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 Guerre en Corée?

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Féminin Messages : 18777

MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   21.03.13 14:03

Corée du Nord: Faut-il avoir peur de Kim Jong-un?

La part d’ombre du nouveau leader de la Corée du Nord est des plus effrayantes.

Slate.fr

Si la Corée du Nord était un pays normal, voire seulement une dictature normale, les éructations et les diverses menaces proférées par son ridicule leader, Kim Jong-un n’auraient sans doute rien de bien inquiétant. Mais par son fonctionnement même, la Corée du Nord n’est pas un pays normal.
Sa puissance repose presque intégralement sur son caractère imprévisible; sa diplomatie consiste à passer régulièrement d’un côté puis de l’autre des limites généralement admises en politique internationale; la dictature féroce que la Corée du Nord exerce sur sa population est légitimée par un état d’alerte permanent. Ajoutez à cela un petit arsenal nucléaire, une façade politique opaque et un tout nouveau et très jeune prince dont la seule légitimité à se trouver sur le trône est d’ordre dynastique et l’éruption régulière de tensions et de crises finit par s’expliquer.

Mais la dernière éruption est plus inquiétante que de coutume. Le plus alarmant, ce ne sont pas les imprécations d’un Kim Jong-un déclarant vouloir transformer Séoul en une «Mer de feu.» Ce genre de déclarations fait, si l’on peut dire, partie de la phraséologie habituelle de la dynastie des Kim. Ce n’est pas tant non plus le fait qu’il ait déclaré l’armistice de 1953 «nul et non avenu»; son père, Kim Jong-il et son grand-père, Kim Il-sung, les deux seuls autres dirigeants de la Corée du Nord, l’ont déjà déclaré à quelques reprises. Ce n’est pas non plus la mobilisation de l’armée, ou le fait qu’il a ordonné à son peuple de se tenir prêt à des évacuations; tout ceci fait partie intégrante des habitudes dictatoriales.
Kim Jong-un est difficile à décrypter

Non, ce qui donne des sueurs froides à de nombreux représentants politiques et observateurs, c’est la conjonction de ces phénomènes ajoutés au fait que Kim Jong-un – âgé de 29 ans environ et au pouvoir depuis moins d’un an, demeure un inconnu. Son père, Kim Jong-il, avait 52 ans quand il succéda à son propre père; il avait passé près d’un quart de siècle à se préparer à cette ascension en ayant tenu plusieurs postes clés dans l’appareil du parti.
Kim Jong-un n’a eu aucune expérience politique ou militaire avant de prendre le contrôle putatif de l’armée, du parti et de la nation. Kim Jong-il avait appris les subtilités du pouvoir, domestique et international, auprès d’un maître rusé, son père; les chercheurs et les diplomates qui ont étudié le régime nord-coréen voient une forme de continuité entre les méthodes des deux hommes; Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères) de Bill Clinton, avait longuement négocié avec Kim Jong-il sur un projet d’interdiction des missiles et, à en croire ses conseillers, qui s’asseyaient dans la même pièce, l’homme maîtrisait manifestement le sujet.
A l’inverse, Kim Jong-un n’a eu que très peu de temps pour apprendre quoi que ce soit; son comportement est donc, dans le meilleur des cas, difficile à décrypter, et il est parfois déconcertant.
A titre d’exemple, le 29 février 2012, afin, entre autres choses, de s’assurer des intentions du nouveau dirigeant, le président Obama avait accepté de fournir 240.000 tonnes de nourriture à la Corée du Nord si cette dernière suspendait ses essais nucléaires et ses lancement de missiles, ce qui avait été accepté. Le 13 avril 2012, avant même que la nourriture commence à être expédiée, la Corée du Nord effectua un test de missile.
Obama annula donc l’aide prévue et présenta une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, dénonçant ce test comme une «violation sérieuse» des lois internationales. Kim répliqua publiquement par le biais d’un discours, présentant le tir de ce missile comme une preuve de la «supériorité militaire» de la Corée du Nord et affirmant son souhait de résister aux «pressions impérialistes.» Depuis, Kim a lancé un nouveau satellite dans l’espace (avec succès) et conduit deux essais atomiques souterrains – s’attirant ainsi de nouvelles condamnations du Conseil de sécurité.
Les règles du jeu de la famille

En un certain sens, tout ceci n’a rien de neuf. Les deux précédents Kim ont défié l’ONU et d’autres puissances étrangères lorsque cela servait leurs intérêts, et ce, en partie, parce qu’ils savaient pouvoir compter sur la Chine voisine pour que le commerce et l’aide internationale continuent. (Les dirigeants chinois ont récemment désapprouvé du bout des lèvres les transgressions de Pyongyang, sans plus.)
Mais les deux vieux Kim étaient des experts dans la manipulation des craintes de leurs adversaires. Ils menaçaient et attendaient que l’ennemi (les Etats-Unis, la Corée du Sud, l’ONU ou une combinaison des trois) leur propose un marché en échange d’un retour au calme. Ils acceptaient généralement le marché –et se calmaient. Mais le nouveau Kim accepte l’objet du marché… avant de mettre sa menace à exécution, avant même que l’objet du marché ne lui soit livré, et dans le cas qui nous préoccupe, il s’agissait de nourriture, alors que le pays est en proie à la famine. A quoi il joue?
Voilà la question que se posent tous les politiques et les analystes: est-ce que Kim Jong-un connaît les règles du jeu de la famille? Ce jeu a toujours été odieux, mais du temps du père et du grand-père, il se terminait pacifiquement, au moins pour un moment, pour peu que l’Ouest accepte de le jouer – le jeu. Les diplomates américains ont, a titre d’exemple, appris à jouer le jeu, en tâtonnant, au cours des présidences de George H.W. Bush et de Bill Clinton; d’autres ont fini par en maîtriser les règles (mais bien trop tard) au cours des deux dernières années de la présidence de George W. Bush.
Mais actuellement, même les contours du plateau de jeu sont flous. Kim Jong-un croit-il réellement à sa rhétorique ridicule? S’agit-il au contraire d’une posture tactique, comme ses prédécesseurs l’ont fait, mais manquant furieusement de finesse? Quelle que soit la vérité, il semble bien qu’il surévalue considérablement ses atouts. Il semble même faire de mauvais calculs. (Croyait-il réellement qu’entrer en contact avec Dennis Rodman allait lui permettre de bénéficier de l’aura de ce basketteur d’exception ? Peut-être bien !) Le problème, c’est que l’histoire nous enseigne que les erreurs de calcul peuvent provoquer des guerres.
La donne stratégique change

D’autres facteurs aggravent encore cette situation. En réponse aux sorties diverses de Kim, la présidente sud-coréenne Park geun-hye l’a non seulement averti qu’elle répliquerait à tout acte d’agression, mais a également menacé d’entreprendre des attaques préventives à l’encontre du nord si la situation l’exigeait. Dans le même temps, plusieurs Sud-Coréens parmi les plus influents ont clairement demandé s’il ne serait pas temps que la Corée du Sud se dote elle aussi de l’arme nucléaire.
Au cours des dernières années, les marines des deux Corée se sont affrontées une demi-douzaine de fois autour d’une frontière maritime connue sous le nom de Ligne de Limite Nord, provoquant la mort de 300 hommes dans les deux camps. L’épisode le plus récent, en novembre 2010, a vu le naufrage d’un navire sud-coréen avec 46 marins à bord. Le gouvernement de Corée du Sud a joué la carte de l’apaisement. Le conflit s’est graduellement calmé. Si un tel conflit venait à renaître aujourd’hui, la présidente Park pourrait bien se sentir obligée de choisir l’épreuve de force; Kim pourrait alors à son tour choisir l’escalade; et de fil en aiguille, le conflit pourrait bien dégénérer.
Les motivations de Kim sont encore opacifiées par ce qui apparaît comme une crise domestique en cours. La Corée du Nord est peut-être le pays le plus fermé du monde, il n’est pas aussi cloitré qu’auparavant. Au cours de la dernière décennie, on a pu ainsi assister à des expériences limitées mais très populaires d’expérimentations de marchés commerciaux et à un accroissement des échanges transfrontaliers avec la Chine.
Des transfuges ont ainsi affirmé à des représentants politiques américains que le peuple de Corée du Nord –probablement pas la majorité, mais un nombre grandissant– a conscience de l’étendue de l’écart entre ses conditions de vie et celles du reste du monde. Face à la menace d’une révolte, un régime totalitaire peut être contraint de s’ouvrir davantage encore –et ce genre de processus mène généralement à un effondrement (cf l’Union soviétique)– ou bien choisir de battre le rappel et de convaincre sa population qu’elle est menacée par une attaque de l’étranger avant, pourquoi pas, de se lancer dans des attaques «préventives».
Généralement...
Certains doutent que Kim tentera la moindre action agressive dans les prochaines semaines, car deux grandes manœuvres conjointes des armées américaine et sud-coréenne —il s’en tient tous les ans— vont avoir lieu: Foal Eagle, un exercice conjoint impliquant environ 10.000 soldats américains, dont la plupart sont déployées en dehors de la région, et Key Resolve, un exercice naval impliquant près de 3.000 Américains. La Corée du Nord est toujours invitée comme puissance observatrice, mais refuse à chaque fois et effectue ses propres manœuvres à peu près au même moment.
Chacun prend grand soin d’éviter tout débordement; il s’agit là de démonstration de solidarité, de gesticulations de puissance; personne ne souhaite les voir dégénérer en conflit armé… d’habitude, tout du moins. Car encore une fois: qui sait ce qui se passe dans la tête de Kim Jong-un?
Daniel Sneider, directeur adjoint du Shorenstein Asia Pacific Research Center de Stanford analyse ainsi la situation: «Les provocations de la Corée du Nord sont très calculées. Elles ont tendance à s’arrêter juste avant l’événement qui pourrait provoquer l’escalade sérieuse.» Mais le contexte de ces provocations – l’incertitude quant à leur bien fondé et à leurs conséquences éventuelles – change la donne. «Les discussions sont généralement plus musclées que les actions, ajoute Sneider, mais il y a malgré tout de quoi être inquiet.»
Fred Kaplan
Traduit par Antoine Bourguilleau
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   26.03.13 9:22

La Corée du Nord se dit prête à frapper les bases américaines dans le Pacifique

26 mars 2013 à 08:40 (Mis à jour: 09:02)



Photo diffusée le 20 mars par les autorités nord-coréennes montrant Kim Jong-un lors de manœuvres présentées comme des essais de drones de combat et de missiles anti-missiles, sur un site non précisé. (Photo handout KCNA. Reuters)

Pyongyang assure pouvoir viser les îles de Guam et Hawaï, mais aussi le continent nord-américain lui-même.


Par AFP
Libération
La Corée du Nord a placé son armée en ordre de combat mardi et demandé à ses unités spéciales «stratégiques» de se préparer à d’éventuelles frappes contre les Etats-Unis, et les îles de Guam et de Hawaï dans le Pacifique, a indiqué l’agence officielle nord-coréenne.




«Le commandement de l’armée du peuple coréen déclare que toutes les troupes d’artillerie, y compris les unités stratégiques de missiles et les unités d’artillerie à longue portée doivent être placées en alerte "prêtes au combat"», selon KCNA. Ces unités doivent se tenir prêtes à attaquer «toutes les bases militaires américaines dans la région Asie-Pacifique, y compris sur le continent nord-américain, Hawaï et Guam» ainsi qu’en Corée du Sud, a ajouté le commandement dans le communiqué transmis par KCNA.
Malgré le tir réussi d’une fusée le 12 décembre dernier - assimilé par Séoul et ses alliés à un missile balistique -, les experts jugent que Pyongyang est loin de maîtriser la technique requise pour lancer un missile intercontinental, capable de frapper les Etats-Unis. Hawaï et Guam sont également considérés comme hors de portée des missiles de moyenne portée développés par la Corée du Nord, qui pourraient en revanche atteindre les bases au Japon et en Corée du Sud.
Vendredi, Séoul et Washington ont renforcé les conditions de leur pacte de coopération militaire. Il prévoit désormais un soutien accru des Etats-Unis au Sud, même en cas de provocation mineure de la part du Nord. «Il n’y a pas de plus grande erreur que l’idée qu’ils (Séoul et Washington) auront l’occasion de riposter», a ajouté le commandement de l’armée mardi.
La semaine dernière, Pyongyang avait déjà menacé de s’en prendre aux bases américaines au Japon et à Guam, en riposte aux vols de bombardiers B-52 au-dessus de la Corée du Sud. Les tensions sur la péninsule coréenne sont actuellement au plus haut depuis 2010. Un test nucléaire le 12 février, le troisième réalisé par le Nord, a entraîné de nouvelles sanctions de l’ONU et des menaces de représailles de la part de Pyongyang.
Dans la matinée, la nouvelle présidente de la Corée du Sud Park Geun-Hye a prévenu Pyongyang que «le seul chemin vers la survie» résidait dans l’abandon de ses programmes nucléaire et balistique et a appelé le Nord «au changement».
«Encore maintenant, la Corée du Nord menace notre sécurité nationale», a ajouté la chef de l’Etat dans un discours prononcé à l’occasion du troisième anniversaire du naufrage d’une corvette sud-coréenne, torpillée par Pyongyang, selon Séoul. Le torpillage avait causé la mort de 46 marins sud-coréens. Le Nord a toujours nié en être responsable.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   26.03.13 9:33

COREE DU NORD. Pyongyang menace directement les Etats-Unis



Créé le 26-03-2013 à 08h45 - Mis à jour à 09h08


Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Le régime communiste se tient prêt à attaquer "toutes les bases militaires américaines de la région Asie-Pacifique", mais aussi la Corée du Sud.


Mots-clés : MISSILES, Hawaï, Séoul, bombe atomique, KCNA, Guam



Une photo non datée diffusée par l'agence officielle nord-coréenne le 12 mars 2013. (AFP / KCNA VIA KNS)
Sur le même sujet


La Corée du Nord a placé son armée en ordre de combat mardi 26 mars et demandé à ses unités spéciales "stratégiques" de se préparer à d'éventuelles frappes contre les Etats-Unis, et les îles de Guam et de Hawaï dans le Pacifique, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne.
"Le commandement de l'armée du peuple coréen déclare que toutes les troupes d'artillerie, y compris les unités stratégiques de missiles et les unités d'artillerie à longue portée doivent être placées en alerte 'prêtes au combat'", selon KCNA.
Ces unités doivent se tenir prêtes à attaquer "toutes les bases militaires américaines dans la région Asie-Pacifique, y compris sur le continent nord-américain, Hawaï et Guam" ainsi qu'en Corée du Sud, a ajouté le commandement dans le communiqué transmis par KCNA.
Des cibles hors de portée

Malgré le tir réussi d'une fusée le 12 décembre dernier -assimilé par Séoul et ses alliés à un missile balistique -, les experts jugent que Pyongyang est loin de maîtriser la technique requise pour lancer un missile intercontinental, capable de frapper les Etats-Unis.
Hawaï et Guam sont également considérés comme hors de portée des missiles de moyenne portée développés par la Corée du Nord, qui pourraient en revanche atteindre les bases au Japon et en Corée du Sud.
Vendredi, Séoul et Washington ont renforcé les conditions de leur pacte de coopération militaire. Il prévoit désormais un soutien accru des Etats-Unis au Sud, même en cas de provocation mineure de la part du Nord.
Essai nucléaire

La semaine dernière, Pyongyang avait déjà menacé de s'en prendre aux bases américaines au Japon et à Guam, en riposte aux vols de bombardiers B-52 au-dessus de la Corée du Sud.
Les tensions sur la péninsule coréenne sont actuellement au plus haut depuis 2010. Un test nucléaire le 12 février, le troisième réalisé par le Nord, a entraîné de nouvelles sanctions de l'ONU et des menaces de représailles de la part de Pyongyang.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   28.03.13 8:46

Les Etats-Unis montrent leurs muscles à la Corée du Nord
Le Monde.fr avec AFP | 28.03.2013 à 08h06 • Mis à jour le 28.03.2013 à 08h35



En pleine escalade verbale du régime de Pyongyang, Barack Obama envoie deux bombardiers B-2 au-dessus de la Corée du Sud.


Les B-52 n'ont pas calmé la logorrhée du régime de Kim Jong-un ? Pas de problème. Barack Obama a mieux en magasin. Des bombardiers furtifs B-2. Selon un communiqué du commandement des forces américaines en Corée du Sud, deux bombardiers B-2 Spirit partis de la base aérienne Whiteman, au Missouri, ont volé jusqu'en Corée du Sud pour larguer des munitions factices sur des cibles en territoire sud-coréen.

Ce vol, qui s'inscrit dans le cadre des vastes exercices conjoints organisés chaque année entre les forces américaines et sud-coréennes, "démontre la capacité des Etats-Unis à réaliser sans délai et sans restriction des frappes de précision à longue distance", affirme le commandement.

"UNE GUERRE THERMONUCLÉAIRE"

L'annonce devrait provoquer une vive réaction de Pyongyang qui avait déjà menacé ce mois-ci de bombarder le territoire américain ou ses îles de Guam et de Hawaï, en riposte aux vols d'entraînement de B-52 au-dessus de la Corée du Sud. Le B-2, utilisé pour la première fois en Serbie (1999) puis en Afghanistan et en Libye (2011) notamment, "est un élément important de la capacité de dissuasion des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique", précise le communiqué américain.

Nos explications en vidéo Trois questions pour comprendre les provocations nord-coréennes

Pyongyang dénonce les provocations américaines et sud-coréennes et se dit prêt à y répondre au risque de déclencher "une guerre thermonucléaire" dans la péninsule coréenne. Avec 11 000 km d'autonomie, le B-2 est une arme redoutable conçue pour des missions spéciales de bombardement stratégique.

Réputé indétectable, volant autour de la vitesse du son, il peut emporter jusqu'à 18 tonnes d'armement conventionnel ou nucléaire, dont 16 bombes de 900 kilos guidées par satellite ou des bombes antibunker. Le secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, a réaffirmé "l'engagement inébranlable des Etats-Unis dans la défense de la Corée du Sud" face aux menaces nord-coréennes dans un entretien téléphonique avec son homologue sud-coréen.

EXPERTS EN "RHÉTORIQUE"

Des experts en Corée du Sud estiment que Pyongyang arrive au bout de ses menaces sans provoquer l'effet escompté, à savoir obtenir de la communauté internationale qu'elle retourne à la table des négociations selon ses propres modalités. Les Nord-Coréens "placent toujours plus haut la barre de la rhétorique, mais la communauté internationale ne réagit pas comme ils l'espéraient", avance Cho Han-bum, analyste à l'Institut coréen pour l'unification nationale.

L'acrimonie nord-coréenne s'explique également, selon eux, par l'arrivée au pouvoir à Pyongyang du jeune Kim Jong-un en 2011, qui l'oblige à asseoir son autorité sur l'armée, et par l'élection à la présidence sud-coréenne de la dirigeante du parti conservateur, toujours très hostile au régime du nord depuis la guerre de Corée (1950-53).

Lire l'entretien avec Valérie Niquet de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) Pyongyang utilise la provocation pour tenter de faire peur
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.03.13 17:24


Corée du Nord: tensions, menaces et “cercle vicieux”

29/03 15:45 CET
.
Démonstration de forces, menaces et préparatifs militaires en Corée du Nord. Pyongyang n’a pas digéré l’annonce des vols d’entraînement américains. Le dirigeant Kim Jong-Un a ordonné ce vendredi que les missiles de l’armée nord-coréenne soient placés en état d’alerte, prêts à viser les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique.
La Russie a réagi en appelant tous les pays à s’abstenir de montrer leur force militaire. Y compris, donc, les Etats-Unis.
“Nous sommes préoccupés par le fait que des actions unilatérales, qui consistent à intensifier les activités militaires, soient entreprises autour de la Corée du Nord parallèlement à la réaction appropriée du Conseil de sécurité de l’ONU et à la réaction collective de la communauté internationale, a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. (…) La situation peut échapper à tout contrôle et elle s’engage dans la spirale d’un cercle vicieux”.

Washington a annoncé ce jeudi que deux bombardiers furtifs B-2 américains avaient survolé la Corée du Sud, lors d’un entraînement. Et ce, alors que la tension n’a cessé de monter ces dernières semaines et que Pyongyang a multiplié ses menaces.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   29.03.13 17:40

La péninsule coréenne "au bord d'une guerre nucléaire" (Pyongyang)


09:03 28/03/2013


NEW YORK (Nations unies), 28 mars - RIA Novosti

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Corées: Washington autorisé à intervenir en cas de conflit mineur
Corée du Nord: lancement de missiles balistiques à courte portée (agence)
Russie-GB: nucléaire iranien et Corée du Nord au menu de la rencontre ministérielle
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La Corée du Sud s'intéresse au smartphone de Kim Jong-un


Multimédia
Corée du Nord: Kim Jong-un assiste à un exercice militaire


La péninsule coréenne se trouve au bord d'une guerre nucléaire, prévient le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans une lette envoyée mercredi au Conseil de sécurité de l'Onu.

"Le ministère prévient officiellement le Conseil de sécurité des Nations unies qu'en raison des préparatifs militaires menés par les Etats-Unis et la Corée du Sud une situation explosive s'est créée dans la péninsule coréenne, et une guerre nucléaire risque d'éclater à tout moment", lit-on dans le message dont RIA Novosti a obtenu copie.

La situation dans la péninsule coréenne reste tendue depuis plusieurs semaines. Début mars, Pyongyang, en signe de protestation contre les exercices conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, a résilié tous les accords de non-agression et de dénucléarisation, conclus avec

Séoul et a annoncé l'annulation de l'armistice conclu à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953).

Le 21 mars dernier, Pyongyang a menacé de frapper les bases militaires américaines de Guam et d'Okinawa dans le Pacifique en cas de "provocation".
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.03.13 9:43

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.03.13 9:54

La Corée du Nord se déclare «en état de guerre» avec le Sud



Publié le 30.03.2013, 06h49 | Mise à jour : 09h35









Cette photo a été diffusée vendredi par l'agence nord-coréennes KCNA. Des dizaines de milliers de militaires et de civils nord-coréens ont défilé vendredi dans le centre de Pyongyang pour manifester leur soutien à la décision de leur dirigeant. «Ressortons les armes et les bombes pour notre très respecté leader Kim Jong-Un !», ont-ils scandé, le poing levé, en réclamant une «frappe sans pitié» contre les Etats-Unis.

| (AFP/KCNA via KNS.)


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SUR LE MÊME SUJET
«A partir de maintenant, les relations inter-coréennes sont en état de guerre et toutes les questions entre les deux Corées seront traitées selon un protocole de temps de guerre», a déclaré la Corée du Nord dans un communiqué commun attribué à tous les corps du gouvernement et institutions. «La situation prévalant de longue date selon laquelle la péninsule coréenne n'est ni en guerre ni en paix est terminée», indique le communiqué diffusé par l'agence de presse officielle nord-coréenne Korean Central News Agency (KCNA).

Les mises en garde des Etats-Unis





La Maison-Blanche dit prendre «au sérieux» l'annonce de Pyongyang, tout en notant que ces menaces ne sont pas inhabituelles. «Nous avons vu les informations sur un nouveau communiqué non constructif de la Corée du Nord. Nous prenons ces menaces au sérieux et restons en relations étroites avec notre allié sud-coréen», a déclaré Caitlin Hayden, porte-parole du Conseil national de sécurité. «Nous voudrions aussi noter que la Corée du Nord a une longue histoire de rhétorique belliqueuse et de menaces et que l'annonce d'aujourd'hui est conforme à un schéma familier», a rappelé Caitlin Hayden, ajoutant que les Etats-Unis étaient parfaitement capables de se protéger et de protéger leurs alliés en Asie.

