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 VINCENT LAMBERT

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MessageSujet: VINCENT LAMBERT   16.05.13 12:33

Euthanasie: des parents obtiennent gain de cause face à une épouse


Par Julie Saulnier, publié le 16/05/2013 à 11:58


L'unité de soins palliatifs de l'hôpital de Reims avait décidé, en accord avec sa femme, de limiter les traitements d'un patient dans le coma depuis 4 ans. Les parents, après avoir saisi la justice, ont obtenu le rétablissement de l'alimentation et l'hydratation de leur fils.



L'unité de soins palliatifs du CHU de Reims avait décidé de limiter les traitements d'un patient dans le coma depuis 4 ans avec accord de sa femme. Ses parents, qui n'ont pas été consultés, ont saisi la justice et obtenu la reprise de l'alimentation et l'hydratation de leur fils.

AFP PHOTO ALAIN JULIEN



En accord avec son épouse, les équipes de l'unité de soins palliatifs de l'hopital de Reims avaient décidé le 10 avril dernier, de limiter les traitements d'un patient de 37 ans dans le coma depuis quatre ans. Un choix pris sans avoir consulté les parents du malade. Mécontents et en conflit avec leur belle-fille, ceux-ci ont saisi la justice et obtenu gain de cause.  

Le 11 mai dernier, le juge des référés a rendu une ordonnance enjoignant le CHU de Reims de rétablir l'alimentation et l'hydratation de ce malade, rapporte l'Observatoire national de fin de vie (ONFV). Le motif? Les parents de cette personne n'ont pas été informés au préalable de la procédure collégiale qui a précédé la décision de limitation et d'arrêt des traitements prise par l'équipe médicale.  

Or, l'article 37 du code de déontologie médicale stipule que "la décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches".


On a failli sur une partie de l'accompagnement de la famille
Le CHU de Reims a-t-il commis une erreur? "La Justice ne remet pas en cause le 'fond' de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille", commente l'ONFV. Le médecin en charge du patient de 37 ans, interrogé par RTL, refuse de parler d'euthanasie: "On a failli sur une partie de l'accompagnement de sa famille", reconnaît-il, ajoutant que pour lui la décision reste la bonne mais que la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, est encore très floue.  

Un projet de loi en juin


Que dit cette loi relative aux droits des patients en fin de vie? "Lorsque la personne est hors d'état d'exprimer sa volonté, la limitation ou l'arrêt de traitement susceptible de mettre sa vie en danger ne peut être réalisé sans avoir respecté la procédure collégiale (...) et sans que la personne de confiance (...) ou la famille ou, à défaut, un de ses proches et, le cas échéant, les directives anticipées de la personne, aient été consultés."  

Le gouvernement a annoncé qu'un projet de loi sur la fin de vie serait présenté en juin au Parlement. Nul dout que le texte devra se pencher sur cette question.


Dernière édition par Admin le 20.07.15 15:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 12:45

Ce cas a été récupéré idéologiquement par des pro-vie,semblerait-il..(du moins sur le web).

On devine facilement une histoire d'héritage(les cathos intégristes n'étant jamais des "pauvres")... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 13:48

Euthanasie: «On ne peut pas faire voter les uns et les autres»



  • Home ACTUALITE Société


  • Le député des Alpes-Maritimes et vice-président de l'UMP, Jean Leonetti a présidé la «Mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de vie» en 2004, qui a conduit à la «Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie» de 2005.


    Le Figaro . - Que pensez-vous de la décision du tribunal administratif de Reims qui a mis fin à une procédure d'euthanasie?

    Jean Leonetti.- Cette décision révèle avant tout un conflit intra-familial sur la décision à prendre. Les médecins avaient une telle relation de continuité avec l'épouse de cet homme dans le coma que c'est à elle qu'ils ont demandé son avis. On ne peut pas faire un conseil de famille en faisant voter les uns et les autres. C'est ingérable. Dans ces situations, les personnes hostiles à la fin de vie réagissent le plus souvent parce qu'ils n'étaient pas au courant, beaucoup plus que parce qu'ils ne voulaient pas de l'arrêt du traitement. Ce type de cas est rarissime car généralement il y a consensus dans les familles sur le fait de les arrêter.

    Quel proche doit être consulté en priorité pour une telle décision?

    C'est tout le problème. La loi ne peut pas l'encadrer. En l'absence d'une «personne de confiance» expressément désignée par le malade ou d'une volonté écrite de ce dernier, les médecins se tournent vers la personne la plus proche. Ce peut être une femme, une compagne, un ami. Le fait de vivre dix ans avec quelqu'un crée des liens affectifs qui correspondent plus à la réalité de ce qu'aurait souhaité la personne plutôt que des parents vus de moins en moins. Et cela ne dépend pas des liens juridiques, comme le mariage. Une compagne a autant de poids qu'une épouse. À la limite, on pourrait prendre un décret avec une hiérarchie familiale. Mais au nom de quoi, par exemple, un frère ou un père qui n'a pas vu le malade depuis un an devrait-il être davantage consulté que la mère de son enfant, présente tous les jours à ses côtés? Il ne faut par ailleurs pas oublier que l'on se contente de recueillir l'avis des proches même s'il est important d'établir un consensus. C'est le médecin qui décide au final.

    Le médecin n'aurait-il pas dû suspendre le processus à partir du moment où il a été confronté au refus des parents?

    Personne ne conteste la décision collégiale du médecin. En se contentant de l'avis de la femme, le médecin n'a pas commis d'erreur. C'est elle qui était en dialogue permanent avec le médecin et qui venait voir son mari. Mais sans doute eut-il été préférable qu'il stoppe le processus à partir du moment où les parents se sont montrés hostiles à la décision. Une des clefs de la loi, c'est le dialogue. La sagesse dans ce cas, c'est de suspendre la décision et d'essayer de trouver un consensus.

    Comment éviter ce type de situation inextricable?

    Il serait nécessaire que chaque Français désigne une «personne de confiance» susceptible de représenter leurs vœux. Ou fasse savoir expressément qu'en cas de problème médical grave, ils ne veulent pas -ou veulent- que l'on prolonge leur vie de façon artificielle. C'est ce que l'on appelle des «directives anticipées». J'ai été confronté à la situation d'un homme dans le coma. Le fait qu'il ait dit à plusieurs reprises, avant son problème de santé, que vivre pour lui, c'était bouger, se déplacer, parler, a facilité la prise de décision des membres de sa famille et les a déculpabilisés.

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 13:57

La meilleure solution,c'est le suicide assisté,point final.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 15:48

Des parents empêchent l'euthanasie passive de leur fils
Le Point.fr - Publié le 16/05/2013 à 14:09

Les médecins du CHU de Reims avaient décidé de stopper l'accompagnement de Vincent Lambert, un patient tétraplégique, avec l'autorisation de son épouse.







Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l'alimentation d'un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de "conscience minimale", après la saisine des parents opposés à la décision des médecins de stopper l'accompagnement thérapeutique, a indiqué jeudi l'avocat de la famille. "La famille de Vincent Lambert s'est aperçue lors d'une visite à l'hôpital le 26 avril qu'il n'était plus alimenté ni hydraté alors qu'elle n'avait pas été informée de cette procédure qui le conduisait à la mort", a expliqué Jérôme Triomphe, l'avocat de la famille du patient. "Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d'ailleurs depuis qu'il est réalimenté il sourit alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore un espoir", a déclaré Viviane Lambert, la mère de Vincent.

Selon le CHU de Reims, Vincent Lambert, le patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, est totalement aphasique et dans un état "pauci-relationnel", un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles". "Depuis le début de l'année, Vincent a multiplié des comportements d'opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre", a expliqué Éric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims. "En accord avec sa femme qui l'accompagne quotidiennement depuis l'accident alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d'hydratation et d'alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable", a précisé le médecin. "La maman de Vincent avait été prévenue de notre réflexion, mais nous avons effectivement tardé à l'informer précisément, elle et les autres membres de la famille, du protocole que nous avions engagé, ce qui explique aussi son action en justice", a-t-il regretté.

Selon lui, l'ordonnance du juge a été immédiatement mise en application par les équipes du CHU de Reims. Selon un communiqué de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), "la justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 19:04

Un juge ordonne l'interruption d'une procédure d'euthanasie




Les médecins du CHU de Reims avaient décidé de laisser mourir un homme dans le coma depuis quatre ans et demi avec l'accord de sa femme. Ses parents s'y sont opposés et le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne leur a donné raison.




Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a mis fin à une procédure d'arrêt de soins, le11 mai dernier. Une décision sans précédent. Depuis son accident de moto il y a quatre ans et demi, Vincent Lambert, un tétraplégique de 37 ans, était hospitalisé au CHU Sébastopol de Reims. Après avoir traversé une longue période de coma végétatif, l'homme se trouvait dans un état intermédiaire dit «paucirelationnel» depuis août 2011. Il alterne les moments de sommeil et un «état de conscience minimal» durant lesquels il est en mesure de réagir à certains stimuli.

L'homme était nourri et hydraté par sonde gastrique. Sur accord des médecins, de sa femme qui vient le voir quotidiennement et de certains de ses frères et sœurs, il avait été décidé de ne plus l'alimenter à partir du 10 avril. La poche d'alimentation est alors supprimée et il ne reçoit plus que 500 ml d'eau par jour. Le 26 avril, ses parents -qui habitent loin- apprennent par hasard la nouvelle grâce à l'intermédiaire d'un proche venu visiter le malade.

L'homme aurait exprimé sa volonté de ne pas accepter un maintien de vie artificielle


Les parents obtiennent un rendez-vous avec le médecin de leur fils, le 8 mai. Mais la décision de l'hôpital prise avec l'accord de leur belle-fille est maintenue. Depuis début 2013, des signes d'opposition aux soins de Vincent Lambert avaient fait suspecter un «refus de vivre», argumente l'équipe médicale. Cette dernière s'engage alors dans une réflexion éthique, appuyée par la volonté de Vincent Lambert, exprimée avant l'accident «de ne pas accepter un maintien de vie artificielle», selon son épouse et un de ses frères.

Les parents ont porté l'affaire devant la justice et le tribunal administratif leur a donné raison. L'alimentation et l'hydratation de l'homme ont été rétablies à la demande du juge des référés. «Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d'ailleurs depuis qu'il est réalimenté, il sourit alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore une espoir», a déclaré Viviane Lambert, la mère de Vincent.

Cette situation ressemble à la controverse ayant accompagné, aux États-Unis, la fin de vie de Terri Schiavo. La jeune femme était décédée le 27 mars 2005 après treize jours d'agonie suivie en direct par tous les médias: sa sonde alimentaire avait été retirée sur ordre d'un tribunal, après dix ans de bataille judiciaire entre ses parents et son mari.

Dans sa décision, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne considère qu'en l'absence de «directives anticipées» de Vincent Lambert ou d'une «personne de confiance» désignée par ses soins avant son accident, la procédure «collégiale» devait être poursuivie pas uniquement avec sa femme mais avec sa famille «quand bien même la famille était divisée» sur son devenir. Selon le tribunal, les parents auraient dû être prévenus de cette formation collégiale et de la décision d'arrêter l'alimentation du patient. «La maman de Vincent avait été prévenue de notre réflexion mais nous avons effectivement tardé à l'informer précisément, elle et les autres membres de la famille, du protocole que nous avions engagé ce qui explique aussi son action en justice», regrette aujourd'hui Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims.

Pour le député Jean Leonetti, artisan de la loi sur la fin de vie actuelle, s'il est préférable pour les médecins de parvenir à un consensus familial, il est toutefois «très difficile» de consulter l'ensemble des proches d'une même famille. Différents sites «pro-life» américains et français, très actifs dans le cadre de la Manif pour tous, se sont saisis du sujet ces derniers jours, comme le Salon beige ou Alliance Vita. Ils accusent une «interprétation abusive» des lois Kouchner (2002) et Leonetti (2005). Selon la loi, le médecin peut engager une procédure collégiale de sa propre initiative. Il est aussi tenu de le faire à la demande de la personne de confiance, de la famille ou, à défaut, de l'un des proches. La décision de limitation ou d'arrêt de traitement est prise par le médecin en charge du patient, après concertation avec l'équipe de soins sur l'avis motivé d'au moins un médecin, appelé en qualité de consultant. «La décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches.»
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.05.13 19:16

" Différents sites «pro-life» américains et français, très actifs dans le cadre de la Manif pour tous, se sont saisis du sujet ces derniers jours, comme le Salon beige ou Alliance Vita".

C'est possible de fermer vos gueules ?

Vous écoeurez les gens et vous n'en avez même pas conscience

Vous feriez presque pitié
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 9:57

La fin de vie d’un malade tétraplégique dans la tourmente d’un conflit familial


16 mai 2013 à 20:11



Par AFP
Libération

Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique hospitalisé à Reims depuis 5 ans en état de «conscience minimale», ont bloqué par voie de justice une décision médicale de procéder à l’euthanasie passive de leur fils, alors que sa femme et une partie de sa famille soutiennent les médecins.

Samedi, Pierre et Viviane Lambert, les parents de Vincent, ont obtenu en référé devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne une ordonnance obligeant les équipes médicales du CHU de Reims qui avaient engagé depuis le 10 avril un protocole de fin de vie, à réalimenter et réhydrater leur fils.

«Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir, d’ailleurs depuis qu’il est réalimenté il sourit, alors que la semaine dernière il manifestait une grande tristesse. Il y a encore un espoir», a déclaré à l’AFP Viviane Lambert, la mère de Vincent.

«C’est un de mes fils qui avait découvert fin avril lors d’une visite que son frère n’était plus alimenté, alors que nous n’étions même pas au courant de cette décision», a-t-elle ajouté.

Cette affaire, selon le professeur Didier Sicard, auteur d’un rapport sur la fin de vie à la demande de l’Elysée, fin 2012, ne pose pas la question de l’euthanasie, mais relève de la procédure.

«Quand la mère demande la prolongation des soins, (...) comment voulez-vous que le droit exerce une espèce de jugement contre la mère ?», a-t-il demandé à l’AFP.

«Ça n’a rien à voir avec le débat actuel sur l’euthanasie. C’est une situation très fréquente. Quand plusieurs personnes de la famille ont un avis différent et que la personne n’a pas exprimé une directive anticipée, le droit a tendance à protéger plutôt la personne qui demande le maintien en vie, même si c’est déraisonnable», a ajouté le professeur Sicard.

L’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) a dans un communiqué abondé dans ce sens: «La justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l’équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu’elle n’ait pas été discutée avec l’ensemble des membres de sa famille».

Selon le CHU de Reims, Vincent Lambert, le patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, est totalement aphasique et dans un état «pauci-relationnel», un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l’environnement, par la vue notamment, sans pour autant «être sûr qu’il intègre correctement les informations sensorielles».

«Une obstination déraisonnable»

«Depuis le début de l’année, Vincent a multiplié des comportements d’opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre», a expliqué à l’AFP Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims.

«En accord avec sa femme, qui l’accompagne quotidiennement depuis l’accident, alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d’hydratation et d’alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable», a dit le médecin, reconnaissant avoir «tardé» à «informer précisément» la «maman de Vincent».

«L’épouse de mon fils a été manipulée par les médecins et maintenant la famille est en train d’éclater, car certains voudraient que le processus continue et nous nous y opposons», a déclaré Mme Lambert.

Selon Marie, la soeur cadette de Vincent interrogée par RTL, et qui, elle, soutient la décision de l’épouse, «il y a eu bien évidemment un problème de communication de la part des médecins».

Mais, a-t-elle dit à l’AFP, «il n’y a pas de doute que mon frère ne veut pas vivre de cette façon, il avait d’ailleurs clairement indiqué avant son accident qu’il ne souhaitait pas d’acharnement thérapeutique. Le laisser partir est aussi un acte d’amour».

«Il y a maintenant deux camps dans ma famille, et mes parents, hormis leur chagrin, considèrent cette situation aussi avec leur idéologie très catholique», a ajouté Marie, déplorant les dissensions au sein d’une famille recomposée qui compte neuf enfants.

Selon un message à l’AFP d’un neveu de Vincent, François Lambert, comme lui «trois demi-frères, une demi-soeur, une soeur et un frère de Vincent soutiennent sa femme dans son combat» alors, a-t-il affirmé, que «les parents de Vincent, une soeur et un demi-frère ont entamé ce procès sans même nous consulter».

