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 FRANCOIS HOLLANDE et les médias

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MessageSujet: François Hollande le 14 juillet 2012   14.07.12 20:31

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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   14.07.12 20:58

14 juillet 2012
Interview du 14-Juillet : le « hollandisme » à l’état pur
"Le changement, c'est maintenant", disait-il pendant la campagne. Deux mois après son entrée à l'Elysée, François Hollande a voulu dire aux Français que lui, en tout cas, n'avait pas changé. Ni changement de cap, ni changement de méthode, ni changement de style : pour sa première interview télévisée un 14-Juillet, le chef de l'Etat n'a pas surpris. Face à Claire Chazal, de TF1, et Laurent Delahousse, de France 2, François Hollande a fait... du pur François Hollande.

Faire du François Hollande, c'est d'abord s'en référer de façon appuyée à l'héritage laissé par la droite. Certes, deux mois et une semaine se sont écoulés depuis l'élection présidentielle, un nouveau gouvernement a été nommé et une nouvelle majorité a été élue à l'Assemblée nationale. Mais le nouveau président de la République affiche toujours ce souci : rappeler le legs - il n'a pas dit le fardeau, mais c'est ce qu'il pense - dont il a hérité.

Il l'a fait en évoquant le dossier PSA et la façon dont l'annonce du plan a été, selon lui, différée ("il y a eu mensonge et report après les élections"). Il l'a fait ensuite en citant trois chiffres - ceux de la dette, du chômage et du déficit du commerce extérieur - qui résument à ses yeux le bilan de la droite au pouvoir et les contraintes qui pèsent dorénavant sur lui. Il l'a fait enfin en se référant au récent rapport de la Cour des comptes qui, a-t-il dit, exige de "combler les impasses de nos prédécesseurs".

Cette méthode est habile. Politiquement, elle est néanmoins de plus en plus risquée : combien de temps les Français continueront-ils de dédouaner leur nouveau président de la République des difficultés qu'ils rencontrent en les imputant à son prédécesseur ? Le plus longtemps possible, semble espérer l'intéressé.

Faire du François Hollande, c'est ensuite raviver de façon subliminale le souvenir de Nicolas Sarkozy. L'ex-chef de l'Etat avait supprimé l'entretien télévisé du 14-Juillet ? Eh bien lui l'a rétablie. L'ancien président se faisait interviewer à l'Elysée ? Eh bien le nouveau s'y refuse et a choisi l'hôtel de la Marine pour s'adresser aux Français. Ce choix n'était pas seulement dicté par la géographie en raison de la situation de l'édifice place de la Concorde, à quelques dizaines de mètres du point d'arrivée du défilé militaire du 14-Juillet. Il était aussi éminemment symbolique : pour François Hollande, ce fut une façon de dire que, contrairement à ce qu'avait envisagé un temps Nicolas Sarkozy, le bâtiment restera bel et bien la propriété de l'Etat, même après le déménagement de l'état-major de la marine.

Au-delà de la mise en scène, le texte lui-même continuait, ce samedi, de fleurer bon l'antisarkozysme. Quand François Hollande dit : "je ne veux pas décider de tout, tout seul", il ajoute opportunément en fin de phrase : "c'est fini". Quand il assure que "le président ne se mêlera pas de la vie de son parti", il ne peut s'empêcher cette clausule : "ça, c'est terminé". Là encore, une question se pose : dans quelle mesure les Français peuvent-ils se satisfaire d'un président qui semble définir sa façon d'exercer le pouvoir principalement à partir du contre-exemple fourni par son prédécesseur ? Combien de temps l'anti-modèle peut-il servir de repoussoir ? De ce point de vue, Nicolas Sarkozy ne fait peut-être pas un cadeau à son successeur en désertant la scène politique et médiatique.

Faire du François Hollande, c'est enfin aborder les problèmes de façon très singulière, en douceur plutôt qu'en force. Durant l'interview, une petite phrase résumait cela : le président de la République, a-t-il dit, "doit être un facteur d'apaisement, de conciliation, de compromis".

De cet axiome découlent plusieurs choses, et d'abord une méthode : celle de la "concertation". Eprouvée cette semaine à la faveur de la conférence sociale qui a rassemblé le gouvernement et les partenaires sociaux, elle sera bientôt remise à l'honneur : c'est dans cet esprit, par exemple, que devra travailler Lionel Jospin à la tête de la commission sur la moralisation de la vie politique dont le chef de l'Etat a annoncé ce samedi la mise en place. Sur les dossiers que la commission aura à aborder (cumul des mandats, financement de la vie politique, conflits d'intérêts), "tous les partis politiques seront consultés", a promis le président.

Si l'apaisement passe par la promesse de l'écoute et le préalable de la négociation, il suppose aussi autre chose : ne pas heurter. Sur ce plan aussi, François Hollande a fait, samedi, du Hollande à 100 %. A une question sur le gel des traitements des fonctionnaires, il a refusé d'annoncer "une punition". A une autre sur la façon dont il entend compenser l'allègement des cotisations qui pèsent sur le travail, il a indiqué ne pas vouloir recourir à la TVA, sans toutefois en dire davantage : "Je n'écarte aucune ressource", a-t-il répondu. Au sujet des effectifs de la fonction publique, il n'a rien dit de nouveau sur l'ampleur des efforts à opérer dans les secteurs autres que l'éducation, la justice et la sécurité. Dire qu'il encourage les "agents de l'Etat à participer à la définition des missions" est une façon habile d'associer les personnels concernés aux décisions douloureuses qui les concerneront.

Si elle dénote un art consommé de l'esquive, la rhétorique de François Hollande n'est cependant pas réductible à cela, et cette deuxième interview télévisée du quinquennat, après celle du 29 mai au "20 heures" de France 2, l'a démontré. Quand il le veut, le chef de l'Etat peut en effet prendre des engagements fermes : à propos du plan social chez PSA, "l'Etat ne laissera pas faire" et il n'y aura "aucun licenciement sec chez Peugeot", a-t-il promis. A propos des efforts fiscaux, "nous n'allons pas nous diriger vers ces catégories-là", a-t-il assuré en parlant des classes moyennes. A propos du tweet adressé par sa compagne à l'adversaire de Ségolène Royal aux législatives, il a promis qu'un tel épisode ne se reproduirait pas.

Face à Claire Chazal et Laurent Delahousse, le chef de l'Etat a en partie essayé de jouer la montre, évitant certains sujets délicats et profitant de questions posées par ses interlocuteurs pour faire l'autopromotion de ses premières semaines passées à la tête de l'Etat. Mais la pression de l'actualité l'a également poussé à prendre des engagements. Sur des sujets aussi divers que l'avenir de PSA, le sort des classes moyennes ou la place de la première dame, les Français savent désormais à quoi s'en tenir. Sur ces dossiers-là notamment, François Hollande sait que c'est à lui qu'il reviendra de rendre des comptes.

Thomas Wieder
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   14.07.12 21:03

Pas facile d'être Président de la République Française !
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   14.07.12 21:47

Le 14-Juillet de François Hollande en trois déclarations
Publié le 14/07/2012 | 13:27 , mis à jour le 14/07/2012 | 15:55

Le président François Hollande accompagné du Premier ministre Jean-Marc Ayrault lors du défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées à Paris.
(BENOIT TESSIER / POOL)
36RéactionsEnvoyer par mailImprimerUn premier 14-Juillet sous le signe de la crise pour François Hollande. Lors de son interview accordée à France 2 et TF1 samedi 14 juillet 2012, le président de la République est revenu sur la situation critique de l'emploi et des dépenses publiques en France. Il a aussi abordé le tweet controversé de Valérie Trierweiler, qui avait soutenu l'adversaire de Ségolène Royal lors des élections légisaltives à La Rochelle. Voici ce qu'il faut retenir de cette interview.

• PSA : "L'Etat ne laissera pas faire"

Sur le dossier emblématique de PSA, qui a annoncé des fermetures d'usines et 8 000 suppressions d'emplois, le président a redit que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". Et il s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction du groupe, accusée de "mensonge" et d'avoir reporté l'annonce du plan à l'après-présidentielle. Et François Hollande a ajouté : "Ce plan était déjà une rumeur il y a quelques mois, la direction de Peugeot a nié qu'elle était dans la réflexion de ce plan."

