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 Politique et Sexualité

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MessageSujet: Le délit de racolage passif...   17.03.13 9:51


Najat Vallaud-Belkacem confirme vouloir abroger le délit de racolage passif

16 mars 2013 à 10:02

La ministre des Droits des femmes affirme que l'engagement de Hollande à abroger cette loi controversée sera tenu.

Par AFP

L’engagement de campagne de François Hollande sur l’abrogation du délit de racolage sera tenu, affirme dans un entretien publié samedi par Le Parisien la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, près de dix ans après le vote de cette loi controversée.

«Cet engagement sera tenu. Pour une raison simple : l’instauration du délit de racolage passif a fait des personnes prostituées des coupables, quand 90% d’entre elles sont des victimes de la traite des êtres humains», assure la ministre au Parisien/Aujourd’hui en France. «Pour échapper aux forces de l’ordre, elles se sont éloignées des centres-villes et des structures d’accompagnement, se retrouvant plus exposées aux violences», ajoute-t-elle, reprenant les arguments martelés par les associations depuis dix ans.

Le 18 mars 2003, la Loi de sécurité intérieure instituait le délit de racolage passif, pénalisant «le fait par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération». Tout contrevenant devenait passible de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.

«Abroger ce délit ne signifie pas l’impunité pour les proxénètes, au contraire, car nous faisons preuve de la plus grande fermeté contre les réseaux», affirme Vallaud-Belkacem. Selon la ministre, «au-delà de l’initiative ciblée du Sénat», le gouvernement souhaite «aboutir à un texte qui traitera de ces questions dans leur globalité».

La sénatrice EELV Esther Benbassa a déposé une proposition de loi sur l’abrogation du délit de racolage, qui sera débattue le 28 mars au Sénat. «Nous travaillons avec un certain nombre de parlementaires, de gauche comme de droite, afin que soit élaborée d’ici à l’automne une proposition de loi globale sur la prostitution et la traite» des êtres humains, précise la ministre, indiquant que la pénalisation du client est «une piste de réflexion parmi d’autres».

Le syndicat des travailleurs du sexe (Strass), qui regroupe des prostituées dite «indépendantes», appelle à une manifestation samedi à Pigalle pour demander l’abrogation du délit de racolage, à laquelle doivent se joindre des associations comme Aides ou Médecins du monde.
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MessageSujet: Politique et Sexualité   17.03.13 16:04

Handicap et sexualité : Le CCNE défavorable à "l’assistance sexuelle"

 
Handicap et sexualité : Avis du CCNELe Comité consultatif national d’éthique (CCNE) vient de rendre public son avis sur la question des assistants sexuels à destination des personnes handicapées. Une opinion motivée par des raisons d’ordre moral.


« Il ne peut être considéré comme éthique qu’une société instaure volontairement des situations de sujétion même pour compenser des souffrances réelles. » C’est ainsi que conclue le CCNE son avis sur la Vie sexuelle et affective des personnes handicapées. Une position ferme qui vient répondre aux demandes de certaines associations, réclamant une aide personnalisée pour répondre aux besoins des personnes handicapées.

Dans certains pays, comme l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, ou encore la Suisse, "l’aide sexuelle" est encadrée. Cet accompagnement peut consister à délivrer des caresses, faciliter l’accès et l’usage d’objets de plaisir ou encore avoir des rapports sexuels.
Si les associations établissent une distinction entre assistance sexuelle et prostitution, le CCNE considère, lui, « qu’il n’est pas possible de faire de l’aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du principe de non utilisation marchande du corps humain ».

« Favoriser les rencontres »

Pour pallier aux besoins sexuels, le CCNE recommande dans un premier temps de faciliter l’intégration des personnes handicapées dans la société ainsi que les rencontres. « Faire toute leur place à ces personnes est en effet une affaire collective dont chacun porte la responsabilité. Avant même de parler de la sexualité, c’est le regard échangé qui définit les possibilités de rencontres » rapporte l’avis.

Au-delà de l’engagement citoyen de chacun, le CCNE recommande néanmoins qu’une formation soit apportée aux professionnels du sanitaire et du social. Elle devra « avoir un côté "technique" comme par exemple faciliter le contact des personnes handicapées physiques, faciliter l’accès à des moyens mécaniques de satisfaction sexuelle ». Mais en aucun cas le comité n’envisage que des "contacts intimes" entre handicapés et professionnels soient envisagés, et réclame une grande vigilance sur ce point.