«Je suis catholique pratiquante mais je suis mère avant tout et je n’ai pas besoin de convictions religieuses pour porter secours à mon fils», a répliqué Mme Lambert.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 10:19

Le Quotidien du Médecin

Fin de vie d’un tétraplégique à Reims : le médecin assume son erreur

16/05/2013

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné samedi le rétablissement de l’alimentation d’un patient tétraplégique hospitalisé à Reims en état de « conscience minimale », après la saisine des parents opposés à la décision des médecins d’arrêter l’alimentation et l’hydratation artificielles. Le cas a été révélé hier par l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) qui juge que cette ordonnance des juges est « importante », « d’abord parce qu’elle constitue un cas concret d’application de la loi Leonetti, et ensuite parce qu’elle contribue à clarifier la façon dont l’avis des différents membres de la famille doit être pris en compte ».

C’est le 10 avril dernier qu’au terme d’une procédure collégiale et après avoir consulté l’épouse du patient, l’équipe médicale de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims décide de suspendre la nutrition par sonde et de limiter l’hydratation artificielle pour un homme de 37 ans, en état « pauci-relationnel » à la suite à un accident de moto avec traumatisme crânien survenu en septembre 2008.

« La famille de Vincent Lambert s’est aperçue lors d’une visite à l’hôpital le 26 avril qu’il n’était plus alimenté ni hydraté alors qu’elle n’avait pas été informée de cette procédure qui le conduisait à la mort », a expliqué à l’avocat de la famille Jérôme Triomphe. Les parents en désaccord avec la décision décident de saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ils sont persuadés que leur fils ne veut pas mourir ce que confirme, selon eux la réaction du fils après la reprise de son alimentation. « Depuis qu’il est réalimenté, il leur a souri pour la première fois depuis deux ans », précise l’avocat.

Procédure collégiale


Dans son ordonnance du 11 mai, le juge des référés enjoint le CHU de Reims de rétablir les soins. Le juge ne remet pas en cause le « fond » de la décision prise par l’équipe médicale mais le fait qu’elle n’ait pas été discutée avec l’ensemble des membres de la famille.

Ce que reconnaît le Dr Éric Kariger, chef du service médecine palliative et soins du CHU de Reims qui suit le patient depuis 5 ans. En 2013 devant la modification du comportement de Vincent qui manifeste son opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre « même s’il n’est pas facile de donner du sens », explique au « Quotidien », le médecin.

Une telle modification est, selon lui, « inhabituelle chez ce type de patient qui du point de vue des soins palliatifs sont considérés comme non souffrants pour eux-mêmes ». Après avoir éliminé une cause médicale, l’équipe émet l’hypothèse que le patient était entrain de manifester « une certaine inacceptation de son état ». Le patient n’avait pas laissé de directives anticipées.

« Toutefois, Vincent, qui était infirmier psychiatrique avant son accident, avait beaucoup de mal à admettre les états végétatifs des patients et avait toujours exprimé que cette vie n’avait pas de sens, ce qu’a confirmé sa femme et un frère très proche de lui », poursuit le Dr Kariger. Une réflexion collégiale se met en place entre le mois février et le mois d’avril 2013 dans le respect de la loi Leonetti, (plusieurs médecins dont un médecin extérieur au service, référent éthique au CHU). « En accord avec sa femme qui l’accompagne quotidiennement depuis l’accident, alors que ses parents habitent très loin, nous avons collégialement décidé le 10 avril que le maintien des soins d’hydratation et d’alimentation constituait dans ce contexte une obstination déraisonnable », a-t-il indiqué.

Le Dr Kruger assume son erreur


Avant l’arrêt des soins, la mère du patient a été « prévenue qu’une procédure collégiale a été lancée qui pouvait aboutir à un arrêt d’alimentation pour laisser partir Vincent naturellement, bien sûr avec un accompagnement pour éviter qu’il ne meure de faim ou de soif », précise le Dr Kariger. La mère exprime alors clairement son opposition et demande d’en discuter avec le père de Vincent, lui-même médecin à la retraite.

L’alimentation est arrêtée avant que les deux parents ne soient revus par l’équipe soignante. « J’assume toute la responsabilité de cet arrêt avant que les parents aient été précisément informés. C’est une erreur, mais la décision était prise parce que la procédure avait été longue et que l’équipe pensait que c’était le bon moment. J’ai ensuite informé les autres membres de la famille », poursuit le praticien qui admet avoir eu une interprétation restrictive de la Loi Leonetti qu’il assure par ailleurs parfaitement connaître et enseigner. Une « erreur » qu’il met sur le compte d’un contexte familial particulier, conflictuel et difficile.

Depuis la décision du juge des référés, les soins ont été rétablis. « Je me range à la décision du juge. Nous sommes aujourd’hui aux côtés de Vincent et de tous les membres de sa famille qui le souhaitent. L’objectif aujourd’hui est de dépassionner les choses et de continuer humblement à faire au mieux notre travail », conclut le Dr Kariger. L’équipe attend toutefois les résultats de la plainte déposée par la famille pour assassinat et non assistance à personne en danger, une procédure actuellement au stade de l’instruction.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 10:30

Bataille familiale autour de la fin de vie d’un homme de 37 ans

Publié le 16/05/2013

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Paris, le jeudi 16 mai 2013 – Certains se souviennent peut-être de l’affaire Terri Schiavo qui avait défrayé la chronique aux Etats-Unis en 2005. La jeune femme, dans un état "semi végétatif" après un accident de voiture avait été veillée pendant treize ans par son époux et sa famille avant qu’ils ne se déchirent sur le sort de Terri. L’époux estimait qu’elle n’aurait jamais supporté une telle situation et souhaitait la suspension de son alimentation et de son hydratation, quand la famille refusait une telle issue. Une longue bataille juridique s’en suivit qui finit par donner raison à l’époux de Terri.

Entraîner la mort mais ne pas la donner


Une affaire semblable agite aujourd’hui une famille française. Vincent, infirmier, âgé de 37 ans et père d’une petite fille est dans un état pauci-relationnel depuis un accident de la route survenu il y a quatre ans. Au début de l’année, les médecins qui le prennent en charge au sein de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims ont observé une modification de comportement du patient, semblant suggérer un désir de mourir. Dès lors ils ont recueilli le sentiment de son épouse et d’une partie de sa famille avant, à l’issue d’une procédure collégiale, de décider d’interrompre l’hydratation et l’alimentation du patient. Ce geste ne relève pas de l’euthanasie précisait ce matin sur RTL le docteur Vincent Morel président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) mais du refus de l’acharnement thérapeutique. Néanmoins, il conduit inévitablement à la mort, ce qu’autorise la loi sur l’accompagnement de la fin de vie, dite loi Leonetti.

Des parents exclus de la consultation préalable


Cependant, les parents de Vincent, qui vivent à 800 km ont appris incidemment cette interruption de l’alimentation, à l’occasion de la visite d'un de leurs fils à son frère. Ne parvenant pas à faire changer la position des médecins, ils ont intenté une procédure d’urgence devant le juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Ce dernier a estimé dans sa décision qu’en ne consultant pas les parents, les médecins du CHU de Reims avait méconnu les dispositions de la loi Leonetti. Aussi, la réalimentation et réhydratation du patient ont-elles été ordonnées.

Une loi facilement accusée d’être floue


Le CHU de Reims qui précise que la justice ne remet pas en cause « le fond de la décision prise par l’équipe médicale », reconnaît avoir « failli sur une partie de l’accompagnement de sa famille ».

Cependant, les praticiens prenant en charge Vincent se défendent en remarquant que les dispositions de la loi Leonetti sont floues. L’opacité de ces dernières n’est cependant pas acquise pour tous.

L’article 37 du code de déontologie médicale indique que « la décision de limitation ou d'arrêt de traitement prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées, s'il en a rédigé, l'avis de la personne de confiance qu'il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d'un de ses proches ». Certains pourraient estimer que la notion de famille devrait être plus précisément définie en détaillant les degrés de parenté des personnes devant être consultées.

Mourir de faim : une fin hypocrite ?


La relative clarté de la loi Leonetti sur les personnes devant être interrogées avant la mise en œuvre de la décision collégiale des médecins n’empêche pas aujourd’hui de nombreux commentateurs d’affirmer que cette dramatique affaire familiale confirme la nécessité d’une nouvelle loi sur l’accompagnement de la fin de vie. On relèvera plus certainement que le choix actuel de la France d’interdire l’euthanasie active mais de permettre des gestes entraînant la mort peut « faciliter » ce type de revirement. De fait, l’interruption de l’alimentation et de l’hydratation est une décision prise relativement régulièrement confirme le docteur Vincent Morel. Si pour les opposants à l’euthanasie, il s’agit d’une solution permettant de concilier l’aspiration de certains à mourir et le respect de l’interdiction de donner la mort, certains ne manquent pas de s’inquiéter des souffrances de ces patients privés d’alimentation. Vincent Morel assure que ces derniers ne souffrent pas. Cependant, quelques cas fortement médiatisés (tel celui d’Hervé Pierra en 2006) montrent que le "départ" de ces patients n’est pas toujours serein. A cet égard, dans nos colonnes, le président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, Jean

Luc Romero observait : « Il faut cesser le discours selon lequel l’arrêt de l’hydratation, de l’alimentation ne fait pas souffrir. Personne n’a été dans cette position là pour savoir ce que ça fait réellement. Et surtout, en quoi est-ce plus cruel de permettre à quelqu’un de partir en quelques secondes, sans souffrance, après une injection létale ou en avalant soi-même un produit, en quoi cela est-ce absolument abominable alors que ce ne serait pas abominable d’arrêter d’hydrater et d’alimenter un patient ? ».


Aurélie Haroche
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 13:21

TEMOIGNAGES


Des parents s’opposent à l’euthanasie passive de leur fils, voulue par sa femme

Vincent, 37 ans, est dans un état végétatif depuis 5 ans. Si ses médecins et sa femme ont finalement décidé d’entamer une euthanasie passive, ses parents ont fait annuler la décision alors que le patient n’était plus alimenté depuis 15 jours.



Mathias Chaillot avec Juliette Droz | RMC.fr | 17/05/2013










© ReutersLa soeur du patient affirme qu'il avait dit souhaiter mourir s'il se retrouvait dans un état grave.
Faut-il laisser mourir Vincent ? Hospitalisé depuis 5 ans au CHU de Reims, Vincent Lambert, 37 ans, est dans un état de conscience minimale après un grave accident de moto et maintenu en vie artificiellement. Mais autour de lui, sa famille et les médecins se déchirent.
La femme de Vincent, qui l’accompagne quotidiennement depuis l'accident, a pris la décision, avec les médecins, d’arrêter son alimentation pour entamer une « euthanasie passive ». Mais ses parents, qui l’ignoraient et l’ont appris deux semaines après, ont ensuite bloqué par voie de justice la décision. Car même si Vincent est tétraplégique et que les médecins ont tout essayé, ils restent persuadés que Vincent peut se réveiller.

Pas alimenté pendant 15 jours


Aujourd'hui, Vincent est toujours à l'hôpital, les médecins ont recommencé à le nourrir au bout de 15 jours. Et entre ceux qui veulent le laisser partir et ceux, très catholiques, qui ne veulent même pas y penser, la famille est coupée en deux.
Selon un communiqué de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), « la justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient, mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de sa famille ». Des experts médicaux doivent donner leur avis dans les prochains jours, et leur décision sera déterminante.

« C’est mon cœur de mère qui parle »



« La vie de notre fils n’appartient pas aux médecins, même s’ils ont des blouses blanches », s’indigne Viviane Lambert, la maman de Vincent qui a fait annuler son euthanasie passive. « Le corps médical nous a menti, trompé, on a été trahis. Ce n’est pas de la colère, c’est mon cœur de mère qui parle, ce sont mes entrailles, je l’ai porté cet enfant. Il n’est pas en souffrance, il peut se réveiller. C’est facile de dire qu’il n’a pas de vie. Tout être humain a une vie, même celui qui est handicapé. Ce n’est pas de l’acharnement thérapeutique, c’est le minimum qu’on puisse donner à une personne malade ».

« Qui accepterait de vivre dans cet état ? »



Mais pour Marie, la petite sœur de Vincent de 32 ans qui habite dans la banlieue de Reims, c’était tout simplement la bonne décision à prendre. « Vincent, avant l’accident, s’était déjà exprimé sur le handicap lourd, et il avait dit clairement qu’il ne souhaitait pas continuer à vivre s’il se retrouvait dans cet état. On a accepté cette idée, tout simplement parce que qui accepterait de vivre dans cet état ? », s’interroge cette professeur des écoles. « A son chevet, on se rend bien compte que ce n’est pas une vie durable, souhaitable. C’est vraiment une décision raisonnée, réfléchie. On ne peut pas jouer comme ça au yoyo avec la vie de quelqu’un. La vie des personnes ne nous appartiennent pas ».

« On n’y a pas mis les formes »



Le docteur Eric Kariger, le chef de service de l'unité de soins palliatifs du CHU de Reims où est hospitalisé Vincent depuis 5 ans, regrette la tournure qu’ont pris les évènements. Pourtant, il assume la décision qu’il a prise. « La décision n’est pas celle du conjoint, d’une mère, de l’un ou l’autre, mais d’une collégialité de professionnels, éclairés évidemment par ses proches, sa famille, mais qui à l’arrivée repose sur un médecin ». Sur le fond, donc, il pense avoir bien fait, même s’il reconnaît que les choses auraient pu être différentes sur la forme. « Là où on a été pris en défaut, c’est qu’on aurait dû être beaucoup plus attentifs à tous les membres de la famille, à commencer par sa mère. Là-dessus, on n’a pas été assez vigilants, même si encore une fois ça n’aurait probablement pas modifié notre décision. On n’y a pas mis tout à fait les formes ».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 13:44

Selon la loi Léonetti,la décision est celle d'une collégialité de professionnels avant tout.Les Directives Anticipées seront lues après,l'avis de la famille sera entendue après.

Verset biblique "l'homme quittera son père et sa mère et il formera une seule chair avec sa femme"(je l'ai mémorisé,pas le temps de retrouver les références)

Alors,de quoi ils se mêlent,ces cathos intégristes?Il semblerat que la mère soit manipulée par eux et qu'elle fasse preuve d'un égoïsme immature(incapacité d'entamer un travail de deuil).

Un corps qui n'a pa bouffé pendant 15 jours et qu'on réalimente de force après,çà doit laisser des marques psychologiquement et physiquement.

Un peu comme si on enterre pas encore mort pour déterrer après...

Mourir en paix pour reposer en paix...

Cette histoire est à faire vomir ou alors on l'a brodée médiatiquement pour faire avancer la légalisation de la mort dans la dignité,pour annoncer l'enterrement de la loi Léonetti???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 16:42

Fin de vie : David dit avoir évité la mort de son frère


Par [url=http://www.rtl.fr/recherche?authors=La rédaction de RTL.fr]La rédaction de RTL.fr[/url] , [url=http://www.rtl.fr/recherche?authors=Aurore Coulaud]Aurore Coulaud[/url] | Publié le 16/05/2013 à 20h39
santé




Vincent, hospitalisé au CHU depuis 2008 à la suite d'un accident de voiture grave, était dans un état pauci-relationnel, c'est-à-dire un état de conscience minimale.
Crédit : AFP / Archives
TÉMOIGNAGE RTL - Le demi-frère de Vincent, un patient tétraplégique hospitalisé à Reims, dénonce l'attitude des médecins qui, selon lui, ont tenté de pratiquer une euthanasie passive sans en avoir l'autorisation.


"Les médecins ont détourné la loi Leonetti". La phrase est lâchée. David, le demi-frère d'un patient de 37 ans hospitalisé depuis 5 ans après un accident de moto, les accuse de l'avoir "mis en fin de vie". Une initiative dont n'avait pas été informée toute la famille. "Une erreur" reconnuepar les médecins qui se défendent en évoquant "des comportements d'opposition aux soins faisant suspecter un refus de vivre". Eric Kariger qui dirige le service de médecine palliative au CHU de Reims, précise toutefois que la décision avait été prise "avec sa femme" qui considérait le maintien des soins comme "une obstination déraisonnable".

"Nous ne sommes pas certain que son épouse ait dit un 'oui' franc, je pense qu'on l'a accompagnée progressivement vers cette démarche", déclare David sur RTL.



