HANDICHRIST

CHRISTIANISME, HANDICAP, LITURGIE, DIVERS
 
AccueilPortailRechercherFAQCalendrierGalerieConnexionS'enregistrer
Partagez | 
 

 Guerre en Corée?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Guerre en Corée?   12.02.13 11:53

La Corée du Nord procède à son 3e essai nucléaire avec une bombe miniature

Créé le 12-02-2013 à 06h21 - Mis à jour à 11h01
SEOUL (AFP) - La Corée du Nord a procédé mardi à son troisième essai
nucléaire, d'une puissance bien supérieure aux deux précédents et avec
un engin miniaturisé selon ses dires, un acte de défiance condamné par
la communauté internationale.

"Un troisième essai nucléaire a été mené avec succès", a annoncé
l'agence officielle KCNA. "Ce test nucléaire de haut niveau avait,
contrairement à ceux du passé, plus de puissance explosive et a utilisé
un engin miniaturisé et plus léger".

Pour le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, cet essai
"profondément déstabilisateur" est "une violation claire et grave des
résolutions du Conseil de sécurité", selon des propos rapportés par son
porte-parole Martin Nesirky.

Un acte "provocateur", selon le président américain, qui ne rend pas
le pays "plus sûr". Barack Obama a appelé à une action internationale
"rapide" et "crédible" de la communauté internationale.

Le Conseil de sécurité se réunira en urgence mardi à 09H00 (14H00
GMT), pour examiner la façon de réagir à ce test, qui contrevient aux
résolutions de l'ONU. Londres a réclamé "une réponse forte" du Conseil.

Les voisins de la Corée du Nord --Japon et Corée du Sud-- et la Russie ont eux aussi vivement critiqué l'action de Pyongyang.

Et pour la Chine, seul allié de poids de Pyongyang, le geste des
Nord-Coréens est "un vrai défi lancé (à son égard)", a estimé un
diplomate à l'ONU sous couvert de l'anonymat. Pékin avait récemment
haussé le ton et prié son voisin communiste de ne pas mettre ses menaces
à exécution.

Selon le diplomate de l'ONU, Pékin, Moscou et Washington se sont
concertés depuis quelques jours et "vont rapidemnt s'entendre sur le
fait qu'une action ferme s'impose".

L'utilisation d'un engin miniaturisé est source d'inquiétude pour les
puissances internationales, car elle laisse entendre que Pyongyang
maîtrise désormais la délicate technologie permettant de fabriquer une
bombe suffisamment petite pour être fixée sur une ogive.

Jusqu'à présent, l'incertitude demeurait sur la capacité du régime
communiste à développer une tête nucléaire pour missile à longue portée.

Si Pyongyang est effectivement parvenu à mettre au point une bombe
miniaturisée, la donne serait radicalement changée. D'autant que le Nord
a réussi début décembre à envoyer dans l'espace une fusée, progrès
significatif dans sa technologie balistique.

Le ministère sud-coréen de la Défense estime entre 6 et 7 kilotonnes
la puissance de l'explosion de mardi, contre seulement un kilotonne pour
le test de 2006, et entre deux et six pour celui de 2009.

La bombe atomique larguée par les Américains sur Hiroshima était de 15 kilotonnes.

Pour l'organisation du traité d'interdiction complète des essais
nucléaires (CTBTO), basée à Vienne, le test de Pyongyang constitue "une
menace claire" pour la sécurité internationale.

Le Nord a précisé avoir mené ce test "dans le cadre de mesures visant
à protéger (sa) sécurité nationale et (sa) souveraineté contre
l'hostilité incessante des Etats-Unis, qui ont violé le droit de (sa)
république à mener des lancements pacifiques de satellite", selon un
communiqué de KCNA.

Les analystes notent que le test a eu lieu à quelques heures du discours sur l'état de l'Union de Barack Obama.

"La tactique (nord-coréenne) est de créer une situation de crise et
de presser la communauté internationale de négocier avec eux", estime
Masao Okonogi, professeur à l'université Keio au Japon.

Le Nord "ne va certainement pas s'arrêter là et il va faire traîner
cette crise nucléaire jusqu'en juillet, lorsque Washington célèbrera le
60e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-1953)",
ajoute l'analyste.

Pyongyang veut que cet armistice soit transformé en traité de paix, jamais conclu depuis 60 ans, selon le professeur.

La secousse, dont la magnitude a été estimée entre 4,9 et 5,1, s'est
produite à 11H57 (02H57 GMT) et son épicentre était dans la région de
Kilju (nord-est), où se trouve le site de Punggye-ri utilisé par le Nord
pour les tests nucléaires.

Elle a été ressentie dans la province du Jilin, mitoyenne de la Corée
du Nord. "Cela a tremblé moins d'une minute, mais aucun bâtiment ne
s'est effondré", a raconté à l'AFP une habitante de cette région du
Nord-Est de la Chine.

Jointe par téléphone dans un hôtel du district d'Antu, également dans
la province du Jilin, une autre femme a raconté: "Pour ma part je n'ai
rien senti mais j'ai entendu les gens crier +tremblement de terre,
tremblement de terre!+. Rien ne s'est écroulé, personne n'est mort ni
n'a été blessé".
Le Nouvel Observateur
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   06.03.13 16:02



Séoul ripostera en cas d'agression de Pyongyang
© AFP/ Jung Yeon-je
17:40 06/03/2013
MOSCOU, 6 mars - RIA Novosti

Les militaires sud-coréens ont déclaré mercredi qu'ils riposteraient en cas d'agression nord-coréenne, ont annoncé les médias internationaux.

"Si la Corée du Nord lance une provocation présentant une menace pour la vie et la santé de nos citoyens, nous sommes prêts à des actions décisives contre l'agresseur et ses alliés, mais aussi contre son commandement", a indiqué un porte-parole du commandement militaire suprême sud-coréen, lors d'une conférence de presse.

Pyongyang a menacé mardi d'annuler l'armistice conclu à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953) si les Etats-Unis et Séoul poursuivent leurs manœuvres militaires conjointes. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit préoccupé par la déclaration "provocatrice" de Pyongyang. Il a appelé la Corée du Nord à suspendre son programme nucléaire et à "renoncer aux provocations".

Le 12 février dernier, Pyongyang a procédé à un test nucléaire de grande puissance, en violation des deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU en vigueur contre la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait adopter prochainement un nouveau train de sanctions contre Pyongyang, obligeant les pays membres de l'ONU à interdire les transactions bancaires et le transport de sommes importantes en espèces vers la Corée du Nord, la création de coentreprises financières et l'ouverture de représentations de banques nord-coréennes.

Le Conseil de sécurité pourrait également autoriser les arraisonnements des navires et aéronefs nord-coréens ainsi que les contrôles des cargaisons suspectes, et interdire les livraisons de yachts et de voitures de course en Corée du Nord.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.03.13 12:53

La Corée du Nord menace les Etats-Unis d'une frappe nucléaire «préventive»

Publié le 07.03.2013, 11h19 | Mise à jour : 11h48

La Corée du Nord a accusé jeudi les Etats-Unis de vouloir déclencher une guerre atomique et menacé Washington d'une frappe nucléaire «préventive». Cette annonce intervient alors que le Conseil de sécurité à l'ONU doit se réunir ce jeudi pour renforcer les sanctions contre Pyongyang après un nouvel essai atomique en février.

«Puisque les Etats-Unis s'apprêtent à déclencher une guerre nucléaire, (nos) forces armées révolutionnaires (...) se réservent le droit de lancer une attaque nucléaire préventive pour détruire les bastions des agresseurs», a déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.

Le Rodong Sinmun, le journal officiel du parti unique, a quant à lui brandi la menace d'une «guerre thermonucléaire». «La guerre ne serait pas confinée à la péninsule coréenne», a-t-il averti, dans une allusion à l'arsenal balistique du pays, capable selon lui de frapper le territoire américain, en particulier les îles du Pacifique.

La Corée du Sud également menacée

Pour rajouter à la rhétorique guerrière, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également averti qu'une seconde guerre de Corée était «inévitable» après que Washington et Séoul eurent refusé d'annuler de grandes manoeuvres militaires conjointes prévues la semaine prochaine. La Corée du Sud a investi fin février une nouvelle présidente, qui a pourtant expliqué vouloir entretenir une relation fondée sur la confiance avec son voisin du nord.

La Corée du Nord a procédé avec succès en décembre au lancement d'une fusée, à vocation spatiale, selon Pyongyang, en réalité au tir d'essai d'un missile de longue portée, selon les Occidentaux. Le troisième essai nucléaire, deux mois plus tard, a suscité la colère de la communauté internationale.

Dès l'annonce de ce troisième essai nucléaire nord-coréen après ceux de 2006 et 2009, le Conseil de sécurité avait annoncé son intention de prendre des «mesures appropriées» dans une nouvelle résolution. Ce jeudi, il doit voter un texte proposé par Washington et Pékin empêchant le régime nord-coréen de se procurer la technologie nécessaire au développement de ses programmes nucléaire et balistique, notamment grâce au gel de relations financières.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.03.13 17:00

ALERTE - Corée du Nord: le Conseil de sécurité impose de nouvelles sanctions


NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'imposer une nouvelle série de sanctions, notamment financières, à la Corée du Nord, en réaction au troisième essai nucléaire mené en février par Pyongyang.

La résolution du Conseil, proposée par plusieurs pays (dont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la Corée du Sud et la France) et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques. Elle met sous surveillance les diplomates nord-coréens et élargit une liste noire de particuliers et entreprises soumis à des gels d'avoirs ou à des interdictions de voyager.


(©AFP / 07 mars 2013 16h18)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.03.13 17:14

La Corée du Nord brandit la menace d'une guerre mondiale thermonucléaire

Par: rédaction
7/03/13 - 10h50 Source: belga.be © ap.

La Corée du Nord a brandi jeudi la menace d'une frappe nucléaire "préventive" et d'une "guerre thermonucléaire", à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui devrait renforcer les sanctions contre Pyongyang en réaction à son troisième essai nucléaire mené le 12 février.

Après avoir fait monter la tension en menaçant de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, le régime nord-coréen a une nouvelle fois musclé sa rhétorique belliqueuse et prévenu qu'une "guerre mondiale thermonucléaire" pourrait éclater.

"La guerre ne serait pas confinée à la péninsule coréenne", a averti le Rodong Sinmun, le journal officiel du parti unique, dans une allusion à l'arsenal balistique du pays, capable selon lui de frapper le territoire américain.

Le Conseil de sécurité devait se réunir jeudi matin à New York afin de voter un texte proposé par Washington et Pékin imposant de nouvelles sanctions à la Corée du Nord pour l'empêcher de se procurer la technologie nécessaire au développement de ses programmes nucléaire et balistique.

Il s'agit notamment de geler toute relation financière, y compris les transferts de fonds en liquide, si ces transactions risquent de servir les efforts de Pyongyang pour se doter d'armes atomiques et de missiles à longue portée.

Jeudi matin, les troupes sud-coréennes ont été mises en alerte car Séoul soupçonne Pyongyang de préparer des exercices militaires "massifs". "La Corée du Sud est prête à répondre à de potentielles provocations de son voisin", a déclaré un porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense.

Lire aussi
Le Conseil de sécurité impose de nouvelles sanctions à la Corée du Nord
Corée du Nord: l'ONU discute de sanctions après l'essai nucléaire
Kim Jong-Un "ne veut pas la guerre", selon Rodman
Les USA à la portée des armes nucléaires de la Corée du Nord
La Corée du Nord simule une "vraie guerre"
Corée du Nord: "Un essai de plusieurs kilotonnes"

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.03.13 19:58

Les Etats-Unis répondent à la menace nucléaire nord-coréenne
Créé le 07-03-2013 à 16h22 - Mis à jour à 19h39
Challenges.fr
Par Challenges.fr
Pyongyang dénonce les sanctions à son encontre par l'ONU après son nouvel essai nucléaire. Elle se dit prête à une frappe "préventive". Washington se dit prêt à faire face.

La Corée du Nord a procédé à un troisième essai nucléaire.
Sur le même sujet

» La Corée du Nord revendique son "droit" à lancer des fusées
» La Corée du Nord a effectué un troisième essai nucléaire
» Google Maps fait apparaître les goulags nord-coréens

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi 7 mars d'imposer une nouvelle série de sanctions, notamment financières, à la Corée du Nord, en réaction au troisième essai nucléaire mené en février par Pyongyang. Le régime nord coréen a menacé Washington d'une frappe nucléaire "préventive pour détruire les bastions des agresseurs". Les Etats-Unis ont réagi en assurant être "tout à fait capables" de se défendre.

La résolution du Conseil, proposée par plusieurs pays (dont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la Corée du Sud et la France) et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques.

Elle met sous surveillance les diplomates nord-coréens et élargit une liste noire de particuliers et entreprises soumis à des gels d'avoirs ou à des interdictions de voyager.

Embargo sur les produits de luxe

Elle définit plus précisément une série de produits de luxe que les dignitaires du régime communiste ne seront pas autorisés à se procurer et rend obligatoires des inspections de cargaisons suspectes en provenance ou à destination de la Corée du Nord.

Les membres du Conseil manifestent "la plus grande inquiétude" face au dernier essai nucléaire nord-coréen mené le 12 février, le troisième après ceux de 2006 et 2009. Ils se disent prêts à prendre "d'importantes mesures supplémentaires", non précisées, si Pyongyang procède à un nouveau test de bombe atomique ou à un nouveau tir de fusée.

Pyongyang sort la menace d'une frappe "préventive"

Sans attendre le vote à l'ONU, la Corée du Nord a poursuivi l'escalade verbale, accusant les Etats-Unis de vouloir déclencher une guerre atomique et menacé Washington d'une frappe nucléaire "préventive".

Les Etats-Unis ont assuré être "tout à fait capables" de se défendre contre toute attaque de missile nord-coréen. Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a par ailleurs répété lors de son point presse quotidien que la Corée du Nord ne gagnerait rien à multiplier les menaces et les provocations.

Pyongyang avait déjà fait monter la tension mardi en menaçant de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953. Les précédents tirs de fusée ou de missiles et essais nucléaires de la Corée du Nord lui ont déjà valu une série de sanctions internationales depuis 2006.

Empêcher la Corée de se procurer la technologie nécessaire

La liste noire des particuliers et entreprises sanctionnées s'allonge avec l'ajout de deux responsables nord-coréens présentés comme des marchands d'armes, ainsi que d'un responsable de banque, une "académie de sciences naturelles" soupçonnée de mener des recherches nucléaires, et une société d'import-export.

La résolution recense toute une série de mesures financières que les pays de l'ONU seront tenus de prendre afin d'empêcher la Corée du Nord de se procurer la technologie nécessaire au développement de ses programmes nucléaire et balistique.

Il s'agit de geler toute relation financière et bancaire soupçonnée de servir à ces programmes (ouverture d'agences bancaires, services financiers, garanties à l'exportation, etc..), "y compris les transferts de fonds en liquide par des coursiers" transportant des valises de billets.

Les Etats membres seront en outre tenus "d'expulser de leur territoire tout particulier" nord-coréen travaillant pour les entreprises soupçonnées d'alimenter ces programmes.

La résolution impose aux Etats "d'inspecter toutes les cargaisons transitant par leur territoire en provenance ou à destination de la Corée du Nord" qui pourraient contenir de la technologie sensible. Ces inspections figuraient dans les précédentes sanctions mais étaient facultatives. Pour les mêmes raisons, les avions suspects pourront se voir interdire de décollage, d'atterrissage ou de survol.

Accentuer l'isolement de la Corée du Nord

Le texte "invite les Etats membres à faire preuve d'une vigilance accrue concernant les diplomates nord-coréens".

Ces nouvelles sanctions "vont frapper durement" le régime communiste et "accentuer l'isolement de la Corée du Nord", a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice. "Défier la communauté internationale va coûter plus cher aux dirigeants nord-coréens".

Son homologue chinois Li Baodong a pour sa part appelé à "faire baisser la tension" et à revenir aux "négociations à six" (les deux Corées, Chine, Russie, Japon, Etats-Unis).
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 7:57

La Corée du Nord rompt les accords de non-agression avec Séoul
08.03.2013 07:04
Le régime de Kim Jong-Un n'entend pas rester passif après les nouvelles sanctions de la communauté internationale. [EPA/KCNA]
Le régime de Kim Jong-Un n'entend pas rester passif après les nouvelles sanctions de la communauté internationale. [EPA/KCNA]
Les tensions sont montées d'un cran vendredi sur la péninsule coréenne après les sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre le régime nord-coréen, qui a annoncé la rupture des accords de non-agression avec le sud.

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives à l'encontre de la Corée du Sud et des Etats-Unis, mais il a musclé sa rhétorique belliqueuse ces derniers jours à l'approche du vote à l'ONU et de manoeuvres militaires conjointes entre Washington et Séoul.

Pyongyang a notamment menacé vendredi de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, brandi le spectre d'une "guerre thermonucléaire" et averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive". (Lire aussi: La Corée du Nord accuse Washington de vouloir une "guerre atomique")
Téléphone rouge coupé

La Corée du Nord "abroge tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud", a indiqué vendredi "le Comité pour la réunification pacifique de la Corée" (CPRK), dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA quelques heures après le vote du Conseil de sécurité.

La Corée du Nord "notifie également le Sud qu'il va couper immédiatement le téléphone rouge entre le Nord et le Sud" mis en place en 1971, ajoute le communiqué. Pyongyang a agité à de nombreuses reprises la menace d'une rupture de la communication intercoréenne et l'a mise à exécution deux fois, selon le ministère sud-coréen de la Réunification.

agences/vtom
Accord de non-agression signé en 1991
Le principal pacte de non-agression entre le Nord et le Sud, séparés depuis plus de six décennies, a été signé en 1991.

Il engageait les deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les confrontations militaires accidentelles.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 9:33

La crise nucléaire en Corée du Nord (1989-2013)

Par L'Express, publié le 12/02/2013 à 11:33, mis à jour à 11:33

Les dates-clé de la course au nucléaire de la Corée du Nord.

La crise nucléaire en Corée du Nord (1989-2013)

Corée du Nord- la démolition de la tour de refroidissement du complexe nucléaire de Yongbyon, le 27 juin 2008. Image de la télévision chinoise CCTV.