«Nous continuons à prendre des mesures additionnelles contre la menace nord-coréenne, dont fait partie notre plan pour augmenter le nombre des avions d'interception basés sur le sol américain ainsi que les radars d'avertissement et de dépistage», a-t-elle ajouté. Un peu avant, le porte-parole adjoint à la Maison Blanche Josh Earnest avait déclaré à des journalistes : «Nous nous coordonnons de manière très proche non seulement avec nos alliés, mais aussi avec la Russie et la Chine qui sont aussi très désireuses de trouver une solution pacifique à la situation».

La Corée du Sud relativise

«Ce n'est pas vraiment une nouvelle menace - seulement un élément dans une série de menaces de provocation», a pour sa part réagi le ministère de l'Unification sud-coréen dans un communiqué. Le ministère de la Défense du Sud a ajouté qu'aucun mouvement de troupe particulier n'avait été observé près des frontières.

Les deux Corée sont actuellement toujours techniquement en guerre puisque la Guerre de Corée de 1950-53 s'est terminée par un armistice et non par un traité de paix. Le Nord avait annoncé ce mois-ci qu'il annulait l'armistice et les autres traités bilatéraux de paix signés avec Séoul pour protester contre les exercices militaires conjoints de la Corée du Sud et des Etats-Unis. Pyongyang a aussi averti que toute provocation entraînerait rapidement une escalade vers un conflit nucléaire.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.03.13 10:06

Corée du Nord: 5 liens pour comprendre la crise

Par LEXPRESS.fr, publié le 29/03/2013 à 17:19, mis à jour le 30/03/2013 à 09:51
Pyongyang se dit "en état de guerre" contre la Corée du Sud et menace de frapper les Etats-Unis... Faut-il prendre ces déclarations au sérieux? Que révèlent-elles du régime de Kim Jong-Un? L'Express fait le point.


Pyongyang multiplie depuis plusieurs semaines les déclarations martiales et les mises en garde, notamment contre les Etats-Unis.
L'Express/Marc Epstein




Des menaces qui trahissent l'angoisse du régime
Pyongyang multiplie depuis plusieurs semaines les déclarations martiales et les mises en garde, notamment contre les Etats-Unis: le régime de Kim Jong-Un dit se tenir prêt à frapper les bases militaires des Etats-Unis dans le Pacifique et sur le continent américain. Plus vulnérable qu'on ne le dit, le pouvoir nord-coréen semble gagné par la fébrilité, sans qu'il faille y voir le signe d'une guerre imminente.
>> A lire: Corée du Nord: quand les menaces trahissent l'angoisse du régime
Une guerre des nerfs avec le voisin du Sud
Entre autres provocations, Pyongyang s'est dit "en état de guerre" avec la Corée du Sud ce samedi, une menace que les Etats-Unis ne minimisent pas. La Corée du Nord avait déjà rompu, début mars, ses accords de non-agression avec son voisin du Sud. Une décision suivie par un discours musclé des Sud-Coréens, qui illustre la guerre des nerfs entre le jeune leader nord-coréen Kim Jong-Un, en quête de crédibilité, et Park Geun-hye, la nouvelle présidente de Corée du sud.
>> A lire: Corée du nord: une dangereuse partie de poker menteur
Le mois dernier, un troisième essai nucléaire
Mi-février, Pyongyang a procédé à un troisième essai nucléaire après les semi-échecs de 2006 et de 2009. Ce nouveau test a été présenté comme une réponse aux sanctions élargies de l'ONU après le lancement d'une fusée, en décembre, considérée par Washington comme un missile balistique. L'essai a été interprété comme une façon d'impliquer un peu plus les Etats-Unis dans la région, le test intervenant quelques heures avant le discours sur l'Etat de l'Union de Barack Obama.
>> A lire: Cinq questions sur l'essai nucléaire de la Corée du Nord
La Chine arbitre la partie
Face à l'escalade nucléaire de Kim Jong-un, Pékin hausse le ton. La Chine semble décidée à punir la Corée du Nord pour son récent essai nucléaire. En février dernier, pour la première fois depuis l'année précédente, Pékin n'a pas fourni de pétrole à Pyongyang. Et ce n'est qu'un début. Car les banques chinoises devraient appliquer les sanctions financières adoptées il y a peu par les Nations unies.
>> A lire: La Corée du Nord sous pression chinoise
La propagande brûle déjà New York et Obama

Sans passer à l'acte, la Corée du Nord ne s'est pas privée d'imaginer New York -et même Barack Obama- anéantis par les flammes. Une vidéo postée sur You Tube représente le rêve d'un jeune Coréen qui s'imagine à bord d'une fusée similaire à celle lancée en décembre par Pyongyang. La caméra montre alors plusieurs pays survolés par l'engin, dont une Corée réunie, puis une ville couverte du drapeau américain aux gratte-ciels ravagés par des bombes. Prémonitoire? Pas sûr...
>> A lire: La propagande nord-coréenne imagine New York en flammes... ou la version "Barack Obama"
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.03.13 13:05


La France se dit «vivement préoccupée par la situation» en Corée du Nord

30/03 | 09:12 | mis à jour à 12:46


Depuis le début du mois de mars, le régime nord-coréen multiplie presque quotidiennement les menaces d'attaque contre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Samedi, Moscou a appelé à une «retenue maximale et que personne ne franchisse le point de non-retour».


La Corée du Nord a annoncé samedi entrer « en état de guerre » contre la Corée du Sud, après avoir placé la veille certains de ses sites militaires en état d'alerte , et multiplié les déclarations belliqueuses contre Washington et Séoul.


« A partir de maintenant, les relations Nord-Sud vont entrer en état de guerre et toutes les questions qui se posent entre le Nord et le Sud seront réglées en conséquence », a déclaré Pyongyang dans un communiqué publié par l'agence officielle KCNA.


La Corée du Nord a également indiqué qu'elle répondrait « sans pitié » à toute action du Sud susceptible de nuire à sa souveraineté, indiquant par là qu'elle n'était pas sur le point de mener une attaque préventive. Selon KCNA, le communiqué a été publié conjointement par le gouvernement nord-coréen, par le Parti des travailleurs de Corée au pouvoir, et par d'autres organisations.

La France inquiète


La France a appelé samedi la Corée du Nord à « s'abstenir de toute nouvelle provocation », après que Pyongyang a annoncé être en « état de guerre » avec la Corée du Sud.


« La France est vivement préoccupée par la situation dans la péninsule coréenne », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, dans un communiqué.


« Elle demande instamment à la Corée du Nord de s'abstenir de toute nouvelle provocation, de remplir ses obligations internationales, notamment dans le cadre des résolutions pertinentes des Nations Unies et de reprendre rapidement le chemin du dialogue », a-t-il ajouté.

« Retenue maximale »


La Russie a appelé samedi les deux Corée et les Etats-Unis à faire preuve d'une « responsabilité et d'une retenue maximales » après que les Nord-Coréens eurent annoncé qu'ils étaient en état de guerre avec Séoul.


« Nous attendons des deux camps qu'ils exercent une responsabilité et une retenue maximales et que personne ne franchisse le point de non-retour », a dit à Interfax Grigori Logvinov, responsable russe chargé de la Corée au ministère des Affaires étrangères.


Un responsable du ministère de la Défense sud-coréen a néanmoins assuré qu'aucun signe d'activité anormale pouvant laisser croire que l'armée nord-coréenne se préparait à une attaque n'avait été détecté.


Le gouvernement sud-coréen s'est de son côté refusé à prendre au sérieux la nouvelle menace de Pyongyang, faisant valoir que rien de nouveau ne permettait de s'inquiéter plus que de coutume.


Les Sud-Coréens ont continué samedi à mener leur vie comme si de rien n'était, comme ils l'ont fait depuis le début du mois, malgré la constante menace d'attaque.

Fermer le parc industriel intercoréen de Kaesong


Pyongyang a menacé samedi de fermer le complexe industriel de Kaesong, une zone de coopération économique et industrielle entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, a annoncé l'agence nord-coréenne KCNA dans un contexte de tensions très vives entre les deux Corées.


Cette menace a été émise par les autorités chargées de la gestion du parc industriel de Kaesong proche de la frontière, une source précieuse de profits en devises pour Pyongyang.


« Nous fermerons sans hésiter le site industriel si la Corée du Sud essaie d'atteindre notre dignité, même de façon légère », avertissent les autorités dans une déclaration diffusée par KCNA, ajoutant que le sort du complexe dépend « entièrement » de l'attitude de Séoul.


La zone industrielle implantée à dix kilomètres à l'intérieur de la Corée du Nord a été inaugurée en 2004 dans une volonté symbolique d'établir une coopération entre les deux Corée.

Deux frères toujours en guerre


Le ministère de l'Unification, chargé des relations politiques avec la Corée du Nord, a déclaré que l'activité se poursuivait normalement dans la zone industrielle spéciale nord-coréenne de Kaesong, qui emploie des salariés Sud-Coréens.


« La déclaration de la Corée du Nord aujourd'hui n'est pas une nouvelle menace, mais la poursuite de ses menaces provocatrices », a-t-il déclaré dans un communiqué.


Le ministère de la Défense a de son côté appelé Pyongyang à stopper ses menaces, renouvelant sa position selon laquelle les exercices militaires annuels menés avec les forces américaines jusqu'à fin avril sont de nature purement défensive.


Techniquement, les deux « frères ennemis » de la péninsule sont toujours en guerre, le conflit qui les a opposées de 1950 à 1953 ayant été conclu par un armistice signé à Panmunjom et non par un traité de paix.


Depuis le début du mois de mars, le régime nord-coréen multiplie presque quotidiennement les menaces d'attaque contre Séoul et Washington, s'estimant menacé par les manoeuvres militaires conjointes de ces deux pays, entamées au début du mois et prévues jusqu'à fin avril.


Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un a ordonné jeudi soir que les unités de fusées de l'armée soient placées en état d'alerte, prêtes à viser les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique.


L'état d'alerte a été officiellement proclamé lors d'une réunion d'urgence convoquée à minuit, et fait suite au survol du territoire sud-coréen lors d'un exercice par deux bombardiers furtifs de l'US Air Force, un geste de mise en garde de Washington.


Mardi, l'armée nord-coréenne avait également menacé directement les Etats-Unis, annonçant préparer ses missiles et son artillerie à frapper des cibles militaires sur le territoire des Etats-Unis.

SOURCE REUTERS
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   30.03.13 19:01


La "drôle de guerre" de Corée

Le Point.fr - Publié le 30/03/2013 à 16:05 - Modifié le 30/03/2013 à 17:24

La Corée du Nord se dit "en état de guerre", mais les affaires continuent comme si de rien n'était. Jusqu'où le jeune Kim contrôle-t-il son escalade ?
Le jeune Kim Jong-un a-t-il déclenché une crise pour s'affirmer face à ses vieux généraux ? Le jeune Kim Jong-un a-t-il déclenché une crise pour s'affirmer face à ses vieux généraux ? © Sipa
De notre correspondant à Séoul, Sébastien Falletti


Le mot est lâché. La péninsule coréenne est "en guerre", a rugi le régime nord-coréen ce matin, dans un communiqué lapidaire de son agence KCNA. Après avoir multiplié les menaces et anathèmes à l'encontre des États-Unis et de Séoul depuis la fin janvier, Kim Jong-un accroît encore d'un cran les tensions en Asie du Nord-Est. "À partir de maintenant, les relations intercoréennes sont en état de guerre et toutes les questions entre les deux Corées seront traitées selon un protocole de temps de guerre", a précisé Pyongyang, affolant les chancelleries et les rédactions de la planète.


Pourtant, à Séoul, les habitants vaquent comme d'habitude à leur shopping sur les grandes artères de la mégalopole de 15 millions d'âmes, située à seulement une quarantaine de kilomètres de la DMZ, la ligne de front barbelé qui déchire en deux la péninsule depuis soixante ans. Les médias sud-coréens ont donné peu d'importance à la dernière sortie grandiloquente de l'adversaire du Nord et le gouvernement relativise la menace. Car pour eux, la dernière annonce du régime de Kim ne change rien : les deux Corées sont techniquement en guerre depuis... le 25 juin 1950, il y a soixante-trois ans ! Et la dernière sortie de Kim ne serait donc qu'un remake stalinien peu convaincant du "beaucoup de bruit pour rien" de Shakespeare.

Rien n'a changé


En effet, Séoul et Pyongyang n'ont jamais conclu d'armistice en juillet 1953 à la fin des hostilités de la Guerre de Corée qui a fait 3 millions de morts, entraînant les États-Unis et la Chine dans le plus sanglant conflit depuis la Seconde Guerre mondiale. Et depuis soixante ans, les 50 millions de Sud-Coréens sont donc en état de guerre et se sont habitués à vivre au gré des crises et de la surenchère de Pyongyang, enfouissant leurs inquiétudes.

Le Nord affirme pourtant vouloir mettre un terme à cet état. "La situation prévalant de longue date selon laquelle la péninsule coréenne n'est ni en guerre ni en paix est terminée", indique son communiqué. Déjà mercredi, le régime avait annoncé la suspension du téléphone rouge entre les militaires des deux camps, augmentant le risque d'erreur de calcul le long des miradors et donc de dérapage sanglant. Mais, dans la pratique, rien n'a changé le long du 38e parallèle où la "drôle de guerre" perdure. Depuis ce matin, aucun mouvement inhabituel des forces nord-coréennes n'a été détecté par l'armée sud-coréenne, rapporte l'agence Yonhap. Et des lignes de communications existent toujours entre les officiers des deux camps.

Surtout, le parc industriel de Kaesong, dernier reliquat de la coopération nord-sud, fonctionne normalement. Ce matin, 153 employés sud-coréens ont franchi comme d'habitude la frontière la plus militarisée du monde pour rejoindre ce complexe d'usines où des entreprises du Sud emploient plus de 42 000 ouvriers nord-coréens, a confirmé Séoul. En dépit de ses déclarations belliqueuses, le régime stalinien n'a donc visiblement pas l'intention de suspendre ce projet conjoint qui lui permet de renflouer ses caisses, puisque les salaires des ouvriers lui sont directement versés.

Stratégie maîtrisée ou fuite en avant ?


Autre indice, relativisant la menace de conflit, les assurances données récemment par des officiels nord-coréens aux tour-opérateurs chinois. Selon le quotidien Chosun Ilbo, un représentant du bureau du tourisme du Nord aurait assuré ce mois-ci aux agences de voyage chinoises inquiètes qu'il n'y aurait pas de conflit sur la péninsule, les encourageant à envoyer le plus de touristes possible. Le risque de conflit est également jugé limité par le Pentagone puisque les familles des 28 500 GI postés en Corée du Sud n'ont pas été évacuées.


Reste à savoir si la dernière surenchère de Kim s'inscrit dans une stratégie de tension habilement maîtrisée ou bien dans une fuite en avant incertaine du jeune maître de Pyongyang, avec des conséquences imprévisibles à la clé. "Nous ne savons pas si nous sommes dans le business as usual ou bien si une dynamique différente est à l'oeuvre", juge Robert Carlin, ancien de la CIA et spécialiste à l'université de Stanford. Car la cascade de menaces lancées contre Washington et Séoul depuis fin janvier et le vote de nouvelles sanctions sont familiers. Comme son père Kim Jong-il, le jeune héritier déclenche un chapitre de tension avec la communauté internationale en conduisant un test atomique le 12 février, avec l'espoir d'attirer la Maison-Blanche à la table des négociations et d'obtenir des gains économiques et politiques en échange d'une détente. Cette approche qui avait réussi à son prédécesseur face à George Bush devrait conduire selon toute logique à un dégel prochain sur la péninsule.

La fragilité de Kim


Néanmoins, deux facteurs nouveaux viennent bousculer cette analyse rassurante. D'abord, la relative fragilité de Kim Jong-un. Arrivé au pouvoir il y a à peine plus d'un an, il doit s'imposer dans une culture imprégnée de confucianisme où la jeunesse s'efface traditionnellement face aux anciens. Âgé de moins de trente ans, le dirigeant tente de mettre au pas les puissants généraux, avec pour enjeux les juteuses prébendes économiques de l'armée dont il a besoin pour renflouer ses caisses. "En dépit des apparences, la situation politique au Nord est instable", juge Paik Wooyeal, de l'université Sungkyunkwan, à Séoul.


Dans ce contexte, une crise internationale est la meilleure façon pour Kim de gagner ses galons aux yeux des militaires et de sa population inquiète de son inexpérience. Un facteur qui pourrait pousser le leader à la faute. D'autant que face à lui, le président Barack Obama semble décidé à relever le bras de fer de Pyongyang. Adepte de la fermeté depuis son arrivée au pouvoir, le président démocrate a haussé le ton récemment en déployant des bombardiers stratégiques B52 et B2 dans le ciel de Corée du Sud pour rassurer son allié. Une démonstration de force sans précédent qui indique sa détermination à ne pas céder au "chantage" de Kim. Au risque de l'acculer au pied du mur.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   31.03.13 10:13

*ANCIEN ARTICLE*
Iran / Corée du Nord -

Article publié le : dimanche 02 septembre 2012 - Dernière modification le : dimanche 02 septembre 2012


Iran et Corée du Nord signent un préoccupant accord de coopération scientifique


La centrale nucléaire de Bouchehr en Iran.

La centrale nucléaire de Bouchehr en Iran.
AFP/ATTA KENARE


Par RFI

A Téhéran, à l'issue du sommet des non-alignés, l’Iran et la Corée du Nord ont signé, selon les médias locaux, un accord de coopération dans les domaines de la science et de la technologie. La cérémonie de signature se serait déroulée en présence du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et du numéro deux du régime nord-coréen, Kim Yong-nam. Cette annonce préoccupe de nombreux observateurs : Pyongyang et Téhéran sont en effet déjà suspectés d’échanger depuis des années des technologies concernant le nucléaire et les missiles balistiques.


Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Les deux pays de « l’axe du Mal » cher à l'ancien président américain George W. Bush affichent officiellement leur volonté de coopération. Selon les médias iraniens, l’Iran et la Corée du Nord ont signé, à l'occasion du sommet des non-alignés, un accord qui prévoit des échanges d’équipes scientifiques et des transferts de technologie dans les secteurs de l’information et de l’énergie.

Or, la coopération Téhéran-Pyongyang inquiète depuis longtemps les experts en prolifération nucléaire. « Les [expertises nucléaires des] deux pays se complètent très bien, et de nombreuses synergies sont possible », s’était ainsi alarmé en 2011 le scientifique américain Siegfried Hacker.

Résister à l'Occident

La Corée du Nord a été accusée à plusieurs reprises d’avoir fourni à l’Iran des technologies nucléaires sous embargo, des missiles à longue portée, ainsi qu’un logiciel de simulation de flux de neutrons.

En affichant ainsi au grand jour leur entente, Téhéran et Pyongyang montrent leur détermination à résister aux pressions d’un Occident qui exige leur dénucléarisation. L’accord permettra en outre au régime nord-coréen d’affirmer à sa population qu’il dispose d’alliés proches sur la scène internationale.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   31.03.13 18:36


COREE DU NORD. Entre provocations et menaces réelles

Créé le 31-03-2013 à 11h23 - Mis à jour à 17h22

Par Alexis Toulon


L'escalade continue dans la péninsule coréenne. Le Nord multiplie les annonces fracassantes, le Sud et ses alliés les exercices militaires. La guerre est-elle vraiment imminente ?


La Corée du Nord ne cesse de montrer les dents. Dans son collimateur : le frère ennemi la Corée du Sud et son puissant allié, les Etats-Unis. Dernière escalade en date samedi 30 mars : Pyongyang a annoncé qu'elle était "en état de guerre" avec le Sud. Rien de neuf en soit car, malgré l'armistice signé en 1953, la paix n'a jamais été signée entre les deux pays.

Toutefois, Washington a déclaré prendre "au sérieux" cette nouvelle menace alors que Séoul joue l'apaisement.

Cette semaine, les Nord-Coréens avaient déjà fait monter la pression en menaçant directement la Corée du Sud, le Japon, les bases américaines du Pacifique et la côte ouest des Etats-Unis.

Face à ce regain de tension, faut-il prendre au sérieux cette menace pour la paix dans la péninsule coréenne ?

Cela reste de la dissuasion", assure Pierre Rigoulot, historien spécialiste du communisme, directeur de la revue "Histoire et Liberté" et auteur de "Corée du Nord, État voyou". "Pyongyang avait déjà tiré la sonnette d'alarme et n'a pas été pris au sérieux. Il reprécise donc la menace", assure le chercheur.

Un thermomètre régional

Trois raisons peuvent expliquer l'attitude du régime nord-coréen. Il peut s'agir pour lui de ne pas laisser passer sans réagir les exercices américano-coréens ou le survol du territoire par des avions furtifs B-2. En effet, les deux alliés avaient annoncé mardi 22 mars l'organisation d'exercices militaires conjoints en mer du Japon. Pyongyang peut chercher un moyen de peser sur ses voisins pour réclamer de l'aide internationale, obtenir un allègement des sanctions de l'ONU, notamment sur l'importation de matières premières comme le pétrole ou l'aide alimentaire. Cette démonstration de force vise peut-être également à asseoir l'autorité interne du nouveau leader, ou bien à réaffirmer la prépondérance des militaires dans la classe dirigeante nord-coréenne.

Autre élément à prendre en compte, la Corée du Nord sert de thermomètre dans la volonté des Etats-Unis d'assurer une protection crédible à destination de ses alliés asiatiques. Et malgré la bonne volonté affichée de le Chine de paraître respectable et responsable aux yeux de la communauté internationale, ce type d'information ne peut pas être pris à la légère. Un recul américain sur le dossier pourrait indirectement être interprété dans la région comme une porte ouverte aux volontés expansionnistes territoriales de Pékin notamment en mer de Chine ou envers Taïwan.

Jouer au fou pour être crédible

La Corée du Nord a un régime autoritaire très isolé et la menace sert également à éviter qu'une puissance internationale ne tente d'envahir le pays. "Jouer les déséquilibrés et brandir l'arme nucléaire est le meilleur moyen pour ce pays de susciter l'attention internationale", confirme Colomban Lebas, chercheur associé au centre de géostratégie de l'ENS.

En effet, d'après les tests effectués, la bombe atomique nord-coréenne est moins puissante que celle qui a frappé Hiroshima il y a près de 70 ans. "La Corée du Nord se sait incapable de rivaliser avec la puissance américaine ; si elle agit nucléairement, elle sait qu'elle encoure des représailles hors de proportion avec les gains politico-stratégiques qu'elle pourrait rationnellement escompter de son acte : pour être "crédible" dans ses menaces, il lui faut donc faire croire qu'elle est suffisamment déséquilibrée pour agir" assure Colomban Lebas. "D'où ce comportement désopilant, erratique et apparemment désordonné. Ce qui ne signifie en rien que la Corée du Nord soit insensible au discours dissuasif américain".

La Corée peut-elle lancer ses bombes A

Toutefois, il reste une question : la Corée du Nord a-t-elle les moyens de mettre ses menaces à exécution ?

S'il est avéré que Pyongyang est une puissance nucléaire, il faut prendre en compte ses capacités à transporter des ogives sur une grande distance. Donc, évaluer son arsenal balistique.

La Corée du Nord est équipée de missiles Taepodong-2, capables d’atteindre les Etats-Unis, grâce à leur portée de 3.500 à 6.000 kilomètres, selon certains experts. "Mais il ne faut pas oublier que la masse probablement élevée des têtes nucléaires nord-coréenne réduit nettement la portée réelle de ces missiles, au comportement par ailleurs peu fiable, en particulier en matière de précision et de survie des vecteurs à la phase initiale de propulsion", rappelle Colomban Lebas.

