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 VINCENT LAMBERT

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MessageSujet: vidéo   02.06.15 18:52




Mais l'agonie du laisser mourir ajoute aussi du temps au temps et produit ennuis et conflits...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.06.15 17:32

Affaire Lambert : la CEDH "ne fera que valider ou invalider la loi Leonetti"
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.06.15 17:35

Pauvre Jean Léonetti qui a révisé lui-même sa loi plusieurs fois !

HI
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.06.15 17:41

si jamais la cedh passait par ici, j'aimerais bien une légalisation européenne

de la sédation terminale AVEC ou SANS injection létale

selon le choix du patient en fin de vie

Laissez-nous le choix de notre mourir
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.06.15 17:50

Il semblerait que l'affaire Vincent Lambert ait retardé de plusieurs mois la légalisation de la proposition 21
mais en même temps, on peut souhaiter enfin une législation européenne de l'euthanasie et du suicide assisté...
???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   04.06.15 16:53

L'affaire Lambert ne fait que commencer synthèse de presse bioéthique
04 Juin 2015 Fin de vie


La décision de le CEDH qui doit intervenir demain, vendredi 5 juin à 11h, est très attendue en France, mais plus largement par l'ensemble des pays membres de la CEDH auxquels s'appliquera la jurisprudence de la Grande chambre (cf. Synthèse Gènéthique du 22 mai 2015).
 
Pour Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, il s'agira d'une "décision de pure conformité juridique", car si les juges de Strasbourg donnaient raison à la France, cela "n'aura pas pour effet d'obliger le CHU de Reims, les médecins ou les autorités françaises, à faire mourir de faim et de soif Vincent Lambert". Seul le médecin ayant pris la décision d'interrompre l'hydratation et l'alimentation de Vincent Lambert peut la mettre en œuvre. Or, dans la mesure où le Dr Kariger n'est plus médecin de Vincent Lambert, c'est à son nouveau médecin, le Dr Jean-Luc Novella "s'il veut le faire - mais il n'y est pas obligé -, à reprendre toute la procédure collégiale à zéro". Pour Me Jérôme Triomphe, avocat des parents de Vincent Lambert, "si la CEDH nous donne tort, l'affaire ne fait que commencer en réalité".
 
Le dilemme lié au sort de Vincent Lambert est "exceptionnel" car ce-dernier est dans un état stable[1]. Or la réflexion sur la fin de vie d'un patient émerge généralement suite à la complication soudaine qui engage le pronostic vital.
 
Le Comité de soutien à Vincent Lambert annonce avoir recueilli plus de 34 000 signatures en faveur de son transfert dans un établissement spécialisé, comme le demandent ses parents.
 
"Le 5 juin, prédit le juriste Denis Berthiau, le débat sociétal sur la fin de vie va se rallumer en France et il sera tout aussi fort, voire plus fort, qu’avant la décision de la CEDH. "
 
 
[1] « Depuis quelques mois, Vincent Lambert recommence à déglutir, ce qu’il ne faisait plus depuis cinq ans. Je vois mal comment les médecins pourraient faire l’impasse sur cette nouvelle situation médicale », a déclaré Me Jean Paillot au Monde (le 4 juin 2015).
 

Sources: 
Famille Chrétienne (Antoine Pasquier) 04/06/2015 - Le Monde (François Béguin) 04/06/2015 - La Vie (Joséphine Bataille) 04/06/2015
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   04.06.15 17:02

L'arrêt Lambert aura une portée au-delà de la France
Publié le  04 juin 2015 à 11h47
Strasbourg (AFP)

L'arrêt que doit rendre vendredi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) dans l'affaire Lambert ne sera pas seulement scruté en France, mais dans tous les pays européens où ont lieu des débats sur la fin de vie.
"L'arrêt Lambert a vocation à devenir un véritable point de référence juridique sur la fin de vie en Europe", estime le juriste en droit public Nicolas Hervieu, spécialiste de la Cour de Strasbourg.
Il va compléter une jurisprudence qui s'impose déjà aux 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, dont la CEDH, basée à Strasbourg, est le bras judiciaire.
Dans des affaires moins retentissantes, les juges européens ont ainsi déjà eu à se prononcer sur des questions de fin de vie, après avoir été saisis notamment par des personnes souhaitant mourir et s'en estimant injustement empêchées.
Ils ont "reconnu aux Etats une marge d'appréciation considérable concernant la mise en place ou non de dispositifs de fin de vie", en matière de suicide assisté ou d'euthanasie, observe M. Hervieu.
Mais la Cour a également affirmé dans ses différents arrêts qu'elle avait son mot à dire en la matière et que les Etats, quels que soient leurs choix, devaient prévoir un encadrement satisfaisant.
L'arrêt Lambert sera toutefois inédit, notamment parce qu'il s'agit du premier cas de requérants s'opposant à une fin de vie. Ce sera, qui plus est, un arrêt de Grande chambre, formation la plus solennelle de la CEDH: il sera donc définitif, sans recours possible.
"Dès qu'un Etat souhaitera modifier sa législation sur ce sujet, il devra examiner les principes solennellement posés dans cet arrêt", anticipe M. Hervieu.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   04.06.15 18:58

Viviane Lambert a dit ou écrit :
"Vincent n'est pas en fin de vie,il est handicapé"

Merci ( ? ) pour la réduction de la définition du terme handicap
c'est de l'humour noir de ma part
je crève de chaud sans pouvoir crever vraiment
et pourtant je ne bois pas beaucoup d'eau, j'urine peu et je ne transpire pas
çà doit être pire dans une chambre d'hôpital avec un matelas plastifié sous le drap, la fenêtre fermée, les stores baissés je suppose
durant la canicule de l'été 20003, j'ai eu la chance de ne pas aller aux urgences
je vivais à poil chez moi, les stores fermés, en m'empiffrant de sorbet
j'ai survécu...comment ne pas résister à des sorbets dans ce genre de situation ?
Il faisait vraiment beaucoup trop chaud sur une longue période, nuit et jour
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 17:21


5 juin 2015 le JDD


La CEDH confirme l'arrêt des soins pour Vincent Lambert

Saisie il y a un an, la Cour européenne des droits de l'Homme a statué vendredi sur l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert : cette lourde décision médicale déchire la famille du tétraplégique, plongé dans un état végétatif. Comme nous vous l'annoncions, la CEDH a bien préconisé l'arrêt des soins pour Vincent Lambert.



La Cour européenne des droits de l'Homme a validé vendredi la décision du Conseil d’Etat, qui avait tranché l’an dernier en faveur de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation du jeune tétraplégique plongé dans un état végétatif.

L'arrêt des juges strasbourgeois a été rendu à 11 heures lors d'une brève audience à laquelle ont assisté la mère du trentenaire, Viviane Lambert, qui s'élève contre une "euthanasie déguisée", et son épouse Rachel, qui appelle au contraire à le "laisser partir" dignement. Victime d'un accident de la route en 2008, qui a provoqué des lésions cérébrales irréversibles, Vincent Lambert, 38 ans, est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims, où il est nourri et hydraté artificiellement. Ce sont ses parents, avec une de ses soeurs et un demi-frère, qui ont saisi la justice européenne. Ils contestent une décision du Conseil d'Etat en faveur de l'arrêt des soins, estimant qu'elle violerait son droit à la vie et qu'il s'agirait d'une torture.

La décision médicale, prise dans le cadre de la procédure collégiale prévue par la loi Léonetti de 2005, correspond pourtant au souhait de Rachel Lambert, soutenue par cinq frères et soeurs de son époux, convaincus qu'il n'aurait pas souhaité continuer à vivre dans cet état. Pour prendre le temps de se pencher sur ce dossier complexe, la Cour de Strasbourg avait immédiatement suspendu la décision du Conseil d'Etat, lorsqu'elle a été saisie en juin 2014.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 17:28

çà sert à quoi, tout çà ?

que de temps perdu, pour rien.

Et Vincent Lambert mettra combien de temps à mourir ???

Tout çà pour satisfaire Léonetti et compagnie..

Si on calculait le montant en euros... ...

Désolée !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 17:36

Effectivement, Vincent Lambert n'est pas malade.

Il ne mourra pas de sa maladie puisqu'il n'en a pas.

Il va crever de faim et de soif, en République Française, en 2015

C'est çà, la civilisation ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 17:52

Maltraitance ? oui, laisser crever de faim et de soif, c'est bien de la maltraitance, même avec une profonde sédation
Vous, les soignants, vous cherchez à guérir, sinon à soulager
En cas d'échec, vous supprimez la bouffe et la flotte et vous ne trouvez rien de mieux à faire que la sédation et l'attente du décès
et vous avez le culot de penser ou de faire croire que vous soulagez sans tuer

Mon CUL !

si encore ce n'était que de la maltraitance ! mais avec la couche d'hypocrisie que vous rajoutez ...
au nom de je ne sais quels principes...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 18:06

et vos soins de bouche anté-mortem, on en veut pas

La dignité consiste à refuser d'être un mort vivant ou un vivant pas encore mort manipulé par vos mains. La dignité et l'orgueil...

avant de crever, on n'a pas le droit d'être orgueilleux ?

Mais regardez-vous donc ! et Léonetti, il ne serait pas orgueilleux par hasard ?

Mon CUL !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   05.06.15 18:13

Pondre une loi, l'imposer aux autres, et se la réviser soi-même,

C'EST QUOI ? si ce n'est pas de l'orgueil ..
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 8:58

si j'écris qu'il faudrait calculer le montant en euros des dépenses pour Vincent Lambert depuis son accident, çà peut choquer
mais qu'une maman catholique ( traditionnaliste ou pas ) ne veuille pas envoyer son fils au paradis, çà peut aussi choquer
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 9:45

Jean-Luc Romero : «La mort appartient à chacun d'entre nous»

Publié le 06/06/2015 à 07:17

Actu Santé - Point de vue. Jean-Luc Romero, président de l'association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD)


Jean-Luc Romero : «La mort appartient à chacun d'entre nous»




Pour vous cette décision va-t-elle dans le bon sens ?