Il s'est voulu volontariste sur le dossier PSA en promettant l'intervention de l'Etat. Avec "les moyens de pression" de l'Etat (chômage partiel, formation professionnelle, crédits), "nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel" et favoriser la "pérennisation" du site de Rennes. Selon François Hollande, il ne doit y avoir "aucun licenciement sec" chez PSA.


Alors que d'autres plans sociaux devraient intervenir dans les prochains mois, le chef de l'Etat a assuré que l'emploi et le "redressement productif" et industriel figuraient parmi ses priorités au même titre que la réduction de la dette. "Oui la première priorité, c'est l'emploi. Tout doit être engagé pour que l'emploi soit le plus haut possible à la fin de mon quinquennat."

• L'augmentation de la CSG "est une piste"

Quelles pistes pour renflouer les caisses de l'Etat ? La hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) est une piste "parmi d'autres". "Je n'écarte aucune ressource", pour réduire les déficits, a expliqué François Hollande. "Il y a 33 milliards [d'euros] à trouver pour 2013, nous allons les trouver", a promis le chef de l'Etat, sans dire précisément quelles solutions seraient privilégiées. Simplement, le président a indiqué qu'il ne fallait pas considérer la CSG comme "seul instrument" pour permettre à l'Etat de respecter son objectif de réduction du déficit.


"On appellera toutes les ressources, parce qu'il y a un débat" actuellement avec les partenaires sociaux, a expliqué le président. Il a toutefois précisé : "Je ne viens pas annoncer de prélèvements supplémentaires pour la grande majorité des Français." Il a réaffirmé qu'il ne voulait "pas recourir à la TVA". "Vous imaginez aujourd'hui dans l'état actuel de notre économie s'il y avait eu cette augmentation de la TVA telle qu'elle avait été votée, c'était 1,6 point de TVA, 11 milliards d'euros qui étaient prélevés sur les Français", ce "qui aurait affaibli encore la croissance, mis des personnes au chômage, amputé le pouvoir d'achat", a-t-il lancé.

• Tweet de Trierweiler : "Les affaires privées se règlent en privé"

Interrogé sur le tweet de sa compagne, Valérie Trierweiler en faveur d'Olivier Falorni, rival de Ségolène Royal en pleine campagne législatives, et les propos peu amènes de son fils Thomas à l'égard de celle-ci (Elle "a détruit l'image normale" qu'avait "construite" son père), François Hollande a répondu : "Les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe".


"Je pense que les Français sont comme moi, ils veulent que les choses soient claires, qu'il n'y ait aucune interférence" entre vie privée et vie publique, a-t-il ajouté. Faut-il un statut pour la première dame ? "Il n'y a pas de statut. Valérie veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera."

Enfin le président de la République a annoncé, comme prévu, et comme demandé par François Bayrou lors de la campagne présidentielle, une commission de "moralisation de la vie politique". A sa tête, François Hollande a nommé un proche doublé d'un ancien mentor : Lionel Jospin.

Vincent Daniel
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   14.07.12 22:35

L'interview du 14-Juillet, de PSA à Trierweiler
L'interview du 14-Juillet, de PSA à Trierweiler
Créé le 14-07-2012 à 17h56 - Mis à jour à 18h04Par Baptiste LegrandFrançois Hollande a précisé ses intentions sur la règle d'or et a confié une commission à Lionel Jospin. Retour sur les cinq temps forts de l'interview présidentielle.
Mots-clés : politique, Hollande, 14 Juillet, interview, Trierweiler, JospinAbonnez-vous au
Nouvel Observateur

François Hollande avec sa compagne Valérie Trierweiler, à l'Elysée (AFP/Kenzo Tribouillard)

Retour à la tradition pour le président "normal". François Hollande s'est prêté samedi à la traditionnelle interview du 14-Juillet, renouant ainsi avec un rite que Nicolas Sarkozy avait préféré oublier. Le chef de l'Etat a passé en revue les grands dossiers économiques et politiques.

1. PSA : "L'Etat ne laissera pas faire"

François Hollande affiche sa fermeté face aux 8.000 suppressions de postes annoncées chez Peugeot Citroën. "Ce plan, je le considère en l'état, inacceptable" (...) "il doit être renégocié".

Le président accuse la direction de l'entreprise de "mensonge", pour avoir reporté l'annonce du plan social à l'après-présidentielle. "Ce plan n'a pas été annoncé alors qu'il était déjà prévu", dit-il. > Le gouvernement Fillon avait-t-il "obtenu le silence de PSA" ?

Hollande prévient qu'il ne veut "aucun licenciement sec". Avec "les moyens de pression" de l'Etat, "nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel" et favoriser la "pérennisation" du site de Rennes. Les leviers dont dispose le gouvernement sont pourtant limités. > Que peut faire l'Etat ?


Hollande : "l'Etat ne laissera pas faire" PSA par LeNouvelObservateur

2. Hausse de la CSG : le grand flou

François Hollande renouvelle son intention de tenir le cap fixé pour réduire les déficits. "Il y a 33 milliards (d'euros) à trouver pour 2013, nous allons les trouver", dit-il, reprenant ici les chiffres de la Cour des comptes. L'effort sera donc colossal. Mais où trouver l'argent ? Selon la Cour des comptes, il n'y a guère que deux solutions : augmenter la TVA -ce que le gouvernement exclut- ou bien la CSG.

Mais François Hollande refuse de préciser ses intentions. La hausse de la CSG est une piste "parmi d'autres". "Je n'écarte aucune ressource", dit-il. "Je ne viens pas annoncer de prélèvements supplémentaires pour la grande majorité des Français".

3. Règle d'or : pas dans la Constitution

Le président a tranché : la règle d'or, qui impose le retour à l'équilibre budgétaire, sera finalement inscrite dans une loi organique. Et pas dans la Constitution, comme c'était pourtant le souhait de l'Allemagne. "Ce sera dans le cadre d'une loi organique, ça s'imposera aux lois ordinaires mais je ne considère pas qu'on doit figer dans le marbre de nos textes un engagement qui est forcément pour quelques années", a précisé Hollande, "la Constitution, c'est pas pour quelques années, c'est pour toujours". Inscrire la règle dans la Constitution s'annonçait politiquement difficile : l'aile gauche de la majorité s'y oppose, et Hollande aurait eu besoin de la droite pour obtenir trois cinquièmes des voix au Congrès.

Reste à savoir ce qu'en pensera le Conseil constitutionnel... Hollande a saisi vendredi les "Sages" du Palais Royal pour savoir si la ratification du traité budgétaire européen exige au préalable une révision de la Constitution.

4. Jospin le rénovateur

Moraliser et rénover la vie politique, tout un programme ! François Hollande annonce la création d'une commission chargée de faire des propositions. Son président ? L'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin. "Un homme incontestable pour son intégrité", souligne Hollande, qui lui doit d'être devenu premier secrétaire du PS en 1997. "Cette commission nous fera des propositions pour le non cumul des mandats (...), le financement des campagnes, les modes de scrutin (...) et enfin tout ce qui est charte éthique. Quand on est élu de la République, il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne peut être toléré."

Plusieurs de ces chantiers s'annoncent difficiles à mettre en place. A commencer par le non-cumul des mandats. Les parlementaires trainent des pieds, y compris à gauche (> Cumul des mandats : pourquoi les députés y tiennent).

Quant à la réforme des modes de scrutin, il s'agira de mettre en œuvre plusieurs des promesses de campagne du candidat Hollande : instaurer une dose de proportionnelle aux législatives et supprimer les "conseillers territoriaux" créés par l'UMP, mais aussi rendre l'élection des conseillers généraux plus représentative.

