement,
le CCNE devra réfléchir à "comment rendre plus dignes les derniers
moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite
d'une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou
par les soignants".
C'est "sur la base de ces avis" qu'"un projet de loi sera présenté au parlement en juin prochain", explique l'Elysée.
"Insatisfaction des citoyens"
Mais
avant cette date et d'ici fin mai 2013, des mesures seront proposées
par les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur, pour
renforcer la formation des médecins en matière de soins palliatifs et
pour développer la prise en charge à domicile pour les malades en fin de
vie.
Après cinq mois de réflexion et une dizaine de "débats
citoyens", le rapport sur la fin de vie du professeur Didier Sicard a
été remis mardi matin à François Hollande.
Ce rapport qui devait
être officiellement dévoilé à la mi-journée lors d'une présentation à la
presse par le Pr Sicard, "entrouve la porte au suicide assisté", selon
le journal catholique La Croix qui l'a consulté.
"Très prudent
concernant l'aide active à mourir", Didier Sicard "considère néanmoins
que l'assistance au suicide peut être envisagée dans certains cas de
maladie incurable et évolutive", explique le quotidien catholique.
Selon
la même source, le rapport, basé notamment sur des témoignages de
patients et de famille, relève une "grande insatisfaction des citoyens"
face au traitement réservé à la fin de vie.
Il se montre sévère
sur l'attitude des médecins, dénonçant selon les termes du journal une
"culture du tout-curatif", une "mauvaise prise en charge de la douleur,
malgré des traitements performants", "une surdité face à la détresse
psychique et aux souhaits des patients".
Le texte recommande
notamment d'améliorer la formation médicale afin de favoriser
"l'intégration d'une compétence en soins palliatifs dans toute pratique
clinique".
Tout comme dans une majorité de pays européens, l'
euthanasie active n'est pas autorisée en France. La loi Leonetti d'avril
2005 a toutefois interdit l'acharnement thérapeutique et instauré le
droit de "laisser mourir": les médecins peuvent administrer des
traitements anti-douleur pour soulager la souffrance au point d'avoir
comme "effet secondaire d'abréger la vie".

le 18/12/2012
à 16:01
par AFP
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   18.03.13 9:08

Réactions hostiles à droite contre le "suicide assisté"
Le Monde.fr avec AFP | 18.12.2012 à 21h24

Selon Christine Boutin, "le gouvernement ouvre un nouveau contre-feu : la légalisation du suicide assisté !"

Plusieurs députés et personnalités de droite se sont déclarés, mardi 18 décembre, totalement opposés au "suicide assisté" évoqué, selon eux, dans le rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie, prônant en revanche un développement des soins palliatifs.

L'ancien ministre et député Patrick Ollier, la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), Christine Boutin, la députée et porte-parole du Mouvement pour la France (fondé par Philippe de Villiers), Véronique Besse, et le député UMP Philippe Gosselin ont publié des communiqués en ce sens.


"L'accompagnement de fin de vie est un sujet à la fois sensible et complexe, mais parler de suicide assisté comme le fait le rapport Sicard, nous conduit à franchir une ligne rouge", estime ainsi Patrick Ollier, qui demande à la présidente de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale de mettre en place une mission sur la mise en application de la loi Leonetti, adoptée en 2005.

Le rapport Sicard rejette clairement l'idée d'inscrire l'euthanasie ou le suicide assisté dans la loi française, tout en recommandant dans certains cas la possibilité d'accorder un geste médical "accélérant la survenue de la mort".

"UN NOUVEAU CONTRE-FEU" SELON BOUTIN

Christine Boutin souligne pour sa part qu'"alors que le peuple français est divisé sur la question du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe, alors que la crise économique touche chaque jour de nouveaux foyers, le gouvernement ouvre un nouveau contre-feu : la légalisation du suicide assisté !" "Cette fuite en avant du gouvernement démontre son incapacité à s'occuper des vraies préoccupations des Français. Ne sachant construire, n'ayant aucun projet pour la France, ils détruisent tout", écrit la présidente du PCD, qui "exige la mise en place d'une réelle politique d'accompagnement humain de fin de vie, dans le respect de la loi Leonetti".

Véronique Besse souligne aussi qu'"avant de légiférer une nouvelle fois, la loi Leonetti, qui définit les droits des patients en fin de vie, doit d'abord être appliquée". "Le suicide assisté, c'est ouvrir la boîte de Pandore qui mène à l'euthanasie active", ajoute-t-elle dans un communiqué en soulignant que le "rôle des médecins est d'abord d'aider à vivre, pas d'aider à mourir sur demande".

Philippe Gosselin souligne pour sa part "l'attachement à la loi Leonetti, votée à l'unanimité en 2005 à l'Assemblée nationale". Cette loi, rappelle-t-il, "autorise l'arrêt des traitements au risque d'abréger la vie et prévoit également une sédation d'accompagnement encadrée". "Il faut renforcer les moyens des services de soins palliatifs", souligne le député de la Manche, qui se déclare "opposé au suicide assisté auquel le rapport Sicard entrouvre la porte, en complément des soins palliatifs".
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   18.03.13 11:44

Bien entendu,je ne suis pas d'accord avec Christine Boutin à propos de la fin de vie(meme en tant que chrétienne !!! )
Mais je pense que l' article ci-dessus n'est pas idiot=
Le Gouvernement gère très mal les questions de société
Est-ce voulu?Si tel est le cas,la raison principale est de fuir le problème du chômage et de la crise économique,de reporter cela à plus tard afin d'espérer( ! ! ! ! ! ) un 2e mandat.... .... ....

Quant à Léonetti,y en a marre !
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 12:00

Je viens de trouver par hasard un article dont je m'empresse de faire le copié-collé çi-dessous.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 12:05

Qu'est-ce que le suicide médicalement assisté ? Le Point.fr - Publié le 18/12/2012 à 17:14 - Modifié le 18/12/2012 à 17:24
Même si le législateur prend en compte cette possibilité, cela ne changera rien pour les personnes lourdement handicapées.


