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 Guerre en Corée?

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   12.04.13 12:47

La Corée du Nord menace le Japon de son feu nucléaire
Le Point.fr - Publié le 12/04/2013 à 12:28 - Modifié le 12/04/2013 à 12:32

Les autorités japonaises ont annoncé vendredi le déploiement pérenne de missiles Patriot à Okinawa. Des déclarations "provocatrices" pour Pyongyang.



La Corée du Nord a menacé vendredi le Japon de représailles nucléaires s'il s'impliquait de quelque manière que ce soit dans un conflit qui éclaterait sur la péninsule coréenne. Qualifiant de "provocatrices" les déclarations de Tokyo sur l'interception d'un missile qui serait lancé par Pyongyang, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a prévenu qu'un tel geste risquerait de plonger le Japon "dans des flammes nucléaires".

Le Japon a répondu à ces menaces en se disant prêt à répondre à tout type de scénario après de nouvelles menaces proférées par la Corée du Nord à l'encontre de l'archipel désigné comme première cible d'une éventuelle attaque nucléaire. "Nous sommes conscients des remarques faites par la Corée du Nord à travers les médias et autres canaux. Nous ne pouvons pas les commenter, mais nous pouvons dire que nous allons prendre toutes les mesures possibles pour répondre à tout type de scénario", a déclaré à l'Agence France-Presse un porte-parole du ministère de la Défense.

Vendredi matin, le Japon avait annoncé qu'il allait déployer des missiles Patriot sur l'île méridionale d'Okinawa de façon pérenne, afin de renforcer son bouclier antimissile, en pleine tension avec la Corée du Nord. Le ministre nippon de la Défense, Itsunori Onodera, a expliqué que des Patriot seraient installés en permanence sur deux bases militaires d'Okinawa "dès que possible en avril".

Son ministère envisageait jusque-là de procéder à ce déploiement constant d'ici à mars 2015, mais a décidé d'"avancer ce projet qui protégera la vie et les biens des personnes contre des missiles balistiques", a souligné Itsunori Onodera lors d'une conférence de presse. Cette annonce intervient en pleine tension régionale autour de la Corée du Nord, qui a menacé ses ennemis d'une guerre "thermonucléaire" et pourrait procéder dans les heures ou les jours à venir à un ou plusieurs essais de missiles à moyenne portée, d'après les services de renseignement sud-coréens.

Risque de défaillance d'un missile d'essai nord-coréen


Deux missiles Musudan ont notamment été transportés sur la côte orientale de la Corée du Nord, sur le littoral de la mer du Japon (mer de l'Est pour les Coréens), d'après Séoul. Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, donc la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. L'engin pourrait même toucher des cibles à 4 000 kilomètres en n'emportant qu'une charge légère, et donc théoriquement frapper l'île américaine de Guam dans l'océan Pacifique.

Un ou plusieurs éventuels tirs de missile pourraient survenir d'ici au 15 avril, jour de la naissance du fondateur de la République démocratique populaire de Corée (nom officiel de la Corée du Nord), Kim Il-sung, décédé en 1994. Le moment que choisira Pyongyang pour tirer est "imprévisible, a souligné Itsunori Onodera, mais nous resterons en état d'alerte afin de pouvoir réagir à tout instant."

Plus tôt dans la semaine, Itsunori Onodera a donné l'autorisation formelle aux forces d'autodéfense (nom officiel de l'armée japonaise) de détruire tout missile nord-coréen qui menacerait le territoire nippon. Des missiles Patriot ont été installés dans le centre de Tokyo et autour de la capitale, et des destroyers équipés du système radar Aegis et de moyens d'interception ont été déployés en mer du Japon.

Les géopoliticiens jugent très peu probable que la Corée du Nord vise délibérément le Japon et estiment que les mesures de protection prises par Tokyo ont surtout pour but de parer à toute défaillance d'un missile d'essai nord-coréen, au cas où un problème technique le ferait plonger sur l'archipel par erreur.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 10:04

La Dépêche

Corée-Japon : l'escalade



Publié le 13/04/2013 à 07:43

conflit



Une mer à peine les sépare. Et plus les jours passent, plus la tension monte sensiblement. D'un côté le Japon ? dont le gouvernement a donné l'autorisation formelle aux forces d'autodéfense de détruire tout missile nord-coréen qui menacerait le territoire nippon. De l'autre la Corée du Nord, qui menace de le plonger «dans des flammes nucléaires» s'il s'impliquait de quelque manière que ce soit dans un conflit qui éclaterait sur la péninsule coréenne.

La menace est prise très au sérieux. Des missiles Patriot ont été installés dans le centre de Tokyo et autour de la capitale, et des destroyers équipés du système radar Aegis et des moyens d'interception ont été déployés en mer du Japon.

Le gouvernement a aussi décidé de mettre en place «dès que possible en avril» des missiles Patriot sur deux bases militaires de l'île méridionale d'Okinawa de façon permanente.

«Une énorme erreur»


Hier, le secrétaire d'État américain John Kerry a sommé la Corée du Nord de renoncer à tout tir, en la mettant en garde contre «une énorme erreur» même si les États-Unis «ne pensent pas» que ce pays soit en capacité de lancer un missile équipé de têtes nucléaires.

Pour le ministère sud-coréen de la Défense, «la Corée du Nord a conduit trois essais nucléaires, mais il reste douteux qu'elle ait réussi à fabriquer une tête nucléaire suffisamment petite et légère pouvant être montée sur un missile».

Reste que John Kerry a appelé une fois de plus Pékin, où il se rend aujourd'hui, à exercer son influence sur son allié nord-coréen. La Chine a, selon lui, «un énorme potentiel pour faire la différence à ce sujet».

De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est déclaré favorable à des discussions à six sur la Corée du Nord en Suisse, comme Berne l'a proposé. Ces discussions se sont tenues à six reprises de 2003 à 2007. Mais, en 2009, Pyongyang a annoncé son retrait de ce cadre de discussions, suite à des sanctions des Nations Unies pour son programme nucléaire.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 10:16

Départ imminent et contesté de plutonium pour le Japon


Créé le 13-04-2013 à 09h45 - Mis à jour à 09h45


Areva s'apprête à envoyer du MOX, un combustible composé de plutonium, au Japon, un convoi des plus contestés au moment où Pyongyang se dit en état de guerre et que Tokyo n'en finit pas de se battre contre les conséquences de la catastrophe de Fukushima. (c) Afp
Areva s'apprête à envoyer du MOX, un combustible composé de plutonium, au Japon, un convoi des plus contestés au moment où Pyongyang se dit en état de guerre et que Tokyo n'en finit pas de se battre contre les conséquences de la catastrophe de Fukushima. (c) Afp


CHERBOURG (Manche) (AFP) - Areva s'apprête à envoyer du MOX, un combustible composé de plutonium, au Japon, un convoi des plus contestés au moment où Pyongyang se dit en état de guerre et que Tokyo n'en finit pas de se battre contre les conséquences de la catastrophe de Fukushima.

"Ce transport partira prochainement de Cherbourg et sera réalisé par les navires spécialisés Pacific Heron et Pacific Egret de la compagnie britannique PNTL", a annoncé vendredi dans un communiqué le groupe nucléaire qui présente le MOX comme une opportunité pour recycler le plutonium issu des centrales nucléaires.

L'entreprise est la seule au monde à produire à l'échelle industrielle ce combustible composé de 5% à 10% de plutonium et de 90 à 95% d'uranium, depuis que l'Angleterre a cessé d'en fabriquer.

Selon Greenpeace, ce transport "dangereux" aura lieu entre lundi 0H00 et mercredi à minuit.

Selon l'ONG, ces 10 tonnes de MOX doivent quitter l'usine Areva de Beaumont-Hague (Manche) la nuit, à bord de trois poids-lourds, pour rejoindre le port de Cherbourg et être chargées dans la journée. "La route entre l'usine et le port sera alors bouclée, avec des gendarmes à tous les carrefours", dit Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France.

L'usine est distante de 20 km du port mais le convoi en fera 40 pour des raisons techniques selon l'ONG.

Un millier d'hommes mobilisés

Toujours selon elle un millier d'hommes seront mobilisés sur le trajet, un dispositif lié à la spécificité de ce combustible "beaucoup" plus radioactif qu'un combustible classique, mais aussi à un appel, pour l'heure vague, d'antinucléaires à perturber le transport. Cet appel a été lancé il y a plusieurs semaines sur internet.

Une source proche des forces de l'ordre a confirmé cet effectif.

Selon différentes sources, la cargaison doit contenir de 650 kg à 800 kg de plutonium. Greenpeace affirme que ce plutonium peut servir à faire des bombes (15 kg par bombe), mais Areva dément.

D'après Greenpeace, à bord des bateaux équipés chacun de deux canons 30 mm, une trentaine d'hommes en tout d'une force spéciale britannique seront chargés d'assurer la sécurité. Selon M. Rousselet, les Etats-Unis suivent également discrètement le transport puisque les matières fissiles japonaises sont sous leur contrôle.

Les cargaisons sont en général stockées dans des conteneurs - trois en l'occurrence - de 6 mètres de long sur 2,50 large, avec des parois de 30 cm d'épaisseur, selon des données d'Areva.

Le voyage doit durer 60 à 70 jours.

Si les quantités sont confirmées, la cargaison serait nettement moins importante en volume que lors des précédents transports de MOX vers le Japon (15 tonnes en 2010, 32 tonnes en 2009, 14 tonnes en 2001 et 1999).

Mais le transport se déroule dans un contexte délicat.

"Les bateaux vont naviguer dans des eaux sous tension. La cargaison est destinée à la centrale de Takahama, en face de la Corée. C'est complètement irresponsable", a estimé M. Rousselet. L'entreprise Kansai (Kepco) a confirmé attendre une livraison pour cette centrale à l'arrêt.

Mardi, le Japon a installé des missiles en plein coeur de Tokyo pour intercepter un éventuel missile nord-coréen.

L'association Robin des bois, l'ancien eurodéputé Verts Didier Anger, Greenpeace, Europe Ecologie les Verts (EELV) et le Réseau Sortir du nucléaire ont demandé l'annulation du convoi et appellent à un rassemblement lundi à 18H00 à Cherbourg mais pas à perturber le transport.

Tous soulignent que les problèmes se multiplient ces dernières semaines à la centrale de Fukushima Daiichi mise en péril par la catastrophe du 11 mars 2011.

"Ce transport est scandaleux: au Japon des hommes se battent pour tenter désespérément de décontaminer les villages", dit Greenpeace.

Seuls deux des 50 réacteurs japonais sont actuellement exploités mais le gouvernement libéral démocrate (droite), au pouvoir depuis décembre, est revenu sur la promesse de son prédécesseur de centre gauche de sortir du nucléaire.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 12:01

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 12:03

C'est de Plantu.

Quand un sujet m'angoisse,l'humour me détend...
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 12:53

Corée du Nord : l’escalade

Corée du Nord: John Kerry veut l'aide de la Chine



Mise à jour le samedi 13 avril 2013 à 4 h 57 HAE
| Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters






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John Kerry est arrivé à Pékin samedi pour discuter de la crise en Corée du Nord avec la Chine, principal allié de Pyongyang Photo : AFP/PAUL J. RICHARDS
Le secrétaire d'État américain John Kerry est arrivé à Pékin, samedi, pour tenter de convaincre la Chine qu'elle doit mettre de l'eau dans le vin de son allié nord-coréen.

Après une visite à Séoul, où il a réaffirmé son soutien ferme envers le gouvernement sud-coréen mais aussi rappelé l'annulation d'exercices militaires pour faire baisser la tension dans la péninsule, John Kerry a rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères ainsi que le nouveau président Xi Jinping.

Washington souhaite obtenir de la Chine de l'aide pour faire plier Pyonyang, qui menace de mener un nouvel essai nucléaire, ou même d'attaquer la Corée du Sud et ses alliés, les États-Unis et le Japon.

La tension monte dans la péninsule coréenne depuis février, alors que la communauté internationale a choisi d'imposer des sanctions à la Corée du Nord après un nouvel essai nucléaire.
La Chine a déjà lancé plusieurs avertissements à la Corée du Nord, mais ils n'ont pas empêché Pyongyang de déplacer deux missiles sur sa côte orientale.

La date du 15 avril, anniversaire de la naissance du père de la nation, Kim Il-Sung, approche à grands pas et certains observateurs craignent que la Corée du Nord choisisse cette journée pour mettre à exécution cette menace.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, serre la main de la présidente sud-coréenne, Park Geun-Hye. Photo : AFP/KIM JAE-HWAN
« La Chine a un énorme potentiel pour faire la différence à ce sujet et j'espère qu'à l'occasion de nos entretiens, nous pourrons nous entendre sur les moyens de désamorcer les tensions », a déclaré John Kerry dans un communiqué conjoint avec la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, diffusé avant son départ de Séoul.

Rétablir les ponts

Par ailleurs, la Corée du Sud et les États-Unis ont évoqué la possibilité, vendredi, de rétablir l'aide financière vers la Corée du Nord.

La communauté internationale pourrait ainsi honorer un engagement pris en 2005, en vertu duquel elle versait une aide économique à Pyonyang en échange de « mesures significatives » en vue de sa dénucléarisation.

« La Corée du Nord doit se soumettre à ses obligations et engagements internationaux ou se préparer à un isolement croissant », peut-on lire dans le communiqué conjoint.

L'accord avait été conclu à la suite de négociations entre six pays: les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les États-Unis.

L'aide avait été suspendue lorsque la Corée du Nord a violé ses engagements, selon les pays impliqués, en menant un premier essai nucléaire en 2006, puis en poursuivant ses activités d'enrichissement d'uranium.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 15:08

TV5MONDE

Corée du Nord : les Etats-Unis ont-ils trop poussé Kim Jong-un ?











Les provocations militaires entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ont atteint un seuil inédit. Comment cette spirale belliqueuse, entre dissuasion, propagande et escalade militaire, qu'aucune des deux parties ne semble parvenir à stopper, s'est-elle déclenchée ?




12.04.2013Par Pascal HérardLa révélation du Wall Street journal d'un plan de démonstration militaire américain nommé "Playbook", visant à impressionner la Corée du Nord et conforter l'alliance avec la Corée du Sud, relativise la vision univoque d'une escalade militaire entièrement causée par le seul dirigeant mégalomane, Kim Jong-un. Le leader de la dictature nord coréenne menace chaque jour un peu plus de l'imminence d'un feu nucléaire qu'il porterait sur les pays voisins, mais pour autant, l'ennemi américain ne serait pas étranger au déchaînement de menaces de la part de Pyongyang. Est-on devant une stratégie de dissuasion parfaitement contrôlée, un dictateur fou qui ne sait pas s'arrêter, ou bien un enchaînement de provocations qui échappent au contrôle de ceux qui les ont déclenchées ?




Le président Kim Jong-un (Photo : AFP)


Le plan graduel américain

Ce que révèle l'article du Wall Street Journal daté du 3 avril 2013 est l'existence d'un plan de démonstration de force des Etats-Unis : "Les Etats-Unis marquent une pause dans ce que plusieurs officiels ont décrit comme un plan graduel approuvé par l'administration Obama en début d'année. Baptisé "Playbook", celui-ci conçoit les séquences et le plan de communication pour les démonstrations de force américaines au cours des exercices de guerre annuels menés conjointement avec la Corée du Sud. "Playbook" comporte des vols, hautement médiatisés ces dernières semaines, à proximité de la Corée du Nord de bombardiers nucléaires B-52 et furtifs B-2, ainsi que des avions militaires sophistiqués F-22."

Pourquoi et comment ce programme américain a-t-il été mis en œuvre ? Les auteurs du Wall Street Journal expriment les raisons suivantes : Le commandement américain du Pacifique a commencé à imaginer le plan "Playbook" après une série de provocations du Nord, dont le lancement d'une fusée de longue portée en décembre (Il s'est avéré que la fusée était un lanceur de satellite, NDLR), alors qu'il préparait les exercices militaires annuels avec le Sud. Cette politique de relations publiques avait comme objectif non seulement d'adresser un message à la Corée du Nord, mais aussi d'assurer au nouveau gouvernement faucon (ultra-conservateur, ndlr) de Corée du Sud qu'il avait le plein soutien des Etats-Unis et qu'il ne lui était pas nécessaire de répondre militairement aux provocations du Nord. Une opération de communication militaire américaine qui aurait été un peu trop loin serait-elle l'élément déclencheur de la spirale infernale dans laquelle s'est enfermée le dictateur nord-coréen ? Laurence Nardon, spécialiste des Etats-Unis à L'IFRI (Institut français des relations internationales) penche pour cette approche : "Cette explication est extrêmement intéressante, puisqu'il est vrai que les Etats-Unis font des exercices tous les ans, à la fois pour rassurer le Sud et montrer au Nord qu'ils sont là. Donc cela vient répondre aux interrogations que j'ai depuis que la Corée du Nord fait ses démonstrations de force : quelle est leur démarche, puisque c'est un pays qui a totalement intérêt à rester dans un immobilisme le plus complet ? Ces manœuvres (de la Corée du Nord, NDLR) sont suicidaires, donc l'explication donnée par le Wall Street Journal me semble répondre à ces questions."