AFP

1989 : des photos satellite américaines dévoilent l'existence d'un centre nucléaire à Yongbyon, au nord de Pyongyang.
1993 : après s'être soumise à plusieurs inspections de l'AIEA, la Corée du Nord refuse que soient visitées des bases secrètes, et menace de quitter le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
1994 : accord avec les Etats-Unis (sous la présidence de Bill Clinton). Pyongyang s'engage à geler son programme nucléaire militaire en échange de réacteurs civils à eau légère et de la fourniture de pétrole. Le projet de centrale à eau légère n'aboutira pas.
1998 : la Corée du Nord procède à un essai de missile longue portée qui survole le Japon.
1999 : Moratoire nord-coréen sur les essais de missiles. Washington allège ses sanctions.
Janvier 2002 : discours de George Bush sur l'"Axe du mal" dans lequel il inclut la Corée du Nord, aux côtés de l'Irak et de l'Iran.
Octobre 2002 : visite de l'émissaire américain James Kelly en Corée du Nord. A son retour, il déclare que le régime nord-coréen a admis l?existence d'un programme d'enrichissement d'uranium. Washington déclare caduc l'accord de 1994.
Novembre 2002 : les Etats-Unis, le Japon et l'Union européenne suspendent leurs livraisons de pétrole.
Décembre 2002 : la Corée du Nord annonce la reprise de son programme nucléaire.
Janvier 2003 : la Corée du Nord annonce son retrait du Traité de non prolifération nucléaire.
Février 2003 : saisine de l'ONU par l'AIEA.
Avril 2003 : réunion de l'ONU. Les Etats-Unis souhaitent voir la Corée du Nord condamnée mais la Chine et la Russie s'y opposent, considérant le dossier strictement américano-nord-coréen. Aucune mesure concrète n'est prise à l'issue de la réunion.
Août 2003 : première réunion à six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord réunissant la Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et la Russie. La Corée du Nord menace d'effectuer un essai nucléaire et se déclare puissance atomique.
Février 2004 : le père de la bombe pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, reconnaît avoir fourni à la Corée du nord des tranferts de technologie nucléaire.
2005

Février : la Corée du Nord annonce la suspension pour une période indéfinie de sa participation aux négociations multilatérales.
Septembre : le 19, à l'issue d'une quatrième série de négociations, Pyongyang s'engage à abandonner son armement nucléaire en échange de la possibilité d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins civiles. Elle s'engage également à rejoindre le TNP. Mais le lendemain, Pyongyang pose de nouveau comme condition préalable au démantèlement de son programme la livraison des réacteurs à eau légère.
2006

5 juillet : la Corée du Nord procède à sept tirs d'essai de missiles, qui s'abîment en mer du Japon. Le Japon saisit le Conseil de sécurité de l'ONU.
15 juillet : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution comportant des mesures "contraignantes" pour Pyongyang, exigeant la suspension des activités liées au programme de missiles balistiques.
3 octobre : Pyongyang annonce un prochain essai nucléaire pour renforcer son autodéfense face à l'hostilité des Etats-Unis.
9 octobre : la Corée du Nord annonce avoir procédé, avec succès, à son premier essai nucléaire.
14 octobre : le Conseil de sécurité de l'ONU décrète un embargo sur les armes, les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles, ainsi que sur les produits de luxe à destination de la Corée du Nord.
31 octobre : la Corée du Nord accepte de reprendre les pourparlers à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie).
18 décembre : les "discussions à six" reprennent à Pékin. Elles s'achèvent cinq jours plus tard sans résultat, la Corée du Nord exigeant la levée des sanctions financières qui lui ont été imposées sous la pression américaine.
2007

13 février : dans le cadre des négociations à Six, la Corée du Nord accepte de " désactiver " son programme nucléaire en échange de la fourniture d'énergie et de garanties de sécurité par les Etats-Unis.
19 mars : Washington annonce le déblocage des fonds de Pyongyang gelés à Macao, levant un sérieux obstacle au démantèlement nucléaire en échange d'une aide énergétique.
15 juillet : Pyongyang annonce avoir fermé le complexe de Yongbyon, première étape d'un processus de dénucléarisation.
3 octobre : la Corée du Nord accepte de fournir la liste complète de ses programmes nucléaires et de démanteler son site de Yongbyon.
1er novembre : neuf experts américains arrivent avec pour mission de rendre inutilisables les installations de Yongbyon.
31 décembre : la République populaire démocratique ne respecte pas son engagement de révéler ses activités nucléaires avant cette date.
2008

10 mai : Pyongyang fournit 18 000 pages de documentation sur son programme nucléaire aux Américains.
27 juin : Pyongyang remet un rapport détaillant ses activités nucléaires et détruit une tour de refroidissement de son réacteur nucléaire de Yongbyon ; Washington suspend ses sanctions.
12 juillet : Pyongyang autorise des inspecteurs étrangers à venir vérifier que ses installations nucléaires ont bien été démantelées.
26 août : Pyongyang suspend sa dénucléarisation, accusant George Bush de ne pas tenir sa promesse de rayer la RPDC de la liste des pays soutenant le terrorisme.
Septembre : Pyongyang demande le retrait des équipements de surveillance de l'AIEA et annonce son intention de remettre en marche son réacteur.
11 octobre : Washington retire la Corée du Nord de la liste des Etats soutenant le terrorisme, après un accord sur la vérification du programme nucléaire nord-coréen.
2009

24 février : la Corée du Nord annonce le lancement imminent d'une fusée Unha-2 munie d'un satellite de communication.
2 avril : l'armée nord-coréenne menace de représailles, notamment contre le Japon, en cas d'interception de la fusée controversée.
5 avril : la Corée du Nord lance une fusée longue portée censée transporter un satellite de télécommunications. Les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnaient que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2.
25 avril : Pyongyang annonce avoir repris le retraitement de combustible nucléaire, au lendemain de sanctions de l'ONU contre des entreprises nord-coréennes après le lancement de fusée du 5 avril.
25 mai : la Corée du Nord annonce avoir effectué "avec succès" un nouvel essai nucléaire.
12 juin : l'ONU alourdit les sanctions.
2010

21 juillet: les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions économiques et financières à l'encontre de la Corée du Nord accusée d'avoir torpillé, 4 mois plus tot, une corvette sud-coréenne près de la ligne de démarcation.
12 novembre: Pyongyang fait visiter à un scientifique américain une nouvelle usine d'enrichissement d'uranium, disposant de plus d'un millier de centrifugeuses.
2012

13 avril : la Corée du Nord rate le lancement d'une fusée Unha-3, en présence de la presse internationale qu'elle a conviée.
12 décembre : tir réussi d'une fusée Unha-3, assimilé par les Etats-Unis au tir d'un missile balistique.
2013

22 janvier : les sanctions de l'ONU sont élargies par le Conseil de sécurité.
24 janvier: l'armée annonce qu'elle va effectuer un 3e essai nucléaire.
12 février: 3e test nucléaire, réalisé avec un engin miniaturisé selon Pyongyang. Séoul estime la puissance de l'explosion entre 6 et 7 kilotonnes, soit plus que les deux essais précédents.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 11:43

La Corée du Nord "prête à mener une guerre totale" avec le Sud

Créé le 08-03-2013 à 08h13 - Mis à jour à 11h29


Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Après de nouvelles sanctions votées par l'Onu, Pyongyang a de nouveau
brandi le spectre d'une "guerre thermonucléaire". Pékin appelle au
calme.

Sur le même sujet

La tension est montée d'un cran vendredi 8 mars sur la péninsule
coréenne après les nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité
de l'ONU contre le régime nord-coréen, Pyongyang annonçant l'abrogation des accords de non-agression avec le Sud. L'armée "est prête à mener une guerre
totale", a lancé le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un tandis que son
allié chinois a appelé "au calme et à la retenue", exhortant les
antagonistes à "s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les
tensions".

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, entrée en fonction il y a
deux semaines, a de son côté jugé la situation "très grave" et promis de
répondre "fermement" à toute provocation du Nord.

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives mais il a
musclé sa rhétorique belliqueuse ces derniers jours à l'approche du
vote à l'ONU et de manoeuvres militaires conjointes entre Washington et
Séoul.

Une "guerre thermonucléaire"


Pyongyang a menacé de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la
guerre de Corée en 1953, brandi le spectre d'une "guerre
thermonucléaire" et averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".

Vendredi, le régime a fait savoir, quelques heures après le vote du
Conseil de sécurité, qu'il considérait désormais comme nuls et non
avenus "tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud".

Le principal pacte de non-agression entre le Nord et le Sud, séparés
depuis plus de six décennies, a été signé en 1991. Il engageait les deux
pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les
confrontations militaires accidentelles.

Le téléphone rouge coupé


La Corée du Nord
"notifie également le Sud qu'il va couper immédiatement le téléphone
rouge" mis en place entre les deux pays en 1971, précise "le Comité pour
la réunification pacifique de la Corée" (CPRK) dans un communiqué.

Pyongyang a agité à de nombreuses reprises la menace d'une rupture de
la communication intercoréenne, et l'a mise à exécution deux fois,
selon le ministère sud-coréen de la Réunification.

Et vendredi, Kim Jong-Un a inspecté l'unité d'artillerie qui avait
bombardé l'île sud-coréenne voisine de Yeonpyeong en novembre 2010,
selon des images de la télévision d'Etat. L'incident avait fait quatre
morts et alimenté les craintes d'un conflit à grande échelle entre les
deux Corées.

Des sanctions internationales


Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé jeudi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord en réaction à son troisième essai atomique.

La résolution 2094, adoptée à l'unanimité de ses 15 membres,
s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang
pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques. Ces nouvelles
sanctions "vont frapper durement" le régime communiste et "accentuer
(son) isolement", a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice.

Les mesures adoptées jeudi s'ajoutent à une série de sanctions prises
à l'encontre du régime communiste depuis qu'il a mené son premier essai
nucléaire en 2006, suivi par un deuxième en 2009 et un troisième le 12
février dernier.

Pyongyang a fustigé ces nouvelles sanctions, votées par la Chine, son
seul allié de poids, à l'issue d'âpres négociations avec Washington. Ne
cachant pas son "inquiétude", Pékin a appelé au "calme et à la
retenue".

La Chine appelle toutes les parties concernées à conserver leur
calme, à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action
susceptible d'aggraver les tensions", a déclaré la porte-parole de la
diplomatie chinoise.



Une situation "extrêmement dangereuse"


Les relations entre le Nord et le Sud "ne sont plus réparables et une
situation extrêmement dangereuse prévaut sur la péninsule coréenne où
une guerre nucléaire pourrait éclater à tout instant", a par ailleurs
prévenu le CPRK.

Jeudi, le vice-ministre de la Défense nord-coréen, Kang Pyo-Yong,
avait affirmé que le Nord possédait des missiles balistiques
intercontinentaux "munis de têtes nucléaires miniaturisées".

La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire,
est soupçonnée de détenir plusieurs bombes nucléaires et de procéder à
des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser. En attendant,
les experts la soupçonnent de vouloir provoquer un incident sous la
forme d'un nouvel essai de missile balistique ou d'un tir d'artillerie.

Pour Paik Hak-Soon, un chercheur du Sejong Institute à Séoul, "c'est
sans doute la situation la plus dangereuse depuis la guerre de Corée".
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 12:12

Corée du Nord. Une menace nucléaire vise les États-Unis

8 mars 2013 à 07h40


La Corée du Nord a accusé, hier, les États-Unis de vouloir
déclencher une guerre atomique et menacé Washington d'une frappe
nucléaire "préventive".


Le porte-parole du ministère nord-coréen des
Affaires étrangères a averti qu'une seconde guerre de Corée était
"inévitable" après que Washington et Séoul eurent refusé d'annuler de
grandes manoeuvres militaires conjointes prévues la semaine prochaine.

Selon lui, la nullité de l'armistice ayant stoppé ce conflit en 1953
prendra fin dès le début de ces manoeuvres. Ces annonces sont également
intervenues quelques heures avant le vote d'un texte au Conseil de
sécurité de l'ONU, proposé par Washington et Pékin, imposant de
nouvelles sanctions à la Corée du Nord pour l'empêcher de se procurer la
technologie nécessaire au développement de ses programmes nucléaire et
balistique. Dès l'annonce du troisième essai nucléaire nord-coréen du 12
février, après ceux de 2006 et 2009, le Conseil de sécurité avait
annoncé son intention de prendre des "mesures appropriées" dans une
nouvelle résolution.

Pacte de non-agression signé en 1991
Le principal pacte de non-agression entre le Nord et le Sud, séparés
depuis plus de six décennies, a été signé en 1991. Il engageait les
deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les
confrontations militaires accidentelles.

Vendredi, Kim Jong-Un a inspecté l'unité d'artillerie qui avait
bombardé l'île sud-coréenne voisine de Yeonpyeong en novembre 2010,
selon des images de la télévision d'Etat. L'incident avait fait quatre
morts et alimenté les craintes d'un conflit à grande échelle entre les
deux Corées.

La Chine appelle au calme
Pékin, de son côté, a appelé au "calme et à la retenue" après que
Pyongyang a menacé de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la
guerre de Corée en 1953 et brandi le spectre d'une "guerre
thermonucléaire".

"La Chine appelle toutes les parties concernées à conserver leur
calme, à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action
susceptible d'aggraver les tensions", a déclaré Mme Hua Chunying,
porte-parole de la diplomatie chinoise.

Le Télégramme avec AFP
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 12:30

La présidente sud-coréenne promet une réaction ferme aux provocations de la RPDC


2013-03-08 17:31:58 xinhua


La présidente
sud-coréenne Park Geun-hye s'est engagée vendredi à réagir "avec
fermeté" à toute éventuelle provocation de la République populaire
démocratique de Corée (RPDC), et a mis le voisin du nord en garde contre
les risques d'"autodestruction".
"Je réagirai avec fermeté aux provocations de la Corée du Nord (RPDC,
ndlr)", a déclaré Mme Park dans un discours adressé à des officiers de
l'armée, lors duquel elle a qualifié de "grave" la situation de la
sécurité sur la péninsule coréenne.

Tout pays risque "l'autodestruction" s'il ignore les besoins du
peuple, et à la place, se concentre sur la puissance militaire, a-t-elle
averti.

Mme Park a toutefois souligné que "si la Corée du Nord prend le
chemin du changement", la Corée du Sud est prête à faire des efforts
pour restaurer la confiance .

Mme Park a tenu ces propos après que la RPDC a déclaré son
intention de couper la ligne téléphonique d'urgence (téléphone rouge)
avec Séoul et de mettre fin à l'accord d'armistice ayant mis fin à la
guerre de Corée, en réaction aux nouvelles sanctions adoptées jeudi par
le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères,
Kim Min-seok, a menacé un peu plus tôt aujourd'hui de "faire disparaître
de la surface de la terre" la RPDC si le pays déclenchait une attaque
nucléaire contre la Corée du Sud.

La Corée du Sud, qui a exprimé son soutien aux nouvelles
sanctions de l'ONU, a renforcé sa surveillance à la frontière et est
prête à "réagir immédiatement" en cas d'attaque, selon le porte-parole
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 12:43

RETOUR EN ARRIERE,LA NOUVELLE PRESIDENTE DE LA COREE DU SUD
La Corée du Sud élit une femme présidente pour la première fois


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
| 19.12.2012 à 16h46
• Mis à jour le
20.12.2012 à 16h11

Park Geun-hye est la candidate du parti
conservateur Saenuri (Nouvelle frontière) à l'élection présidentielle du
mercredi 19 décembre en Corée du Sud. A 60 ans, elle a voué toute sa
vie à la politique. Son père, Park Chung-hee, le général putschiste, a
régné d'une main de fer sur le pays entre 1961 et 1979, tout en le
conduisant sur le chemin du redressement économique.

La victoire de la candidate du parti conservateur, Park Geun-hye, à la présidentielle en Corée du Sud
est désormais officielle. Après dépouillement de plus de 90 % des
suffrages, Park Geun-hye, 60 ans, a obtenu 51,6 % des voix contre 48 % à
Moon Jae-in. Son adversaire de centre gauche a publiquement reconnu sa défaite : "Tout le monde a fait de son mieux, mais je n'ai pas été en mesure [de gagner], a-t-il expliqué aux journalistes à l'extérieur de son domicile à Séoul. J'accepte humblement le résultat de l'élection."

La fille de l'ancien président Park Chung-hye, arrivé au pouvoir
par un putsch en 1961 et assassiné en 1979, est donc la première femme à
accéder à la tête de l'Etat pour un mandat non renouvelable de cinq
ans. Célibataire de 60 ans, sans enfant, Park a joué de ce statut, se
présentant comme une femme moderne et libre, pour séduire à gauche et
les électeurs lassés des affaires de favoritisme bénéficiant aux grandes
familles économico-politiques du pays.



Elle a affirmé que sa victoire allait permettre le redressement économique du pays. "Cette victoire a été portée par l'espoir du peuple de nous voir surmonter la crise et d'assurer la reprise économique",
a-t-elle lancé à ses partisans rassemblés mercredi soir à Séoul. La
croissance sud-coréenne est tombée à un peu plus de 2 % cette année,
contre une moyenne de 5,5 % pendant des dizaines d'années.

Ironie du sort, Mme Park sera arrivée au sommet du pouvoir en battant dans les urnes un des opposants historiques au régime de son père, Moon Jae-In,
figure des années noires qui paya de sa liberté son engagement pour les
droits de l'homme. Le règne brutal de son père sur la "République de
Corée" a duré dix-huit ans, jusqu'à son assassinat en 1979. Park
Geun-hye est restée très populaire auprès de l'électorat âgé et
conservateur qui crédite son père du miracle économique sud-coréen après
la guerre de Corée (1950-1953).
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 14:15

Menace nucléaire en Corée du Nord : la Chine lance un appel au calme

Mise à jour il y a 37 minutes

| Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters

Inquiète de la détérioration du climat dans
la péninsule coréenne, la Chine a lancé un appel « au calme et à la
retenue », vendredi.

Principal
allié de la Corée du Nord, la Chine exhorte les parties à « s'abstenir
de toute action susceptible d'aggraver les tensions ».

Cet appel au calme a été lancé alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité jeudi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, qui menace de mener une attaque nucléaire préventive contre les États-Unis.

En
plus d'agiter le spectre d'une guerre « thermonucléaire », Pyongyang a
coupé le téléphone rouge et ainsi rompu les accords de non-agression
avec la Corée du Sud, vendredi. En outre, elle menace de dénoncer
l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953.

Bien
que Pékin ne souhaite pas l'effondrement du régime communiste de Kim
Jong-un, elle a participé à l'écriture du nouveau texte de sanctions
économiques contre la Corée du Nord signé par le Conseil de sécurité.

« J'exhorte
la Chine à user de son influence pour convaincre Pyongyang que
l'attitude belliqueuse, la rhétorique guerrière, les provocations et les
violations du droit international doivent cesser », avait d'ailleurs
insisté le ministre allemand des Affaires étrangères.

Hystérie collective

De
passage sur une île emblématique des tensions entre les deux Corées, le
chef suprême Kim Jong-Un a été accueilli par des femmes et des enfants
en pleurs, hurlant de joie et accourant à sa rencontre. Au moment de son
départ, des dizaines de personnes se sont même aventurées dans les eaux
glaciales de la mer Jaune pour suivre leur dirigeant jusqu'à
son bateau.

Ces
démonstrations d'hystérie collective, qui ont été diffusées par la
télévision d'État, vendredi, ne seraient pas réellement spontanées,
selon les détracteurs du régime.








Kim
Jong-Un a hérité de la seule dynastie communiste en décembre 2011, à la
mort de son père Kim Jong-Il. Il était lui-même le fils de Kim Il-Sung,
fondateur de la République populaire démocratique de Corée
(RPDC) en 1948.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 14:40

RETOUR EN ARRIERE

La Corée du Nord bombarde une île du Sud
Edité par TF1 News (D'après agence)
le 23 novembre 2010 à 07h36 , mis à jour le 23 novembre 2010 à 18h25.

La Corée du Nord rompt l'accord de non-agression avec le Sud
Menaces de la Corée du Nord: Washington "capable" de se défendre
Dennis Rodman, futur ambassadeur de paix entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ?

La Corée du Nord a tiré mardi des obus sur une île de Corée du Sud, tuant au moins deux soldats sud-coréens, ce qui a déclenché une riposte armée de la part de Séoul. Pyongyang affirme que la première attaque est venue du Sud.

C'est l'incident le plus grave entre les deux Corées depuis les années 50 et la fin du conflit qui avait opposé les deux pays en pleine Guerre Froide. La Corée du Nord a en effet tiré ce mardi une cinquantaine d'obus sur l'île de Yeonpyeong, qui compte environ 1.500 habitants et un détachement de l'armée sud-coréenne. L'attaque a déclenché une riposte armée de la part de Séoul. La Corée du Nord affirme de son côté qu'elle n'a fait que répliquer à des tirs sud-coréens.

Selon l'état-major sud-coréen, deux soldats sud-coréens ont été tué par les tirs d'obus, tandis que treize autres militaires et cinq civils ont été blessés. Les tirs ont également provoqué de nombreux dégâts sur plus de 70 habitations.

Située en Mer Jaune, Yeonpyeong se trouve juste au sud de la ligne frontalière décrétée par les Nations unies après la guerre de Corée, mais au nord de ligne de partage revendiquée par Pyongyang. De graves incidents navals s'étaient produits dans la même zone en 1999, 2002 et en novembre 2009.

Réunion extraordinaire

Une réunion extraordinaire du cabinet de sécurité sud-coréen a été convoquée et le président Lee Myung-bak a déclaré qu'il s'efforçait d'éviter une dérive vers un conflit de plus grande ampleur. Il prévient néanmoins Pyongyang de représailles plus appuyées en cas de poursuite des provocations. Le ministère chinois des Affaires étrangères a par ailleurs exprimé son inquiétude. Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé pour sa part à ses ministres de se préparer à "toute éventualité". Sans surprise, les Etats-Unis condamnent pour leur part "fermement cette agression.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.03.13 17:45

CORÉES • Séoul n'est pas prêt à faire face à une nouvelle crise
A l'annonce des sanctions adoptées le 7 mars par l'ONU contre la Corée du Nord, Pyongyang s'est livré à une nouvelle explosion de rhétorique guerrière. Séoul a promis de répondre par la fermeté à toute provocation, sans être sûr d'être en mesure de réagir vite.

Chosun Ilbo |
8 mars 2013

Le mardi 5 mars, la Corée du Nord a menacé de rompre le traité d'armistice qui avait mis un terme à la guerre entre les deux Corées il y a plus de soixante ans et de rappeler son représentant militaire de Panmunjom [village nord-coréen de la zone démilitarisée (situé à 500 mètres de la frontière commune) où a eu lieu la signature de l'armistice]. Une telle décision serait synonyme de retour à l'état de guerre.

Le responsable des activités d'espionnage du régime nord-coréen contre son voisin du Sud, le général Kim Yong-chol, est apparu à la télévision d'Etat et a averti que Pyongyang n'hésiterait pas à répondre au vote, jeudi, de sanctions supplémentaires par l'ONU par des "frappes nucléaires précises" déclenchant une "mer de feu".

