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 L'Ordre des Médecins et l'euthanasie

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Féminin Messages : 18596

MessageSujet: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 11:30

14/02/2013Le CNOM estime qu’une évolution
de la législation sur la fin de vie doit pouvoir être envisagée en
réponse à des situations exceptionnelles.

Dans le cadre de la réflexion engagée par les pouvoirs publics pour
une évolution de la législation sur la fin de vie, l’Ordre National des
Médecins a souhaité apporter sa contribution à ce débat fondamental,
avec à cœur le respect de la dignité des patients et la défense des
principes éthiques qui régissent l’exercice de la médecine.

L’Ordre rend aujourd’hui publique une position de synthèse intitulée « Fin de vie, assistance à mourir », dans
laquelle il souligne la nécessité d’une meilleure application des
dispositions législatives existantes et envisage, par devoir d’humanité,
le recours à une sédation terminale pour le patient, dans des
situations exceptionnelles. Si en ces circonstances, il estime que la
profession médicale doit pouvoir rester libre d’exercer sa clause de
conscience, celle-ci n’en garde pas moins le devoir d’accompagner ses
patients jusque dans leurs derniers jours.

Lors de sa campagne présidentielle, le Président de la République
avait indiqué publiquement : « Je proposerai que toute personne majeure
en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une
souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être
apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à
bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la
dignité ». Depuis, la mission a été confiée au Pr Sicard d’évaluer
l’application de la loi du 22 avril 2005, dite Loi Leonetti, dans le
cadre de la réflexion sur la fin de vie.

Jusqu’ici tenu à l’écart de ces travaux, sur un sujet qui implique
pourtant au quotidien la profession médicale, l’Ordre National des
Médecins a souhaité ouvrir un débat interne à l’ensemble de
l’institution, de ses conseils régionaux et départementaux,  afin de
contribuer à enrichir le débat public et d’accompagner la société dans
son cheminement sur cette question. Il en résulte une position de
synthèse intitulée « Fin de vie, assistance à mourir », développant les
préconisations de l’Ordre sur la fin de vie autour de quatre grandes
pistes de travail.





  1. Promouvoir la connaissance, l’accompagnement et l’application de la
    loi Leonetti. L'Ordre souligne que, si la loi Leonetti répond au plus
    grand nombre de situations de fin de vie, elle reste pour l'heure trop
    peu connue de la population, mais aussi des professionnels de santé. Il
    se propose donc de contribuer à la diffusion et à pédagogie menée autour
    de cette loi. Par ailleurs, l’Ordre prône la mise en place d'un plan
    national de développement des soins palliatifs, dotés de moyens humains
    et techniques pérennes, pour répondre aux carences d’une offre qui reste
    insuffisante sur l'ensemble du territoire.

  2. Envisager une évolution de la législation sur la fin de vie en réponse
    à des situations exceptionnelles. L’Ordre reconnaît que la loi ne peut
    offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou pour des
    douleurs psychologiques et/ou physiques qui restent incontrôlables. Dans
    ces cas, l'institution estime qu'une sédation adaptée, profonde et
    terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un collège médical,
    dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de
    saisine.

  3. Informer le grand public des dispositions de la loi concernant les
    directives anticipées et la personne de confiance. Des dispositions
    existent mais restent mal connues du grand public. L’Ordre et les
    médecins doivent pouvoir contribuer, aux côtés de l’Etat, à améliorer le
    niveau d’information de la population sur ces deux dispositions
    essentielles dans le cadre de la fin de vie, et mises en place par la
    loi du 22 avril 2005. L’Ordre propose par ailleurs que les directives  
    anticipées soient répertoriées  dans le dossier du patient et dans un
    registre national ou un support accessible aux soignants membres de
    l’équipe de soins.

  4. Réaffirmer explicitement la clause de conscience des médecins. L'Ordre
    National des Médecins réaffirme avec fermeté la liberté de chaque
    médecin à exercer sa clause de conscience dans le cadre de
    l’accompagnement de la fin de vie d’un patient. Ce principe doit
    s’accompagner d’un devoir d’accompagnement humain du patient,
    parallèlement à la prise en charge de sa fin de vie par un autre
    médecin.



« Ne pas donner délibérément la mort mais s’interdire toute
obstination déraisonnable sont des principes éthiques qui ont toujours
été ceux des médecins depuis l’origine, et qui ont largement précédé la
promulgation des lois actuelles sur la fin de vie. Ces principes sont
indispensables pour garantir les conditions nécessaires à l’exercice de
la médecine : la confiance des patients et le respect de leur dignité.
C’est pourquoi sur ce sujet, la société ne peut faire l’économie d’une
réflexion collégiale sur la fin de vie, avant d’en faire évoluer les
contours législatifs. Car les médecins, qui s’impliquent au quotidien
dans l’accompagnement de leurs patients en fin de vie et de leurs
familles, ont eux aussi leur mot à dire », affirme Michel Legmann,
Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins.

SOURCE=site du Conseil National de l'Ordre des Médecins
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 13:41

Les médecins s'ouvrent à l'euthanasie

AFP
Mis à jour le 14/02/2013 à 10:32
| publié le 14/02/2013 à 10:19 .Le Figaro.Le Conseil national de l'Ordre des Médecins français a envisagé
aujourd'hui pour la première fois, qu'un collège médical permette en
France une "sédation terminale" (autrement dit, euthanasie)
pour des patients en fin de vie ayant émis des "requêtes persistantes,
lucides et réitérées". Invoquant "un devoir d'humanité", l'Ordre
souhaite dans un avis que ces cas d'"assistance à mourir" médicalisée
soient réservés à des "situations exceptionnelles", comme certaines
"agonies prolongées" ou des douleurs "incontrôlables", auxquelles la loi
actuelle ne donne pas de réponse.

"Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne,
atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus
inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale
légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles,
non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale."
L'Ordre évoque à ce sujet "un devoir d'humanité" sans employer
directement le terme d'euthanasie pour décrire cette assistance
médicalisée pour mourir.

La loi actuelle ne prend pas en compte toutes les situations

La loi Leonetti de 2005, encore mal connue, "répond au plus grand nombre
de situations de fin de vie", souligne-t-il dans ce document intitulé
"Fin de vie, 'Assistance à mourir' ". Cette loi "autorise, en fin de vie
l'emploi de traitements à doses efficaces pour soulager le patient,
avec son accord, quand bien même ces doses seraient susceptibles
d'écourter ce qui reste de vie", rappelle l'Ordre.

"Toutefois, la loi peut n'offrir aucune solution pour certaines agonies
prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui,
malgré les moyens mis en oeuvre, restent incontrôlables", note-t-il. Ces
situations, mêmes "rares, ne peuvent demeurer sans réponse" poursuit
l'Ordre en reconnaissant l'existence de "situations exceptionnelles, non
prises en compte" par la loi actuelle. "Une sédation, adaptée, profonde
et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être
envisagée, par devoir d'humanité, par un collège dont il conviendrait de
fixer la composition et les modalités de saisine", estime l'Ordre.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 13:52

Fin de vie : l'Ordre des médecins propose une aide à mourir
Le Monde.fr avec AFP
| 14.02.2013 à 11h12
• Mis à jour le
14.02.2013 à 12h18
Pour la première fois, le conseil national de l'Ordre des médecins a envisagé qu'un collège médical permette une "sédation terminale" pour des patients en fin de vie, réservée à des situations auxquelles la loi actuelle – la loi Leonetti de 2005 – ne donne pas de réponse.
"Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la
personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont
devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision
médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles,
non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale",
estime l'Ordre dans un texte rendu public jeudi qui évoque "un devoir d'humanité" sans employer directement le terme d'euthanasie pour décrire cette assistance médicalisée pour mourir.

DES SITUATIONS QUI "NE PEUVENT DEMEURER SANS RÉPONSE"

La loi Leonetti de 2005, encore mal connue, "répond au plus grand nombre de situations de fin de vie", souligne le conseil national de l'Ordre des médecins dans ce document intitulé "Fin de vie, 'Assistance à mourir''". Cette loi "autorise, en fin de vie l'emploi de traitements à doses efficaces pour soulager le patient, avec son accord, quand bien même ces doses seraient susceptibles d'écourter ce qui reste de vie", rappelle l'Ordre. "Toutefois, la loi peut n'offrir
aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs
psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre,
restent incontrôlables"
, note-t-il.

Ces situations, mêmes "rares, ne peuvent demeurer sans réponse" poursuit l'Ordre. "Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité, par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine", estime l'Ordre.

3 000 EUTHANASIES PAR AN

Il s'agit d'une des préconisations du rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie en France (ici en PDF) remis au président de la République François Hollande en décembre 2012. Le constat du professeur Sicard était sans appel : il faut "mieux faire droit aux attentes et espérances des citoyens à l'égard de la fin de vie". Prenant acte que la majorité des Français souhaitent être aidés médicalement pour mourir
(56 % selon un sondage réalisé par la mission), il proposait que la loi
Leonetti soit appliquée non pas à la lettre mais dans son esprit et
qu'une sédation terminale (administration d'opiacés entraînant le coma
puis la mort) puisse être administrée par les médecins aux patients qui
l'auraient demandé de façon réitérée. Il avait rejeté l'idée d'inscrire l'euthanasie dans la loi.

Le débat avait été relancé avec une lettre le 6 février de 250 médecins au président François Hollande pour protester contre des sanctions à l'encontre d'un urgentiste inculpé pour "empoisonnement" de sept malades en fin de vie. Durant sa campagne pour l'élection présidentielle, François Hollande avait promis "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" pour "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable" mais sans jamais utiliser le mot euthanasie.

Malgré l'interdiction, le nombre d'euthanasies peut être évaluée à 3 000 par an en France, a indiqué le 1er février un responsable de l'Institut national d'études démographiques, Nicolas Brouard.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 14:50

Euthanasie: l'Ordre des médecins fait un pas

Par Gabriel Vedrenne avec agences

Publié le 14 février 2013 à 12h11
Mis à jour le 14 février 2013 à 14h36

Fait inédit, l'Ordre des médecins défend l’assistance médicale à mourir sous certaines conditions.

L’INFO. L’institution qui fédère et représente les médecins français, le Conseil national de l'Ordre des médecins,
a fait jeudi un pas en faveur de l’assistance médicale à mourir. Cette
sédation médicale doit à ses yeux pouvoir être pratiquée mais dans des
conditions très précises et encadrées.

• Sa déclaration. L’Ordre évite d’utiliser le terme d’euthanasie,
préférant parler d’une "sédation adaptée, profonde et terminale".
Invoquant "un devoir d'humanité", l'Ordre juge que cette "assistance à
mourir" médicalisée pourrait être une réponse adaptée à certaines
"agonies prolongées" ou à des douleurs "incontrôlables", auxquelles la
loi actuelle ne donne pas de réponse.Pourquoi l’Ordre prend-t-il position ? Il existe bien une loi pour les malades en fin de vie, la loi Leonetti de 2005,
mais cette dernière est jugée insuffisante par l’Ordre des médecins,
notamment parce qu’elle ignore de nombreux cas. Cette loi "autorise, en
fin de vie l'emploi de traitements à doses efficaces pour soulager le
patient, avec son accord, quand bien même ces doses seraient
susceptibles d'écourter ce qui reste de vie. Toutefois, la loi peut
n'offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des
douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en
oeuvre, restent incontrôlables", souligne-t-il.