Quoi qu'il arrive, si les bases américaines du Pacifique et la côte ouest restent hors de portée, Pyongyang pourrait éventuellement toucher les intérêts américains en Corée du Sud et au Japon.

Mais les bases de lancement sont connues et bien identifiées : en cas de préparatifs, Washington serait immédiatement en état d'alerte, prêt à intervenir en particulier par voie antimissiles. Sans effet de surprise, la menace diminue.

Quelles conséquences ?

Autre point, les technologies balistiques nord coréennes ne sont pas très sophistiquées. Lors d'un test de fusée Unha-3, le vendredi 13 avril 2012, le lancement s'est soldé par un échec (le troisième depuis 1998). Si un missile équipé d'une tête nucléaire devait connaître une histoire similaire, les conséquences pour Pyongyang seraient multiples :

- La Corée du Nord risquerait d'avoir une fuite radioactive sur son territoire.

- Cet échec serait catastrophique sur le plan politique pour le dictateur Kim Jung-un.

- La Corée aurait brisé le tabou nucléaire et rien n'empêcherait les Etats-Unis et ses alliés de procéder à des représailles.

Quant aux autres vecteurs potentiels de transport de la bombe, ni la marine (de type côtière), ni les sous-marins ne disposent des capacités en missiles pour lancer avec succès un engin atomique.

La Corée du Nord risque donc de continuer à agiter le chiffon rouge sans toutefois mettre le feu au baril de poudre qu'est la péninsule coréenne.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 12:40


La Corée du Sud promet une «violente riposte»

1 avril 2013 à 09:18

Un avion de chasse furtif F-22 américain.
Un avion de chasse furtif F-22 américain. (Photo Paul Crock. AFP)

Libération


Face aux menaces de son voisin du Nord, Séoul a reçu le soutien des Etats-Unis qui ont déployé des avions de chasse furtifs F-22.

Par AFP


La Corée du Sud a promis ce lundi une «violente riposte» en cas de «provocation» de la Corée du Nord, avec le soutien des Etats-Unis qui ont déployé des avions de chasse furtifs F-22 sur fond de vives tensions avec le régime nord-coréen dont le Parlement devait se réunir ce jour.


La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, chef de file des conservateurs et faucons sud-coréens, s’est entretenue dans la matinée avec de hauts responsables militaires et son ministre de la Défense. «Je pense que nous devrions opposer une riposte violente et immédiate sans aucune autre considération politique si (le Nord) s’aventure à une provocation contre notre population», a déclaré la dirigeante, en fonctions depuis février.

La péninsule coréenne est le théâtre d’un nouvel épisode d’invectives et de menaces depuis décembre dernier, lorsque le Nord a procédé à un lancement réussi d’une fusée considérée par Washington et Séoul comme un tir d’essai de missile balistique. Pyongyang a ensuite procédé à son troisième essai nucléaire, entraînant l’adoption début mars de nouvelles sanctions à l’ONU. L’escalade n’a cessé depuis lors.

«Etat de guerre»

Le Nord a annoncé ce mois-ci qu’il annulait l’armistice et les autres traités bilatéraux de paix signés avec Séoul pour protester contre les exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Le régime communiste s’est vivement irrité du passage dans le ciel sud-coréen de forteresses volantes américaines B-52 et de bombardiers furtifs B-2 qui ont effectué des vols d’entraînement, menaçant de frapper les îles américaines de Guam et de Hawaï dans le Pacifique.

Pyongyang a enfin affirmé samedi être «en état de guerre» avec le Sud. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre puisque la guerre de Corée de 1950-53 s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix.

Ce lundi, un porte-parole des forces américaines a indiqué à l’AFP que des chasseurs furtifs F-22 Raptor étaient arrivés la veille en Corée du Sud pour participer aux exercices «Foal Eagle» qui doivent durer jusqu’au 30 avril. Les chasseurs seraient stationnés sur la base américaine de l’île d’Okinawa (sud) au Japon, selon des informations non confirmées. Les F-22 ont déjà été mobilisés pour ces manœuvres interarmées mais le contexte est particulièrement délicat avec une inflation verbale que les spécialistes jugent inquiétante entre Pyongyang d’un côté, Séoul et Washington de l’autre.

Réunion de l'Assemblée nord-coréenne

Depuis des décennies, la péninsule coréenne est régulièrement secouée par de brusques montées de tensions, qui suivent à peu près toujours le même schéma: menaces de plus en plus féroces de la part de Pyongyang, puis décélérations et retour au calme. A ce stade, les experts écartent à la fois un apaisement subi des tensions et une guerre ouverte qui serait forcément perdue par le Nord.

L’Assemblée suprême du peuple, en principe simple chambre d’enregistrement des décisions du parti, devait se réunir ce lundi à Pyongyang en session plénière annuelle, pour une journée, sans qu’aucune annonce spectaculaire ne soit attendue. «Le Nord a joué la plupart de ses cartes politiques, je ne pense pas que de nouvelles menaces concrètes sortent de cette réunion», a ainsi estimé Cho Han-Bum, analyste au Korea Institute for National Unification de Séoul. «Il diffusera probablement un message symbolique, par exemple un appel à tous les Nord-Coréens à se tenir prêts pour une possible guerre», a-t-il ajouté.

Dimanche, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait présidé une réunion du comité central du parti unique, le parti du Travail. Le comité a décidé que le droit de la Corée du Nord à posséder des armes nucléaires «devrait être inscrit dans la loi» et que son arsenal serait amélioré «en qualité et en quantité».

La Russie a appelé samedi les deux Corées et les Etats-Unis à faire preuve d’une «responsabilité et d’une retenue maximales». Le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, a souligné pour sa part que Washington ne se laisserait pas intimider par les menaces belliqueuses de Pyongyang et était prêt à faire face «à toute éventualité».
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MessageSujet: Guerre en Corée?   01.04.13 14:41

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MessageSujet: Kidnapping des étrangers par la Corée du Nord=1h10mn   01.04.13 14:58

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 16:11

COREE DU NORD. Séoul prêt à utiliser la "dissuasion active"

Créé le 01-04-2013 à 07h55 - Mis à jour à 15h27


Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Les forces sud-coréennes pourraient "opposer une riposte sévère et immédiate sans aucune autre considération politique", prévient la présidente.

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, chef de file des conservateurs et des faucons sud-coréens, s'est entretenue dans lundi 1er avril avec de hauts responsables militaires et son ministre de la Défense.
Je pense que nous devrions opposer une riposte sévère et immédiate sans aucune autre considération politique si (le Nord) s'aventure à une provocation contre notre population", a déclaré Park Geun-Hye, qui a pris ses fonctions en février.

Le ministre de la Défense, Kim Kwan-Jin, a précisé que le Sud recourrait si besoin était à des frappes préventives sur les installations nucléaires et militaires nord-coréennes.
"Nous (...) procéderions rapidement à ce qu'on appelle une 'dissuasion active' pour neutraliser les menaces nucléaires et balistiques du Nord", a-t-il dit.
Changement politique au Nord

La Corée du Nord a annoncé lundi 1er avril la nomination de Pak Pong-Ju au poste de Premier ministre, un remaniement confirmé par le Parlement, a rapporté l'agence locale KCNA.
Pak, un expert économique, a prêté serment au cours de la session annuelle du Parlement, remplaçant ainsi Choe Yong-Rim, selon l'agence officielle.
Une ordonnance spéciale officialisant le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord a en outre été entérinée lundi par le Parlement.
Ce document sur la "consolidation de la position d'Etat disposant d'armes nucléaires pour l'autodéfense" a été adopté à l'unanimité, de même que deux lois, respectivement sur le développement dans le domaine spatial et sur la mise en place d'un bureau d'Etat chargé de ce développement, toujours selon KCNA.
Plus tôt, après des bombardiers B-52 et B-2, les Etats-Unis avaient annoncé avoir déployé des avions de chasse furtifs F-22 dans le cadre de manoeuvres américano-sud-coréennes tenues sur fond de vives tensions avec le régime nord-coréen dont le parlement se réunit en plénière annuelle.
Deux F-22 Raptor sont arrivés dimanche en Corée du Sud pour participer aux exercices annuels "Foal Eagle" qui doivent durer jusqu'au 30 avril, a indiqué un porte-parole des forces américaines.
Menaces réciproques

Les chasseurs seraient stationnés sur la base américaine de l'île d'Okinawa (sud) au Japon, selon des informations non confirmées. Les F-22 ont déjà été mobilisés pour ces manoeuvres interarmes mais le contexte est particulièrement délicat avec une inflation verbale que les spécialistes jugent inquiétante entre Pyongyang d'un côté, Séoul et Washington de l'autre.
Les Etats-Unis ont annoncé la semaine dernière que des forteresses volantes B-52 et des bombardiers furtifs B-2 avaient effectué des vols d'entraînement en territoire sud-coréen, suscitant le courroux de la Corée du Nord. Après cette annonce, la Corée du Nord a menacé de frapper les îles américaines de Guam et de Hawaï dans le Pacifique.
Depuis des décennies, la péninsule coréenne est régulièrement secouée par de brusques montées de tensions, qui suivent à peu près toujours le même schéma: menaces de plus en plus féroces de la part de Pyongyang, puis décélérations et retour au calme.
A ce stade, plusieurs scénarios restent possibles, mais les experts écartent à la fois un apaisement subi des tensions et une guerre ouverte qui serait forcément perdue par le Nord.
Réunion du parlement

L'Assemblée suprême du peuple, en principe simple chambre d'enregistrement des décisions du parti, se réunit ce lundi en session plénière annuelle, pour une journée, sans qu'aucune annonce spectaculaire ne soit attendue.
"Le Nord a joué la plupart de ses cartes politiques, je ne pense pas que de nouvelles menaces concrètes sortent de cette réunion", a ainsi estimé Cho Han-Bum, analyste au Korea Institute for National Unification de Séoul.
"Il diffusera probablement un message symbolique, par exemple un appel à tous les Nord-Coréens à se tenir prêts pour une possible guerre", a-t-il ajouté.
Le Nord avait annoncé ce mois-ci qu'il annulait l'armistice et les autres traités bilatéraux de paix signés avec Séoul pour protester contre les exercices militaires conjoints.
Puis Pyongyang a indiqué samedi être "en état de guerre" avec le Sud. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre puisque la guerre de Corée de 1950-53 s'est terminée par un armistice et non par un traité de paix.
Washington prête "à toute éventualité"

La Russie a appelé samedi les deux Corées et les Etats-Unis à faire preuve d'une "responsabilité et d'une retenue maximales".
Le secrétaire d'Etat américain à la Défense Chuck Hagel a souligné pour sa part que Washington ne se laisserait pas intimider par les menaces belliqueuses de Pyongyang et était prêt à faire face "à toute éventualité".
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a quant à elle promis lundi, à l'issue d'un entretien avec de hauts responsables militaires et son ministre de la Défense, "de violentes et immédiates représailles" en cas de dérapage de Pyongyang.
Ce dernier épisode d'invectives et de menaces entre Pyongyang et ses ennemis remonte à décembre lorsque le Nord a procédé à un lancement réussi d'une fusée considérée par Washington et Séoul comme un tir d'essai de missile balistique.
Pyongyang a ensuite procédé à son troisième essai nucléaire, entraînant l'adoption début mars de nouvelles sanctions à l'ONU.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 17:29

Corée du Nord: le PS condamne la "surenchère"
Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 1 avril 2013 à 16h22Mis à jour le 1 avril 2013 à 16h22


Le PS a condamné lundi "la surenchère verbale" des dirigeants de la Corée du Nord, son secrétaire national à l'International Jean-Christophe Cambadélis jugeant qu'ils "peuvent provoquer une confrontation majeure" dans la région.
Relevant qu'après un tir de missile balistique et un essai nucléaire, les dirigeants nord-coréens ont été jusqu'à menacer d'une "guerre thermo-nucléaire", le PS a jugé dans un communiqué : "ce pays n'a pas les moyens de ses rodomontades, mais ils peuvent provoquer une confrontation majeure dans la péninsule coréenne et dans la région".
Il demande à l'ONU et aux pays qui ont des relations avec la Corée du Nord, particulièrement la Chine et la Russie, d'"user de leur influence pour convaincre ce pays de s'abstenir de menace contre les autres pays et qu'il doit se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU", selon le communiqué de M. Cambadélis.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 17:54

Le clan Kim imprime sa marque en Corée du Nord



Créé le 01-04-2013 à 17h20 - Mis à jour à 17h20


Mots-clés : COREE, OFRWR, 20130401




par Jack Kim
SEOUL (Reuters) - En réinstallant comme Premier ministre l'un des proches de la famille et en plaçant plusieurs de ses hommes de confiance au bureau politique du Parti des travailleurs, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a intensifié lundi la mainmise de son clan sur le pays.
Mais le jeune trentenaire s'est aussi placé un peu plus sous l'influence de son oncle et de sa tante, Jang Song-thaek et Kyong-hui, qui exercent tous deux un rôle essentiel en coulisses après avoir l'an dernier repris en main l'armée.
L'Assemblée populaire suprême a rétabli au poste de Premier ministre l'ancien chef du gouvernement Pak Pong-ju, limogé en 2007 pour n'avoir pas été capable de mettre en place des réformes économiques.
Le comité central du Parti des travailleurs nord-coréen s'est par ailleurs réuni lundi en présence de Kim Jong-un, qui en a profité pour faire entrer plusieurs de ses proches au bureau politique du Parti.
Pak, qui aurait plus de 70 ans, est un allié de Jang et a travaillé pour Kyong-hui, la fille du fondateur de la dynastie, Kim Il-sung, grand-père de l'actuel numéro un.
Le couple est parvenu en juillet dernier à obtenir l'éviction du vice-maréchal Ri Yong-ho, figure centrale du régime et proche du père de Kim Jong-un, le "cher dirigeant" Kim Jong-il décédé en décembre 2011.
"Pak Pong-ju travaille sous les ordres de Jang Song-thaek", explique Cho Bong-hyun, spécialiste de l'économie nord-coréenne à l'institut IBK.
"Pak est-il un réformateur ? Disons que Jang est très porté sur l'économie et que Pak est celui qui a tenté de faire de l'économie la pierre angulaire du système", ajoute-t-il.
PURGE
Dès sa nomination à la tête du gouvernement en 2003, Pak a voulu appliquer un programme ambitieux de réformes économiques qui permettraient une relative autonomie dans l'agriculture et un début de liberté des prix.
Les mesures n'ont pas produit les fruits attendus et l'armée, qui n'avait cessé de protester contre la politique menée par Pak, a finalement obtenu sa tête et retrouvé sa primauté dans le régime.
Jang, l'oncle de Kim, fut lui aussi l'objet d'une purge avant d'être réhabilité. Il est désormais vice-président de la Commission de défense nationale, un organisme clé présidé par Kim malgré son inexpérience des choses militaires.
Jang est donc considéré comme celui qui tire les ficelles. En 2002, il avait effectué une visite très médiatisée des sites industriels florissants de Corée du Sud et Pak faisait partie de la délégation.
"La nomination de Pak montre sans aucun doute possible que le Nord veut mettre l'accent sur l'économie", juge Yang Moo-jin, professeur à l'université des études nord-coréennes de Séoul.
Les changements en cours à Pyongyang vont de pair avec un discours musclé des dirigeants nord-coréens à l'encontre de la Corée du Sud et des Etats-Unis.
Pyongyang a annoncé samedi être entré en "état de guerre" en réponse aux manoeuvres militaires conjointes menées dans la péninsule par les Etats-Unis et la Corée du Sud.
Pascal Liétout pour le service français
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MessageSujet: Enquête exclusive M6 1h30   01.04.13 18:11

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 18:51

Corée=le Parc Nord/Sud pas touché
Le complexe industriel de Kaesong, une zone de coopération économique et industrielle entre les Corées du Nord et du Sud, continuait dimanche de fonctionner normalement malgré les menaces de Pyongyang de le fermer, a indiqué Séoul. "Il n'y pas eu de problème pour le moment dans les opérations du complexe de Kaesong", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Unification, chargé des relations entre les deux pays.

La zone industrielle implantée près de la frontière intercoréenne, à dix kilomètres à l'intérieur de la Corée du Nord, a été inaugurée en 2004 dans une volonté symbolique d'établir une coopération entre les deux Corées.

50.000 Nord-Coréens travaillent pour des entreprises sud-coréennes

Pyongyang avait menacé samedi de la fermer, à un moment où les tensions sont très vives dans la péninsule coréenne. Kaesong a toujours continué de fonctionner malgré les crises répétées entre les deux pays au cours des dernières années. Kaesong est une source précieuse de devises pour l'économie exsangue de la Corée du Nord.

Ce complexe accueille plus de 50.000 Nord-Coréens qui travaillent pour le compte de petites entreprises sud-coréennes, dans le secteur manufacturier principalement (habits, chaussures, montres, ustensiles de cuisine...), ainsi que quelques ressortissants sud-coréens.

Depuis début mars et l'adoption de nouvelles sanctions par l'ONU à l'égard de Pyongyang, la Corée du Nord a accentué encore un peu plus sa rhétorique belliqueuse, menaçant Séoul et son allié Washington de "frappes stratégiques" et de "guerre totale".
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 19:35

HORS-SUJET curieux,à la limite amusant si la guerre éclatait... ...
22 mars 2013
BUNGA BUNGA – Le scandale sexuel qui éclabousse la Corée du Sud



Des hommes d'influence, masqués, faisant l'amour en public, avec la fille de leur choix, lors de banquets orgiaques. La scène n'est pas tirée du film de Stanley Kubrick Eyes Wide Shut. Elle n'est pas non plus une adaptation des parties fines bunga bunga de Silvio Berlusconi. L'affaire se passe en Corée du Sud et est à l'origine de la démission, jeudi 21 mars, du vice-ministre de la justice, Kim Hak-ui.
"Selon des rapports de police, au moins une douzaine de personnes dont le vice-ministre, trois hauts gradés de la police, des médecins, des procureurs et des patrons de presse, ont pris part à des orgies dans la résidence secondaire d'un homme d'affaires influent", rapporte The Korea Times.
Kim Hak-ui était en effet l' invité de banquets organisés entre 2008 et 2011 par un businessman surnommé Yoon. Yoon, 51 ans, est accusé d'avoir filmé les ébats de ses invités avec son téléphone portable. Certaines sources indiquent qu'il aurait fait chanter les différents protagonistes en échange de menus services et de faveurs commerciales. La police a ainsi confirmé que ledit Yoon a remporté le marché pour la construction d'un vaste complexe sportif portant sur des millions de won, la devise sud-coréenne. Elle enquête également sur la construction d'un hôpital pour un montant de 4,7 milliards de won.
"Bien que toutes ces allégations soient fausses, je ne suis plus en mesure d'exercer la charge cruciale qui est la mienne. Je démissionne dans l'espoir que cette affaire ne soit plus un fardeau pour le nouveau gouvernement", s'est défendu le vice-ministre dans un bref communiqué publié dans les colonnes du Korea Herald. La presse s'étonne toutefois de la nomination récente de Kim Hak-ui, qui a pris ses fonctions le 13 mars, alors que le scandale couvait depuis quelques mois.
Surtout, cette affaire témoigne de la corruption qui gangrène les sphères politiques du pays, soulignent les médias locaux. "Le gouvernement devrait mettre en place un processus transparent et installer des commissions indépendantes", détaille ainsi un expert dans le Korean Times. Et de prendre en exemple Hongkong, qui a lutté efficacement contre la corruption, grâce à des agences indépendantes spécialisées dans les enquêtes anti-corruption.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   01.04.13 19:55

La Corée du Nord lance des menaces économiques 31/03 06:05 CET
monde
Pyongyang menace de fermer son usine de Kaesong, un complexe à quelques kilomètres de la frontière, géré conjointement par les deux Corées. L’origine de cette menace : le Nord a été vexé que les médias du sud suggérent que Pyongyang ne pourrait pas se permettre de fermer le site, comptant trop sur l’argent qu’il rapporte. 92 millions de dollars en salaires pour les Nord-Coréens employés par 123 usines de textile sud-coréennes.
Une menace économique, après les menaces militaires. Il y a 24 heures, la Corée du Nord annonçait être en état de guerre. Une déclaration qui a fait réagir la communauté internationale, qui a appelé le régime stalinien à cesser de jouer avec le feu.
Depuis début mars, la Corée du Nord, qui se sent menacée par les manoeuvres militaires américano-sud-coréennes, multiplie les déclarations belliqueuses et les menaces contre Washington et Séoul.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   02.04.13 9:21

COREE DU NORD. Un réacteur nucléaire va être redémarré



Créé le 02-04-2013 à 07h29 - Mis à jour à 08h45


Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Cette annonce intervient dans un contexte extrêmement tendu avec la Corée du Sud et les Etats-Unis.


Mots-clés : complexe nucléaire, Yongbyon




La Corée du Nord a annoncé mardi 2 avril son intention de redémarrer un réacteur nucléaire arrêté en 2007 et laissé entendre qu'elle pourrait reprendre l'enrichissement d'uranium à des fins militaires, dans un contexte extrêmement tendu avec la Corée du Sud et les Etats-Unis.
La Corée du Nord a précisé qu'elle "réaménageait et redémarrait" toutes les installations de son complexe nucléaire de Yongbyon dont un site d'enrichissement d'uranium et un réacteur de cinq mégawatts.
Ce réacteur était la seule source de plutonium pour le programme nucléaire militaire du Nord, qui en disposerait encore suffisamment pour produire entre quatre et huit bombes.
Cette décision est conforme à la volonté de Pyongyang de "renforcer (son) arsenal nucléaire à la fois en qualité et en quantité" et nécessaire à la résolution de "graves" pénuries d'électricité, selon un porte-parole du programme d'énergie nucléaire nord-coréen cité par l'agence de presse officielle du régime communiste KCNA.
Puissance nucléaire militaire

Puissance nucléaire militaire depuis son premier essai en 2006, la Corée du Nord avait accepté en 2007 d'interrompre ses activités atomiques en échange d'une aide économique et de garanties de sécurité. Le processus semblait bien engagé depuis la désactivation de Yongbyon en juillet 2007 et la démolition de sa tour de refroidissement en juin 2008.
Mais Pyongyang a toujours refusé les inspections de ses installations et s'était retiré en décembre 2008 des négociations à Six sur son programme nucléaire associant la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Russie et les deux Corées.
Trois bombes nucléaires testées depuis 2006

En 2010, le régime avait dévoilé à des scientifiques américains qu'il travaillait sur la construction d'un réacteur nucléaire, officiellement pour une utilisation civile, avec de l'uranium enrichi.
La Corée du Nord a testé trois bombes nucléaires depuis 2006, s'attirant chaque fois les foudres de la communauté internationale. Elle avait laissé entendre en février 2012 qu'elle comptait suspendre ses programmes nucléaire et de tests de missiles après un accord passé avec les Etats-Unis sur des aides alimentaires.
Mais cet accord a rapidement pris fin après un tir raté de fusée le 13 avril, qui était selon les experts un tir de missile balistique déguisé.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.04.13 9:33

Pyongyang empêche l'accès au complexe de Kaesong aux Sud-Coréens

3 avril 2013 à 08:07 (Mis à jour: 08:51)



Le complexe industriel de Kaesong, situé en Corée du Nord près de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, le 26 mai 2010. (Photo Jung Yeon-Je. AFP) Lbération

En réaction, Séoul s'est dit prêt à une «possible action militaire» pour protéger ses concitoyens travaillant dans ce complexe industriel intercoréen.