La Corée du Nord est coutumière de ces explosions de rhétorique guerrière, mais l'implication personnelle du général Kim témoigne de la gravité de la situation. Le vote de nouvelles sanctions contre Pyongyang devrait se traduire par l'inspection systématique de toutes les marchandises entrant ou sortant du territoire nord-coréen ainsi que par la surveillance de toutes les activités financières du régime. Notons que ces sanctions ont été soutenues par la Chine, ce qui renforce considérablement leur effet psychologique sur la Corée du Nord.

L'attitude du régime par le passé nous montre qu'il est parfaitement capable de se lancer dans des provocations futiles afin de fixer lui-même les termes de nouvelles négociations plutôt que d'accepter son sort. Ces bravades pourraient prendre la forme d'un quatrième essai nucléaire, d'un lancement de missile balistique, d'une incursion au-delà de la frontière – de facto en mer Jaune – ou d'un bombardement des îles sud-coréennes proches de la ligne limite Nord (NLL).

Perdu dans les limbes

Mercredi, l'armée sud-coréenne a juré de répondre fermement à toute provocation du Nord en punissant "leurs initiateurs, leurs soutiens et leurs responsables". L'armée sud-coréenne est en état d'alerte et les commandants des troupes stationnées à la frontière ont reçu l'ordre de rester près de leurs unités en cas d'urgence.

Mais le gouvernement semble actuellement perdu dans les limbes. Les responsables de la sécurité nationale à la Maison Bleue [résidence du président de la Corée du Sud] ne disposent pas de mandat légal pour superviser la situation, puisque l'opposition continue de bloquer les propositions de remaniement gouvernemental de la présidente Park Geun-hye. Par ailleurs, le nouveau ministre de la Défense n'a toujours pas été intronisé.

Le principal risque dans une crise, c'est d'avoir une chaîne de commandement mal définie. La Corée du Sud se met volontairement en danger en laissant planer le doute sur son équipe dirigeante.

Le gouvernement serait-il aujourd'hui en mesure de prendre des décisions rapides et précises en cas de provocation du Nord ? Probablement pas. L'opposition a peut-être de bonnes raisons de rejeter les projets de réorganisation du gouvernement, mais les responsables politiques ne doivent pas oublier que la Corée du Sud est le seul pays au monde à être directement menacé par un ennemi comme le régime de Pyongyang.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 10:09


Washington riposte face aux menaces de la Corée du Nord

Par LEXPRESS.fr, publié le 08/03/2013 à 22:00, mis à jour à 22:00

La Maison Blanche a prévenu vendredi que les menaces de la Corée du Nord étaient contre-productives, après que Pyongyang eut annoncé abroger les accords de non-agression avec Séoul et évoqué une frappe nucléaire "préventive" contre les Etats-Unis.


Washington riposte face aux menaces de la Corée du Nord

Pyongyang a annoncé abroger les accords de non-agression avec Séoul et évoqué une frappe nucléaire "préventive" contre les Etats-Unis.

afp.com/Kim Jae-Hwan

Washington a immédiatement répliqué à la rhétorique aggressive de la Corée du Nord.

"Les menaces de la Corée du Nord n'aident pas" à améliorer la situation, a déclaré le porte-parole adjoint du président Barack Obama, Josh Earnest, lors du point presse quotidien de la Maison Blanche.

"Nous avons constamment appelé la Corée du Nord à améliorer ses relations avec ses voisins, dont la Corée du Sud", a-t-il rappelé, demandant à Pyongyang de saisir "l'occasion représentée par un nouveau gouvernement à Séoul" et de s'abstenir de proférer des menaces.

Sanctions de l'ONU

Pyongyang a fait monter la tension après le vote, jeudi, de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU.

La résolution 2094, adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques. Ces nouvelles sanctions "vont frapper durement" le régime communiste et "accentuer (son) isolement", a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice.

La Corée du Nord a même perdu le soutien de son allié de poids, la Chine, qui n'a pas digéré le troisième essai atomique de la Corée du Nord et a elle aussi voté les sanctions.

Après avoir menacé de dénoncer l'accord d'armistice ayant mis fin à la guerre de Corée en 1953, Pyongyang pays a annoncé abroger les accords de non-agression avec la Corée du Sud et couper le téléphone rouge mis en place entre les deux pays.

Contre-attaque de Washington

"D'un point de vue juridique, aucune (des deux) parties ne peut unilatéralement mettre fin ou modifier les termes de l'accord d'armistice", a relevé le porte-parole du Pentagone, George Little, dans un email.

Alors que Pyongyang a accusé cette semaine les Etats-Unis de vouloir déclencher une guerre atomique et menacé le pays d'une frappe nucléaire "préventive", M. Little a assuré que Washington était prêt à se défendre contre toute potentielle attaque nord-coréenne.

"Nous sommes fermement engagés à défendre la République de Corée (du Sud) et le Japon", a-t-il ajouté.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 10:29

09.03.2013, 08:41 - Monde Actualiser
Actualisé le 09.03.13, 08:42
Nucléaire: la Corée du Nord se dit plus motivée que jamais

Les sanctions de l'ONU à l'encontre de la Corée du Nord auront eu l'effet inverse. Le pays annonce qu'il est "mille fois" plus motivés à augmenter ses capacités nucléaires. D'autres essais auront lieu et les accord avec son voisin du sud sont abrogés.

Il faut s'attendre à de nouveaux tests nucléaires. La Corée du Nord a déclaré samedi que les nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU ne feront que renforcer son programme nucléaire et son programme de missiles. Le pays brandit déjà la menace de nouveaux essais.

Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen indique que le Nord montrera bientôt au monde comment "la manipulation" américaine exercée auprès du Conseil de sécurité "a renforcé" le statut permanent de Pyongyang en tant que puissance nucléaire.

Un millier de fois plus motivés

Les dernières sanctions de l'ONU, au lieu d"affaiblir les moyens de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord augmenteront ses capacités "un millier de fois", poursuit le ministère dans un communiqué diffusé par l'agence du régime KCNA.

Et de surenchérir: la série de sanctions "concoctées" par l'ONU depuis ces huit dernières années n'ont eu comme résultat en Corée du Nord que "de renforcer ses moyens de dissuasion en qualité et en quantité".

Les traités avec la Corée du Sud abrogés

La Corée du Nord a annoncé vendredi qu'elle abrogeait les accords de non-agression avec la Corée du Sud et qu'elle coupait le téléphone rouge mis en place entre les deux pays. Ces déclarations ont été faites quelques heures après de nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre Pyongyang.

La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire, est soupçonnée de détenir plusieurs bombes nucléaires et de procéder à des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser.

Des manoeuvres américano-sud-coréennes à grande échelle, qui devraient débuter la semaine prochaine, alimentent l'inquiétude sur les risques d'un incident frontalier qui pourrait avoir de sérieuses conséquences.

Source: ATS
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 10:38

Corée du Nord: Washington monte le ton

8/03/13 - 23h02 Source: afp.com © ap.

La Maison Blanche a prévenu vendredi que les menaces de la Corée du Nord étaient contre-productives, après que Pyongyang eut annoncé abroger les accords de non-agression avec Séoul et évoqué une frappe nucléaire "préventive" contre les Etats-Unis.

"Les menaces de la Corée du Nord n'aident pas" à améliorer la situation, a déclaré le porte-parole adjoint du président Barack Obama, Josh Earnest, lors du point presse quotidien de la Maison Blanche.

"Nous avons constamment appelé la Corée du Nord à améliorer ses relations avec ses voisins, dont la Corée du Sud", a-t-il rappelé, demandant à Pyongyang de saisir "l'occasion représentée par un nouveau gouvernement à Séoul" et de s'abstenir de proférer des menaces.

Pyongyang a annoncé vendredi abroger les accords de non-agression avec la Corée du Sud et couper le téléphone rouge mis en place entre les deux pays, quelques heures après de nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre le régime stalinien. La Corée du Nord avait fait monter la tension mardi en menaçant de dénoncer l'accord d'armistice ayant mis fin à la guerre de Corée en 1953.

"D'un point de vue juridique, aucune (des deux) parties ne peut unilatéralement mettre fin ou modifier les termes de l'accord d'armistice", a relevé le porte-parole du Pentagone, George Little, dans un email.

Alors que Pyongyang a accusé cette semaine les Etats-Unis de vouloir déclencher une guerre atomique et menacé le pays d'une frappe nucléaire "préventive", M. Little a assuré que Washington était prêt à se défendre contre toute potentielle attaque nord-coréenne.

"Nous sommes fermement engagés à défendre la République de Corée (du Sud) et le Japon", a-t-il ajouté.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 11:04


La dangereuse escalade autour du nucléaire nord-coréen
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 08.03.2013 à 17h01

Droite dans ses bottes, le verbe menaçant, la Corée du Nord semble décidée à tenir tête à la communauté internationale dans le bras-de-fer qui s'est engagé sur son programme nucléaire. En procédant, le 12 février, à son troisième essai nucléaire depuis 2006, l'Etat communiste savait qu'il s'exposait à de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies. La perspective d'un vote à l'ONU approchant, Pyongyang s'est laissé aller cette semaine à une escalade rhétorique aux accents belliqueux contre Washington et Séoul. Les tensions sont encore montées d'un cran, vendredi 8 mars, après le vote de sanctions à l'unanimité, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) formulant de nouvelles menaces contre son voisin nord-coréen.

Lire l'éditorial du Monde : La Corée du Nord défie Pékin et Washington

Le programme nucléaire coréen

A la fin des années 1990, la Corée du Nord a repris son programme d'enrichissement d'uranium à la suite de la rupture d'un accord signé en 1994 avec les Etats-Unis. Selon les termes de cet accord, Pyongyang devait geler sa production de plutonium sous la surveillance des inspecteurs de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en échange de la fourniture d'énergie, de la construction d'une centrale à eau légère par un consortium international et de la normalisation des relations avec Washington. La la RPDC est sortie du Traité de non-prolifération nucléaire, a repris l'extraction du plutonium et procédé à un premier essai souterrain en 2006. Puis un second en 2009.

Les services de renseignement occidentaux estiment que la RPDC a extrait suffisamment de plutonium pour fabriquer de quatre à huit bombes. Son réacteur de 5 mégawatt de Yongbyon étant arrêté, elle n'en produit plus. Pour constituer une menace nucléaire, la Corée du Nord doit maîtriser la technologie de miniaturisation permettant de fabriquer une ogive nucléaire qui puisse être placée sur un missile. On ignore encore ses capacités en la matière.

Malgré une mise en garde de son allié chinois, la Corée du Nord a procédé, mardi 12 février, à son troisième essai nucléaire, essai interdit par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil avait déjà condamné le tir, début décembre 2012, d'une fusée Unha-3 porteuse d'un satellite, à vocation spatiale selon Pyongyang, en réalité un tir d'essai d'un missile de longue portée selon les Occidentaux.

Lire en édition abonnés : Condamnations unanimes après le troisième essai nucléaire nord-coréen

Pyongyang pousse à l'escalade rhétorique

Coutumier des annonces agressives à l'encontre de la Corée du Sud et des Etats-Unis, le régime nord-coréen a musclé sa rhétorique belliqueuse à l'approche du vote à l'ONU et de manoeuvres militaires conjointes annuelles entre les armées sud-coréenne et américaine (11 mars-fin avril). La Corée du Nord estime que Washington se sert de ces manoeuvres en Corée du Sud comme d'un tremplin pour lancer une attaque nucléaire et conventionnelle contre son territoire et elle a déjà menacé de procéder à de nouveaux essais nucléaires en réplique aux nouvelles sanctions prônées par Washington.

Première cible de ces attaques : la Corée du Sud. Pyongyang a menacé de dénoncer l'accord d'armistice de 1953, qui a mis fin à trois années de guerre avec la Corée du Sud. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères nord-coréen a averti qu'une seconde guerre de Corée était "inévitable". Ces menaces constituent un test pour les relations coréennes. La nouvelle présidente Park Geun-hye, qui a pris ses fonctions le 25 février s'était prononcée, pendant sa campagne, en faveur de la reprise du dialogue avec son voisin. Une position qu'elle pourrait être amenée à modifier drastiquement sous la pression de l'opinion sud-coréenne et des menaces de Pyongyang. Mesure rare, l'armée sud-coréenne a prévenu mercredi qu'elle riposterait contre sa voisine du Nord et qu'elle prendrait pour cibles ses dirigeants en cas d'agression de Pyongyang. Des manoeuvres militaires d'une ampleur inhabituelle, à l'échelle du territoire, ont été observées au Nord, a indiqué le ministère de la défense sud-coréen.

Lire en édition abonnés : Une 'reine de glace' élue à la tête de la Corée du Sud

Le Rodong Sinmun, le journal officiel du parti unique nord-coréen, a par ailleurs brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire". "La guerre ne serait pas confinée à la péninsule coréenne", a-t-il averti, dans une allusion à l'arsenal balistique du pays, capable selon lui de frapper le territoire américain, en particulier les îles du Pacifique. Plus directement, le porte-parole du ministère des affaires étrangères nord-coréen a estimé que "puisque les Etats-Unis s'apprêtent à déclencher une guerre nucléaire, (nos) forces armées révolutionnaires (...) se réservent le droit de lancer une attaque nucléaire préventive pour détruire les bastions des agresseurs". En réaction, la Maison blanche a assuré que les Etats-Unis étaient "tout à fait capables" de se défendre. L'administration américaine a, en outre, garanti à la Corée du Sud et au Japon la protection des Etats-Unis via leurs capacités balistiques et leur force de dissuasion nucléaire.

>> Lire : "Nucléaire nord-coréen : Washington offre son parapluie nucléaire à Tokyo et Séoul"

De nouvelles sanctions de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté à l'unanimité de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, jeudi 7 mars.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, jeudi 7 mars, à l'unanimité de ses 15 membres, la résolution 2094 qui prévoit de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord et ses élites. Il s'agit notamment de geler toute relation financière, y compris les transferts de fonds en liquide, si ces transactions risquent de servir les efforts de Pyongyang pour se doter d'armes atomiques et de missiles à longue portée. Le texte ajoute à une liste noire des particuliers ou entreprises soumis à des gels d'avoirs et des interdictions de voyager et précise les produits de luxe que les dignitaires du régime communiste ne seront pas autorisés à se procurer. Cette initiative vise à combler une faille dans le régime des sanctions qui laissait auparavant les pays visés décider eux-mêmes de ce qui relevait ou non des produits de luxe. Enfin, la résolution rend obligatoires des inspections de cargaisons suspectes en provenance ou à destination de la Corée du Nord.

Ce texte a fait l'objet d'âpres négociations entre les Etats-Unis et la Chine, allié traditionnel de Pyongyang. L'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Baodong, a appelé à "faire baisser la tension" et à revenir aux "négociations à six" (les deux Corées, Chine, Russie, Japon, Etats-Unis), dans l'impasse depuis 2009. Une idée qui a été rejetée par l'ambassadeur sud-coréen Kim Sook : les dirigeants nord-coréens "se sont isolés du reste du monde et ce n'est pas le moment de parler de dialogue". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ancien ministre des affaires étrangères sud-coréen, s'est lui aussi déclaré "convaincu que la dénucléarisation vérifiable de la péninsule coréenne (..) ne peut être assurée que par le dialogue."

Le rôle de la Chine

Seule alliée de poids de la Corée du Nord sur la scène internationale, la Chine détient les clés du succès de ces nouvelles mesures, estiment certains diplomates au Conseil de sécurité. La Chine est un "acteur-clé dans les questions de banque et de transport maritime" pour la Corée du Nord, a commenté Marcus Noland, chercheur au Peterson Institute for International Economics de Washington. "Si les Chinois décidaient de faire rigoureusement respecter la résolution, les activités de prolifération de la Corée du Nord pourraient être sérieusement entravées, voire rendues impossibles", avance le chercheur, sceptique.

Son vote en faveur des sanctions a été interprété, par certains observateurs, comme un tournant dans son approche géostratégique, et décrié comme "un mirage" par d'autres. La Chine a souvent été critiquée par les Occidentaux pour son manque de zèle dans l'application des sanctions et sa stratégie d'obstruction systématique au Conseil de sécurité destinée à éviter des sanctions trop lourdes à Pyongyang. Elle s'efforce en effet d'éloigner les risques d'un effondrement du régime communiste susceptible, à terme, de déboucher sur une réunification de la péninsule coréenne et le renforcement de l'influence américaine. Li Baodong, ambassadeur de Chine à l'ONU, a toutefois affirmé que son pays prônait l'"application totale" de la résolution adoptée jeudi.

La menace d'une guerre avec Séoul

Quelques heures après le vote des sanctions au Conseil de sécurité de l'ONU, "le Comité pour la réunification pacifique de la Corée" (CPRK) a indiqué que la Corée du Nord "abroge tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud". Le pacte de non-agression entre le Nord et le Sud a été signé en 1991. Il engageait les deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les confrontations militaires accidentelles. La Corée du Nord "notifie également le Sud qu'il va couper immédiatement le téléphone rouge entre le Nord et le Sud" mis en place en 1971, a indiqué le CPRK.

Les relations entre le Nord et le Sud "ne sont plus réparables et une situation extrêmement dangereuse prévaut sur la péninsule coréenne où une guerre nucléaire pourrait éclater à tout instant", a prévenu Séoul. L'armée nord-coréenne répondra "sans pitié" à toute intrusion, "ne serait-ce que d'un pouce", sur son territoire.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 11:20

LaDepeche.fr
Nucléaire : faut-il avoir peur de la Corée du Nord ?
Asie

La Corée du Nord s'est dit «prête à mener une guerre totale» et «thermonucléaire» contre la Corée du Sud. Le dictateur Kim Jong-Un a ainsi répondu aux sanctions infligées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Hier, en une déclaration de Kim Jong-Un, l'armistice de la guerre de Corée a volé en éclats. À en croire le dirigeant communiste, une guerre nucléaire se profile entre les deux pays de la péninsule. Pour le régime autoritaire, «tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud» sont nuls et non avenus.

Jeudi, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté des sanctions contre la Corée du Nord qui a lancé, le 12 février dernier, un troisième essai nucléaire.

La résolution a été adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, dont la Chine, seul allié de poids de la Corée du Nord. Les sanctions s'attaquent aux sources de financement de Pyongyang afin d'affaiblir ses ambitions militaires et balistiques. Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU estime que cette nouvelle peine va «frapper durement» le régime communiste et «accentuer son isolement». Des pénalités qui déplaisent d'autant plus à Kim Jong-Un qu'elles s'ajoutent à une série entamée après le premier essai nucléaire du pays, en 2006.
À la provocation, le Sud répond par la fermeté

Park Geun-Hye, présidente de la Corée du Sud, a jugé la situation «très grave» et promis de répondre «fermement» à toute provocation du Nord.

Les deux Corée sont séparées depuis soixante ans et maintenues dans la paix par un pacte de non-agression signé en 1991. Il engageait les deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les confrontations militaires accidentelles.

Rien n'arrête les menaces du jeune président du Comité de la défense nationale de Corée du Nord, en place depuis moins d'un an. L'armée «est prête à mener une guerre totale», a-t-il lancé hier. Outre ces menaces de guerre nucléaire contre son voisin du sud, le régime nord-coréen a averti les Américains qu'ils s'exposaient à une «frappe nucléaire préventive».

Un climat de tensions croissantes que la Chine a tenté d'apaiser. Le régime appelait hier «au calme et à la retenue», exhortant les antagonistes à «s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les tensions».

Il est très peu probable que la Corée du Nord se mette en guerre contre la Corée du Sud, selon les spécialistes. Une escalade des tensions est une stratégie de défense où les menaces s'exterminent entre elles. La rupture des accords de paix coréenne ressemblerait plus à une nouvelle guerre froide.
Une caste au pouvoir

Kim Jong-Un est-il seul homme à la tête de la Corée du Nord ? Vraisemblablement, le régime nord-coréen fonctionnerait à la manière des régimes communistes avant lui. Le pouvoir se compose d'une oligarchie qui pousse en avant l'un de ses membres tout en le contrôlant. Des réseaux successifs trouvent ainsi leur intérêt à appuyer le jeune leader. Éduqué en Suisse, Kim Jong-Un reproduit le modèle de son prédécesseur (et père), régnant en maître dans son pays. Les experts rappellent que la démocratie est une perception de la politique à l'occidentale qui ne s'applique pas de fait à tous les pays.
Jean-Claude Allard, générale et chercheur à l'IRIS sur les questions de défense et de stratégie
«Cette montée des tensions maintient la paix et l'équilibre»

Sommes-nous à la veille d'une nouvelle guerre entre les deux Corée ?

Le déclenchement d'une guerre est une affaire sérieuse et importante. Le dirigeant de la Corée du Nord nous a habitués à des déclarations tonitruantes mais de là à passer à l'acte, cela me paraît impossible.

Comment interpréter l'annonce de la Corée du Sud qui se dit prête à répondre à toute provocation du Nord ?