Troupes américaines à l'exercice en Corée du Sud (AFP, le 5/04/213)


Un plan trop efficace ?

La dissuasion nucléaire est un enjeu important pour la Corée du Nord : le chantage à l'arme atomique a souvent permis à la dictature d'obtenir des concessions de son voisin du Sud, ou de monnayer une aide internationale. Un point nouveau est cependant à noter aujourd'hui : aucune porte de sortie n'est offerte par le nouveau président Kim Jong-un à ses adversaires, alors que son père trouvait toujours un moyen de négocier. Les Etats-Unis sont inquiets par la réaction sans nuances et uniquement menaçante du président nord-coréen, comme si le "jeu" habituel des démonstrations militaires et menaces de l'ennemi ne s'était pas déroulé comme prévu. Traduit en langage officiel, cela donne cette explication, toujours selon l'article du Wall Street Journal :

"There's some sense that we overachieved in a way, that we were so successful [in sending messages to the North] that there is consideration of pulling back somewhat while continuing to reassure the South Koreans," a senior administration official said.

Selon un officiel de haut rang (américain, ndlr), "En quelque sorte, nous avons tellement bien réussi, nous avons eu un tel succès [dans l'envoi de messages à la Corée du Nord] que nous réfléchissons d'une certaine manière à revenir en arrière tout en continuant à apporter des garanties à la Corée du Sud".

Toujours à l'IFRI, Françoise Nicolas, spécialiste de l'Asie et plus particulièrement des deux Corée, tient à préciser que "Kim Jong-un n'est certainement pas fou, si l'on entend par fou quelqu'un qui n'obéit à aucune rationalité. Il a une rationalité, il a des objectifs, mais lesquels ? Nous avons beaucoup de mal à les cerner et c'est pour cela que nous avons l'impression qu'il n'est pas rationnel. Pour le plan médiatique américain ("Playbook", ndlr) qui aurait trop bien fonctionné, et mal fonctionné pour le coup, il me semble assez plausible, parce que Kim Jong-un est connu pour être très sensible aux média occidentaux. Si il voit que les media occidentaux disent qu'il ne va pas faire quelque chose, et bien ça va le pousser à le faire. C'est un peu gamin comme comportement, mais il y a là une logique, et ça correspond bien au scénario du plan américain trop poussé."

L'inquiétude des officiels de haut rang américains ne prête pas à l'optimisme quant au dénouement de cette crise inédite. Mais qui, pour l'heure, peut prédire les futurs agissements de Kim Jong-un, ce jeune dictateur de moins de 30 ans dont on sait surtout qu'il "aime les pizza, le basket et est passionné de nouvelles technologies" ?

Françoise Nicolas résume cette impasse et l'impossibilité de prédire l'avenir, avec le risque que comporte cette crise : "Il faut trouver une porte de sortie à Kim Jong-un, parce qu'en continuant à l'acculer, comme le dit un proverbe Coréen 'si vous poussez le rat et vous ne lui laissez pas un trou pour s'échapper, il va se retourner contre le chat'. Et il risque de faire mal au chat, même si in fine, le rat se fera manger…".





Le jeu est-il allé trop loin ?

John Kerry arrive en Corée du Sud aujourd'hui 12 avril pour une réunion avec le ministre des Affaires étrangères sud-coréen Yun Byung-se. La visite du secrétaire d'Etat américain a pour but de discuter du renouvellement de l'accord bilatéral sur la coopération nucléaire civile : l'interdiction faite à Séoul depuis 1974 de retraiter ses déchets nucléaires pour fabriquer du plutonium — et par conséquence des bombes atomiques — pourrait donc être levée à terme, ce que souhaite la Corée du Sud, même si les Américains émettent encore des réserves à ce sujet. De quoi énerver un peu plus le "rat" Kim Jong-sun qui selon les experts pourrait lancer un missile le 15 avril, date anniversaire de la fondation de la République nord-coréenne.

Le risque que le chat américain se fasse mordre est de plus en plus réel. Avec toutes les conséquences dramatiques que cela peut entraîner : le jeu du chat et de la souris n'est-il pas allé trop loin ?
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 16:35

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 17:08

***ANCIEN ARTICLE***

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est mort





VIDÉOS - Le fils du président de la Corée du Nord âgé de 70 ans, Kim Jong-un, a été désigné pour prendre sa succession, ont annoncé les médias officiels du régime communiste.








Le «cher leader» n'est plus. La Corée du Nord a officiellement annoncé la mort de Kim Jong-il qui tenait le pays d'une main de fer depuis 1994 et a annoncé dans la foulée, l'avènement de son fils Kim Jong-un, âgé de moins de trente ans. Lundi, à midi heure locale (4 heures du matin à Paris), la présentatrice de la télévision d'Etat, engoncée dans son costume traditionnel noir, s'est effondrée en larmes en annonçant la nouvelle de la mort du dirigeant au peuple nord-coréen. Le dictateur, né le 16 février 1941 est mort samedi matin à 8h30 heures locales dans son train blindé, victime d'un «infarctus du myocarde compliqué d'une crise cardiaque», a précisé la télévision. Son décès fait suite à de grandes douleurs physiques et mentales dues à des efforts insatiable pour conduire des inspections sur le terrain afin de construire une nation puissante», a ajouté la speakerine (voir la vidéo ci-dessous). L'homme avait consacré toute son énergie «au bien-être du peuple», a poursuivi la présentatrice au teint livide. Quelques minutes auparavant, la population nord-coréenne avait été appelée à suivre une «annonce spéciale» à la télévision.



Le «petit prince rouge»


Près d'heure plus tard, l'agence officielle KCNA appelait «tous les membres du parti, les militaires et la population a suivre fidèlement le commandement du camarade Kim Jong-un». Une forme d'adoubement officiel pour le fils du dictateur qui porte au pouvoir la troisième génération des Kim, une première dans l'histoire du monde communiste. Le jeune homme, fils du dictateur et petit-fils du fondateur du régime Kim Il-sung, aura la lourde tache de conduire le régime affaibli économiquement et ses 23 millions d'habitants. Le dictateur défunt avait désigné en secret son fils, suite à l'attaque cérébrale qui avait failli l'emporter en août 2008. Depuis, le jeune homme était monté en puissance au sein de l'appareil, devenant le numéro 2 «officieux» du régime selon le Cheong Seong Chang, expert au Sejong Institute, à Séoul. À la tête des service de sécurité, il a installé progressivement ses réseaux face à la «veille garde». Il était sorti de l'ombre pour la première fois en étant nommé général quatre étoiles le 27 septembre 2010. Néanmoins, de nombreux experts estiment que la route était encore longue pour le «petit prince rouge» dans une culture néo-confucéenne où la jeunesse doit traditionnellement courber l'échine face aux anciens. L'annonce immédiate de sa nomination confirme la volonté du pouvoir de ne pas laisser le vide s'installer, à l'heure où le régime s'inquiète de la vague de révolte qui a emporté certains de ses alliés au Moyen-Orient.





Enterré dans un mausolée


La première tâche du nouveau leader sera de présider les funérailles de son père qui marqueront un passage de témoin symbolique essentiel pour permettre à la propagande d'asseoir sa légitimité aux yeux des habitants du royaume ermite. Kim Jong-il sera enterré le 28 décembre dans le mausolée Kum suman aux environs de Pyongyang, aux côtés de son père Kim Il-sung, fondateur du régime. Aucune délégation étrangère ne sera autorisée à participer à ses funérailles qui s'annoncent grandioses et mettront en scène la dynastie des Kim. Une période de deuil national a été édictée jusqu'au 29 décembre, pendant laquelle le régime devrait pousser à son paroxysme le culte de la personnalité qui entourait déjà de son vivant le «cher dirigeant», et désormais son fils.

LIRE AUSSI:

» Kim Jong-Un, nouveau leader nord-coréen

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   13.04.13 17:56

Inquiétudes sur la coopération entre la Corée du Nord et l'Iran

Mardi, 02 Avril 2013








AFP: La Corée du Nord a pris soin de cacher méticuleusement toutes les traces de ses essais nucléaires en février, alimentant le soupçon qu'elle utilise un nouveau modèle de bombe avec de l'uranium fortement enrichi, a indiqué dimanche soir le quotidien The Washington Post.
Citant des responsables américains anonymes et des experts en armements, le journal explique que les effets de l'explosion du 12 février ont été remarquablement confinés et que peu de traces radioactives se sont échappées dans l'atmosphère.

Le gouvernement américain avait anticipé l'essai nucléaire et l'avait surveillé étroitement afin de pouvoir recueillir des résidus révélant la composition de la bombe, selon l'article.

Or, dans les jours qui ont suivi l'explosion, les capteurs américains et sud-coréens n'ont réussi à détecter de traces des gaz radioactifs usuels dans aucune des 120 stations de surveillance situées près du site des tests nucléaires ou sous le vent, selon le journal.

Un avion japonais a enregistré une brève pointe d'un isotope radioactif, le xenon-133, mais ce phénomène n'a pas été considéré comme concluant, selon The Post.

D'après le journal, l'absence de données concrètes sur des tests suggérerait une tentative délibérée de la Corée du Nord d'empêcher que des gaz révélateurs soient libérés dans l'atmosphère, sans doute en enfouissant profondément dans la terre la cavité ayant servi aux essais nucléaires.

Dans ses deux premiers essais nucléaires, on pense que la Corée du Nord a sans doute utilisé du plutonium extrait des stocks de matière fissile que le pays a développée à la fin des années 1990, indique le journal.

Mais en cas de réussite d'un essai de bombe à l'uranium, cela confirmerait que Pyongyang a mené à bien une seconde procédure pour parvenir à fabriquer des armes nucléaires en utilisant ses ressources abondantes d'uranium naturel et une nouvelle technologie pour l'enrichir, selon The Post.

Une bombe à l'uranium fortement enrichi agrandirait encore les inquiétudes sur la coopération entre la Corée du Nord et l'Iran, selon le journal. L'Iran, qui a signé l'an dernier des accords de coopération technique et scientifique avec la Corée du Nord, travaille justement sur la technologie de l'uranium.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 11:37

La Corée du Nord met en garde des militants du Sud de ne pas lancer des tracts sur son territoire
Posté par Nicolas Laffont le 13/04/2013 à 5:00 dans la catégorie Asie, International.
Mots-clefs :Corée du Nord, Kim Il-sung, Kim Jong-un



Rassemblement de soutien au régime sur la place Kim Il Sung à Pyongyang (Photo: Archives/KCNA)

La Corée du Nord a averti samedi que la Corée du Sud ferait face à une «situation catastrophique» si un groupe de réfugiés nord-coréens envoie des tracts anti-Pyongyang à travers la frontière, comme cela est prévu.

Des réfugiés nord-coréens et une organisation civique basée à Séoul ont déclaré qu’ils prévoyaient de lâcher à l’aide d’un ballon des dépliants avec des messages anti-Pyongyang, mélangés avec des billets en dollars américains, dans la ville de Paju le jour de l’anniversaire du leader et fondateur défunt Kim Il-sung, qui tombe ce lundi.


Dans un billet d’opinion publié sur le site Web de Uriminzokkiri, le principal site Internet de propagande de Pyongyang, le régime nord-coréen déclare qu’une situation catastrophique se produira si les tracts franchissent la frontière le «Jour du Soleil», soit l’anniversaire du Grand leader Kim Il-sung.


«Une pareille folie dans la confrontation ne servira qu’à déclencher la mise en alerte et la colère de notre armée et de notre peuple», est-il écrit sur le site, précisant également que le Nord bombardera les sites sud-coréens utilisés pour envoyer les tracts de propagande.

Ce n’est pas la première fois que des militants du Sud envoient des tracts à travers la frontière pour condamner la dictature du régime nord-coréen et appelant à un soulèvement contre ses dirigeants.


Actuellement dirigé par Kim Jong-un, le petit-fils du fondateur du pays, Kim Il-sung, la Corée du Nord a souvent menacé de représailles le Sud pour ses activités de militants anti-régime nord-coréen, même si aucune action concrète n’a jamais été prise jusqu’à présent.

La menace du Nord sur le Sud arrive alors que plusieurs missiles seraient sur le point d’être lancés.

Depuis le succès du troisième essai nucléaire du pays, les sanctions des Nations Unies ont ravivé la colère du régime qui a menacé les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon d’une guerre thermonucléaire.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 12:01

Corée du Nord: Kim Jong-un pas vu en public depuis deux semaines



Dossier: Tensions dans la péninsule coréenne (2013)


Corée du Nord: Kim Jong-un pas vu en public depuis deux semaines
© Илья Питалев
11:58 14/04/2013

SEOUL, 14 avril - RIA Novosti





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Multimédia





Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un n'a pas été vu en public ces deux dernières semaines, déclenchant une supposition que le régime de Pyongyang pourrait être tenté de modérer ses menaces de guerre, rapportent dimanche les médias sud-coréens.

Le numéro un nord-coréen n'a pas été vu depuis le 1er avril lorsqu'il présidait la session parlementaire annuelle. L'absence de Kim n'est pas considérée comme inhabituelle, mais la disparition actuelle intervient sur fond de regain des tensions dans la péninsule coréenne alors que Pyongyang devrait lancer un missile à moyenne portée.

Une source au sein des services de renseignement sud-coréens a démenti les rumeurs d'un coup d'Etat en préparation à Pyongyang, indiquant que "rien de particulier" n'avait été observé dans l'entourage du jeune dirigeant nord-coréen. D'après une autre source, l'absence de Kim Jong-un constitue une partie d'une "guerre psychologique visant à attirer l'attention de la Corée du Sud et des Etats-Unis".

Début mars, la Corée du Nord a résilié tous les accords de non-agression et de dénucléarisation conclus avec la Corée du Sud. Un mois plus tard, le régime de Pyongyang a annoncé son intention de procéder à un tir d'essai d'un missile balistique de portée moyenne Musudan.

Vendredi 12 avril, la Corée du Sud s'est déclarée prête à entamer des négociations avec Pyongyang. Cependant, le Nord n'a pour le moment émis aucune réponse à la proposition de Séoul.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 13:34

La Corée du Nord rejette l’offre sud-coréenne pour rouvrir la zone industrielle de Kaesong
Afin d’atténuer la tension sur la péninsule coréenne, Séoul a voulu faire un geste d’apaisement en proposant au Nord de relancer les activités de la zone industrielle de Kaesong, située en Corée du Nord et fermée depuis presque une semaine

14/4/13

La Croix

La tension sur la péninsule coréenne est encore trop forte. Et la Corée du Nord ne semble pas vouloir baisser la garde. Pyongyang a rejeté dimanche 14 avril l’offre de dialogue du Sud à propos de l’avenir du complexe industriel intercoréen de Kaesong, qui pourrait devoir fermer faute d’approvisionnement et de main-d’œuvre. Le Nord interdit aux Sud-Coréens l’accès au complexe, situé sur son territoire à une dizaine de km de la frontière, depuis le 3 avril.

Pyongyang a retiré ses 53 000 employés de la zone


Vexée par les articles de la presse conservatrice sud-coréenne qui n’imaginait pas une seconde que le Nord allait « paralyser la zone industrielle de Kaesong car Pyongyang a trop besoin des devises étrangères pour son économie », Pyongyang a décidé du jour au lendemain de retirer ses 53.000 employés mardi dernier, stoppant net les activités industrielles de cet espace où sont installées depuis 2003 plus d’une centaine de PME sud-coréennes, 800 ingénieurs et techniciens sud-coréens et 53 000 employés nord-coréens.

La Corée du Nord rejette une offre « sournoise »


Un chargé des relations intercoréennes avait appelé Pyongyang à « venir à la table des négociations » pour relancer le site industriel, ouvert en 2003 dans une volonté symbolique d’établir une coopération entre les deux Corées. Mais la Corée du Nord a rejeté l’offre du ministre sud-coréen de l’Unification Ryoo Kihl-Jae, qualifiant ce geste de « dénué de signification » et de « sournois », dont le véritable objectif serait de dissimuler un projet d’invasion du Nord.