Oui, mais ce qui est grave, c'est que la justice n'aurait jamais dû se mêler de cette affaire. Ceux qui, en toute bonne foi, connaissaient Vincent Lambert savaient qu'il s'était éloigné de l'idéologie de sa mère, de l'idéologie de ses parents qui sont anti-avortement, anti-euthanasie…
Ce serait bien si l'on pouvait sortir de cet acharnement où l'idéologie prime.
Que va-t-il se passer désormais ?
Nous espérons que l'équipe médicale aille jusqu'au bout. Mais ce qui est incroyable, c'est que c'est le médecin qui décide ! Il peut vouloir ou ne pas vouloir arrêter les soins.
On est là en plein dans la discussion qui se déroule actuellement au Sénat, sur la loi concernant la fin de vie, qui a déjà été adoptée à l'Assemblée nationale.
L'affaire Lambert est le marqueur de l'échec d'une politique que l'on mène depuis dix ans, depuis la loi Leonetti. Il est quand même impensable que ce soit par le biais de l'affaire Lambert que les Français sachent que l'on peut rédiger des directives anticipées. Il était question de faire des campagnes de pub à ce sujet, rien n'a été fait ! Aujourd'hui, 2,3 % des mourants français ont rédigé des directives anticipées, alors que 14 % des Allemands l'ont fait.
Les directives anticipées sont-elles la bonne solution ?
En théorie, oui, mais encore une fois, on nous ment ! La loi explique que les directives ne s'appliquent pas en cas d'urgence. Supposons alors qu'un médecin vous ranime, et vous laisse dans les conditions de vie de Vincent Lambert, alors même que dans vos directives anticipées, vous indiquiez le contraire ? Et la loi précise aussi que si le médecin estime les directives anticipées «manifestement inappropriées», il n'est pas tenu de les respecter : cela veut dire que c'est toujours et encore le médecin qui décide ! Quant à la sédation profonde, là aussi, c'est une énorme hypocrisie : on arrête les soins et on laisse la personne mourir à petit feu pendant quinze jours, trois semaines, en le voyant faire la grimace tous les jours ? Voilà pourquoi, nous nous voulons que le malade puisse demander l'euthanasie ou le suicide assisté.
Vous demandez donc que l'euthanasie et le suicide assisté soient inscrits dans la loi ?
L'amendement que nous soutenons et qui avait été déposé par Jean-Louis Touraine proposait de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté. Il n'est pas passé à 20 voix près. Nous nous adressons donc aux parlementaires qui défendent ce point de vue de se mobiliser pour qu'ils votent cet amendement. Mais nous sommes face à des lobbies religieux très puissants ! Moi, un sénateur m'a interpellé en me disant : «Votre vie et votre mort ne vous appartiennent pas : elles appartiennent à Dieu !» Pour lui, peut-être, mais pour moi, et dans le cadre d'une république laïque, je considère que ma vie et ma mort m'appartiennent. La mort appartient à chacun d'entre nous. Et pas plus aux religieux qu'aux mandarins et aux médecins qui ont fait de la mort une affaire médicale.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 9:58

CITATION =
"L'amendement que nous soutenons et qui avait été déposé par Jean-Louis Touraine proposait de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté. Il n'est pas passé à 20 voix près".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 10:11

Le cas Vincent Humbert a fait pondre la loi du 22 avril 2005
Dix ans après, le cas Vincent Lambert est médiatisé.. pour rien ?
L'un était pompier, l'autre, infirmier psychiatrique.

C'est le système médical français qui est vraiment problématiquement malade
Il aurait fallu désagréger l'Académie de Médecine et le Conseil National de l'Ordre des Médecins
Un genre de " mai 68 " médical ?
La CEDH aurait quand même pu donner un petit coup de main ?
çà va péter à l'élection présidentielle en 2017 !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 14:35

La loi sur la fin de vie « n’a aucun lien » avec l’affaire Lambert, explique Philippe Bas


Natacha Gorwitz
Le 05.06.2015 à 19:12


La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rendu un arrêt crucial dans l’affaire Vincent Lambert, autorisant l’arrêt des soins. Le sort de cet homme de 38 ans, tétraplégique et plongé dans un état végétatif, déchire sa famille depuis deux ans.
Saisie en urgence au moins de juin 2014 par les parents de Vincent Lambert après la décision du Conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins, la Cour a finalement estimé qu’il n’y avait pas eu violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme consacre le droit à la vie. Depuis son accident de voiture en 2008, Vincent Lambert est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims où il est nourri et hydraté de manière artificielle. La CEDH avait demandé le maintien du traitement, le temps qu’elle se penche et statue sur ce dossier complexe.
Entretien avec Philippe Bas, président Les Républicains de la commission des lois du Sénat,
Cette décision vous a-t-elle surpris ?
Cette décision n’est pas une surprise puisqu’après une nouvelle expertise médicale, le Conseil d’Etat avait déjà rendu une décision en ce sens.
Comment interprétez-vous cette décision ?
Cette décision montre l’importance des précautions qui sont prises en France et en Europe avant de mettre en œuvre une décision qui touche à un droit aussi fondamental que le respect de la vie humaine. C’est la preuve qu’on est dans un Etat de droit qui place au sommet le respect de la vie humaine et la volonté de la personne y compris quand il ne peut plus l’exprimer lui-même. On ne peut pas dire que l’affaire ait traîné. Vincent Lambert est un homme qui ne souffre pas et on ne met pas fin à sa vie sans d’immenses précautions. Cette décision montre aussi que l’appréciation médicale est toujours incontournable et que la responsabilité médicale est essentielle. Enfin elle souligne que dans ces cas où le consentement libre et éclairé du patient ne peut pas être recueilli il arrive souvent que la famille et les proches soient désunis. Dans ce cas, la garantie ultime ne peut être apportée que par le juge. C’est le seul mode de régulation possible.
D’où vient cette difficulté de statuer sur le cas de Vincent Lambert ?
Dans cette affaire, la difficulté ne vient pas de la loi. Un malade peut toujours refuser un traitement. Mais, Vincent Lambert, ne peut plus exercer ce droit car il ne peut exprimer sa volonté. Quand la personne est inconsciente [et dans un état végétatif], elle n’est pas en mesure de donner son consentement libre et éclairé à la décision d’arrêt des soins. Dans le cas de Vincent Lambert, la question c’est : qu’est-ce qu’il aurait décidé s’il avait pu prévoir ce type de décision ? Toutes les précautions qui sont prises visent à trouver une force de substitut à son consentement. Rien n’est écrit à l’avance et la loi n’a pas pour objet de régler par avance ce type de situation. ll faut prendre en compte la volonté de la famille, mais la principale question n’est pas celle de la famille mais de l’être humain duquel nous parlons.
Cet arrêt de la CEDH aura-t-il une influence sur le débat sur la fin de vie qui a lieu actuellement au Sénat ?
La nouvelle loi sur la fin de vie, actuellement en discussion, n’a pas de lien avec la question tranchée par le Conseil d’Etat et la CEDH sur le cas de Vincent Lambert. Elle n’est pas faite pour traiter ce type de situation car elle ne vise que les personnes agonisantes. Ce n’est pas le cas de Vincent Lambert. Cet homme ne souffre pas et la question qu’il soulève, c’est l’arrêt de traitement – l’alimentation et l’hydratation artificielle. La nouvelle loi ne porte sur que deux points l’arrêt de traitement, le droit aux soins palliatifs et à la sédation profonde pour des personnes en fin de vie et l’opposabilité des directives anticipées que l’on peut exprimer en avance de manière presque testamentaire. Elle vise à traiter des situations beaucoup plus fréquentes que celle exceptionnelle du cas de Vincent Lambert.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.06.15 14:44

CITATION =
La nouvelle loi sur la fin de vie, actuellement en discussion, n’a pas de lien avec la question tranchée par le Conseil d’Etat et la CEDH sur le cas de Vincent Lambert. Elle n’est pas faite pour traiter ce type de situation car elle ne vise que les personnes agonisantes.

COMMENTAIRE =
Donc Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, il est handicapé ( ce que dit sa mère )
donc il ne relève pas de la loi du 22 avril 2005
Faudrait être plus net, précis et clair
Mais à mon avis, personne ne l'est, volontairement et involontairement ... ....
Question : à quoi sert une nouvelle loi, avec ce genre de mentalité ? ! ! !
A rien du tout.

CITATION=
Cet homme ne souffre pas et la question qu’il soulève, c’est l’arrêt de traitement – l’alimentation et l’hydratation artificielle
COMMENTAIRE=
Comment peut-on affirmer que cet homme ne souffre pas ?
????? ????? ?????
Pourquoi une sédation, s'il ne souffre pas ?
Affirmations...manipulation ???

CITATION =
et on ne met pas fin à sa vie sans d’immenses précautions.
COMMENTAIRE=
Mettre fin à la vie de quelqu'un qui n'agonise pas, ce serait juridiquement un meurtre... ...

Bon, il est vrai que j'exagère avec aisance !
Mais je me plaîs à dénoncer l'hypocrisie de part et d'autre
Car je flaire de l'hypocrisie partout !
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MessageSujet: vidéo   07.06.15 16:00

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   09.06.15 18:43

Affaire Lambert : cinq des juges fustigent la décision de la justice européenne
Home ACTUALITE Société
Par Delphine de Mallevoüe
Mis à jour le 07/06/2015 à 22:57
Publié  le 07/06/2015 à 20:48

 
Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert et son avocat Jérôme Triomphe avant le verdict rendu par la Cour européenne des droits de l'Homme, le 5 juin 2015 à Strasbourg.


En désaccord avec l'arrêt rendu le 5 juin dans l'affaire Lambert, cinq des 17 juges de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) se sont dissociés de la décision et ont critiqué, dans les annexes mêmes de l'arrêt, la Cour et son institution avec une sévérité hors normes.