Une bonne stratégie est justement de répondre avec fermeté à cette provocation. En règle générale, les guerres se déclenchent lorsque l'assaillant a conscience qu'il peut gagner. Donc toute preuve de faiblesse de son ennemi potentiel l'amène à penser que ça vaut le coup de tenter. La Corée du Sud et les Américains sont très rapides à répondre «non, on ne se laissera pas faire».

La Corée du Nord possède-t-elle vraiment l'arme nucléaire ?

Nous pensons que oui… Posons-nous la question de ce qu'est la dissuasion nucléaire et pourquoi elle fonctionne. Pendant la Guerre froide, les pays étaient en paix précisément parce que chacun des protagonistes disposait de l'arme nucléaire et savait que son opposant était prêt à se défendre avec. La dissuasion nucléaire consiste à afficher sa fermeté et non une volonté de partir en guerre.

Quelles sont les suites à attendre de ces dernières déclarations des deux Corée ?

Une dialectique de forces s'ouvre. On la craint depuis l'Occident mais c'est la seule façon de maintenir l'équilibre dans la péninsule coréenne.

Dans quel état est l'armée de la Corée du Nord ?

Comme tout régime communiste, elle est énorme et possède beaucoup de matériel. Mais on ignore dans quel état il est. Le plus gênant est la dimension du peuple. Est-il prêt à soutenir le régime dans une telle guerre ? Est-ce qu'il considère les Coréens du Sud comme des ennemis ?

La Chine est-elle toujours un allié ?

La Chine est un pays ouvert sur le commerce extérieur qui a d'autres préoccupations que de faire la guerre. La Chine a changé de modèle économique, contrairement à la Corée du Nord, devenue un allié plutôt encombrant. C'est pour cela qu'elle a voté les sanctions. La Chine peut-elle gérer cet allié ? La question est entière.

Recueilli par Lucie Paimblanc
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 11:41

La Corée du Nord menace le Sud de "destruction finale"

Le HuffPost | Publication: 19/02/2013 19:51 CET | Mis à jour: 19/02/2013 19:53 CET

Corée Du Sud, Corée Du Nord, Kim Jong Un, Nations Unies, Conférence De l'Onu Pour Le Désarmement, Coree Du Nord Menace Coree Du Sud, Essai Nucleaire Coree Du Nord, International , Jon Yong Ryong, Test Nucleaire Coree Du Nord, Un Petit Chiot Ne Craint Pas Le Tigre, Actualités

CORÉE DU NORD - La partie de ping pong continue entre la Corée du Nord et ses opposants. Si le dernier essai nucléaire de Pyongyang, survenu le 12 février, a une nouvelle fois provoqué un concert de condamnations et une vigoureuse réaction des Nations Unies, il a surtout relevé d'un cran l'intensité des échanges verbaux. Dernier épisode en date, mardi 19 février, au siège des Nations Unies.

Devant la Conférence de l'ONU sur le désarmement, Jon Yong Ryong, un diplomate nord-coréen a directement menacé son voisin du Sud en déclarant qu'elle risquait "une destruction finale" si elle persistait à faire pression avec ses alliés pour faire adopter par l'ONU des résolutions contre le programme nucléaire nord-coréen.

"Petit chiot ne craint pas le tigre"

Pour illustrer son propos, Jon Yong Ryong, n'a pas hésité à employer une image étonnante. "Comme le dit le proverbe, un petit chiot ne craint pas le tigre, et le comportement erratique de la Corée du Sud ne pourrait qu'annoncer sa destruction finale", a ainsi assuré le diplomate, ajoutant que la Corée du Nord n'avait "jamais reconnu les résolutions propagandistes sur les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU", provoquant de vives réactions à la Conférence.

L'ambassadeur sud-coréen à Genève, Kwon Haeryong, a alors répondu que "tout le monde savait que la Corée du Nord consacrait d'énormes ressources à développer ses armes nucléaires et ses missiles". Avant d'adresser une pique à son voisin en affirmant qu'il était très regrettable que la Corée du Nord, parallèlement à ses importantes dépenses militaires, connaisse "une pénurie alimentaire chronique".

Pyongyang attend toujours les sanctions

Le diplomate nord-coréen répondait en fait à une intervention en début de séance des Pays-Bas, s'exprimant au nom des dix pays regroupés dans l'"Initiative pour la non-prolifération et le désarmement", et qui ont fermement condamné le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord le 12 février. Plusieurs délégations, dont celles des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Espagne, de la France et de la Pologne, se sont aussi inquiétées des propos menaçants de la Corée du Nord. "Les menaces contre d'autres Etats membres dépassent les bornes de l'acceptable", a ainsi déclaré le représentant français à la conférence de Genève.

Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU - dont la présidence tournante est assurée par la Corée du Sud en février - a "fermement condamné" ce nouvel essai nucléaire, mais n'a toujours pas annoncé quelles seraient les "mesures appropriées" qu'il allait prendre à l'encontre de Pyongyang.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 12:10

Le régime de Pyongyang défie la Corée du Sud
LE MONDE | 09.03.2013 à 11h30 Par Philippe Mesmer - Tokyo,


Moins de deux semaines après son entrée en fonction, Park Geun-hye doit faire face à une crise aiguë avec la Corée du Nord. La présidente sud-coréenne – qui s'est engagée pendant la campagne l'ayant conduite à la Maison Bleue (la présidence) à tout faire pour garantir la sécurité nationale, tout en restant ferme mais ouverte au dialogue avec Pyongyang – a profité, vendredi 8 mars, d'une cérémonie de remise de prix à des élèves officiers pour promettre de "faire face avec fermeté aux provocations de la Corée du Nord".

Elle intervenait ainsi dans les échanges entre Séoul et Pyongyang qui se sont intensifiés après l'adoption, jeudi, d'une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Voté à l'unanimité – avec la voix de la Chine, pourtant traditionnel soutien du Nord –, ce texte répond à l'essai nucléaire réalisé le 12 février par Pyongyang. Il oblige notamment les nations membres à contrôler les activités qui pourraient avoir un lien avec le programme nucléaire et de développement de missiles de la Corée du Nord et à surveiller les diplomates nord-coréens.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

L'adoption de la résolution coïncide avec les importantes manoeuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud qui irritent Pyongyang. Cité le 9 mars par KCNA, l'agence de presse officielle du Nord, le ministère des affaires étrangères voit dans la résolution une "preuve évidente" que l'ONU est "manipulée" par les Etats-Unis, dont le seul objectif est de "faire tomber le régime en le désarmant et l'étouffant économiquement".

La veille, le comité pour la réunification de la mère-patrie, organe chargé des questions intercoréennes, avait annoncé l'abrogation de l'accord bilatéral de non-agression conclu en 1991 et de couper le téléphone rouge installé dans le village de Panmunjom, en zone démilitarisée. Le 11 mars, le régime pourrait renoncer à l'armistice qui a mis fin aux combats de la guerre de Corée (1950-1953).

UN "DROIT DE FRAPPE NUCLÉAIRE PRÉVENTIVE"

Jeudi, Pyongyang avait accusé les Américains de "tout faire pour déclencher une guerre nucléaire devant détruire la République populaire démocratique de Corée ". Il promettait que son pays "exercera son droit de frappe nucléaire préventive" contre les Etats-Unis et la Corée du Sud. Un point qui rappelle les propos du général Kang Pyo-yong, vice-ministre de la défense, qui a évoqué, lors d'un grand rassemblement à Pyongyang, "des missiles chargés de têtes nucléaires prêts à être lancés transformer Washington, bastion des impérialistes américains et de leurs affidés, en un océan de flammes".

Les experts doutent des capacités nord-coréennes de frapper Washington à l'aide d'un missile intercontinental équipé d'une ogive nucléaire. Mais le ton adopté inquiète. Cité par le New York Times, l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, également bon connaisseur du dossier nord-coréen, juge ces déclarations comme étant au "niveau le plus négatif" qu'il ait jamais vu.

La rhétorique choisie intervient alors que les forces de Pyongyang se livrent à des manoeuvres qualifiées par les militaires du Sud de "particulièrement intenses". Elle a incité Séoul à réagir avec vigueur. "Il s'agit de menaces et de chantage envers la population sud-coréenne, a déclaré, le 8 mars, Kim Min-seok, porte-parole du ministère de la défense. Si le Nord attaque le Sud avec une arme nucléaire, l'humanité, dont la Corée du Sud, effacera de la Terre le régime du leader Kim Jong-un." Mme Park a ajouté que le comportement de la Corée du Nord était "autodestructeur" car le régime se concentre uniquement sur le renforcement de son armée alors que la population a faim.

Le Sud n'exclut pas d'éventuelles provocations armées, comme en 2010 lors du bombardement de l'île de Yeonpyeong, en mer Jaune, qui avait fait quatre morts. Le régime pourrait vouloir tester Mme Park, fille du dictateur Park Chung-hee, au pouvoir de 1961 à 1979, et qui menait une politique de grande fermeté envers le Nord. La nouvelle dirigeante, qui a occupé la position de First Lady après la mort de sa mère en 1974, a été élevée dans cette atmosphère. Lorsqu'elle apprit la mort de son père, assassiné au cours d'un dîner par le chef des services secrets, sa première réaction fut : "La frontière avec le Nord est-elle solidement gardée ?"

TENTATIVE DE NÉGOCIATIONS DIRECTES AVEC WASHINGTON

Cela dit, les derniers développements sont plutôt interprétés comme une nouvelle tentative de Pyongyang d'obtenir des négociations directes avec Washington. Lors de la rencontre, dans la capitale du Nord, entre Kim Jong-un et Dennis Rodman, le 27 février, le dirigeant nord-coréen a fait savoir à l'ancienne star du basket américain qu'il souhaitait que le président Barack Obama lui téléphone.

Washington aurait engagé une réflexion sur la politique nord-coréenne suivie depuis 2008. Axée sur une certaine indifférence tempérée lors de provocations de Pyongyang par l'adoption de nouvelles sanctions, elle pourrait être revue. Comme celle suivie par l'administration du président George Bush entre 2000 et 2008, elle n'a pas empêché la RPDC de renforcer son arsenal nucléaire et les capacités de ses missiles balistiques.

"Pour l'instant, estimait, samedi, dans un éditorial, le quotidien sud-coréen de centre gauche Hankyoreh, il faut s'assurer que les sanctions sont appliquées. Mais il ne faut pas oublier la raison première de l'émergence de la question du nucléaire nord-coréen, qui est l'inquiétude de ce pays pour sa sécurité."

Lire aussi : En Chine, les critiques vis-à-vis de la Corée du Nord ne sont plus taboues
Washington déplore une "rhétorique provocatrice"

La Maison Blanche a tenu un discours tout en retenue, vendredi 8 mars, estimant simplement que les menaces de la Corée du Nord "n'aident pas" à améliorer la situation, selon les mots du porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Josh Earnest.

"Nous avons constamment appelé la Corée du Nord à améliorer ses relations avec ses voisins, dont la Corée du Sud", a-t-il rappelé, demandant à Pyongyang de saisir "l'occasion représentée par un nouveau gouvernement à Séoul".

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a également dénoncé vendredi "la rhétorique provocatrice" de la Corée du Nord. "De tels actes ne vont tout simplement pas améliorer les conditions de vie du peuple de Corée du Nord."
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 12:33

La Corée du Nord va-t-elle déclencher une nouvelle guerre de Corée ?

Publication: 09/03/2013 10:23 CET | Mis à jour: 09/03/2013 10:42 CET

Interest Rates, Corée Du Sud, Corée Du Nord, Corée Du Nord Risque Dérapage, International , Juliette Morillot, Kim Jong Un, Nouvelle Guerre De Corée, Onu, Pyongyang, Rupture Pacte Non Agréssion Corée Du Nord Corée Du Sud, Rupture Relations Corée Du Nord Corée Du Sud, Sanctions ONU Corée Du Nord, Téléphone Rouge Corée, Actualités

CORÉE DU NORD - Rhétorique musclée, accords de non-agression rompus et mise en scène militaire à la télévision nord-coréenne, l'escalade belliqueuse de la Corée du Nord se précise.

Après avoir menacé Washington et Séoul d'une frappe nucléaire préventive, en amont des nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre le régime nord-coréen, Pyongyang a annoncé vendredi 7 mars la rupture des accords de non-agression avec la Corée du Sud.

En déplacement près de la frontière maritime disputée entre les deux pays, Kim Jong-un a même assuré que son armée était "prête à mener une guerre totale". Tour d'horizon des questions posées par ce regain de tension dans la péninsule coréenne.

Faut-il s'attendre à une nouvelle guerre de Corée ?

Complexes depuis l'armistice de 1953, les relations entre les deux pays se tendent et s'apaisent cycliquement. Depuis 1991 et la signature de leur pacte de non agression, ce n'est pas la première fois que la tension monte entre les deux Corées. En janvier 2009, Pyongyang avait déjà balayé d'un revers de la main les accords passés avec la Corée du Sud pour mieux se replacer à la table des négociations avec les États-Unis. En 2010, des affrontements avaient même opposé les forces navales des deux pays après le bombardement de l'île sud-coréenne de Yeonpyeong par la Corée du Nord au mois de novembre.

Mais pour Juliette Morillot, journaliste au mensuel La Revue et spécialiste de la Corée du Nord : "C'est la situation la plus dangereuse pour la péninsule depuis la guerre de Corée en 1953. Jusqu'ici, je pensais qu'il s'agissait de provocations habituelles mais ça monte très haut, la rhétorique est très violente et compte tenu de l'inconnue que constituent les personnalités de Kim Jong-un et la nouvelle génération de responsables qu'il a placé au pouvoir, il est difficile de garantir que l'on est à l'abri d'un dérapage."

Quels sont les risques de voir la Corée du Nord procéder à une attaque nucléaire ?

Les risques de voir la Corée du Nord frapper la Corée du Sud avec un missile nucléaire sont assez faibles étant donné que "la Corée du Nord n'est pas suicidaire", estime Juliette Morillot. "Ils savent qu'à la moindre frappe nucléaire, l'armée américaine basée en Corée du Sud répliquera et ils seront détruits. Ça accrédite la thèse selon laquelle il n'y aura pas de dérapage. On devrait s'acheminer vers une tension accrue mais désamorcée par une intervention de la Chine et des tractations avec les États-Unis", ajoute-t-elle.

Quant à l'éventualité de voir la Corée attaquer les États-Unis, les chances sont là encore, plutôt maigres. "Les nord-coréens ont prouvé lors de leur dernier essai qu'ils étaient désormais capables de miniaturiser une tête d'ogive nucléaire sur un missile à longue portée, mais rien n'indique qu'ils ont la capacité de guider un missile jusqu'aux États-Unis", indique Juliette Morillot. Et dajouter : "Même si la récente visite de Mohsen Fakhrizadeh Mahabadi , le chef du nucléaire iranien, présent à Pyongyang lors du troisième essai nucléaire de la dictature, semble témoigner de leurs efforts dans cette direction."

Quel est l'objectif de la Corée du Nord ?

Derrière ces gesticulations à l'agressivité débordante se cacherait surtout la volonté de revenir en position de force à la table des négociations. La pression sur la communauté internationale est en effet l'un des seuls leviers de la dictature communiste pour négocier quelques contreparties essentielles à son équilibre alimentaire, qu'elle est loin de pouvoir atteindre avec ses seules ressources intérieures. En suscitant l'inquiétude de la communauté internationale, Pyongyang récupère, de fait, un poids certain à la table des négociations.

"La Corée du Nord veut un dialogue bilatéral avec les États-Unis", explique Juliette Morillot. "Le moyen pour l'obtenir est discutable mais il ne faut pas oublier qu'ils se sentent sous la menace directe des américains. Après sa visite à Kim Jong-un, Dennis Rodman ressassait d'ailleurs une discussion qu'il avait eu avec le leader nord-coréen dans lequel ce dernier lui assurait qu'il ne voulait pas la guerre . Il est probable qu'ils veuillent également tester les nouveaux dirigeants sud-coréens (Park Geun-hye a été investie à la présidence de la Corée du Sud le 25 févier dernier, NDLR)", assure-t-elle.

Quelle est la position de la Chine ?

Fait rare, la Chine a voté jeudi les sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Une nouvelle façon, après un premier vote de sanctions élargies à l'ONU en janvier, de faire savoir à son allié communiste qu'elle n'avait pas du tout apprécié son troisième essai nucléaire du 12 février dernier. Le vote chinois est inhabituel mais logique, analyse Juliette Morillot. "Un nouveau gouvernement est en train de prendre ses fonctions, une nouvelle générations d'hommes politiques arrivent au pouvoir et l'opinion est majoritairement contre un soutien aveugle à la Corée du Nord. Maintenant, la Corée du Nord ne se laissera pas guider par la Chine mais la Chine peut être en train d'intercéder", explique-t-elle.

Après les menaces répétées de Pyongyang à l'encontre de Washington et de son voisin sud-coréen, Pékin a en effet joué de la voix pour rappeler son allié au calme. Mais la position chinoise reste difficilement tenable et sanctionner trop sévèrement Pyongyang peut s'avérer périlleux pour Pékin. "La faute à un jeu de dupe international", résume Juliette Morillot. "La Chine ne veut pas d'une Corée réunifiée potentiellement pro américaine. Pareil pour le Japon qui redoute une Corée réunifiée avec un fort sentiment anti-nippon. Et les États-Unis ont besoin d'être présents pour contrer la montée en puissance chinoise. Comme Kim Jong-un sait pertinemment que personne n'a vraiment intérêt à quitter cette partie du monde, ce statut-quo devrait continuer."
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 12:50


"La Corée du Nord est irrationnelle et imprévisible"
La tension semble critique dans la péninsule coréenne, après les menaces de Pyongyang de guerre "thermonucléaire". Sont-elles à prendre au sérieux? Question à Olivier Guillard, directeur de recherche à l'IRIS.
Propos recueillis par Tristan Berteloot
Le 08/03/2013 à 18:53

La tension est montée d'un cran, vendredi, sur la péninsule coréenne après les nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre le régime nord-coréen, Pyongyang annonçant l'abrogation des accords de non-agression avec le Sud.

L'armée "est prête à mener une guerre totale", a ainsi lancé le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives mais il a musclé sa rhétorique belliqueuse ces derniers jours à l'approche du vote à l'ONU et de manœuvres militaires conjointes entre Washington et Séoul, brandissant notamment le spectre d'une "guerre thermonucléaire" et averti les États-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".

Ces menaces sont-elles à prendre au sérieux? Eléments de réponse avec Olivier Guillard, directeur de recherche à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques.

La situation semble critique. Qu'en est-il réellement? Les menaces de Kim Jong-Un sont-elles à prendre au sérieux?

Depuis plusieurs dizaines d'années, on est habitués à la rhétorique guerrière, menaçante, voire totalement surréaliste de Pyongyang, en fonction des pics de tension avec Tokyo, Séoul ou Washington. Mais cela faisait très longtemps, si tant est qu'on ait déjà vu ça, que la logorrhée officielle du régime nord-coréen s'emploie d'une façon aussi violente. "Washington sera engloutie dans une mer de feu": c'est presque du jamais vu.

À Séoul comme à Washington, les interlocuteurs ont tendance à prendre note du fait qu'on est entré dans un cran supérieur en termes de menaces qui, même s'ils en ont habitués, ne sont cette fois pas à prendre tout à fait comme les précédentes. En réussissant coup sur coup en décembre puis en janvier à réaliser un essai de tir de missile intercontinental, le premier, suivi d'un essai nucléaire plus important et visiblement mieux réussi que les deux premiers, la confiance à l'air d'être montée d'un niveau du côté de Pyongyang, désormais en position de pouvoir pousser un peu plus loin le bouchon de la menace, forts d'arguments nouveaux en terme de crédibilité.

Cette position demeure très risquée pour un pays qui n'a pas les moyens militaires de s'attaquer ni aux États-Unis ni à même à la Corée du Sud?

La Corée du Nord n'a évidemment pas les moyens de se lancer dans une telle attaque, ni vis-à-vis des États-Unis, ni vis-à-vis de son voisin la Corée du Sud, qui dispose d'un arsenal militaire conséquent, d'une force armée parmi les dix plus puissantes au monde, de troupes américaines sur son sol, et qui bénéficie du parapluie de protection nucléaire américain. Donc ce n'est pas une option pour la Corée du Nord.

La Corée du Nord peut gratuitement menacer son voisin du Sud, mais dans l'optique de ce qui ressemblerait à un début de conflit, ou un conflit, le pays n'aurait pas la moindre chance, même en ajoutant une dimension nucléaire, de sortir vainqueur.

L'attitude de Pyongyang donne l'impression d'un régime irrationnel, d'un dirigeant fou?

La question de savoir si les dirigeants nord-coréens sont totalement irresponsables se pose, quand on voit la façon dont est dirigé le pays depuis un demi-siècle, c'était le cas déjà sous le règne du père de Kim Jong-Un, Kim Jong-Il.