Une pratique pouvant mener à des dérives

Si l’avis est aussi ferme, au-delà de la question éthique que le débat soulève, c’est également à cause du risque de "dérives" possiblement consécutives à ces pratiques. « Il est apparu que l’aidant pouvait se trouver malmené même involontairement et la relation sexuelle devenir différente de ce qui avait été prévu contractuellement. » rappelle le CCNE avant de poursuivre : « Ont été évoqués également les situations d’abus de la part des aidants comme les chantages dont ils peuvent être eux-mêmes victimes ». Des risques qui amènent le comité d’éthique à penser que l’assistance sexuelle pour les personnes handicapées n’est en aucun cas « un geste comme un autre » et que « la complexité de ce qui y est mis en jeu oblige à entendre les questions dérangeantes sur la dignité, la vulnérabilité, et les limites de ce qui est éthiquement acceptable ».

"The Sessions", zoom sur la question de la sexualité chez les personnes handicapées

Alors que le débat s’annonce vif entre le CCNE et les différentes associations réclamant l’aide pour la sexualité des personnes handicapées, un film abordant ce sujet vient de sortir dans les salles obscures. The Sessions raconte l’histoire vraie d’un homme paralysé, Mark O’Brien (John Hawkes), à la recherche d’une compagne pour connaître ses premiers émois sexuels. Sa rencontre avec Cheryl (Helen Hunt), une assistante sexuelle, va lui ouvrir les portes de la sensualité, au-delà des barrières de son handicap.

The Sessions, de Ben Lewin, en salles depuis le 6 mars 2013.
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   20.03.13 16:36

il paraît que le CCNE n'a aucun pouvoir,vraiment aucun.
Comme il y a des divisions au sein de la majorité,ceux qui souhaitent une législation de l'assistance sexuelle peuvent espérer encore,à mon avis.
Il faut écrire aux différents membres du Gouvernement(puisqu'ils sont divisés entre eux),aux députés,au Sénat,à l'Assemblée Nationale... ... ...
Le résultat n'est pas garanti mais çà pourrait éventuellement les faire progresser!
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   20.03.13 18:20

"Assimiler l'assistance sexuelle à la prostitution est un faux débat"






Assimiler l’assistance sexuelle à la prostitution est un faux débat


© iStockphoto




Mercredi dernier sortait dans les cinémas français « The Sessions », long-métrage de Ben Lewin traitant du droit d'un poète et journaliste tétraplégique à une sexualité épanouie. Alors que les associations militant pour une assistance sexuelle à destination des personnes handicapées comptaient sur ce film pour demander la légalisation de cette activité, le Comité consultatif national d’éthique, déjà saisi en 2011 sur cette question, vient de rendre un avis négatif. Une décision « navrante et rétrograde » pour Pascale Ribes, présidente de l'association Ch(s)ose. Terrafemina : Qu’entend-on par assistance sexuelle ?

Pascale Ribes : L’assistance sexuelle consiste à prodiguer une attention sensuelle, érotique voire sexuelle à une personne en situation de handicap, incapable d’accomplir seule les gestes nécessaires. Il s’agit de personnes n’ayant accès ni à leur corps ni à celui d’autrui. Cela peut aussi bien concerner une personne lourdement handicapée ou un couple dont les deux membres ont besoin d’une aide extérieure pour être allongés l’un à côté de l’autre ou mettre la main de l’un sur le corps du partenaire.
Bien sûr, l’assistance sexuelle n’est pas la panacée mais ce doit être une possibilité pour les personnes handicapées, si elle est librement consentie. Cette activité doit faire partie d’un maillage de réponses dont l’objectif est d’aider ces personnes à se reconnecter avec leur propre corps et de leur permettre d’expérimenter la sexualité.

Tf : Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu un avis négatif à la légalisation de cette activité en France. Que pensez-vous de cette décision ?

P. R. : Je trouve cette décision navrante, rétrograde et très moralisatrice pour les pays qui autorisent cette activité. C’est un avis décalé par rapport à notre époque, sans aucune nuance et dans le cliché le plus total. Le Comité ne reconnaît la dimension fondamentale de la sexualité que dans le cadre d’un couple normé. Il concède le fait que les personnes lourdement handicapées sont prisonnières de leur corps, mais ne leur propose rien d’autre que de rester dans leur frustration. Pour faire face à cet état, le CCNE suggère de mieux former le personnel médico-social et de développer l’accessibilité. Mais dans quel but ?

Tf : Que répondez-vous aux personnes qui considèrent que l’assistance sexuelle s’apparente à du proxénétisme ?

