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 L'hôpital malade

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Féminin Messages : 18384

MessageSujet: L'hôpital malade   04.03.13 18:34

Une réforme pour «décrisper» l’hôpital

3 mars 2013 à 21:57




Une patiente dans sa chambre de l'hôpital Oscar Lambret de Lille, le 6 février. (Photo Philippe Huguen. AFP)

Décryptage
Rallonge budgétaire, retour des médecins dans la gouvernance…
«Libération» dévoile les grandes lignes du projet de la ministre de la
Santé.


Par ERIC FAVEREAU
«Hôpital, la
réforme», première ! C’est ce matin que Marisol Touraine rend publique
sa politique hospitalière, à l’occasion de la remise officielle du
rapport d’Edouard Couty. Une révolution ? Peut-être pas. Mais comme à
son habitude, la ministre de la Santé va se montrer offensive, droite
dans ses bottes, insistant sur de «vrais changements», pointant la nécessité d’«un nouveau pacte de confiance» avec l’hôpital public. «L’important est de tourner la page de la loi Bachelot qui a crispé comm e jamais le monde hospitalier»,
nous a-t-elle expliqué. Les mesures sont, en tout cas, très attendues.
Maltraité par le précédent gouvernement avec la loi HPST (hôpital,
patients, santé et territoire), enfermé dans le seul discours des
économies, le monde hospitalier espérait en effet beaucoup de la gauche.

Dès juin, Marisol Touraine a annoncé le
rétablissement de la notion de service public hospitalier. Puis en
septembre, Edouard Couty, ancien directeur des hôpitaux, a été en charge
d’une mission pour éclairer les choix de la ministre. Les
recommandations de son rapport (lire notre édition du 13 janvier) sont en partie reprises par Marisol Touraine ce matin. Libération révèle les grandes lignes de la réforme.

Quels moyens financiers pour l’hôpital ?

«L’hôpital a été soumis à des réformes
sans cap, il a perdu ses repères et le sens de sa mission, et le voilà
face à une absence de perspectives, autres qu’une politique
technocratique de maîtrise des dépenses»,
nous a expliqué Edouard
Couty. Trois types de mesures pour y remédier : c’est la fin du tout T2A
(la tarification par activités), ce système particulier de financement
budgétaire effectué à partir des actes réalisés dans l’établissement. La
T2A «doit prendre en compte la qualité et la pertinence des soins
plutôt que leur quantité. Les tarifs ne doivent plus être un instrument
de régulation», selon le rapporteur. Dans la pratique, la ministre
annonce la création d’un «comité sur le financement»
pour qu’en septembre, lors du débat sur le budget des comptes sociaux, des mesures puissent être prises. «L’hôpital souffre, et c’est pour cela que l’on mettra 1,6 milliard de plus en 2013», note Marisol Touraine.

Quelle gouvernance pour l’hôpital ?

On s’en souvient, cela avait été le leitmotiv de la réforme du gouvernement précédent : «Il faut un chef à l’hôpital.» Ce slogan n’est plus de mise. «L’hôpital n’est ni une entreprise ni une administration classique», a rappelé Couty. La ministre devrait annoncer le retour des médecins dans une «gouvernance plus apaisée».
Le conseil de surveillance va être remplacé par un conseil
d’établissement, organe de délibération - notamment sur la politique
financière -, «avec une fonction de vigilance sur la politique de l’établissement». Ce nouvel exécutif sera composé, non plus d’un directoire, «mais d’un conseil de direction, fortement médicalisé». Quant
aux usagers, la ministre devrait annoncer la création d’un «comité des
usagers» dans chaque hôpital. Une mission sur le rôle et la place de
l’usager va être confiée à Claire Compagnon, personnalité du milieu
associatif.

Comment faire vivre le dialogue social à l’hôpital ?

«On ne sait ni discuter ni négocier vraiment à l’hôpital», dit Couty. A l’issue de sa mission, il pointait «un
énorme déficit de parole». Au ministère, on reconnaît qu’«aujourd’hui,
l’organisation pyramidale démotive». «Tous - médecins, soignants et
administratifs - ont compris que la période était très difficile, et que
des choix devaient être faits. Mais il faut que ces choix soient perçus
comme justes, et que les personnels y soient associés»
,
répète-t-on, au ministère. Exemple de ce changement : les médecins
devront intégrer les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de
travail.

Touraine, une ministre en mal de confiance ?