Un fait sans précédent. Sur les 17 juges de la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui, à la majorité de douze, ont estimé vendredi que l'arrêt de l'alimentation de Vincent Lambert était conforme à la Convention des droits de l'Homme, cinq d'entre eux se sont désolidarisés de cette décision, avec un argumentaire d'une rare sévérité à l'encontre de ce jugement mais aussi de la Cour elle-même, qu'ils désavouent désormais jusqu'à la légitimité de porter son nom.

«Après mûre réflexion, nous pensons que, à présent que tout a été dit et écrit dans cet arrêt, à présent que les distinctions juridiques les plus subtiles ont été établies et que les cheveux les plus fins ont été coupés en quatre, ce qui est proposé revient ni plus ni moins à dire qu'une personne lourdement handicapée, qui est dans l'incapacité de communiquer ses souhaits quant à son état actuel, peut, sur la base de plusieurs affirmations contestables, être privée de deux composants essentiels au maintien de la vie, à savoir la nourriture et l'eau, et que, de plus, la Convention est inopérante face à cette réalité, attaquent-ils d'emblée. Nous estimons non seulement que cette conclusion est effrayante mais de plus - et nous regrettons d'avoir à le dire - qu'elle équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu'ici offerte aux personnes vulnérables.»


« Nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre ci-dessus »

Plus fermement encore, ces cinq juges, représentant Malte, la République de Moldavie, la Géorgie, la Slovaquie et l'Azerbaïdjan, remettent en cause, à travers ce jugement historique, les valeurs suprêmes qui, jusque-là, présidaient aux fondements et principes de la Cour. «En 2010, pour célébrer son cinquantième anniversaire, la Cour a accepté le titre de Conscience de l'Europe (…), rappellent les juges Hajiyev, Sikuta, Tsotsoria, De Gaetano et Gritco. Pareille conscience doit non seulement être bien informée mais doit également se fonder sur de hautes valeurs morales ou éthiques. Ces valeurs devraient toujours être le phare qui nous guide, quelle que soit “l'ivraie juridique” pouvant être produite au cours du processus d'analyse d'une affaire. Il ne suffit pas de reconnaître, comme la Cour le fait au paragraphe 181 de l'arrêt, qu'une affaire “touche à des questions médicales, juridiques et éthiques de la plus grande complexité” ; il est de l'essence même d'une conscience, fondée sur la recta ratio, de permettre que les questions éthiques façonnent et guident le raisonnement juridique jusqu'à sa conclusion finale. C'est précisément cela, avoir une conscience. Nous regrettons que la Cour, avec cet arrêt, ait perdu le droit de porter le titre ci-dessus.»

Très concrets, les juges «dissidents» relèvent plusieurs incompréhensions et désaccords. Ils rappellent que si Vincent Lambert est «en état végétatif chronique» et «en état de conscience minimale», «en aucun cas on ne peut dire qu'[il] se trouve dans une situation de fin de vie». Il «n'est pas en état de mort cérébrale», «il peut respirer seul», «peut digérer la nourriture», «rien ne prouve de manière concluante ou autre qu'il ressent de la douleur». En outre, son alimentation et son hydratation par voie entérale pouvant «être administrées par la famille ou les proches», à domicile, elles «sont entièrement proportionnées à la situation dans laquelle il se trouve», indépendamment de savoir «si elles relèvent de traitement ou soins ou simplement alimentation». Ils ajoutent: «Les questions relatives à l'alimentation et à l'hydratation sont souvent qualifiées par le terme “artificiel”, ce qui entraîne une confusion inutile, comme cela a été le cas en l'espèce.»


«Est-ce parce qu'il n'a plus d'utilité ou d'importance pour la société, et qu'en réalité il n'est plus une personne mais seulement une “vie biologique” ?. »

Compte tenu de ce contexte, déduisent-ils, «nous ne comprenons pas, même après avoir entendu les plaidoiries dans cette affaire, pourquoi le transfert de Vincent Lambert dans une clinique spécialisée (la maison de santé Bethel où l'on pourrait s'occuper de lui et donc soulager l'hôpital universitaire de Reims de ce devoir) a été bloqué par les autorités». Les cinq juges d'enfoncer le clou: «Vincent Lambert est vivant et l'on s'occupe de lui. Il est également nourri - et l'eau et la nourriture représentent deux éléments basiques essentiels au maintien de la vie et intimement liés à la dignité humaine. Ce lien intime a été affirmé à maintes reprises dans de nombreux documents internationaux. Nous posons donc la question: qu'est-ce qui peut justifier qu'un État autorise un médecin (le docteur Kariger ou, depuis que celui-ci a démissionné et a quitté l'hôpital universitaire de Reims, un autre médecin), en l'occurrence non pas à “débrancher” Vincent Lambert (celui-ci n'est pas branché à une machine qui le maintiendrait artificiellement en vie) mais plutôt à cesser ou à s'abstenir de le nourrir et de l'hydrater, de manière à, en fait, l'affamer jusqu'à la mort? Quelle est la raison impérieuse, dans les circonstances de l'espèce, qui empêche l'État d'intervenir pour protéger la vie? Des considérations financières? Aucune n'a été avancée en l'espèce. La douleur ressentie par Vincent Lambert? Rien ne prouve qu'il souffre. Ou est-ce parce qu'il n'a plus d'utilité ou d'importance pour la société, et qu'en réalité il n'est plus une personne mais seulement une «vie biologique»?»

«A notre sens, élargissent-ils, toute personne se trouvant dans l'état de Vincent Lambert a une dignité fondamentale et doit donc, conformément aux principes découlant de l'article 2 (relatif au droit à la vie, NDLR), recevoir des soins ou un traitement ordinaire et proportionnés, ce qui inclut l'apport d'eau et de nourriture.»

Dans «l'exposé de leur opinion séparée», les cinq juges n'épargnent pas la loi Léonetti, ni le Conseil d'État. Ils estiment que la première «manque de clarté sur ce qui constitue un traitement ordinaire et un traitement extraordinaire, sur ce qui constitue une obstination déraisonnable et, plus important, sur ce qui prolonge (ou maintient) la vie artificiellement». Quant au second, «il ressort clairement de [sa] décision rendue le 24 juin 2014 que celui-ci a adopté inconditionnellement l'interprétation donnée par M. Léonetti et en outre a traité de manière superficielle la question de la compatibilité du droit interne avec (…) la Convention, attachant de l'importance seulement au fait que “la procédure avait été respectée”.» Mais leur plus grande sévérité est pour la CEDH: «Certes, la Cour ne doit pas agir en tant que juridiction de quatrième instance et doit respecter le principe de subsidiarité, mais pas jusqu'à s'abstenir d'affirmer la valeur de la vie et la dignité inhérente même aux personnes qui sont dans un état végétatif, lourdement paralysées et dans l'incapacité de communiquer leurs souhaits à autrui.»


« Une affaire d'euthanasie qui ne veut pas dire son nom »

S'ils sont «d'accord» qu'«une distinction légitime doit être établie entre l'euthanasie et le suicide assisté d'une part, et l'abstention thérapeutique d'autre part», les juges «dissidents» sont toutefois «en complet désaccord», «eu égard à la manière dont le droit interne a été interprété et appliqué aux faits», avec ce qui est dit au paragraphe 141 de l'arrêt. «Cette affaire est une affaire d'euthanasie qui ne veut pas dire son nom», n'hésitent-ils pas à dire. «En principe, il n'est pas judicieux d'utiliser des adjectifs ou des adverbes forts dans des documents judiciaires, soulignent-ils, mais en l'espèce il est certainement extrêmement contradictoire pour le gouvernement défendeur de souligner que le droit français interdit l'euthanasie et que donc l'euthanasie n'entre pas en ligne de compte dans cette affaire. Nous ne pouvons être d'un autre avis dès lors que, manifestement, les critères de la loi Léonetti, tels qu'interprétés par la plus haute juridiction administrative, dans les cas où ils sont appliquées à une personne inconsciente et soumise à un “traitement” qui n'est pas réellement thérapeutique mais simplement une question de soins, ont en réalité pour résultat de précipiter un décès qui ne serait pas survenu autrement dans un avenir prévisible.»

Les juges de la CEDH s'étonnent aussi que le jugement se soit fondé sur tant d'incertitudes quant aux volontés de Vincent Lambert. «Il n'y a pas d'indications claires ou certaines concernant ce qu'il souhaite ou même souhaitait», rappellent-ils avec insistance. «Le Conseil d'État, dans sa décision du 24 juin 2014, a fait grand cas des conversations évidemment informelles que Vincent Lambert a eues avec son épouse (et, apparemment en une occasion, également avec son frère Joseph Lambert) et est parvenu à la conclusion que le docteur Kariger “ne peut être regardé comme ayant procédé à une interprétation inexacte des souhaits manifestés par le patient avant son accident”, critiquent-ils. Or, pour des questions d'une telle gravité, il ne faut rien moins qu'une certitude absolue. Une “interprétation” a posteriori de ce que les personnes concernées peuvent avoir dit ou ne pas avoir dit des années auparavant (alors qu'elles étaient en parfaite santé) dans le cadre de conversations informelles expose clairement le système à de graves abus. Même si, aux fins du débat, on part du principe que Vincent Lambert avait bien exprimé son refus d'être maintenu dans un état de grande dépendance, pareille déclaration ne peut, à notre avis, offrir un degré suffisant de certitude concernant son souhait d'être privé de nourriture et d'eau.»