Une assistance à l’euthanasie si… L'Ordre des médecins
accompagne néanmoins sa prise position de nombreuses précautions. La
première étant évidemment que les soins curatifs soient devenus
inopérants et que le malade sache qu’il ne pourra être guéri et qu’il
est en fin de vie. Pour le reste, l’Ordre des médecins précise que la
sédation médicale ne doit être envisagée qu'à trois conditions :
- S’il s’agit d’un cas exceptionnel : cette "décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles", souligne l’Ordre.
- Si le patient le demande ardemment : la sédation médicale ne
devrait, à ses yeux, se pratiquer que lorsque le patient a formulé des
"requêtes persistantes, lucides et réitérées".
- Si c’est une décision collective : la décision de pratiquer une
sédation médicale ne doit pas être prise "par un seul praticien mais
par une formation collégiale".
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 17:03

FRANCE24

Le Conseil de l'ordre des médecins fait un pas vers l'euthanasie en France




© AFP
Dans un rapport intitulé "Fin de vie, assistance à mourir"
publié jeudi 14 février, le Conseil national de l'Ordre des médecins
s'est prononcé, pour la première fois, en faveur d'une aide médicalisée
sur la fin de vie en France.
Par FRANCE 24 (texte)
C’est une première. Le Conseil national de l'Ordre des
médecins envisage qu'un collège médical permette une "sédation
terminale" pour des patients en fin de vie ayant émis des "requêtes
persistantes, lucides et réitérées", selon un texte rendu public jeudi
14 février.
Invoquant "un devoir d'humanité", l'Ordre souhaite que ces cas
d'"assistance à mourir" médicalisée soient réservés à des "situations
exceptionnelles", comme certaines "agonies prolongées" ou des douleurs
"incontrôlables", auxquelles la loi actuelle ne donne pas de réponse.
Sans jamais employer le mot "euthanasie", ce document intitulé "Fin
de vie, assistance à mourir" explique que la loi Leonetti de 2005,
encore mal connue, "répond au plus grand nombre de situations de fin de
vie".
Des cas "sans réponses" en souffrance
Cette loi "autorise en fin de vie l'emploi de traitements à doses
efficaces pour soulager le patient, avec son accord, quand bien même ces
doses seraient susceptibles d'écourter ce qui reste de vie", rappelle
l'Ordre.
"Toutefois, la loi peut n'offrir aucune solution pour certaines
agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques
qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables", note-t-il.
Ces situations, mêmes "rares, ne peuvent demeurer sans réponse"
poursuit l'Ordre en reconnaissant l'existence de "situations
exceptionnelles, non prises en compte" par la loi actuelle.
"Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le
respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité,
par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine", conclut le texte.
Quant aux praticiens, d’après un sondage Ipsos réalisé en janvier et
publié dans Santé magazine, 60 % des médecins sont favorables à
l’euthanasie active. 95 % des personnes interrogées pensent cependant
qu’un médecin doit pouvoir faire jouer une "clause de conscience" dans
un processus d’euthanasie active.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 17:42

INTERVIEW
- Le Conseil national de l'Ordre des médecins envisage, pour la
première fois, le recours à une sédation terminale dans des "situations
exceptionnelles". Les explications de son président.



TF1 News : Le Conseil national de l'Ordre des médecins, que vous présidez, envisage, pour la première fois, qu'un collège médical permette une "sédation terminale" pour des patients en fin de vie. Qu'entendez-vous par là ?

Michel Legmann, président du Conseil de l'Ordre
: Cela veut dire que pour certains cas extrêmes où le patient passe du
curatif au palliatif, où son état est manifestement irréversible et où
la médecine ne peut plus grand-chose, on puisse envisager une fin de
vie, sans souffrance, dans le maximum de confort possible pour le
patient et pour ses proches. Cette décision médicale légitime doit être
prise sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la
personne, et après l'avis d'une formation collégiale.

Nous
préconisons qu'il y ait des directives anticipées et le choix d'une
personne de confiance. Nous préconisons également l'ouverture d'un
registre national où les personnes pourraient donner leurs desiderata.
Pour moi, cela pourrait être précisé dans le dossier du médecin
traitant, les drames -maladie ou accident- surviennent à tous les âges.

TF1
News : Dans son rapport remis en décembre à François Hollande, le
professeur Sicard considérait que l'assistance au suicide pouvait être
envisagée dans certains cas. Peut-on parler "d'assistance au suicide"
dans ce que vous préconisez aujourd'hui ?

Dr Legmann.
: Non. Nous considérons que l'assistance au suicide est une question
sociétale et qu'il n'est pas du ressort des médecins de répondre seuls à
cette affaire. Par contre, nous avons avancé d'une manière assez
spectaculaire en envisageant une situation qui n'est pas prévue par la loi Leonetti.

TF1 News : C'est-à-dire ?

Dr Legmann
: Aujourd'hui, cette loi répond de notre point de vue à l'immense
majorité des situations. Pour rappel, ce texte promulgué en 2005,
autorise, en fin de vie l'emploi de traitements à doses efficaces pour
soulager le patient, avec son accord, quand bien même ces doses seraient
susceptibles d'écourter ce qui reste de vie. Mais cette loi, qui reste
toujours mal connue du corps médical et du grand public, n'offre aucune
solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs
psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre,
restent incontrôlables.

Ces situations, mêmes "rares, ne peuvent
demeurer sans réponse. Aujourd'hui, dans ces cas spécifiques, une
sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la
dignité doit pouvoir être envisagée, par devoir d'humanité, par un
collège dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de
saisine. Il faut que le patient quand il rentre en palliatif et qu'il
sait qu'il va perdre conscience à un moment donné, garde toute confiance
et toute sérénité envers son médecin, sachant qu'aucune décision
irréversible ne pourra être prise sans l'avis d'une collégialité.


Source sur TF1 News : INTERVIEW. Sédation terminale dans des cas exceptionnels, un "devoir d'humanité"
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 19:03

L'Echo Républicain.fr


Pour la première fois, l'Ordre des médecins envisage une aide à
mourir permettant de donner une "sédation terminale" à des patients qui
le réclament et auxquels la loi actuelle sur la fin de vie - dite loi
Leonetti - ne donne pas de réponse.


L'Ordre évoque "un devoir d'humanité", sans employer
directement le terme d'euthanasie pour décrire cette assistance
médicalisée pour mourir dans la dignité, qui doit relever d'un collège
médical, et non d'un médecin qui agirait seul, sans consulter qui que ce
soit.


L'instance préconise donc "une évolution de la législation sur la fin de vie" pour répondre à ces "situations exceptionnelles".


La loi Leonetti de 2005, encore mal connue, "répond au plus
grand nombre de situations de fin de vie", souligne le conseil national
de l'Ordre des médecins (CNOM) dans un texte intitulé "Fin de vie,
Assistance à mourir", rendu public jeudi (http://bit.ly/YZAsRN) avant
d'aborder ces "situations exceptionnelles" où il envisage ce geste
létal, ultime.


L'euthanasie n'est pas légale en France mais la loi Leonetti
admet qu'on puisse soulager avec des anti-douleurs un malade au stade
terminal au point d'en "abréger la vie".


Toutefois, elle "peut n'offrir aucune solution pour certaines
agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques
qui, malgré les moyens mis en oeuvre, restent incontrôlables", reconnaît
l'Ordre.


Il s'agit donc de répondre à "des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne atteinte".


"Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans
le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité,
par un collège médical" dont la composition et les modalités de saisine
devraient être fixées, écrit ouvertement l'Ordre brisant là une posture
et un tabou.

Pour l'ordre, les médecins doivent pouvoir se retrancher
derrière la clause de conscience pour refuser d'administrer cette
médication "terminale", mais ils n'en gardent pas moins "le devoir
d'accompagner leurs patients jusque dans leurs derniers jours".

"Désir de vivre"


La proposition de sédation terminale rejoint une des
préconisations du rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie
en France remis au président de la République François Hollande en
décembre 2012.


La majorité des Français souhaitant que les médecins les
aident à mourir en cas de situation insupportable (56 % d'après un
sondage réalisé pour la mission Sicard), il proposait un geste médical
"accélérant la survenue de la mort" dans certains cas, tout en rejetant
l'idée d'inscrire formellement l'euthanasie dans la loi.


Malgré l'interdiction, le nombre d'euthanasies peut être
évalué à 3.000 par an en France, indiquait le 1er février dernier
Nicolas Brouard, directeur de recherche à l'Institut national d'études
démographiques (Ined).


Durant sa campagne pour l'élection présidentielle, François
Hollande avait promis "une assistance médicalisée pour terminer sa vie
dans la dignité" pour "toute personne majeure en phase avancée ou
terminale d'une maladie incurable", sans jamais utiliser le mot
euthanasie.


A la remise du rapport Sicard en décembre dernier, le
président Hollande a indiqué qu'un projet de loi sera présenté au
Parlement en juin 2013.


Le Comité national consultatif d'Ethique (CCNE), saisi par le
président de la République doit pour sa part rendre son avis sur la fin
de vie vers le mois d'avril.


Limitée aux cas incurables et impossible à améliorer,
"l'euthanasie stimule le désir de vivre en donnant l'assurance que si
l'existence devient une torture physique ou mentale, il pourra y être
mis fin", estimait Maurice Tubiana, 93 ans, cancérologue, ex-directeur
du centre anti-cancer IGR.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 19:14

CITATION=
"Limitée aux cas incurables et impossible à améliorer,
"l'euthanasie stimule le désir de vivre en donnant l'assurance que si
l'existence devient une torture physique ou mentale, il pourra y être
mis fin", estimait Maurice Tubiana, 93 ans, cancérologue, ex-directeur
du centre anti-cancer IGR".

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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 20:42

Prise de position historique de l’Ordre des médecins en faveur de l’euthanasie active

Publié le 14/02/2013











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Paris, le jeudi 14 février 2013 – Pour la première fois en
octobre 2012, après plusieurs sondages menés auprès de nos lecteurs
sur le sujet au cours des dix dernières années, nous constations
qu’une majorité de professionnels de santé (53 %) se déclaraient
désormais « favorables à une loi encadrant la pratique de
l’euthanasie
». Ces résultats marquaient une évolution
profonde de la conviction du corps médical français sur un sujet
qui suscitait jusque là majoritairement l’hostilité. Aujourd’hui,
l’Ordre des médecins livre les conclusions d’une enquête menée par
l’institut IPSOS auprès de 605 médecins inscrits au tableau qui
confirment cette tendance. Ainsi, 60 % des praticiens
interrogés se sont déclarés favorables à l’euthanasie « dite
active
». Ils sont par ailleurs 37 % à considérer qu’en cas
d’euthanasie active, le rôle du médecin doit être de participer à
la phase d’administration des produits, tandis que 36 % estiment
qu’il doit se limiter à un rôle de surveillance médicale de la
procédure. A l’inverse, la part de médecins se déclarant favorables
au suicide assisté est inversée : seuls 39 % approuveraient une
telle pratique. Si elle était autorisée, les praticiens sont 39 % à
juger que leur rôle devrait alors être restreint à une «
surveillance médicale ».

Par devoir d’humanité, la sédation profonde doit pouvoir être
envisagée



L’évolution constatée des médecins sur l’euthanasie se double
d’une prise de position quasiment historique de l’Ordre des
médecins. Dans un texte adopté le 8 février, l’instance ordinale
considère que face à des « situations exceptionnelles non
prises en compte dans l’état actuel de la loi
», en cas de «
requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne,
atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont
devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés (…) une
sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect
de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d’humanité, par
un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine
». Si, on le voit, le champ dans lequel
l’euthanasie active pourrait être considérée comme acceptable est
très strictement circonscrit, la réflexion de l’Ordre s’est déjà
néanmoins intéressée à plusieurs considérations techniques.
L’instance ordinale insiste notamment à plusieurs reprises sur la
nécessité de la collégialité de la décision. Il met également
l’accent très fortement sur l’obligation d’assurer aux praticiens
la possibilité d’opposer, et ce à tout moment, une clause de
conscience. C’est d’ailleurs également un point sur lequel les
participants au sondage se sont exprimés très clairement : 95 % se
déclarent en effet favorables à l’instauration d’une telle clause
en cas d’autorisation de l’euthanasie active.

Cet avis de l’Ordre des médecins, qui s’accompagne de plusieurs
recommandations concernant le développement des soins palliatifs et
le déploiement du dispositif méconnu des directives anticipées sur
la fin de vie, pourrait marquer de façon importante le débat actuel
sur l’euthanasie. En effet, la position de l’instance ordinale est
très différente de celle de la commission Sicard qui semblait
rejeter le principe de l’euthanasie active au profit du suicide
assisté. Aujourd’hui, mission a été donnée au Comité consultatif
national d’éthique de se saisir de la question : nul doute que la
résolution adoptée par l’Ordre aura sinon une influence tout au
moins une résonnance certaine. Enfin, pour les partisans de la
légalisation de l’euthanasie, cette décision de l’Ordre sera sans
doute considérée comme un signe très positif, même s’ils défendent
depuis toujours que la question de l’euthanasie ne doit pas être
d’abord vue comme un sujet médical.



Aurélie Haroche
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 20:50

Le Quotidien du Médecin
Fin de vie : les médecins favorables à l’euthanasie active, l’Ordre pour le recours à la sédation terminale
14/02/2013
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Crédit photo : S TOUBON

D’après une enquête IPSOS
réalisée du 10 au 23 janvier derniers auprès de 605 praticiens pour le
Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), 60 % des professionnels
interrogés se déclarent globalement favorables à l’euthanasie dite
« active » (laquelle suppose le geste d’un tiers qui administre à un
mourant une substance létale ou la lui fournit).
En revanche 39 % des médecins se disent favorables au suicide assisté (qui désigne « la
possibilité pour un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie
grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de
mettre lui-même un terme à sa vie »
).
Répondre aux situations exceptionnelles

Deux mois après la publication du rapport du Pr Sicard sur la fin de vie
et en perspective d’un nouveau projet de loi sur cette question annoncé
pour juin prochain par l’Élysée, l’Ordre des médecins - « jusqu’ici tenu à l’écart de ces travaux » - prend désormais position. Soulignant le besoin d’une évolution de la législation sur la fin de vie pour répondre à des « situations exceptionnelles », le CNOM ouvre la porte au « recours à la sédation terminale pour le patient ».
Dans une « position de synthèse » adoptée à l’unanimité (moins une voie) la semaine dernière en session nationale, l’Ordre considère qu’en cas de « situations cliniques exceptionnelles », face à des « requêtes persistantes, lucides et réitérées » d’une personne « atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés », une décision médicale « par devoir d’humanité » peut intégrer le recours à « une sédation, adaptée, profonde et terminale, délivrée dans le respect de la dignité ».
Ce type de décision devant reposer sur l’avis non pas d’un seul praticien mais d’une « formation collégiale (...)dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine », indique l’Ordre qui rappelle par ailleurs que « la profession médicale doit pouvoir rester libre d’exercer sa clause de conscience ».

L’ADMD ironise

Si la frontière
entre l’euthanasie volontaire et la sédation profonde peut sembler
poreuse, elle s’avère pourtant réelle, peut-on lire dans le rapport de
la mission Sicard. « L’intention n’est pas a priori la même. Dans le
cas de l’euthanasie, l’intention est de donner la mort alors que dans
le cadre de la sédation, l’intention est de soulager la souffrance ». Et
« les médicaments utilisés ne sont pas les mêmes »
, résume le rapport. Dans un communiqué, l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) estime que « la sédation terminale – qualifiée d’euthanasie active indirecte – existe depuis 8 ans en France » avec la loi Leonetti et s’étonne que « les mandarins la découvrent seulement aujourd’hui ».
Promouvoir la loi Leonetti

Pour l’Ordre, il est en outre « indispensable de promouvoir la connaissance, l’accompagnement et l’application »
de loi du 22 avril 2005 (dite Leonetti). L’application de cette
législation restant trop peu connue aussi bien de la population que des
professionnels, « qui dans une proportion non négligeable, ne l’ont
peut-être pas interprétée ou appliquée dans toutes les dimensions
humanistes qu’elle autorise »
. L’enquête IPSOS-CNOM montre que
cette loi s’avère bien connue chez seulement 47 % des 605 médecins
interrogés (mais chez 65 % des hospitaliers, 53 % des spécialistes
directement concernés et 51 % des généralistes).
L’Ordre note également la méconnaissance du public au sujet des dispositions relatives aux « directives anticipées » et à la « personne de confiance » prévues dans la loi Leonetti. « Il convient qu’une campagne d’information soit faite » et « les médecins doivent y participer », indique l’Ordre qui propose de consigner les directives anticipées des patients au sein d’un « registre national » ou sur « un support accessible aux soignants membres de l’équipe de soins ».
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   14.02.13 23:52

Euthanasie: "Le Conseil de l'Ordre ouvre à nouveau la confusion"

Propos recueillis par Vincent Olivier, publié le 14/02/2013 à 16:55


Pour la première fois, l'Ordre des médecins envisage une aide à
mourir permettant de donner une "sédation terminale" à des patients qui
le réclament. Une évolution qui surprend le Pr Pellerin, président
honoraire de l' Académie de médecine. Interview.

Informé par L'Express de la position de l'Ordre des Médecins
sur la question de l'euthanasie rendue publique le 14 février, le Pr Denys Pellerin
s'avoue "surpris" par cette évolution. Président honoraire de
l'Académie de médecine, le Pr Pellerin avait été le rapporteur pour
l'Académie d'une "contribution" rédigée en décembre dernier à la mission Sicard. Dans cette contribution, il récusait très clairement l'idée même d'euthanasie. Dans son dernier avis, le Conseil de l'Ordre invoque un "devoir d'humanité". Partagez-vous cette préoccupation ?
Bien
entendu! Notre contribution rédigée en décembre dernier dénonçait déjà
l'idée d' "obstination de soins". Pour autant, la loi Léonetti votée par
le Parlement en 2005 se suffit largement à elle-même, car elle prévoit
clairement que, dans une situation de fin de vie, le médecin ne doit pas
faire preuve d'un "acharnement déraisonnable". Le Conseil de l'Ordre le
souligne lui-même, en reconnaissant que cette loi "répond au plus grand
nombre de situations de fin de vie".
Quels sont, alors, vos points de désaccord avec le Conseil de l'Ordre?
Ils
tiennent essentiellement au fait que, dans une même phrase, le Conseil
met sur le même plan des "agonies prolongées" et "des douleurs
psychologiques incontrôlables".
Or, les premières correspondent à
une situation de fin de vie où la mort est déjà proche et dans laquelle
il n'existe pas de traitement susceptible de guérir le patient. Et
c'est justement le rôle d'un médecin que d'accompagner son maladie
jusqu'au bout.
En revanche, les douleurs psychologiques évoquées
renvoient à la notion d'"arrêt de vie", ce qui n'est pas du tout la même
chose. C'est la porte ouverte au suicide médicalement assisté. Et il
n'entre pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la
mort.
Au fond c'est une querelle de mots...
Sur
cette question, les mots sont essentiels. L'enjeu n'est pas purement
sémantique, il est à la fois déontologique et juridique. Voilà pourquoi
je suis gêné à la lecture de ce document de l'Ordre: il risque de
relancer l'incompréhension sur ce qu'il convient - ou pas - de faire
face à des circonstances qui sont toujours délicates et douloureuses. La loi Léonetti définissait un cadre général, elle prévoyait la possibilité de laisser des "directives anticipées", pas toujours connues certes, mais prévues. Et le Conseil de l'Ordre ouvre à nouveau la confusion.
Le Conseil de l'Ordre ne parle pourtant que de "situations exceptionnelles"
Mais
justement! Qui va définir le côté "exceptionnel"? Va-t-on devoir
établie une liste exhaustive? Et qui va s'en charger? Le législateur,
l'Ordre, le Comité national d'éthique, la "formation collégiale"
mentionnée par le Conseil? Ces interrogations sans réponse me laissent
très inquiet.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 0:08

Effectivement,depuis le début,depuis longtemps,on entretient(consciemment ou non ? ) une confusion de mots et de sens des mots
L'agonie prolongée renvoie à la sédation terminale qui renvoie à la loi Léonetti(c'est pour cette raison que je préconise l'injection létale choisie)
La souffrance psychologique en fin de vie renverrait au suicide assisté(pour éviter,par exemple,l'acharnement palliatif qui emprisonne au lieu de libérer)

Par ailleurs,peut-on logiquement légaliser une exception(même si l'exception fait la règle)?
Laissons le choix à chacun entre euthanasie passive et euthanasie active en fin de vie pour tout simplifier,et pour en finir avec ce débat éternel sur la fin de vie
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 9:41

Emmanuel Hirsch

Professeur d'éthique médicale, université Paris-Sud

Le Conseil national de l'ordre des médecins se convertit à la pratique de l'euthanasie

Publication: 14/02/2013 20:55

EUTHANASIE - Dans un texte du 8 février 2013 qu'il rend public aujourd'hui, le Conseil national de l'ordre des médecins exprime une position favorable à l'euthanasie par "devoir d'humanité".

Ne voulant pas se marginaliser et intervenir dans le débat lancé par
François Hollande le 17 juillet 2012, le CNOM a souhaité prendre de
cours le Comité consultatif national d'éthique qui doit se prononcer à
ce sujet dans les prochaines semaines, saisi par le chef de l'État le 18
décembre dernier. L'échéance est le projet de loi annoncé pour juin
prochain.


La rupture profonde ainsi décidée constitue un élément qui s'avèrera déterminant.

Depuis des années, l'instance ordinale maintenait en effet une position identique à celle promue par l'Association médicale mondiale. Une opposition absolue à l'euthanasie assortie d'un refus de tout acharnement thérapeutique et d'un soutien inconditionnel à la démarche des soins palliatifs. Il s'agit de l'esprit même de la loi du 22 avril 2005
relative aux droits des malades et à la fin de vie désormais contestée
de plein fouet par l'instance qui l'avait transposée dans son code de
déontologie.


Le CNOM ne prend pas pour autant une position très originale puisqu'il s'inspire, 13 ans plus tard, de l'avis n° 63 du Comité consultatif national d'éthique "Fin de vie, arrêt de vie, euthanasie" du 27 janvier 2000:


"Face à certaines détresses, lorsque tout espoir
thérapeutique est vain et que la souffrance se révèle insupportable, on
peut se trouver conduit à prendre en considération le fait que l'être
humain surpasse la règle et que la simple sollicitude se révèle parfois
comme le dernier moyen de faire face ensemble à l'inéluctable. Cette
position peut-être alors qualifiée d'engagement solidaire. [...] Une
sorte d'exception d'euthanasie, qui pourrait être prévue par la loi,
permettrait d'apprécier tant les circonstances exceptionnelles pouvant
conduire à des arrêts de vie que les conditions de leur réalisation".

Renforcé dans sa position par une enquête IPSOS réalisée en janvier
2013 qui fait apparaître que 60% des 605 médecins interrogés s'affirment
favorables à une euthanasie dite "active", tout en précisant que seuls
37% d'entre eux souhaitent participer à la phase d'administration des
produits, le CNOM s'attache à relier la sédation "terminale" à une forme d'euthanasie "légitime".


La question de la sédation
(injection de médicaments ayant pour visée d'atténuer les souffrances,
de contrer les douleurs réfractaires et de privilégier ainsi une qualité
d'existence jusqu'à son terme) avait fait l'objet d'une approche assez
similaire dans le rapport "Penser solidairement la fin de vie",
remis par Didier Sicard à François Hollande le 18 décembre 2012. À n'en
pas douter elle va constituer un des aspects centraux de l'approche du
législateur dans les moins qui viennent.


À titre "exceptionnel", la sédation
pourrait avoir une autre finalité que celle qui l'encadrait
initialement. L'enjeu sera certainement de définir et de circonscrire le
concept d'exception, cela d'autant plus que chaque fin de vie est en
soi individuelle et donc exceptionnelle.


Dans sa position "Fin de vie, assistance pour mourir", le Conseil national de l'ordre des médecins affirme:


"Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la
personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont
devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision
médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles,
non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale.

Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le
respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité,
par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine. Ce collège fonderait son avis sur l'évaluation de
la situation médicale du patient, sur le caractère réitéré et autonome
de sa demande, sur l'absence de toute entrave à sa liberté dans
l'expression de cette demande".