Par Anne Jeanblanc


Sur le même sujet


La juxtaposition du mot de suicide et de l'adjectif assisté a de quoi surprendre, tant le fait de mettre fin à ses jours est - dans l'immense majorité des cas - un geste solitaire. Quant à la "médicalisation" de l'acte, elle peut d'emblée choquer tout ceux qui estiment que le corps médical est là pour aider à garder la vie, voire à la donner, ainsi que pour soulager les souffrances, mais rien de plus. Et pourtant, la commission Sicard n'écarte pas l'hypothèse de l'assistance au suicide en cas de maladie incurable. Même si elle n'aborde pas le sujet du point de vue moral, elle stipule que, si le législateur souhaite l'organiser, l'État devra prendre toutes ses responsabilités et non déléguer à quelque association que ce soit la responsabilité de l'acte.





La délivrance de médicaments que le patient doit avaler afin d'accélérer l'arrivée de sa mort est actuellement pratiquée dans certains pays, dont principalement la Suisse, les Pays-Bas et trois États des États-Unis. Néanmoins, chez nos voisins helvètes, l'article 115 du Code pénal punit "celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide". En revanche, le mobile altruiste est accepté. Aux Pays-Bas, l'euthanasie est toujours considérée comme un crime, mais une loi du 1er avril 2002 dégage de toutes poursuites les médecins pratiquant un suicide assisté sous des conditions extrêmement précises, lorsque le malade a auparavant reçu tous les soins palliatifs disponibles.

Personnes handicapées


L'exemple de l'actrice Maïa Simon, partie mourir en Suisse en 2007, avait été largement relayé dans la presse. Cette belle femme de 67 ans, atteinte d'un cancer, avait alors choisi d'en finir, "au lieu d'attendre la mort de manière passive". L'association helvète Dignitas l'avait aidée. Comme elle l'a fait pour plusieurs centaines de personnes, de différentes nationalités, même si tous les "candidats" ne sont pas allés au bout de leur démarche, loin de là.
Aux États-Unis, le suicide médicalement assisté est légal dans l'Oregon (depuis 1998), dans l'État de Washington (depuis 2009) et dans le Montana (également depuis 2009). Mais ce type de demande est très rare. À titre d'exemple, "dans l'État d'Oregon, où le suicide assisté concerne deux décès pour mille, la moitié des personnes en fin de vie qui demandent - et obtiennent - les médicaments leur permettant de se suicider ne les utilisent pas".
Reste que cette possibilité ne satisfait en rien les parents de personnes lourdement handicapées, et donc incapables de prendre les traitements létaux sans aide. C'est ce qu'a rappelé la mère de Vincent Humbert ce matin. Son fils, tétraplégique à la suite d'un accident de la route, voulait arrêter de vivre, mais n'avait pas la possibilité de se donner la mort. Pour lui comme pour ses "compagnons de misère", le suicide médicalement assisté ne sera jamais envisageable. Mais la principale recommandation de la mission Sicard pourra alors être proposée : selon elle, lorsque la personne en fin de vie demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, il faut, après décision collégiale, "lui apporter la possibilité d'un geste accompli par un médecin, accélérant la survenue de sa mort", sous la forme d'une sédation terminale.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 12:52

La légalisation du suicide assisté se contredit avec l'incitation au suicide qui est interdite.Cette contradiction peut être une ouverture sur une autre contradiction(on aide la personne handicapée à faire le geste ou on le fait à sa place).

On se suicide seul.Le suicide est un acte solitaire.Mais dans la mesure où on parle de "suicide assisté",cela change tout.

Les personnes en situation de handicap physique et locomoteur sont de toute façon assistées pendant la vie pour les gestes courants et élémentaires de la vie quotidenne(boire,manger,se lever,s'asseoir,se coucher,marcher etc).Par conséquent,cela ne me choque pas si on les assiste jusqu'à la mort,dans la mort.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 13:09

Les personnes handicapées physiques ont comme tout le monde une fin de vie.A cause de leur dépendance qu'elles n'ont pas choisie,elles doivent être prioritaires dans le respect du choix de fin de vie.

Surtout si leur handicap est la conséquence d'un acharnement thérapeutique.

Les personnes valides peuvent se suicider si elles le veulent.

Les personnes handicapées physiques peuvent vouloir se suicider sans le pouvoir à cause de leur handicap.Si leurs raisons sont valables et justifiées,on devrait leur accorder une aide au suicide.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 17:15

Agora Vox
Rapport Sicard : Hollande veut-il le suicide assisté ?



S’opposant au rapport dont il prétend vouloir suivre les recommandations, le Président de la République voudrait légiférer sur la fin de vie. Un sujet très sensible qui risque de heurter le consensus républicain.
Missionné le 17 juillet 2012 par le Président de la République François Hollande sur la fin de vie, le professeur Didier Sicard lui a rendu après cinq mois de travail et de consultations son rapport le mardi 18 décembre 2012 à l’Élysée (téléchargeable ici). Comme dans ce cas-là, les médias se basent sur quelques fuites opportunément laissées auparavant.

Didier Sicard a une approche de la fin de vie pleine de sagesse et de pragmatisme. Pour lui, ce qui est important est avant tout l’écoute du malade, et il déconseille de légiférer encore une nouvelle fois alors que la loi Leonetti du 22 avril 2005 n’est encore pas assez appliquée et encore trop peu connue même du personnel médical.


Ne pas légiférer

Pour lui, légiférer sur la fin de vie n’a pas beaucoup de sens car chaque fois qu’une limite sera repoussée, il y en aura toujours d’autres qui voudront la repousser encore plus loin. Or, l’interdit majeur de tuer doit rester présent dans le Code pénal.

Il est difficile juridiquement de faire la différence entre un assassinat et un acte sincère et désintéressé pour soulager la douleur d’un proche, sans ouvrir une boîte de Pandore qui pourrait aboutir à des morts non voulues ou des morts programmées, comme c’est le cas en Belgique ou en Suisse. Didier Sicard l’a redit le 18 décembre 2012 : « C’est une utopie de penser pouvoir enfermer une pratique dans une loi, et la mort dans des limites ; on voit bien qu’il est impossible de déterminer des critères. Toute loi est débordée le jour même par une autre situation, et en appelle une autre. ».


Sédation terminale

Le rapport propose quelques pistes d’amélioration comme le "geste médical" pour la "sédation terminale", un moyen de s’endormir avant de mourir quand on souffre. Didier Sicard a développé sur ce geste médical : « Lorsqu’une personne en fin de vie (…) demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, voire toute alimentation et toute hydratation, il serait cruel de la laisser mourir ou de la laisser vivre sans lui apporter la possibilité d’un geste accompli par un médecin accélérant la survenue de la mort. ».