Un peu plus loin dans le texte, ils tiennent à préciser que «s'il s'était agi d'une affaire où la personne en question avait expressément émis le souhait qu'il lui soit permis de ne pas continuer de vivre en raison de son lourd handicap physique et de la souffrance associée, ou qui, au vu de la situation, aurait clairement refusé toute nourriture et boisson, nous n'aurions eu aucune objection à l'arrêt ou la non-mise en place de l'alimentation et de l'hydratation dès lors que la législation interne le prévoyait». Enfin, contrairement à la Cour, qui a rejeté ce point dans son arrêt, et à l'appui d'une affaire de 2014, où la CEDH avait reconnu qualité à une organisation non-gouvernementale pour représenter une personne décédée, les cinq juges sont «convaincus que les requérants (parents de Vincent Lambert, NDLR) avaient bien qualité pour agir au nom et pour le compte de Vincent Lambert». «En tant que parents proches, affirment-ils, ils ont même a fortiori une justification encore plus forte pour agir au nom de celui-ci devant la Cour.» Ce rejet avait scandalisé les parents et avocats de Vincent Lambert, vendredi, leur laissant craindre que «aujourd'hui en Europe, toute famille est infondée à défendre un parent sans défense».

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/07/01016-20150607ARTFIG00214-affaire-lambert-cinq-des-juges-fustigentla-decision-de-la-justice-europeenne.php
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.06.15 20:17

Vincent Lambert : acharnement des parents et vidéo controversée
10 juin 2015 | Cyrienne Clerc | mots clefs : Fin de vie, Vincent LambertPas de commentaire



Depuis la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, indiquant que l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de Vincent Lambert ne violerait pas l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme, les parents de Vincent Lambert et leur comité de soutien multiplient les coups d'éclat comme la publication sur Youtube d'une vidéo pour le moins controversée.
Après avoir annoncé, il y a quelques jours que Vincent Lambert avait recommencé à déglutir, certains de ses proches diffusent une vidéo, censé démontrer qu’il réagit aux stimulations de son entourage. Celle-ci est disponible sur le site internet de l’hebdomadaire Famille Chrétienne et sur Youtube.
Tournée dans sa chambre du CHU de Reims le 5 juin dernier, elle montre Vincent Lambert, les yeux mi-clos, quand une main plaque à son oreille un téléphone portable qui diffuse la voix de sa mère, Viviane Lambert. Un autre plan serré montre son demi-frère David en train de lui parler, penché à quelques centimètres de son visage alors que le patient cligne des yeux et le suit du regard.
"Vincent n’est pas en fin de vie, c’est ça qu’il faut bien comprendre", martèle Emmanuel Guépin, qui se présente comme un ancien camarade de classe de Vincent et membre du comité "Je soutiens Vincent" ainsi que comme l'auteur de la vidéo.

De la "manipulation"

La vidéo a suscité l’indignation de son ex-médecin, le Pr Éric Kariger. "Ça s’appelle de la manipulation. J’en ai les larmes aux yeux en vous parlant, a-t-il confié à Europe 1. C’est douloureux, c’est dramatique. C’est irrespectueux pour le malade, pour son épouse et sa fille, qui ne peuvent pas faire le deuil, à travers cet acharnement qui vient de leur propre famille ? C’est dramatique."
Le médecin commente également les images pour Europe 1 et rappelle que "ces malades sont effectivement perturbants pour les communs des mortels que nous sommes. On a le sentiment qu’ils réagissent à leur environnement, puisque toutes les informations sensorielles arrivent à leurs cerveaux. Si vous faites du bruit, ils peuvent réagir, ils vont avoir un regard qui semble être capté".

La vidéo examinée par le CSA

Cette vidéo va faire l’objet d’un examen par le CSA qui "a décidé d’instruire avec une particulière vigilance les séquences de ce jour diffusées à la télévision concernant Monsieur Vincent Lambert, notamment au regard de l’application du principe de respect de la dignité humaine".
Par ailleurs, à moins d’une semaine de l’examen de la proposition de loi Leonetti-Claeys, une quarantaine de sénateurs de tous bords ont déposé un amendement réclamant la possibilité d'une assistance médicale à mourir.
À défaut de se contenter de la « sédation profonde et continue » prévue par l’article 3, ces élus du Palais Bourbon plaident pour que "les personnes (qu’elles soient en état ou hors d’état d’exprimer leurs volontés) pour lesquelles l’arrêt des traitements ne suffirait pas à soulager leur douleur » puissent avoir « la possibilité de bénéficier d’une assistance médicalisée à mourir".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.06.15 20:56

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.06.15 21:10

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.06.15 22:26

site du clan de la famille de V.L.
POUR le laisser partir

http://www.vlambert.fr/
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   11.06.15 9:25

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   11.06.15 12:21

Vidéo de BFMTV supprimée à cause de la mise en marche automatique


Dernière édition par Admin le 18.06.15 14:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   12.06.15 16:04

Laisser mourir de soif et de faim Vincent Lambert

…une curieuse injonction morale

Publié le 12 juin 2015 à 9:00 dans Politique Société
Mots-clés : acharnement thérapeutique, euthanasie, Vincent Lambert

Une vidéo, tournée clandestinement, fait scandale auprès des humanistes. Parce qu’elle montre une personne, Vincent Lambert, regarder son frère qui lui parle, et aussi baisser les yeux, comme quelqu’un qui écoute, quand on lui met près de l’oreille un téléphone lui transmettant la voix de sa mère. Le scandale est si grand que le CSA enquête. Le scandale est intolérable, parce que des pontes de la médecine, et une partie de « ses proches » veulent le laisser mourir de soif et de faim. Par humanisme. Pour sa dignité. Et bien sûr, si les gens regardent cette vidéo, ça va être moins facile de faire ça. Il va y en avoir, comme moi, qui vont se dire que c’est un être humain, avec un visage d’être humain, pas un visage de légume, pas une asperge perfusée de partout qu’il faudrait juste mettre dans un doggy bag une fois qu’elle sera toute sèche.
C’est une curieuse injonction morale, quand on y réfléchit, que de nous expliquer, que, par humanisme et au nom de sa dignité, il faudrait laisser mourir de soif et de faim une personne. Et aussi parce que ça commence à coûter cher, de la maintenir en vie, cette personne. Et attention, on ne parle pas de l’aider à mourir par une injection létale, un sédation définitive et rapide, non, ça, ça serait un acte, quelque chose qui demanderait une forme de responsabilité. Non non, là, on voudrait juste « arrêter », de faire, pas « faire quelque chose ». Mais arrêter de faire, en l’espèce, cela veut dire laisser mourir quelqu’un de soif et de faim. Et, il faut le rappeler, c’est une des formes d’agonie les plus atroce qui soit, qui peut être assez longue, avec des manifestations de souffrance du corps dont, bien sûr, les pontes de la médecine ne parleront pas Ou plutôt, ils parleront de « mouvements réflexes ». Les pontes de la médecine adorent parler de « mouvements réflexes » quand la souffrance ne les intéresse pas. Il n’y a pas si longtemps, par exemple, ils avaient décidé que les nourrissons ne souffraient pas, jamais. Si quelque chose ressemblait chez ceux-ci à des manifestations de douleur, il ne pouvait, bien sûr, s’agir que de mouvements réflexes.
J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi des gens qui ont fait le serment d’Hippocrate trouvent tout à fait normal, digne et moral de laisser mourir quelqu’un de soif et de faim; et pourquoi le scandale consiste à filmer cet être humain, et son humanité, plutôt que de projeter son abandon jusqu’à ce qu’il en crève. Mais bien sûr, son horrible agonie sera silencieuse, c’est ce qui compte. Que des mouvements réflexes, pas de souffrance. Et les humanistes seront contents. Il n’y aura pas eu d’acharnement. Ce n’est pas bien l’acharnement, ça coûte cher au contribuable, et c’est gênant, ça nous rappelle notre irréductible, vulnérable, fragile et dépendante humanité.
Mais c’est parce que nous sommes encore une civilisation capable d’aimer une personne qui n’a pas bougé de son lit d’hôpital depuis des années, que nous avons le droit de nous dire différents de ceux qui égorgent les êtres humains comme des moutons. Sinon taisons-nous. Nos discours ne sont que les mouvements réflexes d’une humanité en laquelle nous ne croyons plus.

source le causeur.fr
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   12.06.15 16:53

On lit ici ou là la question " qui peut protéger l'image de Vincent Lambert ? "
Bonne question.
Qu'est-ce qui est le plus grave, ignoble et indigne ?
Filmer Vincent Lambert ou le laisser mourir de faim et de soif ?
C'est juste une interrogation ...
Ni l'un ni l'autre sont graves.
Parce qu'il y a plus grave.
L'entêtement stupide de Léonetti ET le non-respect de la promesse 21 de la part du Gouvernement.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.06.15 15:21

Dans la tête de Vincent Lambert
Eric FAVEREAU  4 juin 2015 à 21:06  



FICTION

Depuis près de sept ans qu’il est dans le coma, tout le monde parle à sa place. «Libération» a imaginé lui redonner la parole alors que la Cour européenne des droits de l’homme se prononce ce vendredi sur son sort.


«Je n’ai pas bougé depuis si longtemps, ni même dit un mot. Je m’appelle Vincent. Je ne sais plus si les mots s’écoutent ou s’ils se prononcent. Les experts sont catégoriques : je n’ai plus de conscience. Et aujourd’hui, on va de nouveau parler de moi. Une fois encore, je ne pourrai rien en dire, une nouvelle fois je ne sais quel écho j’aurais pu en avoir. Il y a un an, presque jour pour jour, avant même que le Conseil d’Etat ne rende son avis sur mon histoire, mes parents ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Et c’est aujourd’hui, vendredi 5 juin, que les 17 juges de la Grande Chambre vont dire si oui ou non la France a violé "les droits de l’homme en autorisant l’arrêt de l’alimentation et l’hydratation artificielles sur une personne en état végétatif chronique". Et donc provoquer ma mort.