P. R. : L’assistance sexuelle est souvent assimilée à la prostitution ou au proxénétisme, mais c’est un faux débat. Selon sa définition, la prostitution est le fait de se livrer à des actes de nature sexuelle contre rémunération. Certes, l’assistance sexuelle entre dans ce cadre, mais il s’agit là d’une définition juridique, donc très large, qui ne rend pas compte des réalités quotidiennes. Quoi qu’il en soit, la prostitution n’est pas interdite en France, contrairement au proxénétisme, c’est-à-dire à la mise en relation entre un travailleur du sexe et son client. C’est justement la raison pour laquelle nous demandons qu’une exception à la loi soit faite.

Tf : Vous avez écrit une lettre ouverte au président François Hollande en février dernier. Avez-vous reçu une réponse ? Finalement, que demanderez-vous si vous êtes reçus ?

P. R. : Nous avons adressé cette lettre à François Hollande pour lui rappeler ses promesses. En avril dernier, en pleine campagne présidentielle, il s’était déclaré prêt à ouvrir le débat sur l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap, dans une interview au magazine « Faire Face ». Après avoir été renvoyés vers la ministre de la Santé puis vers la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, nous avons été réorientés par le Président lui-même vers Marisol Touraine.
Nous avons donc bon espoir d’être reçus cette fois-ci afin de demander le lancement d’un débat public avec toutes les parties prenantes. Nous souhaitons également la création de services d’accompagnement à la vie affective et sexuelle impliquant la formation pour le personnel, l’aide à la formulation de la demande et la mise en relation pour les personnes handicapées. Le service que nous imaginons serait bien sûr encadré et les pratiques supervisées afin d’éviter les dérives. Ce cadre favoriserait la déontologie car, bien qu’interdite en France, l’assistance sexuelle se pratique sous le manteau.
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   21.03.13 11:15

ESSONNE
UNE ASSISTANCE SEXUELLE VA ETRE PROPOSEE AUX PERSONNES HANDICAPEES
SANTE - Ce service est toujours illégal en France, mais le conseil général
de l'Essonne souhaite tout de même l'imposer dans le département...



C’est illégal en France, mais le conseil général de l’Essonne voudrait mettre
en place un véritable service d’assistance
sexuelle aux personnes handicapées
, rapporte Le Parisien ce jeudi.

Cet «éveil à la sexualité», effectué dans le cadre des services
d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), ne s’adresserait qu’aux «personnes
lourdement handicapées qui n’ont pas la maîtrise de leur corps», a précisé au
quotidien Jérôme Guedj, le président socialiste du conseil général de l’Essonne.
Ce dernier sera cependant obligé de rendre ce service gratuit pour ne pas que
cela soit considéré comme de la prostitution. «La relation tarifée est bannie»,
a-t-il insisté.

Les associations satisfaites


Cette initiative est saluée par les associations d’aide aux handicapés.
«Qu’une collectivité dépasse ainsi les tabous et tente de répondre à la
problématique, c’est très encourageant», a déclaré au Parisien la
vice-présidente de l’Association des paralysés de France, Pascale Ribes.

Le débat sur l’assistance sexuelle aux handicapés fait
toujours rage en France
, alors que d’autres pays l’ont rendu légale comme
les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Danemark, de même que certains Etats
américains. La semaine dernière, le Comité national consultatif d'éthique a
rendu un avis défavorable à la mise en place d’un service d’assistants
sexuels.


Corentin Chauvel
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   21.03.13 11:22

Il faut continuer à bombarder de courriers l'Elysée,Matignon,l'Assemblée Nationale,le Sénat...
Faire de même pour une euthanasie choisie et un droit au suicide assisté.
Il s'agit d'acquérir le maximum de droits.
Car on ne sait pas quel sera le gouvernement suivant... ... ... ... ...
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   21.03.13 11:38

L'Essonne veut réfléchir à un statut d'«assistant sexuel»

21 mars 2013 à 11:


Le président du département souhaite concevoir un service public de l'assistance sexuelle aux handicapés, en le distinguant strictement d'une forme de prostitution.


Par AFP
Libération
Le conseil général de l’Essonne va engager une réflexion «sur la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap» dont une des pistes serait la création d’un statut «d’assistant sexuel», a-t-il indiqué jeudi. «On s’occupe de l’accès aux transports, au droit au logement mais cet accès à la sexualité est un impensé total», a indiqué à l’AFP Jérôme Guedj, le président (PS) du département.




