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 Division dans la Majorité?

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MessageSujet: Division dans la Majorité?   28.03.13 10:50


Le sénat défie le gouvernement en votant un texte UMP


Publié le 28.03.2013, 07h01 | Mise à jour : 07h12


Le Sénat a infligé mercredi un camouflet au gouvernement en votant contre son avis un texte UMP à la quasi-unanimité.


Un camouflet. Le sénat a voté contre l'avis du gouvernement, à la quasi-unanimité, un texte UMP prévoyant la suppression des allocations familiales et de l'allocation de rentrée scolaire aux familles qui ont perdu la garde de leurs enfants par décision de justice.

Actuellement les juges ont la possibilité de maintenir le versement de l'ensemble des allocations à la famille, ce qu'ils font dans la majeure partie des cas alors que le code de la sécurité sociale prévoit pourtant leur versement aux services d'aide sociale à l'enfance des départements, ont expliqué les auteurs du texte.


Adopté par 330 voix contre 16

La proposition de loi a été adoptée par 330 voix contre 16 à l'issue d'un débat vif où la ministre de la Famille Dominique Bertinotti, opposée au texte, a été durement critiquée y compris par les sénateurs PS. Seuls le groupe écologiste et quatre socialistes ont voté contre.

Le texte vise «à moraliser un dispositif social et les allocations sont faites pour les enfants, non pour les parents. Elles doivent être perçues par ceux qui s'en occupent», a déclaré Christophe Béchu, l'un des auteurs du projet de loi. «Les conseils généraux financent les frais des 150 000 enfants pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance, pourtant 85 à 90% des familles biologiques continuent à toucher la totalité des allocations familiales et de rentrée scolaire, a poursuivi celui qui est aussi le président du conseil général de Maine-et-Loire.

Le premier mouvement d'humeur de la gauche au Sénat

«Vous parlez de moralisation, d'humanisme. Où est l'humanisme quand on enfonce encore un peu plus les familles?», a demandé la ministre en accusant les auteurs du texte de vouloir «stigmatiser les familles», s'appuyant sur des associations comme ATD-Quart monde ou l'UNAF qui ont critiqué la PPL.

Ses propos ont soulevé l'indignation à droite mais aussi à gauche. «Je crains que la position du gouvernement ait été inspirée par la préoccupation d'éviter les critiques médiatiques de certaines associations. Le travail du législateur ne se résume pas à un pépin médiatique», a rétorqué Alain Richard (PS) tandis que Ronan Kerdraon (PS) a dit sa «fierté de mettre au coeur des politiques le sens de l'équité».

C'est la première fois depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir qu'un tel mouvement de mauvaise humeur des élus locaux s'exprime ainsi au Sénat.


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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   28.03.13 10:58


Critiques contre Hollande : excuses du député PS Pascal Cherki


Publié le 27.03.2013, 07h37 | Mise à jour : 18h22


Le député PS Pascal Cherki a estimé mardi à l'Assemblée que «lorsque l'on est président de la France, on n'est pas conseiller général, on prend la mesure de la situation et on change de braquet».


Pas question de ternir davantage l'image de François Hollande à l'heure où il bat des records d'impopularité, avec seulement 31% de Français satisfaits selon un récent sondage. Le député socialiste Pascal Cherki avait choqué au sein de son parti, mardi, en critiquant sa politique économique, comparant l'action du président à celle d'un «conseiller général de canton».

Il s'est empressé mercredi de mettre de l'eau dans son vin. «C'est mon président, je le soutiens. Et je souhaite qu'il réussisse. Et c'est justement parce que je souhaite qu'il réussisse que je l'ai interpellé», a expliqué l'élu parisien, à la veille du grand oral du chef de l'Etat sur France 2.

«Je comprends que la forme de mon intervention ait pu surprendre. Mon intention n'était pas du tout de m'en prendre au président personnellement, parce que je l'aime bien (...) Je pense que l'heure est grave et il faut que nous en tirions les conséquences. Sur le fond, je ne retire pas un mot de ce que j'ai dit», s'est-il justifié, au lendemain de la parution des derniers chiffres du chômage (3,18 millions de demandeurs d'emploi).

«Ce n'est pas cela le rêve français»

La veille, dans les couloirs de l'Assemblée, Pascal Cherki avait fustigé «le chemin sans fin de l'austérité et de la rigueur» pris par le chef de l'Etat, jugeant que «ce n'est pas cela le rêve français». Il avait qualifié les discours présidentiels sur la réduction du déficit de «novlangue imbitable» et appelé à «se fixer des objectifs clairs».

«Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général de canton, on prend la mesure de la situation et on change de braquet», avait-il rajouté, en référence à l'ancien mandat du chef de l'Etat, qui a présidé le conseil gégnéral de Corrèze avant de rejoindre l'Elysée.à la veille du grand oral de François Hollande sur France 2.

Des propos «inacceptables»

Mardi, ses propos avaient immédiatement suscité l'ire de Harlem Désir, qui les avait trouvés «inacceptables». Le Premier secrétaire du PS avait déclaré que «ce qui est attendu aujourd'hui d'un député qui doit son élection au PS et qui a été élu dans la foulée de François Hollande, c'est d'être mobilisé derrière le président de la République».

Invité sur BFM-TV ce mercredi, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, a qualifié ces propos de «totalement irresponsables». «Moi, je préférerais que les députés aient le sens de la responsabilité plutôt que le sens de la formule», a-t-il ajouté. Enfin, Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture et proche de François Hollande, a tenté de calmer le jeu sur iTélé : «C’est une colère certes spontanée mais parfaitement exagérée.»
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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   28.03.13 11:22


Le malaise et le doute grandissent chez les élus PS
Home ACTUALITE Politique
Par Solenn de Royer
Mis à jour le 28/03/2013 à 02:17
Publié le 27/03/2013 à 19:49


Alors que François Hollande doit s'exprimer jeudi à la télévision, les déclarations d'élus socialistes illustrent le malaise et les divisions au sein de la majorité.


À en croire certains socialistes, la France serait gérée à la petite semaine par deux élus locaux. Diantre! À la veille de l'intervention télévisée du président de la République, deux déclarations en disent long sur le trouble qui prévaut au sein de la majorité.

La première est venue du député Pascal Cherki (aile gauche du PS). Mardi, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, l'élu de Paris a interpellé le président, l'incitant à «arrêter ces discours que personne n'entend, ne comprend, cette nov­langue imbitable». «Il faut fixer des objectifs clairs, a-t-il insisté. Arrêter avec cette obsession de réduction des déficits.» Le député enfonce le clou: «Quand on est président de la deuxième puissance économique de l'Europe, on doit arrêter de jouer petit bras (…). Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général.»

Même critique adressée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg au premier ministre Jean-Marc Ayrault, selon les auteurs de Florange, la tragédie de la gauche (Plon), en librairie cette semaine. Les journalistes Valérie Astruc (France 2) et Elsa Freyssenet (Les Échos) rapportent un échange entre Montebourg et Hollande en pleine «affaire Florange». «C'est bien simple, tu as nommé un élu local à la tête du gouvernement», lance le ministre, qui enfonce le clou: «Il a l'envergure d'un élu local, il aurait dû rester un élu local!» La révélation de cet échange, qui date de plusieurs mois, tombe mal pour l'exécutif et ajoute au malaise. Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas privé d'en faire ses choux gras mercredi: «Que mes attaquants de Matignon et de l'Élysée répondent d'abord à ceux des leurs qui les mettent en cause aussi sévèrement (…), a lancé le leader du Front de gauche. Et qu'ils se demandent pourquoi tant de gens à gauche pensent et parlent de même à leur sujet!» Ambiance.



« L'Élysée a demandé à Le Roux de taper Cherki mais peu de députés ont suivi »
Un député PS
«Pantois» (dixit Matignon), les responsables de la majorité, d'Harlem Désir à Bruno Le Roux en passant par la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, se sont succédé mercredi pour recadrer Pascal Cherki et ses propos «intolérables». En réunion de groupe, les députés PS ont coupé les cheveux en quatre pour savoir s'il fallait sanctionner ou non leur camarade, absent de la réunion. De sanction, il n'y aura point. Et si quelques élus ont pris la parole pour critiquer Cherki, l'opération recadrage menée par le patron des députés PS n'a pas vraiment fait florès. «L'Élysée a demandé à Le Roux de taper Cherki mais peu de députés ont suivi, raconte un député PS. Au contraire, certains en ont profité pour vider leur sac, dire leurs inquiétudes. Dans une majorité, il est difficile de créer de l'autorité quand il n'y a pas de résultats politiques.»

Inquiétude et morosité au PS

Même jugée «excessive», la déclaration du député de Paris en dit long sur le climat d'inquiétude et de morosité qui règne à gauche, dix mois après la victoire. Des sondages en berne, un Parti socialiste en mal d'existence, des législatives partielles perdues, un FN en embuscade, un chômage au plus haut… tous les indicateurs ont viré au rouge. «Le balancier est très clairement vers la morosité», résume le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. «Les parlementaires sont atterrés, ajoute un conseiller. Ils constatent une impuissance du politique face à une situation explosive.» Ce conseiller, qui rêve de voir Hollande renouer avec «l'esprit du Bourget» (discours fondateur de la campagne le 22 janvier 2012, NDLR), redoute même l'intervention présidentielle: «Si c'est pour agiter son impuissance, mieux vaut ne pas parler.»

«Le climat est délétère, reconnaît un socialiste. Les événements sont en train de nous échapper. Hollande doit tenir un discours ancré à gauche. C'est sur son discours contre la finance qu'il a gagné la présidentielle. Depuis, il n'a rien fait. Il ne s'en sortira pas par des artifices de communication. Il va devoir sortir ses tripes, son cœur.» Un député PS résume: «Personne ne s'attend à quelque chose d'extraordinaire. Lors de sa dernière conférence de presse, Hollande avait montré qu'il savait faire de la politique. Là, une seule question prévaut: Hollande a-t-il encore la main ou ne l'a-t-il plus?»
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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   31.03.13 10:50


Jean-Marc Ayrault assure travailler "main dans la main" avec Hollande

Par LEXPRESS.fr, publié le 30/03/2013 à 23:18, mis à jour à 23:54


Dans une interview au Journal du Dimanche, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault affirme "marcher main dans la main" avec le président François Hollande, alors que ce dernier n'a pas une seule fois cité son nom lors de son intervention jeudi soir sur France 2.



Jean-Marc Ayrault assure travailler "main dans la main" avec Hollande

Alors que la côte de popularité de l'exécutif est en berne et qu'un récent désaccord l'a opposé au président de la République sur la question du recours aux ordonnances, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault assure travailler "main dans la main" avec François Hollande, dans une interview au Journal du dimanche.


Le chef de l'Etat n'a à aucun moment cité le nom de son Premier ministre lors des 75 minutes d'interview accordées jeudi soir sur France 2. Mais pour Jean-Marc Ayrault, il ne faut pas y voir malice. "J'ai été associé étroitement à la préparation de cette émission", souligne-t-il dans l'entretien au JDD. "Je me sens totalement solidaire et totalement associé à ce qu'il fait", poursuit le Premier ministre, qui a remanié vendredi son équipe de communication à Matignon, face aux critiques de la gauche qui le juge inaudible. Selon lui, "jeudi soir, les Français attendaient le Président et il a voulu affirmer de manière très forte qu'il était bien à la barre". "Nous savons où nous allons. Avec le Président, on marche main dans la main", insiste l'ancien maire de Nantes.

"Oui, je suis un Premier ministre socialiste"

Mais au cours de l'entretien, le Premier ministre semble ensuite se démarquer de François Hollande, qui a lâché jeudi qu'il n'était "pas un président socialiste". "Oui, je suis un Premier ministre socialiste. J'assume totalement mon identité politique", explique l'ancien président du groupe PS à l'Assemblée. "Je suis aussi un républicain", poursuit-il. "Et j'agis pour l'intérêt général du pays". Pour lui, Hollande n'a pas pris ses distances avec sa famille politique mais "n'a fait que rappeler qu'il était président de tous les Français".

Chef de la majorité, Jean-Marc Ayrault peut lui s'en prendre à ses opposants, comme François Fillon qui dit "sentir monter une crise de régime". "La crise de régime, c'est la fin de la IVe République et la guerre d'Algérie", rétorque Ayrault, pour qui "il ne faut pas se tromper d'analyse, ni d'époque". "Il y a plutôt une crise de régime à l'UMP qu'en France", ironise-t-il.

Quid des violentes critiques de Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche ? "On ne peut pas avancer dans un débat démocratique par l'invective et l'hystérie permanentes, les attaques personnelles et les caricatures", met en garde le Premier ministre. "C'est manquer de respect aux Français au moment où nous avons besoin de rassembler toutes les forces du pays pour faire gagner la France", ajoute-t-il. Quant aux critiques de Montebourg contre le chef du gouvernement, que ce dernier a confirmé au JDD, il affirme : "Ce qui compte pour moi, c'est l'action de mon gouvernement pour le redressement du pays, sous l'autorité du chef de l'Etat. Nous sommes une équipe, nous devons jouer collectif".

"Pas de report de l'âge légal" de départ en retraite

Pour lui, "l'enjeu c'est d'assurer l'avenir de notre modèle social et républicain". Il confirme au passage que des efforts, qui ne passeront pas par un report de l'âge légal (62 ans), seront demandés pour sauvegarder les retraites et tenir compte de l'allongement de la durée de la vie. Jeudi soir lors de son interview télévisée sur France 2, le président François Hollande avait annoncé un allongement de la durée de cotisations, alors que le régime des retraite sera déficitaire de 20 milliards d'euros en 2020, si rien n'est fait.

Le Premier ministre esquisse aussi la future réforme des allocations familiales, qui seront proportionnelles au revenu. Il promet en outre pour mardi de premières mesures de simplification administrative dont certaines passeront par la voie rapide des ordonnances.

Adepte de la concertation sociale, Ayrault promeut une nouvelle fois l'accord signé en janvier entre le patronat et des syndicats sur le marché du travail, dont l'examen va débuter à l'Assemblée. Il salue ainsi la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui "a joué le jeu de la négociation" et signé l'accord. Après son départ de la direction de l'organisation patronale en juillet, "je souhaite que l'esprit de négociation continue de prévaloir", relève Jean-Marc Ayrault.

Consultation des groupes parlementaires sur l'application de la loi sur les signes religieux

Le Premier ministre a par ailleurs assuré qu'il consulterait, comme demandé par le président de la République, " les groupes parlementaires sur l'application de la loi sur les signes religieux dans les établissements qui reçoivent des enfants, dans le respect de la laïcité". Jeudi soir, le chef de l'Etat s'est prononcé en faveur d'une "loi" sur le respect de la laïcité dans les établissements recevant des enfants, après que la Cour de cassation a remis en cause le licenciement d'une femme portant le voile, salariée de la crèche Baby loup.
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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   31.03.13 11:20


Ayrault confirme les violentes attaques de Montebourg contre lui


Créé le 30-03-2013 à 23h15 - Mis à jour à 23h15



PARIS (AFP) - Jean-Marc Ayrault confirme dans une interview au Journal du dimanche que son ministre Arnaud Montebourg, avec qui il était en désaccord à propos de Florange, l'a notamment accusé de "gérer la France comme le conseil municipal de Nantes".

Dans le livre "Florange, la tragédie de la gauche" (Editions Plon), les journalistes Valérie Astruc et Elsa Freyssenet affirment que le ministre du Redressement productif s'en est pris vertement au Premier ministre en décembre 2012 lorsque les deux hommes s'opposaient au sujet d'une éventuelle nationalisation du site industriel mosellan de Florange.

Selon les deux journalistes, M. Montebourg aurait alors dit à M. Ayrault: "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes".

"Oui", confirme M. Ayrault dans le JDD, le ministre du Redressement productif lui a bien lancé ces attaques.

De telles critiques contre le chef du gouvernement ne mériteraient-elles pas un renvoi de M. Montebourg? "Ce qui compte pour moi, c'est l'action de mon gouvernement pour le redressement du pays, sous l'autorité du chef de l'Etat", rétorque M. Ayrault. "Nous sommes une équipe, nous devons jouer collectif", ajoute-t-il.

"Quand on demande des efforts aux Français, on doit avoir un comportement exemplaire", précise M. Ayrault, convaincu que ses ministres "travaillent d'arrache-pied au service de l'intérêt général".
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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   24.05.13 18:44


Entre Hollande et l'aile gauche du PS, la rupture est-elle consommée après Leipzig?

Par Emilie Lévêque, publié le 24/05/2013 à 18:10


Hommage aux réformes Schröder en Allemagne, renoncement à une loi sur les salaires des grands patrons: en moins de 24 heures, le gouvernement s'est mis à dos les représentants de l'aile gauche du PS, déjà très remontés.


Entre Hollande et l'aile gauche du PS, la rupture est-elle consommée après Leipzig?
François Hollande a loué jeudi 23 mai lors du congrès du SPD à Leipzig les réformes du marché du travail menées par l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Un hommage qui passe mal à la gauche du PS.

AFP PHOTO / POOL / KAY NIETFELD



Trop c'est trop. Vote du pacte de discipline budgétaire européen et sa fameuse règle d'or, crédit d'impôt compétitivité pour les entreprises, budget 2013 placé sous le sceau de la rigueur, réforme du marché du travail... la liste des couleuvres que l'aile gauche du Parti socialiste a dû avaler depuis l'élection de François Hollande il y a un an ne cesse de s'allonger. Au point que certains élus de la majorité frôlent l'indigestion.

En vantant hier à Leipzig les réformes du marché du travail de l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, François Hollande a tendu encore un peu plus ses relations avec l'aile gauche de son parti. "Le progrès, c'est aussi de faire dans les moments difficiles des choix courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations industrielles et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et qui permet à votre pays d'être en avance sur d'autres", a déclaré le chef de l'Etat lors du 150e anniversaire du parti social-démocrate allemand (SPD).

"C'est consternant!", lâche la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann. "Nous, les socialistes français, avons combattu à la fin des années 1990 et au début des années 2000, sous l'égide du Premier ministre Lionel Jospin et de François Hollande lui-même, alors premier secrétaire du PS, la troisième voie représentée par le Premier ministre britannique Tony Blair et le chancelier Schröder", s'étonne Guillaume Balas, secrétaire général du courant "Un Monde d'avance".

"Un tournant idéologique dangereux"

"Les réformes Schröder, ou loi dites Hartz IV, c'est l'explosion de la précarité et de la paupérisation des travailleurs, une flexibilisation extrême du marché du travail, une stratégie de déflation sociale qui tire l'Europe vers le bas", s'énerve le vice-président de la région Île-de-France, Emmanuel Maurel, un des chefs de fil de l'aile gauche du PS. "L'éloge de François Hollande est d'autant plus incongru que le bilan des réformes Schröder est contesté au sein même du SPD", ajoute-t-il.

>> Décryptage:10 ans des réformes Schröder, le bilan qui divise en Allemagne

"Si, avec ce discours, le chef de l'Etat veut nous dire qu'on claque la porte au discours très social du Bourget et qu'on s'oriente vers une politique de réduction des prestations chômage et d'allongement de l'âge de la retraite, comme l'a fait Schröder, c'est un tournant idéologique très dangereux", prévient Marie-Noëlle Lienemann.

La sénatrice socialiste est d'autant plus remontée que ce vendredi matin, elle découvre que le gouvernement renonce à légiférer pour encadrer les salaires des patrons du privé. La coupe est pleine. "Il est temps que le gouvernement cesse de ne donner que des signes aux électeurs de droite et au Medef et s'intéresse enfin aux priorités des électeurs de gauche!", tempête la sénatrice de paris.

"Les déclarations de François Hollande à Leipzig visaient à souligner la nécessité pour la gauche d'engager d'importantes réformes structurelles, ce qui ne veut pas dire qu'il faut copier sur le fond le contenu des réformes Schröder", tempère Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée. "Quant aux salaires des patrons du privé, nous allons les encadrer par une fiscalité dissuasive, via la taxe à 75%. Il sera toujours temps de compléter l'arsenal législatif dans deux ans si la taxe n'a pas suffi à modérer les salaires", ajoute-t-il.

>> En savoir plus: Le gouvernement a-t-il vraiment renoncé à encadrer les rémunérations des grands patrons?

Un désaccord profond, pas une rupture

Le véritable enseignement du discours de François Hollande à Leipzig, c'est que le chef de l'Etat revendique en Allemagne ce qu'il n'assume pas encore en France: il est un social-démocrate convaincu. Il y a à peine une semaine, lors de sa conférence de presse semestrielle, le président avait préféré se qualifier de "socialiste".

"Je ne fais pas de procès quant à l'attachement de François Hollande aux idéaux de gauche, explique Guillaume Balas. Mais il ne faut pas confondre une social-démocratie raisonnable qui veut faire progresser les droits sociaux et le social-libéralisme qui est une adaptation par le bas au libéralisme mondialisé." Le problème, ajoute le leader du courant "Maintenant la Gauche", est que le gouvernement "hésite entre les deux philosophies" et a même "tendance à pencher vers le social-libéralisme". "On va les aider à choisir", conclut-il.

Même si le désaccord entre l'aile gauche du PS et l'action gouvernementale est "profond", il "n'y a pas de rupture", assure Marie-Noëlle Lienemann. "Nous allons travailler pour que le centre de gravité du gouvernement soit plus à gauche", poursuit la sénatrice de Paris. "Je suis et je reste membre du PS et j'ai envie que la gauche réussisse à redresser le pays dans la justice sociale", confie Emmanuel Maurel.

Leurs armes de combat? Se rapprocher du Front de Gauche et d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), peser via des amendements lors de la prochaine convention PS sur l'Europe, et continuer à faire entendre leurs voix dissidentes dans les médias.

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MessageSujet: Re: Division dans la Majorité?   24.05.13 18:53

Il aurait dû faire son remaniement ministériel maintenant
çà va empirer pour la suite
au fond,c'est une bonne chose si les gens râlent...à fond la caisse
le PS perdra de toute façon les Municipales en 2014...
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