Là on a le sentiment qu'on est peut-être passé au-delà d'un cran supplémentaire, et que ce régime-là est encore plus anachronique et encore plus menaçant et déstabilisant que pouvait l'être le précédent trois ans plus tôt. Cela fait de la Corée du Nord un acteur irrationnel, imprévisible, et sur lequel la communauté internationale a en définitive très peu de prise.

Les sanctions n'ont pas d'efficacité contre la Corée du Nord?

On le voit bien: la résolution 2094 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée jeudi pour sanctionner davantage la Corée du Nord, n'a rien d'extraordinaire. On tente de resserrer un petit peu plus l'étau, mais avec finalement peu d'efficacité. Visiblement ces mesures, qui ont le mérite d'avoir été prises de façon unanimes, sont plus déclaratoires qu'elles n'ont matériellement la capacité d'influer de façon significative le cours des choses ou de faire plier Pyongyang, qui a de toute façon déjà l'habitude depuis un demi-siècle, d'être isolé sur la scène internationale.

Olivier Guillard est directeur de recherches Asie à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), et directeur de l'information chez Crisis consulting, spécialisé dans la gestion des risques internationaux.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 13:01

La Voix de la Russie

Bombe atomique : le rêve irréalisable de la Corée du Sud
Mots clés: armes nucléaires, Monde, Corée du Sud , Corée du Nord, Défense et Sécurité
Andreï Lankov, Rédaction en ligne

8.03.2013, 19:47, heure de Moscou

Imprimer l'article Recommander à un ami Ajouter au blog
05.02.2013 южная корея ядерные объекты карта

Photo : EPA
L'essai nucléaire nord-coréen n'a pas semé la panique en Corée du Sud. Pourtant il a une nouvelle fois donné lieu aux discussions sur la nécessité de se doter d'une arme nucléaire.Séoul a déjà tenté de construire une bombe dans les années 1970. A l'époque leurs tentatives ont été bloquées par les Américains qui avaient redouté l'effet domino : le développement de l'arme nucléaire en Corée du Nord, au Japon, à Taïwan qui transformerait l'Asie de l'Est en une poudrière. Pour les mêmes raisons Washington ne cède pas aux demandes de Séoul de lui autoriser le traitement du combustible utilisé des centrales nucléaires susceptible de déboucher sur l'obtention d'une composante de la bombe.

Cependant l'idée revient de plus en plus souvent à Séoul que les essais nucléaires incessants en Corée du Nord exigent une réponse adéquate, notamment le développement d'une arme nucléaire sud-coréenne. Sur le plan technique, la bombe ne présente pas de problèmes pour la Corée du Sud. Un pays industrialisé, elle est en mesure de mettre au point une charge nucléaire en deux ans environ sans grand préjudice pour l'économie. Il ne fait pas de doute que la Corée possède des scientifiques connaissant bien toutes les astuces techniques de la fabrication d'une charge nucléaire.

Pourtant la transformation de la Corée du Sud en une puissance nucléaire se heurte à des obstacles politiques. Il ne s'agit pas seulement de l'opposition des Etats-Unis. Pour la Corée du Sud, des sanctions internationales sont une menace beaucoup plus sérieuse que pour la RDPC.

A l'opposée de la Corée du Nord, la Corée du Sud est un pays démocratique intégré dans le système économique mondial et dépendant de ce dernier. En RDPC, les autorités peuvent créer l'arme nucléaire sans se soucier des conséquences, car la les échanges extérieures de RDPC sont presque nuls et le pays ne dépend pratiquement pas du monde environnant, exception faite de l'assistance chinoise. Mais Pékin ne renoncera pas son aide à Pyongyang en dépit de tous les essais. En outre, la Corée du Nord est une dictature héréditaire dont les dirigeants ne sont pas trop préoccupés par le bien-être matériel de la population. Celle-ci, pour sa part, est privée de toute possibilité d'influer sur la politique des dirigeants.

La situation est tout à fait différente en Corée du Sud. La prospérité de la population y dépend du commerce extérieur. C'est pourquoi les sanctions auront de graves retombées pour l'économie sud-coréenne et pourront entraîner une baisse du haut niveau de vie, peut-être même plus forte que pendant la crise de 1997-1998.

La réaction des électeurs coréens ne tardera pas : ils voteront aussitôt contre le gouvernement dont les ambitions nucléaires ont plongé le pays dans une crise. La situation serait peut-être différente si la société sud-coréenne était unanime sur la nécessité de l'arme nucléaire pour la survie du pays. Cependant en Corée du Sud il n'y a pas et il n'y aura pas d'unanimité à ce sujet.

On voudrait croire que les hommes politiques sud-coréens en tiennent compte et sauront maîtriser leurs émotions. Cela veut dire que les discussions sur une Corée du Sud nucléaire n'aboutiront pas. Ce qui est bon, en premier lieu, pour les Coréens eux-mêmes.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 14:41

La Croix
La péninsule coréenne sous très haute tension

Pyongyang vient de rompre les accords de non-agression avec le Sud, de couper la ligne du téléphone rouge entre les deux Corées et menace le Sud d’attaques préventives.
8/3/13

La tension n’a jamais été aussi forte depuis la guerre de Corée en 1950.

Le ton monte sur la péninsule coréenne et jamais la menace d’une étincelle pouvant déclencher une guerre n’a été aussi forte.

Au lendemain du vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de nouvelles sanctions contre le régime nord-coréen, Pyongyang a annoncé l’abrogation des accords de non-agression avec le Sud. Le principal pacte de non-agression entre le Nord et le Sud, séparés depuis plus de six décennies, a été signé en 1991. Il engageait les deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les confrontations militaires accidentelles.

Concrètement cela revient à dire que la Corée du Nord se donne le droit de lancer une offensive militaire, une attaque terrestre ou des escarmouches sur la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord. L’armée « est prête à mener une guerre totale », a lancé le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.
Menace d’une frappe nucléaire préventive

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives, mais il a musclé sa rhétorique belliqueuse ces derniers jours à l’approche du vote à l'ONU et de manœuvres militaires conjointes entre Washington et Séoul. Pyongyang a menacé de dénoncer l’accord d’armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, brandi le spectre d’une « guerre thermonucléaire » et averti les États-Unis qu’ils s’exposaient à une « frappe nucléaire préventive ».

La Corée du Nord « notifie également au Sud qu’il va couper immédiatement le téléphone rouge » mis en place entre les deux pays en 1971, précise le Comité pour la réunification pacifique de la Corée (CPRK) dans un communiqué. Pyongyang a agité à de nombreuses reprises la menace d’une rupture de la communication intercoréenne, et l’a mise à exécution deux fois, selon le ministère sud-coréen de la Réunification.
Missiles balistiques intercontinentaux

Comme pour illustrer sa détermination guerrière, Kim Jong-un a inspecté, vendredi 8 mars, l’unité d’artillerie qui avait bombardé l’île sud-coréenne voisine de Yeonpyeong en novembre 2010, selon des images de la télévision d’État. L’incident avait fait quatre morts et alimenté les craintes d’un conflit à grande échelle entre les deux Corées. Les relations entre le Nord et le Sud « ne sont plus réparables et une situation extrêmement dangereuse prévaut sur la péninsule coréenne où une guerre nucléaire pourrait éclater à tout instant », a prévenu le CPRK.

La veille, le vice-ministre de la défense nord-coréen, Kang Pyo-Yong, avait affirmé que le Nord possédait des missiles balistiques intercontinentaux « munis de têtes nucléaires miniaturisées ». La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire, est soupçonnée de détenir plusieurs bombes et de procéder à des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser. Mais pour le moment personne n’est certain que la Corée du Nord maîtrise cette technologie.
« La situation la plus dangereuse depuis la guerre de Corée »

À ce stade, les scénarios à venir restent délicats à établir. Les experts soupçonnent la Corée du Nord de vouloir provoquer un incident sous la forme d’un nouvel essai de missile balistique ou d’un tir d’artillerie comme en 2010 sur l’île sud-coréenne de Yeonpyeong. Reste qu’une attaque sur des cibles américaines en Corée du Sud par exemple, où les États-Unis ont près de 30.000 soldats, déclencherait une réponse militaire du Sud d’une forte puissance, destructrice pour le Nord.

On peut également envisager des escarmouches ciblées tout le long de la frontière entre les deux pays, la mal nommée Zone démilitarisée (DMZ) où sont massés des milliers de soldats et sont enterrés des milliers de mines.

L’allié chinois a appelé « au calme et à la retenue », exhortant les antagonistes à « s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver les tensions ».

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, entrée en fonction il y a deux semaines, a de son côté jugé la situation « très grave » et promis de répondre « fermement » à toute provocation du Nord. Pour Paik Hak-Soon, un chercheur du Sejong Institute à Séoul, « c’est sans doute la situation la plus dangereuse depuis la guerre de Corée ».

Dorian MALOVIC
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 15:04

L'Express

Corée du nord: une dangereuse partie de poker menteur

Par Marc Epstein, publié le 09/03/2013 à 14:49

Le régime de Pyongyang menace les Etats-Unis de frappes nucléaires et rompt les accords de non-agression avec son voisin du Sud. Du grand n'importe quoi? Oui, mais pas seulement.

Corée du nord: une dangereuse partie de poker menteur

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives mais sa rhétorique a atteint des sommets, ces derniers jours.

L'Express/Marc Epstein

La Corée du nord a annoncé vendredi l'abrogation des accords de non-agression avec le Sud et averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive". L'armée serait prête "à mener une guerre totale", selon Kim Jong-Un, le numéro un du régime.

Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives mais sa rhétorique a atteint des sommets, ces derniers jours, alors que l'ONU adoptait de nouvelles sanctions contre la Corée du nord et que des manoeuvres militaires conjointes réunissaient les forces navales de Washington et de Séoul, au large de la péninsule.

A la manière d'un enfant qui menace sans cesse de "tout casser", le discours belliqueux de Pyongyang finit par susciter, dans le reste du monde, des sourires teintées de lassitude. Faut-il le prendre au sérieux? Oui et non.

Le principal pacte de non-agression entre le Nord et le Sud, séparés depuis plus de six décennies, a été signé en 1991. Il engageait les deux pays à régler pacifiquement leurs différends et à éviter les confrontations militaires accidentelles. Mais les textes de ce genre semblent revêtir une importance relative dans l'esprit des dirigeants nord-coréens, qui n'ont pas hésité à approuver plusieurs attaques, ces dernières années, contre des cibles militaires ou civiles sud-coréennes.
Promesses sans lendemain et accords reniés

Kim Jong-Un a poussé la provocation, ce vendredi, jusqu'à inspecter l'unité d'artillerie qui avait bombardé l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, en novembre 2010 (4 morts). A Pyongyang, on semble estimer qu'un accord écrit n'engage pas forcément ses signataires...

Depuis vingt ans que des négociations internationales sont menées sur le programme nucléaire nord-coréen, les négociateurs étrangers ont cessé de compter le nombre de promesses sans lendemain et d'accords reniés par Pyongyang. Avec cet interlocuteur excentrique et imprévisible, la carotte s'avère aussi peu efficace que le bâton. La preuve, Séoul n'a guère été récompensé pour les millions de dollars d'aide consentis à partir de 2001 à son encombrant voisin du Nord.

Dans ces conditions, quelle crédibilité accorder aux dernières menaces proférées par Pyongyang? A la manière de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf, dans la fable de La Fontaine, la Corée du nord exagère volontiers sa puissance. Fidèle à cette tradition, le vice-ministre nord-coréen de la Défense, Kang Pyo-Yong, a affirmé jeudi que le Nord possédait des missiles balistiques intercontinentaux "munis de têtes nucléaires miniaturisées".
Les Etats-Unis, cible de choix?

Pyongyang laisse entendre que les Etats-Unis seraient une cible de choix. De telles déclarations ne doivent pas surprendre: la capacité de nuisance de ce régime est, de très loin, son meilleur atout.

La nouveauté passée un peu inaperçue, depuis ce matin, c'est la vigueur des réponses venues de la Corée du sud. A Séoul, en effet, plutôt que de calmer les esprits et d'appeler au dialogue, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a menacé à son tour de "faire disparaître de la surface de la terre" la Corée du nord si celle-ci déclenchait une attaque nucléaire contre la Corée du Sud.

Ces échanges illustrent la guerre des nerfs qui oppose désormais le jeune leader nord-coréen, en quête de crédibilité à la tête d'un régime militariste, et Park Geun-hye, la nouvelle présidente de Corée du sud, qui décrit Margaret Thatcher comme son modèle politique et place la sécurité nationale en tête de ses priorités. Ce bras de fer inédit entre deux dirigeants jeunes et relativement inexpérimentés est trop risqué pour être pris à la légère.
L'attitude de la Chine

Comme souvent, s'agissant de la Corée du nord, la suite des événements dépendra, pour une large part, de l'attitude de la Pékin. "La Chine appelle toutes les parties concernées à conserver leur calme, à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les tensions", a déclaré vendredi une porte-parole de la diplomatie chinoise.

Pékin fera tout pour éviter la disparition du régime de Pyongyang, mais son vote, jeudi, au Conseil de Sécurité de l'ONU, en faveur de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, traduit son impatience croissante. Adoptée à l'unanimité, la résolution 2094 s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques.

Dans cette nouvelle partie de poker menteur, menée à plusieurs, le régime nord-coréen apparaît vulnérable, tant il dépend des approvisionnements énergétiques, en particulier, venus de Chine. Mais les fauves blessés sont imprévisibles...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 15:45

En Corée du Nord, le tourisme en attendant la guerre nucléaire
Rodolphe Baron | Rue89

Alors que le régime nord-coréen a menacé jeudi de déclencher une guerre nucléaire, il continue d’accueillir des touristes étrangers. Les voyages dans le pays le plus fermé au monde sont possibles mais les touristes y sont encadrés. Témoignages de voyageurs hors normes.

Daniel-Charles Badache est français, avocat, professeur de droit et homme politique. Il est parti jouer les touristes en Corée du Nord en famille en octobre 2012. Marqué par un voyage dans l’URSS post-Khrouchtchev lors de ses années fac, il a voulu « avoir un point de comparaison ».

C’est un voyageur régulier, et ses différents contacts politiques l’ont mis en relation avec la Délégation générale de la République populaire et démocratique de Corée en France (qui délivre les visas après enquête). Il a ensuite contacté une des agences de voyages, ici chinoise, habilitées par le gouvernement nord-coréen à organiser les excursions dans le pays.

L’avocat annonce un tarif surprenant, bien inférieur à une bonne partie des trajets internationaux plus « traditionnels » :

« Pour cinq jours dans un hôtel grand luxe (Koryo), en pension complète avec les excursions, les guides ET le billet d’avion Air China compris, c’était 1 250 euros par personne. »

Aucun contact avec la population

Sur place, on leur explique poliment que les téléphones portables ne sont pas admis – c’est aussi le cas pour certaines radios, et les livres et revues à caractère pornographique ou politique, ainsi que tous les documents rédigés en coréen –, mais (coup de chance ?) les autorités leur laissent un ordinateur portable. Le check-point passé, ils seront constamment surveillés et n’auront jamais « aucun contact » avec la population.

« Nous étions accompagnés, on savait bien que c’était un encadrement, mais c’était assez chaleureux. Nos deux guides, qui parlaient comme vous et moi, n’avaient pas vu de Français depuis 18 mois. Nous nous déplacions à bord d’un bus Toyota flambant neuf ; étonnant, compte tenu des embargos... [Toyota est un constructeur japonais, pays ennemi de Pyongyang, ndlr]. »


La statue géante de Kim Il-sung, passage obligé des visiteurs (Pierre Haski/Rue89)

Le lendemain matin, premiers pas sous bonne escorte pour un premier rituel certifié 100% régime nord-coréen : un arrêt respectueux devant les statues géantes de Kim Il-sung et Kim Jong-il, père et fils fondateurs de la République populaire.

« C’était assez solennel, et nous n’avons pas été forcés de saluer les statues. »

Même lorsque le petit groupe a pris le métro dans la capitale nord-coréenne (impossible sans un guide), le prof de droit et sa famille ont trouvé que le quotidien des habitants avait l’air normal :

« Il n’y a pas d’étonnement ou d’effarement dans leurs regards. J’étais surpris car on ne sent pas de climat d’oppression, même si l’armée est omniprésente. Contrairement aux photos, je n’ai pas vu de grandes routes désertes. Il y avait beaucoup de voitures. »

Triste de partir

Lukasz a 30 ans. Il est d’origine polonaise, né pendant l’état d’urgence en 1982, mais vit en France depuis l’enfance. A priori, rien ne le prédisposait à séjourner trois fois en Corée du Nord – il y a passé 31 jours au total –, sauf peut-être ses études sur les économies en transition du « modèle socialiste vers le modèle capitaliste » à la Sorbonne, et son tempérament de globe-trotter :

« Je ne suis pas un fanatique du régime ou un nostalgique du communisme. J’aime bien visiter ces coins méconnus et me faire ma propre idée, critiquer. Je voulais voir ce régime communiste extrême tel qu’il avait pu exister en Europe de l’est pendant la guerre froide. »


Propagande dans une rue de Pyongyang, 2002 (Pierre Haski/Rue89)

La première fois, en 2008, il part avec son petit frère de quinze ans pour le séjour « classique » de 5 jours/4 nuits. 1 300 euros par personne tout compris. Ses parents, « traumatisés à l’idée de les laisser partir », finissent par céder. Accompagnés des fameux guides, les deux frères suivent les parcours balisés par les autorités nord-coréennes et repartent presque avec l’envie d’y rester :

« A la fin du voyage, juste avant que l’on quitte la Corée du Nord, mon frère s’est arrêté de marcher. Il était triste... de quitter la pire dictature qu’il y ait jamais eu sur cette planète ! »

« Le pays a évolué positivement »

En 2010, Lukasz retourne en Corée du Nord avec un ami qu’il a réussi à convaincre à force d’acharnement. Cette fois, plus question de passer par une agence de voyage. En naviguant sur Internet, il contacte une personne en charge du tourisme directement à Pyongyang (fait rarissime compte tenu du faible taux d’équipement Internet dans le pays, et de la censure).

Après plusieurs mois d’échanges, ils conviennent d’un programme spécial et moins cher qu’auparavant : 1 600 euros pour deux semaines sur place, mais sans le billet d’avion pour la Chine.

Au programme : une expédition dans la campagne locale « sans eau courante » et sur les lieux de tournages des films de propagande. Les deux amis assistent même à une exposition surréaliste, dédiée à la fleur préférée du « président éternel Kim Il-sung », la kimilsungia...

« Les banques, les entreprises d’Etat, les universités, écoles et ambassades cultivent cette variété et la présentent lors d’une grande exposition annuelle qui attire des foules entières... »

Son dernier voyage là-bas date de 2012. Lukasz et son petit frère ont décidé d’y retourner sur un coup de tête, « après un voyage annulé au dernier moment ». Cette fois, c’est en plein centenaire de Kim Il-sung, et la Corée du Nord est en fête.

« Les guides ne comprenaient pas pourquoi j’étais venu une troisième fois, parce que j’avais déjà tout vu. Un soir, ils étaient trop bourrés pour nous encadrer. Ils nous ont autorisés à nous balader la nuit, seuls à pieds dans Pyongyang. »

En trois voyages, Lukasz a vu le pays « évoluer positivement » et se moderniser.
« Un peu à poil » sans son passeport

Nouilles froides à Pyongyang (Grasset)

Dans « Nouilles froides à Pyongyang » (Grasset), le journaliste et écrivain Jean-Luc Coatalem raconte son improbable voyage sur les terres nord-coréennes. 1 000 kilomètres de voiture à travers tout le pays pendant 10 jours, pour « environ 3 500 euros » chacun. Il part avec son comparse Clorinde, parti se changer les idées à cause d’une peine de cœur.

C’est d’ailleurs ce dernier qui va rendre le voyage possible. Il est en effet le seul membre du duo a avoir été contacté par un représentant nord-coréen dans le cadre de l’enquête préliminaire : une aubaine pour Jean-Luc, qui n’aurait sûrement pas passé l’épreuve du fait de sa qualité de journaliste, rendant les choses beaucoup plus complexes.

« J’ai prétendu être un agent touristique et j’ai demandé un programme particulier, comme de pouvoir visiter les stations thermales, crapahuter dans les montagnes et aller au cirque.

Au dernier moment, ils ont changé le programme et pris nos passeports. On ne les a récupérés qu’une heure avant le retour [dix jours plus tard, ndlr]. On se sentait un peu à poil, et il n’y a pas d’ambassade de France... »

« Un voyage où tout est fiction »

Là aussi, les deux Français sont pris en charge par trois guides, dont l’un parle parfaitement français. Début d’une histoire poignante au cours de laquelle les deux amis, ultra-encadrés, vont découvrir le quotidien « parfois effrayant » de la Corée du Nord :

« Ce qui surprend, c’est le silence très étonnant dans la ville, à toute heure du jour et de la nuit. Il n’y a presque pas d’éclairage public et les bâtiments sont éteints à partir de 18-19 heures ; il y a alors une sensation de pénombre assez forte.