Vincent n'est pas en fin de vie, il a été mis en fin de vieDavid, son demi-frère
Lui et ses parents s'étaient aperçus lors d'une visite à l'hôpital le 26 avril dernier que Vincent n'était plus alimenté ni hydraté. "Lorsque nous nous rendons à son chevet, il pleurait", explique-t-il avec émotion sur RTL. "Nous lui avons dit, 'nous venons de te sauver la vie. Il a alors tourné la tête et m'a souri'", insiste-t-il.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi, ordonne samedi le rétablissement de l'alimentation du patient tétraplégique. "Je suis absolument persuadée que mon fils ne veut pas mourir" avait alors déclaré à l'AFP Viviane Lambert, la mère de Vincent.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 17:21

Fin de vie: la justice rappelle la loi aux médecins
Publié le : 17 Mai 2013 par Philippe Berrebi


Plusieurs enquêtes l’ont montré, la loi Leonetti sur la fin de vie est peu connue du grand public et même des médecins. Et la décision du tribunal administratif de Châlons-en–Champagne vient de le rappeler.
Tout commence en 2008. Vincent Lambert, un infirmier de 37 ans, est victime d’un accident de moto. Hospitalisé au CHU de Reims, il est tétraplégique. Après avoir traversé une période de coma végétatif, l’homme se trouve depuis août 2011 dans un état pauci-relationnel, un état de conscience minimal.
« Le 8 avril dernier, raconte Marine Lamoureux dans le journal La Croix, l’équipe médicale décide, dans le cadre d’une procédure collégiale, l’arrêt de l’alimentation artificielle et le maintien d’une hydratation faible en application de la loi Leonetti ». L’épouse de Vincent est associée étroitement à cette décision. D’après elle, son mari n’avait pas donné par écrit d’instruction à suivre en de pareilles circonstances, mais avait fait savoir avant l’accident qu’il ne souhaitait pas être maintenu artificiellement en vie.

Mais le 9 mai, relate le quotidien, les parents du patient, opposés à la décision des médecins, déposent une requête afin que la sonde d'alimentation soit rétablie. Ils reprochent au CHU de ne pas les avoir informés de la démarche et donc ne pas avoir pris compte de leur avis. La justice leur donne raison et ordonne le 11 mai le rétablissement de l’alimentation artificielle.

Une controverse qui appelle des questions, note la journaliste. Que désigne le terme de « famille » dans la loi Leonetti ? L’auteur du texte répond dans le Figaro. « On ne peut pas faire un conseil de famille en faisant voter tous les membres, c’est ingérable » explique Jean Leonetti. Selon la loi, « les médecins se tournent vers la personne la plus proche » en l’absence d'une personne de confiance désignée par le malade ou de volonté écrite. Et le député UMP de rappeler que le médecin doit recueillir l’avis des proches, mais que c’est lui qui décide au final.

Pour le Dr Leonetti, c’est le défaut d’information qui est à l’origine de l’affaire de Reims. « Les personnes hostiles à la fin de vie, souligne-t-il, réagissent le plus souvent parce qu’elles n’étaient pas au courant beaucoup plus que parce qu’elles ne voulaient pas l’arrêt du traitement ». Au-delà des termes de la loi, c’est la logique du dialogue et de la sagesse qui doit, selon lui, prévaloir. Le chef du service de médecine palliative au CHU de Reims ne dit pas autre chose. Le Dr Eric Kariger assume son erreur. « Je me range à la décision du juge, dit-il au Quotidien du médecin. Nous sommes aux côtés de Vincent et de tous les membres de la famille qui le souhaitent ».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.05.13 17:41

Entretien avec le Dr Vincent Morel

Fin de vie : des directives anticipées dans 2 % des cas

par Cécile Coumau et Bruno Martrette | Publié le 17 Mai 2013


Un tribunal a donné raison à des parents qui s'opposaient à l'euthanasie passive de leur fils souhaitée par la femme du patient. Ce dernier n'avait pas laissé de directive.

Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique hospitalisé à Reims depuis 5 ans en état de « conscience minimale », ont réussi à bloquer par voie de justice l'euthanasie passive de leur fils, souhaitée par la femme du patient. Une victoire obtenue devant le tribunal administratif grâce à une ordonnance obligeant les équipes médicales à réalimenter et réhydrater leur fils. La situation était pourtant compliquée car le patient vicitime d'un accident de voiture n'avait pas rédigé de directives anticipées. Un cas fréquent, pour le Dr Vincent Morel, président de Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs, puisque « dans seulement 2% des dossiers, les médecins retrouvent des directives anticipées ».



La loi Leonetti sur la fin de vie

Dr Vincent Morel: Quand un médecin prend une décision de limiter ou d'arrêter un traitement pour éviter l'acharnement thérapeutique qu'un patient ne souhaite pas, il doit faire 3 choses. Tout d'abord, consulter les éventuelles directives anticipées, ce que le malade aurait pu écrire par rapport à ce qu'il souhaitait. Ensuite, le médecin doit interroger la personne de confiance désignée par le malade, qui sera en quelque sorte le porte parole du patient. Enfin, les équipes médicales devront aussi questionner la famille, et c'est sur ce dernier point que l'ordonnance du juge des référés appporte des précisions.




La vision élargie de la famille donnée par le tribunal

Dr Vincent Morel: Sur la famillle, si l'on prend la lecture stricte du jugement, le tribunal a dit qu'il fallait désormais avoir une vision assez large de la famille et consulter l'ensemble des personnes du cercle familial. D'après l'ordonnance, les médecins doivent aller au-delà des conjoints lors de la discussion avec la famille, c'est-à-dire au moins jusqu'aux parents. Et cela y compris lorsque la personne a 40-50 ans et qu'elle est mariée.



Les directives anticipées peu connues des Français

Dr Vincent Morel: Sur les directives anticipées, on a un chiffre précis. Quand on reprend les certificats de décès et les dossiers, on s'aperçoit que seulement 2% des personnes ont écrit des directives anticipées. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, la non-information du grand public et des citoyens, il n'y a pas eu depuis que cela existe de vraie campagne d'information sur ce que sont les directives anticipées, ni même sur la personne de confiance d'ailleurs. Le deuxième point, c'est qu' écrire des directives anticipées n'est pas toujours simple, notamment dans une situation d'accident où la personne ne peut pas prévoir ce qui va lui arriver.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.05.13 13:14

24MATINS.fr
Euthanasie : la famille de Vincent Lambert divisée sur sa fin de vie

par Lucie Dorothé

publié le 17 mai 2013

Un homme est dans le coma depuis 5 ans après un accident de moto. Une partie de sa famille souhaite arrêter les soins, ses parents s’y opposent.

Depuis un accident de moto survenu il y a 5 ans, Vincent Lambert est dans un état végétatif et hospitalisé au CHU de Reims. L'homme de 37 ans ne peut plus bouger, parler ou s'alimenter. le Docteur Eric Kariger, le responsable des soins palliatifs de l'hôpital explique "depuis le début de l'année, Vincent a multiplié les comportements d'opposition aux soins, faisant suspecter un refus de vivre."

Le 10 avril dernier, en accord avec l'épouse du patient, les médecins ont arrêté d'alimenter et d'hydrater Vincent Lambert. Pour les médecins, poursuivre les soins est une "obstination déraisonnable". Cette euthanasie passive a été soutenue par six frères et soeurs du patient.

Les parents du patient s'opposent à la fin des soins

Les parents de Vincent Lambert et deux autres frères et soeurs se sont opposés à la décision du CHU et ont fait appel au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. La Justice a demandé au CHU de reprendre l'alimentation du patient. "La justice ne remet pas en cause le fond de la décision prise par l'équipe médicale pour ce patient. Mais le fait qu'elle n'ait pas été discutée avec l'ensemble des membres de la famille", explique l'observatoire nationale de la fin de vie.

L'équipe médicale admet avoir tardé à "informer précisément" la "maman de Vincent".

Une famille divisée

Mais l'équipe médicale aurait des difficultés à trouver un accord de tous les membres de la famille de Vincent Lambert. "Le consensus ne pourra jamais être obtenu [...] Il faut vraiment se recentrer sur la volonté de mon frère de partir, qui est pour l'instant piétinée par quatre membres de la famille qui ont des convictions très tranchées, religieuses et idéologiques", a déclaré une sœur du patient. "Il a exprimé des souhaits de partir qui doivent être écoutés."

"Je suis catholique pratiquante mais je suis mère avant tout et je n'ai pas besoin de convictions religieuses pour porter secours à mon fils", explique de son côté la maman de Vincent.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.05.13 13:21

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Dernière édition par Admin le 06.12.13 23:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.05.13 13:39

Splendide exemple d'acharnement palliatif... ... ...
On est en plein dans une "dictature idéologique"...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.05.13 13:51

On peut imaginer à l'avance l'ambiance de son enterrement !

Aucun doute sur l'hypocrisie digne ou la dignité hypocrite qui y règnera !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   19.05.13 15:15

On peut aussi méditer sur l'efficacité réelle des unités de soins palliatifs dont le travail est d'accompagner à la fois le patient et la famille...
Il y a des psys dans ce genre de service,non ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:07

La justice a ordonné que l’hôpital de Reims reprenne l’alimen­tation d’un homme que l’équipe médicale avait cessé d’alimenter depuis 30 jours, dans l’intention de provoquer sa mort.

C’est une terrifiante histoire qui se déroule au CHU Sébastopol de Reims. Elle concerne Vincent Lambert, un homme de 37 ans qui y est durablement alité, à cause des séquelles d’un grave accident de la circulation survenu il y a plus de 4 ans et demi. Après avoir traversé une période de coma profond, l’homme se trouve depuis de longs mois dans un état intermédiaire dit « paucirelationnel ». C’est-à-dire qu’il alterne les moments de sommeil et les phases de « réveil » durant lesquelles il est en mesure de réagir aux stimuli, notamment de ses proches, de les suivre du regard, de sourire ou de manifester une émotion, mais sans s’exprimer de façon explicite.

Vivant sans le support d’aucun traitement médical, ni d’aucune aide respiratoire, l’homme était nourri et hydraté par sonde gastrique. Or, voilà que, sans prévenir ses parents — mais vraisemblablement avec l’accord d’autres proches très éprouvés par cette situation — l’équipe médicale a cessé le 10 avril 2013 d’alimenter le patient, tout en réduisant considérablement son hydratation. Le mobile de cet arrêt est sans équivoque : provoquer la mort.

Alertés le 26 avril 2013, au hasard d’une visite, de ce changement qu’ils avaient refusé lorsqu’on le leur avait suggéré, ses parents ont immédiatement protesté, mais n’ont pu obtenir gain de cause auprès de l’équipe médicale, le chef de service se réfugiant derrière une « décision collégiale ». Ils se sont donc résolus à saisir le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, le 8 mai, d’une requête en référé « contre la décision du Centre hospitalier universitaire de Reims de provoquer la mort de Vincent Lambert par suppression de son alimentation depuis le 10 avril 2013 ».

Le tribunal administratif leur a donné droit, ordonnant le 10 mai que l’alimentation du patient soit immédiatement reprise. Une première en France qui pourrait avoir d’importantes conséquences. La situation ressemble à la controverse ayant accompagné, aux États-Unis, la fin de vie de Terri Schiavo. La jeune femme était décédée le 27 mars 2005 après treize jours d’agonie suivie en direct par tous les médias : sa sonde alimentaire avait été retirée sur ordre d’un tribunal, après dix ans de batailles judiciaires entre ses parents et son mari. Le Vatican avait aussitôt condamné cette mort administrée.

Depuis le vote de la loi Leonetti sur la fin de vie, obtenu à l’unanimité à l’Assemblée nationale, on sait qu’un courant de pensée a choisi de l’interpréter dans un sens euthanasique, sans l’expliciter. L’exposé des motifs de la loi prétend que l’alimentation et l’hydratation sont des traitements (alors que, comme les soins d’hygiène, ce sont des soins de base toujours dus aux patients, sauf nécessité médicale) ; or, la loi confirme que des traitements médicaux doivent être interrompus s’ils s’avèrent disproportionnés et peuvent l’être s’ils sont refusés… Des équipes médicales ont donc prôné et mis en pratique l’arrêt d’alimentation et d’hydratation à visée euthanasique, éventuellement assorti d’une sédation terminale qui permet de masquer les symptômes de l’agonie.

Le docteur Xavier Mirabel, président d’Alliance VITA, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007). Les promoteurs de l’euthanasie la récusent désormais volontiers alors qu’ils n’ont pas hésité à la soutenir (cf. La Bataille de l’euthanasie, Salvator, 2012). Ils l’affirment « inhumaine ». C’est devenu pour eux un argument-clé pour promouvoir l’euthanasie par injection létale, plus expéditive.
Le scandale de l’interprétation abusive de la loi fin de vie éclate en France aujourd’hui, avec un patient qu’on veut faire mourir à l’insu de ses parents, alors qu’il n’a rien demandé. Et dans un contexte où l’on a découvert, grâce au neurologue Steven Laureys, du Coma Science Group de l’université de Liège, que les personnes en situation qu’on prétend « végétative » perçoivent souvent bien davantage leur environnement qu’on ne pouvait le penser.

On a même pu montrer que beaucoup trouvent des raisons de vivre, malgré leur immense dépendance. Selon plusieurs de ses proches, Vincent Lambert se rend compte de leur présence à son chevet. Il pleure actuellement beaucoup lors des visites. Nul ne sait s’il se remettra de ce que des soignants ont cru devoir lui imposer.

Le médecin s’est, quant à lui, montré décidé à reprendre à zéro le processus collégial interdisciplinaire pour stopper l’alimentation et provoquer sa mort.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:21

je ne cite pas la source de ce copié-collé,n'étant pas OK avec l'idéologie de cette source
mais certaines remarques sont excellentes,je vais les re-copié-collé
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:34

CITATION=
"Depuis le vote de la loi Leonetti sur la fin de vie, obtenu à l’unanimité à l’Assemblée nationale, on sait qu’un courant de pensée a choisi de l’interpréter dans un sens euthanasique, sans l’expliciter. L’exposé des motifs de la loi prétend que l’alimentation et l’hydratation sont des traitements (alors que, comme les soins d’hygiène, ce sont des soins de base toujours dus aux patients, sauf nécessité médicale) ; or, la loi confirme que des traitements médicaux doivent être interrompus s’ils s’avèrent disproportionnés et peuvent l’être s’ils sont refusés… Des équipes médicales ont donc prôné et mis en pratique l’arrêt d’alimentation et d’hydratation à visée euthanasique, éventuellement assorti d’une sédation terminale qui permet de masquer les symptômes de l’agonie".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:38

CITATION=
"Le docteur X.M., président d’AV, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007). Les promoteurs de l’euthanasie la récusent désormais volontiers alors qu’ils n’ont pas hésité à la soutenir (cf. La Bataille de l’euthanasie, Salvator, 2012). Ils l’affirment « inhumaine ». C’est devenu pour eux un argument-clé pour promouvoir l’euthanasie par injection létale, plus expéditive".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:50

L'auteur de mon copié-collé se contredit lui-même puisqu'il écrit=
""Le docteur X.M., président d’AV, dénonce dans cette pratique « l’euthanasie à la française » (cf. revue Liberté Politique, n°39, 2007)".

L'euthanasie à la française signifie que la loi Léonetti est bien une loi euthanasique... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 12:53

L'auteur de mon copié-collé omet volontairement de parler d'euthanasie passive et d'euthanasie active,et d'en faire la différence
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 13:05

Ma question=
Doit-on moralement alimenter et hydrater un patient dans le coma depuis un certain temps ???... ... ...(EVC état végétatif chronique cf blog des parents d'Hervé Pierra)
Quant on sait que le coma est une résultante de la recherche médicale,et par conséquent de l'acharnement thérapeutique
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.05.13 13:11

Ne nous leurrons pas.Quand les docteurs soignent les patients comateux,ce n'est pas par humanisme !...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   30.05.13 9:47


"Laisser partir Vincent est ma dernière preuve d'amour"
LE MONDE | 29.05.2013 à 05h27 • Mis à jour le 29.05.2013 à 11h36
Propos recueillis par François Béguin et Laetitia Clavreul

Mme Lambert, dans un café à Reims (Marne), le 24 mai. L'épouse de Vincent ne souhaite pas que son prénom apparaisse.