«C’est un nouveau pacte de confiance»,
insistera, ce matin, la ministre. Mais pas sûr que cela suffise à
remettre en mouvement un monde hospitalier dont le découragement
s’enkyste, de plus en plus. On l’a vu encore récemment, avec les
difficultés, devenues chroniques, des services d’urgences. Ordepuis
près de dix mois qu’elle est avenue de Ségur, Marisol Touraine a du mal
à trouver le ton. Son cabinet reste «techno». Elle n’est pas aidée par
Matignon, qui ne veut surtout pas de vagues, et qui l’assaille de
projets confus. A l’image de sa dernière trouvaille, «la stratégie nationale de santé», décidée par Jean-Marc Ayrault, lors d’un voyage à Grenoble en février. «Personne ne comprend rien à cette nouvelle stratégie de santé, et personne n’a compris»
le discours du Premier ministre, ironise un haut fonctionnaire. En
termes de calendrier, des mesures réglementaires seront prises avant
l’été, mais il n’y aura pas de grande loi en 2013.
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Féminin Messages : 18384

MessageSujet: Re: L'hôpital malade   17.03.13 9:22


Jean-Marie Le Guen dénonce la panne de projet du gouvernement pour l'AP-HP.


Le président du conseil de surveillance de l'AP-HP, le socialiste Jean-Marie Le Guen a renouvellé ses critiques contre la politique du gouvernement envers l'Assistance publique-Hopitaux de Paris.


F.A
Publié le 16/03/2013 | 16:07, mis à jour le 16/03/2013 | 16:21


Jean6Marie Le Guen interviewé par Patrick Ferrante et Jean-Noël Mirande © France3

© France3 Jean6Marie Le Guen interviewé par Patrick Ferrante et Jean-Noël Mirande


Invité de Samedi Politique sur France 3 Paris Ile de France, le maire adjoint à la santé de Bertrand Delanoë, a regretté la "panne de projet" du gouvernement pour l'AP-HP. "Je demande au gouvernement d'éclairer l'avenir de l'AP-HP, a-t-il dit ajoutant, il faut mobiliser les personnels en leur disant bien sûr qu'il y a des efforts à faire mais aussi qu'il y a un projet".
Les medecins et agents des 37 hopitaux de Paris et banlieue de l'AP-HP s' inquiètent du plan d'économies de 150 millions d'euros d'ici 2014 exigé par le gouvernement, un chiffre "trop difficile à atteindre" selon Jean-Marie Le Guen qui affirme que le calendrier de retour à l'équilibre financier doit être revu. Le député de Paris admet la nécessité des restructurations hospitalières mais denonce une "gestion comptable" et demande des investissements et les moyens d'un projet ambitieux pour l'AP-HP. La ministre de la Santé Marisol Touraine appréciera…
En conclusion, l'élu socialiste s'est fait le défenseur de l'AP-HP "le joyau de la medecine française qu'il faut promouvoir" a-t-il dit.
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   17.03.13 9:27

C'est tout le Gouvernement qui serait malade???ils ne s'entendent sur rien...On voit le résultat(pour le moment)sur la question sociétale de la fin de vie...

FOOL BRR FOU FURAX
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   09.05.13 14:43

Coup de gueule d’une cancérologue Agora Vox




Je me permets de transmettre cette lettre incendiaire du Dr Nicole Delépine, cancérologue et hospitalière, à notre Ministre de la Santé.

Vous y découvrirez ce qu'est devenue l'administration hospitalière, avec ses dérives de rentabilité à tout prix, et la dénonciation des collusions multiples qui ruinent notre système hospitalier ainsi que notre pauvre Sécurité Sociale.

Pourquoi va-t-on toujours chercher des parasites comme Kouchner ou Douste-Blazy pour gérer le Ministère de la Santé, quand nous avons sous la main de telles compétences ? Il faut croire que la fréquentation des hopitaux et des patients prédispose moins à ce poste de responsabilité que celle des salons et des antichambres.

Pourtant, cet article prouve que nous ne manquons pas de ressources humaines ni de femmes de tête et de coeur.

Hommage à ce médecin éveillé et courageux.




Mardi 7 mai 2013

LA FIN DE L'HOPITAL PUBLIC ?



Lettre ouverte du Dr Nicole Delépine

à Mme le Ministre de la Santé

contre l’asphyxie accélérée de l’hôpital





Madame la Ministre,

Médecin pédiatre depuis plus de 40 ans à l’hôpital public, j’ai fait la nuit dernière ce rêve étrange et pénétrant d’un hôpital qui soigne, accueille, aime, cajole, réconforte, améliore, soulage, répare le patient, du petit au plus âgé, du moins atteint au plus handicapé, du plus faible au plus armé pour la vie, du plus riche au plus pauvre, du plus fou au plus normal, de l’illettré au savant, du bien tonique au mourant.

Cet hôpital avait pour mission de soigner, guérir si on le pouvait et non pas de tuer .On n’avait pas encore imaginé la trouvaille de l’année 2013, formations multiples aux LATA, je vous le donne en mille : « limitations et arrêt de thérapeutiques actives ». Et les hérétiques qui n’accepteront pas ces nouvelles formes de « soins » seront jetés au feu comme tous les dissidents. Ils le sont déjà. Mais ce cri d’alarme contre l’euthanasie sera l’objet d’un autre plaidoyer qu’on ne peut limiter à quelques lignes.

Quand j’arrivai pour la première fois dans une grande salle commune de l’hôpital saint Antoine à Paris en 1965 en tant que stagiaire, je fus frappée par une grande chaleur humaine qui régnait malgré la promiscuité. La propreté aussi sautait aux yeux, le sol brillait ! Cela sentait bon l’eau de javel qui ne coutait pas cher et surtout l’amour diffusé partout. Chacun à son niveau se savait utile et ne mettait pas son ego à toutes les sauces.

La femme de ménage qu’on n’appelait pas encore technicienne de surface comprenait instinctivement l’importance de son office tant pour le confort que pour le bien des patients et leur guérison. On ne parlait pas de sécurité, mais elle existait et chacun en était garant. Le malade qui appelait trouvait un relais auprès du voisin pour interpeler l’aide-soignante qui ne se disait pas « attendez, je suis en pause » et ne se trouvait pas en salle de repos pour parler du dernier feuilleton télé avec les collègues. Pendant les heures de travail, on travaillait, c’est très bête évidemment et cette remarque me vaudra les gémonies de beaucoup, mais d’autres, à commencer par les patients seront d’accord avec moi pour dire que les infirmières dans le bocal (les locaux sont transparents quand des affiches multiples et variées n’ont pas cachées ce qu’on ne saurait voir..) cela suffit.

Sous prétexte de transmission, de tâches administratives, de préparations etc., le malade doit toujours attendre et attendre. Certes le nom de « patient » ne date pas d’aujourd‘hui mais quand on dépense 13 % du PIB pour la santé on pourrait espérer ne pas redescendre au Moyen âge. La multiplication des cases à cocher sur le papier puis sur l’écran, des formulaires à remplir a désinvesti les soignants, médecins inclus, pour lesquels le respect des règles qui seront contrôlées par les multiples audits a remplacé l’obsession du patient par celle de la « réglementation ».



Que s’est-il passé ? comment en est-on arrivé là ? Dans mon rêve, une grande salle commune, d’innombrables lits serrés les uns contre les autres, des mamans serrant dans leurs bras un enfant hospitalisé et des soignants à l’écoute, des patients accueillis même s’il fallait mettre un lit supplémentaire. Bêtement à l’époque, les soigner paraissait plus important que les accueillir en client comme au Hilton et les laisser dehors si l’hôtel était plein. Personne n’eut imaginé refuser les malades graves sous prétexte de normes de qualité, de sécurité, de responsabilité etc. Personne n’eut imaginé que quelques décennies plus tard ce serait le directeur d’hôpital qui aurait l’autorité pour « admettre » les patients et menacerait les docteurs de sanction s’ils voulaient accepter un malade en plus du quota prévu. Et quels moyens pour échapper à ce diktat puisque tout un réseau « sanitaire » a été mis en place pour empêcher les docteurs de soigner ! Les empêcheurs de soigner en rond, flattés de leur pouvoir sur les médecins qui les dominaient depuis des lustres (avant la tragique loi de 1991), ont été créés à tour de bras : surveillantes dénommées cadre de soin, de pôle, directeur de soins de l’hôpital et du groupe, directeur du site et du groupe, chef de pôle, président de la commission d’établissement etc. L’APHP a de plus le privilège d’avoir un « siège » fort qui double encore ces mêmes fonctions.

L’autoritarisme règne en maître avec des incohérences permanentes au sein des établissements. Comment expliquer les si nombreux brancards dans les couloirs des services d’urgence de l’APHP et le refus dans cette même institution d’un lit supplémentaire en oncologie pédiatrique un vendredi soir même si une chambre est libre ? L’autocratie aveugle, subjective et partisane règne partout sans respect de l’intérêt des malades, les grands oubliés des bureaucrates gestionnaires.