 

«Un an déjà, rendez-vous compte du nombre de jours et de nuits ? Mon accident de voiture est déjà vieux de près de sept ans, c’était le 29 septembre 2008 sur une longue route près de Reims. Depuis plus d’un an la porte de ma chambre d’hôpital au CHU de Reims est fermée, toujours, sécurisée même. Pour y entrer, le visiteur doit déposer sa carte d’identité, et une infirmière vient vérifier avant et après la visite qu’il ne s’est rien passé.
«Mais s’assurer de quoi ? Mes parents sont là maintenant presque tout le temps. Ils ont quitté le sud de la France, pour habiter près de Reims. Certains disent qu’ils occupent le terrain, comme on occuperait une terre de mission. Rachel, ma femme, se protège. Elle a bien raison. Avec notre fille, elle est venue tous les jours pendant des années me voir. Elle vient moins de peur de tomber nez à nez avec les parents. Que faire ? Je ne peux rien dire.
«Un an déjà, mais ai-je la notion du temps ? Est-ce que je me rends compte de leur visite ? Est-ce que je souffre de la douleur de vivre dans ce corps immobile, dans cet espace clos ? Ou est-ce que je suis déjà si loin, déjà si près de l’autre coté, que tout m’indiffère ?
«Dans une interview au journal Présent en avril, ma mère a donné sa réponse. Elle a déclaré: "Tout le monde pense que Vincent est branché de partout, qu’il est sous respirateur. C’est faux. Notre fils n’est pas en fin de vie. Il ne fait pas l’objet d’un acharnement thérapeutique. Il a, bien sûr, des moments où il est moins présent, mais nous pouvons communiquer avec lui, non pas par la parole, mais par le regard. Seulement, pour le savoir, il faut être à ses côtés. Et c’est ce que nous faisons quotidiennement depuis deux ans." Elle a même écrit au président de la République pour réclamer un "minimum d’humanité". "Mon fils est emprisonné derrière une porte de chambre d’hôpital fermée à clé et on lui refuse les soins de base, et notamment les séances de kiné et un fauteuil adapté pour lui permettre de sortir de son lit." Ma mère, je la connais, c’est une militante, elle veut me transformer en un objet de combat, elle dit qu’elle se bat pour évoquer "le sort des 1 700 personnes qui sont dans la même situation que moi". Mais c’est quoi, mon sort ? Que sait-on d’un fils ? Qui peut parler à ma place ? Même moi, je n’ai pas de mots pour le dire, et je ne sais même pas si j’entends ce brouhaha qui dure depuis des années autour de mon histoire.
«Car c’est un bruit incessant, chacun a son avis, on sort les grands principes, on emploie des mots savants, tout le monde a pris l’habitude de parler à ma place. Comme si je n’étais plus qu’un miroir des autres, une éponge de leurs angoisses ou de leurs croyances. En janvier, devant la Cour européenne des droits de l’homme, ils ont tous parlé. Sauf, ma femme Rachel. Une journée infernale, car ce fut aussi celle de la tuerie à Charlie. Le 7 janvier. Mais l’ai-je su ? Me suis-je rendu compte que tous les journalistes, venus à Strasbourg pour l’audience ont déserté quand ils ont appris la fusillade ?
«Dans la grande salle de la Cour européenne, c’est l’agent du gouvernement français, François Alabrune, qui a commencé. "C’est une affaire douloureuse et inédite", a-t-il répété. Ils disent tous cela. Je suis devenu "une affaire douloureuse et inédite". Puis ce fonctionnaire français a poursuivi, avec des arguments très juridiques : "C’est l’attitude vis-à-vis d’un patient qui est maintenu artificiellement en vie. La question qui nous est posée : est-ce que l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles constitue une atteinte à la vie et une atteinte dégradante et inhumaine ? Je vais vous montrer que la loi française de 2005 a été bien appliquée, et qu’elle est conforme à nos principes."
«Pour cela, il s’est montré précis, rappelant que «la loi de 2005 ne concerne pas seulement les patients en fin de vie». Puis il a expliqué que cette loi Leonetti concerne "tous les traitements, y compris l’alimentation et l’hydratation artificielles. Ces derniers reposant sur des prescriptions médicales, ce sont des traitements, et donc comme tout traitement ils peuvent être arrêtés, selon le principe du refus de soins déraisonnables". Raisonnement impeccable qu’avaient déjà tenu les sages du Conseil d’Etat. Puis revenant à mon histoire, ce fonctionnaire a repris à son compte les recommandations des experts : "Dans cette affaire, Vincent est dans un état végétatif, il a une dégradation de son état de conscience, des lésions cérébrales graves et étendues, des atteintes irréversibles. Le Conseil d’Etat a conclu que le maintien de l’alimentation et de l’hydratation ne visait qu’à le maintenir artificiellement en vie." Enfin, il a rappelé que "le Conseil d’Etat avait démontré que, d’après plusieurs témoins, Vincent ne voulait pas vivre dans cet état".
«Il a raison, mais comment le dire ? Je n’entends pas tout. Je n’entends rien. Puis, ce fut le tour des avocats de mes parents. Ils ont choisi le registre de l’émotion. Pour eux, je ne serais pas "malade", mais "handicapé". "Votre décision est importante, c’est la situation de 1 700 personnes en France qui se joue aujourd’hui. Vincent a 38 ans, il est dans un état de conscience altéré. Il est sorti du coma, il est sensible au son, il tourne la tête quand on lui parle, il y a un lien avec les visiteurs. Il n’a aucun médicament, sa situation est stable, elle pourrait même s’améliorer. Il y a deux jours, sa mère lui a fait goûter un peu de yaourt."
Des propos qui ont fait réagir la salle d’audience car tous contredits par les médecins qui m’ont pris en charge. Il n’empêche, les avocats de mes parents ont poursuivi : "Vincent est une personne handicapée, il ne souffre pas. Vincent peut sortir de cet hôpital, aller en famille. Votre cour ne peut accepter que Vincent soit considéré comme un infra-homme, c’est la dignité de tous les handicapés qui est en jeu." Puis ses mots : "Le doute doit profiter à la vie. Des gens ont peur, si vous refusez notre requête, vous le condamnez à mort. Nous ne nous battons par pour un légume, nous nous battons pour un être humain."
«Un légume ? Même dans une plaidoirie, on devrait éviter de faire son marché. Oui, je suis un corps étendu, balourd, crispé, sans contact, sans lien aucun, et avec une poche qui me nourrit. Oui, nul ne sait où je suis. Mais est-ce cela un légume ? Je ne sais même pas si je sais qui je suis, alors qu’en savent les autres ? Depuis cette séance à la Cour européenne, une nouvelle loi a été votée au Parlement en mars. Peu de changements. Elle va juste un peu plus loin. Elle formalise la possibilité d’une sédation terminale, c’est-à-dire, dormir et dormir jusqu’à s’arrêter de vivre. Est-ce que cela changerait ma situation ? Jean Leonetti, qui a inspiré ces différentes lois, ne le croit pas. "L’affaire de Vincent entre totalement dans le cadre de la loi d’hier comme dans celle d’aujourd’hui, a-t-il analysé. Il ne survit qu’artificiellement et je ne vois pas comment la Cour européenne peut ne pas suivre l’avis du Conseil d’Etat".
«Rachel, elle, se retranche. Elle ne veut pas parler. Elle a raison : se taire est parfois la meilleure façon de m’entendre. D’autant que je suis comme elle, je n’ai jamais été très bavard. On dit qu’elle veut ma mort. Elle ne la veut pas, elle veut simplement ce que je voulais : ne pas vivre ainsi. Ces derniers jours, mon neveu, François, et la plupart de mes frères et sœurs, sont remontés au créneau. "Avant la décision de la Cour européenne, je voulais que les frères et sœurs de Vincent fassent un communiqué pour dire que l’on comprendrait que ça aille vite", a expliqué mon neveu François, qui a encore dit : "J’ai juste peur qu’on continue à entrer dans le jeu des parents de Vincent, que l’on ait peur qu’ils déposent encore une plainte, que l’on attende encore, a-t-il même précisé. Débrancher dans la journée ne choquerait personne."
«Les mots sont brutaux. Débrancher ? Mais je ne suis branché à rien. Si la Cour européenne valide la décision française, plus rien ne retient l’hôpital d’appliquer immédiatement l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, accompagné d’une sédation. Le Dr Eric Kariger, mon ancien médecin qui a démissionné l’année dernière, dit craindre la violence de tous bords. Il a peur que quelques militants fous s’attachent aux grilles de l’hôpital. Quant à mes parents, ils l’ont dit : si la Cour européenne ne leur donne pas raison, ils ne s’arrêteront pas pour autant. "La précédente décision a été prise par un médecin et ne peut être mise en œuvre que par ce médecin qui n’est plus en fonction au CHU de Reims, a argumenté leur avocat. Une nouvelle décision doit être prise, et elle serait alors susceptible de faire l’objet de nouveaux recours." Parcours sans fin. "Nous avons des éléments nouveaux à faire valoir sur l’état de santé de Vincent", a même affirmé cet avocat. Que me veut-on ? Faire de moi un emblème ?
«Moi qui ai été longtemps infirmier, j’ai simplement confiance dans ma nouvelle médecin, la Dr Simon. C’est elle qui me suit depuis des années, c’est elle qui me connaît le mieux, c’est elle qui a participé à la décision collective d’arrêter. Certains vont vouloir examiner de nouveau mon état neurologique, d’autres susciter une nouvelle réunion d’un conseil de famille. Mais est-ce bien nécessaire ? Huit ans, qui peut savoir la lourdeur du temps ?
«"Vous êtes bien chez Vincent, je ne suis pas là, vous pouvez laisser un message", dit le répondeur de Rachel, annonce qu’elle a gardée depuis ce 29 septembre 2008. Quel message va-t-on me laisser ?»
Eric FAVEREAU
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.06.15 19:41

Affaire Vincent Lambert – Publié le 10 juin à 18:10 – Mis à jour le 11 juin 2015 à 06:26
Bernard Debré : Vincent Lambert "n'est pas en fin de vie, il n'a plus de vie"

Bernard Debré, député "Les Républicains" et professeur de médecine, a réagi sur iTELE à la diffusion d'une vidéo de Vincent Lambert sur son lit d'hôpital. "Elle m'a terriblement attristée et m'a profondément choquée. Utiliser cette vidéo sur les télévisions me bouleverse", a-t-il déclaré. "Cet homme qui depuis 7 ans est dans un coma végétatif a des réactions, c'est normal", a-t-il poursuivi. "Je suis tout à fait défavorable à l'euthanasie mais aussi totalement opposé à l'acharnement thérapeutique, c'est inhumain et cette vidéo est inhumaine". "Vincent Lambert n'est pas en fin de vie (...) Il s'agit d'un homme qui n'a plus de vie."