5. L'avertissement à Valérie et Thomas

"Je considère que les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe". François Hollande veut mettre un point final à la polémique provoquée par le tweet de sa compagne Valérie Trierweiler, qui avait apporté son soutien à l'adversaire de Ségolène Royal lors de la bataille des législatives. L'avertissement vaut aussi pour son fils Thomas Hollande, qui s'est exprimé cette semaine à ce sujet (> Affaire Trierweiler : la mise au point de François Hollande). "Le principe que je viens de rappeler sera scrupuleusement appliqué", insiste Hollande. C'est clair et net. L'avenir dira si sa famille l'entend ainsi.

Interrogé plus généralement sur le rôle de Valérie Trierweiler -qui se prétend journaliste tout en disposant d'un cabinet à l'Elysée- François Hollande évacue la question : "Il n'y a pas de statut (de première dame). Valérie (Trierweiler) veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera."
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MessageSujet: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   08.09.12 13:23

Hollande :"Si je suis réactif, on dit: 'Il fait du Sarkozy'"
Créé le 08-09-2012 à 12h34 - Mis à jour à 12h48Par Le Nouvel ObservateurA la veille d'une intervention télévisée, François Hollande prône, dans un entretien au "Monde, "la constance" dans l'action du chef de l'Etat.


François Hollande. (BEN STANSALL/AP/SIPA)


A la veille d'une intervention télévisée très attendue par une opinion inquiète, François Hollande a prôné, samedi 8 septembre dans des confidences au "Monde", "la constance" dans l'action du chef de l'Etat, loin de la "réactivité maximale" affichée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

"Dans cette période marquée par la montée des prix, les plans sociaux et la hausse du chômage, la chronologie des Français ne correspond pas à celle de l'action gouvernementale", déclare le président, confronté à des sondages difficiles et des indicateurs économiques au rouge.

"Si je suis réactif, on dit: 'Il fait du Sarkozy'"
"Le risque de l'expression présidentielle, c'est la dispersion : un jour l'environnement, un jour l'emploi, un jour l'école. Il ne faut pas que cette parole apparaisse éclatée", poursuit-il.

Pour le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy "a imposé l'habitude d'une réactivité maximale, ancré l'idée du 'je parle, donc je gouverne', du ''annonce, donc je décide'. Je dois revenir sur tout cela, réhabituer les Français à ce qu'ils aient un Premier ministre à part entière après ces années où François Fillon a pris la posture d'être toujours 'de côté', à les réhabituer à ce que le Parlement soit considéré, à ce que le gouvernement soit valorisé".

"Si je suis lointain, on dit: 'Il est hautain'. Si je suis réactif, on dit: 'Il fait du Sarkozy'. Si je prône le compromis, on dit : 'Il est hésitant'. Et quand je suis à l'étranger, on dit: 'Mais il ne s'occupe pas de nous!'. Je ne veux pas être comme le bouchon au fil de l'eau: changer, passer d'un état à un autre. Il faut de la constance. Un style, cela s'imprime au fur et à mesure", dit encore François Hollande.

"On ne sait pas encore ce qu'est vraiment le quinquennat"
Revenant plus loin en arrière et évoquant le septennat Mitterrand, François Hollande parle d'"une présidence altière et rare", ajoutant que désormais "on n'est plus dans cette époque".

"On n'est plus dans le septennat, mais on ne sait pas encore ce qu'est vraiment le quinquennat: celui de Chirac a été anormal compte tenu des circonstances de sa réélection, celui de Sarkozy a été excessif compte tenu de la façon dont le pouvoir a été exercé. Au fond, il me revient de façonner une conception nouvelle de la présidence de la République", dit-il encore.

François Hollande, dont la dernière interview télévisée remonte au 14 juillet, sera interrogé dimanche pendant une vingtaine de minutes par Claire Chazal dans le cadre du journal de 20 heures de TF1.
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   09.09.12 9:09

Hollande à la reconquête de l'opinion sur TF1: 25 minutes pour convaincre
9 septembre 2012 à 07:49
Libération
François Hollande le 7 septembre 2012 à Evian (AFP)

François Hollande, qui bat des records d'impopularité quatre mois à peine après son élection, va tenter dimanche soir sur TF1 de reconquérir des Français gagnés par l'angoisse et le doute devant l'accélération de la crise

Le chef de l'Etat, qui répondra aux questions de Claire Chazal, aura 25 minutes pour convaincre ses compatriotes qu'il est l'homme de la situation, un leader, et non cette personnalité hésitante et en mal d'autorité décrite par ses détracteurs et de nombreux éditorialistes.

Très attendu sur les mesures fiscales et budgétaires drastiques qui devront inévitablement être prises pour que la France respecte ses engagements européens, François Hollande, dont la dernière interview télévisée remonte au 14 juillet, devrait "fixer le cap sans entrer dans le détail", explique un proche.

"Ce n'est pas à lui de le faire, il n'est pas là pour avoir un discours de technicien mais pour avoir un discours de stratège, c'est aux membres du gouvernement qu'il appartient de le faire", insiste-t-on de même source.

Tout juste son entourage promet-il "sans doute une indication" sur les intentions fiscales du gouvernement qui taraudent les Français. Pour le reste, il s'agira de "préciser la feuille de route du gouvernement, l'agenda politique, avec toutes les mesures envisagées".

Le président de la République ne devrait pas cependant pas échapper à une question sur la taxe exceptionnelle de 75% sur les revenus dépassant 1 million d'euros, promesse de campagne qui lui avait permis de rebondir alors que Nicolas Sarkozy regagnait du terrain mais qui, ces derniers jours, semblait s'enliser dans les méandres fiscaux.

Le débat a été relancé samedi par la révélation d'une demande de naturalisation déposée à Bruxelles par le plus riche des Français, le patron de l'empire du luxe LVMH, Bernard Arnault.

Il ne pourra pas non plus échapper à une explication sur la manière d'éviter toute hausse "générale et indifférenciée" des impôts, comme il s'y est engagé vendredi, tout en réalisant l'effort de réduction du déficit public "le plus important depuis 30 ans". Cet effort devrait entraîner "15 à 20 milliards d'euros" de hausses d'impôts en 2013, croit savoir le Journal du dimanche citant une source anonyme.

"Pas un bouchon au fil de l'eau"

François Hollande doit aussi imposer son style et le reconnaît volontiers. "Un style, cela s'imprime au fur et à mesure", a-t-il observé dans des confidences au Monde publiées samedi. Le président "normal" est à la recherche d'un juste milieu entre la "présidence altière et rare" d'un François Mitterrand et la "réactivité maximale" d'un Nicolas Sarkozy.

"Je ne veux pas être comme le bouchon au fil de l'eau", a-t-il insisté, revendiquant le droit à la "constance" dans l'action.

"Dans cette période marquée par la montée des prix, les plans sociaux et la hausse du chômage, la chronologie des Français ne correspond pas à celle de l'action gouvernementale", reconnaît-il cependant. Face à "la souffrance sociale des Français" et "la montée du chômage, il doit redéfinir le cap", a expliqué vendredi sur Canal + un proche du chef de l'Etat, le ministre du Travail Michel Sapin.

D'autant que dans les enquêtes d'opinion, tous les voyants virent au rouge pour un président, dont la cote de popularité est "plus faible que celles de tous ses prédécesseurs" à situations comparables, soulignait déjà fin août Gaël Sliman, de l'institut BVA.

Sondage après sondage, le moral des Français plonge tandis que leur désillusion sur la capacité du chef de l'Etat à tenir ses promesses ne fait que croître. Selon la dernière enquête en date, Ifop paru dans dans le Journal du Dimanche, ils ne sont plus que 48% à estimer qu'il tient ses engagements de campagne contre 57% au mois d'août.

M. Hollande devra aussi siffler la fin de la récréation au gouvernement après plusieurs algarades entre ministres. Selon un membre du gouvernement, "on peut comprendre des couacs gouvernementaux sur des sujets de fonds, mais pas le couac des egos qui est la marque de l'inexpérience".
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   09.09.12 16:01

Au 20h de TF1, François Hollande va devoir expliquer son rythme et définir son cap
Par Christophe Barbier, publié le 09/09/2012 à 15:12, mis à jour à 15:13


Le chef de l'Etat va tenter ce dimanche soir de reprendre la main après une rentrée mitigée, lors de son passage au 20h de TF1. Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, juge qu'"il est temps de clarifier" sa politique.