Elle avait jusqu'à présent gardé le silence. L'épouse de Vincent Lambert a choisi de s'exprimer. Son mari, 37 ans, est dans un état "pauci-relationnel", un état végétatif chronique, depuis un accident de la route, en 2008.

Dans le cadre d'une procédure collégiale prévue par la loi Leonetti, l'équipe médicale du CHU de Reims, où il est hospitalisé, a décidé le 10 avril l'arrêt de son alimentation et la limitation de son hydratation (son seul traitement). Elle avait constaté des comportements d'opposition lors des soins, faisant suspecter un refus de vivre. Hostiles à cette décision, ses parents et deux de ses frères et sœurs ont saisi le tribunal administratif, qui a ordonné, le 11 mai, la reprise de l'alimentation et de l'hydratation normales, au motif que ceux-ci n'avaient pas été consultés.

Lire : La fin de vie d'un jeune homme au cœur d'une bataille familiale

L'arrêt du traitement, Mme Lambert (qui ne souhaite pas voir son prénom apparaître) l'avait accepté "pour Vincent". Les traits tirés, la jeune femme de 32 ans raconte avec dignité son "cheminement" et la "violence" de la situation.

Qu'avez-vous ressenti en apprenant la reprise du traitement de votre mari?

Mme Lambert C'était d'une violence inouïe. Le matin même, et depuis un mois, il n'était plus alimenté, et d'un coup il l'était de nouveau. C'était inouï, au regard du long cheminement psychologique autour de sa fin de vie que nous avions parcouru, et des souhaits qu'il avait exprimés antérieurement. Je n'avais jamais vu Vincent autant apaisé que pendant l'arrêt des soins.

J'ai appris la décision du tribunal en allant lui rendre visite, je ne m'y attendais pas. Je n'avais eu connaissance que la veille de la procédure lancée par mes beaux-parents. La dernière fois que l'on s'était vraiment parlé avec ma belle-mère, nous avions pourtant évoqué les funérailles de Vincent.

Quel est votre état d'esprit ?

La médiatisation m'est tombée dessus et ce n'était pas mon choix. Vincent et moi étions des gens assez discrets. J'ai été outrée que notre histoire soit mise sur la place publique, qu'on révèle l'existence de notre enfant et qu'une photo de Vincent sur son lit d'hôpital soit diffusée, notamment à la télévision. J'ai également été choquée d'entendre, ici ou là, des absurdités sur son état ou que c'est moi qui aurais obtenu cette décision du médecin. On a entendu un seul point de vue, celui de la mère qui veut sauver la vie de son fils. Mais quelle vie ? Au nom de quels principes?

Quelle est la situation médicale de votre mari ?

Il a été dans le coma après son accident et il n'a pas fait de véritable progrès depuis. Au niveau médical, nous sommes allés jusqu'au bout pour faire avancer son état cognitif. Il a été pris en charge en 2009 au centre d'éveil de Berck (Pas-de-Calais) pendant trois mois et demi. Aucun signe n'a été détecté. En 2011, il a été diagnostiqué en "état de conscience minimal plus" au centre de recherche sur le coma (Coma Science Group) de Liège, en Belgique, dans le service du professeur Laureys. On nous a laissé entendre qu'il n'y aurait pas d'évolution possible.

Quel a été votre cheminement ?

Le premier jour, vous subissez de plein fouet. Votre mari est dans le coma, sous sédation. Vous vous dites que ce n'est pas vrai, qu'il va s'en remettre. Vous venez d'avoir un bébé, alors, pour vous, il n'y a pas d'autre option, il va revenir à la maison. Et puis, quand la sédation a été levée, j'ai vu qu'il enroulait ses bras. Etant infirmière, j'ai tout de suite compris que c'était un signe de souffrance neurologique, et donc que c'était bien plus grave que ce que je croyais.

Je ne connaissais pas la loi Leonetti sur la fin de vie. Je me suis dit qu'il n'y aurait désormais pour Vincent plus rien d'autre que de la souffrance, pendant des années, jusqu'à ce qu'il s'éteigne pour une raison ou pour une autre. Je savais que c'était une vie dont il n'aurait pas voulu. Nous sommes tous les deux infirmiers, nous en avions parlé.

En tant qu'épouse de Vincent, en tant que mère de son enfant, est-il possible de donner son accord aux médecins ?

Je n'ai pas donné un accord, j'ai accepté la décision médicale après avoir témoigné auprès des médecins de ce que je connaissais de Vincent. Je l'ai acceptée parce que j'ai compris qu'il n'y aurait pas de retour de Vincent à la conscience. Sa souffrance est reconnue par tout le corps médical et par un professeur d'éthique. C'est aussi une souffrance pour moi de le voir partir. Mais comparée à ce qu'il peut endurer, ça ne peut pas être mis dans la balance. Le laisser partir est la dernière preuve d'amour que je pouvais lui apporter.

Approuvez-vous le fait que la décision revienne aux médecins, et pas à la famille ?

Dans ce genre de situation, c'est important. C'est une sécurité d'un point de vue psychologique de ne pas avoir à porter le poids d'une telle décision. La culpabilité qui pourrait en découler est bien trop importante. C'est aussi une sécurité quand il y a désaccord au sein de la famille et que cela devient une affaire récupérée à des fins idéologiques.

C'est-à-dire ?

Avant même la décision du tribunal, il y a eu des articles sur des sites Internet, d'abord Riposte catholique . Même avec l'utilisation d'un pseudonyme, notre histoire était reconnaissable. J'ai reçu un courrier d'un membre de la Fraternité Saint-Pie-X, dont les parents de Vincent sont proches, qui me disait que je cautionnais "un processus de mort" et qui me demandait de "laisser vivre" mon mari.

On peut dire, pudiquement, que Vincent a souffert physiquement et moralement de cette Fraternité. Il l'avait reniée. C'est donc d'autant plus nauséabond que son histoire soit aujourd'hui récupérée par ces gens. Mon époux n'avait pas les mêmes opinions que ses parents, notamment sur la question de la fin de vie.

Estimez-vous que votre avis doit davantage compter que le leur ?

Je considère que, en tant qu'épouse, j'ai une véritable légitimité. Que le tribunal ait pris une décision sans m'entendre, du fait de la procédure engagée, cela m'a choquée, car seule une partie s'est exprimée. J'ai été évincée comme si je ne faisais pas partie de la famille de mon mari. Or nous sommes mariés, nous avons un enfant. Je représente sa première famille, celle qu'il a créée, celle qu'il a choisie.

J'ai accompagné Vincent chaque jour pendant quatre ans et demi. J'étais là quand il refusait les soins. On ressent une grande souffrance dans ces moments-là. Ses parents, eux, venaient le voir trois ou quatre fois par an. Quand on n'a pas la réalité en face, on peut peut-être davantage fantasmer sur un devenir qui n'est pas.

Vous avez dû témoigner au commissariat, à la suite d'un signalement au procureur pour interrompre l'arrêt des traitements. Comment l'avez-vous vécu ?

Les parents de Vincent n'ont peut-être pas mesuré la violence des termes et des actes qu'ils utilisaient. Une telle convocation, alors que vous accompagnez votre mari dans sa fin de vie dans l'amour et le respect, que vous êtes abattue, c'est très violent.

Comment voyez-vous la suite ?

J'aimerais que Vincent soit entendu et respecté dans ce qu'il était avant. Je continue de penser que cette décision d'arrêt des traitements est la bonne. Six de ses huit frères et soeurs partagent cette position. Et à ceux qui voudraient croire ou qui insinueraient, comme je l'ai lu, que j'ai intérêt à ce que mon mari parte, je voudrais dire que, malgré son handicap, il est toujours resté mon mari, et que la douleur de le perdre sera toujours aussi grande. Je ne le laisse pas partir pour moi, je le laisse partir pour lui.

Lire aussi (abonnés) : Fin de vie : en 2005, l'affaire Schiavo a divisé l'Amérique

François Béguin et Laetitia Clavreul
Deux camps sur l'arrêt de l'alimentation artificielle

La loi Leonetti sur la fin de vie proscrit l'acharnement thérapeutique, et permet l'arrêt des traitements. L'alimentation et l'hydratation artificielles étant assimilées à un traitement, celles-ci peuvent donc être arrêtées. Pour éviter que le patient souffre, il peut lui être administré des sédatifs et sa bouche est régulièrement rafraîchie. Le décès intervient au bout de plusieurs jours ou semaines. Cette procédure est jugée inhumaine par les deux camps qui s'opposent dans le vif débat sur la question de l'aide à mourir. D'un côté, les opposants estiment que l'alimentation est un soin de base dû à toute personne, pas un traitement. Ils dénoncent une interprétation "euthanasique" de la loi Leonetti. De l'autre, les partisans de l'euthanasie souhaiteraient que "cesse l'hypocrisie", et plaident pour l'autorisation de pratiquer un acte létal, qui permettrait une mort rapide.

Statu quo sur le lieu d'accueil et la procédure

Vincent Lambert restera hospitalisé à Reims. Ses parents avaient exprimé leur volonté que leur fils change de lieu d'accueil, alors que son épouse souhaitait qu'il reste dans le service qui le suit depuis des années. Les deux parties ont été entendues par le docteur Eric Kariger, chef de service. C'est là qu'il restera. Il y a ses repères, et plusieurs membres de sa famille peuvent facilement venir l'y voir. La réflexion sur l'arrêt des traitements pourrait reprendre après l'été. "Il faut laisser le temps à chacun de se reconstruire", explique le médecin, souhaitant qu'au sein de cette famille éclatée, le dialogue puisse reprendre.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   30.05.13 10:01

"La loi Leonetti sur la fin de vie proscrit l'acharnement thérapeutique, et permet l'arrêt des traitements. L'alimentation et l'hydratation artificielles étant assimilées à un traitement, celles-ci peuvent donc être arrêtées. Pour éviter que le patient souffre, il peut lui être administré des sédatifs et sa bouche est régulièrement rafraîchie. Le décès intervient au bout de plusieurs jours ou semaines. Cette procédure est jugée inhumaine par les deux camps qui s'opposent dans le vif débat sur la question de l'aide à mourir. D'un côté, les opposants estiment que l'alimentation est un soin de base dû à toute personne, pas un traitement. Ils dénoncent une interprétation "euthanasique" de la loi Leonetti. De l'autre, les partisans de l'euthanasie souhaiteraient que "cesse l'hypocrisie", et plaident pour l'autorisation de pratiquer un acte létal, qui permettrait une mort rapide".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   30.05.13 11:47

BRR Liberté Politique Pierre-Olivier Arduin BRR

La justice sauve un patient d’une euthanasie
Article rédigé par Pierre-Olivier Arduin, le 15 mai 2013

La justice sauve un patient d’une euthanasie

Par une ordonnance rendue le samedi 11 mai, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a enjoint le Centre hospitalier de Reims de rétablir l’alimentation et l’hydratation arbitrairement suspendues chez un patient pris en charge dans le service de soins palliatifs. Une victoire juridique qui met en lumière l’un des aspects les plus contestables de la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti.

VINCENT LAMBERT – à ne pas confonde avec son presque homonyme Vincent Humbert dont l’euthanasie en 2003 avait suscité la mise en place d’une mission parlementaire à l’origine de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie – est le nom de ce jeune homme qui se retrouve au cœur d’une spectaculaire affaire dont le dénouement juridique a mis en pleine lumière les contradictions de la loi Leonetti.

Il faut ici rendre hommage à Jeanne Smits, spécialiste des questions bioéthiques, qui a révélé très tôt l’enjeu du combat qui se déroulait autour de Vincent Lambert. Il faut surtout saluer le courage de l’avocat des parents du jeune homme, Me Jérôme Triomphe, qui n’a pas craint de contester un point extrêmement controversé de la loi actuelle et d’avoir déposé dans les plus brefs délais une requête en référé-liberté qui a abouti à l’annulation de la décision des médecins de faire mourir par inanition leur patient. Vincent Lambert, après 31 jours sans alimentation, est aujourd’hui hors de danger.

Coup de force de l’équipe médicale

L’histoire clinique de Vincent Lambert est assez classique dans son déroulement depuis qu’il a été victime le 29 septembre 2008 à l’âge de 32 ans et demi d’un accident de voiture qui l’a laissé dans un état de coma végétatif pendant presque trois ans, puis de « coma pauci-relationnel » depuis août 2011. La formule médicale anglo-saxonne Minimally Conscious State [1] est plus explicite : on nomme ainsi cet état car il persiste chez la personne, contrairement à l’état végétatif strict, une certaine capacité de communication en réponse à des sollicitations des proches, comme des manifestations émotionnelles que l’on peut relier à des circonstances déterminées, des attitudes ou des gestes dont la signification est compréhensible par l’observateur, autant de signes qui manifestent chez ces patients une certaine capacité de relation [2]. En effet, Vincent Lambert réagit lorsqu’il entend des voix familières, pleure lorsque sa famille le visite…

La suite de l’affaire dont on connaît maintenant les détails et le calendrier s’apparente à un coup de force de l’équipe médicale. Le 5 avril dernier, alors que Viviane Lambert rend visite à Vincent, le chef de service lui propose de cesser toute alimentation et de se préparer à la mort de son fils. Elle lui oppose un refus catégorique et demande à ce qu’il la reçoive avec son mari, un rendez-vous officiel étant alors fixé au 15 mai. Or, le 26 avril, les parents de Vincent apprennent par deux autres de leurs enfants que l’alimentation a été totalement suspendue et que l’hydratation est passée de trois litres par jour à 500 ml quotidiens, et ce depuis le 10 avril. S’engage alors une course contre la montre pour tenter de sauver la vie de Vincent, les médecins responsables restant sourds aux différentes mises en demeure adressées par les parents, dont l’envoi d’un huissier de justice. Rien n’y fera avant que la famille ne porte l’affaire devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

Référé gagné

Leur avocat, Me Jérôme Triomphe, va ainsi lancer une requête en référé-liberté « contre la décision du CHU de Reims de provoquer la mort de Vincent Lambert par suppression de son alimentation depuis le 10 avril 2013 ». Cette procédure est prévue par le code de justice administrative, qui aux termes de l’article L. 521-2, indique que le juge des référés saisi d’une demande justifiée par l’urgence peut ordonner dans les 48 heures « toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public [...] aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale ».

Après une audience de plus de deux heures samedi 11 mai, le juge des référés, Mme Catherine Monbrun, ordonne que soient rétablies immédiatement l’alimentation et l’hydratation normales de Vincent Lambert. Cette décision totalement inédite en France soulève de nombreux enjeux liés à l’éthique et au droit, tant sur le fond que sur la forme, que nous allons essayer de mettre en lumière pour expliquer les dessous et les rebondissements de cette affaire.

Le retrait de l’alimentation artificielle équivaut à une euthanasie

Les patients qui se trouvent dans des situations de coma respirent spontanément, digèrent naturellement les aliments, disposent de toutes leurs fonctions métaboliques et se trouvent dans une situation stable. Ainsi Vincent Lambert n’a besoin d’aucun traitement médical particulier et ne souffre d’aucune pathologie. Comme l’avait exposé en 2008 le neurochirurgien Anne-Laure Boch lors des auditions conduites par la seconde mission parlementaire d’évaluation de la loi du 22 avril 2005, « ces patients, souvent jeunes et en bonne santé générale (du fait de l’épidémiologie, et aussi parce que, pour en arriver là et survivre à la phase initiale, il fallait être costaud) ne font en fait quasiment pas de complications impliquant le pronostic vital [3] ».

L’objectivité du tableau clinique permet de conclure que ces patients ne sont tout simplement pas en fin de vie contrairement à ce que l’on croit parfois. En raison du mauvais fonctionnement du réflexe de déglutition, ils ont juste besoin de bénéficier d’une assistance nutritionnelle au même titre qu’un nourrisson prématuré par exemple. Dans ce cas, l’alimentation et l’hydratation médicalement assistées ne cherchent pas à traiter une pathologie organique qui toucherait la fonction nutritive mais servent à pallier un problème simplement mécanique en répondant à un besoin de base de l’organisme.