Mon commentaire=

A quoi sert la réanimation, à quoi servent les soins ?
Le corps médical a fabriqué un homme sans vie, mais pas mort
si on suit la logique de Bernard Debré ... ...
le corps médical dépense beaucoup...
le corps médical n'est jamais poursuivi ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.06.15 21:38

Selon Bernard Debré,
« Aucune société ne peut reconnaître à l'homme le droit de tuer son prochain. Il y va de la notion même d'humanité. » Le Professeur Bernard Debré est opposé à l’euthanasie. Pour lui, « Si l'on autorise l'euthanasie, on prend le risque de voir certains s'engouffrer dans cette brèche pour libérer des lits [dans les hôpitaux] ou se débarrasser des malades qui dérangent, parce qu'ils coûtent trop cher, ou parce qu'ils offrent un spectacle trop pénible à voir… » Pourquoi légiférer à nouveau, s’inquiète-t-il, alors que la loi Léonetti de 2005 permet aux médecins d’arrêter tout traitement à la demande du malade ? Il est favorable au statu quo. L’Etat n’a pas à s’immiscer partout. Faisons confiance aux médecins.
Pourquoi ce cri d’alarme ? Parce que, alors qu’on pensait que tout avait été dit, que le débat avait déjà eu lieu, certains proposent qu’on remette la question à l’ordre du jour. François Hollande, sans jamais prononcer le mot euthanasie, n’a-t-il entre ouvert la porte à une nouvelle loi ? Bernard Debré s’élève contre un tel projet. Et dénonce « les théoriciens de l'euthanasie, qui sont pour la plupart, je ne le dirai jamais assez, des gens bien portants » mais s’autoproclament porte-paroles des malades en fin de vie... Et si, explique-t-il, on se souciait plutôt de développer les unités de soins palliatifs !
Un plaidoyer pour la vie. Un nouveau coup de colère !Bernard Debré est professeur de médecine et député UMP de Paris. Il est également membre du Comité consultatif national d’éthique. Il a écrit plusieurs ouvrages dont un Dictionnaire amoureux de la médecine et De l’éthique ou le choix de l’homme – Petit traité subversif sur l’homme, ses arrangements avec Dieu, le diable, la vie, la mort, l’avenir.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.06.15 21:41

sauf erreur de ma part, je vois partout et sans cesse des contradictions inconscientes et volontairement exprès.
Bernard Debré qui en principe est bien portant a décidé que Vincent Lambert n'a plus de vie...
Si Emmanuel Hirsch passe par ici, aïe, aïe, aïe !
Où se trouve l'unité chez les pro-vie ?????


Dernière édition par Admin le 15.06.15 22:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.06.15 21:56

CITATION =
la loi Léonetti de 2005 permet aux médecins d’arrêter tout traitement à la demande du malade

Commentaire =
le problème est que çà s'arrête là. Le patient se retrouve sans aucun traitement et sa demande d'en finir n'est pas respectée.

Ce serait çà, un soi-disant humanisme catholique de droite ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.06.15 18:07

Fin de vie : en France, on meurt mal. Il est temps de légaliser le suicide assisté

Publié le 16-06-2015 à 17h08 - Modifié à 17h08

Par Bernard Lebeau
Pneumologue et cancérologue


LE PLUS. La Cour européenne des droits de l'homme a autorisé, vendredi 5 juin, l'arrêt des soins de Vincent Lambert. Pour Bernard Lebeau, pneumologue et cancérologue, la loi sur la fin de vie reste insuffisante. Avec 12.000 morts annuelles par suicide en France, il estime que ce fléau social devrait être mieux contrôlé, grâce à la légalisation du suicide assisté.

Édité par Anaïs Chabalier  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec



La Cour européenne des droits de l'homme a rendu sa décision vendredi 5 juin, permettant au médecin soignant Vincent Lambert d’interrompre ses soins pour le "laisser mourir".
 
La loi française reste insuffisante
 
Une décision qui satisfait sa femme, la majorité de ses proches et des Français, Monsieur Léonetti, rapporteur de la loi de 2005 sur la fin de vie, et le docteur Kariger, ex-médecin de Vincent. Celui-ci avait déjà fait ce choix d’arrêt des soins après avis collégiaux, en avril 2013 puis en janvier 2014, choix suspendu les deux fois par décision d’un tribunal administratif à la demande de la mère de Vincent.
 
Cette mère n’a pas tort de dire que personne ne peut affirmer qu’il ne souhaite plus vivre, car il n’a pas laissé de directives anticipées écrites. De plus, il nous démontre depuis des années que son handicap extrême ne met pas en danger à court terme sa vie végétative.
 
Nous ne sommes donc pas dans le cadre de la loi Léonetti et de ses modifications mineures, voire contradictoires, de mars dernier. Pourtant Vincent va avoir une sédation terminale et profonde, une mort apaisée (en grec : "eu-thanatos"). Répondant probablement à son souhait inexprimé, cet acte équivaudra à un suicide assisté.
 
Cette décision fera jurisprudence, mais la loi française reste insuffisante. Les rédacteurs du texte en discussion, actuellement entre les mains des sénateurs, ont refusé d’y inclure une aide active à la fin de vie, contrairement aux souhaits de la majorité des Français. On meurt mal en France.
 
Une prise en charge thérapeutique complète
 
Mon ami Raymond B., 87 ans, libre penseur, brillant mathématicien, un des inventeurs du code barre, voulait rejoindre au plus vite sa femme décédée d’un Alzheimer à l’automne. Mariés depuis plus de soixante ans, ils se l’étaient promis.
 
Il s’est d’abord tiré une balle de revolver dans le thorax en janvier, sans succès. Ensuite, malgré nos conseils, il n’a pas voulu aller en Suisse pour un suicide assisté, afin de ne pas impliquer son entourage. En mai, il a sorti son fusil et en a mis le canon dans sa bouche.
 
Il y a environ 12.000 morts annuelles par suicide en France, 800.000 dans le monde. Ce fléau social devrait être mieux contrôlé, essayant de prévenir les drames des défenestrations, des pendaisons et autres morts violentes.
 
Si les suicidaires savaient pouvoir bénéficier d’une prise en charge thérapeutique complète, ayant pour objectif premier de défendre la vie, mais ayant aussi possibilité d’assister un suicide, après stricts contrôles légalement définis et confirmation pérenne de la demande, peut-être consulteraient-ils alors plus confiants ?
 
À l’appui de cette opinion, soulignons la situation en l’état américain d’Oregon, où un suicidaire sur deux n’avale pas la potion mortelle légalement prescrite, comme cela y est autorisé !
 
"Accordez-nous au moins une mort douce ! Aidez-nous à mourir, vous qui ne nous avez pas aidés à vivre ! Voyez, nous sommes nombreux, nous avons le droit de parler en ces jours de liberté, d’indépendance philosophique et de suffrage populaire. Faites à ceux qui renoncent à vivre l’aumône d’une mort qui ne soit point répugnante ou effroyable !" [1].
 
 
 
[1] "L’Endormeuse", Guy de Maupassant, 1889.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.06.15 18:17

CITATION =
"Répondant probablement à son souhait inexprimé, cet acte équivaudra à un suicide assisté".

FAUX, FAUX et FAUX !
un suicide assisté sous-entend une demande libre et éclairée de la part du patient.
LA DUREE D'UN SUICIDE ASSISTE EST DE QUELQUES MINUTES, ce qui ne sera pas le cas pour V.L.
qui va mettre plusieurs semaines à " crever de faim et de soif " ( pour satisfaire Léonetti et ses adeptes )


CITATION=
"Vincent va avoir une sédation terminale et profonde, une mort apaisée (en grec : "eu-thanatos"). "

Mais vous nous gonflez avec votre idée de la mort " apaisée " ! Apaisée, en paix...Oui, très bien sédatés, les patients foutent la paix aux soignants ...
Serait-ce possible de foutre la paix aux citoyens que nous sommes, en légalisant, dans l'esprit de la proposition 21, une mort choisie avec dignité ?
Pas mal de Français préfèrent une injection létale à la sédation terminale et vous le savez parfaitement ( c'est ce qui se passait dans les hôpitaux avant le 22 avril 2005 avec le cocktail lytique ). C'est ce qui se passe encore avec les euthanasies dites "clandestines".
Un compromis humain, utile, et intelligent aurait dû être proposé =
SEDATION + INJECTION LETALE, selon le souhait des patients...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.06.15 14:00

Fin de vie: les sénateurs reculent sur tout
Eric FAVEREAU  18 juin 2015 à 12:12  

Les parlementaires les plus conservateurs ont détricoté la proposition de loi Claeys-Leonetti.


Certains espéraient que les sénateurs allaient se montrer plus ouverts sur la question de la fin de vie, et que de ce fait ils allaient ouvrir, même un petit peu, le texte leur arrivant de l’Assemblée nationale. Il n’en a rien été. Mercredi soir, tard dans la nuit, ils ont achevé l’examen en première lecture de la proposition de loi sur le sujet : ils l’ont complètement vidé de son contenu, et cela contre l’avis du gouvernement. Le vote solennel des sénateurs doit avoir leu mardi prochain.