« Nous tenons cette offre pour un geste dénué de signification, et vide », a déclaré un haut responsable du Comité du Nord pour une réunification pacifique de la Corée, dans un entretien à l’agence nord-coréenne KCNA. « Si le Sud veut vraiment entamer des négociations…, il devrait d’abord abandonner sa posture de confrontation », a-t-il ajouté, en référence aux manœuvres annuelles conjointes américano-sud-coréennes qui se déroulent actuellement dans le sud de la péninsule.

Les activités à Kaesong pourraient s’arrêter totalement


Le complexe constitue l’unique reliquat des efforts de rapprochement intercoréen, après le gel des relations bilatérales en 2010. Il a généré en 2012 un chiffre d’affaires de 469,5 millions de dollars US (366 millions d’euros), une manne en termes d’emploi, d’impôts et d’apport en devises étrangères.

Le 3 avril, la Corée du Nord a interdit l’accès de la zone aux employés sud-coréens qui font la navette quotidienne entre le Sud et le Nord, une partie des techniciens sud-coréens vivant à Kaesong sont rentrés au Sud mais près de 400 d’entre eux sont restés sur place pour entretenir le matériel. Pour autant, si les ouvriers nord-coréens ne reviennent pas travailler dans les usines et ateliers de Kaesong, l’activité de la zone pourrait s’arrêter totalement. Une première depuis 2003.



Dorian MALOVIC
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 14:33

Corée du Nord : les États-Unis "déterminés à défendre le Japon"
Le Point.fr - Publié le 14/04/2013 à 13:51 - Modifié le 14/04/2013 à 14:10

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a entamé à Tokyo dimanche la dernière étape de sa tournée en Asie, après Séoul et Pékin.



"Les États-Unis sont totalement déterminés à défendre le Japon", a souligné le secrétaire américain John Kerry, lors d'une conférence de presse au côté du ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, avec qui il venait d'avoir un entretien. La Corée du Nord a menacé vendredi le Japon du "feu nucléaire", après la décision de Tokyo de déployer des batteries antimissiles pour détruire tout missile nord-coréen qui menacerait son territoire.

Les géopoliticiens jugent très peu probable que la Corée du Nord vise délibérément le Japon, et estiment que les mesures de protection prises par Tokyo ont surtout pour but de parer à toute défaillance d'un missile d'essai nord-coréen, au cas où un problème technique le ferait plonger sur l'archipel par erreur.

Le régime nord-coréen pourrait procéder à un ou plusieurs tirs de missiles de courte ou moyenne portée autour du 15 avril, date de naissance du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-sung, grand-père du dirigeant actuel, Kim Jong-un, d'après les experts. Ce tir représenterait "une énorme erreur" du régime nord-coréen, a averti Kerry qui, dimanche, a jugé "extrêmement positive et constructive" sa visite en Chine qui s'est engagée à collaborer pour apaiser les tensions.

Visite en Chine



Le chef de la diplomatie américaine a entamé à Tokyo la troisième et dernière étape de sa tournée en Asie, après Séoul et Pékin. Pékin où John Kerry avait insisté samedi sur l'urgence de la situation auprès du chef de l'État chinois, Xi Jinping.

Seul allié et soutien économique de poids de la Corée du Nord, la Chine peut et doit user de son influence pour tordre le bras à Pyongyang avant qu'il ne commette l'irréparable, jugent les États-Unis.

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 17:07

International

International Actualités

Face à la Corée du Nord, l'arsenal de défense antimissile est impressionnant


03/04 | 23:35








Aegis, THAAD, Patriot ou encore GBI : pour faire face à d'éventuelles frappes nord-coréennes, les Etats-Unis, mais aussi la Corée du Sud et le Japon, disposent de toute une panoplie d'intercepteurs, fixes ou mobiles, à terre ou en mer.



Reuters
Reuters

En mer, le système Aegis



Embarqué à bord de croiseurs ou de destroyers, le système antimissiles Aegis permet d'intercepter à l'aide de missile SM-3 des missiles balistiques qui ont jusqu'à 5.000 kilomètres de portée lorsque ceux-ci sont en phase ascendante ou lors de leur vol exo-atmosphérique.


Deux destroyers américains, l'USS McCain et l'USS Decatur ont été déployés dans le Pacifique occidental pour faire face à d'éventuelles frappes nord-coréennes, selon le Pentagone. La marine japonaise dispose également de navires équipés de ce système.

Sur la côte Ouest américaine, le GBI



Pour faire face à la menace de missiles intercontinentaux (ICBM), les Etats-Unis disposent d' »intercepteurs basés à terre » (GBI, Ground Based Interceptor), destinés à détruire à mi-course de leur trajectoire les missiles lancés contre le territoire américain à l'aide d'un « véhicule tueur exo-atmosphérique ». Bien que déjà déployé, ce système connaît encore de nombreux ratés.


Trente intercepteurs sont déployés sur les bases de Fort Greely en Alaska et de Vandenberg en Californie et si la Corée du Nord n'est pas considérée à ce stade capable de frapper directement le territoire américain, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a annoncé mi-mars le déploiement de 14 GBI supplémentaires sur la côte Ouest d'ici 2017.

A Guam, le système THAAD



Le Pentagone a annoncé mercredi le déploiement « dans les prochaines semaines » sur l'île de Guam d'une batterie de missiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) pour compléter la protection de ce territoire américain contre une frappe nord-coréenne.


En dotation dans l'armée américaine depuis 2009, le système THAAD est conçu pour intercepter des missiles pouvant aller théoriquement jusqu'à 3.000 kilomètres de portée alors qu'ils se trouvent en phase terminale dans la haute atmosphère.


Monté sur camion, le système comprend, outre les intercepteurs, comprend un radar à bande X capable de déterminer l'origine et la trajectoire d'un missile balistique.

Au Japon et en Corée, le Patriot



Dévoilé au monde pendant la guerre du Golfe en 1991, le Patriot a été constamment modernisé depuis et en est maintenant à la version PAC-3. Il a été conçu pour intercepter les missiles de quelques centaines de kilomètres de portée, comme les Scuds, quand ces derniers sont en phase terminale, mais il peut également abattre des avions.


Chaque missile Patriot est doté d'une tête explosive qui détone quand elle s'approche de la cible. Le Japon et la Corée du Sud ont tous les deux acquis ce système pour faire face à la menace balistique nord-coréenne.

SOURCE AFP
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 17:37

Kerry tend la main à la Corée du Nord



Créé le 14-04-2013 à 09h50 - Mis à jour à 09h50



Mots-clés : COREE, Kerry, OFRTP, 20130414



par Arshad Mohammed et Kiyoshi Takenaka


TOKYO (Reuters) - Les Etats-Unis sont prêts au dialogue avec la Corée du Nord à condition qu'elle entame le démantèlement de son arsenal nucléaire, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat américain, en visite au Japon,

John Kerry a par ailleurs promis que Washington protégerait ses alliés asiatiques de toute provocation nord-coréenne, tout en souhaitant dénouer la crise par la négociation.

"Nous sommes prêts au dialogue, mais il faut que le moment et les circonstances y soient propices", a-t-il déclaré, ajoutant que Pyongyang devait au préalable prendre des mesures concrètes sur la voie de la dénucléarisation.

La Corée du Nord a menacé à plusieurs reprises les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon d'une offensive militaire depuis que le Conseil de sécurité de l'Onu lui a infligé de nouvelles sanctions en réponse à son essai nucléaire du 12 février, le troisième du genre.

Des rumeurs en annoncent un quatrième pour bientôt, mais on évoque également un prochain tir expérimental de missile.

"Il est vraiment malheureux qu'on prête tant d'attention au thème de la guerre dans les médias et ailleurs, alors qu'on devrait plutôt parler des perspectives de paix. Et je pense que ces perspectives existent", a souligné le secrétaire d'Etat s'adressant à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue japonais Fumio Kishida.

CLARIFICATION

Après la Corée du Sud et la Chine, le Japon est la dernière étape de cette tournée asiatique dominée à la crise coréenne.

Les Etats-Unis "feront le nécessaire" pour défendre leurs alliés, a-t-il insisté, avant d'ajouter: "Notre choix est de négocier, de nous asseoir à la table et de trouver un moyen pour que la paix règne dans la région".

John Kerry s'est en outre efforcé de clarifier des propos tenus samedi à Pékin, qui, selon certains, laissaient entendre que les Etats-Unis étaient prêts à renoncer à un projet de renforcement de leur dispositif antimissile en Asie à condition que la Chine persuade la Corée du Nord de renoncer à ses programmes nucléaires.

Le Pentagone a annoncé récemment son intention de déployer deux destroyers lanceurs de missiles Aegis dans le Pacifique Ouest et un Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) à Guam.

"Le président des Etats-Unis a déployé des moyens de défense antimissile supplémentaires précisément à cause de la menace nord-coréenne. Et, logiquement, si la menace nord-coréenne disparaît avec la dénucléarisation de la péninsule, ce genre de posture n'a plus lieu d'être. Mais il n'y eu ni accord, ni discussions. Il n'y a rien en ce sens sur la table actuellement", a expliqué Kerry.

"Nous sommes convenus que la Corée du Nord devait mettre fin à son discours et à ses comportements provocateurs, et démontrer qu'elle prend des mesures concrètes sur la voie de la dénucléarisation", a quant à lui déclaré Fumio Kishida.

A Pyongyang, où sera célébrée lundi la naissance de Kim Il-Sung, fondateur de la République populaire démocratique de Corée et grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong-un, on assure n'avoir aucune intention de renoncer à la bombe.

"Nous allons accroître nos capacités nucléaires, qui sont le trésor de la Corée unifiée (...) et que nous ne céderons à aucun prix", a promis Kim Young-nam, qui porte le titre de chef de l'Etat.

Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Pascal Liétout
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 17:55

Services secrets américains et nucléaire nord-coréen


12 avril 2013 | Classé dans: 1_geopol,Corée du Nord,Etats Unis,Géopolitique,Iran,Moyen-Orient,Présidence Obama,Reste du Monde,Syrie | Posté par: Michel Garroté





Michel Garroté, réd en chef –- Un rapport de la Defense Intelligence Agency (DIA), une agence dépendant du Pentagone, confirme que la Corée du Nord est en mesure de lancer des missiles équipés de têtes nucléaires. En clair, la DIA estime que la Corée du Nord dispose d’armes nucléaires capables d’être lancées par des missiles balistiques. Le rapport de la DIA a été discuté à la Chambre des représentants lors de l’audition de responsables du département de la Défense devant la commission parlementaire des Armées.

Le rapport de la DIA est intitulé « Evaluation de la menace dynamique : le programme d’armement nucléaire nord-coréen ». Les médias et les diplomates sont embarrassés par ce rapport et en ce moment ils font tout pour tenter de le minimiser. Rappelons que la Corée du Nord et les mollahs iraniens coopèrent depuis très longtemps sur le plan nucléaire et balistique. C’est donc également l’Iran qui – dans le contexte coréen et au-delà de la péninsule coréenne – représente une grave menace, y compris dans le cadre du conflit syrien.

Reproduction autorisée

Avec mention Michel Garroté www.dreuz.info
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   14.04.13 23:52

La Corée du Nord crée le ministère de l’Énergie atomique


Mots clés: Monde, Actualités, Crise coréenne, Ministère de l'Energie, atomique, Corée du Nord, Défense et Sécurité


Le gouvernement nord-coréen a publié un décret sur la création du ministère de l’Énergie atomique.

Le décret précise que le but du ministère est la « mise à niveau de l'industrie de l’Énergie nucléaire du pays, l'augmentation de la production des matières nucléaires, et la poursuite du développement d'une industrie nucléaire indépendante ».

Après que l'ONU ait imposé en février de nouvelles sanctions contre Pyongyang, les dirigeants nord-coréens ont promis de relancer un réacteur nucléaire à Yongbyon et menacé les États-Unis et la Corée du Sud d'une guerre nucléaire.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   16.04.13 8:58


La Corée du Nord lance un ultimatum à Séoul après des manifestations hostiles au régime
Le Monde.fr avec AFP | 16.04.2013 à 05h44 • Mis à jour le 16.04.2013 à 08h09

Célébration de l'anniversaire de la naissance de Kim Il-sung à Pyongyang, le 15 avril.

Pyongyang a lancé mardi 16 avril un ultimatum à Séoul, menaçant de l'attaquer à moins que la Corée du Sud s'excuse des manifestations hostiles à son régime. Un avertissement qui intervient au lendemain du départ du secrétaire d'Etat américain John Kerry d'Asie du nord-est, où il a effectué une tournée de quatre jours pour apporter son soutien à ses alliés sud-coréens et japonais, et incité la Chine à calmer son voisin nord-coréen.

Le porte-parole du ministère de la défense a réagi en estimant "regrettable que le Nord s'irrite d'informations parues dans la presse" et s'en serve pour "lancer des menaces à notre encontre". "Nous répondrons par des représailles sévères et résolues en cas de provocations orchestrées quelles qu'en soient les raisons", a ajouté Kim Min-Seok.

DES ACTES DE "MONSTRUEUX" ET "TROIS FOIS MAUDITS"

Lundi, date du 101e anniversaire de la naissance du fondateur de la Corée du Nord et grand-père du dirigeant actuel, une quarantaines de manifestants ont brûlé à Séoul des portraits des dirigeants nord-coréens : le fondateur Kim Il-Sung, le fils Kim Jong-Il – tous deux décédés – et le petit-fils Kim Jong-Un.

Qualifiant ces actes de "monstrueux" et "trois fois maudits", le commandement suprême de l'armée nord-coréenne a averti mardi que "(son) action de représailles débutera sans aucun avertissement à partir de maintenant tant que ces actes criminels blessant la dignité du commandement suprême de la Corée du Nord se poursuivront".

La communauté internationale craignait depuis plusieurs semaines que le Nord marque l'anniversaire du 15 avril en procédant à un tir de missile. Mais l'armée s'est contentée de cet ultimatum, ajoutant que si la Corée du Sud voulait vraiment le dialogue et les négociations, "elle devrait s'excuser pour toutes les actions hostiles à la Corée du Nord".

Manifestations hostiles au régime de Pyongyang à Séoul, le 15 avril.

Lundi, depuis Tokyo, John Kerry, a souligné que "les Etats-Unis rest(ai)ent ouverts à des négociations honnêtes et crédibles sur la dénucléarisation", mais que "la balle (était) dans le camp de Pyongyang."

LÉGER INFLÉCHISSEMENT DANS LES PROPOS

"L'accent est à présent placé sur les conditions de reprise du dialogue et ça vaut la peine d'être noté", observe Kim Yong-Hyun, expert de la Corée du Nord à la Dongguk University de Séoul, notant un léger infléchissement dans les propos de Pyongyang. Jusqu'à présent, le Nord avait rejeté les ouvertures au dialogue et qualifié par exemple de "sournoises" l'appel de Séoul à une négociation à propos du site industriel intercoréen de Kaesong, quasiment fermé.

A Washington, la Maison Blanche a précisé lundi que les conditions de reprise de dialogue avec Pyongyang restaient inchangées. "Cela a toujours été notre position (...). La Corée du Nord doit s'engager à respecter les obligations internationales comme cela a été convenu", a rappelé le porte-parole Jay Carney. Washington a par ailleurs invité la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye le 7 mai.

La péninsule coréenne connaît un très vif regain de tensions depuis qu'un nouveau train de sanctions a été adopté à l'ONU contre la Corée du Nord suite à son troisième essai nucléaire le 12 février. Irrité aussi par des manœuvres militaires américano-sud-coréennes, le régime de Pyongyang a menacé de "guerre thermonucléaire" les Etats-Unis et la Corée du Sud, et du "feu nucléaire" le Japon, qui a déployé des moyens pour détruire tout missile nord-coréen qui menacerait son territoire.

Selon les services de renseignements sud-coréens, le Nord a récemment déployé sur sa côte orientale deux missiles Musudan, d'une portée théorique de 3 000 à 4 000 kilomètres, capables d'atteindre la Corée du Sud, le Japon et l'île américaine de Guam. Le ministère de la défense sud-coréen a prévenu lundi que les mesures de protection ne seraient pas levées même si la Corée du Nord ne tirait pas le 15 avril. "Cette situation, a-t-il assuré, pourrait durer un moment".
Un hélicoptère de l'armée américaine s'écrase

Un hélicoptère de l'armée américaine s'est écrasé mardi en Corée du Sud, près de la frontière intercoréenne, sans faire de blessés, a annoncé un porte-parole du ministère de la défense sud-coréen. L'hélicoptère, un UH-60 Black Hawk selon l'agence de presse Yonhap, s'est écrasé dans le comté de Cheolwon, frontalier de la Corée du Nord, dans des circonstances indéterminées, au moment où les Etats-Unis et la Corée du Sud conduisent leurs manœuvres militaires annuelles communes. Les secours cités par Yonhap précisent que les 12 militaires à bord de l'appareil ont survécu. Quelque 28 500 militaires américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la Guerre de Corée (1950-53). - (avec AFP)
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   16.04.13 16:56

La Corée du Nord refuse le dialogue avec Washington
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 16.04.2013 à 15h51 • Mis à jour le 16.04.2013 à 16h06

La Corée du nord a annoncé qu'elle n'accepterait pas un dialogue "humiliant" avec les Etats-Unis.