La loi du 22 avril 2005 permet l’interruption de tout traitement et alimentation, mais pas l’administration d’un sédatif pour réduire les souffrances causées par la non-alimentation. C’est probablement le point le plus fragile de cette loi qui, par ailleurs, mériterait un écho plus large dans les hôpitaux, sept années et demi après sa promulgation.


C’est le seul aménagement de la loi qu’a plaidé le rapport de la commission Sicard dont le président a explicité le point de vue : « Une personne qui n’a pas envie d’agoniser plusieurs jours inutilement et inconsciemment et qui refuse les soins palliatifs a le droit d’être entendue. L’obtention d’une sédation terminale lorsque, et seulement quand elle est demandée par le patient, est un droit qui devrait être inscrit dans la loi Leonetti. Et je ne parle pas d’une sédation lente, éprouvante pour le malade et son entourage, sur plusieurs jours. (…) La médecine accepte d’arrêter les traitements, de retirer les perfusions, la nutrition, l’eau ; et au dernier moment, elle dirait "c’est de votre responsabilité maintenant, laissez-vous mourir" ? C’est une violence, au moment même où le malade a le plus besoin d’aide. La Loi Leonetti s’arrête au milieu du chemin en autorisant la mort comme une conséquence du soin. Dans la mesure où la médecine exerce son retrait pour ne pas se livrer à l’acharnement thérapeutique, elle doit aller au bout. Elle n’a pas à laisser mourir de mort naturelle quelqu’un qui réclame ardemment d’en finir. ».

Pour le professeur Sicard, cette sédation terminale n’a rien à voir avec l’euthanasie : « La sédation, dès le début, est un geste d'accompagnement, de soin, qui est porteur de sa propre évidence, qui n'est pas programmé dans le temps, et qui va entraîner la mort dans un ou deux jours. C'est radicalement différent de l'euthanasie, qui relève d'un processus bureaucratique, d'une date programmatoire et même cérémonielle. Les soins palliatifs ne répondent pas à tout, au sens où une personne peut refuser de les avoir ; et alors elle a droit de demander que cela cesse. La médecine n'a pas vocation à donner la mort de façon radicale : mais elle peut avoir vocation à aider quelqu'un à mourir. » ("La Vie" du 18 décembre 2012).


Directives anticipées

Autre piste du rapport Sicard, il y a les "directives anticipées", qui pourraient être centralisées et seraient des déclarations écrites et toujours modifiables de chaque citoyen sur ses intentions pour sa future fin de vie (un peu à l’instar des dons d’organes).

Les directives anticipées peuvent prêter à débat puisqu’il est établi (notamment dans le rapport Leonetti) que le désarroi dans lequel se trouve la personne en fin de vie renforce les fluctuations de sa volonté et rend dépassée toute déclaration d’intention antérieure.


Renforcer les soins palliatifs et aussi l’accompagnement

Toute l’insistance du rapport Sicard est focalisée sur le renforcement des moyens pour les structures de soins palliatifs et de ne plus distinguer les soins curatifs des soins palliatifs. L’accompagnement des malades dans la dernière phase de leur vie est un enjeu capital dans une société où l’espérance de vie augmente.

Un accompagnement médical, avec tous les moyens pour réduire la douleur, même si ceux-ci peuvent précipiter la mort (la loi Leonetti l’autorise justement, en s’opposant à toute obstination thérapeutique déraisonnable), mais aussi un accompagnement psychologique : un malade aimé et entouré, soulagé de ses douleurs physiques, aura rarement la volonté de demander son euthanasie.

Il n’y a aucune personne en fin de vie indigne. Il n’y a que souffrances qu’il est possible aujourd’hui, chimiquement, d‘apaiser, ce que les hôpitaux en France ne font pas assez, soit par manque de budget, soit par manque de formation. La dignité est le résultat du regard de l’autre ou de son propre regard. Une personne entourée et aimée se sentira toujours digne. Le rapport Sicard l’a rappelé : « Un véritable accompagnement de fin de vie ne prend son sens que dans le cadre d’une société solidaire qui ne se substitue pas à la personne mais lui témoigne écoute et respect au terme de son existence. ».

La dignité, c’est aussi de chercher à vivre. Une des jeunes membres de l’Association française des syndromes d’Ehlers-Danlos, ayant cette maladie, a rappelé l’effet pervers de l’affaire Chantal Sébire : « L’association a (…) touché du doigt le retentissement involontaire, mais bien réel, de ces demandes de suicide assisté sur les malades souffrant de la même maladie et qui se battent au quotidien pour que la vie soit possible et bonne, ces anonymes, oubliés des médias, qui ont choisi de se battre pour la vie, quel que soit leur niveau de dépendance, de maladie ou de handicap. Je souhaiterais que dans tous nos débats éthiques, nous pensions à eux. » (Clara Blanc auditionnée à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 2008).


Le suicide assisté ?

Étrangement, toute la communication des médias a porté sur le suicide assisté pour la simple raison que, bien qu’opposé à une loi sur le sujet, le rapport a préconisé tout de même quelques limitations en cas de volonté de légiférer. Une position un peu tortueuse qui a fait dire à certains médias "feu orange pour le suicide assisté".



De fait, le Président François Hollande n’a pas tardé pour annoncer qu’un projet de loi serait débattu au Parlement en juin 2013 sur le suicide assisté.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit, sous certaines conditions (d’état de santé et de conscience individuelle pour rendre la volonté sincère), de prescrire des médicaments que le patient demandeur pourrait ingérer pour se donner lui-même la mort. La différence est très forte avec l’euthanasie active où un tiers, médecin ou infirmière, administre lui-même la dose mortelle au patient demandeur, acte considéré en théorie comme un assassinat (puisqu’il y a préméditation forcément) mais qui, dans les rares cas qui sont allés devant les tribunaux, ont toujours été jugés avec clémence (par non-lieu). Cette faculté de garder la théorie telle qu’elle est permet de condamner par exemple cette infirmière de Poitiers qui avaient tué de nombreux patients pour récupérer leurs biens.

Le problème, c’est qu’à partir du moment où le législateur commencerait à autoriser l’assistance au suicide, toutes les lois contre l’abus de faiblesse ou la provocation au suicide deviendraient caduques.


Un regard inquiétant sur ce qui se pratique déjà en Europe

Les exemples à l’étranger où le suicide assisté est autorisé sont édifiants. Parlons-en.