Ainsi, sur la question de la «sédation profonde et continue», qui constituait l’avancée la plus réelle de la proposition de loi Claeys-Leonetti, les sénateurs ont supprimé la précision «-et continue jusqu’au décès-». «Avec cette modification, on a purement et simplement vidé de son sens ce texte», a regretté la ministre de la Santé Marisol Touraine. «Elle ne permet pas de marquer une avancée des droits des patients en fin de vie», a-t-elle ajouté, estimant «que ce n’est pas la peine de faire une loi pour arriver à ce résultat». «C’est la partie la plus conservatrice du Sénat qui l’a remporté, revenant sur le texte transpartisan adopté à l’Assemblée nationale en première lecture, a dénoncé, plus virulent, Didier Guillaume, président du groupe socialiste. Et même le président de la commission des Affaires sociales, Alain Millon (les Républicains) a réagi fermement: «Je considère que le travail des trois rapporteurs était excellent et qu’il a été détricoté. Très certainement, mardi, je ne voterai pas ce texte.»

Durant tout le débat -c’était en effet impressionnant à écouter- un certain nombre de sénateurs de droite ont ainsi monopolisé la parole, se montrant obsédés par toute forme d’euthanasie qui aurait pu se cacher derrière certains articles. Et de ce fait, ils n’ont eu de cesse de réduire toute avancée vers les droits des patients. En séance, ont été ainsi adoptés plusieurs amendements. L’un visant à limiter la procédure collégiale, aux seuls cas où le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté. Un autre, surtout, a tenu à préciser que «la nutrition et l’hydratation artificielles ne rentrent pas dans le cadre de l’acharnement thérapeutique, et ne peuvent donc être considérées comme un traitement, dans la mesure où elles ne visent pas un effet thérapeutique mais répondent à un besoin fondamental du patient». Un tel amendement est un recul complet par rapport à la loi Leonetti, et interdirait, par exemple, toute fin de vie à Vincent Lambert. Dans le cas de la sédation terminale, le caractère continu a donc été supprimé, les auteurs de l’amendement estimant que cette formulation est dangereuse «en cela qu’elle ne laisse aucune marge d’appréciation au médecin quant à la poursuite de la sédation ».

Dernière reculade votée par les sénateurs, concernant les directives anticipées, que tout un chacun peut écrire. Les députés avaient souhaité leur donner un caractère contraignant, les sénateurs l’ont limité, ces directives ne devant pas être contraires aux pratiques. Et ils ont précisé «que les directives anticipées peuvent être révoquées par tout moyen, c’est-à-dire, sans formalités particulières (verbalement, par vidéo ou message téléphonique oral ou écrit…)». Ce que nul ne contestait, déjà. Au final, c’est la frange la plus conservatrice des sénateurs de droite qui a gagné. Ironie de l'histoire, la loi Leonetti, qui devait être légèrement améliorée par ce texte, en ressort même affaiblie.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.06.15 14:36

Rachel Lambert. Le texte voté par les sénateurs interdirait toute fin de vie à son mari, Vincent Lambert. (AFP) ...


AYOYE EMOSH TONGUE CRAZY BOF
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.06.15 21:21


Loi sur la fin de vie : le Sénat pose ses limites
Home ACTUALITE Société
Par Agnès Leclair
Publié le 17/06/2015 à 20:23

Le Sénat a voté deux amendements.

Les sénateurs de droite ont limité le nouveau droit à la sédation en fin de vie pour éviter toute « ambiguïté ». En pleine bataille sur l'affaire Vincent Lambert, ils ont également adopté un amendement qui sonne comme une réponse à la Cour européenne des droits de l'homme.

Le Sénat réécrit la nouvelle loi sur la fin de vie. Le texte est «dénaturé» ou «vidé de son sens», dénoncent les uns, tandis que les autres saluent une «clarification». Les sénateurs ont décidé de mettre leur grain de sel dans ce texte du duo Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (Les Républicains), adopté à une très grande majorité à l'Assemblée nationale en mars. Mercredi, ils ont notamment voté deux amendements qui limitent la portée de cette évolution législative.

Le premier concerne le nouveau droit pour les patients au terme de leur existence à «dormir avant de mourir» en cas de souffrances réfractaires. Cette sédation «profonde», déjà pratiquée en soins palliatifs, n'est plus définie comme «continue jusqu'au décès». Les sénateurs ont ainsi voulu lever une «ambiguïté» et réaffirmer que cette sédation ne devait pas avoir pour but de provoquer intentionnellement la mort.

«Il ne suffit pas d'être malade, d'aller frapper à la porte d'un médecin pour demander une sédation profonde»

Marisol Touraine, ministre de la Santé

«En creux, cela veut dire que les sénateurs laissent aux médecins l'opportunité de pouvoir réveiller le malade pour réévaluer la sédation et son indication. Cela modifie le périmètre du texte de l'Assemblée Nationale mais ce n'est pas un bouleversement», juge Vincent Morel, président de la SFAP (Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs). «Ce changement clarifie une pratique médicale susceptible d'être détournée de son intention de soulager. Cela ne veut pas dire que l'on empêche des patients de terminer leur vie sous sédation mais on sécurise l'intention». estime pour sa part un des porte-parole du mouvement Soulager mais pas tuer, Tugdual Derville.

«Il ne suffit pas d'être malade, d'aller frapper à la porte d'un médecin pour demander une sédation profonde», a souligné en séance Marisol Touraine, rappelant que le texte ne proposait pas «une aide active à mourir», pour tenter de rassurer les parlementaires inquiets. «On est très loin du suicide assisté», a martelé la ministre de la Santé.

«L'hydratation, un besoin fondamental du patient»

Mercredi, l'ombre de l'affaire Vincent Lambert planait également sur le Sénat. Les sénateurs ont en effet adopté un amendement qui sonnait comme une réponse à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans l'affaire de ce tétraplégique en état végétatif âgé de 38 ans. La CEDH a validé, le 5 juin, la décision d'arrêt des soins de Vincent Lambert. Et donc l'arrêt de son alimentation et de son hydratation, qualifiées par le conseil d'État de «traitement» qu'il était possible d'arrêter en cas d'obstination déraisonnable.

Comme en réaction, les sénateurs viennent de voter un amendement déposé par Dominique de Legge (Les Républicains) qui stipule que «l'hydratation artificielle constitue un soin qui peut être maintenu jusqu'en fin de vie.» Les auteurs de l'amendement considèrent que «la nutrition et l'hydratation artificielles ne rentrent pas dans le cadre de l'acharnement thérapeutique, et ne peuvent donc être considérées comme un traitement, dans la mesure où elles ne visent pas un effet thérapeutique mais répondent à un besoin fondamental du patient».

«L'affaire Vincent Lambert traverse toutes les interrogations au Sénat, confirme Vincent Morel. Il ne faudrait pas que cette nouvelle rédaction puisse empêcher un malade d'arrêter l'hydratation artificielle dans une situation qu'il estime relever de l'acharnement thérapeutique».

«Un cocktail qui nous mène aux frontières de l'euthanasie…»

Elle devrait en tout cas satisfaire les partisans du maintien en vie de Vincent Lambert, comme une association représentant des proches des quelque 1.700 patients cérébro-lésés dans un état proche de celui du jeune homme. Ces derniers redoutent en effet que la décision du conseil d'État, avalisée par la CEDH, puisse être utilisée pour «imposer» l'arrêt des traitements et donc la mort d'un proche en cas de désaccord entre les médecins et la famille.

Dans une tribune parue dans Le Monde le 15 juin, le sénateur Dominique de Legge (Les Républicains), à l'origine des amendements adoptés, avait exprimé avec 36 sénateurs de fortes réserves au sujet de ce nouveau texte et en particulier sur le droit à une «sédation profonde et continue» en fin de vie. «Assortie d'analgésiques et de l'arrêt d'hydratation et de nutrition, désormais assimilées à des traitements, le tout forme un cocktail qui nous mène aux frontières de l'euthanasie…», avaient-ils écrit.

Au Palais Bourbon, en première lecture, les députés avaient à l'inverse décidé de graver dans la loi la jurisprudence du conseil d'État selon laquelle «la nutrition et l'hydratation artificielles constituent un traitement», susceptible d'être arrêté. La copie du Sénat pourrait donc être revue lors de la navette parlementaire.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.06.15 21:27

NOM DE DIEU !
Tous les citoyens français ne sont pas tous cathos
et toutes les personnes handicapées ne sont pas toutes en Etat Végétatif Chronique
C'est du nombrilisme manipulatoire...
Le cordon ombilical n'est pas encore coupé entre Viviane et Vincent
La France ne doit pas en être la victime
NOM DE DIEU...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.06.15 19:04

Vincent Lambert: ses camarades infirmiers mobilisés pour le "laisser partir"

Publié le :

Samedi 27 Juin 2015 - 17:00

Dernière mise à jour :

Samedi 27 Juin 2015 - 17:31
Des camarades infirmiers de Vincent Lambert se sont réunis ce samedi à Reims devant l'établissement où il est pris en charge pour réclamer l'arrêt des soins du tétraplégique, conformément à la dernière décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).