Par AFP
Libération
La Corée du Nord a empêché mercredi matin les employés sud-coréens d’entrer au sein du complexe industriel intercoréen de Kaesong, symbole de la coopération entre les deux pays, nouvelle escalade de la crise sur la péninsule coréenne.




«Le Nord nous a indiqué ce matin qu’il n’autoriserait que les départs depuis Kaesong et interdirait les trajets vers» le complexe, a déclaré Kim Hyung-Suk, porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification, en charge des relations entre les deux pays. Pyongyang n’a pas précisé combien de temps la suspension des entrées resterait en vigueur, a-t-il ajouté.
Un peu avant, le ministère de l’Unification avait indiqué que les 484 Sud-Coréens qui devaient se rendre mercredi au sein du complexe n’avaient pas été autorisés à le faire par la Corée du Nord.
En réponse, le ministre sud-coréen de la Défense a annoncé disposer d’un plan d’urgence, qui prévoit un possible recours à la force, pour garantir la sécurité de ses citoyens travaillant dans le complexe industriel de Kaesong. «Nous avons préparé un plan d’urgence, y compris une possible action militaire, en cas de situation grave», a déclaré Kim Kwan-Jin lors d’une réunion de députés du parti conservateur majoritaire. «Nous devons tenter d’empêcher la situation d’empirer», a-t-il ajouté.
Le passage de la frontière des Sud-Coréens a lieu normalement à 8h30 (00h30, heure française). La zone industrielle implantée à 10 km à l’intérieur de la Corée du Nord a été inaugurée en 2004 dans une volonté symbolique d’établir une coopération entre les deux Corées.
Selon Séoul, 861 Sud-Coréens sont par ailleurs à l’intérieur du complexe. «Nous nous attendons à ce que nos concitoyens actuellement au Nord rentrent sans difficulté», a ajouté le porte-parole du ministère.
Baromètre des relations

Précieuse source de devises étrangères dont la Corée du Nord a grand besoin, ce complexe industriel est toujours resté ouvert malgré les crises répétées sur la péninsule, à l’exception d’une seule journée, en 2009. Pyongyang en avait bloqué l’accès pour protester contre des manœuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes.
Ce retard suscite la crainte que le Nord mette à exécution sa menace de fermer Kaesong, qui accueille plus de 50 000 Nord-Coréens travaillant pour le compte de petites entreprises sud-coréennes, dans le secteur manufacturier principalement (habits, chaussures, montres, ustensiles de cuisine...).
Le passage de la frontière pour aller à Kaesong a fonctionné normalement ces dernières semaines malgré les tensions croissantes entre le Nord et le Sud. La stabilité d’exploitation du complexe est considérée comme un baromètre des relations intercoréennes et sa fermeture marquerait une nette escalade des tensions.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.04.13 11:02

Corée du Nord : Moscou juge la situation "explosive", Pékin appelle à la "retenue"



le Mercredi 3 Avril 2013 à 10:19

A chaque jour, un degré de plus dans l'escalade. Ainsi ce mercredi, la Corée du Nord a bloqué l'accès au complexe de Kaesong qui était un symbole de coopération entre les deux Corées. Séoul a aussitôt répliqué en évoquant un recours à la force, pour garantir la sécurité de ses citoyens sur ce site. D'où la préoccupation de la Russie et l'appel au calme de la Chine.

L'accès bloqué au site de Kaesong vu de la Corée du Sud © Reuters - Kim Hong-Ji
La Chine, le seul véritable allié de la Corée du Nord, s'affaire sur le plan diplomatique pour calmer les tensions entre les deux Corées. Son vice-ministre des Affaires étrangères Zhang Yesui a rencontré ce mardi les ambassadeurs des Etats-Unis, de la Corée du Nord et de la
Corée du Sud pour leur faire part des "vives inquiétudes" de la Chine. Pékin a demandé à "toutes les parties concernées de garder leur calme et de faire preuve de retenue."

Même inquiétude de la Russie. "Ce qui se passe préoccupe sans aucun doute la Russie parce qu'il s'agit d'une situation explosive à proximité de nos frontières en Extrême-Orient" a affirmé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Igor Morgoulov.
Quelques centaines de Coréens du Sud bloqués en Corée du Nord

Le bras de fer autour de la la zone industrielle conjointe de Kaesong est au coeur de ces nouvelles inquiétudes. Pyongyang a bloqué l'accès à ce complexe situé à dix kilomètres à l'intérieur de la Corée du Nord aux employés sud-coréens. Seuls neuf des 861 Sud-Coréens présents à Kaesong ce mercredi ont pu repartir.
Séoul a réagi en évoquant "un plan d'urgence, y compris une possible action militaire, en cas de situation grave", pour garantir la sécurité de ses citoyens travaillant à Kaesong.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.04.13 17:51

CORÉE DU NORD • L’équilibre de la terreur


Surenchère de joutes orales ou vrai risque de conflit armé ? Entre le nucléaire nord-coréen et le parapluie nucléaire américain, la péninsule coréenne devient une des dernières poudrières évoquant la guerre froide, analyse un journaliste de Corée du Sud.








Les trois objectifs du programme nucléaire de Pyongyang, sont "dissuasion", "prestige international" et "diplomatie coercitive". C'est ce qu'a expliqué le 12 mars dernier, lors d'une audition au Sénat, James Clapper, le directeur du renseignement national, chargé de coordonner et de superviser les principales agences américaines de renseignements dont la CIA, à propos de la crise dans la péninsule coréenne.

Lorsqu'un pays se dote du nucléaire, c'est en général pour sa sécurité et sa cohésion interne. Si le régime nord-coréen met en place une diplomatie coercitive sur la base d'une force nucléaire de dissuasion, c'est sans doute en partie pour sa propre sécurité. Le prestige international que lui confère le fait de compter parmi les dix nations possédant du nucléaire et des fusées à longue portée est aussi lié à l'objectif de cohésion interne.

"Faire de Séoul et Washington une mer de feu"

Au début de l'année 2011, l'administration Obama avait estimé que les missiles nucléaires nord-coréens pouvaient désormais atteindre le continent américain. Le New York Times avait alors remarqué qu'il fallait dès lors choisir entre négocier avec les Nord-Coréens, quitte à ce qu'ils en profitent pour obtenir des concessions sans renoncer à leur nucléaire, ou, au contraire, prendre le risque, en refusant de négocier, de voir la tension croître dans la péninsule coréenne à cause du nucléaire. Washington a finalement laissé se mettre en place la deuxième option, sans l'avoir vraiment adoptée.

Et en ce printemps 2013, la tension militaire dans la péninsule est digne de celle qui a précédé la guerre de Corée [1950-1953]. Pyongyang menace chaque jour de "faire de Séoul et Washington une mer de feu".

Ces provocations verbales risquent de se poursuivre et même d'être accompagnées, pour que l'effet soit optimal, de quelques actions militaires. Les Nord-Coréens s'activent en effet en entretenant l'hypothèse d'un tir de missile et d'un essai nucléaire. Dans les rues de Pyongyang, les véhicules circulent camouflés comme en temps de guerre. S'il s'agit d'une mise en scène, elle est parfaite.

Joutes oratoires

Les analystes japonais doutent que les Nord-Coréens mettent leurs menaces à exécution, leurs objectifs réels étant de négocier [directement] avec Washington et de renforcer la cohésion interne du pays. En revanche, l'Institut international pour les études stratégiques [IISS, à Londres], lui, n'exclut pas cette hypothèse dans son célèbre rapport annuel, intitulé "Military Balance". Bref, il est difficile de prédire ce qui va se passer.

En avril 2012, les deux Corées s'étaient livré à des joutes oratoires. Kim Jong-un [qui venait de prendre la succession de son père au Nord] avait alors déclaré, en qualité de commandant suprême de l'armée du peuple, qu'il allait lancer une opération contre la capitale sud-coréenne et que le gouvernement sud-coréen allait voir de quoi le Nord était capable. En réponse, le gouvernement sud-coréen de Lee Myung-bak avait évoqué la possibilité de frapper le premier.

En décembre dernier, Pyongyang a violemment réagi à l'illumination par des protestants sud-coréens d'un gigantesque sapin de Noël à la frontière intercoréenne [interprétée comme une manifestation de la "guerre psychologique" du Sud contre le Nord], mais toujours sans mettre ses menaces à exécution.

L'équilibre par la "dissuasion minimale"

Celles-ci ne semblent pas émouvoir beaucoup la population sud-coréenne. Le ministère de la Défense a même hasardé une remarque provocatrice : "Un chien qui aboie ne mord pas." Les chefs d'état-major de la marine et de l'armée de l'air n'ont pas annulé leurs parties de golf malgré les menaces de Pyongyang de faire de Séoul une "mer de feu".

Certes, il est arrivé aux Nord-Coréens de rengainer leur épée sans l'avoir utilisée, mais ils ont aussi bombardé l'île de Yeonpyeong [en novembre 2010], procédé à des essais nucléaires et à des tirs de fusées. S'ils privilégient la dissuasion et la diplomatie coercitive, il n'y a pas de raison qu'ils s'arrêtent. Devenus sceptiques, les Sud-Coréens ne les croient plus, comme dans l'histoire du berger qui criait au loup. Pourtant, le danger n'en est pas moins important.

Convaincus que leur [maîtrise du] nucléaire empêchera que la situation dégénère en une guerre totale, les Nord-Coréens sont tout à fait capables de provoquer des conflits localisés. Ils vont poursuivre la miniaturisation des têtes nucléaires pour pouvoir les charger sur un missile.
Une petite arme qui, produite en faible quantité, sera capable de porter à l'adversaire un coup fatal. C'est ce que veut dire l'expression "dissuasion minimale" appliquée à Pyongyang par James Clapper : le fait pour la Corée du Nord de prévenir l'attaque d'une puissance nucléaire grâce à un minimum de moyens et de parvenir ainsi à maintenir l'équilibre.

"Le droit à une attaque nucléaire préventive"

La "dissuasion minimale" ne signifie pas seulement dissuader l'adversaire d'attaquer. Elle peut aussi servir à ceux qui l'exercent pour menacer, exercer un chantage et faire en sorte que la stratégie diplomatique de la Corée du Sud et des Etats-Unis coïncide avec leurs propres intérêts. C'est ce qu'on appelle une "diplomatie coercitive" et il s'agit bien de cela lorsque Pyongyang parle de son "droit à une attaque nucléaire préventive" ou d'une "mer de feu".

Trois types d'action lui sont possibles pour soutenir une telle politique. Le premier est un tir de missile. La Corée du Nord a déjà réalisé quatre lancements de satellites utilisant une fusée à longue portée (1998, 2009, avril et décembre 2012), un tir de missile à moyenne portée (2006) et trois essais nucléaires (2006, 2009, février 2013).

En juillet 2006, le missile Taepodong-2 tiré en direction de la mer de l'Est [mer du Japon] a explosé au bout de quarante secondes. Un échec donc, mais pas tout à fait d'après les renseignements américains, l'objectif nord-coréen ayant été de tester le système qui contrôle le tir à distance.
La diplomatie coercitive peut impliquer un autre tir de missile, qui permettrait à Pyongyang de se vanter de sa capacité en matière de miniaturisation, après le troisième essai nucléaire [en février 2013]. Le Nord a par ailleurs délimité une zone d'interdiction de survol au-dessus de la mer de l'Est.

D'autres provocations sont possibles


La deuxième action possible est de mettre fin à l'armistice [signé en 1953 entre Corée du Nord et Etats-Unis]. Les Nord-Coréens l'ont déjà fait en 1994, invalidant successivement les trois éléments constitutifs de l'armistice : d'abord, la Commission de l'armistice militaire et la Commission de supervision des nations neutres ; ensuite, la ligne de démarcation militaire et la zone démilitarisée et, troisièmement, la clause du maintien de la paix. Ils ont même procédé à une démonstration militaire devant la Joint Security Area à Panmunjom [seul point de contact où les rencontres intercoréennes sont possibles].

D'autres provocations du même genre sont possibles, car Pyongyang a déjà annoncé la suspension des activités de sa délégation à Panmunjom [un village abandonné dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et du Sud].

La troisième action possible concerne la ligne de limite nord (NLL), en mer Jaune. Kim Jong-un s'est rendu sur place à plusieurs reprises ces derniers temps. Les deux Corées étaient convenues, lors d'un sommet en 2007, de la mise en place d'une zone de paix et de coopération dans ces eaux, dans le but de garantir la paix par le biais d'une coopération économique. Cet accord avait alors été considéré comme le fruit le plus important de la rencontre entre le président sud-coréen Roh Moo-hyun et le dirigeant nordiste Kim Jong-il.

Un air de guerre froide

Mais la politique d'hostilité du parti Saenuri [conservateur, arrivé au pouvoir en 2008 en même temps que le président Lee Myung-bak et parti de l'actuelle présidente Park Geun-hye] a réussi l'exploit d'en faire une zone de conflits potentiels en fournissant à Pyongyang des prétextes pour se livrer à des provocations.

Face à cette Corée du Nord, les Etats-Unis ripostent par une "dissuasion élargie", à savoir empêcher le développement de son nucléaire à l'aide de missiles, d'armes nucléaires et traditionnelles. Tout cela contribue à pérenniser l'"équilibre de la terreur" instauré au temps de la guerre froide par les Etats-Unis et l'Union soviétique.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.04.13 18:25

COURRIER INTERNATIONAL
CORÉES • Une région face à la montée des tensions


Nouvelle étape dans l'escalade : Pyongyang met fin à la zone de coopération économique, le dernier lien entre les deux Corées. Selon la presse locale, la gesticulation militaire redouble d'intensité dans la région.
[list]
[*]Courrier international |
[*]3 avril 2013

La tension ne cesse de monter entre les deux Corées. Pyongyang a fermé l'accès au complexe industriel de Kaesong, co-exploité par les deux Corées, et où des travailleurs sud-coréens se rendent chaque jour. C'est le dernier lien entre les deux pays qui est coupé.
Mardi 2 avril, l'armée américaine a déployé une plate-forme radar de défense antimissile et un second bâtiment de guerre au large des côtes de la péninsule, rapporte le JoongAng Daily. Pour Washington, ces opérations, qui se déroulent dans le cadre des manœuvres conjointes annuelles américano-sud-coréennes, visent à rassurer Séoul alors que son voisin du nord multiplie les menaces depuis plusieurs semaines.
Dans le Chosun Ilbo, le général Thurman, responsable des forces américaines en Corée du sud explique que les principales craintes tiennent aujourd'hui au risque "de mauvais calcul" de la part de Pyongyang. Le régime du nord, largement isolé depuis sa création, est convaincu que seule la possession de l'arme nucléaire le protège d'une attaque américaine. Les manœuvres Foal Eagle sont perçues par Pyongyang comme un possible préambule à une attaque surprise. Entamées le 1er mars, elles doivent se conclure fin avril.
Par ailleurs, la Chine aurait placé ses forces armées en état d'alerte dans le Nord-est du pays, selon des responsables américains cités par le Washington Times. Le renforcement des troupes dans la région qui fait frontière avec la Corée daterait de la mi-mars, et comprendrait mouvements de troupes et déplacements d'avions.
Seule note d'ouverture, selon le quotidien Hankyoreh, la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, a présenté, fin mars, une nouvelle stratégie ne faisant plus de la dénucléarisation de la péninsule l'objectif premier d'une reprise du dialogue intercoréen. Elle a cependant appelé les troupes sud-coréennes à riposter à la moindre attaque venant du nord.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   03.04.13 21:18

Corée du nord: "grave et réel danger"



Les menaces nucléaires proférées par la Corée du Nord posent un "grave et réel danger" pour le Japon, la Corée du Sud ainsi que pour les Etats-Unis, a estimé aujourd'hui le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel.

Les Nord-Coréens "disposent maintenant d'une capacité nucléaire et balistique et ils augmentent leur dangereuse rhétorique belliqueuse (...), cela pose un grave et réel danger, et cela constitue une menace pour les intérêts" des alliés de Washington dans la région, a affirmé M. Hagel, en marge d'un discours à l'Université de défense nationale (NDU).

Rappelant que Pyongyang avait également menacé de s'en prendre aux bases américaines de Guam et d'Hawaii ainsi qu'à la côte Ouest américaine, le chef du Pentagone a considéré qu'il fallait "prendre ces menaces au sérieux".

Face à la multiplication des provocations nord-coréennes, les Etats-Unis ont eu une réponse "mesurée, responsable et sérieuse", a-t-il estimé. Washington a fait savoir ces derniers jours qu'il avait déployé des moyens militaires dans la région, notamment pour intercepter des missiles lancés depuis le Nord, et qu'il défendrait ses alliés sud-coréen et japonais en cas d'attaque nord-coréenne.

Dans la matinée, le secrétaire à la Défense s'est entretenu au Pentagone avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Yun Byung-se, et lui a réaffirmé le soutien des Etats-Unis, a fait savoir le Pentagone.

Chuck Hagel a par ailleurs indiqué que les Etat-Unis "travaillent avec les Chinois et d'autres pour dénouer la situation dans la péninsule" coréenne.

Le ministre américain s'est ainsi entretenu mardi soir par téléphone avec son nouvel homologue chinois, le général Chang Wanquan, et confirmé que le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, se rendrait avant la fin du mois à Pékin.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   04.04.13 9:57

IRAN FRENCH RADIO
jeudi, 04 avril 2013 03:37
Crise entre les deux Corées : Washington met de l'huile sur le feu







IRIB- Le gouvernement sud-coréen a démenti, jeudi, des informations de presse, affirmant que la Corée du Nord avait ordonné à tous les travailleurs sud-coréens de quitter le complexe industriel intercoréen de Kaesong, situé, sur son territoire, d'ici le 10 avril.

"Ces informations sont erronées. Les autorités du Nord ont, simplement, demandé à plusieurs entreprises présentes à Kaesong de leur soumettre une liste des employés devant repartir, pour Séoul, d'ici le 10 avril", a déclaré un porte-parole du ministère sud-coréen de la Réunification, en charge des affaires inter-coréennes. D'autres parts, les Etats Unis, attisant la crise, viennent de menacer la Corée du nord d'une riposte nucléaire. Le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), qui équipe l'armée américaine, depuis 2008, est, désormais, prêt à intercepter les missiles balistiques, de moyenne portée, de Pyongyang
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   04.04.13 12:56

COREE DU NORD. La menace de Pyongyang s'accentue



Créé le 04-04-2013 à 07h35 - Mis à jour à 12h10


Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Les autorités nord-coréennes annoncent qu'une "opération impitoyable" incluant des frappes nucléaires sur les Etats-Unis "a été définitivement examinée et ratifiée".






Sur le même sujet


La Corée du Nord a franchi une étape supplémentaire dans les provocations en annonçant jeudi 4 avril avoir approuvé le projet d'opérations militaires contre les Etats-Unis, y compris d'éventuelles frappes nucléaires.
Dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, l'état-major général de l'armée nord-coréenne déclare informer officiellement Washington que les Américains seront "écrasés" par des "moyens de frappe nucléaire". "L'opération impitoyable" des forces nord-coréennes "a été définitivement examinée et ratifiée", affirme l'armée, selon qui une guerre pourrait éclater "aujourd'hui ou demain".
"Les Etats-Unis feraient mieux de réfléchir sur la grave situation actuelle", ajoute-t-elle, jugeant que les vols de bombardiers B-52 et B-2 américains au-dessus de la Corée du Sud étaient à l'origine de l'aggravation de la crise.
Un tir de missile le 15 avril

Malgré l'essai considéré comme réussi d'un tir de missile en décembre, la Corée du Nord n'est pas considérée à ce stade capable de frapper directement le territoire américain. Mais Pyongyang a menacé de s'en prendre à Guam et Hawaii et est en mesure de frapper en Corée du Sud et au Japon où sont respectivement stationnés 28.500 et 50.000 militaires américains.
L'agence de presse sud-coréenne Yonhap et le quotidien japonais Asahi Shimbun ont parallèlement rapporté que le Nord semblait avoir positionné sur ses côtes est une batterie de missiles Musudan à moyenne portée (3.000 km).
Selon des sources de renseignement militaire citées par Yonhap, le Nord pourrait tirer un missile le 15 avril, anniversaire de la naissance du fondateur du régime communiste, Kim Il-Sung, mort en 1994.
Le mois dernier la Corée du Nord avait déjà menacé les Etats-Unis d'une frappe nucléaire préventive. Même si Pyongyang a conduit avec succès un test nucléaire il y a quelques semaines, la plupart des experts s'accordent à dire que l'Etat communiste ne dispose pas encore de la technologie lui permettant de monter des ogives nucléaires sur des missiles balistiques capable d'atteindre les bases américaines du Pacifique ou le territoire américain.
Batterie antimissile

"Nous avons vu aujourd'hui une nouvelle déclaration de la Corée du Nord, qui brandit encore une fois une menace non constructive", a réagi côté américain la porte-parole du Conseil national de sécurité, Caitlin Hayden. "La Corée du Nord devrait arrêter ses menaces provocantes et plutôt essayer de se conformer à ses obligations internationales."
Peu avant cette annonce de l'armée nord-coréenne, diffusée mercredi après-midi aux Etats-Unis, le Pentagone a annoncé l'envoi d'une batterie antimissile THAAD sur Guam, d'où décollent les B-52 qui ont survolé la Corée du Sud.
Cette défense s'ajoute à deux destroyers antimissile américains déployés dans le Pacifique occidental. Pour le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, qui s'est entretenu avec son homologue chinois Chang Wanquan, les provocations de Pyongyang posent un "grave et réel danger".
Appels à Pékin

La multiplication des menaces inquiète au plus haut point la communauté internationale.
La Russie s'est dite très préoccupée par la situation "explosive, à proximité de (ses) frontières en Extrême-Orient", tandis que la Chine, seul allié de poids de Pyongyang, a demandé à "toutes les parties concernées de garder leur calme et de faire preuve de retenue".
Les appels à Pékin pour tenter d'amadouer le régime de Kim Jong-Un se sont également multipliés. La France a souhaité que la Chine, qui a "du pouvoir sur la Corée du Nord", intervienne dans la crise. A Berlin, un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Andreas Peschke, a également appelé la Chine à jouer un rôle "apaisant" vis-à-vis de Pyongyang, tandis que Washington dépêchera avant la fin du mois son plus haut gradé, le général Martin Dempsey, à Pékin.
Tension autour du complexe de Kaesong

Par ailleurs, la Corée du Nord a empêché jeudi, pour la seconde journée consécutive, des centaines d'employés sud-coréens de se rendre dans le complexe industriel inter-coréen de Kaesong, a constaté un journaliste de l'AFP près de la frontière entre les deux pays.
Pyongyang a même menacé de retirer ses 53.000 ouvriers du site, "si les marionnettes sud-coréennes et les médias conservateurs continuent à (nous) dénigrer".
Selon un porte-parole du Comité du Nord pour la réunification pacifique de la Corée, une agence gouvernementale chargée de la propagande, il s'agit d'une mesure de rétorsion après l'avertissement lancé par Séoul qu'un plan d'urgence prévoyant une option militaire était prêt pour protéger les travailleurs sud-coréens de Kaesong.
Pyongyang a informé Séoul mercredi de l'arrêt des trajets quotidiens des Sud-Coréens vers Kaesong, symbole, jusqu'à maintenant, des tentatives de rapprochement entre les deux pays, situé à 10 km à l'intérieur des frontières de la Corée du Nord.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est déclaré jeudi "profondément préoccupé" par la surenchère rhétorique en Corée du Nord, au cours d'une conférence de presse à Monaco. "Déçu et préoccupé" par les restrictions touchant les travailleurs sud-coréens travaillant sur le site de Kaesong, il a dit espérer "sincèrement que la mesure sera levée dès que possible".
Un ultimatum pour le départ des ouvriers ?