Il s’agit ni plus ni moins d’éviter les fausses routes, c’est-à-dire le passage des aliments dans les voies respiratoires, qui ne manqueraient pas de se produire si l’on donnait à manger par la bouche à ces personnes. Le recours à ce geste permet donc de contourner un simple défaut de déglutition grâce à une simple sonde qui délivre les nutriments directement dans l’estomac. Il en résulte que le retrait de cette assistance ne peut qu’aboutir à la mort par inanition du patient, et ce à plus ou moins brève échéance. La suspension de l’alimentation ne peut donc être décidée que dans le but de faire mourir le patient. Y consentir revient à perpétrer une euthanasie caractérisée, celle-ci étant définie comme l’acte ou l’omission pratiquée par un tiers dans l’intention de tuer le malade.

Le problème est que la loi du 22 avril 2005 et ses décrets d’application ont légitimé plus ou moins indirectement ce type d’euthanasie par arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. Il s’agit de l’un des points les plus contestables de cette loi dont plusieurs experts avaient pourtant mis en garde, lors des travaux de la première mission parlementaire en 2004, contre la transgression morale qu’il représentait et les conséquences funestes qui ne manqueraient pas de surgir dans son sillage. Pour valider cette pratique controversée, le législateur s’était abrité à l’époque derrière la distinction artificielle entre ce qui relève du soin, toujours dû, et ce qui relève du traitement médical, susceptible d’être stoppé.

La législation du 22 avril 2005 autorise en effet à certaines conditions la suspension de « tout traitement » ainsi que le précise le nouvel article L. 1111-4 du Code de la santé publique [4]. Or le législateur avait ajouté dans l’exposé des motifs de la loi que les limitations et arrêts de traitement « s’appliquent à tout traitement, quel qu’il soit, y compris l’alimentation artificielle ».

Cette interprétation, non seulement n’est pas partagée par les bioéthiciens et les spécialistes qui s’occupent des personnes cérébro-lésées (état végétatif et état pauci-relationnel) mais en outre est totalement incohérente avec l’économie générale de la loi qui prohibe l’euthanasie. Il s’agit en outre d’une lecture partiale, car à aucun endroit le droit n’identifie explicitement l’alimentation artificielle à un traitement médical comme nous le montrerons plus loin.

L’alimentation artificielle est un soin

Nombre de bioéthiciens contestent le fait de ranger l’alimentation et l’hydratation artificielles dans la catégorie des traitements. Le docteur François Tasseau, praticien dans un centre de rééducation post-réanimation, auditionné par la seconde mission parlementaire, précise ainsi :

« Ce qui justifie le recours à la nutrition “artificielle” chez ces patients n’est pas lié à une déficience de la fonction digestive à proprement parler. En effet, une fois introduits dans le tube digestif, les aliments sont digérés et assimilés de façon quasi normale [...]. Le terme de nutrition artificielle ne convient donc pas à cette situation car ce n’est pas la fonction de nutrition qui est déficitaire ; il faut plutôt parler de nutrition “administrée” artificiellement, afin de souligner que c’est l’introduction des aliments qui nécessite le recours à une technique particulière. »

Sur un plan strictement juridique, l’alimentation entérale répond à la définition des aliments diététiques destinés à des fins médicales, qui figure à l’article L. 5137 du Code de la santé publique. Celui-ci dispose que l’« on entend par aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales les aliments destinés à une alimentation particulière qui sont traités ou formulés pour répondre aux besoins nutritionnels des patients… ». Si la poche d’alimentation est un produit pharmaceutique dans la mesure où elle répond à la définition des aliments diététiques, il ne s’agit donc pas d’un médicament [5]. Ainsi la qualification de traitement médical ne fait aucun doute concernant le médicament, mais on ne peut pas affirmer qu’elle englobe la catégorie des éléments diététiques.

Si la procédure de l’alimentation par sonde relève en effet initialement de la technique médicale, son but est de répondre à un besoin élémentaire de nourriture qui permet en définitive la dispensation d’un soin de base. Une fois la sonde posée, l’alimentation devient de l’ordre de la gestuelle des soins. Plusieurs auteurs classent ainsi l’alimentation assistée dans une niche spécifique pour signifier qu’elle représente un acte technique sans pour autant être réductible à un traitement thérapeutique classique. Ils suggèrent de la renommer nutritionmédicale afin d’insister sur son caractère ordinaire pour la conservation de la vie.

De manière très intéressante, dans les considérants de l’ordonnance du 11 mai, le juge des référés rappelle que le droit n’a pas tranché explicitement la question :


« L’administration, par voie de sonde et de tubes, de substances chimiques équilibrées permettant l’alimentation et l’hydratation d’une personne en situation de coma et donc de totale dépendance, constitue un acte de soin au sens de l’article L. 1110-5 du code de la santé publique et un traitement au sens de l’article L. 1111-4 » (considérant 7).


L’alimentation s’inscrit dans le concept de proportionnalité des soins

Nous avions d’ailleurs proposé en 2008 de sortir de cette distinction artificielle en insistant sur le caractère éminemment proportionné de l’administration assistée de nutriments et d’eau. Dans le cas de personnes dans le coma, celle-ci est en effet proportionnée pour atteindre son but : empêcher le patient de mourir d’inanition et de déshydratation. Elle n’est, ni n’entend être, une thérapie résolutive, mais constitue un soin ordinaire et proportionné pour la conservation de la vie. Quand bien même on qualifierait ce soin de « traitement », la loi du 22 avril 2005 n’autoriserait pas à le suspendre : seuls les traitements « inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie », c’est-à-dire relevant de « l’obstination déraisonnable », peuvent être interrompus.

Or on ne peut en aucun cas parler d’obstination déraisonnable ou de traitement disproportionné au sens de la loi puisque justement l’alimentation assistée peut être poursuivie longtemps sans effet secondaire majeur et avec une grande efficacité pour soutenir la vie du patient dans le coma. L’intention de laisser advenir une mort par inanition contre laquelle on pourrait lutter avec la perspective d’un succès durable au plan du maintien de la vie, et donc ne pas vouloir l’empêcher alors qu’on le pourrait, constitue une authentique euthanasie.

En définitive, la mort, qui est la conséquence directe d’une suspension dans l’administration des nutriments chez un patient qui ne peut s’alimenter seul, est souhaitée ici pour elle-même afin de supprimer une personne dont on juge finalement médiocre la « qualité de vie ». Le professeur d’éthique canadien, Hubert Doucet, l’affirme clairement :

« Cette position se fonde sur la reconnaissance que dans ce cas, la mort est meilleure que la vie. Elle porte en soi une dynamique de discrimination et d’euthanasie. Si la condition mentale et physique délabrée est à l’origine de la prise de décision, n’est-ce pas de la discrimination ? Si cette personne est privée de nourriture parce que sa mort apparaît moins misérable que sa vie, c’est une forme directe d’euthanasie. Les conséquences sociales d’une telle position sont extrêmement inquiétantes [...]. Dans ce cas, il n’y a pas de différence entre tuer et laisser mourir quelqu’un [6]. »

Il s’agit en définitive d’un jugement de valeur porté sur la vie d’une personne.

Le droit au respect de la vie est une liberté fondamentale

Ce qui est tout à fait remarquable dans les considérations émises par le juge des référés à l’appui de son ordonnance est le lien qu’il établit entre le droit à la vie et l’administration d’aliments au patient.

Mme Monbrun observe :

♦️ 1/ « le droit à la vie, rappelé notamment par l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, constitue une liberté fondamentale » (considérant 3) ;

♦️ 2/ que la « privation d’alimentation et la limitation d’hydratation font apparaître un danger caractérisé et imminent pour la vie de M. Vincent Lambert et constituent une atteinte à son droit au respect de sa vie » (considérant 5) ;

♦️ qu’en conséquence, « il existe une situation d’atteinte caractérisée à une liberté fondamentale » (ibid.).

La démonstration est imparable.

Instrumentalisation de la procédure collégiale

L’ordonnance du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est d’autant moins contestable que sur la forme l’équipe médicale a bafoué la procédure collégiale telle qu’elle est prévue par le législateur. La loi du 22 avril 2005 dispose en effet que « le médecin ne peut décider de limiter ou d’arrêter les traitements dispensés sans avoir préalablement mis en œuvre une procédure collégiale » et que « la décision prend en compte les souhaits que le patient aurait antérieurement exprimés, en particulier dans des directives anticipées s’il en a rédigé, l’avis de la personne de confiance qu’il aurait désignée ainsi que celui de la famille ou, à défaut, celui d’un de ses proches » (décret du 6 février 2006).

En l’espèce, s’il est vrai que l’épouse de Vincent Lambert avait donné son accord à l’équipe médicale qui l’avait consultée pour faire retirer la sonde d’alimentation, l’avis des parents et de certains membres de la fratrie a été ignoré et la décision elle-même de mettre en œuvre une procédure collégiale ne leur a pas été explicitée. La procédure collégiale a donc été clairement méconnue, ce qui constitue un manque de respect de la loi proprement inadmissible de la part de professionnels de santé sensés l’appliquer rigoureusement.

Le juge des référés conclut sans ambages que « de tels manquements procéduraux caractérisent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale » (considérant 9).

D’ailleurs, quand bien même la procédure collégiale aurait été suivie, la survenue d’un désaccord au sein de la famille (patent ici) et/ou de l’équipe médicale (ce qui semble être également le cas dans cette affaire, plusieurs soignants ayant fait part de leur réserve quant à la décision prise) aurait dû stopper immédiatement le protocole de retrait de l’alimentation. La procédure collégiale ne produit pas une décision selon un processus de type majoritaire. Il suffit qu’une des personnes impliquées ne juge pas le choix final comme moralement bon pour suspendre la procédure.

La seconde mission parlementaire sur la fin de vie qui a réexaminé ce dispositif de la loi a été très claire sur ce point dans son rapport final : « Un constat de désaccord doit conduire à poursuivre les orientations thérapeutiques suivies antérieurement [7]. »

D’ailleurs, suite au rapport rendu en 2008, le gouvernement de l’époque avait décidé de renforcer le rôle de la famille qui doit être non seulement partie prenante du choix effectué mais aussi peut désormais déclencher de son propre chef la procédure qui était auparavant laissée à l’initiative du seul corps médical (décret du 29 janvier 2010). Les professionnels de santé ne peuvent donc en aucun cas s’opposer à l’avis de la famille, surtout lorsque celui-ci vise à protéger la vie d’un de ses proches.

Interdit de provoquer délibérément la mort du malade

En conclusion, on peut dire que la portée de l’ordonnance rendue par le juge des référés est considérable :

„ ♦️ elle rappelle que le droit au respect de sa vie protégé par la Convention européenne des droits de l’homme est une liberté fondamentale que ne saurait enfreindre un établissement hospitalier ;

„ ♦️ que la privation d’aliments par suspension de la nutrition assistée porte atteinte au respect de la vie, et donc à une liberté fondamentale ;

„ ♦️ elle reconnaît donc implicitement que le retrait de l’alimentation artificielle chez Vincent Lambert relève de l’euthanasie (puisqu’elle porte atteinte au respect de la vie) ;

„ ♦️ elle affirme enfin que la procédure collégiale engagée par une équipe médicale ne saurait passer outre l’avis de la famille, laquelle doit obligatoirement être informée et consultée.

En ce qui concerne spécifiquement la problématique précise de la suspension de l’alimentation assistée chez un patient en état végétatif ou pauci-relationnel, l’ordonnance du 11 mai met ainsi la loi Leonetti face à ses incohérences.

La loi du 22 avril 2005 a fortement insisté sur l’interdit de tuer et spécifié notamment que l’arrêt d’un traitement chez une personne ne pouvant plus s’exprimer ne saurait être envisagé qu’en cas de situation d’obstination déraisonnable ou d’acharnement thérapeutique avérés. Elle a rappelé avec force que le médecin « n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort » (article R 4127-38 CSP). Or, du fait du tableau clinique des personnes dans le coma (état végétatif ou état pauci-relationnel), du fait de la nature du procédé de l’alimentation assistée (un soin ordonné et proportionné à l’état du patient), sa suppression ne peut avoir pour but que de provoquer directement la mort de la personne.

Tout le mérite de l’ordonnance du 11 mai rendue par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est d’avoir mis en lumière les contradictions de la loi Leonetti sur ce point précis. Il est probable que ce jugement fasse du bruit dans les semaines à venir et relance le débat sur cet aspect controversé de la loi actuelle.

P.-Ol. A.
[1] J.T. Giacino, S. Ashwal., N. Childs and al., The minimally conscious state : definition and diagnostic criteria, Neurology, 2002, 58 : 349-353.
[2] L’état de coma pauci-relationnel se définit selon la circulaire n° 2002-288 du 3 mai 2002 relative à la création d'unités de soins dédiées aux personnes en état végétatif chronique ou en état pauci-relationnel comme suit : « Il est rare qu'une personne en état végétatif soit totalement arelationnelle. La plupart du temps, il existe un degré minimal de réponse volontaire à quelques stimulations, réponse fluctuante selon les moments de la journée : cette situation clinique est qualifiée d'“état pauci-relationnel” (EPR). »
[3] Audition du docteur Anne-Laure Boch, procès-verbal de la séance du 1er juillet 2008 in Jean Leonetti, Mission d’évaluation de la loi du 22 avril 2005, Rapport d’information Solidaires devant la fin de vie, n. 1287, tome 2, Assemblée nationale, décembre 2008, p. 249-261.
[4] Article L. 1110-4 du CSP, Loi n. 2005-370 du 22 avril 2005, article 3, Journal officiel 23 avril 2005.
[5] L’article L. 5137-1 relatif à cette catégorie d’aliments diététiques figure au titre III du Livre I CSP intitulé « Autres produits et substances pharmaceutiques réglementés » et non au titres I ou II dudit Livre consacré au médicament.
[6] Hubert Doucet, Abstention et interruption de soutien nutritif, Mourir, approches bioéthiques, Desclée de Brouwer, Paris, 1988, chapitre 5, p. 97-116.
[7] Jean Leonetti, Mission d’évaluation de la loi du 22 avril 2005, Rapport d’information Solidaires devant la fin de vie, n. 1287, tome 1, Assemblée nationale, décembre 2008, p. 22.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   30.05.13 12:35