C’est un voyage où tout est fiction, et dans lequel le rôle du touriste est réduit. C’est fascinant. »


Pyongyang, 2002 (Pierre Haski/Rue89)
Le tourisme en hausse depuis dix ans

La Corée du Nord, présentée comme un Etat-dictature doté de l’arme atomique, accueille des touristes, et depuis longtemps. Pourtant, la République populaire ne reçoit que peu de visiteurs sur son sol, et tous les déplacements dans le pays restent strictement encadrés.

Les derniers chiffres connus se trouvent à la bibliothèque du Congrès des Etats-Unis : ils indiquent qu’en 2000, un total de quelque 130 000 touristes étrangers avaient pu visiter le pays de Kim Jong-un et séjourner dans l’un des 7 500 lits des 60 hôtels de tourisme nord-coréens.

Depuis, il est difficile d’évaluer les variations du nombre de voyageurs, les chiffres officiels étant jalousement gardés. Mais le régime de Pyongyang semble se réjouir de l’activité touristique sur son sol, puisqu’il assure que l’intérêt pour le pays des touristes, notamment européens, « ne cesse de croître ».

Le nombre de visiteurs aurait « augmenté de façon constante depuis le début des années 2000 », avec un pic d’activité en 2009.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 16:17

Marianne

Caméra cachée en Corée du Nord: même l'armée crie famine...
Mercredi 29 Juin 2011 à 15:01 | Lu 11831 commentaire(s)

Régis Soubrouillard - Marianne
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales

Selon des vidéos tournées en caméra cachée en Corée du Nord, le pays vivrait l'une des pires famines de son histoire depuis les années 90. Des journalistes nord-coréens réfugiés formés par un éditeur japonais montrent des enfants abandonnés et, fait inédit, une pénurie alimentaire qui touche également l'armée. Une vision qui tranche avec les fabuleux défilés chorégraphiés par Pyongyang et témoigne surtout des graves problèmes financiers du régime.

De la Corée du Nord, on ne retenait souvent que ses interminables défilés militaires, des soldats en rang d'oignons et des gros missiles partout. Des parades chorégraphiées destinées à faire admirer la puissance du régime. Alerté par les événements survenus en Afrique du Nord et au Proche-Orient, la Corée du Nord a encore récemment renforcé son arsenal répressif, pour parer à toute révolte populaire : casques, boucliers, gaz lacrymogènes. Au cours de ces derniers mois, le régime de Pyongyang a fait des réserves. Le site Daily NK basé à Séoul et spécialisé sur la Corée du Nord évoquait même la création d’une force policière spéciale.

Si les troupes sont équipés, selon des révélations du site australien ABC News, la Corée du Nord ne parviendrait plus à nourrir ses soldats. En effet, de nouvelles vidéos tournées en caméra cachée témoignent de la gravité de la famine que connaît actuellement le pays.
Réalisé par des journalistes nord-coréens envoyés clandestinement en reportage dans leur pays, ces « réfugiés-reporters » sont formés par le journaliste japonais Ishimaru jiro, éditeur de la revue AsiaPress diffusée au japon. Les journalistes diffusent ainsi régulièrement des reportages en caméra cachée en Corée du Nord qui donnent un aperçu du quotidien d’une des sociétés les plus fermées au monde.

Des enfants errants et des soldats affamés

Selon les derniers témoignages recueillis, la Corée du Nord est entrée dans sa saison « Bori Koge », une expression ancienne qui désigne les pénuries alimentaires : « j'ai observé constamment les conditions alimentaires et économiques en Corée du Nord depuis plus de 15 ans » témoigne Ishimaru Jiro sur le blog de la revue, « selon mes entretiens directs avec les différents habitants de Corée du Nord, leurs propres rapports et informations provenant de différentes sources, il semble que cette année, les pénuries sont particulièrement graves. Les pires depuis la fin des années 90, une époque qui s'est terminée en une famine de masse et de confusion sociale ».

Sur des vidéos réalisés par des « infiltrés », on voit beaucoup d’enfants errants, abandonnés.
Une autre séquence montre la détérioration de l'approvisionnement alimentaire et le rationnement de l'armée. Fierté et bouclier du régime que l’on croyait préservée.
«J'ai honte de dire ce que nous mangeons dans l'armée. Dans ma troupe de 100 soldats, la moitié sont mal nourris » se plaint un jeune soldat d’une vingtaine d’années qui avoue ne pas manger plus de 100 grammes de riz par repas.

Une famine financière...
Caméra cachée en Corée du Nord: même l'armée crie famine...
Certains rapportent des scènes de bagarres entre officiers de l’armée et marchands de riz sur les marchés.
Une situation qui en dit long sur les contradictions du régime de Pyongyang selon Ishimaru Jiro : « une partie des dirigeants nord-coréens grogne au sujet de la politique militaire qui privilégie l'armée par-dessus tout alors que les soldats souffrent de la faim et que les citoyens de Pyongyang ne reçoivent pas leurs rations alimentaires. Sans compter que de grandes quantités de nourriture sont toujours vendues sur les marchés ».
Cette pénurie de denrées alimentaires appartenant à l'Etat révèle que la question alimentaire
nord-coréenne relève moins d’une pénurie absolue des denrées mais d’une question de moyens et de distribution qui relèvent de la responsabilité de l'Etat.
Preuve que le régime nord-coréen est confronté à de graves problèmes financiers.

Une « disette » qui n’a pas dissuadé le dictateur Kim Jong-il, comme on le voit dans ce reportage, à offrir une voie ferrée privée à son fils Kim Jong-un. Une ligne de chemin de fer tel un passage de témoin qui n’annonce rien de bon, pour un héritier désigné plus tellement en âge de jouer au p’tit train.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Guerre en Corée?   09.03.13 17:08

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.03.13 19:50

La Corée du Nord exige des excuses!

La Corée du Nord exige des excuses
Mots clés: Monde, Actualités, Politique, Corée du Sud , Corée du Nord


9.03.2013, 22:01, heure de Moscou

Imprimer l'article Recommander à un ami Ajouter au blog
северная Корея Южная корея флаг Северная корея

© Collage: La Voix de la Russie

La Corée du Nord qualifie les déclarations des autorités sud-coréennes, qui outragent les dirigeants nationaux, comme « une déclaration de guerre ouverte », a indiqué un communiqué d'un représentant du Comité pour la réunification pacifique de la patrie, publié ce samedi par KCNA.

Il s'agit des promesses du ministère de la Défense de la Corée du Sud de « punir fortement » et « d'anéantir le régime nord-coréen », qui ont été faites à propos de l'écart des accords d'armistice entre les deux pays.

Le représentant du Comité, chargé de relations inter-coréennes, a exigé que Séoul s'excuse immédiatement pour ces « déclarations irresponsables ».
LA VOIX DE LA RUSSIE
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 9:32

ARTE Journal - 09/03/13

Corée du Nord : la grande menace

a lire aussi

Corée du Nord : "Il faut prendre la menace plus au sérieux que par le passé"

Des femmes, des enfants, des militaires en uniforme courent sur la plage. Les bras levés au ciel ils hurlent de joie. Certains pleurent d'émotion. L'objet de toute cette effusion est un jeune homme en long manteau noir. Il s'agit de Kim Jong-un, le nouveau leader nord-coréen qui a repris les rennes du régime communiste en décembre 2011 à la mort de son père Kim Jong-il. La scène diffusée à la télévision officielle nord-coréenne se passe sur l'île de Mu, lieu soigneusement choisi pour sa charge symbolique. L'île avait été au coeur d'une confrontation meurtrière entre les deux Corées le 23 novembre 2010. Ce jour-là, l'unité d'artillerie basée sur Mu envoyait une pluie d'obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong. L'épisode s'était soldé par quatre morts. A l'époque l'incident avait fait craindre un conflit à grande échelle entre les deux Corées.

Pyong Yang menace de lancer une "guerre thermonucléaire"

C'est donc là que Kin Jong-un a choisi de se mettre en scène à l'heure où les deux Corées s'engagent à nouveau dans une dangereuse escalade. Car depuis le vote de nouvelles sanctions contre Pyongyang par le Conseil de sécurité hier, la tension est à son comble. Le régime communiste du Nord menace rien moins que de lancer une "guerre thermonucléaire", il a averti les États-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive", il a annoncé l'abrogation des accords de non-agression avec le sud et se dit prêt à dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953. D'ores et déjà le téléphone rouge mis en place entre le Nord et le Sud en 1971 est coupé. C'est le principal canal de communication entre les deux pays.

A quoi la nouvelle présidente sud coréenne, Park Geun-hye, tout juste entrée en fonction il y a 15 jours a répondu qu'elle rayerait le régime de la surface de la terre en cas d'attaque nucléaire contre son pays. Dans un communiqué, le Comité pour la réunification pacifique de la Corée (CPRK) a averti que les relations entre le Nord et le Sud ne sont plus réparables et une situation extrêmement dangereuse prévaut sur la péninsule coréenne où une guerre nucléaire pourrait éclater à tout instant."

Les deux Corées sont coutumières de ces escalades verbales mais rarement à ce degré d'hostilité. Dans une interview au New York Times aujourd'hui, l'ex-gouverneur américain Bill Richardson – grand connaisseur de la Corée du Nord où il s'est rendu à huit reprises, la dernière fois il y a deux mois – estime que cette fois "les invectives sont montées dans les décibels, et c'est quelque peu inquiétant. Jamais encore je n'ai observé de niveau d'échanges aussi négatif, et cela signifie probablement que les éléments les plus durs sont aux commandes, que c'est l'armée qui décide, pas le ministère des Affaires étrangères."

Résolution 2094

Le déclencheur, c'est donc la résolution 2094 adoptée hier à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité. Ce qui signifie que la Chine, principale alliée de Pyongyang l'a votée aussi, après semble-t-il d'âpres négociations avec Washington. Cette résolution a été décidée en réaction au troisième essai nucléaire mené par la Corée du Nord le 12 février dernier. Elle met en place de nouvelles sanctions financières contre le régime dont l'objectif est de tarir les sources de financement de ses programmes militaires et balistiques. Plusieurs diplomates nord-coréens sont mis sous surveillance, de nouvelles personnalités proches du pouvoir ainsi que des entreprises ont été ajoutées à la liste noire déjà existante, leurs avoirs seront gelés et il leur sera interdit de voyager. La résolution définit également une série de produits de luxe que les dignitaires du régime ne seront plus autorisés à se procurer et prévoit des inspections obligatoires pour toutes les cargaisons suspectes en provenance ou à destination de la Corée du Nord.

Tout dépendra de la Chine

"Ces nouvelles sanctions "vont frapper durement" le régime communiste et " accentuer (son) isolement" a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice. "Défier la communauté internationale va coûter plus cher aux dirigeants nord-coréens." Les experts de cette zone sont plus sceptiques quant à l'efficacité de ce nouveau train de sanctions. Tout dépendra de la Chine, seule alliée de poids de Pyongyang. C'est en Chine que des sociétés nord-coréennes de technologie militaire gèrent les fonds financiers nécessaires au développement du programme nucléaire de Pyongyang.

Or si cette fois pékin a voté les sanctions et renoncé à sa stratégie d'obstruction systématique au Conseil de sécurité, beaucoup craignent qu'à l'heure de les faire appliquer Pékin ne joue au plus fin. "Dans le passé, souligne Victor Cha, titulaire de la chaire coréenne au Center for Strategic and International Studies de Washington, dans une interview à l'AFP, le commerce entre la Chine et la Corée du Nord s'est accru après le vote des sanctions à l'ONU". Même pessimisme chez Marcus Noland, un chercheur au Peterson institute for International Economics de Washington lui aussi interviewé par l'AFP : "Si les Chinois décidaient de faire rigoureusement respecter la résolution, les activités de prolifération de la Corée du Nord pourraient être sérieusement entravées voire rendues impossibles. Malheureusement, il est assez improbable que cela arrive."

D'autant que le régime nord-coréen est déterminé à poursuivre son programme nucléaire et balistique coûte que coûte. Pour l'instant aucune sanction n'est parvenue à l'infléchir. Et la redistribution des cartes politiques à une nouvelle génération de leaders n'est pas pour calmer le jeu. Au Nord l'autocrate en herbe Kin Jong-un doit encore faire ses preuves et s'affirmer dans son rôle de chef des armées. Au sud, Park Geun-hye la première femme à accéder à la présidence en Corée du Sud vient tout juste de prendre ses fonctions. Son modèle politique revendiqué est Margaret Thatcher et elle a fait de la sécurité sa priorité absolue. La crise actuelle lance la guerre des nerfs entre ces deux personnalités qui doivent encore s'affirmer dans leur nouveaux habits.

Barbara Lohr / ARTE Journal
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 9:45

La Voix de la Russie

La Corée du Nord pourrait procéder à un nouvel essai nucléaire
Mots clés: armes nucléaires, Monde, Actualités, essai nucléaire, Corée du Nord, Défense et Sécurité


2.03.2013, 09:31, heure de Moscou

Imprimer l'article Recommander à un ami Ajouter au blog
23.11.2012 КНДР Северная Корея ракета

Photo : EPA

La Corée du Nord pourrait procéder à un nouvel essai nucléaire cet été, a estimé vendredi, dans une interview à ITAR-TASS, le directeur des programmes de recherche du Centre d'études sur la Corée moderne de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales de l'Académie des sciences russe, Gueorgui Toloraïa.

« La Corée du Nord a ouvertement déclaré qu'elle procéderait à des essais et qu'elle tirerait des missiles. C'est un message évident aux Américains pour qu'ils prêtent enfin attention aux Nord-Coréens, pour qu'ils se rendent compte du danger existant et pour qu'ils fassent quelque chose pour essayer de se mettre d'accord (avec Pyongyang) », considère l'expert. « Je ne suis pas certain que la tactique provocatrice de Pyongyang aboutira, néanmoins il se passe ce qui se passe. De nouveaux essais nucléaires et de nouveaux tirs de missiles sont possibles dans le cadre de cette prise de position. Selon toute évidence, Pyongyang s'y prépare activement », a dit M. Toloraïa.
« Je doute que la Corée du Nord procède à un essai nucléaire pendant les exercices Foal Eagle menés par les Etats-Unis et la Corée du Sud bien que cela ne soit pas exclu. Le test aura lieu sans doute vers les fêtes : cette année, le 60ème anniversaire de la fin de la guerre de Corée sera célébré en juillet et le 65ème anniversaire de la fondation de l'Etat nord-coréen en septembre. Des essais pourraient avoir lieu vers ces anniversaires si l'on n'arrive pas à relancer le dialogue ni à régler les désaccords par voie diplomatique », a constaté le chercheur. /L
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 14:16

Vers une résolution à l'Onu sur les droits en Corée du Nord
Créé le 10-03-2013 à 10h50 - Mis à jour à 10h50
Le Nouvel Observateur

WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis et leurs alliés exercent une nouvelle forme de pression à l'encontre de la Corée du Nord, déjà soumise aux sanctions des Nations unies, en s'intéressant désormais de plus près aux atteintes aux droits de l'homme commises par la dictature au pouvoir à Pyongyang.

L'Union européenne et le Japon font circuler actuellement un projet de résolution au Conseil des droits de l'homme (agence de l'Onu, à Genève) réclamant la mise sur pied d'une commission d'enquête sur les atteintes aux droits en Corée du Nord.

Cette initiative soutenue par les Etats-Unis pourrait, en théorie, servir de base pour traduire la Corée du Nord devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, en raison de son réseau de camps pour détenus politiques et pour d'autres violations des droits de l'homme.

Plus important, selon des experts des droits de l'homme et des responsables américains, cette démarche engagée à Genève contribue à en finir avec la séparation qui existait de facto entre droits de l'homme et diplomatie nucléaire dans les tractations entre l'Occident et Pyongyang.

Le projet de résolution mis en circulation informelle vendredi à Genève demande au Conseil des droits de l'homme des Nations unies de mettre sur pied une commission composée de deux membres, chargée pendant un an d'enquêter sur les violations des droits, systématiques, graves et très répandues en Corée du Nord, ont déclaré des diplomates en poste à Genève.

Certains pays d'Asie représentés au sein de ce Conseil des droits de l'homme s'attendent à un vote sur la résolution dans la dernière semaine de leur session annuelle, qui prendra fin le 22 mars, ajoutent ces diplomates.

Même si aucun des 47 membres du Conseil ne dispose d'un droit de veto, l'absence de la Russie et de la Chine, alliés traditionnels de la Corée du Nord, est de nature à faciliter les négociations sur la résolution.

COALITION

La Corée du Nord a déjà été la cible de résolutions de l'Onu concernant la situation des droits de l'homme au cours des dix dernières années, et son réseau de goulags a donné matière à des rapports très sévères de la part de l'enquêteur spécial des Nations unies sur la Corée du Nord, le juriste indonésien Marzuki Darusman.

Mais la Corée du Nord a démenti avec véhémence toutes les accusations contre son système et fait la sourde oreille aux organisations des droits de l'homme. La priorité de Washington ces 20 dernières années n'a pas été la question des droits de l'homme mais celle du programme nucléaire de Pyongyang, qui a procédé le 12 février à son troisième essai depuis 2006.

L'absence de résultats de la "diplomatie nucléaire" et l'escalade verbale du régime nord-coréen ont contribué à ce que la communauté internationale surmonte désormais ses craintes de voir les pressions sur les droits de l'homme isoler ou braquer un peu plus Pyongyang vis-à-vis du reste du monde.

"La Corée du Nord est un pays où la diplomatie n'a servi à rien sur la question du nucléaire, et qui ignore totalement les droits de l'homme depuis des décennies", déclare John Stifton, directeur pour l'Asie chez Human Rights Watch (HRW).

HRW et d'autres organisations internationales, ainsi que des défenseurs japonais et sud-coréens des droits fondamentaux ont constitué en 2011 la "Coalition internationale pour empêcher les crimes contre l'humanité en Corée du Nord", afin de secouer l'inertie de l'Onu dans ce domaine et de faire pression en faveur d'une telle enquête internationale.

Reste à savoir si ce regain d'intérêt pour les droits de l'homme en Corée du Nord aura un impact, dans la mesure où le régime dynastique au pouvoir à Pyongyang n'a jamais coopéré aux précédentes enquêtes sur les droits et n'a pas autorisé les spécialistes onusiens en la matière à se rendre sur son territoire.

Paul Eckert; Eric Faye pour le service français
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 17:06

Menaces et grandes manoeuvres sur la péninsule coréenne
10/3/13 - Mis à jour le 10/3/13 - 12 H 32
Journal La Croix

La péninsule coréenne va virtuellement se transformer à partir de lundi en champ de bataille lorsque les deux Corées engageront des manoeuvres militaires séparées de grande envergure, dans une logique d'escalade qui fait craindre une confrontation à haut risque.

"Nous nous attendons à une provocation nord-coréenne dans les semaines à venir", s'alarme Victor Cha, titulaire de la chaire d'études coréennes au Center for Strategic and International Studies (CSIS) de Washington.

Menaces, bravades et démonstrations de force sont habituelles de part et d'autre de la ligne de démarcation coréenne depuis la fin de la guerre fratricide en 1953, mais certains observateurs jugent la situation si tendue que le moindre incident pourrait avoir des conséquences graves.

Aux sources de ce contexte explosif, le tir réussi en décembre d'une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées cette semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Pyongyang a menacé de dénoncer dès lundi l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, brandi le spectre d'une "guerre thermonucléaire" et averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".

Vendredi, le régime a fait savoir, quelques heures après le vote du Conseil de sécurité, qu'il considérait désormais comme nuls et non avenus "tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud".

La Corée du Sud a promis de répondre à la première occasion.

L'armée sud-coréenne a récemment diffusé des images vidéo d'un nouveau missile de croisière capable selon Séoul de mener des frappes chirurgicales sur des centres de commandement n'importe où en Corée du Nord.

Lundi, la Corée du Sud et les Etats-Unis --qui comptent 28.500 soldats sur le territoire sud-coréen-- lanceront leurs manoeuvres annuelles, baptisées "Key Resolve". Celles-ci sont majoritairement virtuelles tout en mobilisant des milliers de soldats.

La Corée du Nord y est particulièrement sensible parce que l'exercice simule le débarquement d'importantes forces américaines sur la péninsule coréenne en cas de conflit.

Une provocation

De son côté le régime nord-coréen semble se préparer pour de vastes manoeuvres interarmes prévues elles aussi dans les prochains jours.

"Enhardie par le tir réussi de sa fusée en décembre et son troisième essai nucléaire, la Corée du Nord fait monter la pression", affirme Yoo Ho-Yeol, politologue à la Korea University de Séoul.