L'agence Yonhap a rapporté jeudi que le Nord avait lancé un ultimatum aux ouvriers et cadres sud-coréens s'y trouvant toujours, leur ordonnant de partir d'ici le 10 avril, mais le gouvernement a démenti. Ils étaient 812 jeudi à la mi-journée, selon le ministère sud-coréen de la Réunification, en charge des affaires inter-coréennes.
"Les autorités du Nord ont simplement demandé à plusieurs entreprises présentes à Kaesong de leur soumettre une liste des employés devant repartir pour Séoul d'ici le 10 avril", a déclaré un porte-parole du ministère.
Précieuse source de devises étrangères dont la Corée du Nord a grand besoin, le complexe de Kaesong est toujours resté ouvert depuis sa création en 2004, malgré les crises répétées sur la péninsule, à l'exception d'une seule journée, en 2009. Pyongyang en avait bloqué l'accès pour protester contre des manoeuvres militaires conjointes américano-sud-coréennes.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   04.04.13 19:20

La Corée du Nord menace le monde d'une guerre nucléaire : terrifiant mais réaliste


Modifié le 04-04-2013 à 17h07

Par Yves Paccalet
philosophe écologiste

LE PLUS. La tension monte entre la Corée du Nord et les États-Unis. Pyongyang vient d'adopter un projet d'opérations militaires contre Washington, comprenant d'éventuelles frappes nucléaires. Un danger que ne sous-estime pas Yves Paccalet, militant écologiste et auteur de "L'humanité disparaîtra, bon débarras !" (éd. Arthaud).


Édité par Sébastien Billard Auteur parrainé par Guillaume Malaurie




Kim Jong-un, le 29 mars 2013 (KCNA/CHINE NOUVELLE/SIPA).

La Corée du Nord fanfaronne. Son dictateur Kim Jong-un se frappe la poitrine avec deux petits poings en forme de missiles à tête nucléaire. Nous contemplons le spectacle en nous demandant si c'est pour rire ou pour pleurer. Les fusées du "Petit Père" de Pyongyang sont-elles en papier mâché ou peuvent-elles emporter des bombes atomiques jusque sur Séoul, Tokyo, Okinawa, les îles Mariannes ou Hawaii ?

Je contemple cette agitation avec le sourire des humoristes que l'humanité amuse au moins autant qu'elle les inquiète. J'ai tendance à croire qu'à chaque fois que nous nous lançons dans une provocation, nous déchaînons tôt ou tard la violence réelle. L'escalade est dans notre nature. Nous provoquons l'adversaire, nous lui montrons nos biceps et nous espérons qu’il aura peur.

Le problème est que, comme les grands mâles d'éléphants de mer ou de bouquetins dans la montagne, nous déclenchons la bagarre ; et que nos armes ne sont pas des dents ou des cornes, mais des canons ou des bombes ; y compris atomiques.

À force de jouer les idiots, nous finirons par apporter la preuve que nous en sommes les meilleurs exemples. Je veux dire : la preuve par l'absurde. En nous anéantissons nous-mêmes.

L'espèce humaine court à sa perte


J’ai publié, voici sept ans, un essai d'humour noir intitulé "L'humanité disparaîtra, bon débarras !" Ce pamphlet contre la bêtise et la méchanceté de notre espèce a plu à ceux qui aiment rire de tout, notamment du pire, et qui refusent le gnangnan, la morale bisounours ou cette maladie infantile de la philosophie qu'on appelle l'"optimisme".

J'y analysais "ce que nous avons tous en nous d'un peu nazi" – les pulsions de reproduction, de territoire et de domination, présentes chez tous les animaux, mais exacerbées jusqu'à l'absurde par notre intelligence, notre conscience et notre capacité d’empathie.

J’y plaisantais, sur le modèle de Swift ou de Voltaire, en recommandant que nous dévorions nos bébés afin de résoudre le problème de la surpopulation sur le globe. J'y étudiais treize bonnes raisons pour que notre espèce disparaisse de la surface de la planète au XXIe siècle.

Depuis sept ans, rien ne s'est arrangé, au contraire : sept milliards d'humains au lieu de six et demi ; un milliard de crève-la-faim au lieu de huit cent cinquante millions ; une compétition effrayante pour les énergies, l'eau douce, les matières premières, les forêts, les terres agricoles… Nous avons dû déplorer le retentissant échec de toutes les vertueuses tentatives de partage de ces richesses et de gestion collective des crises planétaires : Copenhague sur le climat, Rio + 20 sur les ressources globales, etc.

Voilà pourquoi je donne aujourd’hui une nouvelle édition revue et aggravée de mon "Humanité disparaîtra, bon débarras !"

L'une des causes de notre disparition sera la guerre


L'une des causes essentielles de notre disparition sera la guerre ; classique, chimique, biologique ou plus vraisemblablement nucléaire. Les menaces actuelles de la Corée du Nord, fussent-elles des rodomontades de tyran illuminé ou acariâtre, nous remettent en mémoire que la conflagration atomique, que nous croyions derrière nous depuis la fin de la guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique, est en vérité toujours une perspective réaliste. Et terrifiante.

Voici un extrait de ce que j’en dis dans mon essai :

"Dans l'humble manière du graveur du XVIIe siècle Jacques Callot, je veux exposer Les Désastres de la guerre. Pas celle de Quarante, ni celle du Vietnam, ni celle du Golfe, ni celle du Liban, ni même celle de 14-18, que Brassens a justement chantée parce qu'elle fut 'longue et massacrante'.

Non… J'entends décrire la prochaine. La plus glorieuse. La plus lumineuse. La plus efficace. La mondiale. La troisième. La nucléaire… (…) Prenons une guerre nucléaire de 'magnitude' moyenne, dans laquelle la puissance explosive mobilisée (c'est le mot) atteint dix mille mégatonnes, soit la moitié de ce que recèlent aujourd'hui nos silos. Cinq ou six cent mille fois la bombe d'Hiroshima. Deux tonnes d'équivalent TNT par tête d’Homo sapiens… On compterait deux milliards de morts sur-le-champ, sous l'effet du souffle, de la chaleur, de la radioactivité et des tsunamis.

Les premiers trépassés seraient les plus heureux. Les cinq milliards de rescapés regretteraient d'avoir conservé quelque temps le privilège de respirer. Ils n'auraient sauvé leur peau que pour finir dans des supplices. Un enfer sur la Terre… Irradiés, choqués, malades, ils erreraient sous un ciel que les rayons du Soleil ne parviendraient plus à percer. Des nuées opaques couvriraient la planète, dues à des millions de tonnes de poussières et de fumées soulevées jusque dans la stratosphère par les explosions et les incendies. Des déluges de pluies acides viendraient bientôt noyer les terres et les mers. Les sources seraient imbuvables et les cultures vitriolisées.

Une chape de nuit s'abattrait sur le globe pendant près d'une année. À la surface du globe, la température chuterait à - 15 ou - 20 degrés. Rivières, lacs et mers gèleraient. L’hiver nucléaire régnerait sans espoir ni merci. Sans lumière, les plantes ne pourraient assurer la photosynthèse qui entretient les chaînes alimentaires. Les animaux mourraient. Les humains, grelottants, implorants, frappés de toutes les maladies, se traîneraient dans les ruines des cités qui faisaient leur orgueil. Imaginez ces misérables qui s'entre-tuent pour la dernière boîte de conserve d'un supermarché !

Si, après ces disettes, ces deuils et ces souffrances, il se trouvait encore quelques rescapés (mettons, en Géorgie du Sud ou à l’île de Pâques ; ou au fond de quelque abri anti-atomique pour généraux, PDG et présidents), ces miraculés reverraient un pâle soleil qu'ils pourraient prendre pour celui de la résurrection. Pas pour longtemps… La couche d’ozone aurait été détruite : des flux intenses de rayonnements cosmiques et ultraviolets achèveraient le boulot des explosions, des radiations, des incendies, des pluies acides et du petit âge de glace.

Homo sapiens, fin de partie. Exit Humanitas !"
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   05.04.13 0:10

Washington piqué par le «frelon» coréen



La menace de guerre atomique lancée par la Corée du Nord n'est pas prise au pied de la lettre. Mais les Américains se demandent si l'on n'a pas dépassé un seuil de tension.

De notre correspondante à Washington,
Cela fait maintenant soixante ans que le «frelon» nord-coréen vient régulièrement bourdonner aux oreilles du géant américain, multipliant les déclarations belliqueuses et les provocations armées à l'encontre de la Corée du Sud, alliée stratégique de Washington - qui garantit sa sécurité depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.
«Un menuet très rodé», note l'ancien ambassadeur américain Chas Freeman, expert de l'Asie et du Moyen-Orient. À chaque fois, Pyongyang lance une provocation, à laquelle Washington et Séoul répondent par des manœuvres militaires, tout en appelant la Corée du Nord à abandonner sa posture agressive en échange de la fin de l'isolement. À chaque fois, Pyongyang finit par reculer, jusqu'à la prochaine flambée d'agressivité.




Mais, depuis que le régime communiste nord-coréen a réussi trois essais nucléaires et mis en orbite un satellite début 2013, l'inquiétude se fait plus tangible à Washington - où, obsédé par la bombe nucléaire iranienne, on avait presque oublié Pyongyang… Les menaces récentes de la Corée du Nord sur l'imminence d'attaques, possiblement nucléaires, contre le territoire américain, notamment Guam et Hawaï, ont beau ne pas être prises au pied de la lettre, les Américains se demandent si l'on n'a pas dépassé un seuil de tension. «Ils ont une capacité nucléaire, ils ont la capacité de lancer des missiles… Les actions qu'ils ont prises représentent un danger réel et manifeste», a tranché mercredi le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel.
La Maison-Blanche exclut que la Corée du Nord ait aujourd'hui la capacité de frapper le territoire américain. «Cette capacité n'existe pas, en tout cas pas encore», tranche Michele Flournoy, récemment encore secrétaire adjointe à la Défense dans le gouvernement Obama. Certains experts jugent que la Corée du Nord pourrait disposer de missiles intercontinentaux et qu'elle serait capable d'équiper de têtes nucléaires d'ici à cinq ans. Ce que l'on craint en revanche dans l'immédiat, c'est un conflit entre les deux Corées qui exploserait par «accident», sous l'effet d'une accumulation de provocations et de ripostes mal contrôlées.
Bombardiers stratégiques et batteries antimissiles

La personnalité du nouveau leader nord-coréen, Kim Jong-un, troisième d'une triste dynastie familiale de dictateurs paranoïaques, est vue comme un risque aggravant. «Notre peur, c'est qu'il ne maîtrise pas les règles du jeu et les limites», note Michele Flournoy. Le risque est d'autant plus grand, que «la Corée du Sud est devenue un acteur plus indépendant de l'Amérique», note l'ambassadeur Chas Freeman. Or, Séoul perd patience. L'attaque menée par un sous-marin nord-coréen contre un bateau sud-coréen, qui a fait 46 morts en 2010, reste gravée dans les esprits. Si la nouvelle présidente Park Geun-hye, que Pyongyang cherche à tester, a pour l'instant fait preuve de sang-froid, elle a aussi donné autorisation à ses militaires de riposter à toute nouvelle provocation. «Notre crainte est que Séoul se laisse entraîner dans un conflit», résume Chas Freeman.
Pour empêcher un tel scénario, Washington multiplie les gestes militaires destinés à rassurer à la fois sa propre opinion publique et son allié sud-coréen. Des bombardiers stratégiques sont allés survoler la péninsule pour dissuader toute attaque nord-coréenne et montrer que l'Amérique reste totalement engagée aux côtés de Séoul. Dans le même but, des batteries antimissiles vont être déployées dans les prochains jours sur la base militaire américaine de Guam dans le Pacifique. Le secrétaire d'État, John Kerry, sera à Séoul et à Pékin la semaine prochaine.
Sur le fond, les Américains peinent toutefois à trouver la bonne réponse qui permettrait d'avancer sur un conflit bloqué depuis 60 ans. «La réalité est que la coexistence d'une Corée du Sud prospère, reconnue et respectée, avec une Corée du Nord pauvre et dirigée par des dictateurs dont la survie est liée à la perpétuation de l'isolement du pays, devient de plus en plus intenable», dit Chas Freeman. La Chine a tenté de trouver une solution en cajolant son allié du Nord et en l'appelant mollement à changer. Les Américains ont au contraire choisi les sanctions et l'isolement. Mais «en tirant dans des sens opposés, Washington et Pékin ont tous deux échoué totalement», constate l'ambassadeur Freeman.
La solution, encore bien incertaine, pourrait venir d'un changement d'humeur des Chinois, qui donnent des signes d'impatience, veut-on croire à Washington. Nerveuse à l'idée de voir Pyongyang acquérir l'arme nucléaire, la Chine a amorcé une ouverture vers Séoul, devenu un partenaire commercial important. Washington espère capitaliser sur ce retournement pour faire front commun avec la Chine et ramener les Coréens du Nord à une forme de raison. Mercredi, Chuck Hagel avait l'air optimiste, en rapportant «l'excellente conversation téléphonique» qu'il avait eue avec Pékin.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   05.04.13 18:45

La Corée du Nord dit ne bientôt plus garantir la sécurité des ambassades

5 avril 2013 à 10:06 (Mis à jour: 16:04)



Des missiles Musudan sont présentés lors d'une parade militaire à Pyongyang, le 15 avril 2012 (Photo Ed Jones. AFP)

article + vidéo Les représentations diplomatiques à Pyongyang ne pourront plus être protégées à partir du 10 avril, a annoncé le régime nord-coréen.


Par AFP
Libération
Pyongyang s’est déclaré incapable de garantir la sécurité des ambassades à partir du 10 avril en cas de conflit, a annoncé vendredi le Foreign office qui a rappelé à la Corée du nord son obligation de protéger les missions diplomatiques.
«Le discours du gouvernement nord-coréen est de dire qu’à partir du 10 avril, il sera incapable de garantir la sécurité des ambassades et des organisations internationales dans le pays dans l’éventualité d’un conflit», a déclaré à l’AFP une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.
«La Corée du Nord a la responsabilité en vertu de la Convention de Vienne de protéger ses missions diplomatiques», a-t-elle rappelé. «Nous pensons que les Nord-Coréens ont adopté cette démarche dans le cadre de leur offensive rhétorique selon laquelle les Etats-Unis sont une menace pour eux», a-t-elle poursuivi.
Elle a confirmé que les autorités britanniques avaient été interrogées par Pyongyang sur leur intention de maintenir ou non leur ambassade, comme Moscou. «D’après ce que nous avons compris, il s’agissait pour les Nord-Coréens de demander si les personnels des ambassades avaient l’intention de partir, plutôt que de leur conseiller de partir», a indiqué la porte-parole du Foreign Office. Elle a ajouté que la Grande-Bretagne réfléchissait aux «prochaines étapes», en ne citant comme éventualité qu’une révision des conseils aux voyageurs.
Un diplomate russe a indiqué vendredi que la Corée du Nord avait proposé vendredi à Moscou d'«envisager» l’évacuation de son ambassade et que cette offre avait également été faite aux autres missions diplomatiques dans la capitale nord-coréenne. L’ambassadeur tchèque à Pyongyang a également indiqué que la Corée du Nord avait recommandé l’évacuation du personnel compte tenu de l’aggravation de la situation dans la péninsule.
Installation de missiles sur la côte Est

La Corée du Nord a transporté un deuxième missile de moyenne portée sur sa côte orientale et l’a hissé sur un lance-missiles mobile, a rapporté vendredi l’agence sud-coréenne Yonhap, citant un haut responsable gouvernemental à Séoul. Le transport de missiles est le dernier geste en date de Pyongyang, qui multiplie les menaces apocalyptiques depuis quelques semaines, furieux du nouveau train de sanctions pris par l’ONU après un nouvel essai nucléaire conduit début février.
Le ministère de la Défense, qui avait confirmé la veille l’installation par Pyongyang d’un premier missile sur la côte est, n’a pas fait de commentaires sur cette nouvelle information. «Il a été confirmé que la Corée du Nord a transporté par train, en début de semaine, deux missiles Musudan de moyenne portée, vers la côte est et les a installés sur des véhicules équipés d’un dispositif de lancement», a déclaré le haut responsable cité par l’agence. Le ministère de la Défense, qui avait confirmé la veille l’installation par Pyongyang d’un premier missile sur la côte est, n’a pas fait de commentaires sur cette nouvelle information.
Face à ce barrage d’invectives, la Maison Blanche a fait savoir jeudi que les Etats-Unis prenaient «toutes les précautions nécessaires», tout en assurant ne pas être étonnée par le comportement de Pyongyang. «Il y a des éléments familiers» dans les déclarations du régime nord-coréen, a noté le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney. Cela nourrit «évidemment la préoccupation» de Washington «et nous prenons toutes les précautions nécessaires».
Le missile Musudan, dévoilé pour la première fois à l’occasion d’un défilé militaire en octobre 2010, aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud ou le Japon. Sa portée pourrait atteindre les 4 000 km en cas de charge légère, et il pourrait donc, théoriquement, frapper l’île de Guam dans le Pacifique où sont situées d’importantes bases militaires américaines.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   05.04.13 19:16

Pourquoi la Chine soutient (encore) la Corée du Nord?

Alors que la Corée du Nord multiplie les menaces nucléaires envers les États-Unis, son allié historique, la Chine, n'est toujours pas intervenue. Pour quelles raisons Pékin reste silencieux? Explications.



Propos recueillis par Mélanie Godey
Le 05/04/2013 à 17:16
Mis à jour le 05/04/2013 à 17:25

-
Kim Jong-un, dirigeant de la Corée du Nord, et son homologue chinois Xi Jinping (Ed Jones ; Alexander Joe – AFP ; montage BFMTV)
1 / 1


Le régime deKim Jong-un continue d'envoyer des signaux apocalyptiques. Après les menaces nucléaires envers les Etats-Unis, la Corée du Nord a suggéré vendredi aux ambassades étrangères de Pyongyang d'envisager des évacuations. Des missiles ont également été installés sur la côte est du pays. Mais pourquoi la Chine, son principal allié, est-elle si silencieuse? Eléments de réponse avec Valérie Niquet, maître de de recherche, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique.

En février lors des essais nucléaires de la Corée du Nord, la Chine était intervenue pour appeler au calme, pourquoi ne se manifeste-t-elle pas à nouveau?


Il y a un mois Pékin a voté une résolution de l’ONU sanctionnant ces essais. C’était plus un engagement symbolique. En l’approuvant, la Chine montrait qu’elle est une puissance responsable, tout en se gardant de s’engager sur le long terme. Si elle n’intervient pas aujourd’hui de manière officielle, elle doit sans doute faire pression discrètement sur la Corée du Nord. Bien que la rhétorique soit plus agressive ces derniers temps, ces menaces nord-coréennes sont régulières.


Donc finalement, les menaces de Pyongyang sur les Etats-Unis n’arrangent pas la Chine?


Absolument. La Corée du Nord n’a aucun intérêt à se mettre la Chine à dos. C’est son premier partenaire commercial. Mais aussi son seul pipeline pour être alimenté en pétrole. Et sans pétrole, aucune guerre n’est possible. De manière plus générale, si la Corée du Nord voulait faire une démonstration de force en lançant un missile avec une tête nucléaire, cela se transformerait en conflit militaire entre la Chine et les Etats-Unis. Or, la Chine ne va pas entrer en guerre contre les Etats-Unis pour "faire plaisir" à la Corée du Nord.


Alors quel intérêt pour la Chine à soutenir la Corée du Nord?


C’est un jeu un peu complexe, mais avant tout stratégique. La Chine n’est pas favorable à la réunification des deux Corées. En cause, notamment, le flot de réfugiés que cela entraînerait. Mais surtout, dans ce cas de figure, ce serait la Corée du Sud qui reprendrait les rênes du pays entier, et non le régime de de Kim Jong-un, trop fragile. Or, Séoul est un allié de Washington. Ce qui permettrait aux Etats-Unis d’étendre leur puissance dans la région.

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   05.04.13 19:49

Courrier International
VU DE RUSSIE • Apprivoiser et non isoler la Corée du Nord


Sanctionner la Corée du Nord, toujours plus repliée sur elle-même, ne sert pas à grand chose, écrit un journaliste russe. Il faut intégrer la péninsule dans la communauté internationale par le biais de grands projets économiques.

Voilà que résonnent de nouvelles déclarations belliqueuses en provenance de la péninsule coréenne. Certes, la rhétorique particulière de Pyongyang, qui menace régulièrement de transformer le territoire des "pantins" qui l'entourent en un "océan de feu", ne surprend plus grand monde. Mais cette fois, les menaces adressées à Séoul se sont accompagnées de promesses de frappes sur des cibles américaines, ce qui a conféré à la "discussion" un degré de tension supérieur.

Toutefois, Washington se rend bien compte qu'avec ses déclarations, la Corée du Nord ne cherche pas tant à effrayer qu'à dissuader. Contrairement à l'Iran, qui affiche de grandes ambitions, la Corée du Nord est en permanence sur la défensive en usant d'agressivité. Le juche [nom de l'idéologie nord-coréenne] a un seul objectif, véritablement vital, qui est de s'assurer que personne ne le touche. Alors que les interventions contre des "pays voyous" se multiplient, avoir une réputation de "fou furieux" confère des chances de survie. Et les dirigeants nord-coréens ne ménagent pas leurs efforts pour entretenir leur image de dangereux déséquilibrés, du style : "si vous approchez, je ne réponds plus de rien"...
Pyongyang exaspère même ses partenaires
On a vu avec Saddam Hussein que bluffer ne menait pas loin. La Corée du Nord s'est donc saignée aux quatre veines pour mettre en place un programme nucléaire et se doter de missiles, et elle a réussi. L'existence d'un arsenal permettant des frappes nucléaires, aussi réduit et rudimentaire soit-il, rend le coût d'une intervention extérieure démesuré.
Pour autant, la situation reste susceptible d'échapper à tout contrôle. Quand on choisit comme tactique de dissuader ses voisins en mettant en avant son irrationalité, on se condamne à la surenchère perpétuelle, afin de rester crédible, de ne pas être traité comme un vulgaire affabulateur. Ainsi, au bout du compte, on risque de se voir contraint de mettre ses menaces à exécution pour éviter de perdre la face et prouver qu'on ne faisait pas semblant.
Cette logique est assez pernicieuse, d'autant que la Corée du Nord exaspère maintenant tout le monde, y compris la Chine, son principal partenaire et bailleur de fonds. Cette dernière ne cache plus son irritation face aux gesticulations de la dynastie des Kim qui fournissent aux Etats-Unis d'excellentes raisons d'intensifier leur présence militaire dans la région.
Comment influencer la Corée du Nord ?
Le problème, c'est que personne ne sait comment exercer une influence sur la Corée du Nord. Impossible de la soumettre à des sanctions, car celles-ci ne sauraient modifier la politique d'un pays qui s'inflige des sanctions de lui-même en cultivant son isolationnisme et son système autarcique. Les exercices militaires de grande ampleur menés actuellement par les Etats-Unis et la Corée du Sud ont été le prétexte de la dernière escalade en date.
Pyongyang a menacé de fermer la zone industrielle spéciale de Kaesong [ce qu'il a effectivement fini par faire le 3 avril] où des travailleurs nord-coréens, sous la direction de spécialistes du Sud, fabriquent des produits destinés à l'exportation. Pour la Corée du Nord, cela constitue une importante source de devises, et normalement, en cas de dissensions, c'est à la Corée du Sud qui serait censée menacer de cesser cette coopération. Or, c'est le contraire qui s'est produit. Pyongyang montre par là qu'il est prêt à tous les sacrifices.
Bien sûr, si tout le monde s'entendait sur un boycott total de la Corée du Nord, une isolation complète avec la coupure de toutes les liaisons, opérations commerciales et aide humanitaire, cela pourrait avoir un impact. Mais cela est hautement improbable. Tout d'abord, la Chine a beau être atterrée par les excès de sa voisine, elle préfère le statut quo actuel à n'importe quelle autre situation. Ensuite, une catastrophe humanitaire qui dévasterait le pays si les aides étaient coupées obligerait de toute façon le monde civilisé à venir à la rescousse. Enfin, si Pyongyang se sentait acculé, cela pourrait le pousser à un geste désespéré.
Psychologie de la forteresse assiégée
La position russe sur la solution à apporter est la même depuis longtemps : rien ne sert de faire pression sur la Corée du Nord, la seule issue à cette impasse consiste à sociabiliser le pays, en l'attirant doucement vers une intégration à la communauté internationale. Moscou comprend sans doute mieux que quiconque la lourdeur de la tâche - la psychologie du régime nord-coréen est celle de la forteresse assiégée, et les dirigeants ne font confiance à personne.