POLITIQUE - François Hollande doit passer ce dimanche soir au 20h de TF1. "Plutôt que de revisiter une à une ses propositions, en les écornant toutes un peu, il doit dire où il veut mener la France", juge Christophe Barbier.

afp.com/Jean-Pierre Clatot
François Hollande a rendez-vous avec les Français ce dimanche soir sur TF1. Il va devoir relever deux défis lors de cette intervention télévisée: expliquer son rythme et définir son cap.

Pour le rythme, le président a déjà entendu la sonnette d'alarme, puisqu'il accélère des annonces, convoque le Parlement en avance et tente de remettre le gouvernement à l'unisson. Il ne s'agit pas pour lui de céder aux exigences du tempo médiatique, mais d'expliquer pourquoi la gouvernance qu'il pratique, à grands renforts de commissions, de patience et d'écoute, est la bonne méthode pour sortir la France de la crise.

Est-il en train de creuser les fondations pour une vraie stratégie à long terme, ou simplement en train de temporiser - ou d'attendre un miracle économique?

Il est temps de clarifier
Pour le cap, le flou (un mot qui est à Hollande ce que le sparadrap est au capitaine Haddock...) domine, après des promesses mesurées et un début de mandat attentiste. Plutôt que de revisiter une à une ses propositions, en les écornant toutes un peu, Hollande doit dire où il veut mener la France: vers un choc de compétitivité pour aider les entreprises? Vers une période d'austérité pour redresser les finances publiques? Vers une relance par la consommation?

Pour l'heure, il dit non à tous ces modèles et emprunte un peu à chacun. Il est temps de clarifier. Et si le président a le temps de répondre, voici quelques questions factuelles:

1. Quel est le coût du retrait d'Afghanistan?

2. Que compte faire la France au Nord-Mali?

3. La loi sur le mariage homosexuel comportera-t-elle bien la possibilité d'adopter?

4. Après le Traité européen budgétaire, n'est-il pas temps de lancer un vrai fédéralisme?

5. Le coût du travail en France sera-t-il moins élevé en 2013 qu'en 2012?

6. La flexibilité de l'emploi est-elle une expression qu'il fait sienne?
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   09.09.12 16:42

Les 5 défis qui attendent François Hollande
Créé le 07-09-2012 à 16h13 - Mis à jour le 09-09-2012 à 14h41Par Dominique Nora
journalistePas de croissance, un corset budgétaire ultraserré, un chômage qui explose... Le président est sur TF1 dimanche soir pour essayer de mettre en scène la crise économique et sociale que traverse le pays, et ainsi justifier ses réformes et le vote du Pacte de stabilité européen.

Le président François Hollande. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Gouverner, c'est aussi trancher. En baisse dans les sondages, François Hollande doit réagir face aux accusions d'immobilisme. Son passage sur TF1, dimanche 9 septembre au soir, sera l'occasion de préciser ses intentions sur toute une série de casse-tête.

1 - Réguler la finance sans handicaper l'économie
"La finance, c'est l'adversaire !" Les déclarations enflammées du candidat Hollande au meeting du Bourget résonnent encore dans toutes les têtes. "Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l'investissement et à l'emploi de leurs opérations spéculatives", écrit-il dans son programme. Pierre Moscovici assure que cette réforme sera effectuée avant fin 2012. Mais le gouvernement ne s'attaquera pas pour autant au modèle français de banque universelle. "Si on coupe les banques en deux, on risque de renforcer les banques d'affaires et d'affaiblir les banques de dépôt, dont dépendent de nombreux emplois et le financement des entreprises", souligne-t-on à Bercy. Le gouvernement devrait donc se contenter d'interdire certaines activités purement spéculatives, de pousser une taxe sur les transactions financières et de moraliser les rémunérations des traders et des financiers, dans le cadre de la régulation des très hauts salaires du privé.

2 - Taxer les riches sans faire fuir les entrepreneurs
Pas facile, vu l'ampleur de la réforme fiscale promise par François Hollande, qui devrait être détaillée le 28 septembre, dans le cadre du budget 2013. Pour les contribuables aisés, la facture totale va en effet s'élever à une dizaine de milliards d'euros ! Premier écueil : la taxation à 75% des revenus dépassant le million d'euros. "Le Figaro" et "Les Echos" croient savoir que la mesure sera finalement édulcorée, ce qui a contraint Pierre Moscovici à monter en première ligne pour réaffirmer que la promesse de campagne "sera strictement respectée". Mais la marge est étroite. Le gouvernement ne veut ni renoncer à ce symbole politique ni prendre le risque que le Conseil constitutionnel juge "confiscatoire" ce dispositif, cumulé à l'alourdissement de l'ISF, effectif dès cette année.

Le gouvernement devra donc, à partir de 2013, soit baisser le taux de l'ISF soit fixer un plafond, comme les 85% décidés en 1988 par le Premier ministre Michel Rocard. Mais restaurer une sorte de "bouclier" fiscal, tant décrié sous Sarkozy serait pour le moins embarrassant. Pour calmer la colère des patrons, Pierre Moscovici a confirmé que l'outil de travail demeurerait exclu du calcul de l'ISF. Reste la grosse inconnue de la taxation du capital (dividendes...) aux mêmes taux que les revenus du travail (jusqu'ici ils étaient soumis à un "prélèvement libératoire" ne dépassant pas 24%). Intégrer au barème de l'impôt sur le revenu les plus-values (notamment celles réalisées lors de la revente d'une entreprise) constituerait un chiffon rouge pour le Medef.

3 - Relancer l'emploi sans sacrifier le modèle social
Avec trois millions de demandeurs d'emploi, le chômage est la préoccupation numéro un des Français. Le thème de l’emploi devrait donc occuper une place centrale dans le discours de Hollande dimanche. Pour avancer sur le sujet, Michel Sapin a remis la feuille de route de la conférence sociale aux partenaires, trois jours en avance sur le calendrier prévu. Dans un souci de conciliation, les susceptibilités des uns et des autres ont été préservées.

Mais au-delà des mesures visant à éviter que la situation ne se dégrade ("emplois d'avenir" pour les jeunes non qualifiés, "contrats de génération", sécurisation des parcours...), le gouvernement doit dans un deuxième temps - comme l'y exhorte courageusement le leader de la CFDT, François Chérèque - "adapter la France aux défis de la mondialisation". Ce qui suppose une réforme du modèle social français ! Pour améliorer la "compétitivité coût" de nos entreprises, de nombreux experts préconisent une baisse des charges pesant sur le travail, financée par une augmentation de la TVA ou de la CSG. Hollande ayant écarté la TVA, il reste la CSG. Une piste préconisée par la Cour des Comptes et que Jean-Marc Ayrault n’a pas écartée. D’autant que la CSG peut être modulée en fonction des types de revenus.

4 - Augmenter le pouvoir d'achat sans (trop) dépenser
Le prix de l'essence flambe, ceux du gaz et de l'électricité aussi. Sans oublier les matières premières agricoles. Et l’INSEE vient de confirmer que les inégalités de revenus s’accroissent en France, avec 14,1% de la population vivant désormais en dessous du seuil de pauvreté ! Or quand la croissance ralentit (le gouvernement devrait réviser à la baisse, entre 0,8% et 1%, le 1,2% prévu en 2013), les marges de manoeuvre des pouvoirs publics fondent. Pour preuve : le gouvernement a été incapable d'honorer la promesse de François Hollande débloquer les prix à la pompe. L'Etat ne peut se passer des taxes sur le carburant, qui constituent 10% de ses rentrées fiscales. Et n'est pas non plus en mesure d'imposer une baisse aux raffineurs et aux distributeurs. Il semble d'ailleurs absurde de priver le budget de plus de 1 milliard d'euros par an pour faire baisser de 3 centimes par litre une facture qui s'envole à la moindre alerte dans les pays producteurs... Mieux vaudrait imaginer un "chèque essence", qui aide plus vigoureusement ceux qui sont vraiment étranglés. Et surtout, à terme, réduire notre dépendance au baril.