Le chercheur estime qu'il existe un risque "significatif" de confrontation, en particulier près de la ligne de séparation maritime en mer Jaune, contestée par Pyongyang et cause de deux incidents meurtriers en 2010.

Pour Bruce Klingner, expert de la Corée au centre d'études conservateur Heritage Foundation, à Washington, "le risque de malentendu et d'escalade" est d'autant plus important que les dirigeants des deux Etats antagonistes sont aux affaires depuis peu.

Le Nord-coréen Kim Jong-Un, qui serait âgé de moins de trente ans, a succédé à son père Kim Jong-Il à la mort de ce dernier il y a un peu plus d'un an. "Kim Jong-un manque d'expérience et il pourrait franchir des limites que ses prédécesseurs savaient devoir respecter", estime Bruce Klingner.

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye n'est entrée en fonction qu'il y a deux semaines. A cause d'un blocage au Parlement, elle ne dispose toujours pas d'un gouvernement en ordre de marche.

Or les recherches "montrent que, depuis 1992, le Nord procède à une provocation militaire dans les semaines qui suivent l'investiture d'un président sud-coréen", observe Victor Cha.

La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire, est soupçonnée de détenir plusieurs bombes nucléaires et de procéder à des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 17:49


La nouvelle guerre de Corée aura-t-elle lieu ?

Le Point.fr - Publié le 10/03/2013 à 10:37 - Modifié le 10/03/2013 à 11:58
La Corée du Nord surveille plus que jamais l'exercice militaire américano-sud-coréen Key Resolve qui commence lundi dans la péninsule.
De notre correspondant à Séoul, Sébastien Falletti

Pyongyang sonne le clairon. "Sur la ligne de front, les unités de l'armée, de la marine et de l'air sont entrées dans la dernière phase de préparation à la confrontation générale et attendent l'ordre final pour frapper !" clame dimanche matin le Rodong Sinmun, le quotidien du Parti des travailleurs en Corée du Nord. Le royaume ermite est sur le pied de guerre à la veille de l'exercice militaire américano-sud-coréen Key Resolve qui commence lundi et que le Nord présente à sa population comme une tentative d'invasion. La péninsule "est au bord de la guerre", affirme la propagande, qui promet de "transformer les gouvernements fantoches des États-Unis et de la Corée du Sud en mer de feu en un clin d'oeil". Bigre !

Depuis son essai nucléaire du 12 février, le régime de Kim Jong-un multiplie les mises en garde, menaçant même les États-Unis d'une "frappe thermonucléaire". Vendredi, Pyongyang a annoncé l'annulation de l'armistice signé avec Washington à l'issue de la guerre de Corée (1953) en réponse à la nouvelle résolution de l'ONU qui dénonce son coup d'éclat atomique. Le Nord suspend également le "téléphone rouge" avec Séoul qui doit permettre d'éviter des dérapages militaires. Faut-il prendre au sérieux ces menaces ? Un conflit militaire peut-il plonger l'Asie du Nord-Est dans le chaos ? La plupart des experts jugent ce risque faible et relativisent les "gesticulations" de Kim, mais pointent le risque croissant d'un dérapage local sanglant.
Escalade des menaces

D'abord, la cascade de menaces proférées par Pyongyang a un sérieux air de "déjà-vu". La propagande aime à menacer régulièrement de destruction Séoul, la capitale sud-coréenne située à seulement 40 kilomètres du front. Le Nord est coutumier de cette rhétorique incendiaire, comme l'a rappelé le département d'État américain avec un léger haussement d'épaules. Chaque année en mars, la propagande dénonce comme des actes d'agression les exercices militaires américano-sud-coréens Key Resolve et Foal Eagle, des jeux de guerre géants simulés sur ordinateur. Sans que jamais un affrontement direct n'ait eu lieu. Pyongyang a déjà également par le passé suspendu par deux fois le "téléphone rouge" avec le Sud avant de le rétablir.

Sur le plan militaire, la menace d'une "frappe préventive nucléaire" contre les États-Unis sent le bluff, puisque Pyongyang serait encore loin de maîtriser cette capacité, selon les experts occidentaux. Le général nord-coréen Kang Pyo-yong affirme même que Pyongyang a positionné des missiles balistiques de longue portée chargés d'une tête nucléaire. En réalité, le Nord ne serait pas encore en mesure de miniaturiser une arme atomique, étape indispensable pour se doter d'une force de dissuasion crédible et qui donna durant la guerre froide tant de fil à retordre aux scientifiques soviétiques ou français. De plus, si le programme de missiles a fait un grand bond en avant grâce au décollage réussi de la fusée Unha 3 en décembre dernier, le Nord n'est pas encore capable d'atteindre le territoire américain avec une arme balistique en dépit de ses affirmations.
"Arrêtez-moi ou je fais un malheur !"

En réalité, Kim Jong-un semble relancer un vieux classique de la stratégie nord-coréenne : "Arrêtez-moi ou je fais un malheur !" Marchant sur les traces de son père, le nouveau dirigeant défie de façon fracassante les États-Unis avec l'espoir de pouvoir négocier une aide économique et une reconnaissance politique en tête-à-tête avec la première puissance mondiale. Et ainsi humilier l'ennemi du Sud tout en snobant le protecteur chinois.

Une épreuve de force internationale qui permet également à l'héritier de consolider son emprise intérieure sur sa population et l'armée en jouant la carte nationaliste. Signe du double jeu du régime, le parc industriel de Kaesong, où des entreprises du Sud emploient plus de 40 000 ouvriers du Nord et versent directement leur salaire dans les caisses du Nord, fonctionne normalement. Pour autant, cette nouvelle escalade des tensions doit être prise au sérieux. Si les communiqués de la propagande peuvent faire sourire, sur le terrain, le risque d'une erreur de calcul augmente, avec à la clé le risque d'un engrenage imprévisible.

Car le cycle provocation-crise-négociation-concession de la communauté internationale dont Pyongyang a joué avec un grand art durant la dernière décennie, notamment face à George W. Bush, s'est usé avec le temps. Cette tactique s'émousse face à la patiente stratégie d'isolement menée par le président Barack Obama, dont la fermeté mêlée d'indifférence met en échec la quête de reconnaissance des Kim. Dans ce contexte, le Nord est incité à mettre la barre toujours plus haut en matière de provocations afin d'attirer l'attention de la Maison-Blanche. Au risque de franchir la ligne jaune et de déboucher sur une confrontation militaire. Ainsi, depuis l'arrivée du président démocrate, le Nord a torpillé le Cheonan, une corvette sud-coréenne en 2010, envoyant 46 marins par le fond avant de bombarder l'île de Yeonpyeong en 2011, toujours en mer Jaune, tuant quatre civils. Une première depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.
Jeu périlleux

Quelle sera la prochaine tentative ? Les stratèges du Nord sont pleinement conscients de leur infériorité technologique face à l'armada américaine, en particulier dans le domaine aérien. Ils savent qu'une attaque frontale conduirait à une réplique cuisante des F15 et F16 des États-Unis et de la Corée du Sud. C'est pourquoi ils privilégient l'effet de surprise, comme dans le cas du Cheonan, misant sur leurs redoutables commandos des forces spéciales, préparés aux missions les plus risquées. Avec pour préférence des opérations locales permettant d'intimider Séoul sans conduire à une réplique massive. "Les impérialistes américains se ruent sur nous, brandissant même des armes nucléaires, nous nous y opposerons, nous aussi, avec des moyens de frappe nucléaire diversifiés et de précision de notre style", a prévenu, sibyllin, le commandement suprême de l'Armée populaire de Corée.

Un jeu d'autant plus périlleux que la Corée du Sud aura du mal à montrer cette fois-ci la retenue qu'elle afficha, sous la pression de Washington, lors des deux dernières provocations en 2010 et 2011. Les militaires sud-coréens n'ont pas digéré les humiliations de Yeonpyeong et du Cheonan et piaffent d'impatience pour prouver leur supériorité. Un dossier explosif pour la nouvelle présidente Park Geun-hye, mise dos au mur dès son arrivée aux affaires et qui doit démontrer sa fermeté. La nouvelle guerre de Corée n'aura sans doute pas lieu, mais la péninsule pourrait connaître un printemps agité...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 18:40

Avortements forcés en Corée du Nord

Pour la première fois depuis qu'elle surveille les agissements de la Corée du Nord (1989), l'Association Coréenne pour les Droits de l'Homme, basée au Sud, à Séoul, publie un rapport basé sur des interviews avec des réfugiés nord-coréens.

58% des réfugiés interviewés disent avoir vu ou entendu parlé des avortements forcés.

Déjà en mars dernier, un docteur réfugié avait témoigné que peu de personnes handicapées vivaient au Nord, "car les bébés avec des handicaps physiques ou mentaux étaient tués à la naissance par les accoucheurs". Cette pratique serait encouragée par le gouvernement nord-coréen pour "purifier" la population et "détruire" les personnes "différentes".

A la même époque, une jeune femme avait raconté la vie dans les prisons nord-coréennes. D'après elle, des femmes enceintes de 8 mois étaient obligées d'avorter, "juste parce que le père était chinois" ; de nombreuses jeunes filles sont vendues comme esclaves sexuelles et "si elles tombent enceinte, elles sont forcées à avorter".

Un rapport du Département d'Etat Américain publié en 2005, révélait déjà l'existence d'avortements forcés dans les prisons et indiquait que certaines femmes étaient contraintes d'assister au meurtre de leur enfant.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 19:03

Corée du Nord n° 1 : dans la persécution des chrétiens
Posted on 17 janvier 2013 by Daniel Hamiche


Le Fil Rouge de Portes Ouvertes a publié hier une petite information sur la situation des chrétiens en Corée du Nord. Elle confirme que cette dictature communiste de père en fils mérite d’être en tête de liste des pays persécutant les chrétiens…

Timothée [pseudonyme] n’est pas étonné que la Corée du Nord soit placée en première place de l’Index Mondial de Persécution : « Aucun droit n’est respecté dans ce pays qui n’est comparable à aucun autre. » Ce réfugié nord-coréen a survécu à de terribles tortures après avoir été arrêté en Chine et rapatrié alors qu’il avait 13 ans. Il garde de terribles souvenirs d’enfance : « A l’âge de 11 ans, j’ai assisté à l’exécution publique d’un chrétien dont le crime était d’avoir caché des bibles. Je suis convaincu que ces pratiques existent toujours en Corée du Nord. ».

Une autre réfugiée, Joo-Eun [pseudonyme] confirme : « Si la situation ne change pas, le pays restera à la première place de l’Index Mondial de Persécution. Nulle part ailleurs dans le monde, vous ne pouvez trouver une dictature sur trois générations. Aucune liberté n’existe en Corée du Nord. Les gens risquent la mort si l’on découvre qu’ils croient en Jésus-Christ. »

Source : Portes Ouvertes
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 20:51

Comment expliquer l'escalade de provocations de la Corée du Nord?

Joker >World
10 mars 2013
par Mylène Vandecasteele

Kim Jong Un

L’agressivité de la rhétorique nord-coréenne s’est vivement intensifiée cette semaine au moment du vote, par les Nations Unies, d’une résolution visant à durcir les sanctions internationales à l’égard de ce pays, suite au troisième essai nucléaire que la Corée du Nord a mené le 12 février. Kim Jong Un, le jeune dirigeant du pays, a également menacé de dénoncer l’armistice avec la Corée du Sud, et a dénoncé un pacte de non-agression avec Seoul.

Sur les derniers jours, Kim Jong Un a visité un certain nombre de bases militaires et les experts n’excluent pas qu’une nouvelle démonstration de force pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Selon le Ministère de la Défense Nationale Sud-Coréen, les Nord-Coréens préparent une grosse manœuvre militaire pour bientôt, peut-être un nouvel essai de lancement de missile intercontinental.

Comment expliquer ce soudain déchaînement d’agressivité ? Spiegel rapporte 3 explications apportées par des experts :

✓ Pyongyang semble convaincu que le reste du monde lui en veut. Le régime croit également qu’il est de son droit de posséder des armes nucléaires et des missiles intercontinentaux, tout comme les grandes puissances en possèdent, à commencer par son plus grand ennemi, les Etats-Unis.

✓ Kim et sa famille veulent montrer au peuple affamé qu’ils sont des dirigeants légitimes et qu’ils pourront le protéger contre les ennemis extérieurs, présentés comme étant les responsables de la misère économique du pays. Ainsi, le professeur chinois Shi Yinhong a récemment expliqué dans une interview que le récent essai nucléaire avait eu pour objectif de « renforcer la réputation de Kim Jong Un à l’égard de l’armée Nord-Coréenne, et du peuple ».

✓Pyongyang cherche peut-être à éprouver les limites des changements récemment intervenus dans le paysage politique de cette région. C’est le cas dans trois de ses pays voisins:

- La Chine, avec l’arrivée au pouvoir prochaine du nouveau président, Xi Jinping ;

- La Corée du Sud, avec l’accession de Park Geun-hye à la présidence ;

- Le Japon, avec le retour d’un gouvernement conservateur.

En outre, aux Etats-Unis, le sénateur John Kerry a remplacé Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat.

Or, la Chine est le dernier allié du régime de Pyongyang dans la région, et le pays compte beaucoup sur le pétrole et la nourriture que lui apporte son grand voisin. Mais cette aide est de plus controversée en Chine, et pour certains, le pays devrait saisir l’opportunité de l’essai nucléaire non autorisé de la Corée du Nord pour suspendre les liens avec elle. D’après des sources à Pékin, Xi Jinping aurait déjà l’intention de discuter avec des diplomates et des experts pour régler la question de la Corée du Nord dès son entrée en fonctions.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.03.13 22:30

A quoi joue la Corée du Nord dans son bras de fer sur le nucléaire?
le JDD
AUTOUR DU MONDE - La Corée du Nord est devenue un casse-tête diplomatique.

Vendredi, la tension est montée d'un cran dans la péninsule coréenne au lendemain du vote à l'ONU de sanctions contre Pyongyang. La Corée du Nord a annoncé qu'elle abrogeait l'accord d'armistice du 27 juillet 1953. Cet accord historique a mis fin à trois années de guerre contre la Corée du Sud (un million de morts). Depuis, face à la Corée du Sud, alliée des Américains toujours présents sur son sol, la Corée du Nord s'est dotée d'une des pires dictatures au monde. Elle est aujourd'hui soutenue par la Chine.

Depuis des années, la Corée du Nord travaille sur un programme d'armes nucléaires. Le pays a signé le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 1968 mais il s'en est retiré en 2003. L'actuel dirigeant, le jeune Kim Jong-un dont personne ne connaît l'âge exact (28 ans? 29 ans?), est le troisième de la dynastie communiste. Il poursuit la politique de ses prédécesseurs. Les services de renseignements occidentaux estiment que la Corée du Nord a extrait suffisamment de plutonium pour fabriquer au moins quatre bombes nucléaires. Le 12 février, Pyongyang a procédé au troisième essai nucléaire de son pays, essai interdit par les résolutions des Nations unies. Le premier essai avait eu lieu en 2006, le deuxième en 2009.
Changement stratégique de la Chine

L'armée est "prête à mener une guerre totale" a lancé, vendredi, Kim Jong-un. La Chine, qui l'avait mis en garde contre cet essai, a appelé "au calme et à la retenue". Le régime nord-coréen est coutumier des annonces agressives mais il a musclé sa rhétorique belliqueuse ces derniers jours, à l'approche du vote des sanctions à l'ONU et des manœuvres militaires conjointes entre Séoul et Washington qui doivent démarrer le mois prochain.

La résolution 2094 prévoit de geler toute relation financière, y compris les transferts de fonds en liquide s'ils risquent de servir au programme nucléaire. Une liste de particuliers et d'entreprises soumis à des gels d'avoirs et à des interdictions de voyager a également été établie. Un catalogue de produits de luxe que les dignitaires du régime pourraient souhaiter se procurer a même été dressé! Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà votées après les deux premiers essais nucléaires. Elles resserrent un peu plus l'étau sur les élites de la Corée du Nord mais des experts doutent qu'elles puissent les faire plier.

Le vote de la résolution par la Chine a été interprété par certains experts comme un changement dans son approche géostratégique. D'autres estiment que Pékin s'efforce avant tout d'éloigner l'effondrement du régime communiste de Pyongyang qui déboucherait, à terme, sur une réunification des deux Corées et renforcerait l'influence américaine.

La Corée du Nord semble estimer, quant à elle, que la démonstration de ses capacités nucléaires la met dans une meilleure position pour négocier des compensations en échange de l'arrêt de son programme nucléaire.

Garance Le Caisne - Le Journal du Dimanche

samedi 09 mars 2013


Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 10:19

FRANCE 24

1 mars 2013 - 08H15

Corée du Sud: début des manoeuvres avec les Américains, condamnées par Pyongyang
Les troupes sud-coréennes et leur allié américain ont entamé lundi leurs manoeuvres militaires annuelles, vivement condamnées par la Corée du Nord qui a menacé Séoul et Washington de frappe nucléaire et suspendu sa ligne de communication en cas d'urgence.
Les troupes sud-coréennes et leur allié américain ont entamé lundi leurs manoeuvres militaires annuelles, vivement condamnées par la Corée du Nord qui a menacé Séoul et Washington de frappe nucléaire et suspendu sa ligne de communication en cas d'urgence.
Comme tous les ans, Pyongyang a condamné ces exercices qu'il assimile à l'invasion du Nord par le Sud aidé de Washington.
Comme tous les ans, Pyongyang a condamné ces exercices qu'il assimile à l'invasion du Nord par le Sud aidé de Washington.

AFP - Les troupes sud-coréennes et leur allié américain ont entamé lundi leurs manoeuvres militaires annuelles, vivement condamnées par la Corée du Nord qui a menacé Séoul et Washington de frappe nucléaire et suspendu sa ligne de communication en cas d'urgence.

La Corée du Sud et les Etats-Unis --qui comptent 28.500 soldats dans le sud de la péninsule-- ont lancé leurs manoeuvres baptisées "Key Resolve". Celles-ci sont majoritairement virtuelles, mais elles mobilisent des milliers de soldats (10.000 Sud-Coréens et 3.500 Américains).

Comme tous les ans, Pyongyang a condamné ces exercices qu'il assimile à l'invasion du Nord par le Sud aidé de Washington.

Ces manoeuvres interviennent après une semaine de très fortes tensions sur la péninsule: Pyongyang a menacé la semaine dernière de dénoncer dès ce lundi l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953, brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire" et averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".

Aux sources de ce contexte explosif, le tir réussi en décembre d'une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Après le vote de l'ONU, le régime nord-coréen a fait savoir qu'il considérait désormais comme nuls et non avenus "tous les accords de non-agression entre le Nord et le Sud".

Le Rodong Sinmun, le quotidien du parti communiste nord-coréenne, a annoncé dans son édition de lundi "la fin complète" de l'accord d'armistice. "Avec l'armistice qui +a explosé+ (...), personne ne peut prévoir ce qui se passera sur ce territoire à partir de maintenant", a prévenu le journal.

Le ministère sud-coréen de l'Unification --chargé des relations entre les deux voisins-- a annoncé lundi que le Nord semblait avoir mis en oeuvre une autre de ses menaces, la suspension du téléphone rouge entre Pyongyang et Séoul, lien de communication en cas d'urgence. Cette ligne, installée en 1971, a été suspendue à cinq reprises par le Nord, la dernière fois en 2010. Les deux parties l'utilisent habituellement deux fois par jour, mais "le Nord n'a pas répondu ce matin", a indiqué une porte-parole du ministère.

Menaces, bravades et démonstrations de force sont habituelles de part et d'autre de la ligne de démarcation coréenne depuis la fin de la guerre fratricide il y a presque 50 ans, mais certains observateurs jugent la situation si tendue que le moindre incident pourrait avoir des conséquences graves.

Selon le ministère sud-coréen de la Défense, le Nord prépare pour cette semaine des manoeuvres interarmes. Les casernes situées sur les îles nord-coréennes proches de la frontière maritime --contestée par Pyongyang-- ont placé leurs canons en position d'attaque, ont indiqué des responsables du ministère.

L'armée "est prête à mener une guerre totale", avait lancé vendredi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un tandis que son allié chinois a appelé "au calme et à la retenue", exhortant les antagonistes à "s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les tensions".

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, entrée en fonction il y a deux semaines, avait de son côté jugé la situation "très grave" et promis de répondre "fermement" à toute provocation du Nord.