«Nous souhaitons réfléchir à un cadre éthique et juridique pour cette mission complémentaire de l’accompagnement des personnes handicapées (...) On ne ferme pas le débat et le champ du possible est ouvert», a affirmé Guedj, qui se défend d’encourager toute forme de prostitution. «Ce n’est pas de la prostitution, je suis opposé à la marchandisation du corps. Ce n’est pas un service public de prostitués.»
Le lancement de cette réflexion doit être entériné lundi à l’occasion de l’adoption par la collectivité du schéma départemental en faveur des personnes handicapées qui prévoit une fiche-action intitulée «promouvoir les réflexions et les actions en faveur de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap».
Début avril, un groupe de travail avec des associations et des juristes devrait être constitué, et des voyages d’études notamment en Suisse et en Belgique, sont prévus. Les conclusions de cette réflexion ne devraient pas être connues avant la fin de l’année. Dans un communiqué commun avec le conseil général de l’Essonne, l’Association des paralysés de France (APF), a appelé «à ne pas fermer le débat sur l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap».
Dans un avis rendu public le 12 mars, le Comité national consultatif d’éthique (CCNE) a émis un avis défavorable aux assistants sexuels pour les personnes handicapées promus par certaines associations. Légales dans certains pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse et le Danemark, l’aide sexuelle peut aller de l’assistance érotique aux caresses, contact corps à corps jusqu’au rapport sexuel. Délivrer un service sexuel à la personne handicapée entraîne des risques important de dérives, relève le CCNE en rejetant tout «angélisme». En France, servir d’intermédiaire entre une personne qui se prostitue et une autre qui a recours à ses services, relève du proxénétisme.
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   22.03.13 10:42


Le PS monte au créneau contre l'assistanat sexuel pour les handicapés

Par LEXPRESS.fr, publié le 22/03/2013 à 10:02


La député PS de l'Essonne, Maud Olivier, est montée au créneau pour protester contre une réflexion de son département sur la vie sexuelle des personnes en situation d'handicap. Dans un communiqué posté sur son blog, elle affirme que l'assistanat sexuel est une forme de prostitution.

Le PS monte au créneau contre l'assistanat sexuel pour les handicapés
ESSONNE - Les féministes décrient la mise en place d'un statut "d'assistant sexuel" pour les handicapés, redoutant une nouvelle forme de prostitution.

afp.com/Joel Saget



La députée PS de l'Essonne Maud Olivier s'est insurgée jeudi contre la proposition du conseil général de son département d'engager une réflexion "sur la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap", y voyant une "forme de prostitution".

Le département de l'Essonne a relancé jeudi une proposition très controversée: réfléchir à la mise en place d'un statut "d'assistant sexuel" pour les personnes handicapées, un projet décrié par les féministes, qui redoutent une nouvelle forme de prostitution.

"Une réflexion doit être menée et des actions lancées. Mais répondre d'emblée à l'isolement et aux souffrances des personnes handicapées par un service de nature sexuelle ferme le débat et porte atteinte à la dignité des personnes handicapées", estime Mme Olivier, députée de l'Essonne et conseillère générale chargée de la lutte contre la discrimination et de la promotion de l'égalité.

"Un ghetto sexuel"

"C'est une mauvaise solution qui enfermerait les personnes handicapées dans un ghetto sexuel, en évacuant les questions véritablement posées: le regard de la société, l'accessibilité, le respect de la vie intime et privée des personnes handicapées qui vivent en institutions", écrit-elle dans un communiqué.

"L'assistanat sexuel est une forme de prostitution", selon cette élue. "Plus que la satisfaction d'une pulsion, les personnes souffrant d'un handicap ont, au même titre que toute personne valide ou non, un besoin beaucoup plus large d'une vie sexuelle découlant d'une relation affective", considère-t-elle.
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   25.03.13 13:50

L'Essonne n'évoque plus le concept d'«assistant sexuel» pour handicapés

25 mars 2013 à 13:20


Pour le Conseil général, il est en revanche toujours question de former les professionnels de la santé à «l'accompagnement dans la sexualité des personnes lourdement handicapées».


Par AFP
Libération
Le conseil général (PS) de l’Essonne a voté lundi le lancement d’une «réflexion sur la formation des professionnels» pour la sexualité des personnes handicapées, supprimant la notion d’assistants sexuels, controversée au sein même de la majorité départementale.