Comment résister à cette soviétisation destructrice de l’hôpital ? Le malade vient consulter un médecin, mais entre eux deux qui devraient pouvoir bénéficier d’un « colloque singulier », les interférences sont légion, érigeant un mur de Berlin, entraînant le désespoir voire le renoncement de trop d’entre nous (rappelons que les suicides de médecins et soignants sont beaucoup plus fréquents que dans la population générale et qu’à France Télécom). Les inquisiteurs nommés des Agences régionales de santé (ARS) font régner l’ordre, leur ordre ; et leurs capos, les directeurs d’hôpitaux et leurs subordonnés jouissent de leurs petites prérogatives.

Comment résister, protéger les patients ? Impossible d’où cette lettre ouverte, seule issue visible pour un simple médecin des hôpitaux en dehors de l’abandon, de la fuite, ou du suicide.

Un seul exemple : j’ai reçu la semaine dernière par mail un ukase de la cadre de pôle exigeant que les médecins de l’unité annulent à 13 heures les malades prévus dans l’après midi (certains venaient de province). Ces patients devaient être hospitalisés pour recevoir leur traitement de chimiothérapie dont chacun sait (ou devrait savoir) que le retard à l’administration entraine des pertes de chance de survie. Ce mail m’était adressé en tant que responsable de l’unité et également à neuf cadres impliqués par cette injonction de ne pas soigner.

Parmi eux au moins trois infirmières montées en grade, et qui en d’autres temps, eussent pris, pour quelques heures, le relais auprès des patients, de leurs subordonnés qu’elles sont censées encadrer. Quant au nombre d’administratifs qui se multiplient comme des petits pains, ils sont là pour gérer la pénurie (sauf la leur), imposer leur pouvoir qui satisfait leur ego et oublier le malade qui n’est qu’un gêneur encombrant.[1]




Mme la Ministre, en quarante ans l’hôpital fut détruit ! Que s’est–il passé ?

Comme le reste de la société à partir des années Reagan, Thatcher, et Mitterrand en France, l’argent devint roi, le modèle fut le golden boy et l’hôpital devint entreprise. Comment imaginer il y a quarante ans que les mutuelles assurances seraient cotées en Bourse… que les médecins seraient sommés de tenir compte de la tarification à l’activité pour prescrire des actes supplémentaires invasifs et souvent inutiles, et raccourcir ou allonger la durée d’hospitalisation des patients en fonction des bornes hautes ou basses de la classification sécurité sociale permettant de rapporter plus d’argent à l’hôpital (et de couter plus cher à la sécurité sociale) … cherchez la logique du système !

Ne croyez pas que j’exagère, tout le monde le sait maintenant ! Alors plutôt que de vous donner mille exemples[2] de cette dégénérescence de notre médecine au milieu de la destruction globale de la société, il me semble plus positif de vous proposer quelques sujets de réflexion voire quelques propositions susceptibles de redorer le blason de votre ministère et d’améliorer le sort des patients.

Madame la Ministre, n’ayant pas le loisir dans une simple lettre ouverte de vous proposer un programme de restauration du système de la santé en France, je me contenterai ici d’aborder trois problèmes cruciaux dont la solution transformerait déjà rapidement le climat, redonnant fierté, estime de soi aux médecins jusque-là stigmatisés, dévalorisés, déprimés, ainsi qu’à leurs incontournables alliés auprès des malades, toutes les catégories de soignants qui subissent les mêmes tracas.

1) S’attaquer sans complaisance aux conflits d’intérêt qui ruinent l’image des politiques, des experts et ruinent le budget de la Sécurité Sociale

Je vous proposerai donc de vous attaquer sans attendre aux conflits d’intérêt entre l’industrie pharmaceutique, la politique et les leaders d’opinion universitaires.

SI la population toujours désinformée par les médias n’en a peut-être pas pris la mesure, vous ne pouvez pas ignorer que l’affaire Cahuzac n’est que la face émergée de l’iceberg et que les rapports incestueux des décideurs sont fort partagés dans le milieu des premiers cercles du pouvoir. Monsieur Cahuzac, loin d’être une exception représente le mode de fonctionnement de nombreux décideurs. Nous vous le démontrerons si nécessaire, mais vous avez surement conscience comme moi qu’une grenade dégoupillée vous menace et qu’il serait plus raisonnable d’aborder tout de suite ce dossier brûlant avant qu’il n’explose. à moins que vous ne le puissiez ?