Source la Vie
Bioéthique et tactique
À 35 ans, Pierre-Olivier Arduin peut se vanter d'avoir déclenché l'une des grandes polémiques médiatiques de l'année 2006. Ce responsable de la commission éthique et vie humaine du diocèse de Toulon est l'auteur de la note appelant à boycotter le Téléthon. « J'avais rédigé un texte similaire en 2005, raconte-t-il. Mais, cette année, un ami a mis mon texte sur le site de l'évêché, début octobre. Trois semaines plus tard, une journaliste de RTL Toulon l'a trouvé. » En moins de 24 heures, la polémique devient nationale. Au final, l'opération n'aura aucune influence sur le montant des dons. Mais les opposants à la recherche sur les cellules souches embryonnaires auront réussi à lancer le débat.
La démarche de Pierre-Olivier Arduin symbolise bien celle d'une nouvelle génération de catholiques qui souhaitent défendre les positions de l'Église sur un terrain politique. « Je suis adhérent du forum des républicains sociaux de Christine Boutin et j'étais son délégué pour le Var, lors des élections présidentielles de 2002. J'ai aussi accepté de participer à la liste royaliste aux élections européennes, en 2004, car ils défendaient la famille et les racines chrétiennes de l'Europe », explique ce père de cinq enfants. Depuis l'année dernière, Pierre-Olivier Arduin fait partie de l'UMP, en tant que membre du parti de Christine Boutin.
Comme d'autres intervenants de cette génération, il se pose en « expert », même si ses états de service demeurent limités. Le responsable de la commission éthique du diocèse varois est instituteur. Il vient juste de décrocher un master en bioéthique. Il n'a pris la responsabilité de la commission que depuis un an et demi, ce qui lui a tout de même permis de participer au colloque sur les cellules souches, organisé par le Vatican en septembre dernier.
Voilà plusieurs années que Pierre-Olivier Arduin est engagé dans ce qui constitue sans doute aujourd'hui le lobby catholique le plus actif en cette période d'élection présidentielle. La polémique du Téléthon doit beaucoup à la mobilisation de ce réseau aux ramifications multiples. Ses membres n'hésitent pas à se revendiquer comme la « génération Benoît XVI », sur le site éponyme. L'acte de naissance de ce lobby coïncide avec un entretien que des jeunes ont eu avec le cardinal Ratzinger en... 1992. De retour en France, ils créent la Fondation de service politique, qui anime notamment un site Internet sur lequel Pierre-Olivier Arduin a publié une dizaine d'articles.
« Nous nous revendiquons comme un lobby au bon sens du terme, explique Philippe de Saint-Germain, 46 ans, secrétaire général de la Fondation. Nous souhaitons travailler à la réflexion et à la mobilisation de la communauté catholique sur des sujets politiques. » La Fondation organise des conférences, lance des pétitions et publie des « notes bleues » sur les sujets de société pour les députés et les évêques. Son conseil d'administration accueille le vice-président du Mouvement pour la France (MPF), Bernard Seillier, sénateur-maire de Séverac-le-Château, ainsi que Élisabeth Montfort, conseillère régionale UMP d'Auvergne. Cette ancienne députée européenne a beaucoup œuvré en faveur de l'inscription de l'héritage chrétien dans la Constitution européenne. Le conseil d'administration compte aussi la présence de Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme-Lejeune.
La lutte contre la légalisation de l'homoparentalité constitue le principal combat de ces chrétiens pour l'élection présidentielle. Ils ont déjà obtenu des résultats, grâce à l'aide du député-maire de Paray-le-Monial (UMP), Jean-Marc Nesme. C'est lui qui a fondé l'entente des parlementaires pour « la reconnaissance du droit de l'enfant à être élevé par un père et une mère », à l'origine d'un manifeste sur ce sujet signé par 300 parlementaires.
Du côté des candidats, le réseau est intellectuellement proche de Philippe de Villiers, sans se montrer monolithique. Il a hésité à soutenir Nicolas Sarkozy, car celui-ci, s'il a pris des positions claires contre l'homoparentalité, a également refusé l'investiture UMP au député Christian Vanneste, condamné pour « homophobie ». La mobilisation du réseau s'opère au détriment de Ségolène Royal, mais aussi de François Bayrou. Le candidat UDF a pris position en faveur d'une « adoption simple » par les couples homosexuels. Ce que la Fondation entend faire savoir, en s'appuyant sur une note du moraliste de la faculté de théologie de Lyon, Xavier Lacroix.
Si le conseil d'administration de la Fondation ne compte pas de membres du Front national, les frontières de ce groupe de pression avec l'extrême droite ne sont pas toujours étanches. Pierre-Olivier Arduin a ainsi été désigné « catholique de l'année 2006 » par le Salon beige : créé il y a deux ans par des jeunes professionnels catholiques, ce site Internet affiche 6 000 connexions quotidiennes. Si ses animateurs revendiquent une neutralité politique, cela ne les empêche pas de référencer les sites des très à droite quotidien Présent et Radio courtoisie. « Ils défendent la famille et le respect de la vie », explique, sans sourciller, l'un de ses fondateurs, Michel Janva, 27 ans, qui travaille dans les affaires internationales et qui a accepté de témoigner tout en gardant son pseudonyme. Jean-Marie Le Pen suscite la même bienveillance.
Forte de ces appuis, une large partie du lobby rêve de revenir sur la loi Veil. Une manifestation a été organisée à Paris le 21 janvier, qui a suscité de nouvelles alliances. Pour la première fois, les Associations familiales catholiques (AFC) ont choisi de défiler, côte à côte avec le Front national. Quatre évêques leur ont apporté leur soutien : Guy Bagnard (diocèse de Belley-Ars), Raymond Centène (Vannes), Jean-Pierre Cattenoz (archevêque d'Avignon) et, bien entendu, Dominique Rey (Toulon). Cette première réjouit Philippe de Saint-Germain, le secrétaire général de la Fondation de service politique. « Depuis quelques années, une nouvelle génération d'évêques n'hésite plus à assumer une liberté de parole, sans se réfugier derrière les communiqués officiels des commissions épiscopales. Nous sortons enfin du consensus mou et de l'eau tiède. » C'est oublier un peu vite les propos forts de la déclaration des évêques de l'automne dernier pour préparer les échéances électorales, sur la place des immigrés et la lutte contre le chômage. É.S.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   07.06.13 12:49

Tribune 05/06/2013 à 15h28
Riposte-catholique intimide et harcèle les « mauvais cathos »


Etienne Borocco | Blogueur


Tribune


Quelle ne fut pas ma surprise en lisant, sur Lemonde.fr, l’interview de l’épouse de Vincent Lambert, qui se trouve dans un état végétatif depuis 2008. Les médecins avaient décidé l’arrêt de l’alimentation et la limitation de l’hydratation. Les parents, opposés à cette décision, sont allés au tribunal, qui a décidé la réalimentation du patient.

Avec stupeur, je découvre le rôle de certaines franges traditionalistes dans l’affaire. L’épouse de Vincent Lambert confie :


« Avant même la décision du tribunal, il y a eu des articles sur des sites internet, d’abord Riposte-catholique. Même avec l’utilisation d’un pseudonyme, notre histoire était reconnaissable. J’ai reçu un courrier d’un membre de la Fraternité Saint-Pie-X, dont les parents de Vincent sont proches, qui me disait que je cautionnais “ un processus de mort ”, et qui me demandait de “ laisser vivre ” mon mari.

On peut dire, pudiquement, que Vincent a souffert physiquement et moralement de cette Fraternité. Il l’avait reniée. C’est donc d’autant plus nauséabond que son histoire soit aujourd’hui récupérée par ces gens. Mon époux n’avait pas les mêmes opinions que ses parents, notamment sur la question de la fin de vie. »
En tant que community manager de la Conférence Catholique des Baptisé-e-s de France (CCBF), un groupe de laïcs qui a pour but de promouvoir le débat dans l’Eglise, je connais très bien Riposte-catholique (le nom m’a toujours semblé aberrant quand il est écrit pourtant dans les évangiles : « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre ») et consort.

Mettre au pilori les « ennemis de dieu »




Un chapelet (FotoKatolik/Flickr/CC)

Le site web rassemble des catholiques intégristes (aussi bien de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X que des fidèles partageant les mêmes idées mais restés fidèles au pape), sous la houlette de Daniel Hamiche, ex-maoïste qui a gardé les bons vieux réflexes d’époque : il met au pilori tout individu ou organisation qu’il juge être une menace.

Etre mis à l’index par Riposte-catholique, qui peut bénéficier de la diffusion du site populaire Le Salon beige, a pour conséquence directe de faire pleuvoir sur vous les insultes. Puis, une fois que vous êtes repéré, les intégristes ne vous lâchent plus. Les initiatives du Comité de la jupe, qui consistent à publier des articles et à organiser des débats sur la condition de la femme, suscitent leur ire constante.

En bonne charité chrétienne, ils vous accusent d’avoir les pires desseins. Vous parlez du rôle des femmes dans la résurrection, aussitôt Riposte-catholique vous accuse de « résistance au pape ». Vous organisez une exposition biblique qui ne convient pas aux canons intégristes, vous êtes un manipulateur. Vous organisez un cercle de silence devant une assemblée de la conférence des évêques de France (CEF), vous êtes un perturbateur.

Dans la logique de Riposte-catholique, rester silencieux à l’extérieur d’un bâtiment perturbe la réunion qui se tient à l’intérieur. Tout est bon quand il s’agit d’attribuer des quolibets à ce qu’il juge être des « ennemis de dieu » ; ainsi, écrire « baptisé-e-s » vous fera passer pour quelqu’un à la solde du mouvement LGBT.

Et si par malheur vous éprouviez un peu de sympathie ou de compréhension pour quelqu’un mis à l’index de nos bretteurs prêts à la riposte, vous êtes dénoncés comme un soutien de l’ennemi.

Interjections musclées quasi-quotidiennes


Après vous avoir mis à l’index, Riposte-catholique se chargera de vous suivre régulièrement et de faire des rappels à ses lecteurs fanatiques prêts à tout pour vous harceler ; certains s’en font même leur spécialité. Prenons le cas typique de Jean-Christophe Mauchauffée, anesthésiste sarthois, très impliqué dans l’opposition à tout ce qu’il juge relever de la « culture de mort ».

Vous pouvez le retrouver une interview donnée à un journal local, qu’a diffusée Le Salon beige. Il passe ses journées à cracher sur ce qu’il juge être les « mauvais catholiques », qui sont pour lui des « opposants au pape » et des « hérétiques », indignes de faire partie de l’Eglise romaine.

Depuis mon arrivée sur Twitter, j’ai eu le droit à des interjections musclées quasi-quotidiennes (même s’il a fini par se calmer, car il a compris que ça ne servait à rien : je l’ai bloqué). Il passe bien sûr son temps à cracher aussi bien sur la CCBF, Francois Vercelletto de Ouest-France ou Christine Pedotti, rédactrice en chef de Témoignage Chrétien.

Pour bien préciser les choses, exprimer une opinion contradictoire revient à insulter, selon Jean-Christophe Mauchauffée. Par exemple, j’ai coécrit sur Lavie.fr une tribune avec François Mandil, qui est, vous pouvez en juger vous-mêmes, plus que correcte dans le ton. Pour notre amoureux de la riposte, c’est une insulte :


Bien sûr, tout est dans l’attaque ad hominem : tu es jeune, t’es qu’un petit con, t’es étudiant, tu ne connais rien à la vie. Faites-lui part de votre lassitude devant ce harcèlement et cette flopée d’attaques personnelles, il criera à la censure pour se victimiser. Bloquez-le, et là vous voyez arriver ses petits, comme le charmant @lysenfleur qui vous rappellera gentiment que vous êtes un mécréant :



Tweet de @lysenfleur

« Mauvais chrétien complice du suicide de la civilisation »


Evidemment, la présence ne se fait pas que sur Twitter. Elle est aussi sur Facebook ; étant chargé de la modération de la la page de la CCBF, régulièrement, je dois bannir des trolls qui affluent (de préférence en groupe, pour bien vous pourrir la page d’un coup). On en garde quelques pépites, comme celle-ci par exemple :



Commentaire sur l’initiative du Comité de la jupe pour organiser un conclave des femmes

Les méthodes de Riposte-catholique se sont répandues dans la réacosphère et ont trouvé des adeptes parmi le Printemps français (pour voir un cas typique d’interconnexion entre le Printemps français et des sites catholiques d’extrême droite, lire l’article Ambroise, un Hommen parmi d’autres sur embruns.net) :



Commentaire sur Facebook (capture d’ecran)

Eh oui, partager un édito de Jean-Pierre Denis, rédacteur en chef de La Vie, qui déclare qu’ « il serait plus que temps de passer à autre chose », c’est un signe de défaitisme et d’abandon de la lutte, qui fait de vous un mauvais chrétien complice du suicide de la civilisation. Je vous passe les commentaires contenant des comparaisons avec la pédophilie, le nazisme, etc…

Pas de soutien de l’Eglise


On pourrait s’attendre à ce que ces méthodes suscitent la condamnation au sein de l’Eglise catholique ; point du tout. Il a fallu attendre le 18 avril, très tard après le début de la mobilisation, pour que le cardinal Vingt-Trois appelle à calmer le jeu :


« Ce n’est pas parce que les gens se disent catholiques qu’ils sont porteurs d’une tactique ecclésiale. […] Il me semble que je rends service à certains jeunes pleins d’énergie en leur disant ceci : ce ne n’est pas parce que des groupes crient ou sont agressifs qu’ils (ces jeunes) sont moins catholiques qu’eux. »
Mais toujours rien sur les intimidations et les insultes à l’encontre des catholiques qui n’ont pas appuyé la mobilisation contre le projet de loi. Au contraire, elles peuvent même rencontrer le soutien de certains clercs. Après son tweet injurieux envers les « cathos de gauche », Nicolas Sénèze, journaliste de La Croix, avait reçu le soutien immédiat de l’abbé Cariot, directeur de communication du diocèse de Pontoise :



Tweet de @abbecariot (capture d’ecran)

L’homme, très courageux, a préféré retirer son tweet quand le buzz a enflé autour des propos de Nicolas Sénèze, soit-disant « pour ne pas alimenter la polémique » ; mais il n’a rien regretté de ses propos.

Pour ma part, je finis par m’accommoder de ces agissements, et, comme ils ne sont pas éternels, à force d’en bloquer sur Twitter ou d’en bannir sur Facebook, j’ai de moins en moins de trolls qui viennent m’embêter.

Instrumentalisation médiatique de l’affaire Lambert


Mais dans l’affaire Lambert, il ne s’agit pas d’une simple querelle d’opinions sur le Net. Il s’agit d’une famille qui traverse un drame familial et qui de surcroît doit affronter l’instrumentalisation médiatique voulue par ces petits groupes intégristes. Ces mêmes individus qui n’ont pas hésité à harceler Madame Lambert, comme ils ont l’habitude de faire avec les gens qu’ils jugent comme des ennemis.

Ne peuvent-ils pas laisser cette famille dans la paix ? Croient-ils vraiment qu’elle avait besoin que cette histoire affreuse soit médiatisée et fasse l’objet d’une intense propagande ? Ont-ils conscience du mal qu’ils ont fait à Madame Lambert en colportant des choses qui n’étaient pas vrai ?

Probablement pas, ils ignorent les sentiments des hommes en face d’eux car ils sont aveuglés par leur fanatisme. Ces paroles du Christ me reviennent en tête : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » Luc 23,34.

Par contre, il serait temps que l’Eglise catholique en France accepte d’ouvrir les yeux sur ce qu’il passe. Le cardinal André Vingt-Trois a su clairement condamner le suicide de Dominique Venner et les récupérations de ses idées par certains catholiques intégristes.

Il n’y a malheureusement pas que les accointances avec les idées nauséabondes de Dominique Venner qui sont condamnables chez les intégristes, mais une attitude globale qui méprise tout individu qu’ils considèrent comme leur ennemi.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.09.13 12:50

Reims : Vincent Lambert bientôt euthanasié ?

le Lundi 16 Septembre 2013 à 11:50
Par Guillaume Gaven


[url=http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2013/09/16/1143753/images/ressource/Hôpital Reims.jpg][img(39.8px,39.8px)]http://www.franceinfo.fr/sites/all/themes/franceinfo/images/zoom.png[/img][/url]
L'hôpital Sébastopol à Reims où se trouve Vincent Lambert © Maxppp
En mai dernier, ses parents avaient obtenu de la justice que les médecins reviennent sur leur décision de stopper son alimentation. Vincent Lambert est hospitalisé depuis cinq ans, dans un état végétatif, après un accident de moto. Les médecins du CHU de Reims vont engager un nouveau protocole de fin de vie - ce qu'on appelle parfois l'euthanasie passive. Car, conformément à la loi, la décision finale revient au corps médical.
L'équipe médicale est convaincue, tout comme son épouse, qu'il ne supporte plus de vivre dans ces conditions de conscience minimale - mais pas ses parents. Ceux-ci ont fait annuler, en mai dernier, la décision des médecins de stopper les soins.
Les médecins du CHU de Reims vont finalement engager un nouveau protocole de fin de vie - ce qu'on appelle parfois l'euthanasie passive. "Compte tenu de l'état de Vincent, une réunion a été programmée pour la fin de mois avec toutes les parties concernées pour expliquer notre position avant d'engager un protocole de fin de vie", a expliqué Eric Kariger, le chef de service de médecine palliative au CHU de Reims.
Vincent Lambert est hospitalisé depuis cinq ans à Reims, après un accident de moto qui l'a laissé dans un état végétatif. Dans un état "pauci-relationnel" selon les médecins - un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l'environnement, par la vue notamment, sans "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".
"La décision finale revient au corps médical"
En avril dernier effectivement, les médecins avaient engagé un protocole de fin de vie, en accord avec sa femme qui l'accompagne au quotidien. Mais les parents du patient avaient saisi la justice, et obtenu gain de cause ; l'alimentation et l'hydratation avaient été rétablies.
Mais la situation s'est dégradée depuis. D'où cette réunion programmée à la fin du mois. "Conformément à la loi, la décision finale revient au corps médical et fait partie de notre dure responsabilité", a précisé le docteur Eric Kariger.
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MessageSujet: Réflexions délirantes de certains pro-vie   18.09.13 10:53

L'affaire Vincent Lambert pourrait tous nous arriver
Ainsi que l'écrit Jeanne Smits :
Citation :
"J’avais parlé de « coma pauci-relationnel » à propos de Vincent Lambert. Un professeur de neurologie contacté par Jérôme Triomphe, avocat de la famille Lambert, a souligné qu’il est dans le cas de Vincent impropre de parler de « coma » : il est dans un « état pauci-relationnel », puisqu’il est conscient de son entourage et interagit avec lui. Si bien qu’une pièce versée au dossier par le CHU de Reims – pour justifier l’euthanasie lente de Vincent Lambert ! – note qu’un examen approfondi réalisé par des spécialistes du coma en Belgique ont conclu que le patient est dans un « état de conscience minimale plus », « avec une perception de la douleur et des émotions préservées ».
Citation :
Faut-il s’étonner dès lors que Vincent Lambert avait des épisodes « de pleurs, de cris, de sanglot (sic) » comme le précise le mémoire de défense du CHU de Reims par lequel il tentait de justifier la « décision médicale » de l’affamer à mort ? 
Citation :
Ce même mémoire croit pouvoir déceler des directives anticipées informelles de la part de Vincent Lambert, dont parlent sa femme et certains de ses frères et sœurs en expliquant qu’il a dit à l’occasion, avant son accident, ne pas vouloir être maintenu artificiellement en vie. A la fin du mémoire de défense, on ose invoquer ceci :
Citation :
« La volonté émise avant son accident par M. Lambert Vincent de ne pas être artificiellement maintenu en vie dans un état pauci-relationnel, a été rapportée par plusieurs membres de sa fratrie au Dr (…). »
Citation :
Sans compter que la nourriture et l’hydratation ne maintiennent pas « artificiellement » la vie, fût-ce en état de coma, notons ici l’incroyable glissement. Peut-on vraiment imaginer que ce jeune homme ait su ce qu’est un état pauci-relationnel ? Qu’il l’ait prévu, et prévu aussi quel serait son sentiment en ce cas ? Prévu qu’il demanderait à mourir faute de nourriture et d’eau ? Deux, trois mots prononcés au détour d’une conversation permettent-ils de faire cette incroyable extrapolation dont un médecin peut s’emparer pour couper les vivres à un malade ? Si c’est le cas – et c’est bien l’esprit de la loi Leonetti – il devient urgent de faire des directives anticipées écrites demandant de ne pas faire l’objet d’une décision d’abstention de soins ordinaires ayant pour objet de provoquer la mort ! Je crois bien qu’il va falloir rédiger une lettre type avec l’aide de médecins et de juristes spécialisés."
De son côté, Pierre-Olivier Arduin précise :
Citation :
"Le problème est que la loi du 22 avril 2005 et ses décrets d’application ont légitimé plus ou moins indirectement ce type d’euthanasie par arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. Il s’agit de l’un des points les plus contestables de cette loi dont plusieurs experts avaient pourtant mis en garde, lors des travaux de la première mission parlementaire en 2004, contre la transgression morale qu’il représentait et les conséquences funestes qui ne manqueraient pas de surgir dans son sillage. Pour valider cette pratique controversée, le législateur s’était abrité à l’époque derrière la distinction artificielle entre ce qui relève du soin, toujours dû, et ce qui relève du traitement médical, susceptible d’être stoppé.
La législation du 22 avril 2005 autorise en effet à certaines conditions la suspension de « tout traitement » ainsi que le précise le nouvel article L. 1111-4 du Code de la santé publique. Or le législateur avait ajouté dans l’exposé des motifs de la loi que les limitations et arrêts de traitement « s’appliquent à tout traitement, quel qu’il soit, y compris l’alimentation artificielle ».
Citation :
Cette interprétation, non seulement n’est pas partagée par les bioéthiciens et les spécialistes qui s’occupent des personnes cérébro-lésées (état végétatif et état pauci-relationnel) mais en outre est totalement incohérente avec l’économie générale de la loi qui prohibe l’euthanasie. Il s’agit en outre d’une lecture partiale, car à aucun endroit le droit n’identifie explicitement l’alimentation artificielle à un traitement médical".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.09.13 11:04

Merci,Jean Léonetti,pour votre loi:BRR
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.09.13 11:24

Admin a écrit:
La meilleure solution,c'est le suicide assisté,point final.
Encore faut-il être conscient pour demander le suicide assisté

QUI met les patients en situation de coma ???

QUI met les patients en unité palliative ???
 
QUI ??? ??? ???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   30.09.13 11:11

Les médecins veulent relancer l'euthanasie de Vincent Lambert

Pierre et Vivianne Lambert n'avaient pas été consultés lors de la décision de l'équipe médicale d'interrompre l'alimentation de leur fils. Crédits photo : Christian LANTENOIS/PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS
 
Les parents du tétraplégique hospitalisé à Reims restent opposés à l'arrêt de son alimentation.

 
 
 
 
Combien de jours restent-ils à Vincent Lambert? L'odieuse spéculation sur la vie de cet homme de 37 ans, tétraplégique, n'est pas le jeu de bookmakers cyniques mais la conséquence funeste d'un désaccord familial sur son sort, qui se rejoue ce vendredi. Une première fois promis au grand repos, le 10 avril dernier, le jeune homme a vu son processus d'euthanasie stoppé en urgence par la justice, alors que l'arrêt de son alimentation avait commencé depuis un mois. Le CHU de Reims, où il séjourne, a été condamné le 11 mai par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, lequel a ordonné de le réalimenter.
Déjà prisonnier de son corps, Vincent Lambert devait encore être l'otage du chaos des hommes. Décider la mort, ordonner la vie, on ne s'épouvante plus des oxymores. Deux actes ne suffisaient pas à la tragédie, le troisième s'ouvre aujourd'hui.
L'hôpital vient en effet de réengager le processus d'euthanasie. Une lettre recommandée avec accusé de réception vient de convoquer toute la famille de Vincent au CHU ce vendredi. Ceci pour ne pas réitérer l'erreur qui lui avait valu la condamnation du tribunal: l'équipe médicale n'avait pas prévenu les parents, qui avaient appris le retrait de l'alimentation de leur fils 17 jours après, «par hasard» - un procédé que n'admet toujours pas Vivianne Lambert, sa mère. La «décision collégiale» n'avait été prise qu'en accord avec l'épouse, Rachel. Une «bombe», selon Pierre et Vivianne Lambert, les parents, qui «a fait exploser» la famille de 8 frères et sœurs, certains du côté des parents, d'autres de l'épouse.
Le «sens» de la vie
Vincent a 32 ans quand un accident de voiture lui confisque son destin. Mais pas sa vie. Ses fonctions vitales ne sont pas atteintes, il ne nécessite pas de traitement médical, il respire seul mais mange artificiellement, par sonde gastrique, et ne répond pas aux stimulations. Comme bien des patients en état végétatif chronique (EVC), sa prise en charge est essentiellement faite de «soins de nursing», selon le langage médical, et de séances de kiné. Des vacances chez ses parents, à 700 km de là, sont même autorisées en septembre dernier.
 
Citation :
«  Son état neurologique est incurable. Il peut rester comme ça des années »
Dr Kariger, chef du pôle gérontologie du CHU de Reims
«Il n'est pas en mort cérébrale, il est comme vous et moi en apparence, il s'endort et se réveille, sourit et pleure parfois, cligne les yeux au son d'un bruit, explique le Dr Éric Kariger, chef du pôle gérontologie du CHU de Reims, médecin qui a engagé le processus d'euthanasie. Il est capable d'un certain nombre de réponses réflexes mais n'a pas de capacité vraiment fiable à trouver un mode de communication.» Pour le praticien, délégué départemental du Parti chrétien-démocrate (PCD), aucun doute: «Son état neurologique est incurable. Il peut rester comme ça des années». «Il n'est donc pas en fin de vie, par définition, il est handicapé!, s'exclame Me Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent. Donc la loi Leonetti ne le concerne pas car elle ne s'applique pas aux accidentés de la vie». «C'est bien pourquoi Vincent n'occupe pas un lit de soins palliatifs», précise Me Jean Paillot, autre avocat des parents.
Pour le Dr Kariger, c'est «le sens» qui fait la vie. «Il n'y a plus d'espérance qu'il recouvre une vie relationnelle normale. Si les parents trouvent du sens à cette existence, qu'ils apportent les preuves!». «C'est scandaleux!, s'indigne Martine, une autre mère qui s'est opposée à l'euthanasie de sa fille. Si maintenant il faut attester que sa vie a du sens pour la garder, la moitié de la planète a du souci à se faire!»
Aujourd'hui, le processus «doit» reprendre car «il est inachevé», «tout le monde est au milieu du gué», justifie le Dr Kariger. À l'heure du «conseil de famille» qu'il a convoqué ce vendredi, les tensions avivées par le procès ont radicalisé les positions. «On se battra jusqu'au bout, prévient la maman de Vincent. Je suis prête pour une grève de la faim.» Les armes des avocats sont déjà aiguisées, prêts à plaider de nouveau la «tentative d'assassinat». «Ce conseil est une mascarade, siffle Me Triomphe. La décision du médecin est prise, cette réunion est formelle, pour s'abriter vis-à-vis du droit.» Si la loi prévoit d'associer la famille à la décision, c'est à l'équipe médicale, au bout du compte, qu'il revient de trancher. Syncrétisme de toutes les complexités soulevées aujourd'hui par l'euthanasie, le cas Lambert est aussi emblématique des enjeux à venir, avec le futur projet de loi fin de vie. La loi Leonetti«n'a pas réglé les situations en cas de positions irréconciliables entre proches», commente Jean-René Binet, professeur de droit en santé, famille et bioéthique. Avec la nouvelle sociologie des familles, séparées ou recomposées, les conflits risquent de se présenter en nombre. «Il faut aujourd'hui se demander qui est la famille et qui est la personne de confiance, qui ne sont pas nécessairement les mêmes personnes», conclut le juriste. Identique en tous points, le cas Terri Schiavo, en 1998 aux États-Unis, avait duré douze ans…
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   01.10.13 15:50

Affaire Vincent Lambert : « Une situation humainement et éthiquement très difficile »

Plus de quatre mois après que la justice a ordonné de rétablir l’alimentation de Vincent Lambert, la famille doit se réunir vendredi 27 septembre pour tenter de trouver un accord.


27/9/13

Les parents de cet homme de 37 ans, en état de conscience minimale, s’opposent à l’arrêt de l’alimentation qui avait été décidé par les médecins, en accord avec son épouse.

La Croix a posé trois questions au docteur Éric Kariger, responsable de l’unité de médecine palliative au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims.

La Croix. Quel est le but de cette réunion ?

Éric Kariger :  « Après la douloureuse décision de justice qui a interrompu le processus de fin de vie de Vincent Lambert, mon but est de remettre la famille autour de la table. Car le grand perdant, dans cette histoire, c’est cette famille déchirée entre l’épouse du patient et ses parents, qui refusent l’arrêt des traitements. Je les ai donc tous conviés vendredi 27 septembre dans le but d’écouter la souffrance et l’analyse de chacun. Je vais leur demander de réfléchir dans l’intérêt de Vincent Lambert et tenter de les y aider. Je suis dans une volonté d’apaisement. Mon but, c’est de dépasser les conflits, la rancœur et aussi les fantasmes de certains. Je vais leur rappeler que nous sommes, avec mon équipe, au seul service du patient, avec tout ce que cela comprend d’engagement, de gravité mais aussi de doutes. »

Qui sera présent à cette réunion ?

E. K. :  « A priori, toutes les parties : les parents, l’épouse, les frères et sœurs de Vincent Lambert. Trois personnes ont prévenu qu’elles ne pourraient être là et m’ont fait parvenir des lettres expliquant leur point de vue. Du côté médical, je serai présent ainsi qu’un autre médecin de l’unité de soins palliatifs, un cadre de santé et une psychologue. Cette histoire a aussi été très difficile à gérer pour notre équipe, qui a parfois été violemment mise en cause. Nous sommes là pour tous reprendre contact dans un climat que nous espérons apaisé. Nous allons essayer de comprendre la vision de chacun, sans préjugé. Il ne faut pas être manichéen concernant la fin de vie, rien n’est tout blanc ou tout noir. »

Et si cela échoue ?

E. K. :  « Il ne s’agit pas de décider quelque chose concernant Vincent Lambert vendredi, mais seulement d’entamer une conciliation avec un cadre et un calendrier pour de prochaines réunions. Si la conciliation échoue et qu’une ou plusieurs parties décident de porter de nouveau l’affaire en justice, alors le calendrier risque d’être très long. Théoriquement, la loi est très claire là-dessus, c’est aux médecins réunis en instance collégiale que revient la responsabilité médicale de faire cesser des soins jugés déraisonnables, après consultation de la famille. La justice a estimé que nous n’avions pas suffisamment informé les parents, c’est pourquoi nous voulons tout reprendre à zéro, sans confondre vitesse et précipitation. Nous sommes face à une situation humainement et éthiquement très difficile. »

Propos recueillis par Flore Thomasset
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   01.10.13 16:16

Source= l'AGRIF

Affaire « Vincent Lambert » : des arguments pour son euthanasie qui furent très exactement ceux de l’État nazi !


Affaire « Vincent Lambert » : des arguments pour son euthanasie qui furent très exactement ceux de l’État nazi !


On peut lire dans le figaro de ce jour l’article de Delphine de Mallevouë commentant la volonté du docteur Eric Kariger du CHU de Reims de relancer le processus conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert, ce jeune homme accidenté, sauvé cet été, notamment grâce à la combativité pour le respect de la vie innocente de Me Jérôme Triomphe, avocat au Barreau de Paris.

Les propos de l’étrange docteur Kariger, (par ailleurs délégué départemental du Parti chrétien-démocrate PCD), pour justifier l’élimination de Vincent sont terrifiants.

Il constate d’abord ceci : « Il n’est pas en état de mort cérébrale, il est comme vous et moi en apparence, il s’endort et se réveille, sourit et pleure parfois, cligne les yeux au son d’un bruit. »

Mais le docteur Kariger ajoute : « Il n’y a plus d’espérance qu’il recouvre une vie relationnelle normale. Si les parents trouvent du sens à cette existence, qu’ils apportent les preuves ! »

C’est très exactement les arguments que, dans le droit fil des propos d’Adolf Hitler dans Mein Kampf, (chapitre « l’État raciste et l’hygiène de la race ») les chefs de la gestapo de Münster utiliseront lors de l’été 1941 où, après avoir expulsé les Jésuites et des religieuses, ils firent euthanasier 800 enfants considérés comme « débiles mentaux ». L’argument nazi était qu’ils ne remplissaient aucune fonction sociale, qu’ils coûtaient cher à la collectivité. Aucune différence d’argumentation dans celle du docteur Kariger !

Face au crime nazi réagit courageusement, avec éclat, le grand évêque de Münster, soutenu par Pie XII, Monseigneur Von Galen.

Les nazis, du moins, étaient en franche conformité avec leur idéologie du matérialisme biologique sur l’homme et la race. Le docteur Kariger ose, lui, par son étiquette politique, s’affirmer chrétien. Et c’est abject. Car, comme les nazis, comme les communistes aussi, il profère que si la personne humaine n’a pas « de vie relationnelle normale », alors on peut la tuer !

Le docteur Kariger piétine ainsi non seulement l’impératif chrétien de respect de la vie innocente, qui est d’ailleurs aussi celui de la simple loi naturelle, mais de surcroît il bafoue le fondamental principe du Serment d’Hippocrate : « Primum non nocere ».

Tous les dirigeants militants et amis de l’AGRIF sont émus et fiers de ce que leur avocat-coordinateur , Me Jérôme Triomphe, mène ainsi, de toutes ses forces, avec tout son talent de juriste et dans la lumière de sa foi chrétienne, le combat pour non seulement sauver Vincent mais aussi tous ceux, comme lui, par dizaines de milliers, que d’autres Kariger voudraient assassiner légalement, comme à Münster.


Bernard Antony
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.11.13 18:02

Riposte catholique

On s'est plaint ces derniers temps des manipulations autour du Conseil consultatif national d'éthique, où l'Eglise catholique est représentée par un théologien et professeur laïque, Xavier Lacroix. Fort bien. Mais quand il s'agit dans la pratique de réagir à un cas qui agite le monde médiatique, ce n'est pas sur le CCNE qu'il faut compter pour éclairer les consciences – ni avant, ni après les nouvelles nominations qui l'ont chamboulé. Et si l'Eglise catholique « qui est en France » a réellement son mot à dire, elle peut le faire sans le CCNE.

