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 Italie

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Féminin Messages : 18620

MessageSujet: Crise à l'italienne ?   08.11.11 18:32

Monde > L’Italie de l’après Berlusconi en cinq points noirs

L’Italie de l’après Berlusconi en cinq points noirs


Publié le 07-11-11 à 17:08 Modifié le 08-11-11 à 12:20 par Marcelle Padovani 8 réactions

Alors que les rumeurs sur une démission du Cavaliere vont bon train, notre correspondante à Rome Marcelle Padovani dresse le bilan du Président du Conseil italien.

Silvio Berlusconi à Milan, le 19 septembre 2011 (AFP PHOTO / GIUSEPPE CACACE)





Un bilan en cinq points sur l’Italie que laisse "Il Cavaliere" en héritage.



1/ Pour commencer, la situation financière globale :

Un désastre, sanctionné par l’envoi d’inspecteurs de l’Union européenne et du Fonds monétaire international pour contrôler tous les trois mois la manière dont le gouvernement italien tentera de résoudre sa grave crise de crédibilité sur les marchés internationaux. Le "spread" entre les bons du Trésor italiens et les allemands a passé en effet le cap des 400 points et touché même les 500 le 7 Novembre. La dette italienne, elle, atteint les 1.900 milliards d’euros, soit 120% du PIB. Tandis que la dette allemande par exemple plafonne à 76,5%.



2/Le chômage :

Il frappe spécialement les jeunes, au point que l’ISTAT (INSEE italien) évalue à 30% le pourcentage de moins de 30 ans qui sont chômeurs aujourd’hui. Avec des chiffres record au Sud (en Calabre, en Sicile et en Campanie un jeune sur deux est sans travail). Le chômage total touche 9% de la population. Il n’y a pas d’indemnité chômage en Italie mais une "caisse intégration" financée par des contributions des entreprises (plus celles de l’Etat) mais gérée au niveau local. Voire au niveau de l’entreprise.



3/Les grandes compagnies industrielles et de transport :

Avec un inopportun excès de nationalisme, le gouvernement Berlusconi a voulu à tout prix que la compagnie aérienne Alitalia, criblée de dettes, et largement déficitaire, reste une compagnie nationale, refusant en 2009 le rachat avantageux offert par Air France-KLM.

Cette opération de pure image a couté à la collectivité, donc aux contribuables, pas moins de 4 milliards d’euros. En revanche, le gouvernement n’est absolument pas intervenu sur l’opération Fiat-Chrysler. On a pu croire il y a deux ans que c’était la Fiat des Agnelli qui achetait une Chrysler en grave difficulté. Plus le temps passe plus on s’aperçoit que l’administrateur délégué de la grande maison turinoise, Sergio Marchionne, est en train de transférer aux Etats-Unis les leviers de commande de la première industrie automobile péninsulaire. Et que c’est Chrysler qui est train de s’emparer de Fiat.

Marchionne d’ailleurs s’est révélé plus compétent pour lancer des opérations financières que pour fixer de grands objectifs de production (en huit ans, il n’aura proposé aucun nouveau modèle sur le marché, mise à part la "nouvelle Panda", qui avait été d’ailleurs conçue par son prédécesseur).



4/ Les PME :

Les petites entreprises vont mieux que la grande industrie, et Silvio Berlusconi n’y est pour rien. Le made in Italy en effet (mode, chaussures, design, etc…) a fait grimper ses exportations de plus de 14% rien qu’au premier semestre 2011. Les PME restent la lymphe vitale de l’économie. Elles ne jouissent d’aucune aide spéciale de la part de l’Etat depuis 20 ans.



5/ La crise morale :

C’est là que se jouera l’avenir de l’Italie. Car le berlusconisme a encouragé l’illégalité, légitimé la fraude fiscale et fixé comme modèle aux jeunes générations la soubrette télévisuelle ou l’escort-girl, un type de femme en tout cas qui a perdu tout rapport avec l’autonomie par rapport aux individus de sexe masculin que défendaient ardemment les féministes dans les années 70.

Berlusconi laisse en héritage l’idée que tout peut être vendu et donc acheté. La crise des valeurs qui en découle n’a pas été enrayée par l’action ambiguë de l’Eglise (qui a souvent soutenu le gouvernement de centre-droit pour le remercier entre autres choses d’avoir été exemptée de toute forme d’impôt immobilier). Il faudra donc du temps et du courage pour redresser la barre, même du point de vue moral.

Marcelle Padovani - Le Nouvel Observateur
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Féminin Messages : 18620

MessageSujet: Re: Italie   09.11.11 18:54

Entendu à la télé..

S.B.aurait déclaré il y a quelques mois:"bientôt je m'en vais de ce pays qui me donne envie de vomir"..

Je pense que nul ne doute du fait que c'est réciproque...
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Féminin Messages : 18620

MessageSujet: Italie   26.02.13 12:27

L’Italie fait trembler les bourses mondiales


L'Italie, en récession et lourdement endettée, se retrouve dans
une impasse à l'issue des élections législatives. Une situation qui
inquiète les marchés.



Diane Lacaze avec AFP


Le 26/02/2013 à 10:20

Mis à jour le 26/02/2013 à 11:26


Le résultats des élections italiennes inquiètent les marchés. Les Bourses européennes
sont en forte baisse, ce mardi 26 février, au lendemain d'un vote des
Italiens exprimant leur hostilité à l'austérité budgétaire, empêchant la
formation d'un gouvernement et relançant les craintes sur une solution
durable à la crise de la zone euro.

Vers 10 heures, l'indice CAC 40 perdait 2,08%, Londres  1,39%,
Francfort 1,76%, Madrid 2,75% et Milan 4,06%. L'euro, de son côté, était
passé sous 1,31 dollar et s'échangeait autour de 1.3081 dollar.

L'Asie avait donné le ton mardi matin, avec de fortes baisses sur
quasiment toutes les places financières régionales. Tokyo a chuté de
2,26%, Hong Kong a perdu 1,32% et Shanghai, d'ordinaire indifférente aux
événements extérieurs à l'Asie, a reculé de 1,40%. A Wall Street,
l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones avait perdu
lundi 1,54%, tandis que le Nasdaq, qui regroupe les valeurs
technologiques, avait lâché 1,44%.

Le ministre espagnol de l'Economie, Luis de Guindos, a estimé, ce
mardi matin, que le risque d'instabilité politique résultant des
élections en Italie avait un effet de contagion sur les marchés, mais
espéré que celui-ci serait "de courte durée". "Ce qui est bon pour l'Italie est bon pour l'Espagne", a-t-il déclaré, se disant "convaincu" que "la volonté politique" de sortir l'Europe de la crise "allait prévaloir".

En tout cas, le Trésor italien a emprunté, ce mardi, 8.75 milliards
d'euros sur 6 mois à des taux en nette hausse :  1,237% contre 0,731%,
lors de la précédente opération, le 29 janvier dernier.



Politique des marchés



L'ampleur du vote protestataire aux élections
de dimanche et lundi risque fort de plonger l'Italie dans une impasse
politique, aucune alliance ne semblant assez forte pour former un
gouvernement stable.

Après une année d'austérité, plus de la moitié des électeurs s'est
ralliée aux plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de
Beppe Grillo. Intervenant, ce mardi, lors d'un sommet consacré à la zone
euro, Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, a lancé à ce propos :
"Quand le seul message envoyé par les Européens semble être
l'austérité, les peuples finissent par ne plus le supporter (...) nous
avons besoin d'une autre perspective, celle de la croissance
". Ajoutant : "notre devoir de responsables c'est de créer des perspectives pour les peuples européens, un espoir."

De son côté, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a déclaré que "les conséquences d'un vote souverain ne devraient même pas être discutées". Selon lui, "les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés".



Les politiques européens s'alarment



Berlin, inquiète, demande à l'Italie de poursuivre sa
politique de réformes. Le ministre allemand des Affaires étrangères,
Guido Westerwelle, souhaite que l'Italie se dote "vite" d'un gouvernement "stable".
"Il est essentiel et dans l'intérêt de toute l'Europe que l'Italie se
dote vite d'un gouvernement opérationnel (...). Les responsables
politiques à Rome savent que l'Italie a toujours besoin d' une politique
de consolidation"
, a-t-il affirmé.

Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a déclaré qu'il
aurait pu imaginer une meilleure issue pour les partis réformateurs aux
élections italiennes, ajoutant que la troisième économie de la zone euro
devait poursuivre les réformes.

"Il n'y a pas d'alternative aux réformes structurelles déjà en
cours et qui prévoient la consolidation du budget et la stimulation de
la croissance"
, a-t-il expliqué dans un communiqué, ajoutant que tous les partis devaient aider à stabiliser l'Etat, lourdement endetté.

De son côté, José Manuel Garcia-Margallo, le ministre espagnol des
Affaires étrangères, a jugé, mardi, que l'impasse politique issue des
élections législatives italiennes était très inquiétante et risquait
d'affecter l'ensemble de la zone euro. "C'est un saut dans l'inconnu qui n'annonce rien de bon pour l'Italie ou pour l'Europe".