5 - Protéger l'environnement sans compromettre l'emploi
Pas sûr que le Président parle environnement dimanche. Mais la Conférence environnementale du 14 septembre est minée de confits potentiels. Hollande veut abaisser la part du nucléaire dans notre production d'électricité. Mais, comme l'a rappelé Arnaud Montebourg, l'industrie de l'atome est pour l'instant - source d'emplois et d'exportations. Et les énergies vertes mettront du temps à monter en puissance. Même type de polémique, dans la majorité, sur le gaz de schiste. Les uns pensent qu'il serait suicidaire d'ignorer cette ressource bon marché, qui permet aux Etats Unis de relocaliser des usines très énergivores ; les autres estiment que prendre un risque environnemental pour exploiter une énergie fossile constitue une véritable hérésie...
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   10.09.12 21:53

Aucune risette de FH
Espérons que çà va lui revenir quand même !

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MessageSujet: François Hollande à la télévision   22.03.13 20:28

Hollande sur France 2 jeudi pour un grand oral attendu


Publié le 22.03.2013, 22h43 | Mise à jour : 23h34

   
Le président François Hollande sera jeudi soir l'invité d'une émission spéciale de France 2 et répondra pendant 45 minutes aux questions de David Pujadas.

Chômage record, croissance en berne, sondages moroses... C'est avec un paysage bien maussade pour toile de fond que le président de la République, François Hollande, se lance à la reconquête de l'opinion. Après son déplacement de deux jours à Dijon - qui devait lui permettre d'aller au contact des Français - le chef de l'Etat est quitte pour un grand oral.

    Il sera, jeudi soir, l'invité d'une émission spéciale de France 2. Sa première intervention majeure depuis sa conférence de presse solennelle du 13 novembre.

Preuve que le rendez-vous est de taille, rien d'autre ne figure à l'agenda du président le jeudi 28 mars. Ce jour-là, François Hollande sera soumis, 45 minutes durant, aux questions de David Pujadas. Et devra sans aucun doute s'exprimer sur les deux grandes affaires du moment : la démission de son ministre du Budget Jérôme Cahuzac après l'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale le visant et la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

«Le but est de rappeler le cap»

Mais l'objectif de ce long entretien est bien d'expliquer la politique gouvernementale. «Le but est de rappeler le cap, ce qu'on a fait depuis huit mois mais surtout de montrer que depuis le début, on fait preuve d'une cohérence absolue dans notre politique et qu'on avance pas à pas», explique un proche du président de la République.

Sur le terrain, le chef de l'Etat a ainsi constaté que les entreprises ignoraient certaines mesures phare de la politique gouvernementale, comme le crédit d'impôt compétitivité emploi, constate encore l'entourage de François Hollande qui promet donc davantage «une remise en perspective que des annonces». «Depuis dix mois, on a réduit le déficit budgétaire, on a fait le plan Gallois sur la compétitivité, le contrat de génération, les emplois d'avenir, la réforme sur l'école, l'accord sur le marché du travail, le mariage pour tous...», avance-t-on. Encore faut-il en convaincre l'opinion.
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   23.03.13 9:15

"le mariage pour tous"...c'est fait
Il serait temps de passer à l'euthanasie pour tous(en fin de vie,bien évidemment ! ) et au sexe pour tous(assistance sexuelle aux personnes handicapées)
c'est juste mon opinion
Tout ceci avant fin juin 2013 pour pouvoir passer aux choses plus pressées en septembre 2013(chômage,europe,conflits mondiaux etc)
F.H.donne l'impression de faire traîner les choses exprès.
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   23.03.13 9:19

Des paroles...oui...
Mais les actes ?????????
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   23.03.13 9:24

Et les otages français ??? ??? ???
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   23.03.13 13:57

François Hollande sur France 2 jeudi pour un grand oral très attendu

22 mars 2013 à 20:31



François Hollande, le 21 mars 2013 à Alfortville près de Paris (Photo Jacky Naegelen. AFP)

Il s'agira de sa première intervention importante depuis la conférence de presse du 13 novembre.


Par AFP
Libération
Le président François Hollande sera jeudi soir l’invité exceptionnel d’une émission spéciale de France 2 et répondra pendant 45 minutes aux questions de David Pujadas, sur fond de cote de popularité en chute libre, de chômage endémique et de croissance en berne.


S’il veut reconquérir les coeurs et les esprits des Français, François Hollande devra trouver les mots justes lors de cette première intervention majeure depuis sa conférence de presse solennelle du 13 novembre.
Le chef de l’Etat sera sans nul doute interrogé aussi sur la démission de Jérôme Cahuzac, pièce maîtresse du gouvernement au Budget, et la mise en examen de Nicolas Sarkozy qui bouleverse l’échiquier politique à droite.
«Le but est de rappeler le cap, ce qu’on a fait depuis huit mois mais suritout de montrer que depuis le début, on fait preuve d’une cohérence absolue dans notre politique et qu’on avance pas à pas», explique un proche du chef de l’Etat.
François Hollande, si marquant au cours de la campagne présidentielle avec un discours du Bourget qui avait réveillé les ardeurs de son camp, enfin rassemblé, semble désormais ne plus «imprimer», cerné par ses adversaires de droite et les désenchantés de son aile gauche.
Sur le terrain, le chef de l’Etat a constaté que les entreprises ignoraient certaines mesures phare de la politique gouvernementale, comme le crédit d’impôt compétitivité emploi, constate encore l’entourage qui promet donc davantage «une remise en perspective que des annonces».
«Depuis 10 mois, on a réduit le déficit budgétaire, on a fait le plan Gallois sur la compétitivité, le contrat de génération, les emplois d’avenir, la réforme sur l’école, l’accord sur le marché du travail, le mariage pour tous...», fait-on valoir.
Pour François Hollande, il s’agira aussi de convaincre que l’objectif martelé à longueur de déplacements et de discours -l’inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année- n’est pas hors de portée.
«Personne n’a calculé l’impact des mesures internes que l’on prend comme le crédit d’impôt, les mesures pour l’emploi, l’allègement des charges globales de l’Etat ou la réforme du marché du travail», plaide un proche.
Là aussi, le chef de l’Etat devra se montrer très persuasif. Le taux de chômage devrait atteindre 11% à la mi-2013, selon l’Insee, conséquence d’une croissance «quasi nulle». En métropole, ce serait un record absolu de chômage depuis 1997.
A Dijon, il y a une dizaine de jours, inaugurant une série de visites de terrain censées lui permettre de renouer le contact avec les Français, le président de la République avait été vivement interpellé au cris de : «M. Hollande, elles sont où vos promesses?» avant que les trouble-fête ne soient écartés sans ménagement par le service d’ordre. La reconquête de l’opinion s’annonce donc difficile.
Pour Gaël Sliman (BVA), «le président ne peut pas escompter de bénéfices à court terme» avec cette intervention télévisée même «s’il est sage, quand les gens sont inquiets, qu’il vienne de nouveau rappeler le cap et qu’il prenne date avec le Français, sans occulter la gravité de la crise».
«Lancer de nouvelles mesures serait contreproductif», assure encore le politologue qui estime, un peu comme les proches du président, qu’il «s’agit plutôt de rééxpliquer, de montrer qu’il y a une cohérence dans l’action de l’exécutif».
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   28.03.13 10:08


Séguéla à Hollande: "Ce soir c'est mission impossible. Il faut prendre des risques"

Renaud Pilapar Renaud Pila
le 28 mars 2013 à 06h43 , mis à jour le 28 mars 2013 à 09h39.