Les proches de Vincent Lambert continuent à se déchirer à son sujet.
©Capture d'écran YouTube

Vêtus d’un tee-shirt blanc marqué "Laissons partir Vincent", ils sont venus dire adieu à leur ami. Alors que les parents de Vincent Lambert continuent à lutter pour maintenir leur fils tétraplégique en vie, les copains de promo de ce dernier se sont réunis pour demander l’arrêt de ses soins, conformément à la dernière décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Une douzaine de camarades infirmiers étaient donc présents ce samedi après-midi devant l’établissement où Vincent Lambert est pris charge, à Reims (Marne). Après s’être recueillis en silence dans la cour de l’hôpital Sébastopol du CHU de Reims, ils ont également remis un courrier de soutien à titre symbolique à l’équipe médicale en charge du tétraplégique, dans un état végétatif "grave et irréversible" selon les médecins.
"Nous avons recueilli 13 témoignages parmi ses amis de l'époque qui relatent ses propos émis à l'occasion de stages sur la fin de vie, les soins palliatifs ou le grand handicap, où il affirme clairement que, si cela devait lui arriver, il préférerait partir", a expliqué à la presse le porte-parole du "Collectif Cinquante-cinq" (LV en chiffre romain, initiales de Vincent Lambert) qui regroupe une cinquantaine d'infirmiers des promotions 1996-99 et 1997-2000 qui ont connu Vincent Lambert au cours de ses études à Laon (Aisne).
"Nous nous sommes mobilisés également en réaction à l'horreur de la vidéo diffusée récemment. Nous qui le connaissions, savons qu'il aurait détesté cette médiatisation, et utiliser ainsi son image ce n'est pas être l'ami de Vincent", a poursuivi le porte-parole, préférant garder l'anonymat par peur de représailles de la part de la mouvance catholique-traditionaliste. "Cela fait mal au coeur de voir un ami dans cette situation irréversible. C'est vrai qu'on a envie, quand on lui pose une question, de lire une réponse dans ses yeux, mais il faut se rendre à l'évidence, les expertises ne laissent aucun doute sur son état", a-t-il ajouté, indiquant avoir visité Vincent Lambert il y a deux mois.
Car, quelques jours après l’arrêt de la CEDH en mai, des militants pro-vies, proches de la famille de Vincent Lambert, ont diffusé sur Internet des vidéos le montrant en train de cligner les yeux et de déglutir alors qu’il écoutait la voix de sa mère au téléphone. Mais selon, Eric Kariger, l'ancien médecin du tétraplégique, il ne s’agit que de réactions physiologiques et non pas de preuves que le malade reconnait ou comprend ce qui l’entoure.
Contournant cette opinion, les parents de Vincent Lambert ont déposé vendredi 26 une demande de révision de la décision de la CEDH qui avait validé l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation du tétraplégique. Selon eux, il y aurait à ce jour des"éléments nouveaux et décisifs", dans l’état de santé de leur fils qui aurait ainsi"recommencé ces derniers jours à manger et boire par la bouche".
Rappelons que cela fait désormais sept ans que Vincent Lambert, 38 ans, est cloué au lit sans possibilité ni de se déplacer, ni de communiquer.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.07.15 13:52

Le Sénat a voté un amendement pour Vincent Lambert et contre la « culture du déchet »

Publié le 18/06/2015 dans Communiqués de presse

CP

La Fondation Jérôme Lejeune remercie les sénateurs qui ont voté un amendement rappelant la réalité de l’hydratation pour tout être humain : celle d’un soin fondamental qui lui est dû quel que soit son état de santé ou son niveau de handicap, et qui dès lors ne peut être interrompu, sous prétexte d’un acharnement thérapeutique.

La Fondation Jérôme Lejeune salue les sénateurs de gauche et de droite (notamment à gauche mesdames Génisson et David et à droite messieurs de Legge, Retailleau, Gilles, Revet, Pozzo di Borgo, Leleux, Barbier, Chasseing, Gate et Roche) dont les prises de parole ont permis de rappeler la dignité et l’humanité des personnes handicapées ou malades, ainsi que le courage des soignants et de leurs proches qui les accompagnent.

Ils semblent rejoindre la préoccupation du pape François exhortant, en tant qu’autorité morale, les responsables politiques européens le 24 novembre dernier (à Strasbourg) pour qu’ils œuvrent contre cette « culture du déchet » qui élimine les êtres humains quand ils ne sont plus jugés utiles ou dont la vie est décrétée indigne d’être vécue. Ils semblent aussi rejoindre l’encyclique sur le respect de la nature publiée aujourd’hui :


« Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié. »
- See more at: http://www.fondationlejeune.org/blog/blog-communiques-de-presse/15-communique-presse/1144/le-senat-a-vote-un-amendement-pour-vincent-lambert-et-contre-la-culture-du-dechet#sthash.dWVDNdze.dpuf
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.07.15 13:58

Il semblerait que le problème soit le MELANGE DES GENRES de la part de quelques valides bien-pensants...On n'est pas tous trisomiques, en état végétatif chronique ou polyhandicapés..
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.07.15 14:05

Mélange des genres, cela ne vous rappelle rien ? la Manif Pour Tous !

Ceux qui militent contre le mélange des genres d'un côté,

militent pour le mélange des genres de l'autre côté ...

Un papa, une maman, un enfant.

Handicap physique, moteur, sensoriel, psychique, mental,
à foutre dans le même sac ! ! ! ( une certaine forme subtile et malsaine de la culture du déchet ??? ) ... ... ...quelle hypocrisie remarquable !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.07.15 17:52

Affaire Vincent Lambert: le conseil de famille convoqué par le CHU de Reims sème le trouble

Le HuffPost  |  Par Alexandre Boudet

Publication: 10/07/2015 10h19 CEST Mis à jour: il y a 3 heures

Le CHU de Reims a convoqué un conseil de famille pour tenter de régler l'affaire Vincent Lambert. | AFP

FIN DE VIE - La fin de l'affaire Lambert n'est peut-être pas aussi proche que la décision de la Cour européenne des droits de l'homme l'avait laissé entendre début juin. Si la CEDH a validé l'arrêt des traitements qui maintiennent en vie Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, le CHU de Reims où il est hospitalisé envisage de relancer une nouvelle procédure collégiale. Ce qui ne va pas manquer de diviser la famille.
Dans une lettre adressée à la famille de Vincent Lambert dont les membres se déchirent sur son sort, l'équipe médicale indique son intention "d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins". Le 15 juillet, à l'occasion de ce conseil de famille, le CHU de Reims tentera "de recueillir l'avis de chacun sur cette nouvelle procédure", "tout en tenant compte des constatations du Conseil d'Etat et de la Cour européenne", précise l'équipe médicale dans son courrier.
Les parents de Vincent Lambert, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et soeurs ainsi qu'un neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH.
Les parents envisagent de saisir à nouveau le tribunal administratif
Mais ils envisagent désormais de nouveaux recours sur la nouvelle procédure. "Si les parents ne sont pas entendus et si nous estimons que cette nouvelle procédure collégiale ne correspond pas aux droits fondamentaux de Vincent, nous saisirons le tribunal administratif", a expliqué Jean Paillot l'avocat des parents vendredi 10 juillet.
Dans l'autre camp, celui qui veut mettre fin à la situation actuelle, c'est l'incompréhension. "Tout cela est totalement ridicule. Les docteurs Simon et Oportus étaient présents lors des précédents conseils de famille, ils avaient émis des avis motivés chacun de leur côté en décembre 2013 pour arrêter les traitements en évoquant une obstination déraisonnable du fait de traitements n'ayant pour autre effet que le maintien artificiel en vie. C'est ce que le Conseil d'Etat a confirmé. Ils avaient même débranché Vincent en avril 2013, provoquant ainsi le début de l'affaire", s'étrangle François Lambert un neveu de Vincent.
"Je pense pouvoir garantir une unanimité de notre côté pour que la décision d'arrêt des traitements du 11 janvier 2014 soit appliquée, et qu'elle le soit sans délai", ajoute le jeune homme. Reste à savoir ce que le docteur Simon envisage réellement de faire le 15 juillet.
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MessageSujet: video   15.07.15 14:24

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.07.15 14:33

S'agit-il exactement de mensonges au 1er degré ?
La médecine n'est pas une science exacte, les docteurs sont obligés de travailler en faisant de l'interprétation,
les patients n'étant ni des animaux, ni des extra-terrestres
mais c'est certain, on fait de Vincent Lambert un otage pour donner tort ou donner raison à Léonetti
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.07.15 16:28

"Aimez-vous les uns les autres" ! ! !

"Notre Père qui es aux Cieux,pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés" ! ! !

!!!   !!!  !!!

Notre Père, heureusement que Tu es dans Tes Cieux...

! ! !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.07.15 16:52

Vincent Lambert: Les médecins rendront leur décision le 23 juillet prochain

Les médecins du CHU de Reims se prononceront le 23 juillet 2015 sur l'arrêt ou non des traitements de Vincent Lambert.
Les médecins du CHU de Reims se prononceront le 23 juillet 2015 sur l'arrêt ou non des traitements de Vincent Lambert. - Philippe Huguen AFP

L.C. avec AFP
D Publié le 17.07.2015 à 15:40
Mis à jour le 17.07.2015 à 15:40

L'équipe médicale en charge de Vincent Lambert annoncera le 23 juillet prochain sa décision d'arrêter ou non les traitements qui maintiennent en vie le patient tétraplégique en état végétatif, a-t-on appris ce vendredi de source proche du dossier.

Un deuxième conseil de famille

«Dans le cadre de la procédure d'arrêt des traitements que j'ai engagée le 15 juillet dernier, j'ai l'honneur de vous convier à participer à un deuxième conseil de famille le 23 juillet à 11 heures», indique dans une lettre à la famille, le médecin chef du service où est hospitalisé Vincent Lambert, au CHU de Reims.

Les 5 questions encore en suspens autour de la fin de vie de Vincent Lambert

«L'objectif de cette réunion sera, tout en tenant compte des constatations du Conseil d'Etat et de la Cour européenne des droits de l'Homme, de vous informer des conclusions de la procédure collégiale menée et de la décision que j'aurai prise», indique le docteur Simon dans cette lettre que l'AFP a pu consulter.

L'équipe médicale, qui a rencontré mercredi l'ensemble des proches de Vincent, avait indiqué son intention «d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins», conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui a validé le 5 juin dernier l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles. La justice européenne avait alors confirmé l'avis du Conseil d'Etat qui estimait que la continuation des soins du patient en état végétatif irréversible, selon les experts, constituait une obstination déraisonnable.

Les parents s'opposent à l'arrêt des soins

Ses parents, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l'application de cette décision médicale prise en accord avec son épouse et une grande partie de ses frères et soeurs ainsi que son neveu, avaient demandé en vain la révision de l'arrêt de la CEDH. Ils ont annoncé jeudi leur intention de porter plainte contre le CHU et les médecins qui se sont occupés ou s'occupent de Vincent Lambert, pour tentative d'assassinat et pour maltraitance.
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