Le conseil général de l’Essonne a voté lundi, dans le cadre du schéma départemental en faveur des personnes handicapées, le lancement d’une «réflexion sur la formation des professionnels (...) aux enjeux de l’éveil et de l’accompagnement dans la sexualité des personnes lourdement handicapées». L’amendement voté précise que ces notions doivent «être définies et posées dans un cadre éthiquement et juridiquement acceptable, ce qui exclut d’emblée toute forme de prostitution et de marchandisation du corps».
La conseillère générale (FDG) Marjolaine Rauze, rapporteur du projet, a évoqué un «sujet encore tabou, il faut qu’il soit discuté». Pour le président (PS) du conseil général de l’Essonne Jérôme Guedj, qui milite pour un débat sur le sujet, le recours à des relations tarifées «est absolument exclu».
La députée PS de l’Essonne Maud Olivier, également conseillère générale déléguée chargée de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité, qui s’était insurgée contre cette proposition, s’est dit satisfaite «que le paragraphe (faisant référence à des assistants sexuels) ait été supprimé». Mettant en avant «la question du travail des soignants et soignantes», elle est «pour la réflexion, mais je veux qu’il soit indiqué qu’il n’y aura pas de recours à l’assistanat sexuel».
Le conseiller général (PS) Michel Berson, prédécesseur de Jérôme Guedj à la tête du département, précisant qu’il ne votera «jamais une loi légalisant le statut d’assistant sexuel», a regretté que l’amendement voté fasse «appel à une notion très vague, qui est le cadre juridiquement et éthiquement acceptable».
«C’est un vrai sujet qui ne doit pas être traité comme vous l’avez fait», a lancé à Jérôme Guedj la conseillère générale (UDI) Marianne Duranton, dénonçant une médiatisation importante. Pour le conseiller général (NC) Nicolas Schoettl, il faut «rendre cette réflexion là où elle devrait être menée, c’est-à-dire à l’Assemblée nationale».
Le Comité national consultatif d’éthique (CCNE) a émis un avis défavorable aux assistants sexuels pour les personnes handicapées, relevant des risques importants de dérives. Le comité préconise toutefois une formation des personnels soignants et éducatifs à la sexualité des patients. En France, servir d’intermédiaire entre une personne qui se prostitue et une autre qui a recours à ses services, relève du proxénétisme.
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MessageSujet: Re: Politique et Sexualité   09.04.13 12:52