D'autant que la tentative entreprise dans les années 90 de conclure un pacte avec les Etats-Unis a été très décevante. En outre, le Parti du Travail de Corée a tiré les leçons de l'effondrement des régimes communistes d'Europe de l'Est et d'URSS : à la moindre libéralisation, au moindre fléchissement, tout part à vau l'eau.
Apprivoiser ce pays
Il y a quelques années, Moscou avait proposé une autre façon d'articuler les relations sur la péninsule, avec la construction d'un gazoduc trans-coréen qui aurait acheminé le gaz russe jusqu'aux marchés sud-coréen et de la zone Pacifique. Non seulement la Corée du Nord aurait été alimentée par ce gaz, mais elle serait aussi devenue un pays de transit, ce dont elle aurait tiré bénéfice.
A ce jour, vu l'état des relations entre les deux Corées, ce projet a des airs d'utopie, mais il demeure évident que toutes les tentatives de régler la question des missiles et du nucléaire autrement, selon les schémas américains, n'ont, depuis plus de quinze ans, donné aucun résultat. Ou plutôt ont eu un effet inverse à celui escompté.
On peut se contenter d'attendre la chute du régime, qui adviendra certainement un jour, et qui sera lourde de conséquences destructrices pour les voisins. Ou tenter, malgré tout, d'apprivoiser ce pays. Si c'est cela qui est décidé, la Russie a des atouts : elle ne fait pas peur à Pyongyang, et contrairement aux autres Etats de la région, elle est neutre.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   06.04.13 17:02

Corée du nord: un espion sud-coréen avait tout prévu... jusqu'à présent

De notre envoyé spécial, Marc Epstein, publié le 06/04/2013 à 16:40
Dans un article publié il y a quelques semaines dans un quotidien de Séoul, un agent du renseignement de Corée du sud avait correctement prédit l'enchaînement des événements sur la péninsule. S'il dit vrai, les jours à venir sont effrayants.


Corée du Nord- Un agent des services de renseignement de la Corée du sud avait prédit il y a quelques semaines l'enchainement des déclarations chaque jour plus menaçantes de Pyongyang. Il envisageait même plausible un "attentat terroriste contre un édifice public dans le Sud".
AFP/KCNA/KNS




Les déclarations tonitruantes de la Corée du Nord sont si répétitives qu'elles sont parfois prévisibles, semble-t-il. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, les dernières mises en garde de Pyongyang avaient déjà été annoncés, il y a quelques semaines, dans un article de presse...
Récapitulons. Vendredi 5 avril, le régime nord-coréen a installé un deuxième missile de moyenne portée sur sa côte est, laissant craindre un tir imminent, et averti que la sécurité des missions diplomatiques dans la capitale ne serait plus assurée à compter du 10 avril. En d'autres termes, la dictature dynastique de Kim Jong-un invite les diplomates étrangers à quitter les lieux, car une guerre pourrait éclater d'un jour à l'autre. Problème: ces déclarations avaient été prédites il y a trois semaines dans un article du JoongAng Daily, l'un des principaux quotidiens sud-coréens, comme le rappelle Max Fisher, observateur attentif de la péninsule et journaliste au Washington Post.
Un plan en trois étapes

Dans son enquête, publiée le mois dernier, le journaliste citait un membre anonyme des services de renseignement de la Corée du sud: "Pyongyang recommandera aux missions diplomatiques étrangères d'évacuer leurs ressortissants étrangers", annonçait-il. Ce serait, selon ses dires, la deuxième phase d'un plan en trois étapes, destiné à tout faire pour que la péninsule coréenne semble se rapprocher de l'état de guerre... sans pour autant verser dans un conflit armé. Auparavant, prédisait la même source, "Pyongyang multipliera les déclarations menaçantes en direction du Sud afin de faire croire que la guerre est imminente". De fait, c'est ce qui s'est produit...
Google map
Puisque l'agent sud-coréen a correctement prédit l'enchaînement des événements jusqu'à présent, qu'annonçait-il pour la suite? Rien de bon. Selon lui, la troisième étape -celle qui reste à venir, si on le considère comme une source crédible- prendra la forme d'un "attentat terroriste contre un édifice public dans le Sud, tel qu'un aéroport, ou une attaque armée comme celle menée contre le Cheonan".
Le Cheonan est une corvette de la marine sud-coréenne, dont le naufrage, en 2006, a provoqué la mort de 46 marins. Séoul accuse Pyongyang, de manière convaincante, d'avoir torpillé le bâtiment depuis un sous-marin.
Faut-il craindre que la prophétie se réalisera? Difficile à dire. Nos confrères de Séoul ont parfois tendance à dramatiser les très rares informations fiables venues du Nord. Selon l'auteur de l'article déjà cité, Kim Jong-un aurait échappé, l'an dernier, à une tentative d'assassinat - une information capitale, si elle est exacte, mais qui n'est pas corroborée.
Pour autant, l'action terroriste est un modus operandi largement éprouvé par le régime nord-coréen, l'un des plus isolés de la planète. Outre des dizaines de kidnappings menés au Japon et ailleurs, Pyongyang est parvenu à décapiter, en 1983, le cortège présidentiel sud-coréen, lors d'une visite officielle en Birmanie. Quatre ans plus tard, peu avant les Jeux olympiques de Séoul, un Boeing sud-coréen explose en vol avec 115 personnes à bord... Pyongyang nie, sans convaincre, toute participation à ces actions.
Si le leadership nord-coréen était un animal, il serait un loup affamé, errant dans la forêt. Le loup est traqué. Il a faim. Et il sait que sa survie est en jeu... Une guerre ouverte serait suicidaire de la part de Pyongyang. Mais personne ne peut exclure une action terroriste ou, a minima, un tir symbolique de missile. De la part du jeune leader nord-coréen, ce serait sans doute la manière la moins risquée d'imposer son autorité au sein du régime.
L'avenir dira si l'espion sud-coréen a vu juste... A l'aéroport comme dans les principaux lieux publics de Séoul, aucune mesure de sécurité particulière n'est visible.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   06.04.13 19:49

Le Point.fr
Corée du Nord: les diplomates étrangers semblent décidés à rester
- Publié le 06/04/2013 à 19:21


A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a affirmé vendredi qu'un éventuel tir de missile nord-coréen ne serait pas une surprise pour le gouvernement américain. "Nous ne serions pas surpris de les voir agir de la sorte", a déclaré M. Carney, en notant que Pyongyang avait effectué de tels tirs dans le passé.

Les diplomates étrangers en poste à Pyongyang semblaient samedi décidés à y rester, malgré un avertissement de la Corée du Nord leur suggérant d'envisager l'évacuation de leurs missions, dans un contexte de forte tension militaire et diplomatique.
Le pouvoir de Pyongyang, qui a installé un deuxième missile de moyenne portée sur sa côte est et menace d'effectuer des frappes, y compris nucléaires, sur des objectifs américains, a averti vendredi qu'il ne pouvait plus garantir la sécurité des missions diplomatiques à Pyongyang à compter du 10 avril.
Mais la plupart des gouvernements étrangers concernés ont laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention de retirer leur personnel de Pyongyang dans l'immédiat. Et certains ont estimé que la pression des autorités nord-coréennes était un stratagème pour faire monter l'inquiétude internationale autour de la crise dans la péninsule coréenne.
L'Allemagne a annoncé samedi que son ambassade à Pyongyang pouvait pour le moment continuer à fonctionner. "La sécurité de l'ambassade allemande et son exposition au danger sont évaluées en permanence. A ce stade, l'ambassade peut travailler", a déclaré dans un communiqué le ministère allemand des Affaires étrangères.
"En ce qui concerne la sécurité de l'ambassade, il y a des consultations permanentes, particulièrement avec les autres partenaires étrangers qui ont eux aussi des ambassades" à Pyongyang, a ajouté le ministère allemand.
Londres a exprimé son scepticisme quant à la portée de l'avertissement des Nord-Coréens: "Nous pensons qu'ils ont fait cela dans le cadre de la rhétorique de leur pays selon laquelle les Etats-Unis constituent une menace pour eux", a déclaré une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.
Les chefs des missions diplomatiques des sept pays de l'Union européenne présents en Corée du Nord (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pologne, Roumanie, République tchèque, Bulgarie) se sont réunis samedi en fin de journée à Pyongyang pour discuter de la situation créée par l'avertissement de Pyongyang.
Les porte-parole des ministères des Affaires étrangères de plusieurs de ces sept pays ont ensuite refusé de commenter la réunion, renvoyant les journalistes à une réunion sur la Corée du Nord des ambassadeurs des 27 pays de l'UE qui doit, selon une source européenne, se tenir lundi à Bruxelles.
En Corée du Sud, un responsable gouvernemental cité par l'agence de presse Yonhap a estimé que les diplomates étrangers allaient ignorer le message de Pyongyang.
"La plupart des gouvernements étrangers considèrent le message nord-coréen comme un moyen d'attiser la tension dans la péninsule nord-coréenne", a déclaré ce responsable sud-coréen sous couvert de l'anonymat.
Les Nations unies n'envisagent pas non plus d'évacuation. Les personnels de l'ONU en Corée du Nord "restent engagés dans leur travail humanitaire et de développement dans tout le pays", a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU à New York.
Pyongyang a multiplié ces dernières semaines les déclarations belliqueuses, furieux du nouveau train de sanctions adopté par l'ONU après son nouvel essai nucléaire début février et des manoeuvres militaires conjointes en cours entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.
A Washington, le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a indiqué vendredi qu'un éventuel tir de missiles nord-coréen ne serait pas une surprise pour le gouvernement américain. "Nous ne serions pas surpris de les voir agir de la sorte", a déclaré M. Carney. Le Pentagone a jugé que "toute action provocatrice supplémentaire serait regrettable".
Séoul a fourni des précisions sur les préparatifs militaires nord-coréens. "Il a été confirmé que la Corée du Nord avait transporté en train, en début de semaine, deux missiles Musudan, de moyenne portée, vers la côte est, et les avait installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de tir", a déclaré un haut responsable du gouvernement sud-coréen.
Le Musudan aurait une portée de 3.000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. Avec une charge légère, il pourrait toucher des cibles à 4.000 kilomètres, et donc, en théorie, frapper Guam, île du Pacifique située à 3.380 km de la Corée du Nord et où sont stationnés 6.000 soldats américains.
Au cours d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wan Yi, a souligné la nécessité que la crise soit résolue par le dialogue. M. Ban s'est déclaré "confiant que la direction chinoise fera de son mieux pour contribuer à calmer la situation et pour aider Pyongyang à modifier son attitude", a indiqué l'ONU dans un communiqué.
Par ailleurs, l'accès au complexe industriel inter-coréen de Kaesong, devenu un pion dans la guerre des nerfs en cours, restait fermé samedi, la Corée du Nord refusant depuis mercredi l'entrée du site aux Sud-Coréens qui y vont quotidiennement travailler. Plusieurs camions sud-coréens chargés de ravitailler le site ont été contraints de rebrousser chemin.
Après le départ samedi de 92 employés sud-coréens, il restait encore 516 ressortissants sud-coréens dans le complexe, a rapporté le ministère sud-coréen de l'Unification.
Les entrepreneurs sud-coréens ont averti que si le blocage des mouvements de matières premières et d'employés persistait encore plusieurs jours, ils seraient obligés de mettre fin à leurs activités sur ce site qui rapporte de précieuses devises à Pyongyang.
La Corée du Nord a pour sa part menacé de retirer du site qui se trouve près de la frontière du côté nord-coréen, ses 53.000 ressortissants employés par 123 compagnies sud-coréennes.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.04.13 10:28

Les Echos.fr
Corée du Nord : les Etats-Unis choisissent l'apaisement


07/04 | 08:24


Face à la forte montée des tensions avec la Corée du Nord, les Etats-Unis reportent l'essai d'un missile balistique intercontinental à ogives nucléaires, prévu pour la semaine prochaine. Ainsi qu'une réunion militaire avec la Corée du Sud, programmée pour mi-avril.



Missiles Musudan, lors d'un défilé militaire à Pyongyang - DR
Missiles Musudan, lors d'un défilé militaire à Pyongyang - DR

Les Etats-Unis ont joué l'apaisement face à la Corée du Nord avant une semaine à haut risque sur la péninsule coréenne où Pyongyang a déployé deux missiles susceptibles d'atteindre le Japon et le territoire américain dans le Pacifique . Washington a annoncé avoir reporté un essai de Minuteman 3, missile balistique intercontinental à ogives nucléaires, qui devait être tiré la semaine prochaine depuis la base aérienne de Vandenberg en Californie.




Selon un responsable américain de la Défense, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a décidé ce report afin d'éviter que l'essai «puisse être considéré comme exacerbant la crise en cours avec la Corée du Nord».

«Nous voulons éviter une mauvaise perception ou une manipulation», a ajouté ce responsable, précisant toutefois que les Etats-Unis restaient «engagés à tester (leurs) missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) pour garantir un arsenal sûr, fiable et efficace».

La Corée du Nord, qui a installé un second missile de moyenne portée sur sa côte est et menace d'effectuer des frappes, y compris nucléaires, sur des objectifs américains, a pour sa part averti vendredi qu'il ne pouvait plus garantir la sécurité des missions diplomatiques dans la capitale Pyongyang à compter du 10 avril.
Réunion lundi des ambassadeurs des 27


La plupart des gouvernements étrangers concernés ont laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention de retirer leur personnel dans l'immédiat, y compris les sept pays de l'Union européenne présents en Corée du Nord (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pologne, Roumanie, République tchèque, Bulgarie). Londres a résumé le sentiment général en estimant que ces avertissements tenaient davantage à la «rhétorique» nord-coréenne qu'à une menace réelle, selon une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Une réunion sur la Corée du Nord des ambassadeurs des 27 pays de l'UE doit se tenir lundi à Bruxelles, selon une source européenne.

Les Nations-unies n'envisagent pas non plus d'évacuation. Les personnels de l'ONU en Corée du Nord «restent engagés dans leur travail humanitaire et de développement dans tout le pays», a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU à New York.
Eviter la surenchère


Le Musudan aurait une portée de 3.000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. Avec une charge légère, il pourrait toucher des cibles à 4.000 kilomètres, et donc, en théorie, frapper Guam, île du Pacifique située à 3.380 km de la Corée du Nord et où sont stationnés 6.000 soldats américains.

Pour Yang Moo-Jin, un universitaire sud-coréen spécialiste de la Corée du Nord, Washington a renoncé à son tir de missile ICBM pour éviter la surenchère. «Si le Nord lance des missiles de moyenne portée comme tout le monde le craint, les Etats-Unis auraient pu être tenus en partie responsables», estime-t-il.

Au cours d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wan Yi, a souligné la nécessité que la crise soit résolue par le dialogue. M. Ban s'est déclaré «confiant que la direction chinoise fera de son mieux pour contribuer à calmer la situation et pour aider Pyongyang à modifier son attitude», a indiqué l'ONU dans un communiqué.

L'accès au complexe industriel inter-coréen de Kaesong, devenu un pion dans la guerre des nerfs en cours, restait fermé dimanche.
Report d'une réunion de défense américano-sud-coréenne


Par ailleurs, à la demande de Séoul, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont reporté une importante réunion militaire qui devait se tenir mi-avril à Washington, à la demande de Séoul. Le général Martin Dempsey, chef de l'état-major interarmées américain, et son homologue sud-coréen, le général Jung Seung-Jo, devaient débattre de leur politique conjointe face à la Corée du Nord et d'autres sujets lors de leurs entretiens annuels le 16 avril.

«La décision de reporter la réunion a été prise (...) à cause de la situation particulière actuelle de notre défense nationale , a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'état-major interarmées sud-coréen.

La Corée du Sud s'inquiétait d'une possible provocation nord-coréenne en l'absence sur le territoire sud-coréen du chef de ses armées, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
SOURCE AFP
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.04.13 10:40

La Voix de la Russie
La Chine se prépare-t-elle pour la guerre avec la Corée du Nord ?


Mots clés: Chine, conflit, Monde, Actualités, conflit armé, Corée du Sud , Corée du Nord, Etats-Unis, Défense et Sécurité, guerre


4.04.2013, 21:42, heure de Moscou
[


© Photo : ru.wikipedia.org/cc-by-sa 3.0
L'Armée chinoise envoie du matériel militaire vers les territoires sur la frontière avec la RPDC, indique le site du journal Washington Times en référence à des représentants anonymes des États-Unis.
Selon le journal, « cela pourrait être lié avec une récente déclaration de la Corée du Nord, qui parle de sa volonté de répondre aux provocations par les lois de la guerre ».
Pendant ce temps, la Chine exhorte régulièrement toutes les parties à rester calmes et à garder leur sang-froid et à résoudre toutes les questions relatives au programme nucléaire nord-coréen par des négociations. Le déploiement des troupes chinoises dans les zones frontalières se poursuit depuis la mi-mars. /L
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   07.04.13 14:59

Corée du Nord: Xi Jinping s'exprime




Aucun pays n'a le droit de précipiter l'Asie dans le chaos, a estimé aujourd'hui le président chinois Xi Jinping dans un contexte de vives tensions dans la péninsule coréenne, sans cependant désigner ni la Corée du Nord, ni les Etats-Unis. "Personne ne devrait être autorisé à précipiter dans le chaos une région, et à plus forte raison le monde entier, par égoïsme", a déclaré Xi sans davantage faire mention des contentieux maritimes de Pékin avec le Japon et d'autres pays de la région.

"Nous devons agir de façon concertée pour résoudre de grandes difficultés afin d'assurer la stabilité en Asie", laquelle "fait face à de nouveaux défis tant que surgissent des questions sensibles et qu'existent des menaces sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles", a-t-il dit. S'exprimant en présence de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement au Forum économique annuel de Boao, dans l'île méridionale de Hainan, Xi a appelé la communauté internationale à défendre "une vision pour une sécurité globale, commune et coopérative".

Assistaient notamment au forum le président birman Thein Sein, le premier ministre australien Julia Gillard et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.
La péninsule coréenne connaît un regain de tensions depuis le lancement réussi d'une fusée en décembre dernier, considéré comme un tir d'essai de missile balistique, puis un troisième essai nucléaire en février.

La Corée du Nord, dont la Chine est le principal allié de poids, a annoncé son intention de redémarrer un réacteur nucléaire arrêté en 2007 malgré les résolutions de l'ONU lui interdisant tout programme atomique et a déployé deux missiles sur sa côte est.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.04.13 11:36

Les Echos.fr

Pyongyang décide de fermer le parc industriel de Kaesong

Par Gabriel Gresillon et Yann Rousseau | 08/04 | 06:30 | mis à jour à 11:13 |


Le régime nord-coréen décide de retirer tous ses travailleurs du complexe industriel où Pyongyang et Séoul coopéraient en matière économique. Dans l'incertitude, les gouvernements japonais, sud-coréen et chinois se préparent à une nouvelle provocation du régime stalinien.



Missiles Musudan montrés lors d\'un défilé militaire à Pyongyang - DR
Missiles Musudan montrés lors d'un défilé militaire à Pyongyang - DR



le régime de Pyongyang a franchi un pas supplémentaire dans sa logique de radicalisation de son attitude face au Sud. Après avoir opéré pendant plusieurs jours un blocus de la zone industrielle de Kaesong, la Corée du Nord annonce ce lundi, via l'agence officielle KCNA, qu'elle allait fermer temporairement ce complexe industriel, seule zone de coopération économique entre le Nord et le Sud.

Les quelques 53.000 nord-coréens qui travaillent sur place vont se retirer de cette zone industrielle, installée sur le territoire de Corée du nord et qui constitue l'un des rares exemples de coopération économique entre les deux pays. Cette décision intervient quelques heures après la visite sur place du secrétaire chargé des affaires sud-coréennes du Parti du travail de la Corée du Nord.

Confusion sur un éventuel nouvel essai nucléaire


Cette décision destinée selon Pyongyang à répondre « aux provocations inacceptables faites à la dignité du pays », intervient alors qu'une certaine confusion règne sur d'éventuels projets de tir de missiles ou de nouvel essai nucléaire. Alors qu'en début de journée le ministre sud-coréen de l'Unification, Ryoo Kihl-Jae, avait fait état de signes d'une « activité inhabituelle » autour du autour du site atomique nord-coréen de Punggye-ri, un peu plus tard le ministère de la défense s'est montré plus mesuré et prudent.


«Nous ne considérons pas les activités actuellement en cours comme des signes d'un nouvel essai nucléaire», a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Kim Min-seok, en précisant que les mouvements décelés étaient des « activités ordinaires .»


Mais s'il est toujours difficile de déterminer avec certitude si Pyongyang va oser des tirs, en cette période extrêmement tendue dans la région, plusieurs gouvernements se préparent tout de même à une provocation du régime stalinien dans les tous prochains jours. Le ministre nippon de la Défense, Itsunori Onodera, a ainsi ordonné aux forces armées du pays de se préparer à l'interception d'un missile nord-coréen et de ses débris, s'ils présentent un danger pour la sécurité du Japon. Tokyo redouterait un tir de missile autour du 10 avril.

Inquiétudes à Séoul et Pékin


Une date aussi évoquée par Kim Jang-Soo, le conseiller pour la sécurité nationale de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye. A Séoul, c'est le quotidien Joongang Ilbo qui annonce, en plus du tir de missile, un imminent essai nucléaire sous-terrain. Inquiets de cette montée des tensions dans la péninsule, les Etats-Unis ont décidé de changer d'approche en refusant désormais de répondre systématiquement aux provocations du régime stalinien. Soucieux de ne pas nourrir eux-mêmes l'escalade, ils ont annoncé qu'ils allaient ajourner «pour éviter toute mauvaise interprétation» un tir expérimental de missile intercontinental prévu la semaine prochaine sur une base de Californie.