La Corée du Nord a annoncé mardi 16 avril qu'elle n'accepterait pas un dialogue "humiliant" avec les Etats-Unis et que des discussions n'étaient possibles que si Washington abandonnait sa politique jugée "hostile" à son régime et ses "menaces nucléaires".


"Nous ne sommes pas opposés au dialogue, mais nous ne pouvons accepter d'entamer face à face un dialogue humiliant avec un interlocuteur qui brandit une menace nucléaire", a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères à l'agence de presse officielle.

Lundi, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, avait déclaré les Etats-Unis "ouverts à des négociations honnêtes et crédibles sur la dénucléarisation", si la Corée du Nord faisait un pas dans sa direction. "La balle est dans le camp de Pyongyang", avait-il ajouté lors d'un discours à Tokyo où il bouclait la troisième et dernière étape de sa tournée en Asie.

PRÊT À "TOUTE ÉVENTUALITÉ"

Interrogé mardi sur NBC, Barack Obama a confié s'attendre à de nouvelles "provocations" de la Corée du Nord dans un avenir proche mais il ne la croit pas capable d'installer une tête nucléaire sur un missile balistique.

"Nous espérons être en mesure de la contenir et de passer à une nouvelle phase dans laquelle ils essaieront de régler par la voie diplomatique certains de ces problèmes", a-t-il déclaré. Le président américain a ajouté que les Etats-Unis devaient tout de même se préparer à "toute éventualité".
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   16.04.13 18:22

La Voix de la Russie

La Corée du Nord a rejeté la proposition américaine pour les négociations

Mots clés: Monde, Actualités, Politique, Crise coréenne, Corée du Nord, Etats-Unis

16.04.2013, 20:04, heure de Moscou

кндр флаг северная корея

© Collage : La Voix de la Russie

« La Corée du Nord n'a pas l'intention d'entamer des négociations humiliantes avec un pays, qui la menace de ses armes nucléaires Ce dialogue est possible qu'au stade où la RPDC possédera suffisamment d'armes nucléaires pour contrer la menace des États-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué.

Plus tôt mardi, le président américain Barack Obama avait indiqué que la Corée du Nord a toujours la possibilité de négocier avec la Corée du Sud et les États-Unis, mais pour le dialogue Pyongyang doit abandonner son comportement provocateur.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   16.04.13 18:27

"Ce dialogue est possible qu'au stade où la RPDC possédera suffisamment d'armes nucléaires pour contrer la menace des États-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères nord-coréen dans un communiqué".

Contradiction,mensonge,tactique ?
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   16.04.13 18:34

cela me paraît être un jeu de gamins,du moins pour l'instant !
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   17.04.13 16:59

Corée du Nord: "Je crains un effondrement"

Propos recueillis par Marc Epstein, publié le 17/04/2013 à 15:39
Professeur d'histoire à l'université Kookmin, à Séoul, Andreï Lankov est un spécialiste respecté de la Corée du Nord. Il redoute plus une guerre civile qu'un conflit armé avec le Sud

Alors que le régime de Pyongyang multiplie les menaces et les provocations, L'Express a interrogé Andreï Lankov, spécialiste de la Corée du Nord.
Comment comprendre les récentes provocations de Pyongyang?
Andreï Lankov : D'abord, le gouvernement nord-coréen est sans doute moins stable qu'on le dit. Selon mes informations, Kim Jong-un est confronté à un manque de popularité. Il est dans son intérêt d'attiser une atmosphère de crise et d'entretenir l'idée que le pays est assiégé et que sa survie dépend du leader.
Quels sont les signes de ce manque de popularité?
Malgré tous les efforts du régime, les informations circulent et elles ne sont pas brillantes. L'apparition d'un capitalisme de marché noir a nourri la corruption et les inégalités. Le régime prêche la patience, mais le temps joue contre lui.
Les déclarations belliqueuses sont un message adressé à l'étranger, aussi.
Le dernier livre d'Andreï Lankov paraît ces jours-ci (en anglais): The Real North Korea. Life and Politics in the Failed Stalinist Utopia (La Vraie Corée du Nord. La vie et la politique dans l'utopie stalinienne en faillite). Oxford University Press.
Oui. Pyongyang espère arracher des concessions aux Sud-Coréens et aux Américains. Pour la première fois, d'ailleurs, le régime est parvenu à affecter l'économie sud-coréenne: la Bourse de Séoul a traversé un léger trou d'air et certains investisseurs étrangers ont évoqué l'hypothèse d'une délocalisation. Du point de vue de la Corée du Nord, c'est bien joué.
Kim Jong-un a-t-il les mains libres?
Sans doute pas. L'année dernière, entre la mi-juin et la mi-septembre, il a semblé amorcer quelques réformes dans l'agriculture et l'industrie. La nomination d'un Premier ministre partisan de l'ouverture est un autre signe. Nous ignorons pourquoi tout cela s'est arrêté, mais une partie de son entourage a dû s'y opposer.
Le régime peut-il être amené à abandonner l'arme nucléaire?
Jamais. En Libye, le colonel Kadhafi a accepté d'abandonner son programme nucléaire en échange de beaucoup d'argent. Aujourd'hui, il est mort, et les leaders nord-coréens en ont tiré les conclusions. Le reste du monde n'a plus le choix: nous devons accepter que la Corée du Nord est de facto une puissance nucléaire. Notre seule marge de manoeuvre, c'est le programme. Pour une somme absolument considérable, la Corée du Nord pourrait envisager de le geler. Mais cela coûtera très cher. La politique de Pyongyang repose sur deux choses: la sécurité et l'argent. Le premier objectif est de consolider le régime en place. Le second est d'attirer l'aide - du pétrole, de l'alimentation, des devises. Pour parvenir à ses fins, son meilleur atout est la carte nucléaire.
Pourquoi l'allié chinois ne pèse-t-il pas davantage sur la Corée du Nord?
C'est ce que les Soviétiques ont découvert dans les années 1960: vous pouvez contrôler la totalité de l'économie nord-coréenne, mais cela ne se traduit pas en influence politique. La raison est simple: si vous jouez de vos investissements pour menacer l'économie nord-coréenne, les dirigeants s'en fichent. Ils n'en souffrent guère. Le régime comprend que, s'il accepte des concessions, il perd bien plus.
La Corée du Nord n'a pratiquement jamais attaqué nommément la nouvelle présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye.
Oui. J'en déduis que la Corée du Nord s'attend à voir le Sud payer davantage. Moi aussi, d'ici à deux mois environ, je pense que Séoul accroîtra son aide humanitaire. Pyongyang aura gagné du temps.
A plus long terme, que pourrait-il arriver?
Je ne crois pas à un conflit armé, qui serait suicidaire. En revanche, je crains un effondrement rapide et désordonné du régime, avec un risque réel de guerre civile -la première du genre, dans un Etat nucléaire. Par la suite, l'unification avec la voisine du Sud, environ 50 fois plus riche, sera un processus brouillon: la plupart des Nord-Coréens n'ont pas d'éducation, pas d'expertise valable, pas d'expérience du monde. Dans une péninsule unifiée, ils deviendront des citoyens de seconde zone et le resteront leur vie entière. Les membres de la classe moyenne souffriront le plus. Un médecin nord-coréen peut être un excellent praticien, mais il emploie les techniques soviétiques des années 1960. Un ingénieur peut être épatant, mais il n'a jamais utilisé d'ordinateur... Et tout cela peut réserver des surprises. Voyez la Russie postsoviétique: aujourd'hui, Staline y est sans doute la figure historique la plus appréciée de la population. Dans un premier temps, les statues des Kim seront renversées. Plus tard, leurs portraits seront accrochés à nouveau dans les appartements. Nous avons de gros soucis devant nous. Je suis déçu de constater que peu de gens y réfléchissent et s'y préparent.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   18.04.13 10:48

Corée du Nord: Pyongyang pose ses conditions, sévères, à une reprise du dialogue

18 avril 2013 à 10:22



Par AFP
Libération
La Corée du Nord a posé ses conditions jeudi pour une reprise du dialogue avec Séoul et Washington, exigeant notamment le retrait des sanctions de l’ONU, ce qui rend peu probable une reprise des négociations mais permet d’apaiser peu à peu la tension sur la péninsule.
«Les demandes de la Corée du Nord sont totalement incompréhensibles. C’est absurde», a réagi Cho Tai-Young, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères sud-coréen.
«Nous demandons instamment au Nord d’arrêter d’émettre des demandes aussi incompréhensibles et de faire des choix judicieux, comme nous l’y avons encouragé à plusieurs reprises», a-t-il ajouté.
La Commission de défense nationale a appelé jeudi au «retrait des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concoctées pour des raisons grotesques». Elle a également exigé la fin des manoeuvres militaires conjointes conduites par les Etats-Unis et la Corée du Sud dans le sud de la péninsule.
Séoul et Washington conduisent depuis plusieurs semaines leurs manoeuvres militaires conjointes annuelles, ce qui attise comme chaque année la colère de Pyongyang, qui y voit la répétition générale d’une invasion de son territoire.
Depuis un 3e essai nucléaire nord-coréen le 12 février, et un nouveau train de sanctions de l’ONU à l’égard de Pyongyang, la tension est remontée en flèche dans la péninsule coréenne.
Les conditions d’une reprise d’une dialogue sont désormais le thème dominant, après plusieurs jours passés dans la crainte d’un nouveau tir de missile par le Nord, aux alentours du 101e anniversaire de la naissance du fondateur du pays, grand-père du dirigeant actuel Kim Jong-Un, le 15 avril.
L’armée nord-coréenne s’est en fait bornée à lancer un ultimatum à Séoul, ajoutant que si le Sud voulait vraiment le dialogue et les négociations, «elle devrait présenter des excuses pour toutes les actions hostiles à la Corée du Nord».
Des analystes notent que le thème du dialogue a peu à peu remplacé ces derniers jours les menaces de frappes nucléaires dans la rhétorique, souvent enflammée, de Pyongyang.
«Je ne crois pas que Pyongyang s’attende à ce que ses conditions soient remplies», déclare Yang Moo-Jin, professeur à l’université des Etudes nord-coréennes à Séoul. «C’est un moyen de montrer sa force au début, dans une lutte acharnée, mais cela signale qu’au final, il y a un désir de dialogue».
Daniel Pinkston, expert sur la Corée du Nord chez International Crisis Group, estime que Pyongyang n’a aucune intention d’assouplir sa position. Pour le Nord, seule vaut sa reconnaissance en tant que puissance nucléaire, un statut dont ne veulent pas entendre parler Washington et ses alliés, selon l’analyste. «Alors de quoi parleraient-ils», s’interroge-t-il. «Le Nord s’est engagé. Il a brûlé ses dernières cartouches. Toute volte-face ne s’effectuerait qu’à un coût immense pour le régime sur le plan intérieur», a-t-il ajouté.
«Nous sommes toujours dans une situation qui mène à une collision. Ca ne va pas bien finir».
La nouvelle présidente de Corée du Sud Park Geun-Hye et le secrétaire d’Etat américain John Kerry, lors de sa récente visite en Asie du nord-est, ont tous deux souligné qu’une reprise du dialogue ne se ferait que si le Nord «changeait son comportement» et respectait ses obligations internationales, notamment sur son programme nucléaire.
Park Geun-Hye avait promis lors de sa campagne électorale d’assouplir la position du Sud vis-à-vis du Nord après des années de politique intransigeante conduite par son prédécesseur. Mais son arrivée officielle à la tête du pays a coïncidé avec le test nucléaire nord-coréen, étouffant dans l’oeuf ses velléités de main tendue.
La veille, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait invité le Nord à «prendre au sérieux» l’offre de dialogue du Sud à propos de l’avenir du complexe industriel intercoréen Kaesong.
Pyongyang interdit aux Sud-Coréens l’accès au complexe, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière, depuis le 3 avril. Il en a retiré ses 53.000 employés.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   18.04.13 13:44

Corée du Nord : les irréductibles de Kaesong



Quand Kim Jong-un a décrété la fermeture du parc industriel de Kaesong, vestige de la coopération intercoréenne, 205 employés du Sud ont choisi de rester pour protéger leur usine et leur matériel. Dix jours plus tard, privés de ravitaillement, ils commencent à manquer de vivres.

Séoul
Ils sont les vraies victimes de la crise nord-coréenne. Pris au piège du bras de fer déclenché par Kim Jong-un, ils survivent depuis deux semaines sur leurs maigres réserves de nouilles lyophilisées, qui s'amenuisent de jour en jour. 205 employés sud-coréens et un Chinois sont coupés du monde, accrochés à leurs usines comme des huîtres, dans le parc industriel de Kaesong, la seule enclave capitaliste en Corée du Nord.
Mercredi, Pyongyang a refusé qu'une délégation du Sud franchisse la DMZ, la frontière fortifiée qui coupe la péninsule le long du 38e parallèle, pour ravitailler en vivres et médicament ces irréductibles. «Ils vivent sur leurs réserves et n'ont plus de produits frais. Leurs stocks ne dureront plus très longtemps», s'inquiète Park Soojin, porte-parole du ministère de l'Unification à Séoul. Dans cet immense complexe déserté où «plus aucune usine ne tourne aujourd'hui», ils font des rondes et comptent leurs vivres. Séoul refuse de préciser combien de jours ils pourront encore tenir.
Un échec pour Ban Ki-moon

Ce siège lancinant est le point de fixation des tensions Nord-Sud, alors que les efforts se multiplient pour trouver une solution diplomatique à la crise qui secoue la péninsule depuis février. Ce matin, Pyongyang a affirmé dans un communiqué lapidaire qu'il n'engagera «jamais» de discussion avec la Corée du Sud, si celle-ci poursuit ses «actes hostiles». La dictature dénonce en particulier les manifestations contre son régime dans le centre de Séoul où quelques poignées de militants ont brûlé des effigies du «Leader suprême», Kim Jong-un. Tandis que Le Rodong Sinmun, le quotidien du Parti appelle la population à se préparer à des «actions décisives» pour venger ce «sacrilège» contre la «dignité suprême» du pays. Un échec pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU qui avait appelé le Nord à revenir à la table des négociations, s'inquiétant d'une «situation hautement volatile» sur la péninsule.
Mais pour les «otages» de Kaesong, l'enjeu est plus prosaïque et immédiat: ne pas perdre leur gagne-pain et leur outil de travail. Ces ingénieurs et managers refusent d'abandonner les usines, bureaux, ordinateurs et autres matériels de peur de ne jamais les retrouver. La plupart de leurs collègues sont retournés au Sud depuis la décision unilatérale de Pyongyang, le 9 avril dernier, d'interdire l'entrée du parc aux employés des 123 entreprises y opérant. En pleine surenchère nucléaire avec Washington et Séoul, Kim a franchi un pas supplémentaire en retirant ses 53.000 ouvriers nord-coréens qui fabriquaient des chaussures, des ustensiles de cuisine et d'autres produits industriels pour les entreprises capitalistes, contre un salaire imbattable de 160 dollars par mois.
53.000 ouvriers nord-coréens sont aussi privés de leur emploi

Un retrait sans précédent qui obscurcit l'avenir du parc, dernier vestige de la coopération intercoréenne, lancé à l'époque de la politique de rapprochement du «rayon de soleil» en 2003. À quinze kilomètres au nord de la frontière barbelée, le parc industriel rutilant, se présentait comme une enclave high-tech capitaliste, contrastant avec les façades grises décrépies et l'architecture stalinienne de la ville voisine de Kaesong, où trône une gigantesque statue de Kim Il-sung. Un laboratoire de la réunification de la péninsule devenu aujourd'hui une anomalie à la suite de la détérioration des tensions enclenchées en 2008 et qui culmine depuis le troisième essai atomique du Nord, le 12 février.
Cette guerre d'usure a également un coût pour la dictature du Nord. Au-delà de la dimension symbolique de ce bras de fer avec son frère ennemi, la fermeture du parc inflige une perte économique et sociale non négligeable pour un régime toujours à court de cash. Chaque année, le Sud versait 80 millions de dollars dans les caisses de Pyongyang. Surtout, depuis la fermeture, le régime doit gérer et surveiller 50.000 ouvriers désœuvrés et sans ressources, faisant vivre de nombreuses familles dans les environs de Kaesong. Une population jugée d'autant plus sensible qu'elle a été en contact direct avec la «modernité» capitaliste via son travail au quotidien, sous la coupe de managers du Sud.
Dans ce contexte, les négociateurs de Séoul veulent croire que le parc de Kaesong a encore un avenir. Et que Kim reviendra à la table des négociations, à l'heure où le jeune leader clame sa détermination à transformer son pays appauvri en «géant économique».
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   19.04.13 18:29