En Belgique, la procédure est très rapide. Trente minutes ont suffi à l’écrivain Hugo Claus pour se suicider. Ce dernier n’en était qu’à la phase débutante de la maladie d’Alzheimer, totalement conscient et dont la situation n’était pas irréversible.

La souffrance psychiatrique est souvent admise en Belgique comme une affection pouvant être prise comme un critère pour la mort anticipée.


Dans certains cas, encore rarissimes (cinq cas recensés en 2008), ce type de pratique a même donné lieu à des prélèvement d’organes. On peut imaginer les dérives ultérieures d’une instrumentalisation du marché de la mort. Après tout, le gouvernement chinois n’a aucun scrupule pour faire des prélèvements d’organes sur ses condamnés exécutés, créant d’ailleurs un effet d’aubaine pour certains.

En Suisse, le pays a depuis très longtemps autorisé le suicide assisté, ou plutôt, punit juste l’aide au suicide en cas de motif égoïste. Dans la pratique, deux associations ont pris le monopole de ce "marché" juteux de la mort emballée. Exit pour les citoyens suisses et Dignitas pour les étrangers. Un partage du marché qui semble satisfaire les deux associations.

Pourtant, loin d’être une simple action de prosélytisme désintéressée, l’activité de ses associations est loin d’être sans polémique. Le rapport Leonetti du 28 novembre 2008 a même pointé du doigt de graves irrégularités : « Les accompagnateurs d’Exit sont des personnes qui reçoivent une formation d’une durée de deux ans. On est donc en présence d’une pratique qui encourage au suicide, sans encadrement juridique et sans sanction. ».

Entre 1998 et 2006, 868 se sont suicidés, assistés par Dignitas qui facture chaque suicide 6 600 euros pour les frais (crémation comprise).

Les critères pour accepter un suicide assisté sont d’ailleurs définis par ces associations elles-mêmes, ce qui est une grave faute de l’État suisse (d’où la recommandation du rapport Sicard que l’État prenne toutes ses responsabilités dans cette affaire et ne délègue rien à des tiers privés). Ils sont chez Dignitas de souffrir d’une maladie mortelle, d’un handicap "excessif" (que signifie-t-il ?) ou d’une douleur non maîtrisable. C’est très flous comme critères d’autant plus que selon un ancien responsable de l’association, son dirigeant aurait lui-même réalisé des euthanasies actives pour arrondir ses fins de mois (au contraire de la Belgique, l’euthanasie active est interdite en Suisse).

Le même dirigeant avait reconnu dans les médias qu’il avait euthanasié un frère et une sœur atteints de schizophrénie en raison de la mort de leur père et du placement de leur mère en asile, et qu’il avait fait de même pour un couple de quinquagénaires britanniques malades de diabète et d’épilepsie. Bref, c’est pour le moins une notion très "large" du suicide assisté qui doit recueillir le consentement éclairé et réitéré des demandeurs.

Moins de quatre heures peuvent s’écouler entre la consultation avec un médecin de Dignitas et la mort du demandeur.

Pour être sûr de ne pas être accusée d’assassinat, l’association n’hésite d’ailleurs pas à filmer l’intégralité de la scène d’agonie pour retransmettre la vidéo aux juges et prouver son innocence. Dignitas a aussi trouvé un autre moyen de suicide, par étouffement dans un parking public.

Gilles Antonowicz, l’avocat de Chantal Sébire, s’est même désengagé sur le suicide assisté tellement il était écoeuré par ces méthodes : « Je suis en désaccord aussi avec l’attitude de l’ADMD [le lobby de Jean-Luc Roméro qui s’active sans relâche pour légaliser l’euthanasie active et le suicide assisté] vis-à-vis de l’association suisse Dignitas qui aide à mourir dans des conditions qui n’ont rien à voir avec la dignité de la personne. (…) Ces pratiques doivent être condamnées sans appel. » ("Le Figaro" du 26 juin 2008). Il n’y a par ailleurs aucun suivi médical.

En Suisse, 20% des suicides proviennent des suicides assistés ! C’est énorme.

Dans une enquête très fouillée sur les différents "suicidés" de ces associations d’assistance, la sociologue Susanne Fischer, soutenue par l’Académie suisse des sciences médicales, a constaté que les patients qui sont morts par ce moyen ne faisaient généralement pas partie des critères énoncés : « Il s’agissait pour la plupart d’entre eux de personnes âgées chez lesquelles plusieurs maladies avaient été diagnostiquées, comme par exemple des affections rhumatismales ou des syndromes de douleurs. ». Les deux associations suisses ont aussi assisté le suicide de beaucoup de malades psychiques incapables de discernement et de volonté sincère.


Négation de valeurs essentielles

Le rapport Leonetti sur lequel se fondent les éléments précédents était assez clair : « La Garde des Sceaux a rappelé que l’interdiction de tuer constituait un interdit fondateur et absolu et que la reconnaissance d’un droit à la mort serait la négation de valeurs essentielles de nos sociétés modernes. La Cour européenne des droits de l’Homme a clairement fait valoir que le droit à la mort n’entrait pas dans le champ d’application du droit à la vie protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme. ».

Rachida Dati, qui était auditionnée le 7 octobre 2008, a insisté : « La Cour européenne des droits de l’Homme s’est interdit d’autoriser le suicide assisté et de prêter renfort à une culture de mort qui ne demande qu’à investir toujours davantage le champ social. Cette décision est sage. Décider autrement eût été méconnaître que les réalités sociales et culturelles (…) sont des éléments intiment liés à une identité construite au fil des siècles et des bouleversements qui ont marqué l’histoire de l’Europe. ».


Frontière diffuse

Enfonçant le clou, Rachida Dati, prenant exemple sur le modèle suisse, a observé que la frontière restait très floue entre l’assistance au suicide et la provocation au suicide punie d’entre trois et cinq ans d’emprisonnement et d’entre 45 000 et 75 000 euros d’amende (art. 223-13 du Code pénal) : « Y a-t-il si loin du "tu me demandes des médicaments pour t’aider à en finir, je vais te les donner" au "tu souffres tellement ! Si tu veux, je peux te fournir des médicaments…" ? Les dérives seront donc inévitables si on légalise ce droit au suicide, d’autant que de plus en plus de personnes meurent seules : ne faut-il pas les protéger contre les incitations déguisées de "proches" qui n’arrivent souvent qu’à la toute fin de vie ? Le Ministère de la Justice est bien placé pour savoir que l’assistance peut tourner à la provocation, à l’incitation déguisée. C’est en revanche compliqué à démontrer. ».



C’est exactement ce qu’a pronostiqué le 9 juillet 2008 le docteur Marie-Hélène Boucand, coordinatrice médicale de l’Association française des syndromes d’Ehlers-Danlos (déjà citée) et elle-même malade. Le rapport Leonetti expliquait : « À [la] fragilisation de la volonté de la personne risque de s’ajouter une fragilisation de la détermination de son entourage. En effet, une telle obligation "morale" peut également gagner insidieusement le corps social. Selon Marie-Hélène Boucand, lorsque la souffrance éprouvée par le malade en vient à désespérer son entourage ou l’institution qui le prend en charge, (…) le "je n’en peux plus" devient (…) pour le malade et pour ceux qui l’entourent, le "c’est insupportable", la seule issue logique pour la personne souffrante étant alors de disparaître. C’est même un choix qui pourrait progressivement s’imposer à l’entourage et à la société qui, sous couvert de l’argument ambigu de la compassion, en viendraient ainsi à accepter ou à proposer de supprimer la personne pour supprimer sa souffrance, tentation qui permettrait à tous de ne plus avoir affaire avec la souffrance et le souffrant. ».


Sans tabou ?

Le rapport Sicard est donc sans ambiguïté, malgré le flot médiatique : « Pour la commission, l’assistance au suicide ne peut en aucun cas être une solution proposée comme une alternative à l’absence constatée de soins palliatifs ou d’une réel accompagnement. ».

Alors que la lutte contre le suicide n’est pas assez soutenue (et que ce fléau touche plus durement que les accidents de la route), le Président François Hollande envisagerait pourtant de légaliser le suicide assisté. Ce serait un mauvais coup porté à l’humanité et aux valeurs intrinsèques de liberté et de vie. On l’a déjà vu pour l’expérimentation sur l’embryon humain, François Hollande n’a jamais montré de conviction très ferme sur le plan éthique et bioéthique. Aux citoyens de s’impliquer dans ce très lourd débat national pour ne pas rendre légale la mort, ce qui se ferait au grand soulagement de tous les assassins.

Le rapport Sicard l’a dit sans hypocrisie : « Toute médecine comporte sa part d’action aux confins de la vie sans qu’il soit nécessaire de légiférer à tout coup. ». Aménager la loi Leonetti sur la sédation terminale serait la seule mesure qui rencontrerait un large consensus républicain. Espérons que les parlementaires soient inspirés par autant de sagesse et d’esprit de responsabilité, loin des préoccupations électorales, que la commission Sicard…
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 17:53

Oui,je le sais,les toubibs ne veulent pas légiférer.Mais au moins qu'ils aient l'honnêteté de ne pas se réfugier comme des imbéciles derrière les "principes" de l'Eglise Catholique.J'en connais,qui sont athées et qui tiennent un double langage... ... ...
Que les docteurs catholiques respectent le discours de l'Eglise Catholique,O.K.
Les autres...qu'ils ferment leur gueule !

BRR

Ce petit monde scientifique est capable d'une malhonnêteté incroyable...
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 18:09

Dieu merci,Dieu soit loué,François Hollande n'est pas catholique.
J'ai lu quelque part,noir sur blanc,que sa religion est de ne pas en avoir.
Au moins,çà,c'est clair.
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   21.03.13 18:35

Le personnel médical peut être capable de tout
Traiter les patients comme cobayes...
Faire des attouchements sexuels...
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   30.03.13 16:30

Slate.fr
Fin de vie: aider au suicide est une redoutable régression éthique

François Hollande a décidé d’aller plus loin que les propositions du Pr Sicard sur les conditions de la fin de vie. Un projet de loi est annoncé qui autorisera le suicide assisté. Dans le même temps, l’argent manque dans les hôpitaux publics. Comment rester aveugle devant cette coïncidence? Par le docteur François Goldwasser, professeur en cancérologie.


Nous entrons, en France, dans une nouvelle étape de l’indispensable réflexion collective sur la médicalisation de la fin de vie. Et cette nouvelle étape est selon moi marquée par une redoutable régression éthique. Je viens de lire les propositions contenues dans le rapport que le président de la République a demandé au Pr Sicard. Cancérologue à l’hôpital Cochin de Paris et professeur de médecine je vais, simplement, expliquer où réside selon moi cette régression.

1. Ce rapport explique fort justement que la médecine française demeure anormalement asymétrique: excès de pouvoir médical et attention insuffisante à la personne en fin de vie, à son point de vue et a fortiori au respect qui est dû à ce dernier. Ce rapport ne propose rien pour réduire le pouvoir médical dans la prise de décision. La seule proposition est… d’accroître le pouvoir médical en autorisant le médecin à provoquer le décès, seule frustration qui résistait à sa toute puissance.


2. Ce rapport explique à juste titre qu’il existe un retard dans l’enseignement des bonnes pratiques de la médecine palliative et de la réflexion éthique sur ce sujet. Or ce rapport propose dans le même temps de donner le pouvoir de provoquer la mort aux médecins avant même de garantir qu’ils aient préalablement acquis la sagesse et la manière de poser de manière cohérente et éthique une décision.

Cette précipitation n’est certes pas nouvelle dans l’histoire de l’humanité. Elle est au cœur du mythe d’Adam ou de celui d’Icare. C’est aller directement à l’exercice du pouvoir sans prendre le temps de la maturation, de la sagesse avant l’action. Ceci est malheureusement générateur d’actions mauvaises.

3. Ce rapport propose ce que je considère être une légalisation de la «pente glissante». Cette expression désigne la dérive des pratiques en l’absence d’un cadre éthique clair. On ne peut pas sans grand danger dénommer «sédation» trois situations différentes: la sédation thérapeutique d’une anxiété; l’atténuation, en fin de vie, d’une agitation; l’acte intentionnel de provoquer la mort.

C’est créer ici un flou sémantique qui sera le berceau des dérives de pratiques médicales. La même expression et les mêmes médicaments s’adresseront à des objectifs radicalement différents. Ceci conduira à ce que l’infirmière ne saura plus très précisément si elle injecte l’association «morphine- hypnovel» prescrite pour soulager ou pour euthanasier.