Les économies engendrées par un choix impartial, sans influence de lobbys, des médicaments recommandés et autorisés par les agences (ou mieux le ministère lui-même) permettraient des économies de plusieurs milliards d’euros annuels. économies du budget de la sécurité sociale soi-disant recherchées mais ces gisements évidents restent oubliés.

2) S’attaquer aux agences sanitaires multiples et variées source de gabegie, de paralysie et d’inefficacité.

Dans un deuxième temps, je vous ferai quelques propositions pour assainir le pouvoir de décision en santé curieusement accordé aux multiples et une agences qui se permettent de faire la pluie et le beau temps en votre nom sur la vie et la mort des hôpitaux ainsi que sur celles des patients en imposant leurs démarches thérapeutiques et en diabolisant les autres voies possibles.

Les économies rapidement obtenues par votre seule volonté politique seront la récompense au courage qu’il ne manquera pas de vous falloir pour affronter tous les bénéficiaires de ces petites combines organisées qui permettent aux hauts fonctionnaires de se recaser après un changement de gouvernement et aux fonctionnaires de bénéficier de salaires non limités dès lors qu’ils sont affectés hors du ministère.

3) Abrogation de la loi « Hôpital patients santé territoire » promulguée par vos adversaires politiques et que vous maintenez en l’état malgré les « promesses de campagne » du président Hollande qui s’appuie pourtant souvent sur celles-ci pour faire passer des lois qui divisent les Français. Pourquoi cette promesse est-elle oubliée ? Pourquoi ?

4) En conclusion, et avec ces quelques propositions que nous pourrions développer à votre demande, peut-être éviterions nous ensemble que notre hôpital public et nos patients ne subissent de fait une euthanasie au moins passive. Quant à la médecine de ville que vous maltraitez tellement pour des raisons qui paraissent obscures, ce sera l’objet d’une autre lettre probablement mieux rédigée par mes collègues qui la vivent tous les jours mais partagent avec moi cette sensation terrible de destruction rapide de notre système de santé malgré son coût faramineux, un des plus élevés du monde. Je vous conseille de suivre régulièrement leur actualité en consultant « les médecins ne sont pas des pigeons ». Cela vous permettra, Madame la Ministre d’éviter d’être coupée du monde réel comme le sont trop souvent les ministres. Je crains, Madame que vous n’y échappiez pas.

Je vous remercie de l’attention que vous ne manquerez pas de prêter à ces propositions raisonnables et rapidement applicables. Je vous adresse mes sentiments respectueux.



Dr Nicole Delépine

Pédiatre Oncologue

Responsable de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire Raymond Poincaré Garches AP/HP.






[1] Le livre des pr Debré et Even « avertissement aux malades, aux médecins et aux élus 2002 avait déjà mis en exergue cette extraordinaire multiplication des administratifs (détournant de plus des soignants médecins et infirmiers formés pour en faire des « cadres »)dans les hôpitaux bientôt constitué d’une armée de colonels sans soldats au front. La situation n’a fait qu’empirer avec la multiplication des agences sanitaires , la création des pôles , le regroupement des hôpitaux qui reconduisent les hiérarchies en rajoutant une couche supplémentaire. Les économies doublées d’une efficience meilleure sont faciles à trouver en supprimant purement et simplement ces échelons .


[2] Vous trouverez toutes sortes de témoignages de patients d’associations sur internet tous plus poignants le sens que les autres démontrant que les accidents et incidents hospitaliers ne sont plus à la marge mais bien le résultat de politiques successives de normalisation et accréditation au service de l’argent roi servi par tous ceux qui ont un temps bénéficié du système mais se voient rapidement rattrapé par l’affaire Cahuzac . Pas assez vite néanmoins.
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   09.05.13 14:53

C'est toute la société qui est malade...

Les problèmes actuels existaient déjà sous "le règne" de Jacques Chirac,puis Nicolas Sarkozy.

François Hollande ne pourrait pas refaire le monde même s'il le voulait !

Quant à certains ministres... ... ... ... ...
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   10.05.13 9:54

Je suis entièrement d'accord sur ce qui est dit.Pour avoir été présente aux soins intensifs voir une personne,plrs machines se sont mises à bipper,et là,le personnel en blouse blanche enfermé dans leur bocal de fumeur ont fini tranquilement tous leur cigarette avant de venir voir ce qui se passait!