Médiapart
The Sessions et le CCNE


13 mars 2013 Par Marcel Nuss

J’ai regardé The Sessions de Ben Levin. J’avoue que j’avais des craintes sur la forme, connaissant la propension américaine au pathos et au sentimentalisme mièvre. Cependant, contrairement à certains critiques cinématographiques, pas du tout au fait de la réalité du terrain dans le domaine du handicap, je n’ai pas relevé ce dérapage. Du moins ça ne saute pas aux yeux, ça ne nuit donc pas à la portée du film, à la profondeur de son message. Loin de là. Ce qui nuit bien davantage c’est que la Fox en a fait une distribution minimaliste indigne d’un tel film ; pire, il est diffusé dans nombre de salles d’art et d’essai inaccessibles à des personnes en fauteuil roulant électrique ! Ce qui est scandaleux. Et que font les ministres de la culture et chargée des personnes handicapées ?
J’ai vu un film à voir absolument. D’une justesse rare sur le fond. Avec un acteur, John Hawkes, qui est impressionnant dans ce rôle de composition – néanmoins, je déplore que l’on n’ait pas choisi un acteur en situation de handicap (car il y en a) ; on n’imaginerait plus un acteur blanc tenant le rôle d’un personnage noir (depuis Le joueur de jazz) et inversement, donc pourquoi mettre un acteur musclé pour jouer le rôle d’un homme au corps difforme et aux muscles hypertrophiés… Helen Hunt est également très bien dans son rôle de thérapeute/assistante sexuelle. Ce film est parfait pour comprendre la problématique et les enjeux de l’accompagnement sexuel, il va beaucoup plus loin que Hasta la Vista, pourtant déjà interpellant.
Intouchables est une bluette en comparaison de ces deux films. Malheureusement, si Intouchables a fait un tabac, The Sessions va faire un gros flop. Comme Hasta la Vista, sorti dans la foulée d’Intouchables, et tout aussi injustement ignoré par le grand public et la plupart des professionnels du médico-social. Il est vrai que ces deux films abordent un sujet autrement plus épineux que le quotidien d’un « handicapé riche » : la sexualité des personnes « handicapées ». Dans Intouchables la seule référence à la sexualité est cette scène où le personnage principal se fait masser (masturber ?) l’oreille par une prostituée. La scène dure quelque seconde, pas suffisamment pour interpeller et interroger les spectateurs néophytes, il n’empêche c’est un fait : on peut faire jouir une personne tétraplégique en lui massant l’oreille ou le cou, entre autres.
Mais vous avez entendu Mmes Touraine et Carlotti s’en offusquer ? Vous les avez entendues réagir ? Que dalle. Après la bronca suscitée par le « mariage pour tous », faut surtout pas faire de vagues supplémentaires. De toute façon, la politique du handicap n’est pas une priorité à gauche, et encore moins de ce gouvernement. Crise oblige ? Évidemment. Au fait, que peut-elle bien mettre à son actif de révolutionnaire et de transcendant depuis qu’elle est en poste ? Nada. Des clopinettes, des actes de présence politico-politiques. Elle a le salaire et les avantages d’une ministre, sans en avoir les compétences en matière de handicaps, je le crains ; comme celles qui l’ont précédée à ce poste (bizarrement très féminin). Pas grave. François Hollande, comme ses prédécesseurs à lui, fait primer dans son gouvernement le clientélisme et la gestion des susceptibilités à une recherche d’efficacité et de réelles connaissances de la chose gérée.
Et puis, avec la position péremptoire prise d’emblée par la ministre des Droits de la Femme, Najat Vallaud-Belkacem, en faveur de l’éradication de la prostitution, on savait à quoi s’en tenir pour l’avenir de l’accompagnement sexuel en France, où le droit-liberté est très relatif dans certains domaines.
Il n’est pas non plus inutile de rappeler que François Hollande, dans une interview accordée à la revue Faire Face,en avril 2012, avait déclaré, en parlant de l’accompagnement sexuel : « Nous devons d’ailleurs mener ce débat, regarder ce qui se passe dans d’autres pays, sans préjugés. » Vous avez entendu quelque chose ? La moindre esquisse de frémissement qui pourrait laisser entrevoir le début d’un débat politique à l’échelon national ? François Hollande est le président des promesses qui ne mangent pas de pain mais affament la France du bas, la laisse croupir dans sa misère par manque de courage et d’inventivité. C’est fou ce qu’on est capable de promettre pour occuper le poste suprême et même pour des postes bien moins prestigieux ; très souvent, le pouvoir n’a pas de prix, pas de morale (mais ça ça ne dérange personne) et pas d’états d’âme.
Le débat sur l’accompagnement sexuel n’est pas prêt d’être à l’ordre du jour. Parler de « sexe pour tous » donne de l’urticaire à beaucoup de monde rien que d’y penser… Et ce n’est pas le Conseil Consultatif National d’Éthique (CCNE) qui va dire le contraire. Le 11 mars, il a rendu public son avis sur une question posée par Roselyne Bachelot en… juin 2011 (mieux vaut tard que jamais), bien que ce rapport soit finalisé depuis le 27 septembre 2012 (http://www.ccne-ethique.fr/upload/avis_118.pdf) !
Comme prévu les vieux « sages » ont donné un avis défavorable à la légalisation de l’accompagnement sexuel. Ils préfèrent conseiller de « promouvoir la formation des personnels soignants et éducatifs tant sur la question de la sexualité que sur le questionnement éthique et de se préoccuper de leur soutien. Cette formation doit avoir un côté "technique" comme par exemple faciliter le contact des personnes handicapées physiques, faciliter l’accès à des moyens mécaniques de satisfaction sexuelle. Elle doit déboucher sur une éducation adaptée à la spécificité de chacun, dans le respect de son intimité et de son souci de discrétion. » Ce qui est un vœu pieux quand on connaît la réalité du quotidien en milieu institutionnel, voire à domicile. Ainsi, des couples de personnes « handicapées » sont régulièrement séparés dans certains établissements et on appelle cela « faciliter le contact »… On refuse de mettre des lits doubles dans les chambres de certains « lieux de vie » ou