De son côté, le nouveau président chinois, Xi Jinping, a déclaré, en ouvrant un forum financier dans le sud de la Chine, qu'aucun pays «ne devrait être autorisé à jeter une région et même le monde entier dans le chaos pour des raisons égoïstes». Des propos volontairement sibyllins, mais que certains interprètent comme une façon de mettre en garde Pyongyang, traditionnel allié de la Chine.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.04.13 13:06

Le Figaro.fr la menace ballistique

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   08.04.13 13:17

je suis très ambigûe
çà m'intéresse mais je panique en même temps
au cas où le conflit nucléaire éventuel serait mondial(peu probable,à mon avis),je ne veux pas faire partie des survivants....
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   09.04.13 13:28

DIX CHOSES QUE VOUS IGNOREZ SUR LA COREE DU NORD
LE NOUVEL OBSERVATEUR RUE 89


Kim Jong-un, troisième du nom à la tête du régime communiste dynastique nord-coréen, affole la planète avec ses menaces de frappes nucléaires contre les Etats-Unis et leurs alliés en Asie. Ces menaces ne sont pas totalement prises au sérieux, même si chacun se méfie des engrenages fatals ou du caractère irrationnel du régime de Pyongyang.
De la Corée du Nord, on connaît à la fois beaucoup et peu de choses. Voici dix éléments que vous ignorez peut-être, et qui permettent de mieux cerner ce point chaud planétaire qui inquiète jusqu’à Fidel Castro, sorti de sa retraite pour conseiller la prudence à son jeune camarade de Pyongyang, un peu trop impulsif aux yeux du barbu de La Havane qui a lui-même frôlé la guerre nucléaire en 1962.


1
Une victime collatérale de Yalta




Churchill, Roosevelt et Staline à Yalta en février 1945 (SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA)
Février 1945 à Yalta, station balnéaire sur la mer de Crimée. Il y a un parfum de victoire dans l’air à ce sommet réunissant le Britannique Winston Churchill, l’Américain Franklin D. Roosevelt et le Soviétique Joseph Staline. Même s’ils ne se sont pas partagé le monde comme le veut la légende, il y a eu des décisions lors de ce sommet destiné à préparer le monde de l’après-guerre.
L’une d’elle, à laquelle ils n’ont pas consacré beaucoup de temps, a été de diviser la péninsule coréenne entre deux zones d’influence à la défaite japonaise, l’une américaine au sud du 38e parallèle, l’autre soviétique et chinoise au Nord.
Même si, à Yalta, Winston Churchill aurait déclaré qu’il n’avait « jamais entendu parler de ce foutu endroit » (« never heard of the bloody place », cité par Jasper Becker dans « Rogue Regime »). Cette division devait être provisoire, mais 68 ans plus tard, les Coréens en paient toujours le prix.
C’est Staline et son service secret, le NKVD, qui prennent les choses en main à partir de 1945 pour bâtir de toutes pièces un régime communiste au Nord, comme ils le feront ailleurs.
Leur choix se porte sur Kim Il-sung, un obscur militant communiste coréen ayant grandi en Chine où il était arrivé à l’age de sept ans, parlant mal le coréen, inconnu dans son pays, mais dont ils feront, par un subtil mélange de force et de propagande, un dieu vivant.
« Nous l’avons fait à partir de zéro »

« Nous l’avons fait à partir de zéro », se vante même Leonid Vassin, agent du NKVD, cité par Jasper Becker, qui a écrit une histoire du régime des Kim :
« Quand Kim est arrivé, nous avons remarqué qu’il ne parlait pas couramment coréen », se souvient Vassin. Le 23 août [1945], Vassin explique qu’il a reçu l’ordre de lui donner un costume civil, et lui a donné trois jours pour apprendre un discours qui avait été écrit pour lui.
Ce discours a été prononcé devant le premier congrès du parti organisé par des vétérans communistes, qui avaient été libérés à la suite de la défaite japonaise. Comme Kim n’avait aucune légitimité ni soutien, le NKVD a préféré lui créer son propre parti, le Parti des travailleurs. Très vite, ils ont contraint les autres partis à fusionner avec lui et brouillé les pistes sur son origine. »
Jasper Becker raconte comment, « dès 1949, la République démocratique et populaire de Corée était devenue une dictature stalinienne à part entière, avec ses camps de travail, ses purges, ses détentions arbitraires, et son culte de la personnalité. Kim a érigé la première statue à son effigie alors qu’il n’avait pas 40 ans, et commença à se faire appeler “le Grand Leader”, ou Suryong en coréen ».


2
Le fils de Mao est mort pendant la guerre de Corée


La guerre de Corée (1950-1953) est le premier conflit de la guerre froide Est-Ouest.
Selon les archives soviétiques découvertes à Moscou après la fin de l’URSS, c’est Kim Il-sung qui a lancé l’idée d’attaquer le Sud, et a réussi à en convaincre Staline. Le leader soviétique, alors au faîte de sa gloire et de sa puissance, a poussé la Chine de Mao, alors dans son orbite, à aider la Corée du Nord.
Près d’un million de Chinois, membres d’une armée de « volontaires », s’engageront dans cette guerre de trois ans, pensant remporter une victoire facile sur une Corée du Sud à laquelle les Etats-Unis semblaient alors attacher peu d’importance.
Ce fut une erreur de calcul, et l’armée chinoise subit de très lourdes pertes. Parmi les victimes, le propre fils de Mao Zedong, Mao Anying, qui s’était engagé parmi les « volontaires ».


La tombe de Mao Anying en Corée du Nord (KCNA)


Mao et son fils Anying en 1949 (DR)
Ce prix du sang crée un lien particulier entre les Chinois et la Corée du Nord. En 2003, pour le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre, une grande exposition au musée militaire de Pékin avait attiré une foule immense, souvent des familles guidées par des anciens combattants.
Le clou de cette expo était un planisphère géant de la Corée en relief et en bronze, sur lequel on pouvait marcher, et qui indiquait les lieux des grandes batailles. J’ai observé des hommes âgés qui y passaient des heures, visiblement en repensant à des événements vécus sur ces reliefs, aux amis perdus. Le sujet reste très sensible en Chine. Les historiens qui tentent de raconter une histoire différente de l’épopée officielle sont réprimés.
Et c’est de son exil aux Etats-Unis qu’un écrivain chinois, Ha Jin, a raconté pour la première fois, en s’inspirant de l’histoire de son père, le sort de ces milliers de prisonniers de guerre chinois tombés aux mains des Américains, et que Mao ne voulait plus revoir vivants puisqu’ils avaient été capturés au lieu de se sacrifier au combat.
Ha Jin raconte dans son magnifique roman, « War trash » (non traduit en français, hélas), comment ces prisonniers, dans des camps sud-coréens, se voyaient offrir le choix entre rejoindre Tchang Kaï-chek, l’anticommuniste de Taïwan, ou retourner en Chine vers un sort incertain. Ou comment certains étaient tatoués de force par des agents de Tchang Kai-chek avec des slogans hostiles à Mao, pour empêcher tout retour en Chine où ils seraient exécutés pour ce crime...


3
La Corée du Nord a assassiné la mère de la présidente sud-coréenne


La Corée du Sud vient d’élire démocratiquement une nouvelle présidente, Park Geun-hye, une vieille connaissance de la Corée du Nord, à plus d’un titre. Mme Park est la fille d’un ancien dictateur militaire de la Corée du Sud, Park Chung-hee, qui a régné sur le pays d’une main de fer de 1961 jusqu’à son assassinat en 1979. Ce ne sont pas les Nord-Coréens qui l’ont tué, bien qu’ils aient tenté de le faire, mais son propre chef des services de renseignement.
En revanche, au cours d’une de leurs tentatives d’assassinat de Park Chung-hee, en 1974, des agents commandités par la Corée du Nord ont tué son épouse, la mère de l’actuelle présidente sud-coréenne, d’une balle destinée à son mari.
Malgré ce passé tragique, Park Geun-hye a fait le voyage de Pyongyang, en 2002, lors d’une brève période de rapprochement et d’espoir de paix entre les deux Corées. Il en reste cette étrange photo en compagnie de Kim Jong-il, avec en arrière-plan cette fresque de nature déchaînée, un couple qui ne semble pas avoir grand-chose à se dire, fixant l’objectif pour meubler leur silence...


Park Geun-hye, l’actuelle présidente sud-coréenne, s’était rendue à Pyongyang en 2002 (Kim Jong-il, par Michael Breen, éd. John Wiley & Sons)
Depuis son élection en février, la présidente Park Chung-hee n’est pas épargnée par la propagande du Nord, qui la traite de « prostituée ». Depuis, les menaces d’annihilation nucléaire font passer ces insultes pour de banales querelles de voisinage...
Cette connaissance intime, quoique tragique, entre la nouvelle présidente sud-coréenne et son voisin du Nord, pourrait, le cas échéant, devenir le meilleur atout pour la paix dans la péninsule.


4
La DMZ est la zone la plus militarisée au monde


De même qu’on ne franchissait pas, avant la chute du mur, le point de passage de Check Point Charlie, à Berlin, entre est et ouest, sans avoir une boule à l’estomac, il faut avoir visité Panmunjon, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, pour comprendre la froide hostilité entre les deux mondes.


La DMZLa grande attraction touristique est évidemment la minuscule baraque au toit en tôle ondulée, séparée en deux par la ligne de démarcation de la fin de la guerre en 1953.
On y pénètre en compagnie d’un soldat (américain si l’on vient du Sud, nord-coréen si on vient du Nord), à la condition de se tenir de son côté de la ligne. Au bout de la pièce, un soldat de l’autre bord surveille la scène, et des micros enregistrent les explications données par les guides militaires pour qu’aucune incitation à la guerre ne soit prononcée...
La zone démilitarisée porte mal son nom, puisque c’est, de fait, la zone la plus militarisée au monde, se disputant ce titre avec la frontière indo-pakistanaise...
La guerre est aussi celle de la propagande. Les Nord-Coréens y construisent un mât géant auquel est accroché un drapeau, dont la taille lui vaudrait une entrée au Guiness Book of Records si Pyongyang en faisait la demande... Et les slogans lancés par haut-parleurs dans les moments de tension font partie des grands classiques de la guerre psychologique.
A l’heure nucléaire, toutefois, la DMZ perd de son enjeu stratégique. Si la guerre devait un jour éclater, elle passerait sans doute par les airs, à coups de missiles, avec ou sans tête nucléaire. Et la ligne peinte au travers de la baraque de Panmunjon perdrait aussitôt de son importance...


5
Kim Jong-il était (malgré lui) une icône pop




Kim Kong-il looking at things
Kim Jong-il a vite été repéré pour son potentiel artistique. Certes, le défunt dictateur nord-coréen avait lui-même un goût artistique prononcé, en particulier pour le cinéma, sa passion. Mais nous parlerons ici de l’objet iconique qu’est devenu le fils de Kim Il-sung et père de Kim Jong-un.
Le Web a assurément beaucoup fait pour la gloire artistique de Kim Jong-il, en particulier avec la diffusion des images de la propagande nord-coréenne.
Cela a donné une série à succès, un tumblr intitulé « Kim Jong-il looking at things », Kim Jong-il regardant des objets, inspiré par les photos de tournées d’inspection du Grand Leader, observant avec la plus grande concentration un légume, un balai, une machine... Des photos généralement signées de l’agence officielle KCNA, mais détournées de leur sens initial.


Kim Kong-il looking at things (via Tumblr)


Kim Jong-il looking at things (via Tumblr)
Le plus hilarant, dans ce comique de répétition visuel, c’est l’attitude des gens qui l’entourent, journalistes prenant soigneusement des notes (voir le point 8), généraux fiers de l’être, ou cadres obséquieux attentifs à ce que tout soit parfait.
Il y a deux ans, l’exposition de ces photos, collectionnées par l’artiste allemand Marco Bohr, a même fait son entrée aux Rencontres d’Arles, haut lieu de la photographie d’art contemporain, le couronnement d’une carrière involontaire, interrompue trop tôt par la mort.
Mais les artistes orphelins comptent beaucoup sur le potentiel du fils pour prendre le relais, même si, pour le moment, la série s’intitulerait sans doute, de manière sinistre, « Kim Jong-un playing with nukes », Kim Jong-un s’amuse avec le nucléaire.


6
La nuit en Corée du Nord, il fait vraiment noir


L’image est connue, mais on ne s’en lasse pas. Une image satellite prise de nuit fait apparaître le plus grand contraste entre la Corée du Nord et celle du Sud : la seconde regorge de lumière, la première reste dans un noir intégral.


Photo satellite des deux Corées en 2011, la Corée du Nord dans le noir (via Gizmodo)
Ce constat, je l’ai fait sur place, à Pyongyang, en tentant de marcher, de nuit, à la recherche d’un casino chinois, à l’aide d’un plan dessiné à la main...
Inutile de dire que dans la ville plongée dans le noir, je n’ai pas trouvé, et, surtout, au bout d’un moment, le policier en civil chargé de nous surveiller, mes compagnons de marche et moi, est venu jusqu’à nous pour nous dire que nous faisions fausse route. Avant qu’un véhicule officiel ne nous ramène de force à notre hôtel dont nous nous étions échappés...
Ce contraste, on le constate également à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, Dandong côté chinois, Sinuju côté Corée, séparées par le fleuve Yalu et son pont à moitié détruit par un bombardement américain il y a plus d’un demi-siècle.
La nuit, Dandong brille de tous ses néons, avec ses grands restaurants, y compris ceux ouverts par la Corée du Nord pour gagner quelques devises, dans lesquels les serveuses portent le badge de Kim Il-sung et peuvent entonner quelques chants patriotiques si on les y invite...
La nuit, Sinuju est plongée dans le noir le plus profond. Pas une lumière ne provient de la rive coréenne, comme si on changeait de siècle en traversant le fleuve.
Ça n’a pas toujours été le cas, jusqu’à l’effondrement du soutien soviétique en tout cas, comme on peut le voir au regard de l’architecture moderne (années 70) de Pyongyang. Aujourd’hui, la nuit nord-coréenne est bien noire.


7
Kim Jong-il, l’ami des journalistes




La « Grand Guide des Journalistes », Editions en langues étrangères, Pyong Yang, 1983
Au cours d’une visite en Corée du Nord, on m’a remis un livre précieux : « Grand guide des journalistes », un ouvrage traduit en français, en forme de petit livre rouge, qui s’est révélé d’une lecture fascinante, dès l’avant-propos :
« Notre presse écrite et parlée a atteint à l’heure actuelle son plein épanouissement et nos journalistes déploient tout leur talent au service du Parti et de la révolution.
Les progrès qui se constatent chaque jour dans notre presse et le développement des qualités humaines et professionnelles des journalistes ainsi que les émouvantes histoires d’affection d’homme à homme seraient inconcevables sans la direction clairvoyante et la sollicitude immense du camarade Kim Jong-il, Dirigeant bien-aimé de notre peuple.
Aimant la compagnie des journalistes, le camarade Kim Jong-il s’applique à régler les problèmes grands et petits qu’ils rencontrent dans leur travail et leur permet, en leur fournissant de claires orientations, de produire des textes et de réaliser des publications de valeur réelle, tout à la fois conformes aux intentions du Parti et à l’attente du public.
En prenant les journalistes sous sa généreuse protection, qui s’étend jusqu’à leur vie quotidienne, il les aide à mieux répondre à la confiance du Parti. Sous sa brillante direction, grâce à sa vive intelligence et à l’affection dont il entoure les travailleurs de la presse, celle-ci connaît maintenant un essor continu très remarquable. »

« Le Camarade Kim Jong-il, Dirigeant bien-aimé, orientant le travail de la Rédaction du journal » (Rodong Sinmoun, Grand Guide des Journalistes)
Dès le premier chapitre, intitulé « Travaillons à notre manière », le guide précise :
« Tous les jours, à l’aube, dans le pays du matin calme qu’est redevenue la Corée du Djoutché [l’idéologie nord-coréenne, ndlr], la radio diffuse la mélodie du “Chant du général Kim Il-sung‘, immortel hymne révolutionnaire. En l’entendant, notre peuple commence sa journée, rempli de la fierté d’avoir pour Leader le grand camarade Kim Il-sung et de vivre en Corée.
Le choix de cette mélodie pour commencer les émissions radiophoniques du jour est un témoignage de la volonté du camarade Kim Jong-il, Dirigeant bien-aimé, de mettre en valeur cette voix du Djoutché qui accomplit la révolution sous la conduite de son grand Leader.
La musique signalant le début des émissions d’une station de radio est un des aspects importants de celles-ci. C’est en effet un facteur déterminant de leur caractère. Auparavant, la mélodie du Chant de printemps qui, par son lyrisme, invitait à méditer, commençait ces émissions.
Le camarade Kim Jong-il, qui considère tous les problèmes de façon créatrice, saisissant parfaitement les exigences de l’évolution de la réalité et les aspirations de notre peuple, a fait remplacer la mélodie du Chant de printemps par celle du Chant du Général Kim Il-sung comme signal d’annonce de nos émissions radiophoniques.’
Des leçons de professionnalisme qui restent d’actualité pour tous les journalistes du monde entier.


8
La crise diplomatique ‘à l’allemande’ qui a tourné court


25 mai 2002, 8 heures du matin : je me trouve sur le trottoir en face de l’ambassade d’Espagne à Pékin, dans le quartier de Sanlitun. Un car de ‘touristes’ débarque ses passagers à 200 mètres de là, devant le ‘Friendship store’, un grand magasin bien connu.
Le groupe d’hommes, femmes et enfants, casquette d’une agence de voyage vissée au crâne, avancent lentement jusqu’à l’entrée de l’ambassade espagnole, gardée par un policier chinois armé.
Soudain, trois hommes s’emparent du policier, le maîtrisent, pendant que le groupe pénètre en courant dans l’enceinte diplomatique. Une fois le dernier passé, les trois hommes libèrent le garde et entrent à leur tour.
C’est une première : les assaillants sont des réfugiés nord-coréens, et ils ont choisi l’Espagne car ce pays assure la présidence tournante de l’Union européenne. Ils réclament le droit de se rendre en Corée du Sud, ce que leur interdit la Chine, point de passage obligé pour ceux qui fuient le goulag nord-coréen.
L’assaut a été mis au point la veille au soir dans une salle d’un restaurant coréen de Pékin, et doit marquer le début d’une offensive sur les ambassades destinée à créer une crise diplomatique internationale.
La référence est évidente : en 1989, quelques mois avant la chute du mur de Berlin, des dizaines, puis des centaines de jeunes Est-Allemands ont occupé les missions diplomatiques ouest-allemandes dans plusieurs pays, créant une crise internationale qui a précipité les événements conduisant à la chute du régime communiste est-allemand.
Un Allemand fait d’ailleurs partie des stratèges qui, au côté de Sud-Coréens et de... Français, aide les Nord-Coréens à préparer leur coup d’éclat.
La ‘campagne des ambassades’ durera plusieurs mois, avec plusieurs occupations de missions diplomatiques. Elle permettra effectivement à plusieurs dizaines de réfugiés nord-coréens de gagner la Corée du Sud et leur liberté, mais ne fera pas tomber le régime de Pyongyang.
A la différence des régimes communistes d’Europe centrale en 1989, la Chine réagira avec vigueur, installant des barbelés autour des ambassades étrangères, et multipliant les gardes. Y compris autour de celle de Corée du Nord, un immense bunker d’architecture stalinienne au cœur de Pékin, au cas où un transfuge nord-coréen distrait se serait mis dans la tête de se réfugier chez ses bourreaux...


9
Transfuge du Nord, citoyen de troisième classe au Sud




‘Je regrette d’être né là-bas’
Pendant plusieurs années, pour Médecins du Monde, Marine Buissonnière et Sophie Delaunay ont aidé, par tous les moyens, les Nord-Coréens qui cherchaient à s’enfuir via la Chine. Elles ont publié en 2005 ‘Je regrette d’être né là-bas’ (éd. Robert Laffont), des récits de transfuges.
Voici les impressions de Pok-Yôl, un jeune Nord-Coréen qui a réussi à gagner la Corée du Sud :
‘Quand on se sent enfin en sécurité, la première chose qui vient à l’esprit c’est de se dire qu’on va gagner un maximum d’argent pour aider nos compatriotes du Nord. Mais la réalité n’est pas aussi simple.
Quelques jours après mon arrivée à Séoul, on a estimé mon niveau scolaire à celui d’un enfant de sept ou huit ans en Corée du Sud. Je me suis senti si inférieur et humilié lorsque l’instructeur m’a dit qu’il faudrait tout recommencer à zéro !
J’avais passé mes vingt premières années à me battre pour survivre, je n’avais plus sept ans ! J’ai abandonné l’idée de reprendre des études dans un institut de remise à niveau et j’ai essayé de trouver un travail manuel à ma sortie de Hanawon. Cela s’est révélé presque aussi difficile qu’en Chine.
J’ai d’abord décroché un petit boulot dans un restaurant traditionnel. Le patron m’a renvoyé lorsque, le troisième jour, je suis arrivé avec quelques minutes de retard. Il m’a dit qu’il souhaitait vraiment me donner une chance, mais que nous, les Nord-Coréens, nous étions tous pareils et qu’on ne pouvait pas nous faire confiance. Le plus dur, en Corée du Sud, c’est de ne pas se sentir compris.
S’il m’avait laissé le temps, je lui aurais peut-être expliqué que je n’avais pas fermé l’œil la nuit précédente, et que je m’étais finalement endormi, épuisé, au petit matin. Je lui aurais sans doute aussi parlé des camps et des geôliers qui sont toujours là, dans ma tête. La nuit, on n’a nulle part où s’échapper quand on a peur. Mais personne ne s’en soucie.’
‘C’est comme si on leur faisait peur’...

‘Je pensais que la Corée du Sud serait une seconde patrie pour moi, mais on ne nous traite pas comme les Sud-Coréens et c’est un vrai choc. J’ai parfois le sentiment que les Sud-Coréens n’ont pas envie d’employer des Nord-Coréens. Comme si on leur faisait peur. [...]
J’ai détesté les deux mois que j’ai passés à Hanawon [centre d’accueil des transfuges nord-coréens, ndlr]. C’était vraiment stupide la manière dont ils essayaient de nous rééduquer, comme si nous étions inférieurs, immatures et rustres. Pourtant, la seule différence entre nous et eux est économique, c’est tout.
Hanawon, c’était exactement ce à quoi j’avais voulu échapper en partant : la discipline spartiate et absurde. C’est ça qui nous empêche de nous adapter.
Quand j’étais en Chine, j’avais entendu dire que le gouvernement du Sud considérait les Sud-Coréens comme des citoyens de première classe, les ouvriers étrangers comme des deuxième classe, et les transfuges nord-coréens comme des troisième classe et ça m’inquiétait un peu. En fait, je crois que c’est vrai. On n’est que des citoyens de troisième classe [...].
Mon vœu le plus cher est que dans deux ou trois ans, nous soyons réunifiés. Mais je ne suis pas sûr que le gouvernement de Séoul s’y prenne très bien pour faire progresser ce dossier. Il suffit de voir comment la Corée du Sud traite les transfuges pour comprendre que leur vision de la réunification est fausse.
Accueillir des réfugiés d’Allemagne de l’Est a été pour l’Allemagne de l’Ouest le moteur de l’unification. La Corée du Sud, elle, est très réticente à accueillir des réfugiés. J’ai été mis dans la position d’un mendiant. Nous sommes traités comme des gens qui viennent quémander à manger.’

10
La France s’est battue deux fois sur le sol coréen


Le saviez-vous ? L’armée française s’est battue à deux reprises sur le sol coréen.
L’intervention la plus connue, quoique négligée par l’histoire, est bien sûr l’envoi d’un contingent français d’un millier d’hommes dans le cadre de la force des Nations Unies (en fait une armée sous commandement américain) pendant la guerre de Corée, de 1950 à 1953. Un navire de guerre français a également participé aux opérations.
Mais, fait totalement occulté par les livres d’histoire, on sait moins que l’armée française a mené une expédition punitive contre le Royaume de Corée en 1866, en représailles contre la mort de plusieurs missionnaires catholiques français et l’extermination de milliers de fidèles coréens convertis.
A l’époque, la Corée est surnommée le ‘royaume ermite’, et cette expédition française, conduite par le contre-amiral Pierre-Gustave Roze, est la première d’une puissance occidentale dans ce pays.
L’opération navale qui remonte jusqu’aux portes de Séoul, se termine de manière non concluante. Les Français estiment avoir ‘lavé la mort’ de leurs missionnaires, mais les Coréens estiment avoir opposé une telle résistance que l’envahisseur n’a pas insisté et s’est retiré...
L’épilogue de cette opération attendra... 2010. Car, au cours de leur razzia, les militaires français firent main basse sur 297 manuscrits royaux coréens anciens, déposés ensuite à la Bibliothèque nationale de France et versés au patrimoine national inaliénable de par la loi française.
Aux demandes répétées de restitution de ces précieux manuscrits par la Corée du Sud, la France opposa une fin de non-recevoir, jusqu’au jour où les enjeux économiques ont commencé à être importants avec une Corée du Sud devenue puissance industrielle.
François Mitterrand avait promis le retour, mais c’est Nicolas Sarkozy qui l’a fait, sans violer la loi puisqu’il a conclu en 2010 un accord de prêt renouvelable tous les cinq ans, donnant ainsi satisfaction aux Coréens, au grand dam des gardiens des archives nationales qui redoutent un précédent fâcheux...
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.04.13 9:14

Corée du Nord : Séoul et Washington relèvent leur niveau de surveillance militaire

Le Monde.fr avec AFP | 10.04.2013 à 04h45 • Mis à jour le 10.04.2013 à 08h16

Un camion transporte des soldats sud-coréens, le 10 avril. | REUTERS/KIM HONG-JI
La Corée du Sud et les Etats-Unis ont relevé d'un cran mercredi 10 avril le niveau de surveillance militaire face aux menaces d'un tir de missile par la Corée du Nord. Le niveau 2, désormais atteint, indique une "menace vitale", selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, citant un responsable militaire ayant requis l'anonymat. En temps de paix, le niveau de surveillance est de 4. Le niveau 3 correspond à une importante menace.

Le Japon s'est également déclaré mercredi "en état d'alerte" pour intercepter tout missile menaçant l'archipel. La veille, des missiles Patriot avaient été déployés dans le centre de Tokyo et autour de la capitale. Des batteries d'intercepteurs devaient aussi être mises en place sur l'île méridionale d'Okinawa.
LE 15 AVRIL, ANNIVERSAIRE DE KIM IL-SUNG
Un tir de missile peut se produire "à n'importe quel moment à partir de maintenant", a déclaré le ministre des affaires étrangères sud-coréen Yun Byung-se devant le Parlement, mettant en garde Pyongyang contre les nouvelles sanctions de l'ONU qu'un tel acte entraînerait.
Ignorant les mises en garde de son voisin et allié chinois, le régime nord-coréen a déployé la semaine dernière sur sa côte orientale deux missiles Musudan, d'une portée théorique de 4 000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud, le Japon ou l'île américaine de Guam, selon Séoul. L'amiral Samuel Locklear, commandant des forces américaines dans le Pacifique, a dit penser que les Nord-Coréens ont déplacé un nombre indéterminé de missiles Musudan sur la côte orientale du pays. "Notre hypothèse est qu'il y a deux missiles qui seraient préparés afin d'être lancés", a déclaré un responsable de l'administration américaine ayant requis l'anonymat.
Le renseignement militaire sud-coréen affirme que le Nord est désormais prêt à effectuer un tir qui pourrait survenir autour du 15 avril, jour de la naissance du fondateur de la République démocratique populaire de Corée, Kim Il-sung, mort en 1994.
POSTE-FRONTIÈRE CHINOIS FERMÉ
Pyongyang a également agité de nouveau mardi le spectre d'une guerre "thermonucléaire", et appelé les étrangers en Corée du Sud à envisager leur départ du pays. Mercredi matin, le plus important poste-frontière chinois avec la Corée du Nord, à Dandong, a été fermé aux groupes de touristes, restant cependant ouvert pour les affaires.
"Les agences de voyage ne sont pas autorisées à aller là-bas, car le gouvernement nord-coréen demande aux étrangers de quitter ce pays", a déclaré un des responsables du poste-frontière. De son côté, une responsable d'une agence de voyages de Dandong a précisé que la fermeture, décision prise par la Corée du Nord, était valable à compter de mercredi pour une durée indéterminée.
Concernant le rôle de la Chine dans le conflit, la Corée du Sud a affirmé mercredi avoir demandé à Pékin d'intervenir pour inciter les dirigeants nord-coréens à changer d'attitude. La Chine est l'un des seuls alliés politiques et le premier partenaire commercial de la Corée du Nord. "Grâce à une étroite coordination avec la Chine et la Russie, le gouvernement coréen continue ses efforts pour convaincre la Corée du Nord de changer d'attitude", a dit Yun Byung-se.
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   10.04.13 10:13

CE QUE PENSENT LES NORD-COREENS
Je viens de rentrer de la Corée du Nord [République populaire démocratique de Corée, RPDC], à la suite d’un voyage que j’avais effectué à la fin du mois de Mars avec 45 autres personnes, par le biais de Koryo Tours. Pendant mon séjour, j’ai eu l’occasion de discuter avec les guides coréens sur leur vision de la situation actuelle.
J’avais encore en tête le point de vue de la RPDC déjà mentionné dans les grands médias, quand Dennis Rodman (NDT : ancien joueur américain de basket-ball) est revenu de Corée du Nord avec un message du nouveau président Kim Jong. Le message était: «Je ne veux pas la guerre, appelez-moi. »
Le lauréat du prix Nobel de la Paix, le président Obama avait refusé de l’accepter, préférant, de toute évidence, l’accroissement de la menace d’une guerre nucléaire régionale plutôt que le dialogue. J’ai demandé à interviewer mes guides coréens afin de pouvoir rapporter leur point de vue au peuple américain.

La RPDC a-t-elle fait des propositions pour la réunification nationale pacifique?

Oui, maintenant nous avons des options: l’option historique d’une république fédérale, et l’option récente. Par le passé, nous avons proposé trois principes pour la réunification : que le Nord et le Sud s’unissent indépendamment des forces étrangères, que la réunification doit s’effectuer pacifiquement, et que nous devons travailler ensemble au cours des années à venir pour créer l’unité de la nation tout entière.

Notre option historique est une république fédérale: un gouvernement central qui ne sera concerné que par la défense nationale et la diplomatie, et deux administrations locales, du Nord et du Sud, qui traiteront toutes les autres questions.

Mais récemment, la situation dans la péninsule s’est mise à se détériorer. Il n’y a aucun signe que la situation s’arrangera. Si les sud-coréens continuent les provocations, la guerre éclatera et nous sommes préparés à nous battre. Parce que la situation s’est détériorée, nous avons invalidé l’accord de cessez-le-feu de 1953. Maintenant, il n’y a plus aucun contact entre le Nord et le Sud. Maintenant, il n’y a plus de lignes téléphoniques entre le Nord et le Sud, il n’y a plus de ligne directe entre les dirigeants.

Maintenant, le plan américain et sud-coréen est que la RPDC s’effondre. La situation continue de se détériorer. Ils jouent un jeu dangereux.

Le Japon est également très hostile. Le gouvernement actuel est très à droite. Il est en train de se doter d’une armée forte en utilisant la «dangereuse» RPDC comme prétexte pour justifier la transformation de sa force d’autodéfense en une armée régulière. Non seulement la Corée du Nord, mais de nombreux pays asiatiques sont concernés par cette résurgence de la droite japonaise.

Les Américains devraient demander au gouvernement américain de changer sa politique hostile. Mettez l’Amérique au courant de la situation réelle dans la péninsule coréenne. Demandez au gouvernement américain de signer un traité de paix et poussez-le à établir des relations diplomatiques avec la RPDC.

Pourquoi la Corée du Nord a-t-elle ressenti le besoin de développer une bombe nucléaire?

Les coréens ont dû faire face à la réalité des armes nucléaires déjà à deux reprises. Plusieurs milliers de coréens ont été utilisés comme esclaves par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale, et beaucoup de ces travailleurs ont été utilisés de force comme main-d’œuvre à Hiroshima et à Nagasaki quand les Etats-Unis ont largué la bombe atomique.

Plus tard, lors de la guerre américaine en Corée, le général américain Mac Arthur voulait lâcher 50 à 70 bombes atomiques le long de la frontière entre la Chine et la Corée pour créer une bande de terre où aucune vie ne serait plus possible et que personne ne pourrait traverser.

Plus tard encore, pendant l’incident du Pueblo en 1968, lorsque la Corée du Nord a capturé un navire espion américain dans nos eaux territoriales, le porte-avions Président Johnson doté d’armes nucléaires à destination de la Corée. Et en 1969, lorsque l’avion-espion américain CE a été abattu au-dessus de notre territoire, les Etats-Unis à nouveau nous ont menacés avec une attaque nucléaire.

Les manœuvre américano-sud-coréennes « Team Spirit » à partir des années 1970 jusqu’aux années 1990 nous ont donné une certaine pratique des bombes nucléaires.

La RPDC a adhéré à l’Agence internationale de l’énergie atomique et est devenu un membre du deTraité de non-prolifération nucléaire en 1985. Nous voulions développer la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. Notre but en adhérant était de nous protéger des attaques nucléaires. Mais la menace s’est poursuivie.

En 1994, avec l’accord que nous avions signé avec les Etats-Unis, nous avons gelé notre programme nucléaire. En échange, le président Clinton et les Etats-Unis ont promis de nous fournir un réacteur à eau légère. Nous savons aujourd’hui que Clinton n’avait fait ces promesses que parce que les Etats-Unis pensaient que la RPDC allait s’effondrer, et qu’ils n’auraient donc pas à honorer l’accord. Nous avons permis des inspections nucléaires jusqu’en 1999, pour montrer que notre puissance nucléaire était uniquement à des fins pacifiques. Les Etats-Unis ont rompu l’accord en 2002 sous l’administration Bush, et nous avons repris l’utilisation de notre centrale nucléaire.

La guerre en Yougoslavie nous a montré que nous devons nous défendre. Nous avons appris des États-Unis que les Etats-Unis n’ont aucune justice, aucune équité. Les États-Unis ne respectent que la force. Donc, la RPDC a mis au point des armes nucléaires pour se doter d’une force.

La RPDC a besoin d’allouer des ressources pour répondre aux besoins de la population, mais doit dépenser de l’argent sur les armes nucléaires pour protéger et défendre son sol. Nous avons appris la leçon de la Yougoslavie, l’Irak, l’Afghanistan : être fort.

La RPDC a négocié avec les États-Unis, mais les Etats-Unis ont rompu les accords, et ont accru les sanctions à cinq reprises. A chaque fois que la RPDC acceptait certaines clauses, les Etats-Unis montaient les enchères. Les États-Unis disent que nous ne pouvons pas avoir l’énergie nucléaire, parce que nous pourrions l’utiliser pour fabriquer des bombes. Nous ne pouvons pas avoir des satellites parce que les missiles qui serviront à les envoyer dans l’espace pourraient être utilisés à des fins militaires. Toutes choses pouvant avoir double objectif, un civil, un militaire. Ils nous privent de nourriture parce qu’ils disent qu’elle pourrait être utilisée pour nourrir les militaires. Si nous continuons avec ce raisonnement, ils diraient que nous ne pouvons pas avoir des couteaux de cuisine, car nous pourrions les utiliser pour combattre.

Il y a des états esclaves et des États nobles. Les états Noble développent leur propre infrastructure technologique, le GPS, les prévisions météorologiques, etc., et ont donc besoin de satellites. Les satellites d’aujourd’hui sont utilisés pour beaucoup de choses. Si un pays ne dispose pas de sa propre technologie, il finit par être un État esclave, dépendant des autres pays. Les pays nobles contrôlent leur propre développement et ont un avenir.

Sans armes nucléaires, nous aurions peut-être déjà été attaqué par les Etats-Unis. Maintenant, nous pouvons vivre plus paisiblement. Le peuple de la RPDC est fier d’avoir des armes nucléaires, elles sont une garantie de paix. Nous ne pouvons compter que sur nous-même pour préserver la paix.

Les Etats-Unis ont plus de 1000 armes nucléaires en Corée du Sud – l’artillerie nucléaire, les missiles nucléaires, des bombes nucléaires, des mines terrestres nucléaires.

La RPDC a appelé à une péninsule coréenne sans armes nucléaires, mais cet appel a été ignoré. Maintenant que nous avons vu que nous n’avions d’autre choix que de développer des armes nucléaires pour nous défendre, nous sommes sanctionnés. Il s’agit d’un double standard insultant pour notre peuple.

Qu’est-ce que le peuple de la RPDC pense des sanctions américaines / ONU ? Comment ces sanctions affectent-elles la population ici ?

Nous nous sommes habitués à faire face aux sanctions américaines depuis 1945. Notre peuple pense que les sanctions sont un exemple clair d’un double standard et un usage abusif du Conseil de sécurité des Nations unies. A nos yeux, il n’existe aucune justification. Les sanctions ont été appliquées à cause de nos tests de bombes nucléaires et lancements de satellites.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 9000 lancements de missiles / satellites. Quatre étaient par la RPDC. Il y a eu 2000 tests nucléaires, 3 par la RPDC. Mais l’ONU n’a jamais pris une résolution ou imposé des sanctions contre les pays l’ayant fait, sauf pour la RPDC.

Il s’agit d’un double standard de l’ONU. Il s’agit d’une utilisation abusive du Conseil de sécurité des Nations unies par les États-Unis. D’autres pays sont comme des marionnettes américaines et l’acceptent.

Les sanctions affectent chaque ménage, chaque personne en RPDC. Il y a des coupures d’électricité, de chauffage et une pénurie d’énergie, un problème alimentaire. Même vous touristes, vous êtes touchés par les sanctions, comme vous le voyez dans vos hôtels. [A Pyongyang, il n’y avait l'eau et l’électricité qu’à certaines heures de la journée; dans d'autres villes c’était pire]. Il y a pénurie d’essence et de pièces de rechange pour machines.

Les sanctions menacent tous les pays qui font du commerce avec la Corée du Nord, de sorte qu’ils sont obligés de choisir avec qui ils veulent faire des affaires, la Corée du Nord ou d’autres pays. Maintenant, nous ne commerçons vraiment qu’avec la Chine.

Quelle est la situation alimentaire actuelle et quel rôle les Etats-Unis jouent-ils ?

La situation alimentaire n’est toujours pas satisfaisante, et nous essayons toujours de couvrir nos besoins alimentaires de base à l’aide d’importations de produits alimentaires et de l’aide étrangère. Les sanctions américaines répétées ont arrêté l’aide alimentaire. Les sanctions ont aggravé la situation alimentaire.

Actuellement, les ONG américaines présentes donnent une aide médicale symbolique et aucun aide alimentaire. Pendant une période de 7-8 ans il n’y avait aucune aide alimentaire des États-Unis. Les sanctions américaines ont interféré avec la résolution de la situation alimentaire. Elles ont stoppé l’aide alimentaire, et interfèrent même avec celle provenant d’autres pays.

Quelles sont, maintenant, sur le plan économique, les priorités de la RPDC [toutes ces dernières années ayant été consacrées au volet militaire] ?

La RPDC met désormais l’accent sur deux points: la production agricole et l’industrie légère. L’industrie légère est ce que vous appelez le textile, l’agro-alimentaire, jouets, meubles, chaussures, etc. Nous voulons investir et développer encore plus ces deux domaines. Nous voulons améliorer le niveau de vie de la population. Nous nous y concentrons même si la situation est dangereuse. Même si la guerre est imminente, nous allons nous concentrer sur l’agriculture et l’industrie légère jusqu’à ce que celle-ci commence. Nous devons travailler plus dur sur le développement de l’agriculture et de l’industrie légère.

Maintenant, avec la bombe nucléaire, la RPDC est un peu plus en sécurité et peut transférer les dépenses consacrées à l’auto-défense vers l’industrie légère et vers l’investissement des biens de consommation. Vous avez vu à Pyongyang une grande conférence de 10.000 délégués de l’industrie légère dans tout le pays. Ils sont ici pour discuter et échanger des idées sur la façon d’améliorer l’industrie légère, ce qui a marché dans leurs usines, ce qui a posé des problèmes et comment les résoudre.

Comment sont les relations avec la Corée du Sud depuis la Sunshine Policy? [Initié par le président sud-coréen Kim Dae Jung et poursuivie par le président Roh Moo-hyun, pendant les années 1998-2008. Durant cette période où les relations étaient moins glaciales entre le Nord et le Sud, les chefs d'Etat des deux pays se sont rencontrés en 2000 et de nouveau en 2007. Des développements commerciaux coopératifs avaient commencé, plusieurs milliers de touristes sud-coréens avaient visité le Nord. Le parc industriel de Kaesong en RPDC fut ouvert.]

Depuis 2008, la Corée du Sud n’a montré que la confrontation. Il n’y a pas eu de coopération. La Corée du Sud a cassé tous les accords que nous avions faits au cours de la Sunshine policy. Il n’y a plus de coopération, plus de tourisme du Sud, aucun engagement. Maintenant, il n’y a plus que des relations négatives, il n’y a aucun signe positif. Ceci est dû à la fois aux pressions américaines et à la volonté sud-coréenne. Le président sud-coréen Lee Myung-bak est un homme d’affaires de droite, qui a changé la situation, tout comme Bush a inversé la coopération de Clinton même si elle était modeste.

L’actuelle présidente de la Corée du Sud est Park Geun-hye, fille du dictateur militaire sud-coréen Park Chung-hee, qui était officier dans l’armée impériale japonaise. La coopération s’est transformée en confrontation. La Corée du Sud pense que la pression militaire sur le Nord, assortie de sanctions, aboutira à l’effondrement de la RPDC.

Stansfield Smith
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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.04.13 9:20

Pyongyang déplace ses missiles pour tromper la surveillance

Le Monde.fr avec AFP | 11.04.2013 à 07h07 • Mis à jour le 11.04.2013 à 07h22


Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. | AFP/Ed Jones
Une ou deux rampes de lancement de missiles de moyenne portée Musudan sont orientées vers le ciel en Corée du Nord, ce qui pourrait indiquer l'imminence d'un tir, signalent jeudi 11 avril des médias japonais citant un responsable du ministère de la défense nippon. Il pourrait toutefois s'agir d'un leurre, ont ajouté ces chaînes de télévision sur la foi de la même source, précisant que ces observations avaient été faites par satellite.

La Corée du Nord a transporté en train, en début de semaine dernière, deux missiles Musudan et les a installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de tir, selon Séoul, qui redoute que Pyongyang ne procède à un essai dans les heures ou jours à venir.
La Corée du Nord a déplacé ses missiles à maintes reprises ces derniers jours, dans le dessein de compliquer la tâche des services de renseignement étrangers à l'approche d'un probable tir, indique pour sa part l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. La Corée du Nord cherche à "lasser" les agents américains et sud-coréens chargés de surveiller les rampes, selon un autre source.
Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. L'engin pourrait même toucher des cibles à 4 000 kilomètres en n'emportant qu'une charge légère, et donc théoriquement frapper Guam, île du Pacifique située à 3 380 kilomètres de la Corée du Nord et où se trouvent 6 000 soldats américains.
Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud restent en alerte face à la menace que représentent, selon eux, les déclarations incendiaires du régime nord-coréen et les actes de défi qu'il a multipliés ces derniers mois à l'adresse de la communauté internationale.
L'éventuel tir de missile pourrait survenir d'ici au 15 avril, jour de naissance du fondateur de la République démocratique populaire de Corée (nom officiel de la Corée du Nord), Kim Il-sung, mort en 1994.
Ce jeudi 11 avril constitue aussi une date-clépuisqu'il s'agit du premier anniversaire de l'investiture de Kim Jung-un, petit-fils de Kim Il-sung, au poste de premier secrétaire du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique de la Corée du Nord.
Le 13 avril marquera le premier anniversaire de son accession aux fonctions de premier président de la Commission de défense nationale, le plus haut organe de décision du régime. Le ou les tirs pourraient aussi coïncider avec la visite à Séoul prévue vendredi du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et du secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen.
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MessageSujet: Guerre en Corée(durée 10 mn )   11.04.13 10:22

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MessageSujet: Re: Guerre en Corée?   11.04.13 19:36

Corée du Nord : les Etats-Unis déploient un radar flottant pour se protéger

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.04.2013 à 07h07 • Mis à jour le 11.04.2013 à 19h25


Un puissant radar militaire américain a été installé en mer afin de détecter un éventuel tir de missile nord-coréen, a affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi un haut responsable de la défense américaine. Quelques heures plus tard, les ministres des affaires étrangères du G8, réunis à Londres, ont une nouvelle fois condamné "dans les termes les plus forts" l'attitude de la Corée du Nord, réclamant qu'elle "s'abstienne de tout acte de provocation".


Le déploiement du SBX (Sea-based X-Band Radar) avait été annoncé par le Pentagone le 2 avril, dans le cadre d'une mission "de routine", "pas liée" officiellement aux tensions dans la péninsule Coréenne. Le haut responsable américain contacté par l'AFP a pourtant confirmé que le SBX, une plate-forme semi-submersible, a été positionné en mer pour traquer d'éventuels missiles nord-coréens. Haut de 85 mètres, il est capable de détecter le lancement d'un missile à 2 000 kilomètres à la ronde. Les Américains vont par ailleurs déployer une batterie antimissile Thaad sur leur base militaire de Guam, désignée ostensiblement comme cible par le régime de Kim Jong-un.

PYONGYANG DÉPLACE SES MISSILES POUR TROMPER LA SURVEILLANCE

Selon un responsable du ministère de la défense nippon, une ou deux rampes de lancement de missiles nord-coréens de moyenne portée Musudan sont actuellement orientées vers le ciel, ce qui pourrait indiquer l'imminence d'un tir. Prudents, les médias japonais qui ont signalé cette information le jeudi 11 avril précisent qu'il pourrait s'agir d'un leurre, en se basant sur la même source.

En début de semaine dernière, la Corée du Nord a transporté en train deux missiles Musudan et les a installés sur des véhicules équipés d'un dispositif de tir, selon Séoul. Pyongyang a déplacé ses missiles à maintes reprises ces derniers jours, dans le dessein de compliquer la tâche des services de renseignement étrangers à l'approche d'un probable tir, indique pour sa part l'agence de presse sud-coréenne Yonhap. La Corée du Nord cherche à "lasser" les agents américains et sud-coréens chargés de surveiller les rampes, selon un autre source.

Lire : Washington somme Pyongyang d'arrêter de "jouer avec le feu"

LE JAPON, LES ÉTATS-UNIS ET LA CORÉE DU SUD MENACÉS

Le Musudan aurait une portée théorique de 3 000 kilomètres, soit la capacité d'atteindre la Corée du Sud ou le Japon. L'engin pourrait même toucher des cibles à 4 000 kilomètres en n'emportant qu'une charge légère, et donc théoriquement frapper Guam, île du Pacifique située à 3 380 kilomètres de la Corée du Nord et où se trouvent 6 000 soldats américains.

Le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud restent en alerte face à la menace que représentent, selon eux, les déclarations incendiaires du régime nord-coréen et les actes de défi qu'il a multipliés ces derniers mois à l'adresse de la communauté internationale. Ce jeudi 11 avril constitue aussi une date-clé puisqu'il s'agit du premier anniversaire de l'investiture de Kim Jong-un, petit-fils de Kim Il-sung, au poste de premier secrétaire du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique nord-coréen.
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Guerre en Corée?
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