Ce qui est proposé est malheureusement à la fois non-éthique mais très facile à mettre en œuvre. C’est donc, clairement, le premier pas vers une dérive non maitrisée des pratiques en fin de vie. Or une véritable démarche éthique n’a rien à craindre de la clarté et de la transparence, de la traçabilité.

4. Ce rapport passe étrangement sous silence le contexte. Toutes les questions inhérentes à la détresse, à la vulnérabilité sont intimement liées à celles de la solidarité. Que voyons-nous? Ce rapport est remis au président de la République en pleine crise économique. Au même moment, le gouvernement annonce que l’augmentation du salaire horaire minimum ne pourra être que de trois centimes. L’argent manque dans les hôpitaux publics qui doivent impérativement réduire leurs déficits. Et on nous explique déjà que l’année qui vient sera pire que celle qui s’achève.

Nous assistons au même moment à deux phénomènes. D’une part une rétraction des solidarités. De l’autre à ce qui est présenté comme une avancée et qui consiste en une autorisation donnée d’achever les mourants. Jusqu’où faudra-t-il être aveugle pour ne pas faire le lien? Moins de moyens en aides-soignants et en infirmières, moins de remboursements de soins dits «de confort» c’est nécessairement davantage de demandes désespérées.

La France sera donc le premier pays au monde à proposer d’autoriser dans sa loi le corps soignant à accélérer la fin de vie de personnes les plus fragiles dans un contexte de crise économique. On peut le redouter. Le président de la République a choisi d’aller plus loin encore que le rapport du Pr Sicard. Le Comité national d’éthique est saisi et la loi est déjà en cours de rédaction. A mes yeux aucun doute n’est permis: tel qu’il est annoncé, le suicide assisté constituerait une régression éthique collective majeure.

François Goldwasser
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   30.03.13 17:38

Fin de vie: le suicide assisté n'est pas plus une solution que l'euthanasie


Interviewés par Atlantico.fr Vincent Morel, médecin de l'équipe mobile de soins palliatifs au CHU de Rennes et président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, et Eric Deschavanne, philosophe, expliquent que le suicide assisté n'est pas plus une réponse à la fin de vie que ne l'est l'euthanasie.

A la question de savoir s'il "faut [...] préférer le suicide assisté à l'euthanasie", Vincent Morel répond que "les deux ne sont pas du tout dans le même champ" et que "dans le cadre de sa mission, le professeur Sicard n’est d'ailleurs ni favorable à l’euthanasie ni au suicide assisté. Il ouvre seulement le débat sur le suicide assisté". Pour le médecin, "la question du suicide assisté interroge sur la liberté d’une personne à demander à mourir. La plupart des patients demandent à mourir parce qu’ils souffrent, parce qu’ils ont un symptôme et qu’ils nécessitent des soins. Lorsqu’on les prend correctement en charge, la souffrance s’atténuant, la douleur diminuant, la demande d’euthanasie disparait et s’atténue également. Il reste néanmoins un certain nombre de personnes qui expriment la volonté d’anticiper la mort, alors même qu’ils n’ont peut-être pas de symptômes. Ces patients expriment une liberté, une volonté d’autonomie. Ils demandent à la société d’organiser cet acte de suicide assisté".
Il en est de même pour Eric Deschavanne: "le suicide assisté, stricto sensu, se fonde sur le principe de la liberté individuelle", et avec cette pratique "on oppose au pouvoir médical, et à l'éthique médicale, le droit du malade à disposer de lui-même". En outre, "l'assistance au suicide est destinée à offrir à celui qui veut mourir mais qui est dans l'incapacité de réaliser par lui-même son projet les moyens d'arriver à ses fins [...]. Le pouvoir médical serait ainsi soulagé de la responsabilité d'avoir à juger si la vie d'autrui vaut la peine d'être prolongée; chacun déciderait pour lui-même".

Puis interrogé sur le fait de savoir si "le suicide assisté résout vraiment tous les problèmes de cas de conscience", Vincent Morel précise que le suicide assisté "n'est pas une question qui appelle à une réponse de la médecine mais à la réponse de la société" puisque "la médecine se mettrait en retrait" après avoir effectué le diagnostic permettant de "s'assurer [...] que le patient n'est pas dans un état dépressif ". Il ajoute: "dans le suicide assisté, c'est le malade lui-même qui prend la potion". En ce sens, "cela serait la société qui organiserait par la suite le suicide assisté de la personne qui le souhaite" .
Pour Eric Deschavanne, le suicide assisté "donne l'illusion" de résoudre les cas de conscience et pour le philosophe, "une idée morale simpliste est en train de s'imposer, [...] selon laquelle la seule réponse humaine et charitable que l'on pourrait apporter à la demande d'euthanasie formulée par autrui serait de respecter sa liberté en lui fournissant les moyens de se tuer". La conséquence serait alors "la mise en place d'une machine à tuer son prochain en toute bonne conscience".
Poursuivant sur ce qu'il doit en être de la responsabilité des médecins et s'il ne leur incomberait pas de "déterminer si le patient à toutes ses facultés mentales", Vincent Morel précise qu'il faudra "s’assurer que la personne ne demande pas le suicide sous une contrainte d’un syndrome dépressif ou d’une perte de ses capacités intellectuelles ou mentales". En effet, pour le médecin, "cela relève du champ de l’expertise médicale" et le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) saisi à la demande du président de la République "peut aider à réfléchir à cette question".
Pour Eric Deschavanne "l'enjeu du débat actuel est de déterminer si le devoir médical doit primer sur la liberté du patient ou l'inverse. L'équilibre est difficile à trouver. Il est absolument nécessaire que les malades puissent faire valoir leur souffrance et que les médecins ne puissent se dérober à l'exigence de les soulager. Soulager la souffrance appartient au devoir médical". Ainsi, pour Eric Deschavanne, "administrer la mort pour satisfaire une 'demande' d'euthanasie, concevoir le geste de tuer comme une réponse plus ou moins automatique à l'expression d'une volonté de mourir [lui] semble incompatible avec le devoir médical, et tout bonnement avec l'interdit moral universel et ancestral de tuer son prochain".
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   30.03.13 17:49

Je trouve que j'ai parfaitement le droit de demander un suicide assisté pour...ne pas subir une euthanasie palliative(sédation terminale)
le sucide assisté étant plus rapide(il me semble)que l'euthanasie palliative
Bizarrement,ce n'est pas pour en finir maintenant,mais pour éviter ce long sommeil qui mène à la mort et que je considère comme une perte de temps ! ! !
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   30.03.13 18:05