Un sondeur, un communicant d'expérience, un ténor PS et un député UMP expliquent à MYTF1News comment le président pourrait réussir son émission ce jeudi soir sur France 2

Jacques Séguéla : "C'est mission impossible, il faut prendre des risques"

"Cette émission, c'est mission impossible. Donc il faut prendre des risques et les maîtriser. Il faut réussir le grand écart entre présidentialité et proximité. La forme est très importante car c'est le haut-parleur du fond. La chemise blanche est de rigueur, avec un costume marine sombre qui est la touche de fantaisie. Pas de costume noir. Avec cela, une cravate rouge. Sur le lieu, l'Elysée n'a pas voulu perndre de risques en choisissant un plateau de JT classique. Il fallait innover, comme Mitterrand l'avait fait au grand amphithéâtre de la Sorbonne en pleine crise de l'Europe.

La gestuelle a également une grande importance. Pour rappel, c'est 75% de ce que les gens retiennent, le contenu arrive bien après. Il faut une tenue assez présidentielle, mais sans se prendre pour le président. Rester décontracté. François Hollande doit se garder de tout mimétisme mitterrandien, comme il le faisait au début. Il doit être lui-même, plus pénétré et plus habité. Mais il ne faut pas surjouer l'émotion. Evidemment, éviter les petites blagues mais rester en même temps vibrant.

Sur le fond, François Hollande doit parler de destination plutôt que de cap. Vers quelle France allons-nous ? Il faut mettre en cohérence ce qu'on a fait et ce qu'il reste à faire. Avec des objectifs et des exemples, pour que cela parle aux gens. Enfin, dans les 5 dernières minutes, François Hollande ne doit plus parler aux Français mais à la France. Il faut s'élever. Seul Mitterrand savait très bien faire ça, avec des éclairs de fulgurance."

Jérome Sainte-Marie (sondeur, CSA) : "Il doit redevenir homme de dialogue"

"Première chose, il y a une attente forte des Français. Et si François Hollande se contente d'effets d'annonces, il court le risque de cristalliser durablement un fort mouvement d'exaspération et de rejet. Ensuite, il doit rompre avec son calme, sa bonhomie, sa tranquillité qui contrastent avec la situation du pays et l'inquiétude des Français.

Il y a par ailleurs une urgence à rassurer l'opinion sur les exigences de la finance. Depuis la crise bancaire à Chypre, une inquiétude supplémentaire sur la pérennité de l'épargne s'est développée. Durant sa campagne, François Hollande avait tout de même désigné la finance comme un ennemi, donc il doit montrer qu'il a un vrai discours contraignant dans ce domaine. C'est d'ailleurs en adoptant la posture du héraut de la régulation de l'économie mondiale que Nicolas Sarkozy avait réussi à retrouver une certaine popularité en 2008, quand la crise a éclaté.

Pour y parvenir à son tour, François Hollande n'a pas besoin d'aller très loin sur sa gauche, mais il doit démontrer que le pouvoir politique national peut encore rivaliser avec le monde de la finance. Enfin, il devrait s'employer à rétablir son image d'homme de dialogue qui a été entamé par les images de Dijon, et plus gravement par les manifestations, dimanche dernier, contre le projet de mariage pour tous. Lui qui avait fait une campagne où il s'était affirmé comme un homme de dialogue et d'écoute, avec le contact facile, il est en train de perdre cette image et donne à présent une impression de rigidité, en particulier sur les questions sociétales. Il doit donc rassurer une partie de l'électorat, notamment le monde catholique, en disant certaines choses sur la PMA par exemple."

Franck Riester, député UMP : "Il faut définir une stratégie économique"

"Il faut un ton solennel. François Hollande doit montrer qu'il prend la mesure des difficultés du pays. Pour que l'impact soit maximal, il faut que le fond soit à la hauteur de la forme. Il ne peut pas une fois de plus faire le service après-vente des mesures type contrats d'avenir, contrats de génération et cie.. Si c'est ça, la déception va être très grande et très violente.

François Hollande n'a pas le choix, il doit donner le sentiment aux Français qu'il a une politique économique et sociale claire. Avec des étapes et une issue. Depuis le départ, il n'a pas défini quelle était sa stratégie économique. Du coup, personne ne voit la cohérence de son action. Du coup, les Français sont très inquiets pour l'avenir et le pays est à l'arrêt. Pour que ça se débloque, les gens doivent se dire : nous avons une stratégie et nous sommes gouvernés".

Jean-Christophe Cambadélis, député PS : "Il faut qu'il reste lui-même"

Il faut que François Hollande n'évite aucun sujet. Quitte à devancer le journaliste : "Mais je sais bien que les gens disent ceci ou pensent cela... " C'est une manière de dire que l'on reste en contact avec les Français. Il faut aussi que le président refuse "la tentation punitive", c'est à dire les réformes trop brutales. Pour faire plaisir à quelques-uns ou aux médias, le président ne va pas jeter des millions de gens dans la rue.

Sur le fond, il faut répéter qu'il a un cap. La communication, c'est la répétition. En termes d'attitude, il faut qu'il reste lui-même. Commencer à vouloir jouer le général de Gaulle ou Churchill, ça ne marche pas, contrairement à ce que certains lui conseillent.

Nous sommes dans un moment intermédiaire où les mesures que nous avons prises n'ont pas produit leurs effets. Où l'Allemagne est au bout de son cycle mais n'a pas encore bougé sur la nécessité de la croissance. Où nous travaillons à la sortie de crise alors qu'elle bat son plein. Nouvel équilibre budgétaire, nouveau contrat social, nouveau pacte industriel, voilà ce qu'est le but du quinquennat".
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   28.03.13 13:30

Pujadas seul face à Hollande sur France 2 : une faute politique majeure de l’Élysée

Modifié le 28-03-2013 à 12h49

Par Bruno Roger-Petit
Chroniqueur politique

LE PLUS. David Pujadas est le seul journaliste autorisé à interroger François Hollande, ce jeudi 28 mars. Un rôle difficile qui enferme le journaliste entre complaisance imposée et insolence interdite, donnant le sentiment que l'émission est faite sur-mesure par l'Élysée. Une faute en matière de communication et de politique, selon notre chroniqueur Bruno Roger-Petit.

Édité par Sébastien Billard


François Hollande face à David Pujadas sur le plateau de France 2 le 29 mai 2012 (SIPA)

Pujadas vs Hollande. Un seul journaliste sera seul face au président de la République. Renouant avec une tradition initiée à la télévision par le général de Gaulle, François Hollande a choisi un seul et unique médiateur pour s'adresser aux Français : ce sera David Pujadas, le présentateur des journaux de 20 heures sur France 2.

Pujadas, rien que Pujadas, tout Pujadas

Selon nos informations, David Pujadas a manifesté une joie sans bornes, lorsque, à l'issue de négociations interminables avec l’Élysée, il a appris, in fine, qu'il serait le seul, le Chosen one, à questionner le président de la République.

Pas de "Des Paroles et des actes", pas de Lenglet, pas de Saint-Cricq, pas d'Alain Duhamel ou d'Arlette Chabot, pas de Laurent Delahousse ou de Marie Drucker, pas de partage d'antenne avec la chaîne d'en face, TF1 (punie pour cause de frondeuse ?) donc avec un Gilles Bouleau ou une Claire Chazal, rien que Pujadas, tout Pujadas.

Cette victorieuse solitude du journaliste au moment de l'interview présidentielle, est-ce vraiment un cadeau ?

David Pujadas occupe une place particulière dans la galaxie du journalisme télévisé. Il présente depuis douze ans et demi le 20 heures de la deux, et depuis longtemps, les Français qui le regardent ont appris à le décrypter politiquement.

Quand bien même tous les choix éditoriaux qui sont fait par David Pujadas s'efforcent d'apparaître neutres, équanimes, empreints de cette "objectivité" qui sied aux journalistes qui officient sur le service public, ses lancements, ses interviews, sa hiérarchie de l'information, ses mimiques, tout ce qui fait un présentateur de 20 heures à la télévision, ce média du sentiment, ont appris au téléspectateur ce qu'il en était des orientations politiques de David Pujadas.

Un journaliste discutable et discuté

Seuls ceux qui ne regardent pas le JT de "Puje", ou qui le regardent et sont démunis de conscience politique, estimeront qu'il est impossible de lire le corpus politique qui se dégage des prestations de l'intéressé. Bref, il n'est pas insultant, ni faux, de considérer que Pujadas est un libéral à l'anglo-saxonne, qui paraît enclin à porter un jugement sévère sur une France peu portée à rompre avec les vertus et les défauts de l'État-providence.

Ce n'est pas la première fois que David Pujadas se retrouve seul face à un président de la République. Le 12 juillet 2010, en plein cœur de l'affaire Woerth, c'est lui qui, déjà, avait interviewé en solo Nicolas Sarkozy. Cette prestation journalistique, toujours discutable et discuté, lui avait valu une volée de bois vert critique.

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT de France 2 l'avait jugé "complaisant et incompétent, (…) laissant Nicolas Sarkozy avancer des contre-vérités". Pire encore, certains confrères (Eric Conan de "Marianne" par exemple) s'étaient amusés à lister les mensonges présidentiels de l'époque afin de démontrer que Pujadas les avait laissés passer sans réagir, ce qui impliquait qu'il était soit complaisant, soit connivent.

"Marianne" avait écrit :

"Il n’est pas admissible de se faire balader sans répliquer lorsque Nicolas Sarkozy réitère des mensonges grossiers sur des questions connues qui ont déjà largement fait polémique et que tout journaliste s'intéressant à la politique, même doté d’une attention flottante, ne peut pas ignorer."

Une situation compliquée


Or, face à Hollande, Pujadas se retrouve dans la même situation. Sa tâche est d'autant plus ardue et compliquée qu'en France, les observateurs et les téléspectateurs enferment le journaliste qui se retrouve face à un président dans une tenaille infernale.

Si le journaliste ose poser des questions qui fâchent, se montre agressif, virulent et déterminé, ils ont en général tendance à conclure que c'est un opposant au service du camp d'en face, un prétendu journaliste objectif qui roule pour les adversaires du président en place. Et si le président est habile, comme Mitterrand l'était, il suffit d'une pique présidentielle pour discréditer le journaliste insolent.

En 1988, pour avoir posé, lors de la déclaration de candidature de François Mitterrand à un second septennat, une question dérangeante à ce dernier, Paul Amar se vit reprocher de "faire les commissions des autres", c'est à dire des Chiraquiens.

En revanche, si le journaliste, dans le dessein d'éviter l'écueil de l'insolence intempestive, décide d'opter pour une position en retrait, se contentant d'évoquer plus que de questionner, alors l'accusation de complaisance, de connivence, s'abattra sur lui, tel David Pujadas en 2010 face à Sarkozy.

Bref, face à François Hollande, Pujadas est dans une situation compliquée.

Des critiques inévitables


S'il laisse le président dérouler son discours comme il le fit face à Sarkozy en 2010, il sera accusé de connivence et de complaisance, surtout par une UMP décidée à tout transformer en objet de contestation.

Dans ce cas de figure, la vieille amitié nouée avec Jean-François Copé sur les bancs de Sciences-Po n'empêchera pas l'UMP de crier au scandale, dénonçant Pujadas, France 2 et France Télévisions comme une télé aux ordres du pouvoir socialiste.

Si, en revanche, Pujadas décide de se montrer intransigeant, strict, sévère et agressif, alors, compte tenu de ce qu'il est perçu comme un libéral anglo-saxon, donc plutôt un homme de droite, surgira aussitôt l'accusation de "faire les commissions des autres", comme aurait dit Mitterrand. Et d'avoir été accusé de complaisance envers Sarkozy alourdira le dossier d'accusation en mode "deux poids deux mesures".

"Vil avec Sarkozy, il se montre viril avec Hollande, cet homme roule pour la droite", voilà ce que diront les plus critiques. Et quand bien même ce serait injuste, à bien des égards, ce serait inévitable, Pujadas étant dans ce cas de figure victime de son habitus, perceptible et visible par tous les téléspectateurs depuis douze ans.

Ce n'est bon ni pour le journaliste, ni pour le président

Pour tout dire, il est vraisemblable que David Pujadas, sans doute conscient de cette situation (s'il ne l'était pas, ce serait inquiétant), optera pour la complaisance raisonnable et raisonnée, puisque entre deux maux, il faut choisir le moindre.

C'est parvenu à ce point de la démonstration qu'il faut s'interroger sur le choix de l’Élysée de laisser le président se laisser interroger par un seul journaliste, enfermé dans un dilemme épouvantable.

Ce n'est bon ni pour le journaliste, ni pour le président, qui sera accusé, au bout du compte, d'avoir voulu une émission de complaisance, une interview sans aspérité ni relief, menée par un journaliste contraint de jouer les Michel Droit 2013.

Donner le sentiment que l'on ne veut pas affronter l'adversité, même sous la forme de Pujadas, est-ce vraiment une bonne idée alors que l'on souffre d'un déficit de popularité dans l'opinion sur cet aspect là de sa personne ?

Concevoir une émission de télé sans danger, ce n'est pas seulement une faute de communication, c'est aussi et surtout une faute politique majeure.

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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   28.03.13 13:39

Je n'y avais pas pensé...
C'est du direct,mais l'émission est déjà "fabriquée"...
D'ailleurs,comment peut-on vérifier que c'est du direct ?
Il aurait fallu une émission interactive où l'on peut envoyer des sms à F.H.par l'intermédiaire du site web de France 2..
On va nous faire passer un enregistrement ???... ...
Cool pour F.H. ! ! !...
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   28.03.13 14:15

La gauche met Hollande en garde contre "un coup pour rien"

Source : Reuters
28/03/2013 à 12:06 / Mis à jour le 28/03/2013 à 12:10

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Recommandations et rappels à l'ordre se sont multipliés jeudi à gauche à l'adresse de François Hollande pour que son intervention télévisée de 45 minutes ce soir sur France 2 ne soit pas "un coup pour rien". /Photo prise le 8 mars 2013/REUTERS/Philippe Wojazer
Dire la vérité aux Français et ressouder la majorité : recommandations et rappels à l'ordre se sont multipliés jeudi à gauche à l'adresse de François Hollande pour que son intervention télévisée ne soit pas "un coup pour rien".
Le chef de l'Etat, qui est attendu pour 45 minutes d'explication jeudi soir sur France 2 alors que sa cote de popularité est au plus bas, doit annoncer des "décisions concrètes", a estimé Jean-Claude Mailly sur France Info.
"Si c'est simplement de la pédagogie, je vais être un peu brutal, mais c'est un coup pour rien", a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO). "La machine est bloquée. Pour débloquer la machine, il faut remettre du carburant. Le carburant, c'est le pouvoir d'achat".
Pour le sénateur socialiste Gaëtan Gorce, "il faut parler" aux Français, de plus en plus défiants envers l'exécutif "des questions de fond : notre économie, notre pays est en danger".
"Si on peut regretter quelque chose de la part du président de la République, c'est peut-être de ne pas avoir dit toute la vérité tout de suite. C'est ce que j'aimerais qu'il dise aujourd'hui", a-t-il ajouté sur France Inter.
L'ex-ministre socialiste Elisabeth Guigou a "confiance" : "C'est vrai que ça ne va pas bien", mais "cette politique difficile (...) doit être menée". "Il faut tenir le cap, il faut dire pourquoi elle portera des résultats, pas tout de suite, c'est vrai, mais elle portera des résultats".
"On n'imagine pas que le président de la République va d'un coup de baguette magique, en trois quarts d'heure, redresser cette situation", a-t-elle souligné sur Radio Classique.
GUÉRIR LES ÉCROUELLES
Le directeur général sortant de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a mis en garde contre une attente démesurée à l'égard du président.
"On a tendance, en France, à sacraliser l'Etat, à considérer que les présidents de la République peuvent guérir les écrouelles, comme Saint-Louis ou Louis XIV. C'est d'ailleurs en général ce qu'ils disent pendant les campagnes électorales", a commenté sur Europe 1 l'ancien chef de cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne.
L'économiste Jacques Attali, qui fut le conseiller spécial de François Mitterrand, estime pour sa part que François Hollande doit dire que "la France a tous les moyens de s'en sortir" et souligner la nécessité des réformes.
"Nous approchons un moment où, comme à certains moments dans l'Histoire, d'énormes réformes peuvent être possibles. (...) A certain moment il faut y aller !"
Gare au cap choisi, prévient Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs Europe Ecologie-Les Verts (EELV).
"Si on fait Le Bourget pendant la campagne et qu'ensuite on fait la politique de Mme (Angela) Merkel, ce n'est pas possible, et finalement, à la fin, on n'a plus aucun allié", a-t-il dit sur RTL.
Lors d'un discours au Bourget en janvier 2012, lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait désigné pour principal adversaire "le monde de la finance".
Dix mois après l'élection de François Hollande, "on perd à gauche et on ne gagne rien au centre", a estimé Jean-Vincent Placé.
Sophie Louet, édité par Yves Clarisse
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   29.03.13 10:56

çà m'arrive de délirer ! c'était du direct hier soir !