de certaines maisons de retraite et on appelle cela « faciliter le contact ». On a de l’humour au CCNE. Tout comme on préconise de « faciliter l’accès à des moyens mécaniques de satisfaction sexuelle », ben voyons ! Tout le monde sait que cela se pratique couramment dans le milieu du handicap, qu’il n’y a pas de milieu plus ouvert dès qu’on aborde le sujet de la vie affective et sexuelle des personnes accompagnées, surtout sexuelle. Nombre d’aidants refuse d’effectuer le « simple » geste de poser la main d’une personne « handicapée » sur le bas-ventre de cette dernière, afin qu’elle puisse se masturber elle-même, par « éthique » personnelle, moralisme exacerbé et/ou parce qu’ils ou elles sont mal dans leur sexualité, leur rapport à leur propre corps et à celui des autres. Quant au « respect de son intimité et de son souci de discrétion », je conseillerais aux membres du CCNE et du gouvernement d’aller faire un tour dans certaines maisons de retraite et dans des institutions pour adultes « handicapés ». Rien de plus horripilant que tous ces gens qui décrètent, analysent, pontifient et parlent de ce qu’ils ne connaissent pas. C’est facile de conduire quand on ne met pas la main dans le cambouis du moteur social.
D’autre part, le CCNE estime que ce n’est pas « éthique qu’une société instaure volontairement des situations de sujétion même pour compenser des souffrances réelles. Le CCNE considère qu’il n’est pas possible de faire de l’aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du principe de non utilisation marchande du corps humain. » Mais de quelle sujétion parle-t-on ? Qui assujettit qui dans cette affaire ? Où est l’utilisation marchande alors que nous sommes clairement entre personnes consentantes, volontaires et responsables (lorsqu’il s’agit d’une personne « handicapée physique »). C’est l’argument bateau et massue par excellence. Une référence implicite et indirecte à la prostitution. Les escorts sont des hommes et des femmes qui savent parfaitement ce qu’ils et elles veulent. Idem pour les personnes « handicapées physiques » qui font appel à ces professionnels ou à des assistants sexuels. La rencontre est contractuellement très claire. Il n’y a pas de lézard. Cela étant, le risque zéro n’existe pas et n’existera jamais. Faire de l’escorting ou faire appel à des escorts implique un certain risque. Tout comme il y a un risque à être accompagné au quotidien par des aidants maltraitants et/ou malhonnêtes ; faut-il pour autant cesser de se faire accompagner et préférer crever à petit feu d’inanition ? En fait, un des problèmes de notre culture réside dans l’incapacité de regarder les personnes « handicapées physiques » comme des personnes responsables, donc citoyennes à part entière. Ce sont d’abord et encore de « pauvres handicapés ».
Enfin, la conclusion est qu'il « semble difficile d’admettre que l’aide sexuelle relève d’un droit-créance assuré comme une obligation de la part de la société et qu’elle dépende d’autres initiatives qu’individuelles ». Effectivement, à mon sens, l’accompagnement sexuel ne devrait pas relever d’un droit-créance, ce n’est pas à l’État d’imposer quoi que ce soit dans ce domaine qui s’inscrit spécifiquement dans le cadre d’un droit-liberté. Rien n’est plus intime, donc personnel, que la vie affective et sexuelle d’une personne, qu’elle ait ou non un handicap. En revanche, afin qu’il y ait « initiatives individuelles », encore faut-il que l’État fasse voter une exception à la loi sur le proxénétisme et/ou reconnaisse le métier d’assistant(e) sexuel(le)… Puisque c’est cet article du code pénal qui maintient dans la clandestinité l’accompagnement sexuel en France. Mais cela nécessiterait de facto de changer le regard sur la prostitution…
Personnellement, je pense qu’il faut que la prostitution soit reconnue comme une profession à part entière, avec une protection sociale et juridique, pour que ces personnes puissent travailler librement et sans être exploitées – même s’ils sont minoritaires, tous les professionnels du sexe ne sont pas exploités contrairement à ce que d’aucuns se plaisent à affirmer avec leur vision dogmatique de cette profession, toutes les femmes et tous les hommes qui exercent ce travail très spécifique ne perdent pas leur dignité en vendant leur corps. Il faut changer les mentalités, comme on vient de le faire dans le cadre du « mariage pour tous », afin que le mot « prostitution » ne soit plus stigmatisant.
Par parenthèse, aux yeux des opposants à l’accompagnement sexuel, je suis considéré comme étant pour la prostitution, ce qui est faux, je suis farouchement pour le respect de la liberté, des libertés, tant qu’elles se vivent dans le respect du prochain, ce qui n’est pas la même chose ; je ne suis pas forcément non plus toujours pour l’avortement mais c’est un choix que je respecte car il ne m’appartient pas. Cette dichotomie manichéenne m’insupporte.
Anne-Marie Dickelé, rapporteur de cet avis n°118, dans les interviews parle « d’éviter les dérives ». Mais de quelles dérives s’agit-il ? En Hollande (où ça existe depuis 1980), Suisse, Allemagne, Danemark ou aux États-Unis, on n’a jamais constaté de dérives graves, sinon l’accompagnement sexuel aurait été interdit depuis longtemps. Cependant, évidemment, on n’aborde pas dans ce rapport, ni Madame Dickelé dans ses propos, le problème autrement crucial des abus sexuels voire des viols que subissent ou ont subi, en France, près de 80 % des femmes en situation de dépendance et un très grand nombre d’hommes également. On n’aborde pas davantage le problème de la santé sexuelle dans ce rapport, comme le fait très justement remarquer l’association CH(S)OSE dans un communiqué de presse (http://www.reflexe-handicap.org/media/00/00/374125499.pdf).
D’ailleurs, pour éviter ces « dérives », les défenseurs de l’accompagnement sexuel ont prévu des formations et des formations continues adaptées pour les postulants à l’accompagnement sexuel, ainsi qu’un encadrement très soucieux du bien-être et de la protection de tous les protagonistes.