Pourquoi suis-je pressée de mourir?je ne sais pas !
Dans un long sommeil qui mène à la mort,j'aurais peut-être l'occasion de rêver à je ne sais quoi?????
Après tout,je passe mon temps à le perdre quand je dors et si je dors chaque nuit...
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   30.03.13 18:37

UNOF branche généraliste de la CSMF

Suicide assisté : Hollande s’émancipe de la loi Leonetti

-20-12-2012

A peine remis le rapport Sicard sur la fin de vie, jugeant la loi Leonetti apte à “penser solidairement la fin de vie”, François Hollande faisait savoir que ce cadre juridique ne “permettait pas de répondre aux préoccupations légitimes des Français”. Le président de la République demande au comité consultatif national d’éthique de travailler sur le suicide assisté et les directives anticipées. Un projet de loi est annoncé pour le mois de juin.


“Pour tous les patients, il faut un projet. Même s’il n’y a plus d’espoir, il doit y avoir encore un projet de vie structurée, jusqu’au bout, un parcours de fin de vie. Il ne faut pas laisser cette tâche à des associations. La mort, cela doit être comme la naissance, un accompagnement. On doit l’envisager avec le patient dès l’annonce d’un mauvais diagnostic. Mais aujourd’hui, la fin de vie intervient dans une improvisation inacceptable. Nous appelons à un changement culturel fort qui doit permettre d’accepter la mort, sans tabous”.

Sans violence ni hypocrisie

Ces paroles ont été prononcées par le Pr. Didier Sicard, l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique (Ccne), rapporteur de la mission Penser solidairement la fin de vie. Il présentait les travaux menés depuis juillet dernier à la demande du Président de la République, qui s’était engagé lors de la campagne électorale “à proposer une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité”. Tandis que nos concitoyens demandent tous à terminer leurs jours à domicile, ils sont 70% à mourir à l’hôpital public, alors que ce dernier (hormis le cas des services de soins palliatifs) n’est pas préparé à les accueillir. Comment gérer ce hiatus ?


Il n’y a pas de propositions révolutionnaires dans ce rapport, mais un message réitéré avec force : nos concitoyens veulent être écoutés, entendus. Ils refusent l’acharnement thérapeutique et demandent éventuellement qu’on les aide à mourir lorsque le temps est arrivé. Comment : par une sédation terminale rapide, “dans le sillage de la loi Leonetti”. Ce qui “interroge le code de déontologie médicale”, reconnaît l’ancien président du Comité d’éthique.


Autre message de la mission Sicard : la méconnaissance de la loi Leonetti, de 2005, tant par les personnels soignants que les patients, alors qu’elle apparaît suffisante pour répondre à la quasi-totalité des cas qui se présentent à elle. Cette méconnaissance de la loi serait à prendre en compte pour comprendre les sondages d’opinion qui démontrent presque tous qu’une forte majorité de Français se prononce pour une légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté. Mais telle n’a pas été la voie choisie par l’équipe du Pr. Sicard, qui s’est déplacée en Belgique, Suisse, Hollande et Oregon aux Etats Unis, où ces pratiques ont lieu.


Aujourd’hui, la mission plaide pour une grande campagne de communication autour de cette loi qui permet à la médecine “dans le cas de fin de vie difficile où le malade demande clairement que sa vie cesse, de lui apporter une sédation terminale sans violence, ni hypocrisie, une fin de vie douce et adaptée à son état”. La mission plaide également pour qu’une assise réglementaire soit donnée aux directives anticipées. Par exemple, sous la forme d’un formulaire officiel, qui pourrait être proposé aux malades où à la personne de confiance désignée entrant à l’hôpital.


Comment les choses se passent-elles aujourd’hui en France ?


La charge de la mission Sicard contre la médecine française est forte : essentiellement curative, elle ne prête plus attention à la parole du malade, la douleur n’est prise en compte que de manière aléatoire, l’opposition entre les soignants curatifs et palliatifs est forte. La mission demande un renforcement de l’enseignement de la prise en charge de la douleur, une initiation aux soins palliatifs durant les études et la connaissance de la notion interdite par la loi, d’“obstination déraisonnable” à donner des soins.


“Trop souvent, le malade mourant arrive dans le service d’accueil et d’urgence d’un hôpital en provenance d’un domicile ou d’un Ehpad dans les derniers jours de sa vie pour y mourir aux urgences dans une indifférence choquante. 8 000 personnes en provenance d’Ehpad décèdent ainsi chaque année dans les heures qui suivent leur admission au service des urgences. La situation du malade pourtant reste trop souvent encore source de désarroi et d’interrogation pour un urgentiste peu ou mal préparé ”, souligne le rapport, qui insiste :


“De la loi Leonetti, les médecins n’ont retenu que l’interdiction de donner la mort, et non l’interdiction de maintenir indûment en vie”. La notion de directives anticipées reste “confuse” pour le plus grand nombre de malades, de bien portants et de soignants. La désignation de la “personne de confiance” est loin d’être toujours encouragée, voire formalisée. Et lorsqu’elle existe, sa consultation reste aléatoire.


De plus, l’accès aux soins palliatifs, tant en milieu hospitalier qu’à domicile par l’intermédiaire de réseaux, est extrêmement limité. Selon une estimation de 2 008 de l’Observatoire national de fin de vie (ONFV), la population requérante en soins palliatif s’élevait à 322 158 personnes (sur 535 451 décès de personnes de plus de 19 ans). L’offre ne montrait l’existence que de 1 314 lits en unités de soins palliatifs et 5 057 lits identifiés, qui sont loin d’être totalement consacrés à l’activité prévue. En 2009, l’IGAS notait que seules 2,5 % des personnes qui meurent à l’hôpital ont été identifiées dans un Groupe homogène de séjour (GHS), correspondant à une prise en charge dans une de ces unités.