Elle doit réunir son cabinet ministériel lundi, pour la première fois depuis le début officiel de son mandat.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 10:29

RFI

Corée du Nord / Corée du Sud / Etats-Unis -
Article publié le : lundi 11 mars 2013 - Dernière modification le : lundi 11 mars 2013

Tensions en Corée du Nord après des manoeuvres militaires de la Corée du Sud et des Etats-Unis
Le leader nord-coréen Kim Jong-un regarde les positions de l'armée sud-coréenne, le 7 mars 2013. Cliché transmis par l'agence KCNA de Corée du Nord.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un regarde les positions de l'armée sud-coréenne, le 7 mars 2013. Cliché transmis par l'agence KCNA de Corée du Nord.
REUTERS/KCNA
Par RFI

Ce lundi 11 mars, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont entamé des manoeuvres militaires annuelles baptisées «Key Resolve» et majoritairement virtuelles même si elles mobilisent des milliers de soldats. Ces manoeuvres sont condamnées par la Corée du Nord. Le voisin nord-coréen considère qu'il s'agit d'une invasion. Il a d'ailleurs menacé les deux pays de frappe nucléaire et a suspendu sa ligne de communication en cas d'urgence.

Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Le régime nord-coréen multiplie les gestes belliqueux, en réponse aux nouvelles sanctions votées récemment par le Conseil de sécurité de l’Onu, et à l’annonce des manœuvres annuelles conjointes des armées sud-coréennes et américaines.

L’exercice simule le débarquement d’importantes forces américaines sur la péninsule coréenne, en cas de conflit. Il mobilise 10 000 soldats sud-coréens et 3 500 soldats américains. Ces manoeuvres, majoritairement virtuelles, interviennent quelques jours après de fortes tensions dans la péninsule.

Dans ce contexte, le risque des malentendus et d’escalade semble d’autant plus important, que les dirigeants des deux Etats antagonistes sont aux affaires depuis peu et manquent d’expérience. Le dictateur nord-coréen a succédé à son père il y a un peu plus d’un an. La présidente sud-coréenne est entrée en fonction il y a seulement deux semaines.

La Corée du Nord a menacé de remettre en question l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée de 1953, en évoquant une «guerre nucléaire préventive». Pour le voisin nord-coréen et le président Kim Jong-Un, ces manoeuvres, même virtuelles, représentent une invasion du Nord par le Sud soutenu par l'allié américain. La ligne de communication en cas d'urgence entre les deux Etats a été suspendue. Cette dernière a été mise en place en 1971 et a déjà été interrompue à plusieurs reprises notamment en 2010. Elle est pourtant utilisée deux fois par jour par la Corée du Nord et la Corée du Sud.

De son côté, la présidente sud-coréenne, Park Guen-Hye juge la situation très grave. Elle a assuré qu'elle répondrait de manière ferme à toute provocation du Nord. Un cabinet ministériel se réunira pour la première fois, ce lundi 11 mars, depuis le début de son mandat, il y a deux semaines.
tags: Corée du Nord - Corée du Sud - Etats-Unis - Nucléaire
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 13:34

Le Figaro
La Corée du Nord de Kim sur le sentier de la guerre
Par Sébastien Falletti Mis à jour le 11/03/2013 à 12:34 | publié le 11/03/2013 à 11:51
Le leader nord-coréen Kim Jong considère l'exercice militaire de la Corée et des États-Unis comme une tentative d'invasion.

Alors que les États-Unis et la Corée du Sud engagent des manœuvres militaires de grande ampleur, Kim Jong Un, qui a multiplié les provocations depuis son accession au trône, mobilise tout le pays.

Séoul

Bruits de botte sur la péninsule Coréenne. Les États-Unis et la Corée du sud ont démarré ce matin des manœuvres militaires de grande ampleur, aussitôt dénoncées comme une tentative d'invasion par Pyongyang. Une escalade qui fait craindre un dérapage militaire, en particulier durant l'exercice annuel Key Resolve qui se déroulera jusqu'au 21 mars. Le régime nord-coréen a suspendu l'armistice conclu en 1953, en réplique à ce jeu de guerre géant auquel participe 3500 GIs et 10.000 militaires sud-coréens.


Pendant que la propagande nord-coréenne chauffe à blanc sa population en exaltant la stature de commandant suprême de Kim Jong Un, Séoul a placé ses troupes en état d'alerte le long de la DMZ, la frontière barbelée qui déchire la péninsule depuis 60 ans. «Le Nord va passer à l'action, soit bombarder une île comme celle de Yeonpyeong en 2011 ou bien mener une provocation ciblée sur la DMZ. S'ils ne font rien, ils perdront la face», estime Paik Wooyeal, expert à l'Université Sungkyunkwan à Séoul.

À Pyongyang, les médias officiels ont créé un climat de mobilisation martiale au Royaume ermite en multipliant les images de son jeune leader visitant des unités sur le front, déclenchant des scènes d'hystérie sur son passage. Ce matin, le Rodong Sinmun, le quotidien du Parti consacre neuf pages à la crise, dépeignant une péninsule au bord de la guerre, à grand renfort de photos de tank et de missiles. La «une» est bien sûr consacrée à une chanson à la gloire du jeune héritier, qui succéda à son père Kim Jong Il fin 2011.
«Arracher des concessions»

Quinze mois après son accession au trône, le dirigeant, qui n'aurait pas encore la trentaine, peut utiliser cette crise pour consolider sa stature sur la scène internationale, mais aussi intérieure, notamment vis-à-vis des puissants généraux. Fort du succès du lancement de la fusée Unha 3 en décembre, qui mit un satellite en orbite, le jeune homme veut pousser son avantage pour affermir son emprise. «Toute concession qu'il pourra arracher des États-Unis ou de la Chine lui permettra de renforcer encore son prestige sur la scène intérieure», juge Paik.

Depuis le mois de janvier, la Corée du Nord a multiplié les provocations à l'encontre de la communauté internationale en conduisant un essai atomique le 12 février et en menaçant les États-Unis de «frappes préventives thermonucléaires». Depuis ce matin, Pyongyang ne répond plus aux appels de Séoul sur «le téléphone rouge», une ligne établie pour limiter le risque de dérapages le long de la frontière.

Dans la capitale sud-coréenne, la nouvelle présidente Park Guen hye a tenu lundi, dans un climat de crise, sa première réunion de cabinet. La fille de l'autocrate Park Chung hee affiche sa fermeté, mais refuse de dévoiler son jeu et l'ampleur de sa réplique en cas de provocation. «La Corée du sud répondra durement, mais Park attend que Kim bouge pour tirer» juge Dong Yongsueng, du Samsung Economic Research Institute (SERI).
«La Corée du Nord ne survivrait pas à une guerre»

Néanmoins, le danger d'un conflit général est jugé limité, tant le risque d'autodestruction est élevé en particulier pour le régime totalitaire de Kim. «En cas de guerre, la Corée du nord n'y survivra pas. Le régime n'attaquera pas durant l'exercice Key Resolve, car il risque une réplique directe des États-Unis, prédit Dong. Il attendra son heure pour mener opération surprise ciblée».

Les stratèges de Séoul redoutent un coup tordu surprise, à l'image du torpillage de la corvette Cheonan qui avait emporté 46 de leurs marins en 2010. Cette humiliation a laissé des traces amères chez les militaires qui ont soif de revanche et plaideront pour une réplique plus ferme que par le passé. De quoi attiser le risque d'engrenage.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 17:29


Un rapporteur de l'ONU accuse la Corée du Nord de crimes contre l'humanité

Le Point.fr
- Publié le
11/03/2013 à 17:10

Pyongyang dément les propos de Marzuki Darusman, alors que la Chine
affirme que la création d'une commission d'enquête ne ferait
qu'"aggraver les tensions".



Un rapporteur du Conseil des droits de l'homme de l'ONU a accusé lundi la Corée du Nord
de crimes contre l'humanité, énumérant toute une série de violations
commises par ce pays devant ce forum des Nations unies à Genève.
L'Indonésien Marzuki Darusman, ancien ministre des Affaires étrangères, a
indiqué devant le Conseil des droits de l'homme, qui a une réunion à
Genève jusqu'au 22 mars, avoir identifié neuf types de violations, très
préoccupantes, des droits de l'homme, comme le fait de priver la
population de nourriture, les tortures, les disparitions forcées, les
détentions arbitraires, les camps de prisonniers et l'absence de liberté
d'expression. "Je crois que beaucoup,
si ce n'est tous ces neuf cas de violations identifiés par mon rapport,
peuvent être considérés comme des crimes contre l'humanité à l'encontre
de la population", a déclaré Marzuki Darusman en présentant son rapport
sur la situation en Corée du Nord. Il a également lancé un appel à la
constitution d'une commission d'enquête internationale sur les droits de
l'homme en Corée du Nord, un pays qui a refusé de manière répétée de
coopérer avec lui et d'autres enquêteurs des Nations unies.
"Les violations de droits identifiées dans ce rapport n'existent pas" (Corée)


Le Japon
et l'Union européenne devraient proposer une résolution au Conseil
demandant la création d'une telle commission. Le mois dernier, la
Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Mme Navi Pillay,
avait dénoncé la situation "déplorable" régnant en Corée du Nord,
indiquant que la mise en place d'une commission d'enquête était
"attendue depuis longtemps". La Corée du Nord a rejeté lundi ces
critiques par la voix de son représentant, Kim Ju-song, qui a déclaré
que Marzuki Darusman faisait partie de la ligue des "forces hostiles",
aux côtés du Japon, de l'UE et des États-Unis.
"Soyons
clairs, les violations de droits identifiées dans ce rapport n'existent
pas", a-t-il déclaré. "Le gouvernement de la République démocratique de
Corée va continuer à protéger les droits de l'homme et les libertés
fondamentales de son peuple", a-t-il ajouté. La Corée du Nord a été
soutenue devant le Conseil des droits de l'homme par la Chine, dont le
délégué a déclaré que la création d'une commission d'enquête ne ferait
qu'"aggraver les tensions" dans la péninsule coréenne. L'Iran, Cuba et
le Venezuela ont également critiqué ce plan, appelant au dialogue et non
à la dénonciation, et accusant les pays occidentaux de double langage.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 19:01

Accentuation du non-respect des droits humains en Corée du Nord


11 mars


Suite à l’analyse de nouvelles images
satellites montrant que la ligne de démarcation entre le camp de
prisonniers nord-coréen n° 14 à Kaechon et les villages voisins
s’estompe, Amnesty International demande aux Nations Unies de créer une
commission d’enquête chargée de se renseigner sur la persistance et
l’accentuation des violations des droits humains en Corée du Nord.




Suite à une étude approfondie, les analystes
de DigitalGlob ont en effet constaté la construction d’un mur de 20 km
encerclant les populations civiles de la vallée de Ch’oma-Bong ainsi que
la présence de nouveaux bâtiments et de miradors permettant un contrôle
des déplacements dans la région. Amnesty International sonne donc la
sonnette d’alarme quant au respect de la liberté de mouvement des
populations vivant à l’intérieur de cette zone.
D’autre part, Amnesty International déplore les conditions de traitement
des prisonniers dans les camps. D’après les témoignages d’anciens
détenus, les personnes travaillant dans ces camps sont « victimes de
violations des droits humains, telles que des travaux forcés, des
privations de nourriture constituant une forme de châtiment, et des
actes de torture et d’autres types de traitements cruels, inhumains ou
dégradants ». Par ailleurs, il faut noter que beaucoup de personnes
enfermées dans ces camps de prisonniers politiques ou dans d’autres
centres de détention n’ont commis aucun crime. Leur incarcération
s’explique par le fait qu’ils sont considérés comme personnes hostiles
au régime.





Sources : Amnesty International
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.03.13 22:40

CORÉE DU NORD • S’ils veulent la guerre, ils l’auront

Un quotidien officiel nord-coréen
s’insurge contre les sanctions votées par l’ONU et dénonce les
manigances américaines. Pour lui, pas d’ambiguité, la guerre est
déclarée.

Rodong Sinmun |Kang Chol Su |11 mars 2013

Il y a quelques jours, les Etats-Unis, dénonçant notre essai nucléaire
d’autodéfense [du 12 février dernier] ont concocté une nouvelle
résolution portant sur des sanctions au Conseil de Sécurité des Nations
unies (voir l'encadré ci-dessous). Manipulant ce dernier comme leur
marionnette, les Etats-Unis ont inventé la deuxième résolution de ce
type cette année, la cinquième en huit ans. La nouvelle résolution du
Conseil de sécurité, sous la férule de Washington, trahit sa nature
scélérate en présentant la mise en œuvre de sanctions contre la
République populaire démocratique de Corée (RPDC) comme un devoir,
internationalisant cette mesure plus que jamais encore auparavant.

Cette
sanction collective constitue très exactement une déclaration et un
acte de guerre contre la RPDC. Sous le couvert du Conseil de sécurité,
les Etats-Unis cherchent à atteindre leurs objectifs agressifs contre la
RPDC en menaçant son droit à l’existence ainsi que sa souveraineté.
C’est un acte criminel, anti-éthique, pour ne pas dire un acte de
guerre. Plus grave encore, les Etats-Unis ont conçu la résolution sur
les sanctions pour qu’elle coïncide avec les manœuvres militaires
conjointes [menées chaque année de concert par Washington et Séoul] “Key
Resolve” et “Foal Eagle”.

Ce tapage collectif sur les sanctions orchestré par les
Etats-Unis a pour but de provoquer la guerre afin d’étouffer la RPDC.
Par le biais de telles sanctions, les Etats-Unis complotent pour envahir
la RPDC comme ils l’ont fait avec l’Irak. D’après un communiqué d’un
porte-parole du Commandement suprême de l’Armée populaire de Corée,
l’accord d’armistice coréen [signé en 1953 ; il avait mis fin à la
guerre de Corée] est considéré comme nul et non avenu à partir du lundi
11 mars. L’armée et le peuple de la RPDC se dressent à l’unisson pour
lutter contre les sanctions collectives pilotées par les Etats-Unis et
leurs manœuvres destinées à provoquer une guerre d’agression. Si les
Etats-Unis s’imaginent qu’ils peuvent transformer la RPDC en Irak, c’est
une fatale erreur de calcul. Le monde verra alors comment notre armée
et notre peuple font voler en éclats les sanctions collectives
manigancées par les Etats-Unis et l’agitation guerrière, et défendent
leur dignité, et leur statut de puissance nucléaire lanceuse de
satellites. Ce ne sont pas de vaines paroles.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   12.03.13 0:24

Les menaces de guerre de la Corée du Nord inquiètent la Maison-Blanche



Publié par Associated Press le lundi 11 mars 2013 à 17h21. Modifié par Louis Senay à 18h37.







La Maison-Blanche/FreeDigitalPhotos.net


WASHINGTON - Le porte-parole du
président Barack Obama a déclaré lundi que la Maison-Blanche
s'inquiétait des menaces de guerre proférées par la Corée du Nord alors
que le gouvernement américain a décidé d'imposer des sanctions à une
banque et à un dirigeant nord-coréens.

Cette déclaration fait suite à une nouvelle
rapportée par les médias officiels du régime de Kim Jong-un selon
laquelle Pyongyang annulait l'armistice signé il y a 60 ans pour mettre
fin à la guerre de Corée.

Jay Carney a affirmé devant les
journalistes réunis à Washington lundi que l'attitude belliqueuse de la
Corée du Nord suscitait de l'inquiétude au sein de l'administration
Obama et que ses menaces visaient à faire monter la tension et à
intimider les autres pays.

Il a prévenu que République populaire
démocratique de Corée n'arriverait à rien avec un tel comportement qui
ne ferait que l'isoler davantage et miner les efforts de la communauté
internationale pour assurer la stabilité de l'Asie du Nord-Est.

Le
département du Trésor américain a annoncé lundi qu'il avait inscrit sur
sa liste noire la principale banque de commerce extérieur de la Corée
du Nord en raison de son rôle de soutien au programme d'armes de
destruction massive ainsi que Paek Se-Bong, le président du comité
chargé de superviser la production nord-coréenne de missiles
balistiques.

Cette mesure a pour effet de geler tous les actifs
des entités ou personnes visées aux États-Unis et de leur interdire
d'effectuer des transactions avec des Américains.

Le conseiller
de Barack Obama en matière de sécurité nationale, Tom Donilon, a indiqué
dans un discours prononcé devant l'Asia Society à New York que les
déclarations de Pyongyang étaient peut-être exagérées. Il a toutefois
promis que les États-Unis protégeraient ses alliés.

M. Donilon a
également révélé que le président américain rencontrerait son homologue
sud-coréenne, Park Geun-Hye, à la Maison-Blanche au mois de mai.

La
porte-parole du département d'État, Victoria Nuland, a déclaré que
l'exercice militaire présentement mené par les États-Unis et la Corée du
Sud, que Pyongyang voit comme une provocation, se déroulaient à chaque
année. Elle a précisé que la Corée du Nord avait été avisée à l'avance
de la tenue des manoeuvres.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   12.03.13 8:56

Kim Jong-un désigne une première cible sud-coréenne


Le Monde.fr
| 12.03.2013 à 04h18
• Mis à jour le
12.03.2013 à 08h19

Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un,
a désigné une petite île sud-coréenne proche de la frontière maritime
entre le Sud et le Nord comme première cible en cas de conflit, selon la
presse officielle nord-coréenne.
L'île de Baengnyeong, qui compte quelque 5 000 habitants et abrite plusieurs unités militaires, sera la première visée par l'armée
nord-coréenne, a annoncé Kim. Le leader nord-coréen procédait alors à
une visite de casernes militaires proches de la frontière, au premier
jour des manœuvres militaires conjointes menées par Séoul et Washington
et vivement condamnées par Pyongyang.

Ces derniers jours, la Corée du Nord a brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire", et a averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive".
Aux sources de ce contexte explosif, le tir réussi en décembre d'une
fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique,
suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles
sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Lire : La dangereuse escalade autour du nucléaire nord-coréen

UNE ÎLE DÉJÀ BOMBARDÉE EN 2010

En novembre 2010, Pyongyang avait bombardé l'île de Yeonpyeong, elle
aussi proche de la frontière maritime, causant la mort de quatre
Sud-Coréens. "Une fois l'ordre donné, vous devrez briser le dos des ennemis déments, couper leur gorge et leur montrer ainsi clairement ce qu'est une véritable guerre", a déclaré Kim Jung-un, selon des propos rapportés par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Un responsable de l'île visée, Kim Young-gu, a indiqué que les abris pour les civils étaient prêts à accueillir la population et que tous les villages étaient en alerte. "Il
n'y a pas vraiment un exode massif d'une population paniquée vers le
continent, mais pour être tout à fait franc on a un peu peur"
, a-t-il déclaré.

Pyongyang conteste la ligne de démarcation maritime entre le Nord et
le Sud, tracée par l'ONU après la guerre de Corée (1950-1953). Plusieurs
accrochages meurtriers entre les deux pays s'y sont déroulés ces
dernières années.

SANCTIONS AMÉRICAINES

Washington a cherché à accentuer la pression sur Pyongyang avec de nouvelles sanctions économiques. Le département américain du Trésor a décidé de prendre
des sanctions contre la banque nord-coréenne du commerce extérieur
(FTB), le but étant selon les Américains d'assécher les rentrées de devises utilisées par Pyongyang pour financer ses programmes nucléaire et balistique.

La Corée du Sud
et les Etats-Unis ont lancé deux semaines de manœuvres baptisées "Key
Resolve". Celles-ci sont majoritairement virtuelles, mais elles
mobilisent des milliers de soldats (10 000 Sud-Coréens et 3 500
Américains).
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Guerre en Corée   16.03.13 22:48

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18598

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   19.03.13 15:41

VIDEO. La Corée du Nord menace la Maison Blanche


Mis à jour le 19/03/2013 | 12:09 , publié le 19/03/2013 | 10:52

"Seconde après seconde, la guerre nucléaire se rapproche", entend-on dans une nouvelle vidéo de propagande diffusée sur YouTube par la Corée du Nord, mardi 19 mars, et montrant la Maison Blanche et le Capitole sous un déluge de feu. Une manière d'illustrer les menaces de "frappes préventives" que Pyongyang a proférées à l'égard de Washington après les sanctions votées par l'ONU pour son troisième essai nucléaire. De multiples résolutions interdisent en effet de tels essais à la Corée du Nord.
La première moitié de la vidéo fait défiler des photos de chasseurs, de bombardiers B-52 et de porte-avions américains. Elle montre ensuite la Maison Blanche dans une ligne de mire, puis le dôme du Capitole explosant dans une gerbe de feu. Les trucages sont produits grâce à des techniques d'animation graphique relativement élémentaires. "Nos missiles stratégiques ont une portée illimitée", poursuit la narratrice.
Francetv info avec AFP
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
 
Guerre en Corée?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Guerre de Corée: la participation française
» Guerre en Corée?
» la BIG RED ONE : Une des unité les plus décorée
» La guerre prophétisée en Corée du Nord ? (?) (Vidéo - 1 min)
» La guerre des mondes: Les martiens d'Orson Welles le 30 octobre 1938

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HANDICHRIST :: DANS LE MONDE :: 1er forum Actualités-
Sauter vers: