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 VINCENT LAMBERT

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.07.15 21:21

Le Quotidien du Médecin
L’Ordre soutient les médecins visés par la plainte des parents de Vincent Lambert
17.07.2015

Les équipes médicales en charge de Vincent Lambert ont reçu ce vendredi le soutien de l’Ordre des médecins.

Les parents du jeune homme, catholiques traditionalistes farouchement opposés à l’arrêt des soins prodigués à leur fils en état végétatif irréversible ont porté plainte pour « tentative d’assassinat sur personne vulnérable » à l’encontre du CHU de Reims, où il est hospitalisé, et des docteurs Daniela Simon, Eric Kariger et Ana Oportus.

L’Ordre des médecins se déclare « aux côtés de toutes les équipes professionnelles, tant celle d’hier que celle d’aujourd’hui qui assurent le quotidien de Monsieur Vincent Lambert », dans un communiqué.

Respect de la dignité

« Porter plainte contre des professionnels engagés dans l’accompagnement et la prise en charge de M. Vincent Lambert et ce conformément aux dispositions déontologiques, scientifiques et humaines qui régissent l’action médicale au service du patient est une atteinte aux fondements mêmes de l’action au service de l’autre des professionnels de santé », écrit l’ordre. Il souhaite, à ce stade, que « le respect de la dignité des personnes prédomine dans cette situation douloureuse ».

L’équipe médicale, qui l’a en charge, annoncera le 23 juillet sa décision d’arrêter ou non les traitements qui maintiennent Vincent Lambert en vie, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.
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MessageSujet: vidéo   17.07.15 21:36

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.07.15 21:42

"la loi de 2005 renforce le seul pouvoir médical "

citation du Dr Jeanblanc ( qu'on n'entend plus maintenant... )

Définition des soins palliatifs ?

Limites et frontières entre l'obstination thérapeutique et l'obstination palliative ( et éventuellement l'obstination euthanasique ) ?

Ce genre de question aurait dû être traité le lendemain du 6 mai 2012

Hollande et Sarkozy ( échec de la loi de janvier 2011 ) sont des NULS bien-portants !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   18.07.15 9:34

L’hôpital de Reims s’achemine vers l’arrêt des traitements de Vincent Lambert

Selon l’avocat de Rachel, l’épouse, une décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles pourrait être prise « avant la fin du mois ».

15/7/15 - 18 H 00

François Lambert s’est rendu à l’hôpital de Reims ou est traité son oncle, mercredi 15 juillet.

FRANCOIS NASCIMBENI/AFP

François Lambert s’est rendu à l’hôpital de Reims ou est traité son oncle, mercredi 15 juillet.

Mercredi 15 juillet, les proches de ce patient en état végétatif ont été reçus par son médecin qui leur aurait expliqué que l’état médical de Vincent n’a pas évolué.


« Sauf surprise, nous sommes dans la dernière ligne droite ». Autrement dit, à quelques jours d’une décision d’arrêt des traitements de Vincent Lambert, au nom du refus de l’acharnement thérapeutique. Tel était en tout cas, le 15 juillet, le constat de Laurent Pettiti, l’avocat de l’épouse Rachel Lambert, favorable à une telle décision.

Celle-ci venait d’être reçue au CHU de Reims par le Dr Daniela Simon, le médecin responsable de son mari, en état végétatif depuis un accident de la route. « Ce fut un entretien strictement médical, décrit l’avocat. Le médecin a expliqué à Rachel qu’un nouveau bilan neurologique montrait l’absence d’évolution de l’état de santé de Vincent ».

Une information confirmée par le neveu du patient, François Lambert, lui aussi reçu dans la matinée. « De nouveaux tests médicaux ont montré que son état est le même qu’au moment de l’expertise du Conseil d’État », affirme ce dernier. Le 24 juin 2014, la haute juridiction concluait « au caractère irréversible des lésions cérébrales » du patient et à « un mauvais pronostic clinique ».

Viviane Lambert accuse les médecins de mentir

D’après le neveu, le médecin aurait également confirmé qu’il n’était pas possible de nourrir Vincent Lambert par la bouche, contrairement à ce qu’affirment ses parents, qui se battent pour son maintien en vie. Sur Europe 1, le 15 juillet au matin, Viviane Lambert, la mère, a accusé les médecins du CHU de mentir.

Reçus à leur tour, les parents devaient tenter de faire valoir leur point de vue : « Premièrement, la nécessité d’une nouvelle expertise médicale indépendante », explique leur avocat Jean Paillot, qui affirme que Daniela Simon « n’est pas indépendante » – l’actuelle chef de service faisait partie de l’équipe lors de la précédente décision d’arrêt, suspendue par les recours en justice.

L’avocat fait également remarquer que ce médecin est citée comme « conseiller de Rachel Lambert » dans l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 5 juin dernier. Ensuite, les parents devaient réitérer leur demande de transfert de leur fils pour une prise en charge à domicile. Sans grand espoir toutefois.

« Se battre jusqu’au bout »

Toujours selon les témoignages des proches, le médecin a confirmé que, dans la perspective d’une décision d’arrêt, une réunion collégiale de l’équipe médicale allait être organisée et que l’avis d’un médecin extérieur allait être recueilli, comme l’exige la loi Leonetti pour ce type de protocole de fin de vie.

Autant d’éléments montrant que l’hôpital s’achemine vers un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielles de Vincent Lambert. Selon Me Pettiti, cette décision pourrait même intervenir « avant la fin du mois de juillet ». À n’en pas douter, les parents du patient déposeront un recours devant le tribunal administratif, ce qui est possible, puisqu’il s’agit d’une nouvelle procédure.

Toutefois, compte tenu de la jurisprudence désormais en vigueur – le Conseil d’État, tout comme la CEDH, ont validé la possibilité d’un tel arrêt – ces recours n’ont que très peu de chances d’aboutir. Viviane Lambert a toutefois promis de « se battre jusqu’au bout ».

MARINE LAMOUREUX
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   20.07.15 14:18


Courrier des lecteurs

L’ « affaire » Vincent Lambert : à quoi sert la loi Léonetti ?

Clicanoo.re
publié le 24 juin 2015 à 12h10

Pourquoi la terrible situation de monsieur Lambert est-elle devenue une « affaire » de justice ? Comment se peut-il que des magistrats puissent interférer dans une décision médicale, décision pourtant encadrée par la loi Léonetti ?

Monsieur Vincent Lambert suite à un accident de la circulation est depuis 7 ans tétraplégique et dans un coma irréversible. En avril 2013, à l’issue d’une procédure collégiale de réflexion prévue par la loi Léonetti, l’équipe de soins palliatifs du CHU de Reims dirigée par le docteur Eric Kariger décide, avec l’accord de son épouse, de son neveu et 6 de ses frères et sœurs, l’arrêt de la nutrition artificielle, son seul traitement. Il est à souligner ici que selon la loi le docteur a la responsabilité de la décision, il doit prendre en compte l’avis de la famille mais il n’a pas l’obligation de le suivre. Dans les faits cependant, l’avis de la famille est déterminant. Mais cette responsabilité du médecin prévue par la loi ne devrait-elle pas lui permettre justement de trancher lors de litiges familiaux ?

La loi Léonetti réaffirme le droit pour toute personne en fin de vie de bénéficier de soins palliatifs. La prise en charge palliative est en effet depuis 1999 un droit pour tout patient, qu’il soit au domicile ou en institution. Les soins palliatifs, soins actifs et interdisciplinaires, ont une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale.

Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes jusqu’à, si nécessaire, l’endormissement (sédation). Ils prennent également en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Les soins palliatifs accompagnent donc le patient, ainsi que sa famille, pour lui apporter la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès. Fait exceptionnel dans le milieu médical, la société civile participe à cet accompagnement grâce à l’intervention de bénévoles.

Ce que 70 / 100 des français ignorent (rapport de l’Observatoire nationale de la fin de vie de 2012) c’est que la loi Léonetti protège également les personnes malades ainsi que celles en fin de vie contre l’acharnement thérapeutique qu’elle nomme obstination déraisonnable lorsque le traitement est inutile, disproportionné ou qu’il a pour seul but le maintien artificiel de la vie. Ainsi, tout en excluant clairement l’euthanasie, la loi permet cependant le « laisser mourir ». Ce laisser mourir n’est pas une « euthanasie passive » selon une formule facile mais inexacte, car l’euthanasie est toujours, par définition, active. Laisser mourir c’est ne plus intervenir pour maintenir en vie à tout prix, éventuellement même au prix de la souffrance du patient et de sa dignité. Le laisser mourir n’est évidemment pas un abandon car si les soins qui maintiennent en vie sont arrêtés, ceux pour soulager la douleur et le confort du patient continuent. Dans la mesure où seules l’alimentation et l’hydratation artificielles, maintiennent en vie monsieur Lambert, sa situation relève de toute évidence de la loi Léonetti. Si l’on arrêtait ces techniques de réanimation médicale, le patient serait alors plongé dans un sommeil profond grâce à une sédation afin de lui éviter toute souffrance.

Malgré cela les parents du jeune homme, proches d’un mouvement intégriste religieux et deux de ses frères et soeurs ont interpellé la justice pour revenir sur la décision du docteur Kariger, remettant en cause la notion même de fin de vie de leur fils. Sa situation, affirmaient-ils, relève d’un « handicap » elle ne rentrait donc pas selon eux dans le cadre de la loi. En janvier 2014, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne reconnaissant que la loi Léonetti pouvait s’appliquer au cas de monsieur Lambert a toutefois estimé qu’il n’y avait pas d’obstination déraisonnable dans le fait de poursuivre sa nutrition artificielle.

Il est quand même stupéfiant de voir que, tout en reconnaissant que la loi s’appliquait bien à la situation de monsieur Lambert, les juges se sont arrogé le droit de dire ce qui était ou n’était pas de l’acharnement thérapeutique alors que justement selon la loi Léonetti c’est à la déontologie et à la profession médicale de définir la notion d’obstination déraisonnable. Le docteur Kariger avait pourtant rappelé aux magistrats que la décision de fin de vie s’était appuyée sur un collège de sept médecins dont quatre médecins extérieurs au service choisis par les différentes parties, (la loi Léonetti n’impose pourtant qu’un médecin extérieur). Six ont approuvé la conclusion, seul l’expert qui représentait les parents s’y était opposé. La procédure utilisée par l’équipe -médicale de Reims a été reconnue conforme à la loi Léonetti, aussi pourquoi « discuter » la décision du docteur Kariger ? En se substituant aux médecins dans le bien fondé d’une décision médicale, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a remis en cause la loi Léonetti et a fait un bond en arrière dans la lutte contre l’acharnement thérapeutique. Car tout l’enjeu de cette triste histoire n’est pas l’euthanasie comme on l’a si souvent dit dans les media mais bien l’acharnement thérapeutique.

En février 2014, le Conseil d’Etat saisi en appel, a diligenté une expertise pour pouvoir prendre une décision. Les experts en neurosciences ont affirmé en mai 2014 dans leur rapport que : « L’état clinique actuel de M. Vincent Lambert correspond à un état végétatif » et que par conséquent il était impossible d’interpréter ses réactions qui seraient de l’ordre du réflexe. Ils ont confirmé également le caractère irréversible et incurable de ses lésions cérébrales. Le 24 juin 2014, le Conseil d’Etat, suivant les recommandations du rapporteur public Rémi Keller, a décidé de ne pas maintenir en vie monsieur Lambert annulant ainsi la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Considérant que l’alimentation et l’hydratation qui lui étaient prodiguées n’avaient d’autres effets que de le maintenir artificiellement en vie, notre plus haute autorité a estimé que les conditions d’une obstination déraisonnable étaient réunies et que la décision d’interrompre le traitement du patient était conforme à la loi Léonetti.