Luis de Guindos, le ministre espagnol de l'Economie, a de son côté
déclaré que Madrid surveillait attentivement les suites des élections
italiennes. "Nous verrons comment la situation évolue", a-t-il déclaré. "Nous espérons la formation d'un gouvernement stable. Ce qui est bon pour l'Italie est bon pour l'Espagne."
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Féminin Messages : 18620

MessageSujet: Re: Italie   26.02.13 12:30

Et le Vatican?
Le prochain Pape?
L'avenir de l'Eglise catholique romaine?
çà fait beaucoup en même temps
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MessageSujet: Re: Italie   26.02.13 12:55

Montebourg s'en prend à Merckel après le vote italien
Les Italiens ont sanctionné la politique économique
imposée par l'Allemagne, a déclaré mardi Arnaud Montebourg, qui plaide
pour une "politisation de l'euro" et un financement des dettes publiques
par la Banque centrale européenne après le vote italien.



Le ministre français du Redressement productif s'est félicité de
l'affaiblissement de l'euro entraîné par ce scrutin, qui n'a pas dégagé
de majorité stable dans la Péninsule.



"Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique
imposée par les marchés", a-t-il dit à l'occasion d'une rencontre avec
la presse économique. "Je pense que les peuples ne sont pas prêts à
passer sous la table et c'est la démonstration italienne."



Arnaud Montebourg a dénoncé "le verrouillage monétaire" de la zone euro,
qui correspond, selon lui, à une situation où la chancelière allemande
"dicte le taux de l'euro".



"Madame Merkel ne peut diriger seule l'Europe et fixer la parité", a-t-il enchaîné.



"Je suis pour l'euro moins fort. L'euro est trop fort et il ne
correspond pas aux fondamentaux économique", a-t-il dit. "Je suis très
content de la baisse de l'euro et cette baisse doit continuer."



Pour lui, la parité de l'euro est "une décision collective, qui doit
correspondre aux fondamentaux des économies de la zone euro".



"GUERRE DES MONNAIES"



"Je défends avec Pierre Moscovici, l'idée que l'Eurogroupe et la Banque
centrale européenne fassent leur travail et se préparent à affronter ce
qui vient d'être déclenché par de nombreux pays, à commencer par le
Japon, une nouvelle guerre des monnaies, où l'affaissement des monnaies
devient une arme politique", a poursuivi le ministre du Redressement
productif, qui a dit s'exprimer à titre personnel.



"Je demande à ce que nous politisions davantage l'euro et que la banque
centrale européenne s'occupe du taux de change", a dit Arnaud
Montebourg, franchissant une première ligne rouge vis-à-vis de Berlin,
où l'absence d'intervention sur la parité de la monnaie fait largement
consensus.



"D'ailleurs l'Eurogroupe est chargé de dire quelle est la préférence
politique vis-à-vis de la parité euro-dollar, euro-yen, euro-yuan",
a-t-il poursuivi.



Le ministre a ensuite plaidé pour une monétisation de dettes publiques
par la banque centrale européenne, agitant un deuxième chiffon rouge aux
yeux des Allemands pour lesquels cette question constitue un véritable
tabou.



"Je considère que la question doit être posée à la Banque centrale de
faire ce que fait par exemple la banque centrale d'Angleterre qui a
monétisé une partie de sa dette pour soulager le contribuable
britannique", a-t-il dit en référence au programme d'achat massif
d'obligations du Trésor britannique mis en oeuvre par la Banque
d'Angleterre.



Arnaud Montebourg a aussi cité l'exemple américain où la banque centrale
a aussi mis en oeuvre un vaste programme de rachats d'actifs dont des
emprunts du Trésor.



"La Federal Reserve Bank a fait son travail pour éviter de ne pas trop
aggraver les mesures d'ajustement budgétaire", a-t-il dit.



"Il y a des efforts à faire pour remettre de l'ordre dans les finances
publiques mais considérer que la totalité des efforts doit porter sur
les impôts et la réduction des dépenses c'est excessif", a poursuivi
Arnaud Montebourg.



"Nous devons donc partager une partie des efforts entre la monétisation
de la dette qui est bien naturelle puisqu'elle est directement liée aux
errements du système financier bancaire que les dites banques centrales
n'ont pas suffisamment surveillé dans le passé", a estimé le ministre.



Marc Joanny, édité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Re: Italie   26.02.13 13:14

Si on avait foutu la paix à DSK... ...
on n'en serait peut-être pas là
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