Le 20 juillet 2012, dans une proposition de loi visant à mieux
prendre en compte les demandes des malades en fin de vie exprimant une
volonté de mourir, le sénateur Gaëtan Gorce évoque lui aussi cette prise
de décision "collégiale" qui n'est pas sans interroger. Qu'en serait-il
en fait de l'autorité d'une instance ainsi destinée à autoriser ou non
l'euthanasie d'une personne?


Ces quelques questions conjoncturelles ne sauraient en quoi que ce
soit perturber un mouvement de fond désormais légitimé par l'instance
ordinale. Ce que dit explicitement le CNOM, c'est que la pratique de
l'euthanasie n'est désormais plus contraire à la déontologie médicale.
Voire, elle en constituerait une nouvelle dimension d'humanité...


Lorsque le Président de la République a initié le 17 juillet 2012
cette concertation nationale portant sur "l'assistance médicalisée pour
terminer sa vie dans la dignité" (en référence à la mesure n°21 de sa
campagne électorale), je ne suis pas certain qu'il espérait le soutien
si rapide et si entier d'une instance plus réputée pour son
conservatisme que pour son audace.


Il y trouvera certainement une reconnaissance de son implication
personnelle dans un domaine à ce point sensible qu'il aurait pu
solliciter de la part de l'ONM une position plus substantielle et
constructive qu'un assentiment opportuniste.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 9:58

Conseil de l'Ordre des Médecins=euthanasie à la place du suicide assisté

Rapport Sicard=suicide assisté à la place de l'euthanasie


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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 10:13

Rationnellement,d'un point de vue logique,cela devrait être=

*En fin de vie=injection létale(euthanasie active)et/ou soins palliatifs(loi Léonetti,euthanasie passive).CHOIX proposé aux patients(Directives Anticipées informatisées et respectées)

+

*légalisation du suicide assisté(anticipation de la fin de vie)pour les personnes bien-portantes dans leur tête mais dépendantes physiquement donc voulant se suicider mais ne pouvant pas se suicider.

Selon moi,la confusion est voulue pour ne pas légaliser le suicide assisté qui est très complexe à traiter
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 10:39

Regrettant d'avoir été écarté du
débat sur la fin de vie assistée depuis l'arrivée au pouvoir de François
Hollande, le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) a apporté
jeudi son écot dans un souci d'"enrichir le débat public et
d'accompagner la société dans son cheminement sur cette question". Une
question sur laquelle le CNOM envisage pour la première fois
l'administration d'une "sédation terminale" à des patients le désirant
dans ces cas exceptionnels dans une position de synthèse intitulée "Fin de vie, assistance" articulée autour de quatre pistes de travail.


Sans jamais employer le mot
euthanasie, dont la pratique est interdite en France mais officieusement
évaluée à 3.000 cas par an selon le directeur de recherche de
l'Institut national d'études démographiques, Nicolas Brouard, le CNOM
préconise une meilleure promotion de la loi Leonetti de 2005. "Si la loi
Leonetti répond au plus grand nombre de situations de fin de vie, elle
reste pour l'heure trop peu connue de la population, mais aussi des
professionnels de santé", estime l'Ordre.


56% des Français favorables


La loi ne peut toutefois "offrir
aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs
psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre,
restent incontrôlables". Partant de ce constat, le CNOM recommande "une
évolution de la législation sur la fin de vie en réponse à des
situations exceptionnelles" afin de répondre à "des requêtes
persistantes, lucides et réitérées de la personne atteinte". Pour la
première fois, l'institution médicale "estime qu'une sédation adaptée,
profonde et terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un
collège médical, dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine".


Le CNOM, qui souhaite également
"informer le grand public des dispositions de la loi concernant les
directives anticipées et la personne de confiance" et "réaffirmer
explicitement la clause de conscience des médecins", rejoint une
préconisation du rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie en France
remis à François Hollande en décembre dernier. Un président de la
République qui avait promis durant sa campagne "une assistance
médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" et dont le
gouvernement présentera un projet de loi au Parlement en juin prochain.
La promesse de nouveaux débats passionnés, alors que sur ce sujet
sensible, la majorité des Français (56%) souhaite que les médecins les
aident à mourir en cas de situation insupportable selon un sondage
réalisé par la mission Sicard.
SOURCE=Métro
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 10:48

"Regrettant d'avoir été écarté du débat sur la fin de vie..."

En effet,pourquoi le Chef de l'Etat n'a pas consulté le Conseil National de l'Ordre des Médecins?

Institution beaucoup trop conservatrice?Certes,mais François Hollande n'a t-il pas manqué de diplomatie?Et l'Ordre des Médecins réagirait alors ainsi...
Jeu purement politique?...sur la fin de vie des Français...
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 11:09

Sédation terminale et Ordre des Médecins : attention à la confusion

Communiqué de presse – Paris 14 février 2013

L’association Alliance VITA, engagée dans l’accompagnement des
personnes en fin de vie par son service « SOS fin de vie », réagit au
débat ouvert par l’Ordre des Médecins à propos de la sédation terminale,
et met en garde contre de graves confusions suscitées par cette
expression.

Pour le docteur Xavier Mirabel cancérologue et président d’Alliance
VITA : « La déontologie médicale prend en compte depuis longtemps la
possibilité d’administrer au patient en fin de vie des antalgiques
puissants, voire une anesthésie générale, quand l’intention est de
soulager des symptômes pénibles, même si les conséquences des produits
administrés peuvent accélérer ou provoquer la mort.

C’est le principe de l’acte à double effet. Et c’est bien dans cet
esprit qu’il faut interpréter la loi Leonetti qui récuse à la fois
euthanasie et acharnement thérapeutique. En parlant de sédation
terminale, le Conseil de l’Ordre des Médecins introduit, à mes yeux, une
ambiguïté dont il faut sortir. S’il s’agit d’anesthésier un patient en
fin de vie afin de lui éviter les symptômes trop pénibles au moment de
la mort, c’est une bonne pratique médicale. Mais si l’intention est de
provoquer la mort par une anesthésie accompagnée de produits létaux, il
s’agit alors ni plus ni moins d’une euthanasie.

Le sondage d’opinion rendu public par l’Ordre des Médecins montre
que, même si les médecins sont bien moins nombreux que le reste de la
population à être favorables à l’euthanasie – ce qui est heureux -, nous
constatons que l’interdit de tuer, fondateur de la confiance entre
soignants et soignés, a subi une grave érosion chez les praticiens.
Plutôt que d’en tirer la conclusion de légaliser l’euthanasie, nous
plaidons pour une formation des médecins à l’accompagnement de fin de
vie qui évite à la fois l’acharnement thérapeutique (soins inutiles ou
disproportionnés) et l’euthanasie (action de donner intentionnellement
la mort).

Je tiens à préciser ces définitions, car c’est toujours au travers
d’exception ou d’un changement de vocabulaire que l’on rentre dans les
plus graves transgressions à l’éthique médicale, avec le risque de ne
plus pouvoir s’arrêter. »
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 11:13

La confusion n'est-elle pas voulue dans le but de calmer certains esprits?
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 11:49

"Sédation terminale exceptionnelle"
c'est pourtant clair,non ?
D'autant plus que le patient doit formuler des requêtes persistantes,lucides et réitérées
Aucun rapport avec la loi Léonetti !
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 12:24


Fin de vie: l'Ordre des médecins réinvente l'eau froide




PARIS - Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de
mourir dans la dignité, a estimé vendredi que l'Ordre des médecins
réinventait l'eau froide, en évoquant une sédation terminale pour
soulager les souffrances en fin de vie, par peur d'une vraie loi sur
l'euthanasie et le suicide assisté.

L'Ordre des médecins envisage
dans un avis rendu public jeudi une aide à mourir permettant de donner
une sédation terminale à des patients qui le réclament.

J'ai
l'impression qu'on réinvente l'eau froide. La sédation terminale était
dans la loi Leonetti de 2005. Enfin, le Conseil de l'ordre parle de la
fin de vie et reconnaît qu'il y a des fins de vie insupportables, mais
ils sont en train de nous faire croire qu'ils sont en train de faire un
pas en avant alors qu'ils découvrent enfin une loi qui a huit ans
d'existence, a expliqué sur Europe1 le conseiller régional (app-PS).

Pour
M. Romero, la seule différence avec la loi Leonetti, c'est: qui décide.
Le Conseil propose de passer par un collège de médecins, c'est plus
compliqué, dit-il.

Et c'est terrible, car le malade n'était pas
déjà suffisamment entendu. Et là, on médicalise encore plus la fin de la
vie et on enlève la décision à la personne. Or c'est elle qui doit
décider pas les médecins, avance-t-il.

Pour l'élu francilien, la position prise par le Conseil de l'ordre s'apparente à un contre-feu.

Ils
savent que le gouvernement est en train de travailler sur un projet de
loi et ils ont extrêmement peur qu'on en arrive à l'euthanasie ou au
suicide assisté et donc ils essaient de prendre des positions pour
exister dans ce débat. C'est tactique, explique-t-il

Je rappelle
que l'ordre des médecins a toujours été en retard sur tout, sur l'IVG,
la contraception ... ils veulent surtout pas qu'on en arrive là, affirme
l'élu pour qui l'ordre des médecins est en contradiction avec les
médecins de terrain qui eux sont favorables à l'euthanasie parce qu'ils
entendent les souffrances de leur patient.


(©AFP / 15 février 2013 11h07)
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 12:37

PAT a écrit:
Conseil de l'Ordre des Médecins=euthanasie à la place du suicide assisté

Rapport Sicard=suicide assisté à la place de l'euthanasie



Cette contradiction est excellente dans la mesure où elle pourrait inciter François Hollande à passer outre,ou mieux encore,à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté...Deux lois au lieu d'une ?Pour clore le débat et satisfaire tout le monde!(les soins palliatifs ne disparaîtront pas de toute façon).
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 12:59


Euthanasie : le pas en avant des médecins

Pour la première fois, l'instance a envisagé hier une aide à mourir sous
forme d'une « sédation terminale » pour les patients qui le réclament.




L'Ordre national des médecins souligne l'insuffisance du cadre législatif actuel. (ph. Archives schoentgen)


Sud-Ouest

L'Ordre national des médecins entre - prudemment - dans la mêlée.
Hier, l'instance ordinale a publié sur son site Internet un texte sur la
fin de vie et l'assistance à mourir, texte adopté vendredi dernier par
son conseil national. Nul doute qu'il sera attentivement lu par les
pouvoirs publics, deux mois après la remise à François Hollande du
rapport de la commission de réflexion sur la fin de vie que présidait le
professeur Sicard. Ledit rapport est censé nourrir un projet de loi sur
la fin de vie qui sera soumis en juin au Parlement, après avis du
Comité consultatif national d'éthique.
La commission Sicard s'est
prononcée contre la légalisation de l'euthanasie. Elle a surtout
réclamé l'application pleine et entière de la loi Leonetti de 2005, qui
bannit l'acharnement thérapeutique et permet l'injection de sédatifs
pouvant hâter la mort. Elle a néanmoins laissé la porte ouverte à une
aide à mourir pour des patients au stade terminal de leur maladie.

« Douleurs incontrôlables » L'Ordre
national épouse grosso modo ces principes. Mais il souligne clairement
l'insuffisance du cadre législatif actuel. « L'Ordre reconnaît que la
loi ne peut offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou
pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui restent
incontrôlables. Dans ces cas, une sédation adaptée, profonde et
terminale, du patient doit pouvoir être délivrée par un collège médical.
»
Dans les quatre préconisations qu'il distingue, l'Ordre ne
prononce par le mot tabou, « euthanasie », pas plus que la commission
Sicard ne l'a fait avant lui. Il fait cependant un pas en avant, selon
le professeur Paul Trouillas, auteur l'an dernier d'un essai intitulé «
L'Auto-interruption consciente et volontaire de la vie » (éd. Hermann).
«
Il s'agit là d'encadrer une pratique qui a cours tous les jours dans
les hôpitaux, une euthanasie médicale à chaud dont la procédure n'est
pas structurée et qui ne fait l'objet d'aucune déclaration obligatoire.
Asseoir cette pratique sur la collégialité, préciser le rôle des
intervenants et donner aux médecins le droit d'invoquer la clause de
conscience constitue une avancée », apprécie-t-il.
D'autres malades concernés Le
professeur Trouillas remarque toutefois que la position de l'Ordre ne
couvre pas l'ensemble des demandes liées à la fin de vie. « Les malades
indépendants de l'hôpital, ceux qui sont en ambulatoire, n'entrent pas
du tout dans le protocole de la sédation terminale », relève-t-il.
Pour
ces patients susceptibles de réclamer une aide pour mourir, l'Ordre
renvoie pour l'heure aux dispositions de la loi relatives aux «
directives anticipées et à la personne de confiance ». C'est-à-dire à la
volonté du patient tant qu'il est en état de l'exprimer. Mais Paul
Trouillas escompte d'autres développements à la faveur de la discussion
parlementaire. « L'Ordre national des médecins apportera sa contribution
au débat sociétal quant à l'euthanasie délibérée et au suicide assisté
», indique d'ailleurs l'instance ordinale dans la conclusion de son
texte.
Celle-ci sera condamnée à la nuance. Car un sondage Ipsos,
réalisé à sa demande le mois dernier, dévoile la diversité des points
de vue sur la question dans la profession. 43 % des médecins souhaitent
s'en tenir à la loi Leonetti, 33 % sont pour l'euthanasie active « dans
un certain nombre de cas » et 21 % voudraient aller plus loin avec
l'apparition du suicide assisté dans la panoplie législative.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 13:38

France-Info le 14 février 2013
Le Conseil national de l'ordre des médecins ouvre une "petite porte" sur la fin de vie

le Jeudi 14 Février 2013 à 11:40
mis à jour à 13:40

Le Conseil national de l'ordre des médecins évoque
une évolution de la législation sur la fin de vie en cas de "situations
exceptionnelles". Pour la première fois, il évoque la possibilité d'une
assistance médicale à mourir. Jamais le Conseil de l'ordre n'était allé
aussi loin.

Il faut réfléchir une nouvelle loi sur la fin de vie, estime le Conseil de l'ordre © Maxppp

Une petite révolution dans le monde de la médecine. Le
Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) a évoqué ce matin dans un
communiqué "une évolution de la législation sur la fin de vie", uniquement
en réponse à des "situations exceptionnelles".


En d'autres termes, le CNOM évoque clairement une
"assistance à mourir", avec dans un premier temps une meilleure
application des lois déjà existantes et dans les cas où le traitement médical
ne parvient plus à soulager le patient, "la sédation terminale".


L'idée serait d'administrer une sédation adaptée, profonde
et terminale. Le patient serait mis dans le coma artificiellement. Ce qui lui permettrait
de mourir sans endurer une insupportable agonie.


Cette décision serait celle d'un collège de médecins afin
d'éviter qu'un seul homme ait à porter cette responsabilité pour le
restant de ses jours.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 13:46

Mon humour très NOIR=
""Ce qui lui permettrait de mourir sans endurer une insupportable agonie".
C'est si insupportable que cela,chez les unités de soins palliatifs?
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 13:59

Après tout..
puisqu'ils proposent la "sédation terminale pour les cas limites"(merci beaucoup,j'en suis un)
pourquoi ne pas proposer aussi..la piqûre du condamné à mort(pour les cas limites ! ! !...)
Mourir très vite et surtout avec lucidité...comme les condamnés à mort aux USA
La mort idéale étant douce,rapide,et vécue consciemment,donc librement
C'est juste une suggestion...
A mon avis,la sédation terminale dure un certain temps et surtout on n'est plus lucide.Vivre sa mort sans douleur,ce serait parfait !
Bon,je suis une patiente très exigeante !
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 14:19

J'exagère et je plaisante un peu,mais ce que j'écris çi-dessus n'est pas du tout idiot !si on réfléchit bien...
François Mitterand a aboli la peine de mort.
Et si François Hollande instaurait la mort douce,rapide et lucide en fin de vie?
Pourquoi pas?
Sur les vidéos pour l'assistance au sucide en Suisse,les gens souffrent quelques secondes(boisson très amère) mais ils gardent leur conscience.Ils savent qu'ils meurent au moment où ils meurent.
Mourir sans souffrir,mais surtout savoir qu'on est en train de mourir.Cela me plaît,comme idée
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 15:17

Fin de vie:les médecins pour une aide à mourir
vendredi 15 février 2013
L'Ordre national se déclare favorable à une sédation
terminale pour les patients incurables et souffrant trop. Une
première ! Ce n'est pas l'euthanasie, insiste-t-il.

La sédation terminale : dans quels cas ?

Pour la première fois, l'Ordre national des médecins propose qu'une
sédation terminale ¯ c'est-à-dire le fait de plonger un patient dans un
coma jusqu'à ce que la mort arrive ¯ puisse être délivrée dans les cas
d'agonies prolongées ou de douleurs incontrôlables. L'Ordre va donc plus
loin que l'actuelle loi Leonetti de 2005 qui autorise les traitements
sédatifs avec l'objectif affiché de soulager le patient et non de
provoquer volontairement sa mort.

Qui décide ?

Préalable à toute sédation terminale : il faut que le patient la demande de manière « lucide et réitérée », rappelle l'Ordre des médecins. La décision médicale, elle, « ne peut être laissée à un seul médecin ».
Seul un collège de praticiens (dont la composition reste à définir)
pourra décider de cette solution extrême. Pour plus de transparence,
l'Ordre recommande que tous les éléments ayant contribué à cette
décision figurent dans le dossier médical du patient.

Est-ce une euthanasie ?

Non, répond clairement l'Ordre, même si dans son récent rapport, le
professeur Sicard reconnaissait que la frontière entre euthanasie et
sédation profonde pouvait sembler « poreuse ». La
principale différence réside dans l'intention : l'euthanasie consiste à
donner au patient un produit qui va entraîner une mort immédiate. Avec
la sédation, « on laisse la mort s'installer sans que la personne souffre », précise le Dr Jean-Marie Faroudja de l'Ordre des médecins.

Que peut dire le patient ?

La loi Leonetti prévoit qu'il puisse indiquer ses souhaits concernant
la limitation ou l'arrêt d'un traitement, en prévision du jour où il ne
sera plus en état de les formuler. Ce sont les directives anticipées.
Elles sont peu connues. L'Ined (institut des études démographiques) note
qu'en 2010, seules 2,5 % des personnes décédées en avaient rédigé.
L'Ordre préconise une campagne d'information auprès du public et des
médecins. Ces directives figurent, en principe, dans un formulaire signé
par le médecin et le patient. Elles peuvent être révisables mais n'ont
pas valeur d'injonction pour le dernier médecin amené à prendre en
charge le patient. Si ce dernier ne les approuve pas, il peut faire
valoir sa clause de conscience.

Que décidera le gouvernement ?

François Hollande a annoncé qu'un projet de loi sera soumis au
parlement en juin. D'ici là, le Conseil national consultatif d'Éthique
doit rendre un avis.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 15:26

Citation=
"Pour la première fois, l'Ordre national des médecins propose qu'une
sédation terminale ¯ c'est-à-dire le fait de plonger un patient dans un
coma jusqu'à ce que la mort arrive ¯ puisse être délivrée dans les cas
d'agonies prolongées".

C'est contradictoire...(cf loi Léonetti )

C'est nécessaire que François Hollande intervienne.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 15:58

La “sédation terminale”, ou l’euthanasie lente



L’Ordre national des médecins vient de publier un texte sur la « Fin
de vie » d’où le mot « euthanasie » est soigneusement maintenu absent,
si ce n’est dans la dernière ligne d’un dernier encadré où il s’engage à
apporter « sa contribution au débat sociétal quant à l’euthanasie
délibérée et au suicide assisté ». C’est qu’il ne veut pas de
l’euthanasie, du moins pour le moment, et du moins à ce qu’il dit. Le
préambule en est d’ailleurs excellent :

« En préambule, l’Ordre tient à rappeler les principes éthiques
qui ont toujours été ceux des médecins depuis l’origine : ne pas donner
délibérément la mort mais s’interdire toute obstination déraisonnable. »


Mais en même temps l’Ordre des médecins entend apporter une réponse
aux cas où la loi Leonetti (qui autorise l’arrêt des soins, même
ordinaires comme l’alimentation) « peut n’offrir aucune solution pour
certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou
physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre, restent incontrôlables »
.

Et voici ce que propose l’ordre des médecins : une « sédation
terminale » mise en œuvre à la demande expresse du patient et sous
réserve d’un accord médical « collégial ».

« Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la
personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont
devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision
médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles,
non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale.


« Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le
respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d’humanité,
par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine. Ce collège fonderait son avis sur l’évaluation de
la situation médicale du patient, sur le caractère réitéré et autonome
de sa demande, sur l’absence de toute entrave à sa liberté dans
l’expression de cette demande. »


Et ce n’est pas de l’euthanasie, ça ?

Eh bien, cela dépend, nous y reviendrons.

Mais il faut en tout cas relever cette phrase du texte de l’Ordre des médecins qui précise, sans ambiguïté :

« L’interdit fondamental de donner délibérément la mort à autrui,
au mépris de toutes les considérations précédemment exposées, ne saurait
être transgressé par un médecin agissant seul. »


A deux, ça va ?

Pas toujours, reconnaît le document, puisque l’Ordre des médecins
demande expressément le respect de l’objection de conscience du médecin
qui ne voudrait pas, même assisté d’un collègue, assumer la
responsabilité de la « sédation terminale. C’est reconnaître, une fois
de plus, qu’il s’agit de donner délibérément la mort.

Combinée avec la mise en place d’une possibilité de faire enregistrer
des « directives anticipées » qui n’ont de sens que dans le cas où le
patient est incapable de prendre ou d’exprimer raisonnablement sa
décision, la proposition de légaliser la sédation palliative entre bel
et bien dans la logique de l’euthanasie, même si c’est de manière
cauteleuse.

Il s’agit en réalité de pousser à bout la logique de la loi Leonetti
qui autorise déjà l’euthanasie par omission par l’arrêt de
l’alimentation mais qui ne prévoit pas la sédation lourde susceptible
d’annihiler les souffrances liées à un tel arrêt.

Mais tout cela de manière finalement ambiguë, brouillant la frontière entre le licite et l’illicite.

La sédation terminale peut être en effet une bonne pratique médicale
tout comme elle peut être une manière inacceptable de donner la mort –
mais la mort lente, il ne s’agit pas de donner une piqûre létale
efficace en quelques minutes ou quelques heures.

Il peut être tout à fait justifié de cesser d’alimenter une personne
en phase terminale et de lui administrer des sédatifs à hautes doses
pour lui éviter des douleurs intolérables, même si cela entraîne du fait
des doses données une accélération de la mort. Ici l’intention est de
soulager une douleur insupportable alors que rien d’autre ne peut être
fait.

En revanche, donner une sédation lourde, accompagnée de l’arrêt de
l’alimentation et de l’hydratation, à une personne qui n’est pas sur le
point de mourir, avec l’objectif de mettre un terme à sa vie (la mort
interviendra généralement en moins de quinze jours), c’est agir avec une
intention clairement homicide et cela constitue une euthanasie, à
l’évidence. Seule difficulté : tracer la frontière entre les deux
procédures.

Au Royaume-Uni, la sédation palliative ou la sédation terminale est
monnaie courante, et si elle est souvent employée sans volonté
euthanasique, elle est aussi – parfois ? souvent ? – utilisée de manière
à faire cesser la vie et appliquée alors que le patient n’était pas
près de mourir, n’en voulait pas, n’en était pas informé, contre la
volonté des proches, etc. De telle sorte qu’une enquête vient d’être
ouverte.

Cela fait plusieurs années que je pensais voir la question de
l’euthanasie court-circuitée par le recours à la sédation palliative ou
terminale qui est susceptible de faire oublier ou de masquer l’intention
homicide. Dans des pays autorisant l’euthanasie, comme la Belgique ou
les Pays-Bas, si celle-ci progresse lentement en termes statistiques,
elle est accompagnée par une progression bien plus rapide des sédations
palliatives : j’en parlais ici dès 2007, date à laquelle la courbe néerlandaise des euthanasies s’était infléchie.

Je suis revenue à de multiples occasions sur la sédation, notamment ici pour la Belgique. J’évoquais ici une étude universitaire sur la sédation palliative aux Pays-Bas et ici les mises en garde de médecins britanniques. Un partisan belge de l’euthanasie l’a qualifiée d’« euthanasie lente » (ici). En 2011, 14 % des décès en Belgique ont été consécutifs à des sédations palliatives.

A toutes ces considérations on peut ajouter un soupçon d’hypocrisie
car s’il faut en croire au moins un témoignage entendu d’une infirmière
travaillant auprès de mourants, la sédation terminale avec intention
homicide est déjà utilisée d’une façon ou d’une autre dans des hôpitaux
français.
Source blog catho
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 16:05

"la mort interviendra généralement en moins de quinze jours"

Deux semaines,laps de temps correct pour faire des essais thérapeutiques afin de faire vivre l'industrie pharmaceutique...

allez vous faire foutre,Messieurs et Mesdames les toubibs

Allez au diable
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 16:17

Je suis un produit de votre réanimation

Il ne faut pas me prendre pour une conne

J'ai été un cobaye toute ma vie
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   15.02.13 16:32

Vous m'avez obligée à vivre
Votre DEVOIR est de m'aider à mourir selon MA VOLONTE.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   16.02.13 9:06


Société.
L’institution se dit favorable à une assistance à mourir pour certains
patients dont la situation serait jugée « extrême » par un
collège de praticiens, après concertation.
Euthanasie : l’Ordre des médecins prend position

le 16/02/2013
à 05:00
par Jane Kotb

Inédit : l’Ordre des médecins se dit favorable à
« une assistance à mourir » pour des « cas extrêmes ». Réactions en
Côte-d’Or, où 600 patients en gériatrie et soins palliatifs meurent
chaque année.

La question très sensible de la fin de
vie et donc de l’euthanasie vient de nouveau de se poser à tous les
médecins de France. Cette fois, ce n’est pas à travers un cas tragique
comme celui de Chantal Sébire ou de Vincent Humbert (lire par ailleurs),
mais via le conseil national de l’ordre des médecins lui-même, qui,
pour la première fois, prend position dans le débat. Et de manière
positive.

À l’aube de la présentation d’un projet de loi, en juin,
devant le Parlement, le Conseil a publié « non une décision, non plus
un avis mais un communiqué » sur le sujet (*), précise avec beaucoup de
vigueur le docteur Jacques Girardier, président de l’Ordre de Bourgogne.
Il a lui-même participé à l’ouverture, en Côte-d’Or, il y a plus de
vingt ans, de l’unité de soins palliatifs La Mirandière, à Quetigny près
de Dijon. Le praticien est donc très au fait de la situation.
“Obstination déraisonnable” dès 2005

«
Dans ce texte, le Conseil, garant de la déontologie médicale et non de
l’éthique, n’a fait que rappeler la place de la sédation » dans le
traitement des patients mourants. « Il n’y a rien de nouveau : notre
code, édité en 1945, aborde cette question de manière très explicite. Le
médecin n’a pas le droit de donner délibérément la mort », assure le
président en rappelant la naissance des soins palliatifs « en 1985 en
France et à Dijon, en 1967 au Royaume-Uni », censés soulager et
accompagner les personnes jusqu’à leur dernier moment.
Rien de
nouveau, vraiment ? « La loi du 22 avril 2005, dite Leonetti, nous a
considérablement aidés, nous, médecins : elle a précisé les situations
en disant qu’il fallait parfois arrêter “l’obstination déraisonnable” »,
soit “l’acharnement thérapeutique”, indique le docteur Dominique
Richard, secrétaire général de l’Ordre de Côte-d’Or, « gériatre durant
toute ma carrière », jusqu’à sa retraite, il y a un an et demi. « La
question en débat, aujourd’hui, concerne les situations extrêmes, dans
lesquelles la souffrance est considérée comme insupportable, malgré des
soins bien conduits : asphyxie, accidents hémorragiques majeurs… Pour
ces cas, se pose la question de proposer plus qu’un simple traitement
sédatif antalgique », détaille le Dr Jacques Girardier. À l’institution,
on préfère parler d’un “endormissement” de la personne. En clair, il
s’agit d’une euthanasie mais qui n’en porte pas le nom, le Conseil
martelant son respect de la dignité humaine. Dans son texte, ainsi, il
envisage une évolution de la législation sur la fin de vie en validant
le « recours à une sédation terminale » pour ce patient dont la
situation sera jugée exceptionnelle par un collège de praticiens, après
concertation avec l’équipe soignante, la famille du malade et les
directives anticipées de la personne de confiance qu’il aura désignée.
Et rappelle, comme le souligne le président de l’Ordre de Bourgogne : «
La liberté pour chaque médecin d’exercer sa clause de conscience. Je
respecte les convictions des uns et des autres », toutefois, le
président régional ne pourrait admettre qu’on impose à sa profession de
nouvelles règles allant à l’encontre des « devoirs vis-à-vis des
patients mais aussi par rapport à nous-mêmes », soit le code de
déontologie, qui jamais ne prévoit de donner délibérément la mort à
quelqu’un.
Que ce soit pour le Dr Girardier ou pour le Dr Richard,
qui prônent comme leurs confrères la nécessité de développer les moyens
en matière de soins palliatifs, le Conseil ne fait qu’annoncer la
nécessité de réexaminer la législation et, surtout, de faire connaître
plus largement cette loi de 2005, « insuffisamment connue de l’ensemble
de la population et peut-être aussi du corps médical ».
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   16.02.13 13:38

nterview de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes,chargé des questions de bioéthique au sein de la conférence des évêques de France
pour l'Agence de Presse de la conférence épiscopale italienne (SIR),
suite à la communication du Conseil National de l'Ordre des Médecins sur
la fin de vie, propos recueillis par Maria Chiara Biagioni,
journaliste.










Comment définir les « situations exceptionnelles » ? L'ordre
parle de : « certaines agonies prolongées, ou pour des douleurs
psychologiques et/ou physiques qui restent incontrôlables ». Comment
définir "incontrôlables" ?




C'est aux médecins de répondre à ces questions. L'Ordre des Médecins
nous dit que ces situations sont « rares ». Mais d'une certaine manière,
chaque fin de vie est une histoire unique, qui ne peut se répéter et
donc exceptionnelle. Parfois, il est vrai que des circonstances qui
entourent ces fins de vie peuvent être très déconcertantes, la douleur
restant « incontrôlable ». Elles font alors appel à un surcroît de
réflexion, de discernement, d'attention. Pour le corps médical, c'est
l'occasion d'un sursaut plus grand d'humanité pour trouver les moyens
afin que le patient ne souffre pas. Ce peut être un puissant
analgésique, ou même l'anesthésie générale, qui, réduisant
considérablement les possibilités de réaction de l'organisme, accélère
le moment de la mort en raison de la maladie. Peut-être que cette
situation de souffrance « incontrôlable » arrive-t-elle parce qu'on a
trop duré dans la médecine curative - qui n'est jamais tout à fait
exempte d'un devoir de réussite - et qu'on est passé trop tardivement à
la médecine palliative. Il est important de penser au soin palliatif dès
qu'une personne est soignée. L'accompagnement est alors beaucoup plus
fin et plus juste, car la personne est prise en charge aussi bien dans
le soin que dans le prendre soin, dans toutes ses dimensions, physique,
psychologique, relationnelle, affective, spirituelle, de telle sorte
qu'elle ne souffre pas et qu'il n'y ait pas d'acte curatif
déraisonnable.



Qu'est-ce qu'on doit entendre par « sédation terminale » ? Et ou
se situe la frontière entre l'aide médicale au malade terminal et
l'euthanasie ? La position publique de l'ordre peut-elle ouvrir à une
derive "d'euthanasie"?




Oui, je le crains. Le texte de l'Ordre des Médecins contient la même
ambiguïté que le rapport du Professeur Sicard. Il est plus juste de
parler de sédation en phase terminale. La grande question est celle de
l'intention. La dignité de la personne humaine s'exprime en partie dans
sa capacité de discernement et donc d'intention. L'intention de faire
venir la mort est toujours coupable. Au fond de la conscience humaine -
et c'est sa dignité -, il y a toujours cette parole fondatrice de
liberté et de solidarité : "Tu ne tueras pas." Il est vrai que la
conscience a besoin d'intériorité et de formation pour pouvoir se faire
entendre. Elle formule alors une obligation intérieure qui se traduit
par des actes concrêts et libres. L'intention de ne pas tuer s'exprime
positivement dans l'intention d'accompagner et de soulager la
souffrance. Pour cela, une sédation est légitime en phase terminale. Si
la souffrance est "incontrôlable", pour reprendre le terme employé,
alors la science doit continuer ses recherches pour trouver
l'analgésique et la manière de l'administrer qui permette de l'apaiser.
Certes, cela peut provoquer la venue très rapide de la mort, mais sa
cause n'est pas l'acte médical mais la maladie.



L'Ordre parle de « devoir d'humanité ». Si l'Eglise dit non à l'euthanasie, ça veut dire qu'elle est inhumaine ?




Je me réjouis que l'Ordre parle du "devoir d'humanité". C'est un devoir qui jaillit d'une conscience humaine. Le concile Vatican II
a cette très belle affirmation : "C'est d'une manière admirable que se
dévoile au fond de la conscience l'amour pour le prochain." Il s'agit
donc d'un devoir intérieur qui devient une obligation collective. Le
corps médical ou soignant a la belle mission d'écouter ce devoir et de
le mettre pratiquement en oeuvre. Ce n'est jamais facile. Il y faut
parfois beaucoup de travail de discernement, et d'esprit de solidarité.
Les médecins sont appelés à être lucides sur la condition humaine qu'ils
partagent, c'est-à-dire sur leur propre rapport à la mort, à leur mort.
Alors le devoir d'humanité est un devoir de compassion, c'est-à-dire
d'un accompagnement de la personne qui souffre, dans le respect de cette
dignité, identique chez le malade et chez le médecin. En disant non à
l'euthanasie, l'Eglise n'ignore pas les difficultés de conscience du
corps médical - qui sont parfois une croix -, mais elle affirme ainsi la
capacité d'humanité des soignants. Celle-ci est plus grande que ce
qu'ils imaginent. Ce "non" manifeste la ligne en-dessous de laquelle
nous n'agissons pas conformément à notre dignité. Il est une aide
bienveillante pour les médecins. Il exprime un grand respect de leur
dignité et de celle de la personne en fin de vie. Il est un grand "oui" à
la vie.



L'Ordre affirme : « Ne pas donner délibérément la mort mais s'interdire
toute obstination déraisonnable ». Qu'en pensez-vous ? Quel rôle doivent
jouer le médecin, la famille, l'Etat?




Il est juste de refuser toute obstination déraisonnable. Cela n'est pas
toujours facile à discerner. Le dialogue entre le corps médical et la
famille, ainsi que la personne de confiance, est fondamental. Le pacte
de confiance réciproque entre le patient et le médecin repose sur une
commune dignité, sur une conscience commune de la douce obligation
intérieure : "Tu ne tueras pas", qui se dit aussi : "Tu aimeras ton
prochain comme toi-même." La famille doit participer à ce pacte de
confiance. Il est essentiel que l'Etat donne les moyens de faire
connaître à tous la loi Leonetti et de l'appliquer pour tous. Ses lois
doivent être justes. Elles le seront si, respectant la dignité de la
conscience humaine, elles interdisent de faire venir la mort. L'Etat
doit proférer un grand oui à la vie pour susciter une société de
confiance.





+ Pierre d'Ornellas

Archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo

15 février 2013
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   16.02.13 22:42

lamontagne.fr
Quoi faire du peu de vie qui reste ?




Taboue jusqu’au bout.? - photo afp

C'est la mort rêvée,
presque poétique. Mourir pendant son sommeil, l'air de rien, partir
tranquillement, sans rien voir venir, sans souffrir, sans affrontement
conscient, sans agonie… Qui n'a jamais entendu dire qu'il s'agit là
d'une « belle mort » ? Si tant est que la mort puisse l'être.

Hier, pour la première fois, l'Ordre
des médecins a envisagé une assistance médicale à mourir dans des « cas
exceptionnels », a-t-il pris soin de préciser. Alors attention, on se
garde bien de prononcer le mot « euthanasie », trop connoté, trop
chargé, pas éthique pour un sou. On parle de « sédation terminale ». De sedare : calmer, apaiser. Et c'est déjà, dit-on, un pas de plus dans la volonté d'écourter la vie.


Car cette sédation suppose un
acte. Celui d'administrer délibérément des opiacés pour faire basculer
le patient en fin de vie dans un sommeil profond, un coma, jusqu'à ce
que mort s'en suive. Mais pas de mort en dix minutes au bout d'une
seringue. Violente pour tout le monde.


Les pare-feu sont déployés.
L'Ordre des médecins multiplie les conditions. Il faut que cet acte
réponde à « des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la
personne atteinte ». Et que la décision soit prise par un « collège
médical » et non par un médecin seul.


Cette « sédation terminale » a
comme un air de déjà-vu. Pas plus tard qu'en décembre dernier, le
rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie remis au président
François Hollande y faisait allusion. La majorité des Français
souhaitant que les médecins les aident à mourir en cas de situation
insupportable (56 % selon un sondage réalisé pour la mission Sicard), ce
rapport proposait un geste médical « accélérant la survenue de la mort »
dans certains cas, tout en rejetant formellement l'euthanasie. Le
Comité national consultatif d'éthique (CCNE) doit rendre son avis sur la
fin de vie en avril. Un projet de loi est promis en juin.


La loi Leonetti de 2005 admet
déjà qu'on puisse soulager avec des anti-douleurs un malade au stade
terminal au point d'en « abréger la vie ». Alors quoi de plus ici ?
L'Ordre des médecins juge, en réalité, que cette loi « peut n'offrir
aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs
psychologiques et\ou physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre,
restent incontrôlables ». Ces situations, même « rares, ne peuvent
demeurer sans réponse ».


C'est par « devoir d'humanité » que
l'Ordre justifie cette aide à mourir. Il parle aussi de « dignité ».
Des mots qui parcourent depuis des années les diverses réflexions sur
cette question délicate, pétrie de tabous et d'interdits.


Alors on tourne autour du pot.
On parle de 3.000 euthanasies pratiquées en France par an, malgré
l'interdiction. Et pendant ce temps-là, on se rassure derrière un «
laisser mourir » plutôt qu'un « faire mourir ». On arrête un traitement,
on sait que la mort peut en être la conséquence, mais on juge que cela
est moins problématique d'un point de vue éthique.


Y a-t-il moins d'« acte » dans
le « laisser mourir » que dans la « sédation terminale » ? Derrière les
deux, demeure une incontestable prise de décision. En cela, qu'on soit
pour ou contre, la proposition de L'Ordre des médecins se révèle sans
doute moins hypocrite… Les subtilités de langage cachent mal le malaise,
nécessaire et salutaire, face aux détresses de fin de vie.


Florence Chédotal
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 10:59

Fin de vie : "Cet avis apporte une sécurité aux médecins"


LE MONDE
| 15.02.2013 à 12h42

Propos recueillis par Laetitia Clavreul






Claude Leicher est président de MG France,
syndicat de médecins généralistes. Il estime que la proposition de
l'ordre constitue une avancée pour les médecins.



L'ordre des médecins se dit favorable à une sédation terminale. Qu'en dites-vous ?

Je suis heureusement surpris. Ce n'est pas souvent
qu'il rend un avis aussi progressiste. C'est une position mesurée,
adaptée et pragmatique, qui permet, à la demande du patient et dans un
cadre collectif, de faire un geste qui accélère la fin de vie et, on peut quasiment dire,
la provoque. Or dans la réalité, les médecins fonctionnent comme ça.
Cette question est au coeur de notre problématique pour les fins de vie à
domicile par exemple. Mais pour l'heure, le collège médical, c'est le
médecin de l'hospitalisation à domicile et le généraliste, et seulement
eux.
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On peut dire, si on veut être honnêtes les uns avec les autres, que cela nous est tous arrivé, en accord avec une famille, de mettre en place une thérapeutique sédative, sachant très bien qu'à un moment donné, il faudra l'augmenter, et qu'en l'intensifiant, on sera susceptible d'accélérer la mort.

Qu'apporte cet avis pour les médecins ?

La proposition change quelque chose d'important. Jusque-là, le médecin redoutait d'être confronté à une demande réitérée d'aide à mourir de la part d'un patient. Même si ces cas sont rares, le fait de savoir que le jour où cela arrive, on pourrait alors s'entourer
d'un collège de professionnels, et qu'on ne pourrait être mis en cause
pour une sédation exceptionnelle, cela nous apporterait une sécurité. La
collégialité permettrait en outre d'éviter toute surpuissance médicale -
le cas du médecin qui décide seul.

Le sondage publié par l'ordre montre des médecins qui ne sont pas tous hostiles à l'idée d'aider à mourir. Est-ce surprenant ?

Pour moi, médecin, ce n'est pas une surprise, mais je comprends que cela puisse l'être pour d'autres, car le corps médical a pu donner l'impression d'être réfractaire sur ce point. Mais entre médecins, on se dit souvent qu'il serait nécessaire d'être là pour aider
nos patients, par exemple dans un cas comme celui de Chantal Sébire,
cette femme atteinte d'une tumeur incurable au visage. Cela ne nous
choque pas, mais on se le dit à voix basse pour ne pas donner l'impression que les médecins pensent que l'euthanasie est un geste banal, alors que c'est un vrai cas de conscience.

Les médecins ont-ils évolué sur la question ?

Oui, ils ont évolué principalement parce que leur pratique médicale a changé : la prise en charge de la douleur physique et psychique n'est plus négligée comme elle l'était avant.

Paradoxalement, nous n'avons pas à notre disposition en médecine de ville les produits nécessaires pour accompagner les fins de vie. Cela nous oblige à envoyer à l'hôpital des malades qui auraient pu rester à domicile. Il y a là un vrai problème.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 11:11

LADEPECHE.fr

Publié le 14/02/2013 13:42

L'euthanasie envisagée pour la première fois par l'Ordre des médecins


C’est un premier pas vers la légalisation de l’euthanasie.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins a envisagé ce jeudi, pour la
première fois en France, qu’un collège médical permette une « sédation
terminale » pour des patients en fin de vie qui ont émis des « requêtes
persistantes, lucides et réitérées ».

L’Ordre des médecins a relancé le débat sur la fin de vie, invoquant
un « devoir d’humanité ». Cette « assistance à mourir » médicalisée
serait réservée à des « cas exceptionnels », tels que les « agonies
prolongées » ou les « douleurs incontrôlables ».

Cette aide à mourir médicalisée devra être très encadrée. Plusieurs
praticiens seront consultés pour valider ou non la demande du patient et
de sa famille. « Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de
la personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs
sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision
médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles,
non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale » a
expliqué l’Ordre des médecins.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 12:46

Mgr d’Ornellas dénonce le risque d’une « dérive d’euthanasie »

L’archevêque de Rennes réagit à la prise de position récente
du conseil national de l’Ordre des médecins, qui estime qu’une
« sédation terminale » doit être possible dans des situations
exceptionnelles.

17/2/13

L’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions de bioéthique au sein de la Conférence des évêques de France, dit craindre une dérive d’euthanasie après l’annonce de l’Ordre des médecins qui
envisage, pour la première fois, une aide à mourir permettant de donner
une « sédation terminale » à des patients qui la réclament.
Dans un entretien à l’agence de presse de la Conférence des évêques italiens,
publié samedi 16 février, Mgr d’Ornellas est interrogé pour savoir si
« la position publique de l’Ordre pouvait ouvrir à une dérive
d’euthanasie ». Mgr d’Ornellas répond par l’affirmative et ajoute : « Je
le crains. »
Intention et discernement

Le
Conseil national de l’Ordre des médecins a envisagé pour la première
fois, dans un texte rendu public jeudi, qu’un collège médical permette
une « sédation terminale » pour des patients en fin de vie ayant émis
des « requêtes persistantes, lucides et réitérées ».
Pour
l’archevêque de Rennes, « il est plus juste de parler de sédation en
phase terminale ». « La grande question est celle de l’intention »,
développe-t-il. « La dignité de la personne humaine s’exprime en partie
dans sa capacité de discernement et
donc d’intention. L’intention de faire venir la mort est toujours
coupable. Au fond de la conscience humaine – et c’est sa dignité –, il y
a toujours cette parole fondatrice de liberté et de solidarité : ‘Tu ne
tueras pas’», dit-il.
« Si la souffrance est ‘incontrôlable’,
pour reprendre le terme employé, alors la science doit continuer ses
recherches pour trouver l’analgésique et la manière de l’administrer qui
permette de l’apaiser. Certes, cela peut provoquer la venue très rapide
de la mort, mais sa cause n’est pas l’acte médical mais la maladie »,
poursuit l’archevêque.

L. B. S. (avec AFP)LA CROIX
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 13:01

Non seulement l'Ordre des Médecins répond à la demande de l'urgentiste de Bayonne,mais il profite du moment de la démission du Pape...
Pas trop cons,les toubibs !

Et l'Eglise ayant raté sa mobilisation à propos du mariage homosexuel chercherait à retrouver sa place avec la question de l'euthanasie....
Sous prétexte que la vie sur terre est sacrée....
En tout cas,un décès,cela peut éventuellement rapporter... ... ... ... ...
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 17:50

L’Ordre et la Sédation

16 février 2013
Par Daniel Carré

Le
communiqué publié le 14/2 par le Conseil National de l’Ordre de Médecins
(CNOM) s’est traduit dans les médias par « les médecins Français
acceptent l’euthanasie ». Enfin, c’est ce qu’avait compris ma délicieuse
employée de maison portugaise, toute heureuse de me l’annoncer ! Un
joli message de Saint Valentin ?


En écoutant la radio, je comprends alors que le CNOM se ralliait à la
proposition phare du Professeur Didier Sicard : la sédation en phase
terminale pour aider à mourir des malades en situation d’impasse
thérapeutique qui expriment cette demande. Pour faire court donc un peu
caricatural : l’aménagement de la Loi Leonetti, de préférence sous forme
de bonnes pratiques professionnelles. C’est à dire aucune avancée
concernant le droit du malade, mais seulement une prise en charge
par le médecin de sa souffrance. Réaction d’humeur, alors que le
communiqué de presse de l’ADMD ironise à juste titre sur la découverte,
huit ans après, du « double effet » prévu par la Loi du 22 avril 2005.

Prenant connaissance ce matin de tous les détails des informations
diffusées par le CNOM, je réalise que l’arbre cachait la forêt. Les
données qui ressortent de l’enquête IPSOS sont passionnantes.

Les médecins globalement ne connaissent pas la Loi Leonetti. Est-ce à
dire que ce sont des ignorants ? Que nenni, ils ne prennent pas en
considération une Loi qui ne les aide pas dans leurs décisions devant
les malades qui agonisent. C’est un objet sans intérêt pour des
praticiens confrontés aux prises en charge de la mort.

Il y a trois mois, le numéro 494 de Population et Société, la revue
de l’INED, publie une étude sur les décisions médicales en fin de vie.
Une décision médicale a pu hâter la mort dans plus d’un cas sur deux, de
manière encore plus massive pour les cancéreux pour lesquels 77% des
traitements en phase terminale ont pour finalité les conditions de fin
de vie, toutes décisions prises avec peu de relations avec la Loi
Leonetti. Plus étonnant encore, les médecins déclarent qu’en moyenne il y
a 1% d’aide active à mourir, 2% pour les cancéreux. Qu’est-ce sinon des
euthanasies ? Constat factuel que je rappelle pour ramener la réalité
dans le débat.

L’enquête IPSOS publiée par le CNOM consolide ces résultats : l’euthanasie « active » reçoit l’aval de 60% des médecins sondés.[1] Un résultat extraordinairement important : l’opinion des soignants rejoint celle des citoyens.

Ce sondage corrobore les innombrables discussions que j’ai eues avec
les personnels de santé qui, pour la plupart, sont ouverts à
l’assistance médicale à la fin de vie, contrairement aux déclarations
péremptoires de caciques dans les médias.

Je considère que nous sommes arrivés à un changement paradigmatique sur la prise en charge de la fin de vie. La
société doit aborder dans la sérénité la mise en place des dispositions
législatives correspondantes. Cela nous concerne tous.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   17.02.13 18:13

On appliquerait donc la loi Léonetti pour les cas exceptionnels?(cf çi-dessus beaucoup plus haut)?????
Et pour les autres,pour la norme,on fait quoi ?
On pîque ou on égorge ?

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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 10:34

FRANCE INTER

Dépêches > société du jeudi 14 Février à 19H13


Un premier pas vers l'euthanasie?

Le Conseil national de l'Ordre des médecins s'est
prononcé en faveur d'une évolution de la législation sur la fin de vie
en France en envisageant pour la première fois le recours à une sédation
terminale dans des "situations exceptionnelles".
Le projet de loi sur la fin de vie voulu par François Hollande sera
présenté en juin prochain à l'Assemblée Nationale. On en connaît pas
encore le contenu.

Dans un texte adopté le 8 février et
rendu public jeudi, l'institution reconnaît que la loi actuelle n'offre
aucune solution pour certaines agonies prolongées, ou pour des douleurs
psychologiques ou physiques qui restent "incontrôlables".

"Sur
des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte
d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus
inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale
légitime doit être prise devant des situations cliniques
exceptionnelles", peut-on lire dans ce texte intitulé "Fin de vie,
assistance à mourir".
Les explications de Danièle Messager.

Dans ces cas spécifiques, l'institution estime :

Une sédation adaptée,
profonde et terminale du patient doit pouvoir être délivrée par un
collège médical, dont il conviendrait de fixer la composition et les
modalités de saisine.

Si
l'avis collégial relatif à la demande du patient est d'y accéder, le
médecin pourrait y donner suite personnellement, s'y associer ou se
récuser en invoquant la clause de conscience.
Jean-Marie Faroudja, membre du Conseil de l'Ordre et rapporteur de ce texte, nous en explique les grandes lignes.

Jusqu'alors l'Ordre était resté très
opposé à toute évolution de la loi. L'institution préconise également de
promouvoir la connaissance,
l'accompagnement et l'application de la loi Leonetti de 2005, qui "reste
pour l'heure trop peu connue de la population, mais aussi des
professionnels de santé".
Pour certaines familles de malades en phase terminale c'est une avancée.
Géraldine Hallot a rencontré Régine Salvat, son fils gravement malade s'était suicidé en 2008

Mais pour le président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Ecoutez la réaction de Jean-Luc Romero


Par France Inter avec Reuters | 14 février 2013 à 19:13 | 39 vues







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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 10:46

Quelquefois les scientifiques manquent de clarté aveuglante.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 10:53

BLOG DES PARENTS DE HERVE PIERRA=

Le 8
février 2013, le Conseil national de l'Ordre des médecins s'est prononcé
en faveur d'une évolution de la législation
sur la fin de vie en France en envisageant pour la première fois le
recours à une sédation terminale dans des "situations exceptionnelles".
Ils n'évoquent que les personnes lucides qui réitèrent
leurs requêtes pour être délivrées en phase terminale de maladies
incurables. Les grands oubliés de toutes ces délibérations sont à
nouveau les patients en état végétatif chronique irréversible
qui eux, ne bénéficiront pas d'un recours à une sédation terminale,
n'étant pas estimés en situation exceptionnelle.



A peu
près 2000 personnes se trouvent à l’heure actuelle, en France, en état
végétatif chronique. Ce chiffre, avec les progrès de la
technologie médicale, va être en constante augmentation, qu’il
s’agisse de personnes qui font des accidents vasculaires cérébraux très
graves ou des accidentés de la route et notamment les jeunes
gens en deux roues.



Que

faire ? Faire appliquer la loi Léonetti (c'est-à-dire, laisser
mourir le patient de faim et de soif, en plusieurs jours, avec un
accompagnement). Pourquoi refuser « réparation » à
ces victimes collatérales des progrès de la réanimation moderne en
ne pratiquant pas une aide active à mourir, alors qu'ils sont les
principaux concernés ? Il est normal et légitime de tout
tenter pour faire revenir à la vie une personne inconsciente, en
arrêt cardio ventilatoire, mais après…, après…, quand les IRM attestent
que les lésions cérébrales sont telles que seule une vie
végétative se profile, que faire ? Il n’y a pas de tuyaux à enlever,
de machines à débrancher…, on ne peut plus revenir en arrière, seul le
corps survit, de façon autonome. Notre fils
(inconscient, paralysé à 100%, trachéotomisé et s'étouffant dans ses
glaires), n’était pas plus mal, ou aussi mal, 2 jours, 6 mois ou 8 ans
auparavant. L’intention est donc bien là, euthanasique.
Pourquoi, alors ces agonies longues et douloureuses, quel sens leur
accorder, ne considérez-vous pas ces atroces situations comme
étant exceptionnelles ?
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 11:27

Philippe Lasterle « salue l’avis rendu par l’ordre des médecins sur la fin de vie »
Lundi 18 Février 2013


Au mois de décembre dernier, la commission de réflexion sur la fin de vie présidée par le Pr. Didier Sicard remettait son rapport au Président de la République. Il préconisait de « mieux faire droit aux attentes des citoyens à l’égard de la fin de vie » en accordant la possibilité d’un geste médical « accélérant la survenue de la mort » et ouvrait la voie à la reconnaissance d’un droit au « suicide assisté » pour les patients atteints de pathologies incurables en phase terminale qui en expriment en conscience, de façon explicite et réitérée la demande.

Aujourd’hui, c’est le conseil national de l’ordre des médecins qui, dans un texte intitulé Fin de vie, assistance à mourir rendu public le 14 février, s’exprime en faveur d’une aide à mourir sous la forme d’une « sédation terminale » administrée à l’issue d’une décision collégiale pour répondre aux « situations exceptionnelles » de patients en fin de vie atteints de souffrances physiques et/ou psychologiques insupportables et non soulageables ayant exprimé « des requêtes persistantes, lucides et réitérées ».

Philippe Lasterle, membre de l’UDI31, « salue l’avis de l’instance ordinale qui marque une avancée supplémentaire sur le chemin qui doit conduire à une évolution de la loi Leonetti du 22 avril 2005. En tant qu’humaniste, je considère, en effet, que, s’il est essentiel de promouvoir la démarche palliative et d’accroître les moyens dédiés aux soins palliatifs, le temps est venu de reconnaître le droit à finir sa vie dans la dignité et sans souffrance à ceux qui sont arrivés au bout du chemin.

C’est pourquoi je souhaite qu’une fois rendu l’avis du comité consultatif national d’éthique saisi par le Président de la République attendu pour le mois d’avril, le projet de loi annoncé pour le mois de juin fasse évoluer le cadre juridique de la fin de vie en France dans le sens des préconisations de la mission Sicard et de l’avis de l’ordre des médecins »
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 11:46

«Devoir d'humanité»

Il en est ainsi, par exemple, de patients en phase terminale souffrant de douleurs incontrôlables que les antalgiques ne parviennent plus à soulager ou d'agonies prolongées. Invoquant un «devoir d'humanité», le Conseil se dit favorable à un placement du patient sous coma artificiel, afin de lui offrir une fin de vie plus paisible et d'alléger la détresse de son entourage.

Cet endormissement définitif doit intervenir après des «requêtes persistantes, lucides et réitérées» du malade. Si ce dernier est inconscient, le collège médical se réfère à d'éventuelles directives anticipées ou aux instructions de la personne de confiance. Le Conseil renvoie à la loi le soin de définir la composition et les modalités de saisine du collège médical.

Si la sédation terminale peut avoir pour effet de hâter la mort, «le but n'est pas de la provoquer», martèle le Conseil, qui demande une inscription de la clause de conscience dans le futur texte de loi. «Le médecin doit toujours pouvoir la faire valoir, tout en accomplissant son devoir d'accompagner ses patients jusque dans leurs derniers jours», précise Jean-Marie Faroudja, rapporteur du texte.
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 11:53

C'est une perfectionnalisation de la loi Léonetti,ni plus,ni moins.

Rien de nouveau sous le soleil... ....

Les ultra-conservateurs font de la régression

La loi Léonetti a 8ans...
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 12:24

LE PROGRES.fr
Santé. L’Ordre des médecins brise le tabou de l’euthanasie
Publiée le 15/02/2013 à 06:01
Fin de vie. Pour la première fois, l’Ordre national des médecins envisage une aide à mourir dans certaines « situations exceptionnelles ».
Le mot n’est pas prononcé mais c’est bien d’euthanasie dont parle l’Ordre national des médecins dans sa « position » publiée hier. Pour la première fois, l’Ordre envisage une aide à mourir, sous la forme d’une « sédation terminale », pour certains patients en fin de vie.
L’institution lève ainsi un tabou dans une communauté très mal à l’aise avec la question, mettant en avant le devoir de sauver la vie, faisant preuve d’une « vraie résistance institutionnelle », selon un médecin de soins palliatifs. Alors que dans le même temps, des euthanasies sont pratiquées dans le plus grand secret : 3 000 chaque année, selon une estimation de l’Ined (Institut national d’études démographiques)…
Aujourd’hui, l’Ordre des médecins reconnaît officiellement que la loi Leonetti sur la fin de vie – mal connue y compris des professionnels – « peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables » et « ces situations […] ne peuvent rester sans réponse ». Cependant, cette euthanasie, ou « bonne mort », selon l’étymologie, doit être réservée à des « situations exceptionnelles » selon l’Ordre. La décision ne doit intervenir qu’après « des requêtes persistantes, lucides et réitérées ». Dans ces cas « une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d’humanité, par un collège ». Cette position intervient après la réalisation d’un sondage (1) révélant que 60 % des médecins sont favorables à l’euthanasie dite « active ». 37 % seraient même prêts à participer à la phase d’administration des produits. A l’inverse, 58 % des médecins interrogés se disent opposés au suicide assisté.
« C’est un pas en avant car on passerait d’une euthanasie spontanée, sauvage et cachée qui se fait tous les jours à une euthanasie encadrée mais on reste dans une euthanasie très particulière, à chaud et avec un collège hospitalier », commente le Pr Paul Trouillas, auteur d’un livre sur « l’auto interruption consciente et volontaire de la vie » et pour qui un médecin indépendant, « agréé » par des associations de patients devrait intervenir aux côtés d’un psychologue.
La position de l’Ordre rejoint en tout cas une des préconisations du rapport Sicard sur la fin de vie. Après l’avis du Comité national consultatif d’éthique, attendu en avril, un projet de loi devrait être présenté en juin, a indiqué François Hollande, en décembre. Pendant la campagne, le candidat à la présidence avait promis « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité pour toute personne en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable ». Le mot euthanasie n’est plus prononcé depuis des mois mais jamais l’idée n’a été aussi présente dans les esprits.

(1) Enquête Ipsos réalisée du 10 au 23 janvier auprès de 605 médecins

3 000 euthanasies chaque année
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MessageSujet: Re: L'Ordre des Médecins et l'euthanasie   18.02.13 12:53

Faut saisir la nuance !
A titre exceptionnel,une pratique de l'euthanasie passive de la loi Léonetti pourrait devenir une forme d'euthanasie active?
C'est un déplacement judicieux,presque pervers ?bien camouflé?
Une interprétation du rapport Sicard..
C'est à suivre...
Cependant,le manque de clarté révèlerait quelque chose de malsain ?
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