Dans le commerce justement ,elles vont en pose maxi par 2,pour pas déserter les caisses vis à vis du client tjrs pressé.Pour l'arrêt maladie,il est assez rare dans ces lieues car trop de perte de salaire,même avec 40 de fièvre,ça travaille!C'est moins le cas dans certaines administrations,et même que certaines vont s'arranger pour prendre presque la totalité de ce qu'elles peuvent sur la durée où le salaire est maintenu à 100%.On a laisseé faire,le peu qu'on a voulu redresser dans les abus,est bien sûr très mal perçu,et donc la raison pour laquelle ils pètent un câble.Ils n'ont plus l'habitude de ces nouvelles cadences,et surtout n'acceptent pas ce commandement!
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   11.05.13 13:04

La santé pour tous, c'est maintenant ou jamais ?
Le Point.fr - Publié le 11/05/2013 à 12:22

Sihem Souid s'alarme des conditions d'accueil dans les services d'urgence des hôpitaux. Rien n'est fait pour le patient, regrette-t-elle.

Photo d'illustration. © Humbert Nicolette / Sipa
Par Sihem Souid






À la une du Point.fr



La santé pour tous, c'est maintenant ou jamais ?






La réalité est-elle en train de rattraper la fiction ? Laura Linney, l'héroïne de The Big C, la série télévisée diffusée sur Canal+, rappelait récemment que "The Big C montre le cauchemar administratif que représente le traitement de la malade, plus stressant que la maladie elle-même." On peut en effet se poser la question : le malade mourra-t-il bientôt d'épuisement administratif ? Les spécialistes l'ont souvent expérimenté : on ne guérit pas seulement grâce aux traitements et aux remèdes prescrits par les médecins. La psychologie joue aussi un rôle important dans l'amélioration de l'état de santé d'un patient. Si on prend l'exemple des urgences, la prise en charge des usagers est de plus en plus délicate. À Paris et en région parisienne, on slalome dans les couloirs entre civières et chariots, où les malades attendent, en plein courant d'air, qu'on viennent s'occuper d'eux, faute de médecins disponibles.

Le docteur Gérald Kierzek, urgentiste à l'Hôtel-Dieu et chroniqueur sur Direct 8, s'indigne de l'état de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) mais surtout que rien n'ait changé depuis l'ère de la rationalisation des dépenses et des moyens décrétée sous l'ex-président Sarkozy. "On continue la politique de fermeture de lits de médecine, alors que tous les urgentistes réclament des lits d'aval pour hospitaliser les malades. On parle de réforme des urgences et on ferme des services de proximité. On parle d'hôpital pour gens debout, alors que les patients sont de plus en plus âgés et polypathologiques." On ne saurait mieux dire la totale déconnexion entre orientations budgétaires et réalité médicale.

Aucune différence entre gauche et droite



De même, récemment, j'ai pu constater de visu l'état de certains locaux, comme ceux de l'hôpital Henri-Mondor, où on se serait cru dans un commissariat à l'abandon : salle de douche déplorable - le tuyau de douche défectueux ne permet même pas d'avoir de l'eau chaude -, une salle collective pour un service qui compte une trentaine de lits. Le personnel s'arrache les cheveux en raison du poids des procédures pour régler de simples problèmes qui handicapent fortement les relations entre le personnel soignant et les personnes hospitalisées. Les équipes acceptent toutes ces lourdeurs administratives, elles s'en accommodent sans se plaindre auprès des patients. Mais ces derniers ne peuvent pas comprendre que les conditions optimales ne soient pas réunies pour garantir leur guérison. Que de rapports sont pourtant parus sur les maladies nosocomiales ! Et, après chaque scandale, on passe à autre chose.


J'ai tout de même entendu que le personnel soignant ne voyait pas de différence entre la droite et la gauche au pouvoir. Ce constat, Kierzek le fait aussi : "Rien ne change. J'ai voté à gauche pour la première fois et je le regrette. L'énarchie de santé publique, qui régit le ministère de Marisol Touraine, rêve d'une médecine sans médecins, alors que les patients ont besoin de leurs médecins et de leurs hôpitaux. Il y a urgence à ce que le politique reprenne la main sur la technocratie." La santé pour tous, c'est maintenant ou jamais ?
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MessageSujet: Re: L'hôpital malade   11.05.13 13:15

Mais quelle dignité !



je n'ose pas écrire des sous-entendus évidents...

certains avaient peut-être raison...

comment pourrait-on légalser "une mort dans la dignité" si l'hôpital est un lieu d'indignité?

La poltique,c'est de la MERDE !
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