Du côté des médecins, la mission Sicard relève une insuffisance de formation rendant impossible le partage des compétences, la mort vécue comme un échec, et conduisant à l’acharnement thérapeutique. Pourtant, selon la mission, la loi Leonetti répond à la majorité des situations (hormis aux situations de souffrance existentielle), puisqu’elle propose également la sédation en phase terminale pour détresse, élément qui est peu ou ...[ pagebreak ]


mal connu y compris du corps médical. S’agissant de la différence entre cette sédation et un suicide assisté, le rapport explique que l’intention n’est a priori pas la même. Dans le cas de l’euthanasie ou de suicide assisté, l’intention est de donner la mort, alors que dans le cadre de la sédation, elle est de soulager la souffrance. De plus, les produits utilisés ne sont pas les mêmes.



Comment les choses se passent-elles à l’étranger ?


En Suisse :


L’euthanasie est illégale, le code pénal interdit l’aide au suicide sauf si cette aide est accordée sans “motif égoïste”. Des associations ( Dignitas, Exit Ds, Exit ADMD notamment), ont utilisé cette absence de criminalisation pour organiser un suicide assisté. Seuls les cantons de Vaud, et du Valais ont ce type d’organisation. Exit ADMD a accompagné 111 personnes dans le canton de Vaud en 2012 (182 personnes ont exprimé le souhait).


En Belgique :


La loi du 28 mai 2002 a dépénalisé l’euthanasie sans modifier pour autant le code pénal. Il y a eu en 2012-2011, 2 086 euthanasies déclarées, 1 727 en Flandre et 359 en Wallonie. 935 ont eu lieu à l’hôpital, 944 au domicile et 161 en maison de repos.


Aux Pays-Bas :


L’euthanasie est pratiquée depuis une trentaine d’années, avec une approbation de près de 90% des médecins. Cinq commissions régionales de contrôle sont en œuvre, qui signalent pour s’en inquiéter, une augmentation (+ 18 %) du nombre d’euthanasies rapportées entre 2010 et 2011. Il resterait des “zones grises” dans les statistiques correspondant à des situations de sédations terminales sans consentement.


En Oregon (USA) :


La loi autorise le suicide assisté, sur prescription médicamenteuse, par auto-administration per os ou par voie digestive directe, dès lors que la demande du malade est reconnue comme confirmée. Cette procédure concerne 0,2 % des décès en Oregon, une proportion stable depuis 10 ans. Ce sont des membres d’une association privée qui se chargent de l’accompagnement du patient. Aucune enquête policière n’est faite.


Ce dernier exemple a amené le Pr. Sicard a conclure que “si la France veut légiférer, elle doit aller jusqu’au bout et assumer ses responsabilité, ne pas déléguer à une association car il s’agit de santé publique et de médecine. Or, il ne faut pas se voiler la face, toutes les sociétés éprouvent un grand embarras lorsqu’il s’agit de l’écrire”, a-t-il développé en rappelant que la mission n’avait jamais fait une recommandation de l’assistance au suicide pour une maladie incurable.


Quelques heures après la remise de ce rapport à François Hollande, l’Elysée faisait savoir qu’un projet de loi sur le sujet serait déposé au Parlement, en juin prochain. “Malgré les apports indéniables de la loi Leonetti, la législation en vigueur ne permet pas de répondre à l’ensemble des préoccupations légitimes exprimées par des personnes atteintes de maladie graves et incurables", a estimé l’Elysée dans un communiqué.


François Hollande a donc décidé de "saisir" le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) "afin que celui-ci puisse se prononcer" sur trois pistes d’évolution ouvertes par le rapport de la mission du professeur Didier Sicard. C’est sur ces nouvelles bases qu’un projet de loi sera élaboré, a-t-il fait savoir et présenté en juin prochain.


Il s’agit tout d’abord de savoir "comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie". Ces directives s’inscrivent dans le cadre de la loi Leonetti.


Deuxième piste, le CCNE devra travailler la piste du suicide assisté, (explorée par la mission Sicard, mais non promue) : "selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome atteint d’une maladie grave et incurable d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie". Enfin, le comité consultatif national d’éthique devra réfléchir à la manière de rendre plus dignes “les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d’une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants”.



Source :
http://www.egora.fr/
Auteur : Catherine Le Borgne
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   25.04.13 11:50

copié-collé exact et complet=Léonetti et le suicide assisté
Quant au débat sur la mort médicalisée, le député dit avoir
évolué, puisque toujours hostile à l'euthanasie, il accepte d'envisager la
notion de suicide assisté. « Cela me paraît être une belle idée. A la
différence de l'euthanasie, elle a l'avantage de ne pas mettre en conflit une
éthique qui repose sur la solidarité nationale envers les plus fragiles, et une
éthique qui défend l'idée d'autonomie et de maîtrise de sa propre vie »,
note Jean Leonetti. Il n'y est pas pour autant favorable. « La solution du
suicide assisté ne pose pas moins de nombreuses questions : à quelle échéance
par rapport à sa fin de vie considère-t-on que quelqu'un doit pouvoir accéder à
des comprimés ? Et qui cela concerne-t-il, le malade en fin de vie ou celui qui
n'est pas malade mais trouve que sa vie n'a pas de sens ? Enfin pour rendre cela
possible, cela suppose de revoir tout notre code pénal. Il me paraît plus juste
de demeurer dans le cadre du code de santé publique et d'un questionnement sur
la solidarité nationale. »
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   11.08.13 11:09

CITATION plus haut ci-dessus=
"Quelques jours avant qu’il n’achève sa mission, l’Académie nationale de médecine avait fait connaître au Pr Sicard sa position. Pour l'Académie, «l'assistance médicalisée pour mourir, quelles que soient les mesures d'encadrement règlementaires qui lui seraient associées, ouvrirait la porte à la dépénalisation de toutes les formes d'euthanasie, à commencer par celle des personnes les plus vulnérables».
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   11.08.13 11:21

Erreur informatique,décidément !
je note maintenant à chaque fois pour les informaticiens qui passeraient éventuellement ici
j'aurais dû copier-coller le message que j'ai vu
Erreur patatti patatata avec un triangle jaune...et point d'exclamation
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   11.08.13 11:30

Bon.Il faudrait une définition claire,nette et précise..de la vulnérabilité... ...
Car il y a différentes formes de vulnérabilité.
I est évident que l'ouverture au droit du sucide assisté responsabilise le patient face à sa fin de vie et face à sa mort ! ! ! ! !
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MessageSujet: Re: Le suicide assisté en France? ! !   11.08.13 11:32

Les personnes dites vulnérables sont de toute façon déjà éliminées avec=
*la médecine à 2 vitesses
*la loi Léonetti
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Le suicide assisté en France? ! !
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