Corée du Nord : un art de la guerre

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 19.04.2013 à 16h54 • Mis à jour le 19.04.2013 à 17h26 Philippe Pons


Des soldats nord-coréens en exercice. Cette photographie a été publiée par l'agence officielle du régime, KCNA, le 20 mars. | KCNA/REUTERS
Généralement qualifié d'"irrationnel", le régime nord-coréen est loin de l'être si l'on se place du point de vue de sa logique propre, pour condamnable qu'elle soit au regard des normes internationales, tant sur le plan diplomatique que sur celui des droits de l'homme. "Irrationnels, ses dirigeants ? Certainement pas. Ils sont les plus machiavéliques du monde", tranche Andreï Lankov. Professeur à l'université Kookmin, à Séoul, il est l'un des meilleurs analystes d'un pays pour le moins irascible et vient de publier The Real North Korea. Life and Politics in the Failed Stalinist Utopia (Oxford University Press). Son point de vue est partagé par les historiens et analystes américains ou sud-coréens de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

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Lire aussi : Vingt ans d'échecs diplomatiques
La tension actuelle n'est nouvelle que par sa durée, la violence de la propagande et la surenchère en invectives et en menaces. L'objectif, toujours le même, est de forcer les Etats-Unis à négocier. La tactique avait été payante par le passé : en août 1998, la Corée du Nord lança un missile Taepodong-1, présenté comme une fusée porteuse d'un satellite, qui passa au-dessus du Japon et s'abîma dans le Pacifique. L'année suivante, Washington infléchissait sa politique, et la secrétaire d'Etat Madeleine Albright se rendit à Pyongyang en octobre 2000. Sa visite devait être suivie de celle de Bill Clinton. En fin de mandat, celui-ci y renonça. Puis George W. Bush plaça la Corée du Nord dans l'"axe du mal" et balaya les acquis de son prédécesseur.
Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord depuis 2011. | KCNA/AFP
Aujourd'hui, la situation est différente : le pays a effectué trois essais atomiques et s'est proclamé puissance nucléaire. Bien que les experts estiment qu'il n'a pas la technologie de miniaturisation permettant de fabriquer une ogive à placer sur un missile, il dispose de capacités nucléaires (stocks de plutonium, filière d'enrichissement d'uranium) et balistiques. Et une nouvelle fois, Pyongyang monte au créneau avec les mêmes objectifs.
LE RÉGIME SE SENT ISOLÉ
Si l'on se place dans la logique du régime, sa gesticulation guerrière a d'abord des causes immédiates : riposte aux sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU (votées également par la Chine) à la suite du tir de fusée de décembre et de l'essai nucléaire de février, et réaffirmation de son droit à se défendre (en disposant d'une force de dissuasion) ainsi qu'à utiliser l'espace à des fins pacifiques. En proclamant ne plus être lié par l'armistice de 1953, le régime rappelle, en outre, que la péninsule est toujours en état de guerre (aucun traité de paix n'est intervenu en soixante ans) et qu'un conflit est toujours possible. Autant de prétentions (être reconnue puissance nucléaire) et d'actions unilatérales (rejet de l'armistice et menaces) inacceptables pour les Etats-Unis et leurs alliés.
"L'agressivité de Pyongyang s'explique par un regain de confiance à la suite de la réussite des essais balistiques et nucléaires", avance Cheong Seong-chang, de l'Institut Sejong à Séoul. Le régime se sent isolé (sa confiance en l'allié chinois est plus que jamais modérée) et pris au piège de l'indifférence (la "stratégie de la patience" de l'administration Obama). L'étau des sanctions se resserre et la situation économique continue à stagner, sinon à se dégrader, alors que le dirigeant, Kim Jong-un, a promis à la population il y a tout juste un an qu'elle n'aurait plus à "se serrer la ceinture".
LA SOCIÉTÉ ÉVOLUE
Pour l'instant, les conditions d'une révolte ou d'un coup d'Etat sont loin d'être réunies. Mais Kim Jong-un doit paraître tenir ses engagements. Sous la chape de plomb du régime, la société évolue. En dépit de tours de vis, l'économie parallèle, de facto de marché, entame le contrôle de l'Etat : avec les marchandises circulent plus d'informations venues de l'extérieur qui affaiblissent l'idéologie. La monétarisation de l'économie (pratiquement inexistante jusqu'à la fin des années 1990) a permis à la population de prendre conscience que sa vie ne dépend plus uniquement du bon vouloir de l'Etat. L'écart entre une minorité qui "fait de l'argent" et la majorité qui peine devient plus criant et une nouvelle génération nourrit des attentes que n'avaient pas ses parents. Autant de facteurs dont le régime doit tenir compte, au risque d'accroître frustrations et mécontentement.
Le retour aux affaires de Pak Pong-ju, nommé premier ministre le 31 mars, pourrait être le signe d'une volonté réformiste : occupant déjà ces fonctions en 2003, il avait amorcé une transition vers l'économie de marché avant d'être remplacé en 2006, lorsque le régime chercha à enrayer une évolution jugée potentiellement déstabilisatrice. Pour redresser l'économie, la Corée du Nord a besoin de réformes, mais aussi d'une aide extérieure.
Pour un régime qui a fait de l'indépendance un objectif sacré, puissance militaire et développement économique sont indissociables. Compte tenu des menaces représentées par le pays, ces deux objectifs sont incompatibles aux yeux de Washington. Et Pyongyang recourt à son habituelle "diplomatie coercitive" (ou, en des termes plus crus, au chantage).
UNE HABILETÉ DANS LA CONFRONTATION
L'irrationalité que l'on prête à la Corée du Nord tient au positionnement du régime depuis l'origine. Il se situe dans une autre rationalité que celles des instances internationales et repose sur une diplomatie fondée sur la sécurité collective et la réciprocité : celle d'un pays de l'ère postcoloniale, arc-bouté sur le nationalisme, la défense de l'indépendance et la lutte contre l'impérialisme, font valoir des historiens spécialistes, comme Charles Armstrong, de l'université Columbia. Conception dont l'histoire a démontré la faillite et dont les habitants paient tragiquement le prix. Assurément. Mais le régime nord-coréen s'est construit pour la lutte et, depuis plus d'un demi-siècle, il mène le même combat, revendiquant son droit à l'existence et négociant "au bord du gouffre", quels que soient les effets sur sa population.
C'est dans la confrontation qu'il démontre sa plus grande habileté, justifiant la dictature et les souffrances par la menace qui pèse sur le pays. Un nationalisme exacerbé, plus que le socialisme, explique la pérennité du régime, avance l'historien Gi-wook Shin, de l'université Stanford, aux Etats-Unis.

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   21.04.13 10:07

Deux lanceurs de missiles déplacés en Corée du Nord-Yonhap

21/04/2013| 06:20
Deux lanceurs mobiles de missiles Scud à courte portée ont été positionnés sur la côte orientale de Corée du Nord, dans la province d'Hamgyeong du Sud, ce qui semble confirmer que Pyongyang s'apprête à procéder à un nouveau tir expérimental, rapporte dimanche l'agence sud-coréenne Yonhap.
Séoul et ses alliés, que la Corée du Nord à menacé à plusieurs reprises d'une offensive militaire, s'attendent depuis plusieurs semaines à un tel tir, qui serait contraire aux résolutions de l'Onu. Il pourrait avoir lieu le 25 avril, à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de l'armée nord-coréenne.
"L'armée observe attentivement les derniers préparatifs en vue d'un tir de missile", écrit Yonhap, citant une source militaire sud-coréenne selon laquelle les mouvements ont été constatés sur des images satellitaires.
Deux missiles Musudan de moyenne portée et sept lanceurs mobiles avaient déjà été déplacés début avril dans le même secteur.
Pyongyang multiplie les menaces et les provocations depuis que le Conseil de sécurité de l'Onu lui a infligé de nouvelles sanctions en réponse à son troisième essai nucléaire du 12 février. (Jane Chung, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   21.04.13 10:30

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   23.04.13 19:00

La Corée du Nord veut être reconnue comme puissance nucléaire


Créé le 23-04-2013 à 07h50 - Mis à jour à 07h50


Mots-clés : COREE, Nucléaire, DU, OFRWR, 20130423


par Robert Birsel et Stephanie Nebehay
SEOUL/GENEVE (Reuters) - La Corée du Nord a demandé mardi à être reconnue en tant que puissance nucléaire militaire, une requête aussitôt jugée "ni réaliste, ni acceptable" par les Etats-Unis qui veulent avec leurs alliés de l'Otan que Pyongyang renonce à son arsenal non-conventionnel pour ouvrir un dialogue et désamorcer la crise.
Après des semaines de menaces, dont celle d'une guerre nucléaire, Pyongyang a commencé à évoquer récemment une possible reprise des discussions, que Washington et Séoul appellent de leurs voeux.
Mardi, le Rodong Sinmun, organe officiel de Parti des travailleurs au pouvoir en République populaire démocratique de Corée (RPDC), juge les conditions des Etats-Unis et de la Corée du Sud inacceptables.
"Si la RPDC s'assied à la table (des négociations) avec les Etats-Unis, ce doit être un dialogue entre puissances nucléaires, pas celui d'une partie qui demande à l'autre de démanteler son arsenal nucléaire", dit le journal.
A Genève, Thomas Countryman, secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de la sécurité internationale et de la non prolifération, a rejeté cette demande.
"L'exigence de la Corée du Nord d'être reconnue comme une puissance nucléaire militaire n'est ni réaliste, ni acceptable", a-t-il dit à Reuters.
Thomas Countryman dirige dans la ville suisse la délégation américaine aux discussions sur le Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire.
APPEL DE L'OTAN À PYONGYANG
Le gouvernement américain s'est dit ouvert à plusieurs reprises à des négociations "authentiques et crédibles", tout en insistant sur le fait que Pyongyang devait d'abord apporter la preuve de son engagement à renoncer au nucléaire.
La Corée du Nord en a fait la promesse dans le cadre d'un accord conclu en 2005, qui prévoit en retour une aide économique, mais elle est revenue depuis sur cet engagement et assure désormais qu'elle ne renoncera jamais à son "trésor".
A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Otan ont publié un communiqué soulignant que les "provocations" nord-coréennes violent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, minent la stabilité et menacent les chances d'une paix durable dans la région.
"Nous exhortons la RPDC à ne pas se livrer à de nouvelles provocations", disent les ministres de l'Alliance qui demandent à Pyongyang de respecter les résolutions de l'Onu et de réintégrer le groupe des pays signataires du TNP, que la Corée du Nord a quitté en 2003.
Les Nord-Coréens doivent abandonner tous leurs programmes d'armes nucléaires et de missiles balistiques d'"une manière totale, vérifiable et irréversible" afin que puissent s'engager des discussions crédibles sur la dénucléarisation, ajoutent-ils.
Pyongyang a mené en février son troisième essai nucléaire après ceux de 2006 et de 2009, ce qui a entraîné de nouvelles sanctions de l'Onu et les récentes tensions alimentées par les menaces nord-coréennes contre la Corée du Sud et les Etats-Unis.
Avec Adrian Croft à Bruxelles, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   23.04.13 20:11

L'OTAN appelle la RPDC à renoncer aux armes
nucléaires


2013-04-24 01:32:36


Les chefs de la diplomatie des 28 pays de l'OTAN ont exhorté mardi la
République populaire démocratique de Corée (RPDC) à renoncer aux armes
nucléaires et à ses programmes nucléaires et de missile balistique.

L'OTAN condamne "dans les termes les plus forts" les programmes de mise au
point de missiles balistiques et d'armes nucléaires que la RPDC continue de
développer, "de même que ses récents discours virulents et menaçants", selon un
communiqué publié à l'issue d' une séance de travail des ministres des Affaires
de l'OTAN à son siège à Bruxelles.

De tels actes de Pyongyang "nuisent gravement à la stabilité régionale,
mettent à mal les perspectives de paix durable dans la péninsule coréenne et
font peser une menace sur la paix et la sécurité internationale", indique le
communiqué.

Les pays de l'Alliance atlantique appellent la RPDC à " abandonner toutes
armes nucléaires et tous programmes nucléaires et balistiques existants, de
façon complète, vérifiable et irréversible", et "s'engager dans des pourparlers
sérieux et authentique en vue de la dénucléarisation".

Une réelle tension règne dans la péninsule coréenne ces derniers mois. Le
Conseil de sécurité des Nations unies a adopté de nouvelles sanctions à
l'encontre de Pyongyang en mars dernier, en réponse à un essai nucléaire
entrepris en février par le pays d' Asie du nord-est.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont conjointement mené des manoeuvres
militaires de grande envergure, ce qui a conduit à une réaction féroce de
Pyongyang qui a menacé de mener une guerre contre ses ennemis.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   24.04.13 10:51

Corée du Nord : « Je n’ai jamais vu de telles tensions »




Thierry Jacolet | La Liberté
Entretien.


Un militaire nord-coréen, à Panmunjom, le 23 avril 2013 (Lee Jin-man/AP/SIPA)
L’escalade sans fin s’est accélérée ces dernières semaines dans la péninsule coréenne, entre attaques verbales au vitriol et manœuvres d’intimidation. Une guerre psychologique. Pour l’instant.
Le jeune dirigeant nord-coréen Kim Jung-un brandit le poing depuis plusieurs mois à la face de ses voisins et des Etats-Unis, laissant l’autre main traîner près du bouton rouge.
« Il est difficile de savoir quelle est la dose exacte de bluff et de réelles intentions. En tout cas, c’est une situation inédite. »
Le Suisse Adrien Evéquoz sait de quoi il parle, lui qui a déjà vécu des contextes électriques dans la péninsule. Entre mai 2000 et décembre 2004, ce diplomate de 65 ans fut en poste dans la zone démilitarisée entre les deux pays. Avec le grade de divisionnaire, il était à la tête de la délégation suisse dans la Commission des nations neutres pour la surveillance de l’armistice en Corée (NNSC). Aujourd’hui à la retraite, il analyse la situation à la lumière de son expérience.
La Liberté : Les menaces et provocations de la Corée du Nord sont récurrentes. Pourquoi la configuration actuelle est-elle différente ?
Adrien Evéquoz : Ce qui est nouveau, c’est le degré d’intensité des invectives et des menaces. Mais aussi la prolongation de la tension entretenue par l’accumulation des manifestations de capacité offensive censées attester le sérieux de ces menaces, comme le lancement de missiles et l’essai nucléaire. Cela va crescendo. Faut-il en déduire que le régime de Pyongyang entend pousser vers la ligne rouge ? Son nouveau maître reste imprévisible.
Avez-vous déjà vécu une situation aussi explosive ?
Non, pas à ce point. Quand j’étais en poste à Panmunjom, il y a eu, en plus de multiples incidents mineurs, des épisodes de forte tension. Notamment en juin 2002, quand un patrouilleur de la marine sud-coréenne a été envoyé par le fond lors d’un accrochage avec des navires nord-coréens en mer Jaune. Quatre membres de l’équipage ont péri. La Neutral Nations Supervisory Commission (NNSC) a été engagée pour observer l’opération de renflouement du navire. Il y a trois ans, un autre bâtiment de guerre sud-coréen a été coulé en mer Jaune. Bilan : 46 marins sud-coréens morts.
Le même scénario peut-il se reproduire ?
Le principal danger dans le contexte actuel est celui d’un incident sur terre ou en mer, voulu ou perçu comme une provocation. Il pourrait déclencher une surenchère de réactions propres à rallumer les hostilités.
Et en plus, il n’y a plus de dialogue entre les parties...
Le risque de dérapage est accru par le fait que les cadres de pourparlers, de dialogue et d’apaisement de la tension disponibles jusqu’ici sont maintenant au point mort. Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud attendent de la Chine qu’elle use de ses moyens de pression sur Pyongyang. Ils ne se montrent plus disposés à s’asseoir à la table de négociation sans gage de la Corée du Nord quant à sa réelle volonté de satisfaire leurs exigences essentielles (cessation des programmes d’armement nucléaire et du développement de missiles balistiques, non-prolifération), ainsi qu’au respect effectif et durable des accords qui pourraient être conclus.
La Corée du Nord pourrait-elle prendre le risque de passer à l’action ?
Ce risque serait fatal pour elle. Il faudrait que les dirigeants aient le sentiment que tout est perdu. Ils doivent éprouver actuellement un certain désarroi du fait que leur menace et tous leurs coups de bluff n’ont plus d’effet. Les autres parties ne se prêtent plus à la manipulation habituelle qui consiste à créer la tension pour la relâcher avec la négociation, tirer quelques concessions, puis quitter la table de négociation, en formulant de nouvelles exigences et se libérer de ses engagements. De toute façon, il s’agit moins de ce qu’ils ont l’intention de faire que de ce qu’ils peuvent faire.
Et quels sont leurs moyens ?
Indépendamment des missiles qu’ils brandissent comme des menaces, ils ont des moyens conventionnels, en particulier d’artillerie. C’est suffisant pour faire beaucoup de dégâts sur les zones frontières et sur la capitale Séoul. En revanche, il y a encore de sérieux doutes sur leur véritable capacité d’engager des missiles qui seraient contrôlables sur toute leur trajectoire et qui disposeraient d’une tête nucléaire.
Sur le plan nucléaire, le danger est énorme, mais l’intention semble plutôt d’ordre politique. Plus concret est le danger de prolifération. C’est une source de devises et de relations à laquelle Pyongyang ne semble pas prêt à renoncer.
Comment jugez-vous les provocations à répétition de Pyongyang ?
Kim Jung-un entend probablement mettre à l’épreuve les nouveaux dirigeants à Séoul et à Tokyo. Or, tout en faisant preuve de fermeté et en prenant les précautions qui s’imposent, la nouvelle présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, demeure prudemment retenue. On peut en dire autant du nouveau premier ministre japonais Shinzo Abe. Les menaces de Pyongyang et ses démonstrations de force sont peut-être aussi l’expression de sa crainte véritable que le grand exercice Foal Eagle, conduit chaque printemps par les forces des Etats-Unis avec celles de la Corée du Sud, ne serve aussi à élever le degré de préparation en vue d’opérations contre le Nord.
C’est pourtant un exercice habituel...
Oui, mais en considérant la tension actuelle et pour réaffirmer leurs garanties de protection envers la Corée du Sud et les autres alliés de la région, les Etats-Unis ont engagé cette année dans cet exercice des moyens, notamment aériens et navals, plus importants que d’ordinaire. Il sera intéressant d’observer à cet égard si la tension retombera quand cet exercice se sera achevé à la fin du mois.
Est-ce pour asseoir son pouvoir que Kim Jung-un joue avec le feu ?
Il entend probablement faire résonner l’éclat de ses défis autant à l’interne, dans la nation, qu’à travers la communauté internationale. On peut présumer que, promu rapidement et sans expérience au sommet de la pyramide du régime, il doit affirmer son autorité sur l’appareil du parti et sur l’armée. Tel est peut-être d’ailleurs aussi le souhait de ceux qui sont ses mentors dans l’Olympe de l’oligarchie de Pyongyang.


Dernière édition par Admin le 24.04.13 11:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   24.04.13 19:27

Pékin tente de retenir la Corée du Nord, dit un responsable américain


Créé le 24/04/2013 à 16h07 -- Mis à jour le 24/04/2013 à 16h07



Le chef d'état-major de l'armée américaine dit avoir été informé par les dirigeants chinois qu'ils tentaient de convaincre la Corée du Nord de renoncer à son programme nucléaire militaire. La Chine, premier partenaire commercial et principal soutien financier de la Corée du Nord, s'est jusqu'ici montrée réticente à l'idée de faire pression sur son voisin, mais elle a récemment laissé percer son agacement face aux menaces nord-coréennes contre les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon.
«Je partirai d'ici avec la conviction que les dirigeants chinois sont aussi préoccupés que nous par la marche nord-coréenne vers la nucléarisation et la technologie balistique et ils nous ont donné l'assurance qu'ils travaillaient sur ce sujet, autant que nous le faisons», a déclaré à la presse le général Martin Dempsey, au dernier jour d'une visite en Chine. «Nous pensons donc qu'il est encore temps pour les dirigeants nord-coréens de s'abstenir de toute nouvelle provocation et nous espérons assurément qu'ils saisiront cette occasion», a-t-il ajouté.
Revenir dans le jeu diplomatique

Pyongyang a mené en février un troisième essai nucléaire après ceux de 2006 et de 2009, ce qui a entraîné de nouvelles sanctions de l'ONU, auxquelles la Corée du Nord a réagi par de nouvelles menaces d'attaque nucléaire contre les Etats-Unis.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qui était en visite à Pékin au début du mois, a souligné l'importance de la Chine, qui est, selon les Etats-Unis, la mieux placée pour persuader Pyongyang de revenir dans le jeu diplomatique.
Martin Dempsey a affirmé que les Etats-Unis étaient capables de se défendre face à la Corée du Nord. La Corée du Nord a demandé mardi à être reconnue en tant que puissance nucléaire militaire, une requête aussitôt jugée «ni réaliste, ni acceptable» par les Etats-Unis.

Avec Reuters
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   24.04.13 20:55

Tir de missiles:la Corée du Nord joue avec les nerfs
le Point.fr
La Corée du Nord pourrait attendre fin juillet pour effectuer un tir d'essai de missile, maintenant la péninsule coréenne dans un état de tension permanente pendant encore plusieurs mois, a annoncé lundi le ministère sud-coréen de la Défense. Selon les services de renseignements sud-coréens, le Nord a récemment déployé sur sa côte orientale des lanceurs et des missiles de portée variable, capables pour certains d'atteindre la Corée du Sud, le Japon et l'île américaine de Guam.
Certains experts pensaient que le régime communiste effectuerait le ou les tirs autour du 15 avril pour marquer le 101e anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-sung. Pyongyang pourrait désormais choisir le 25 avril, date anniversaire de la création de l'armée nord-coréenne, le 30 avril pour marquer la fin des manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes, ou le 27 juillet, date anniversaire de l'armistice signé à la fin de la guerre de Corée (1950-1953). "Ce sont trois dates possibles (...), mais personne ne peut prédire exactement ce que va faire le Nord", a observé le porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense, Kim Min-seok.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   27.04.13 13:41

CONFLITCorée du Nord : l’évacuation du site de Kaesong a commencé

Le site industriel de Kaesong restait le dernier symbole des efforts de rapprochement intercoréen.

Un premier groupe de 11 travailleurs sud-coréens a quitté samedi le site industriel intercoréen de Kaesong, en territoire nord-coréen, et un deuxième convoi de 116 autres devrait suivre plus tard dans la journée et rentrer également en Corée du Sud.


Les 48 personnes restantes - principalement des fonctionnaires qui gèrent le complexe ainsi que des ingénieurs télécoms et électriciens - devraient être retirés lundi, selon le ministère de l’Unification de Séoul.

Ce retrait laisse planer un doute sur l’avenir de ce complexe industriel qui restait le dernier symbole des efforts de rapprochement intercoréen.

Les entreprises sud-coréennes installées sur le site se sont déclarées consternées par cette évacuation, décidée la veille par Séoul après que la Corée du Nord a rejeté l’ultimatum sud-coréen pour l’ouverture d’un dialogue.

«Nous sommes consternés par la décision soudaine du gouvernement de se retirer de Kaesong. Nous sommes préoccupés par les conséquence possibles de cette fermeture», a indiqué un représentant des 123 entreprises sud-coréennes du site aux journalistes à Paju.

«Il est regrettable qu’il n’y a eu aucune consultation préalable avec nous. Bien que certaines entreprises aient des opinions divergentes sur l’opportunité d’accepter cette décision soudaine, nous avons décidé de la respecter, car c’est une décision du gouvernement».

«J’étais plein de rêves et d’espoirs, il y a sept ans», a déclaré Park Yun-Kyu, PDG d’une entreprise de vêtements de Séoul installée à Kaesong. «Maintenant, les choses semblent si sombres et je ne sais pas quoi faire,» a-t-il déclaré à l’AFP en attendant le retour des deux derniers de ses employés.

«La prochaine étape sud-coréenne pourrait être de couper l’électricité au complexe avant de le fermer de façon permanente», estime Yang Moo-Jin, professeur des études nord-coréennes à l’Université de Séoul.

«La forte réponse de la Corée du Sud pourrait entraîner la disparition du dernier point de contact qui reste -et une confrontation prolongée- entre les deux Corées».

Après le gel des relations bilatérales en 2010, Kaesong est toujours resté ouvert, à de rares et brèves exceptions près.

Mais depuis le 3 avril, le Nord interdit aux Sud-Coréens l’accès au complexe, pourtant source essentielle de devises pour le régime isolé de Kim Jong-Un, situé sur son territoire à une dizaine de kilomètres de la frontière.

Il en a retiré ses 53 000 employés alors que les tensions étaient très vives dans la péninsule et que Pyongyang multipliait les menaces d’attaques nucléaires contre la Corée du Sud et son allié clé, les Etats-Unis.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 11:21

Corée du Nord : ces Français séduits par la dynastie Kim


Jérémy Gauthier a 20 ans, et au micro de TV5Monde, il annonce clairement la couleur : cet étudiant en langues à Lyon est pro-Corée du Nord et le revendique. Ils sont une centaine comme lui en France à soutenir l’idée de collectivisme et de toute puissance de l’armée. Les rapports des ONG sur les conditions de vie de la population nord-coréenne ne l’inquiètent d'ailleurs pas. Pour lui, il faut protéger ce petit pays socialiste menacé de toute part. Entretien, entre curiosité et stupéfaction.



Le site internet du Parti Juche de France.

11.04.2013Propos recueillis par Pauline Tissot.



TV5Monde : Qu’est-ce que le Parti Juche de France ?

Jérémy Gauthier (nom d'emprunt) : C’est un petit parti constitué d’une centaine de membres au niveau national, et créé en 2007 par l’actuel président Philippe Lefevre, et l’actuel secrétaire général Stéphane Fereira. La moyenne d'âge des militants est comprise entre 20 et 50 ans. Nous nous réunissons chaque année lors de nos Universités d’été ; et nous nous revendiquons des idées du Juche qui est, à proprement parler, l’idéologie nord-coréenne représentée par son créateur Kim Il-sung, le fondateur de la RPDC, la République Populaire et Démocratique de Corée du Nord. Pour faire passer ces idées, nous organisons essentiellement des pétitions dans la rue, pour interpeller les gens.

Nous ne sommes pas reconnu officiellement par la Délégation de Corée du Nord à Paris. Nous sommes un parti français, nous n’avons pas être reconnu ni par cette Délégation, ni par Pyongyang. Nous ne sommes pas l’organe représentatif de la Corée du Nord en France.

Nous nous distinguons par ailleurs du Parti Juchéen de France, qui n’existe que par un blog faiblement alimenté. Les militants de ce parti nous causent beaucoup de tort dans la mesure où ils racontent des énormités sur leur compte Twitter notamment.




Un tweet du @Parti_Juche le 21 avril 2013.

Quelle est cette idéologie nord-coréenne à laquelle vous vous rattachez ?

C’est une idéologie de type socialiste. Les
socialismes ont pris des formes très diverses à travers l’histoire. Tout est parti du marxisme, mais il a beaucoup évolué. Et les idées du Juche sont une formule plus élaborée et plus moderne du socialisme.

Bien sûr, comme chez les Soviétiques, nous prônons le collectivisme, c’est à dire la nationalisation des moyens de production. En revanche, les idées du Juche mettent davantage au centre de la société l’homme en tant que tel. Il faut d’abord prendre en compte les besoins de l’homme, et non ceux du capital. Ces besoins sont élémentaires comme l’émancipation, la liberté et la subsistance de l’homme. Les moyens de production doivent être mis en commun afin de répondre à ces besoins sans obstacle. Disons que c’est alors une conception plus évoluée du socialisme traditionnel qu’on a pu connaître en URSS.

Il faut enfin savoir que l’idéologie nord-coréenne est le seul socialisme à avoir survécu et résisté, comparé au régime soviétique ou chinois. Et cela grâce à l’autre pan de l’idéologie nord-coréenne : la politique de Songun. Le principe est qu’il faut donner une place importante à l’armée parce qu’elle est nécessaire à la survie d’un régime socialiste, menacé par l’impérialisme américain dans le cas de la Corée du Nord. Elle assiste et soutien le pouvoir. L’armée est d’ailleurs tout à fait prête à faire face à toute tentative de déstabilisation. Certes, une intervention n’est pas souhaitable. Mais il est juste nécessaire de se protéger contre les provocations incessantes depuis la création de la RPDC. Si les États-Unis cessent leur politique impérialiste, la guerre n’aura pas lieu.

Qu’est-ce que le parti revendique en France ?


Nous souhaitons un réelle politique socialiste et communiste en France, avec la nationalisation des moyens de production. Nous voulons passer d’une économie capitaliste à une économie collectiviste telle que cela a pu se passer avec la révolution socialiste en RPDC (en 1945-1947, ndlr). Selon moi, même une révolution comme celle de la Russie en 1917 est possible en France. Il faut juste qu’il y ait un mouvement de masse. La transformation du modèle économique français se fera, peut-être sur le long terme, mais on y croit malgré tout. On se bat pour ça.

Notre deuxième revendication concerne la reconnaissance de la RPDC par la France. Si la Corée du Nord est reconnue, la réunification avec son voisin du Sud se fera plus facilement. Ne pas reconnaître la Corée du Nord aujourd’hui, c’est nier son existence, et cela ne facilite pas du tout les négociations de paix entre les deux Corées. Le peuple coréen est un peuple homogène – au niveau de la langue notamment -, et c’est dramatique de le voir ainsi déchiré.

La Corée du Nord a toujours proposé de négocier. Elle a d’ailleurs proposé que les familles séparées par la guerre inter-coréenne puissent se retrouver à la frontière. Mais toutes ses propositions ont été rejetées par la Corée du Sud. Le pire moment des relations entre les deux Corées a eu lieu sous le mandat de Lee Myung-bak, qui a vraiment tourné le dos à la Corée du Nord.

2011 : La Corée du Sud accepte des rencontres entre familles







Pourquoi avez-vous intégré le Parti Juche de France ?

Je suis d’origine roumaine, mes parents ont vécu en Roumanie. Donc on a tous été un peu influencés par le communisme roumain. C’est à l’âge de 14 ans que j’ai vraiment pu m’identifier comme communiste, en lisant Karl Marx notamment. En revanche, je ne me suis jamais rapproché du Parti Communiste Français qui pour moi est un parti de système. Les militants de ce parti ont complètement dévié du vrai socialisme. Ils sont juste voués à être des réformistes du capitalisme.

Ensuite, intéressé par le socialisme en général, j’ai laissé de côté le communisme roumain pour me tourner vers le régime nord-coréen, qui est pour moi le seul vrai socialisme de nos jours. A 18 ans, je me suis rendu en Corée du Nord par curiosité, et c’est là-bas que j’ai vraiment été convaincu par les idées du Juche. Ma famille, très politisée, n'a d'ailleurs pas refusé mon adhésion au parti à l'été 2012. Mais pour cette interview, j'ai effectivement souhaité prendre un nom d'emprunt, car à Lyon, l'extrême-droite est très forte et certains de mes camarades ont été intimidés du fait de leur appartenance au parti.

Qu’avez-vous vu en Corée du Nord ?


Sur place, j’ai pu consulté une importante documentation jusqu’ici introuvable, comme les oeuvres de Kim Jong-il et de Kim Il-sung. J’ai aussi constaté une économie prospère, qui marche ; les gens vont au travail, il y a des voitures dans les rues. Disons que l’on a souvent des préjugés quand on regarde les médias dominants en France. On voit la Corée du Nord comme un pays du tiers-monde, sous-développé, de type somalien, alors que ce n’est pas du tout le cas. Les gens ont des téléphones portables (4% de la population selon les spécialistes, ndlr), ils ont l’air heureux. Et on voit bien dans les trajets en bus, les Guides ne vont pas ‘briefer’ tous les gens au bord de la route pour leur interdire de s’exprimer. Avec mon faible niveau de coréen, j’ai pu discuter avec ma Guide, le personnel des hôtels où on allait, des chauffeurs, et même des gens dans la rue. Ils étaient sincères. Ils me disaient qu’ils étaient satisfaits de leurs conditions de vie. Il n’y avait pas grand chose de négatif dans leur discours.



Exclusif France 24 : Plongée dans un autre monde...