Dans le cas de Vincent Lambert, le silence des évêques est assourdissant. Trouvent-ils vraiment normal qu'aujourd'hui, on veuille pratiquer aujourd'hui l'euthanasie en France sur un homme profondément handicapé, mais vivant et qui n'est même pas en « fin de vie » ? Plusieurs d'entre eux sont au courant de l'affaire Vincent Lambert, appelés au secours par les parents du jeune homme qui se battent pour sa vie. On attend toujours. Ils n'ont pas pris position, ni à titre privé, ni à titre public.

La charité et la justice l'exigent pourtant – et pas seulement pour Vincent Lambert, mais pour toute personne qui risque un jour de se trouver dans sa situation. Le silence fait grandir dans l'opinion publique l'idée que l'on peut mettre à mort quelqu'un parce qu'il « n'aurait pas souhaité » vivre de telle ou telle manière. Pesons les mots… C'est un silence complice.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.11.13 18:08

Le silence des évêques français est peut-être digne?
Il faut ajouter qu'ils n'ont rien à voir avec je ne sais quelle 'Fraternité" catho intégriste !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.11.13 18:37

« Vincent Lambert sera indélébile de ma mémoire »

En début de semaine, le docteur Eric Kariger, qui dirige l’unité de médecine palliative du CHU de Reims, a annoncé qu’il avait convoqué un conseil de la famille Lambert pour réfléchir à la fin de vie de Vincent, 37 ans, tétraplégique depuis cinq ans, suite à un accident de la route.



(© l'Hebdo du Vendredi)


On pourrait ne pas s’attendre, à première et courte vue, à ce qu’Eric Kariger, qui se définit lui-même « profil libéral social chrétien », se retrouve à défendre les soins palliatifs, le droit de laisser mourir, en première ligne, à travers l’histoire de Vincent Lambert, qui a été relayée par les médias nationaux en mai dernier, quand une partie de sa famille obtenait du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne l’arrêt du protocole de fin de vie mis en place en avril après que l’équipe médicale ait constaté une opposition du patient lors des soins, ce qui laissait suggérer une volonté de non acharnement. Volonté confirmée par l’épouse et l’un des frères de Vincent. La mère du patient avait alors saisi le juge administratif en référé. Et le tribunal s’était appuyé sur un manque de consultation suffisant du cercle de Vincent pour faire cesser le protocole.
Vincent Lambert est dans un coma dit « pauci-relationnel », un état végétatif qui, selon le corps médical, laisse trop peu d’espoir à une amélioration. « Derrière la situation particulière de Vincent, il y a le marqueur d’une société en perte de repères, estime Eric Kariger. On a d’un côté le reproche fait à une médecine qui en ferait trop, dans l’acharnement thérapeutique, et de l’autre, une médecine qui n’en ferait pas assez à travers l’arrêt de soins. Derrière une situation très clinique, on touche au sociétal, au spirituel, au politique. Vincent, c’est un vrai cas d’école. Et au-delà de la douleur qu’on traverse, c’est un questionnement intellectuel d’une grande richesse. Ce n’est pas un hasard si tous les médias s’intéressent à Vincent. »

« Des règlements de compte se font sur le dos des médecins. Une partie de la société dénie la mort, veut des coupables. »

« Si j’avais perdu la confiance du référent familial de Vincent, en l’occurrence son épouse, je n’aurais pas gardé Vincent chez moi, poursuit le médecin. J’aurais dit « débrouillez-vous ! » Mais j’ai toujours l’espoir que cette famille renoue le contact, c’est dans l’intérêt de mon malade. On doit trouver un destin serein à Vincent. »
On sent l’émotion et la colère (« ne me parlez pas d’euthanasie ! ça me met de mauvaise humeur »), chez le professionnel de santé, qui aurait pu en rester là. La décision du tribunal, il l’a incluse dans sa réflexion, mais il veut avancer. « Je ne pouvais pas rester dans cette situation de lâcheté, de status quo. Vincent et son épouse nous ont fait confiance. J’ai dit à tous qu’on reprendrait une réflexion ensemble pour Vincent à la rentrée. Je tiens mes engagements. J’ai entendu le juge des référés qui m’a dit que j’avais une vision trop restrictive des « proches », dans la loi Léonetti. J’ai donc élargi le cercle aux parents, frères et sœurs, demi-frères et demi-sœurs. J’ai convoqué un conseil de famille pour la fin du mois de septembre. Et j’ai demandé à chaque « camp », pardonnez-moi l’expression, de désigner un expert médical extérieur. C’est bien au-delà de ce que réclame la loi. »
L’avis des familles est intégré au processus collégial, « mais je suis chef de service de cette unité de soins palliatifs. Et à un moment donné, je devrai prendre une décision. Continuer à maintenir Vincent en vie, dans les conditions que l’on connaît, ou l’alternative, entrer dans un protocole de la loi Léonetti et cesser des soins déraisonnables. »
Que dira-t-il de plus à la famille, à la fin du mois ? « Je vais leur demander de se concentrer sur l’intérêt de Vincent. Si on veut que la fin de vie de Vincent, quelle que soit son échéance, soit dans une sérénité, il faut que cette famille se mette d’accord. La qualité de vie, ça compte, non ? » La question sonne toutefois comme une utopie, chez un docteur qui, quand on lui pose la question, imagine mal la famille se mettre d’accord. « Il y a un paradoxe chez certains membres de cette famille. Ils réclament le prolongement de la vie de Vincent, mais ils lui consacrent dix heures par an ! Un malade n’est pas un objet de soins. J’ai vu des gens qui réclamaient un prolongement de vie, mais ils assumaient, ils l’accompagnaient. Son épouse et sa fille, elles vivent entre parenthèses depuis cinq ans, mais sont là tous les jours. Et puis il y a la volonté de Vincent, qui ne voulait pas être dans cet état. Il y a son épouse, sa petite fille, qui se sont préparés à la mort d’un époux, d’un papa. Et l’autre partie de sa famille, mère, père, frère ou sœur, qui ont obtenu le prolongement de vie. Mais cette décision a provoqué qu’ils n’ont plus de relation aujourd’hui avec six de leur huit enfants, qui n’ont pas soutenu la démarche judiciaire de leur mère. »
Prenant du recul, Eric Kariger est convaincu que « les soins palliatifs peuvent être la troisième voix, la bonne, entre l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie, parce que ce qui compte, c’est la qualité de la fin de vie, pas la durée. Il y a une différence entre l’euthanasie et laisser mourir. On ne sait pas l’heure de la mort, on ne pousse pas sur une seringue. En soins palliatifs, on laisse terminer dans une échéance imprévisible une fin de vie avec le meilleur de ce que l’on sait faire en soins de confort pour le malade. En avril dernier, quand on a débranché Vincent, on ne l’a pas abandonné, ni lui, ni sa famille. »
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   20.11.13 10:20

Aucune nouvelle de Vincent Lambert sur le web ou ailleurs.Si ma mémoire est bonne,une réunion familiale devait avoir lieu avec les médecins le 16 nov 2013.La dernière réunion probablement.Silence total...absolu...Chacun interprétera comme il l'entend.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:26

Euthanasie : les médecins s'affrontent sur le cas Lambert
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Par Delphine de MallevoüeMis à jour le 13/12/2013 à 20:29 Publié le 13/12/2013 à 19:24 Pierre et Viviane Lambert (le 16 mai à Reims), se sont toujours opposés à l'euthanasie de leur fils Vincent.Pierre et Viviane Lambert (le 16 mai à Reims), se sont toujours opposés à l'euthanasie de leur fils Vincent. Crédits photo : Christian LANTENOIS/PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS
Le processus de fin de vie de ce jeune tétraplégique avait été stoppé en urgence par la justice en mai dernier.

5La polémique et les spéculations sur le sort de Vincent Lambert redoublent, à quelques jours d'une nouvelle décision concernant son euthanasie. Après la judiciarisation de cette affaire au caractère exceptionnel, le débat s'enflamme avec l'intervention de médecins en désaccord médical et déontologique avec ce processus de fin de vie.

L'euthanasie de ce jeune tétraplégique de 37 ans, hospitalisé au CHU de Reims depuis cinq ans, avait été stoppée en urgence par la justice le 11 mai dernier alors que Vincent Lambert n'était plus alimenté depuis 31 jours. Saisi par les parents du jeune homme, le juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait alors ordonné à l'hôpital et au médecin chargé de ce patient, le Dr Éric Kariger, sa réalimentation immédiate. Cette privation constituait «une atteinte à son droit au respect de sa vie», expliquait-il. Le tribunal avait aussi fustigé le fait que l'équipe médicale n'ait «pas pris en compte les souhaits des parents», que seule l'épouse du patient, favorable à l'euthanasie, ait «été associée à une réflexion collégiale».

Malgré cette condamnation, alors que les parents s'opposent toujours à l'euthanasie et qu'aucune dégradation n'est venue altérer l'état de santé de Vincent Lambert, l'hôpital a repris le processus. Le 9 décembre, il a entamé la procédure collégiale de fin de vie, prévue par la loi Leonetti, en réunissant un groupe de médecins et d'experts pour prendre une nouvelle décision. Un scandale pour Pierre et Vivianne Lambert, qui ne comprennent pas cette «obstination», cet «acharnement euthanasique». Vincent Lambert est un «pauci-relationnel», qui dort et se réveille, sourit et pleure, et dont «l'état de conscience minimal plus» lui permet «un certain nombre de réponses réflexes mais n'a pas de capacité vraiment fiable ou objective à trouver un mode de communication», a déjà expliqué le Dr Éric Kariger auFigaro.

Face à ce nouveau protocole, la contestation monte, et plus seulement du côté des avocats. Alors qu'une plainte criminelle pour «tentative d'assassinat sur personne vulnérable» contre le CHU de Reims et le Dr Kariger est en train d'être finalisée, confie l'avocat des parents, Me Jérôme Triomphe, des autorités médicales s'élèvent pour dénoncer les errements déontologiques du dossier.

Parapluie juridique
Convié par le Dr Kariger à la demande des parents, Xavier Ducrocq, professeur de neurologie et d'éthique au CHU de Nancy, a participé au collège d'experts réunis le 9 décembre. Pour lui, il est clair que Vincent Lambert ne peut relever d'un tel protocole puisqu'«il n'est pas en fin de vie», affirme-t-il. «Son état ne relève pas d'un service de soins palliatifs, mais bien d'un établissement spécialisé dans l'accueil de patients présentant un handicap lourd», précise-t-il. Dans un courrier au Dr Kariger, l'expert suspecte cette nouvelle collégialité d'être une «mascarade», servant de parapluie juridique à «la décision de mort prise depuis longtemps». «Le sens de cette nouvelle réflexion est-il de rectifier en apparence la forme? demande-t-il. Votre persistance à réunir les conditions présumées légales, d'une mort provoquée délibérément par un acte d'omission - l'arrêt de l'alimentation - alors qu'une bonne partie de la famille s'y oppose et qu'aucun événement médical n'est intervenu, m'incite à penser que c'est la seule fin recherchée». Ses interrogations sont si fortes sur les pratiques du CHU de Reims, que le médecin a officiellement proposé d'accueillir Vincent Lambert dans son hôpital. Saisi, l'Ordre des médecins doit trancher la question. Pour autant, la procédure d'euthanasie n'a pas été suspendue. «Il est de mon devoir et de ma responsabilité de la mener à bien, tant qu'aucune décision de transfert n'est prise», motive le Dr Kariger dans des documents consultés par Le ­Figaro. La décision, qui revient en toute fin au médecin, «sera notifiée avant sa mise en application», a-t-il fait savoir.


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Un panel citoyen pour réfléchir sur la fin de vie
Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) publie lundi un avis attendu. Pas le sien mais celui des Français qui, depuis trois mois, dans des «conférences de citoyens», ont planché sur la fin de vie. Vingt personnes venues de toute la France, «choisies de manière à représenter la société dans sa diversité», d'après une méthodologie de l'Ifop, explique Marie-Hélène Mouneyrat, secrétaire générale du CCNE. Durant plusieurs sessions, ils ont débattu avec diverses personnalités afin de nourrir leur réflexion et de se forger un avis. Leur rapport final, rédigé ce week-end, aura une valeur consultative pour le gouvernement, explique le CCNE. «C'est une pierre à l'édifice» pour aider la réflexion et le débat public qui doit précéder le futur projet de loi sur la fin de vie. Ces «conférences de citoyens» menées depuis l'automne s'inscrivaient dans le cadre des états généraux prévus par la loi bioéthique
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:30

Je pensais qu'ils l'auraient laissé partir en paix
Le corps médical me dégoûte
la société me dégoûte
Je râle?Donc je vais très bien !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:35

Euthanasie : «Sans consensus familial, c'est le droit à la vie qui prime»
Home ACTUALITE Société
Par Delphine de MallevoüeMis à jour le 13/12/2013 à 20:32 Publié le 13/12/2013 à 19:54 Le Dr Bernard Jeanblanc a rédigé un rapport après avoir rencontré Vincent Lambert, le 9 décembre. Chef de service d'une unité pour polyhandicapés et d'une unité de vie spécialisée pour les « pauci-relationnels », comme Vincent Lambert, il est depuis vingt ans un des spécialistes en France de ce type de patient.


Dr JEANBLANC. - On recense en France 1500 patients en état végétatif ou «pauci-relationnels». Ce ne sont pas des gens dans le coma, ils perçoivent leur environnement extérieur mais sans pouvoir communiquer. Leur prise en charge s'inscrit toujours dans un projet de vie, et pour cause: ils ne sont pas en fin de vie. Dans mon service, ces patients sont levés tous les jours, ils reçoivent des soins de kiné, de confort, de stimulation. À l'opposé de l'approche palliative. C'est pourquoi, dès le départ, l'hospitalisation de Vincent Lambert dans un service de soins palliatifs est une inadéquation totale, il n'a rien à faire là.

Ce cas est selon vous «une interprétation abusive de la loi Leonetti», pourquoi?

Si on euthanasie un patient comme Vincent, quid des 1500 autres qui sont comme lui? On les élimine? Sur quels cri­tères? Parce qu'ils sont handicapés? Qu'ils ne servent à rien? Je crains beaucoup ces dérives utilitaristes, voire économiques. Cela voudrait aussi dire que la pratique des professionnels avec ces patients-là, depuis tant d'années, est inu­tile? Mes équipes sont outrées de voir l'approche réservée à Vincent Lambert.

L'équipe du Dr Kariger dit avoir perçu une résistance aux soins, signe qu'il voulait en finir.

Comment le Dr Kariger, qui reconnaît l'incapacité objective de Vincent à communiquer, peut-il soutenir avec une telle force de conviction qu'il a exprimé un refus de vivre? Nous sommes là dans l'interprétation pure et simple. Or on ne peut baser un arrêt de mort sur des suppositions, c'est très grave! À plus forte raison quand il s'agit de «faire mourir» et non de «laisser mourir». Car il faut rappeler qu'il n'y a pas de pathologie dans ce cas, ni même de détérioration de l'état de santé.

La prudence a-t-elle manqué?

À l'évidence. Or c'est une des vertus du soin. Pour tout dire, c'est ce qui m'étonne le plus dans l'attitude du Dr Kariger: le fait qu'il ne doute pas. Avec mon équipe, après vingt ans d'expérience, nous ne sommes jamais dans la certitude, c'est impossible. Par ailleurs, un principe élémentaire n'a pas été respecté: quand il n'y a pas de consensus familial, c'est le droit à la vie qui prime. C'est le professeur Didier Sicard qui l'a rappelé (ancien président du Comité consultatif national d'éthique, auteur d'un rapport sur la fin de vie, NDLR).
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:43

Moi,si j'en avais le pouvoir,je pratiquerais volontiers l'euthanasie sur certains toubibs FOOL 
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:51

CITATION=
Si on euthanasie un patient comme Vincent, quid des 1500 autres qui sont comme lui? On les élimine? Sur quels cri­tères? Parce qu'ils sont handicapés? Qu'ils ne servent à rien? Je crains beaucoup ces dérives utilitaristes, voire économiques. Cela voudrait aussi dire que la pratique des professionnels avec ces patients-là, depuis tant d'années, est inu­tile? Mes équipes sont outrées de voir l'approche réservée à Vincent Lambert.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:53

Certes,si on les "élimine",on élimine aussi économiquement ceux qui s'occupent d'eux... ...
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VINCENT LAMBERT
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