Mais quel ridicule,cette "Manif pour Tous" devant France 2... ...
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   29.03.13 18:23

Au fond,peut-être pas si ridicule que çà,cette manif devant France 2

je n'aime pas trop cette couleur rose,mais bon....

Eh puis amener des mômes à une manif un dimanche après-midi,franchement et après on se plaint des gaz lacrimo
Faudrait être cohérent dans les deux camps,hein ?
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   29.03.13 18:29


La prestation de Hollande fait tousser son aile gauche


P.Th. | Publié le 29.03.2013, 15h25 | Mise à jour : 17h53


Le grand oral télévisé du chef de l'Etat, jeudi soir sur France 2, a suscité des critiques au sein de la gauche de la majorité.


«François Hollande nous a dit qu'il voulait rassembler les Français (...) mais la première des choses c'est de rassembler celles et ceux qui lui ont fait confiance, grâce auxquels il est là.» Malaise à gauche, au lendemain de l'intervention du chef de l'Etat sur France 2. Celui qui n'est «plus un président socialiste» mais le «président de tous les Français», comme il l'a formulé jeudi soir, n'essuie pas que les critiques de la droite, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ou du NPA de Philippe Poutou et Olivier Besancenot.

Des grincements de dents se font aussi entendre ce vendredi au sein de l'aile gauche du PS et chez les écologistes, pourtant membres à part entière de la majorité.

Marie-Noëlle Lienemann dégaine

La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann est la plus catégorique. Questionnée ce vendredi, à la mi-journée sur France Inter, l'ancienne membre de la Gauche socialiste - un courant du PS fondé avec Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray - a estimé être «face à une majorité politique qui ne se retrouve pas dans ce discours». A l'entendre, François Hollande «ne rassemble pas son camp».

En cause, des annonces «plutôt alarmantes». Et notamment sa petite phrase sur l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites, «ce qui n'a jamais été dit aux Français pendant la campagne et est contraire à ce que nous avons écrit dans le projet du PS». La sénatrice n'est pas non plus convaincue par sa politique européenne - «à chaque fois que la Commission montre les dents, il nous fait un recul social» - ni par ses déclarations sur le chômage, sur les allocations familiales ou la taxe à 75%.

Les Verts font grise mine

Moins tranché, le député de l'aile gauche du PS, Jérôme Guedj, a tout de même laissé poindre une certaine déception. «Il a parlé du choc de compétitivité et annoncé un choc de simplification pour les entreprises, tant mieux pour elles. Je pense que cela ne suffit pas. Il nous faudrait aussi un choc de relance, un choc de pouvoir d'achat», a-t-il notamment fait remarquer dans les colonnes de «Libération». Autre figure de l'aile gauche du PS, le député Gérard Filoche n'a pas fait de déclaration mais a redirigé, via Twitter, vers ses prises de positions sur les retraites ou l'accord sur l'emploi. Bref, les sujets qui fâchent.

Outre Cécile Duflot, membre du gouvernement, les écologistes font aussi grise mine. Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé, artisan de l'accord avec le PS pendant la campagne, s'est dit «déçu» sur le «fond», dans le «Parisien» - «Aujourd'hui en France». «D’autant plus que le président n’a pas dit un mot d’écologie», souligne-t-il. L'ex-candidate écolo à la présidentielle, Eva Joly, a, elle, déploré «une occasion ratée».

«Sarkozy, sors de ce corps»

Comme attendu, les mots sont plus rudes encore du côté du Parti de gauche, du PCF et du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). «Sarkozy, sors de ce corps», a taclé Eric Coquerel, le secrétaire national du Parti de gauche, tandis que le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles a évoqué «l'introduction à un séminaire en direction des chefs d'entreprise». «Après son prédécesseur, le président des riches, voici donc maintenant le président des entreprises, fier de son pacte de compétitivité», a de son côté lâché le NPA. Marie-Noëlle Lienemann résume ainsi le malaise : «Dans l'opinion de gauche, il y avait une autre attente que ce qui a été proposé.»
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   29.03.13 19:00


"Le pédalo coule", "mise en scène du vide" : les critiques fusent sur Hollande


De l'UMP, au Parti communiste en passant par le FN, le chef de l'Etat est loin d'avoir été à la hauteur jeudi soir

François Hollande était hier soir sur France 2. Une prestation qui n'a pas convaincu ses adversaires


Si pour Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, François Hollande a été jeudi soir sur France 2 "au rendez-vous de la vérité" et "de la détermination face à une crise exceptionnelle", de l'UMP au PC en passant par le FN et Debout La République, la prestation du chef de l'Etat a été "une mise en scène du vide".

•"Une émission pour rien"

Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP: "C'est une émission pour rien et une occasion perdue pour le pays. Il n'y a eu aucune annonce substantielle et aucun changement de cap. On repart avec autant d'inquiétude et même une question: le pédalo n'est-il pas en train de tourner en rond? On a eu droit à un extraordinaire exercice d'autosatisfaction. François Hollande est sans doute le seul en France à croire encore que tout ce qu'il fait est bien". "Pour moi, le grand absent de cette émission, ce sont les classes moyennes pour lesquelles il n'a rien dit".



•"Rien sur le présent"

Brice Hortefeux, ancien ministre: "Le président de la République a jonglé ce soir avec les mots, les chiffres et les dates: rappel du passé, annonce pour l'avenir, rien sur le présent. Il a décrit ce qu'il comptait faire ou ce qu'il faudrait faire, mais sans comprendre apparemment que les Français veulent des actes sans attendre, exigent un cap sans flottement, et méritent des résultats sans délai. C'est ainsi l'illusion d'un président: à aucun moment il n'a reconnu avoir nié la réalité, masqué les difficultés et sous-estimé les efforts. Faute de sincérité hier, les Français doivent subir aujourd'hui une situation bien douloureuse. Cette émission d'un soir sera oubliée dès demain".
•"Une mise en scène du vide"

Pour Marine Le Pen, François Hollande s'est "livré à une véritable mise en scène du vide"."Comme Nicolas Sarkozy avant lui, (François Hollande) a enfilé le petit costume de gouverneur d'une province de l'Union européenne, n'ayant pas le courage de devenir le président de la France (...) Président d'un gouvernement technique, François Hollande était ce soir le (Mario) Monti français", a-t-elle commenté, faisant allusion à l'ex-chef du gouvernement italien.
•"Des mots totalement déconnectés des urgences"

Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF : "Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté."
•"Le pédalo coule"

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République: "Le pédalo coule! Ce soir, François Hollande était dans ses petits souliers. La crise, la hausse du chômage, la baisse du pouvoir d'achat, la crise de la dette dans la zone euro... tous les indicateurs étaient au rouge. Le président de la République avait une occasion historique de tout changer. Il avait tout en main pour réaliser une révolution copernicienne. Il n'en a rien fait. Comme toujours depuis 10 mois, il a fait de la pédagogie. Le problème est qu'il fait de la pédagogie sur du néant. Mais aujourd'hui la vacuité de sa politique l'a rattrapé (...). François Hollande a manqué son oral de rattrapage autant sur le fond que sur la forme".
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MessageSujet: Re: FRANCOIS HOLLANDE et les médias   06.05.14 14:31

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FRANCOIS HOLLANDE et les médias
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