Êtes-vous d’accord avec tous les aspects du régime nord-coréen, et notamment la répression ?

Les médias dominants à la solde du capital parlent de camps de travail. Nous, nous prenons cela avec beaucoup de prudence au regard de ce qu’ils diffusent de manière générale à propos de la Corée du Nord. Je n’ai d’ailleurs jamais lu de sources solides évoquant les camps de travail. Les plans Google-Map que nous montrent les ONG pour justifier l’existence de camps ne m’ont toujours pas convaincu. On voit deux ou trois cabanes mais c’est tout. Et en ce qui concerne les Nord-Coréens qui réussisent à se ‘réfugier’ en Corée du Sud, je me pose des questions. La pression sur ces personnes de la part du régime sud-coréen est énorme. Certaines de ces personnes – que je ne connais pas -, déçues par le capitalisme de Corée du Sud, sont d’ailleurs retournées dans le Nord. Et cela par contre, on en parle pas, seulement dans le quotidien nord-coréen Rodong Sinmun (journal d’État, ndlr).




Un tweet du @Parti_Juche le 21 avril 2013.

Si effectivement ces camps de travail existent, ce à quoi je ne crois pas trop, cela irait à l’encontre des idées originales du Juche. Et effectivement cela est condamnable. Mais de toute façon, nous ne savons pas si cela existe, donc pour moi, il n’y a pas de problème.
Enfin, je voudrais dire qu’il peut y avoir des points de la politique nord-coréenne que nous n’approuvons pas. Je n’ai pas d’exemple en tête. Mais nous ne sommes pas, comme je vous l’ai dit, des représentants de la Corée du Nord en France. Nous ne sommes pas bornés à soutenir coûte que coûte, sans réfléchir, le régime nord-coréen.

Pensez-vous que la liberté d’expression est la même entre la France et la Corée du Nord ?

Oui, là-bas aussi par exemple, les gens ont des
téléphones portables, ils peuvent communiquer. Quand je suis allé en Corée du Nord, les gens parlaient tout à fait librement. Ils soutenaient d’ailleurs sincèrement leur leader. Et contrairement à ce que diffusent les médias dominants en France, les avis divergents de la politique du régime sont entendus et écoutés.

En revanche, c’est sûr effectivement qu’il y a une restriction à l’accès Internet. Mais dans une certaine mesure, c’est une bonne chose, car face aux menaces qui règne à l’extérieur et qui sont relayées sur Internet, le régime se doit de protéger sa population de tout cela. Il doit être méfiant. Si on envoie plein d’informations fausses au peuple - comme la faillite du pays -, cela peut être très dangereux pour l’équilibre du pays. Le pays est plus que jamais menacé, il est complètement seul dans la région.

Quel est par conséquent votre mode de vie en France ?


Je suis socialiste de cœur, donc j’évite les grands groupes capitalistes comme MacDonald, Apple, ou les grandes banques de ce pays. Je vais plutôt ouvrir un compte à la Banque Postale, même si elle devient de plus en plus privée. Je préfère faire le marché plutôt que d’aller chez Carrefour faire mes courses. Au cinéma, j’évite les gros ‘blockbuster’ pro-américains. En Corée du Nord, et c’est ce qui me plait, la vie culturelle tourne plutôt autour de la civilisation coréenne qui est très ancienne. Il y a d’ailleurs des concerts, et des spectacles de gymnastique de masse.





Festival de gymnastique de masse au Stade du Premier Mai à Rungnado, une île au milieu du fleuve Taedong dans le centre de Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord.

Mais, concernant mon mode de vie en France, tous mes efforts ont peu de sens parce que je vis dans un pays qui baigne dans le capitalisme. C’est compliqué pour moi d’être vraiment socialiste dans ce pays.

Malgré tout, je considère quand même que je vis normalement, pas plus ‘bizarrement’ qu’un autre. Je possède par exemple un téléphone portable de marque américaine, ce qui peut être un comble, je l’avoue, pour un militant socialiste. Mais je pense sincèrement que mon mode de vie actuel serait le même si je vivais en Corée du Nord plutôt qu’en France. Le Carrefour en moins.

En revanche, ce que je reproche au mode de vie français, c’est l’exploitation de l’homme par l’argent. Aujourd’hui, on est dans une société où le capital domine, et pour moi c’est intolérable. De grandes sociétés dominent les masses et leurs imposent leurs directives. Je le vois quand notre génération essaye de trouver un emploi et qu’elle se retrouve dans des situations de plus en plus précaires. Et même à l’intérieur des entreprises, les travailleurs sont mis en concurrence, suivant la bonne logique capitaliste des entreprises. Normalement, ce devrait être aux travailleurs qui créent la richesse de dominer
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 13:23

Courrier International
Séoul tenté par le nucléaire

La surenchère des menaces nord-coréennes pousse Séoul et Tokyo à durcir leurs politiques de défense, disent des responsables militaires américains.

  • NPR |
  • Tom Gjelten |
  • 5 avril 2013


Un soldat sud-coréen en poste à un point de contrôle de l'armée sur une route qui relie le pays à la Corée du Nord, près de la zone démilitarisée, le 3 avril 2013 - AFP

La Corée du Nord est un véritable casse-tête pour les Etats-Unis : chaque jour ou presque, son nouveau dirigeant déclare qu'il est prêt à faire la guerre. Le 3 avril à Washington, le ministre de la Défense Chuck Hagel a fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient pas se permettre de prendre les choses à la légère. "Il suffit d'une fois, et je ne veux pas être le ministre de la Défense qui s'est trompé cette fois-là, alors, nous continuerons à prendre ces menaces au sérieux", a-t-il expliqué.
Outre la Corée du Nord, la Corée du Sud et le Japon attirent également l'attention du gouvernement Obama, car les deux pays pourraient repenser leurs politiques de défense au vu des menaces de Pyongyang. Depuis des années, Séoul, la capitale de la Corée du Sud qui compte plus de 10 millions d'habitants, est à portée de tir de l'imposante artillerie nord-coréenne. En règle générale, la Corée du Sud s'est efforcée de faire tout son possible pour maintenir des relations pacifiques.
"Juste faire en sorte que cela reste calme"
Le général Walter Sharp, qui a commandé les forces américaines en Corée du Sud jusqu'en 2011, se souvient du sentiment qui prévalait à Séoul. "Lorsque je suis arrivé en 2008, le discours des Coréens du Sud était : 'Nous devons juste faire en sorte que la situation reste calme. Nous ne voulons pas trop les provoquer.' Tout cela à cause de la proximité de [la capitale] et des dégâts que risquait de causer la Corée du Nord."
Les Coréens du Sud ne pensaient jamais que Pyongyang les attaquerait. Mais, comme le note le général Sharp, cette position a changé lorsque la Corée du Nord a coulé un navire du Sud en mars 2010 [46 morts dans la corvette Cheonan, coulée par Pyongyang selon les résultats d'une enquête internationale] et bombardé une de ses bases militaires quelques mois plus tard [4 morts dont deux civils sur l'île de Yeonpyeong]. Alors, les Coréens du Sud se sont dit : "Nous ne devons plus nous laisser faire."
Aujourd'hui, alors que le nouveau leader nord-coréen Kim Jong-un menace de lancer des frappes nucléaires contre la Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis, la région est résolue à adopter une ligne plus dure.
Un dirigeant de 30 ans, immature et belliqueux
Bob Corker, sénateur républicain du Tennessee, a remarqué ce changement d'attitude lors d'une visite au Japon et en Corée du Sud à la fin du mois de mars. "Ce genre de situation met la pression sur les autres pays de la région, alors que les populations s'inquiètent de voir un dirigeant de 30 ans, immature et belliqueux, menacer toute cette partie du monde", commente-t-il.
On commence à entendre au Japon et en Corée du Sud des voix qui s'élèvent en faveur d'une acquisition de l'arme nucléaire, afin de répondre à la menace de Pyongyang. Les Etats-Unis s'y opposent. Mais les responsables américains sont confrontés à une gageure : le gouvernement sud-coréen veut renégocier un accord sur le nucléaire civil avec Washington dans le but de retraiter du combustible usagé. Théoriquement, cela pourrait permettre à la Corée du Sud de développer son propre arsenal atomique.
Corker affirme que tous les dirigeants qu'il a rencontrés à Séoul l'ont harcelé sur la question du retraitement. "Ils disent que ce serait uniquement à vocation civile, qu'ils auraient recours à une technique qui interdirait toute militarisation, mais à l'arrière-plan, même si, une fois encore, la présidente [de Corée du Sud, Park Geun-hye] ne fait pas pression en ce sens, la population semble de plus en plus ouverte à cette éventualité."
Les envies nucléaires de Séoul
La Maison-Blanche résiste à cette demande de nucléaire civil, car elle soupçonnerait, à en croire certains spécialistes américains, les Sud-Coréens de vouloir se réserver la possibilité de s'équiper de l'arme nucléaire. William Tobey, qui a travaillé sur la non-prolifération au sein du gouvernement de George Bush, dit ne pas être convaincu par les arguments de Séoul, qui prétend que le traitement du combustible serait imaginable sur le plan économique et énergétique. "Je n'irais pas jusqu'à remettre en cause les motivations sud-coréennes, explique-t-il. Mais d'un autre côté, les arguments qu'ils avancent en faveur du retraitement ne résistent pas franchement à l'analyse."
Washington a tenu à rassurer les Sud-Coréens quant au fait que les Etats-Unis les protégeraient. Et les Américains soulignent qu'en autorisant Séoul à retraiter le combustible, cela pourrait pousser d'autres pays, moins fiables, à réclamer les mêmes droits. Mais face à un dirigeant nord-coréen qui, jour après jour, ne cesse de clamer qu'il est prêt à déclencher une guerre nucléaire, les déclarations américaines ne suffisent peut-être plus à rasséréner le Sud.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 15:01

Corée du Nord / Corée du Sud -
Article publié le : lundi 29 avril 2013 à 14:36 - Dernière modification le : lundi 29 avril 2013 à 14:38
Corée du Nord : une cinquantaine d'employés sud-coréens encore retenus à Kaesong





Des soldats sud-coréens sur le pont menant au site de Kaesong, au Nord, le 29 avril 2013.
REUTERS/Lee Jae-Won
Par RFI Pyongyang menace Séoul depuis des semaines et compte poursuivre son programme de test de missiles. En réaction, le Sud a demandé à ses ressortissants d’évacuer le site industriel de Kaesong, que les deux pays gèrent conjointement. La plupart sont rentrés ces derniers jours, mais il reste encore 50 employés bloqués sur le site.





Avec notre envoyé spécial à la frontière entre les deux Corées, Frédéric Ojardias
L'évacuation des derniers employés retenus sur le site industriel de Kaesong n’a pas encore eu lieu. Les autorités nord-coréennes n’ont toujours pas donné leur autorisation.
Des négociations ont lieu entre les gestionnaires sud-coréens du complexe et les autorités du Nord. Le sujet de cette discussion et la raison pour laquelle elle s’éternise font l’objet de spéculations. Le gouvernement sud-coréen n’a donné aucun détail.
Le correspondant de RFI a pu parler avec le patron de l’une de ces entreprises sud-coréennes du complexe de Kaesong, qui attend sur la frontière. Ce dernier a expliqué qu’il était possible que la discussion porte sur l’approvisionnement en eau et en électricité de la zone. En effet ces denrées sont fournies par la Corée du Sud, et la ville nord-coréenne voisine de Kaesong en profite partiellement.
Le Nord pourrait chercher à ce que le Sud maintienne cet approvisionnement, ce qui serait le signe que les deux Corées n’excluent pas une possible réouverture du complexe.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 15:11

çà me semble louche,cette histoire.Enfin,c'est peut-être la mentalité asiatique?Soit on se fait la gueule,soit on ne se fait pas la gueule(manière occidentale).
Ces derniers sud-coréens qui restent,sont-ils pris en otages par le Nord?Vont-ils être fusillés,torturés?
Comment deux voisins peuvent-ils être ennemis aussi longtemps avec une porte ouverte?
J ne pige pas trop le symbole et le fonctionnement de ce complexe industriel.
Il y a bien des anciens Nord-Coréens qui vivent au Sud et qui ont de la famille au Nord,mais bon.
De quoi perdre le Nord !
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 15:16

C'est par là que transitent les espions?
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 15:28

Il faudrait commettre un attentat pour tuer le dirigeant nord-coréen et libérer le peuple
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.04.13 19:07

Corée du Nord : Des manœuvres terrestres et aériennes en préparation




par Jennifer Larcher
publié le 28 avril 2013

La Corée du Nord est en pleine préparation de manœuvres aériennes et terrestres. Les exercices à tir réel inquiètent la communauté internationale.
Depuis le 12 février, la Corée du Nord enchaîne les provocations. Ce dimanche, Pyongyang préparait des manœuvres terrestres et aériennes à grande échelle selon l’agence de presse Yonhap. La Corée du Nord pourrait ainsi utiliser ces manœuvres pour tenter de créer un incident militaire. Les exercices mobilisent l’armée de l’air à l’ouest du pays à proximité du port de Nampo. Séoul redoute également un tir d’essai de missile balistique.
De nombreuses tensions

La Corée du Nord a multiplié les menaces ces derniers mois et plusieurs lanceurs de missiles ont été déployés. Actuellement, Pyongyang n’a pas mis à exécution ses menaces, mais la communauté internationale reste vigilante et surveille les agissements de la Corée du Nord. La situation serait d’autant plus tendue que Séoul souhaite retirer les employés du complexe industriel de Kaesong. Les 50 personnes restantes devraient rentrer ce lundi.
Pyongyang est agacé

Les exercices militaires des États-Unis et de la Corée du Sud ont agacé Pyongyang, qui était déjà très énervé après les sanctions de l’ONU. En février dernier, il avait ordonné un troisième essai nucléaire. Les tensions entre le Nord et le Sud ne devraient pas s’apaiser. Pyongyang a également indiqué qu'un détenu américain serait jugé pour complot. Kenneth Bae avait été arrêté en novembre dernier et accusé de vouloir renverser le gouvernement. Il risque la peine de mort.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.04.13 15:37

L’Orient-Le Jour > Moyen Orient et Monde > L’essai sino-américain en Corée du NordMoyen Orient et Monde

L’essai sino-américain en Corée du Nord

Javier Solana | 30/04/2013


* Javier Solana, ancien haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Sécurité, secrétaire général de l’OTAN et ministre espagnol des Affaires étrangères, est aujourd’hui président de l’Esade, Centre pour l’économie globale et la géopolitique, et membre de l’Institution Brookings.


Les menaces répétées de la Corée du Nord font de la péninsule coréenne l’un des points chauds les plus dangereux de la planète. Mais la situation offre aussi une opportunité majeure : une impulsion dans la confiance stratégique entre la Chine et les États-Unis, les deux pays qui ont la capacité de résoudre les tensions une fois pour toutes. S’ils parviennent à coopérer de manière constructive pour que la paix soit considérée acceptable aux yeux des deux parties, cela ferait non seulement de la Corée mais aussi de l’ensemble de la région un endroit plus sûr.
Dix ans après s’être retirée du Traité de non-prolifération nucléaire, il est désormais clair que la Corée du Nord possède l’arme nucléaire. L’essai nucléaire opéré par le régime en février – son troisième depuis 2006 – était probablement un dispositif miniature, ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante, compte tenu du fait qu’une miniaturisation réussie est une étape critique pour l’utilisation de l’arme nucléaire dans les missiles balistiques. L’essai de février a entraîné une nouvelle série de sanctions de la part des Nations unies, avec l’appui des États-Unis et de la Chine, ce qui a déclenché une intensification des menaces et des provocations de la part de la Corée du Nord. La tension sur la péninsule est montée d’un cran avec les manœuvres militaires conjointes menées par les États-Unis et la Corée du Sud – surtout lorsque les bombardiers américains B-52 et B-2 à capacité nucléaire se sont joints à ces exercices.