Cela dit, il faut bien reconnaître que les défenseurs de l’accompagnement sexuel se sont tirés une balle dans le pied en prétendant mordicus – et j’en ai fait partie pendant longtemps – que l’accompagnement sexuel, ce n’est pas de la prostitution ou encore que l’accompagnement sexuel doit être réservé aux personnes dans l’incapacité de se toucher, de se caresser et de se masturber.
Alors que l’accompagnement sexuel, d’un point de vue juridique, relève de la prostitution, aussi spécialisée soit-elle, et que, depuis toujours, des personnes « handicapées » ayant l’usage de leurs membres supérieurs bénéficient d’un accompagnement sexuel, fort logiquement et justement au vu de leur situation et de leurs conditions d’existence difficile voire déplorable. Pourquoi ne pas appeler un chat un chat ? Le film The Sessions est sans ambiguïté sur ce point. La thérapeute/sexologue, bien que mariée et mère de famille, a des rapports sexuels tarifés avec son client « handicapé », que ce soit à but thérapeutique ou non n’y change rien, dans notre juridiction, c’est de la prostitution. Le problème réside dans la stigmatisation de la prostitution en général, et dans le refus de reconnaître la prostitution volontaire et libre de toute exploitation. Car, à mes yeux, si marchandisation il y a, c’est dans la prostitution mafieuse, esclavagiste et maltraitantes, pas dans cette prostitution minoritaire, volontaire et libre. La France est sclérosée par un moralisme dogmatique antidémocratique et antirépublicain.
Enfin, avec le recul, je pense que c’était une erreur de demander une compensation financière à l’État pour prendre en charge, même partiellement, le coût d’un accompagnement sexuel. Oui, un accompagnement sexuel est cher au regard des ressources de la majorité des personnes en situation de handicap. Mais l’accompagnement sexuel relève d’un choix personnel très intime et tout choix, que l’on ait un handicap ou non, a un coût. Donc, dans la situation économique actuelle, ne serait-il pas plus judicieux de mettre cette revendication de côté, au moins provisoirement ? Oui, avec une AAH à moins de 800 €, il est difficile de s’offrir un accompagnement sexuel de façon régulière, mais une personne vivant avec le RSA (un peu plus de 400 €) ne peut pas non plus se permettre d’aller chez une prostituée ou un prostitué, alors qu’il souffre de misère affective et sexuelle (comme plus de 3 millions de Français, je le rappelle).
Nous, personnes « handicapées », revendiquons d’être reconnues comme des citoyens à part entière et, à ce titre, d’avoir les mêmes droits et les mêmes chances que tout Français, ce qui n’est que justice. Mais dans ce cas, n’y a-t-il pas parfois des positions contradictoires indéfendables ? La frustration des personnes en situation de dépendance vitale est-elle plus importante, plus insupportable que celle de ces 3 millions de Français « valides » qui en souffrent aussi, quand bien même ils et elles ont leurs membres supérieurs pour se toucher, se caresser et se masturber ? Non, car un nombre croissant de personnes, « handicapées » ou non, sont très mal psychologiquement, mal dans leur peau et dans leur tête, mal dans leur vie et dans leur travail. Tellement mal que ces personnes sont incapables de se faire du bien sans une aide extérieure et, parmi ces aides, l’accompagnement sexuel en est une.
Comme on le voit dans le film The Sessions, en travaillant sur l’estime de soi et la confiance en soi, l’accompagnement sexuel permet à la personne en situation de handicap d’oser être et donc d’être à nouveau en capacité de créer du lien. Pour le personnage du film, cela se concrétise par une rencontre amoureuse qui nourrira les dernières années de sa vie. Mais ce qui est vrai pour les personnes « handicapées » l’est également pour toute personne étant dans le même état de « délabrement » psychologique et sexuel.
Les opposants à l’accompagnement sexuel ont jubilé en prenant connaissance de l’avis défavorable du CCNE. Ils ont gagné une bataille bien pitoyable, bien peu glorieuse. Mais ce n’est pas fini. Si le mariage pour tous a été très justement légitimé, l’accompagnement sexuel, et une certaine prostitution, seront tôt ou tard reconnus.
Personnellement, je n’aurai de cesse tant que je serai vivant de défendre le droit-liberté. Je refuse cette hypocrisie et ce dogmatisme franco-français discriminatoires et déshumanisants, dans tous les domaines mais particulièrement dans celui de la sexualité.
Dans cette optique, j’ai l’intention de revenir sur le terrain à ma façon…
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