Personne ne veut la guerre sur la péninsule coréenne. Pour le Nord, ce serait un suicide ; pour le Sud, son économie dynamique et ses accords de libre-échange élargis, le coût serait particulièrement lourd. Par ailleurs, la stabilité régionale est une condition préalable à la croissance économique stellaire de la Chine, et un conflit militaire constituerait aussi un recul pour la renaissance économique de l’Amérique. En effet, dans la mesure où les dépenses militaires américaines doivent baisser après une décennie de guerre en Irak et en Afghanistan financée par la dette, l’Amérique a peu de marge de manœuvre budgétaire pour un engagement militaire imprévu. Le « glissement » américain vers l’Asie est fondé sur des opportunités économiques en Asie ; un conflit dont l’issue serait imprévisible ne rentre pas dans cette politique.
La Chine est un acteur géostratégique clé dans la résolution de ce conflit parce qu’elle fournit à la Corée du Nord 90 % de son énergie, 80 % de ses biens de consommations et 40 % de son alimentation. Mais le degré d’influence du gouvernement chinois sur le régime de Kim Jong-un demeure difficile à mesurer. Les relations entre la Chine et la Corée du Nord sont sous une certaine tension depuis 1991, date à laquelle la Chine a reconnu la Corée du Sud sans insister pour que les États-Unis reconnaissent pour leur part officiellement le Nord. Les Nord-Coréens estiment que la Chine les a sacrifiés au profit d’intérêts commerciaux, et les relations bilatérales ne sont toujours pas restaurées. La Chine continue néanmoins de considérer la Corée du Nord comme un atout stratégique important car elle sert de tampon pour protéger la frontière chinoise des troupes américaines installées dans la péninsule – un point d’entrée traditionnel historique pour les troupes de l’envahisseur. La solution idéale de la Chine serait donc de maintenir le statu quo tout en persuadant le Nord d’opérer une ouverture – une évolution progressive qui permettrait d’éviter les conflits ouverts ou l’effondrement du régime.
Chacun de ces tragiques dénouements serait un désastre, à la fois pour la région et pour le monde. D’abord, l’implosion du régime entraînerait un flot massif de réfugiés, et des coûts sociaux et économiques massifs. De plus, l’Asie reste un continent défini par une diplomatie fondée sur l’équilibre des pouvoirs, des conflits frontaliers et une méfiance historique, et sans aucune structure sécuritaire multilatérale pour soulager les tensions régionales. Compte tenu de ces conditions, la moindre étincelle pourrait entraîner un vrai feu de forêt. Dans un tel environnement, la méfiance que soulèvent l’ascension de la Chine et son hégémonie régionale dans la quasi totalité d’Asie de l’Est ne fait qu’intensifier la nécessité d’une participation chinoise active dans la promotion de la stabilité et de la paix régionale – un plan de paix avec des racines asiatiques, acceptable pour l’ensemble des parties. La Chine ne pourra assurer sa légitimité internationale qu’à travers de tels efforts, contribuant ainsi à minimiser les risques de conflits futurs.
Il est essentiel que la Chine et les États-Unis travaillent ensemble pour résoudre la crise actuelle. Les États-Unis doivent réaffirmer clairement que la prolongation de ce statu quo sur la péninsule coréenne impliquerait une perte stratégique pour la Chine, et que la Chine doit se joindre à la communauté internationale dans ses efforts pour mettre un terme au programme nucléaire de la Corée du Nord. Cette coopération est la seule manière de forcer la main du Nord et de mettre fin à cette spirale de crises et de risques accentués. La crise actuelle est une opportunité unique de tester le traitement conjoint des affaires internationales – ou, dans ce cas précis, d’affaires régionales aux conséquences globales – pour les deux plus grandes puissances mondiales. Lors du voyage du decrétaire d’État américain John Kerry en Chine ce mois-ci, les deux pays ont affirmé leurs objectifs partagés : la dénucléarisation de la péninsule coréenne et une paix durable dans la région.
C’est un bon point de départ. La coopération sino-américaine sur cette poudrière pourrait constituer une étape essentielle vers la construction d’une confiance bilatérale tant nécessaire. Mais les profondes différences dans la politique étrangère des deux pays ne faciliteront pas les choses. Les États-Unis ont tendance à segmenter les problèmes afin de trouver des solutions à chaque étape à un temps donné tandis que la Chine a une vision élargie des perspectives à long terme et voit les problèmes comme des processus relatifs et étendus. C’est pourquoi, lorsqu’il s’agit d’une Corée du Nord appauvrie, isolée et nucléaire, où la coopération sino-américaine est la seule option possible, les États-Unis et la Chine sont confrontés à la fois à un défi et à une opportunité. En tirer le meilleur parti implique de donner une réelle impulsion à la confiance stratégique mutuelle.

© Project Syndicate, 2013. Traduit de l’anglais par Frédérique Destribats.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.04.13 18:46

Corée du Nord: les sanctions nuisent au financement de l'aide humanitaire
NEW YORK (Nations unies) - Les sanctions internationales imposées à la Corée du Nord ont un impact négatif sur le financement des opérations humanitaires dans ce pays, ont souligné cinq agences de l'ONU dans un appel commun.

Ces agences disent avoir reçu un peu plus d'un quart seulement des 147 millions de dollars nécéssaires pour l'ensemble de l'année et avoir besoin d'urgence de 29,4 millions de dollars pour financer l'aide alimentaire et médicale à la population nord-coréenne. L'appel est signé par l'Unicef, la FAO, le Programme alimentaire mondial, l'Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations unies pour la population.

Les sanctions de l'ONU contre Pyongyang ont été renforcées après un tir de missile en décembre et un essai nucléaire en janvier.

Même si les sanctions excluent l'aide humanitaire, un impact négatif s'est fait sentir sur le niveau de financement des opérations humanitaires, soulignent les agences dans un communiqué.

Elles se déclarent incapables de répondre efficacement aux besoins humanitaires dont les plus urgents et les plus vitaux coûteraient 29,4 millions de dollars et elle estiment que cette situation financière très difficile remet en question la poursuite de leurs activités en Corée du Nord.

L'Unicef en particulier manque d'argent pour acheter vaccins et médicaments permettant de combattre des affections comme la pneumonie et la diarrhée qui touchent essentiellement les enfants. Un tiers des enfants nord-coréens de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, selon l'ONU.


(©AFP / 29 avril 2013 19h34)
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   02.05.13 15:00

HORS LES MURS, le best-seller de Pak Wan-seo




Hors les murs
Autobiographie, Pak Wan-seo
Traduit du coréen par Hélène Lebrun

Ce texte autobiographique romancé décrit avec empathie et humour l’enfance et la jeunesse de la romancière dans une Corée bouleversée par l’occupation japonaise et la guerre de Corée. Mêlant destin individuel et histoire d’un pays, il tisse les drames avec brio et finesse, offrant à la littérature un important témoignage. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés, en Corée où il s’est vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires, et aux États-Unis où la traduction anglaise a été acclamée par la critique.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   02.05.13 17:00

La Corée du Nord condamne un Américain pour « acte hostiles »
La justice nord-coréenne a condamné à quinze ans de camp Kenneth Bae, responsable américain d’un tour-opérateur


2/5/13

Un Américain d’origine coréenne a été condamné à quinze ans de camp de travail en Corée du Nord pour « actes hostiles » envers le régime de Pyongyang, selon l’agence centrale de presse du pays KCNA, sans détailler les charges contre lui.

Pae Jun-Ho, dont le nom américain est Kenneth Bae, avait été arrêté le 3 novembre dans la ville portuaire de Rason (nord-est du pays) en possession d’un visa de tourisme. Selon la presse sud-coréenne, cet Américano-Coréen de 44 ans, responsable d’un tour-opérateur, voyageait avec plusieurs touristes dont l’un possédait un disque dur d’ordinateur contenant de prétendues données sensibles.

Tensions régionales


Washington a demandé sa libération « sans délai pour raisons humanitaires ». Mais le contexte de vives tensions dans la péninsule coréenne risque d’empêcher tout dialogue pour cette libération. Le tir réussi en décembre 2012 d’une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d’un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées à l’ONU, ont ravivé en effet les tensions géopolitiques régionales.

Déjà en janvier, le dirigeant de Google Eric Schmidt et l’ancien ambassadeur américain auprès des Nations unies Bill Richardson, qui a négocié la libération de plusieurs ressortissants américains depuis une vingtaine d’années en Corée du Nord, ont échoué à faire libérer Kenneth Bae.

Libérations passées


Plusieurs Américains ont été arrêtés ces dernières années en Corée du Nord puis remis en liberté. En 2011, Robert King, envoyé spécial des États-Unis pour les droits de l’Homme, était parvenu à libérer Eddie Jun Yong-Su, un homme d’affaires californien arrêté pour des activités de prosélytisme religieux. En 2010, l’ancien président américain Jimmy Carter avait obtenu la libération de Aijalon Mahli Gomes, condamné à huit ans de travaux forcés pour être entré sans autorisation en Corée du Nord depuis la Chine. Un an avant, Bill Clinton avait fait libérer deux journalistes américaines, Laura Ling et Euna Lee, arrêtées elles aussi pour avoir franchi la frontière depuis la Chine.



S.M. (avec AFP)
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.05.13 18:48


Corée du Nord: un réacteur nucléaire à eau légère pourrait bientôt démarrer

2 mai 2013 à 12:38

Image satellite datant de 2012 montrant le site nucléaire de Yongbyon, en Corée du Nord
Image satellite datant de 2012 montrant le site nucléaire de Yongbyon, en Corée du Nord (Photo AFP)


Par AFP


La Corée du Nord pourrait commencer à faire fonctionner dans les prochaines semaines un réacteur nucléaire à eau légère qui suscite des inquiétudes en raison des intentions de Pyongyang de se doter d’armes nucléaires, ont indiqué des chercheurs américains mercredi.



L’Institut «US-Korea» de l’Université John Hopkins, situé à Washington, a affirmé que des images satellites prises en mars et en avril montraient que la Corée du Nord effectuait des travaux finaux à l’intérieur du réacteur, après avoir terminé sa construction.

En outre, selon ce centre de réflexion, si la Corée du Nord a bien comme elle le prétend enrichi de l’uranium dans une centrale proche de ce réacteur, elle pourrait disposer de quoi faire fonctionner le réacteur pendant plusieurs années.

«Cela signifierait que le démarrage des activités pourrait avoir lieu dans les semaines qui viennent», ont écrit Jeffrey Lewis et Nick Hansen sur le blog de l’institut, 38 North.

La Corée du Nord aurait néanmoins besoin de neuf mois à une année pour que la centrale devienne complètement opérationnelle, ont-ils souligné.

Le réacteur à eau légère pourrait fournir de l’énergie pour le pays, pauvre en ressources, mais aussi servir à produire du plutonium pour fabriquer des armes nucléaires.

La Corée du Sud a qualifié ces informations de «préoccupantes» tout en minimisant leur portée.

«S’il s’agit bien d’un réacteur à eau légère, il y aurait des obstacles considérables à son utilisation pour développer des armes nucléaires», a réagi jeudi le porte-parole du ministère de la Défense, Kim Min-Seok, lors d’un point de presse à Séoul.

«Mais si c’est un réacteur d’une autre sorte, il pourrait être utilisé pour produire plus de plutonium», a-t-il dit.

Le régime de Pyongyang a réalisé un 3e essai nucléaire en février et avait révélé en 2010 les travaux menés sur ce réacteur lors d’une visite privée de scientifiques américains sur le site de Yongbyon.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   04.05.13 12:23

La Voix de la Russie

Pyongyang ne pardonnera pas à Séoul la fermeture du site de Kaesong

Mots clés: Monde, Société, Actualités, Crise coréenne, péninsule coréenne, Corée du Sud , Corée du Nord



2.05.2013, 14:50, heure de Moscou


северная корея южная корея кндр Кэсонский промышленный комплекс Кэсонский индустриальный комплекс

Photо: EPA



Au lendemain d'un bras de fer entre Séoul et Pyongyang ayant abouti à la fermeture du complexe intercoréen de Kaesong la RDPC a laissé entendre, d'une façon inattendue, qu'elle voudrait garder ce projet de coopération. Le Nord a promis de « ne pas pardonner » sa fermeture au Sud, stipule un article du journal gouvernemental Minju Choson.

Les analystes sud-coréens ont supposé que le Nord n'attendait pas la fermeture définitive du projet et qu'il espérait obtenir des concessions de la part de Séoul en provoquant cette crise.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   04.05.13 12:58


La Corée du Nord pourrait tester son missile Musudan (experts)



Missile balistique Musudan



MOSCOU, 11 avril - RIA Novosti



L'armée nord-coréenne pourrait procéder aux essais du missile Musudan, selon les experts interrogés par RIA Novosti jeudi 11 avril.



Plus tôt, se référant à la déclaration du porte-parole du ministère de la Défense japonais, l'agence Kyodo rapportait que le dispositif mobile destiné au lancement du missile nord-coréen Musudan, déployé près de la ville de Wonsan au nord-est du pays, était en position relevée.

"Je pense que le lancement aura lieu, d'autant que ce missile n'a pas encore été testé. Il s'agira d'un essai destiné à montrer les performances de ce missile", déclare le général Viktor Essine, ancien commandant de l'état-major des forces balistiques stratégiques russes (RVSN). Selon lui, cet essai ne sera pas suivi d'une attaque du territoire nord-coréen et personne ne tentera d'intercepter le missile car la trajectoire de vol du Musudan ne survolera pas les sites stratégiques sud-coréens et japonais. "Les technologies nord-coréennes sont si limitées qu'un lancement sur deux échoue", rappelle le général Essine.

Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine Défense nationale, est persuadé que Pyongyang continue de montrer ses muscles pour dissuader Séoul et ses alliés américains de l’attaquer. "La Corée du Nord tape sur les nerfs de ses "ennemis". Elle cherche à montrer qu'il ne faut pas la toucher car elle aurait de quoi riposter. Difficile de dire si le lancement aura lieu ou non : des signes sont visibles mais Pyongyang doit avoir conscience que cette action ne fera que solidariser ses adversaires et la privera du soutien international", déclare Igor Korotchenko.

Il rappelle que Pyongyang ne dispose pas encore d'ogives nucléaires mais seulement de charges nucléaires pouvant être transportées par les voies maritime, ferrée ou routière. "La Corée du Nord veut qu'on lui fournisse du carburant, des produits alimentaires et d'autres biens matériels en échange de l'assouplissement de sa position à l'égard de son voisin méridional", est-il convaincu.

La Corée du Nord s'est proclamée puissance nucléaire en 2005 puis a mené trois essais nucléaires souterrains en 2006, 2009 et 2013 qui ont provoqué les objections de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté des résolutions exigeant qu’elle cesse son activité nucléaire. Les autorités nord-coréennes ont annoncé en avril leur intention de reprendre les travaux à l'usine d'enrichissement d'uranium de Yongbyon.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.05.13 10:56

Pyongyang joue l'apaisement en désarmant deux missiles




Après avoir promis des mois durant les flammes de l'enfer à la Corée du Sud, Pyongyang a décidé de mettre ses menaces en sourdine en retirant deux missiles de leur site de lancement sur la côte est du pays, ont affirmé des responsables américains.



Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)



Serait-ce le début de la période de dégel entre Séoul et Pyongyang ? Lundi 6 mai, la Corée du Nord a décidé de retirer deux missiles de leur site de lancement sur la côte est du pays, ont annoncé des responsables américains. Un geste d’apaisement salutaire après plusieurs semaines de tension diplomatique qui avaient conduit les États-Unis et leurs alliés (Japon, Corée du Sud), à prendre des mesures en cas de tirs nord-coréens.





















Tokyo et Séoul avaient en effet considérablement accru leur défense antimissiles face aux missiles "Musudan" nord-coréens prêts à être tirés à tout moment. Selon les experts militaires, ces armes auraient une portée théorique de plus de 5 500 km, ce qui leur permettrait vraisemblablement de pouvoir atteindre le continent américain. Les analystes ne sont cependant pas tous d'accord, certains estimant que Pyongyang ne les a jamais testés en conditions réelles.

Une "mer de flammes"

Quoi qu’il en soit, l’armée américaine avait elle déployé deux destroyers équipés d'armes antimissiles et de puissants radars pour contrer un possible lancement.

L'armée nord-coréenne a longtemps menacé Séoul de représailles immédiates si "un seul obus" tombait dans ses eaux lors de manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes en cours. Elle avait également menacé les îles sud-coréennes frontalières leur promettant "une mer de flammes" si les Américains et Sud-Coréens s’en prenaient à Pyongyang.

À l’heure où le président américain Barack Obama reçoit mardi à la Maison Blanche son homologue sud-coréenne Park Geun-Hye, les tensions semblent s'apaiser. Il y a une "pause dans les provocations", a indiqué de son côté le porte-parole du Pentagone George Little pour qui les efforts de Pyongyang sont "indubitablement bénéfiques pour faire en sorte d'obtenir la stabilité et la paix dans la péninsule coréenne".

La péninsule vient de connaître une de ses pires crises depuis plusieurs années, déclenchée par le tir réussi d'une fusée nord-coréenne en décembre et un 3e essai nucléaire en février auxquels la communauté internationale a répliqué par de nouvelles sanctions, entraînant la colère de Pyongyang.
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