Comme le souhaitait sa femme, monsieur Lambert pouvait enfin partir dignement… Mais voilà que le soir même la Cour européenne des droits de l’homme, saisie en urgence par les parents de monsieur Lambert demande de ne pas appliquer cette décision et de maintenir monsieur Lambert en vie, le temps qu’elle se prononce. Son neveu parlera alors d’« un acharnement de plus pour un corps qui n’en peut plus »…

Aujourd’hui, un an plus tard, la Cour européenne des droits de l’homme valide la décision du Conseil d’Etat d’arrêter les soins prodigués à monsieur Lambert. Selon elle, cette décision ne viole pas l’article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l’homme. En outre la Cour « considère que les dispositions de la loi du 22 avril 2005 (loi Léonetti) telles qu’interprétée par le Conseil d’Etat, constituent un cadre législatif suffisamment clair pour encadrer de façon précise la décision du médecin dans une situation telle que celle-ci. » Les parents continuant de s’opposer à un arrêt des soins veulent à présent tenter des recours d’urgence, mais il est peu probable que ceux-ci aboutissent et l’on peut raisonnablement espérer que d’ici peu monsieur Lambert soit enfin libéré. Certes, personne ne peut s’en réjouir, c’est de sa mort qu’il est question. Mais dans l’état où se trouve monsieur Lambert, « le plus grand geste d’amour, c’est de laisser partir celui qu’on aime ». (docteur Kariger)

Ces décisions du Conseil d’Etat et de la Cour européenne des droits de l’homme raffermissant les professionnels de la santé dans leurs responsabilités prévues par la loi Léonetti était très attendues par les principales figures du monde des soins palliatifs. Tout autre verdict aurait eu pour conséquence que des médecins s’abstiennent, de peur d’être attaqués en justice, d’arrêter un traitement de survie ou agissent dans l’opacité la plus totale, sans procédure collégiale. La question de fond dans ce drame c’est : pourquoi une décision de justice est-elle nécessaire pour conforter les médecins dans leur choix de ne pas faire d’obstination déraisonnable alors que la loi Léonetti leur en donnait déjà le droit ?

Rappelons que la loi Léonetti a été votée en 2005 par l’Assemblée Nationale et fait marquant, votée à l’unanimité, ce qui ne s’était jamais produit dans toute l’histoire de la 5ème République ! Pourtant, il a encore fallu une nouvelle loi, la toute récente loi Léonetti-Claeys actuellement en discussion au Sénat pour « renforcer » la loi Léonetti, afin que les pratiques réalisées en soins palliatifs (telles que la sédation, le fait de considérer l’alimentation et hydratation artificielles comme des soins, l’écoute du souhait du patient sur la poursuite ou non de certains traitements…) ne soient plus contestées et soient enfin considérées comme de « bonnes pratiques » par tous les professionnels de santé.

La loi Léonetti, selon moi, a le mérite d’avoir trouvé un juste équilibre : pas d’acharnement thérapeutique, ni d’euthanasie. Cette position française est unique en Europe.

Mais on ne peut que regretter le fait que 10 ans après son vote, cette loi soit encore peu connue dans le milieu médical et complètement ignorée du grand public. Aussi comme le demande Marie de Hennezel « pourquoi ne pas mettre tous nos efforts dans une pédagogie de cette loi méconnue du public et des soignants » ? Je trouve, en effet, inadmissible qu’aujourd’hui encore des traitements que l’on sait tout à fait inutiles soient poursuivis, inadmissible aussi que certaines personnes finissent leur vie dans la souffrance (physique et/ou psychique) alors qu’aujourd’hui nous avons pratiquement tous les moyens de les soulager. En France, selon le rapport de l’Observatoire nationale de la fin de vie 2012, seulement une personne sur deux qui relèveraient des soins palliatifs en bénéficie …

L’« affaire Vincent Lambert » n’est hélas qu’un triste exemple de ce manque d’intégration de la loi Léonetti dans la société française. Espérons que des moyens seront donnés (promesse de madame Touraine, ministre de la santé) pour mettre en œuvre la loi Léonetti-Claeys et que jamais plus un tribunal n’aura le comble de la remettre en question. Espérons qu’il n’y ait jamais plus d’ « affaire Vincent Lambert », affaire qui en réalité n’a servi à rien (la loi c’est la loi) d’autre qu’à rajouter de la souffrance à un drame déjà trop douloureux.

Gwendaëlle Kock, accompagnante bénévole en soins palliatifs
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.07.15 8:04

Affaire Lambert : tensions et rebondissements dans la dernière ligne droite
Home ACTUALITE Société
Par Delphine de Mallevoüe
Mis à jour le 20/07/2015 à 19:52
Publié le 20/07/2015 à 19:42

L'arrêt ou le maintien de l'alimentation de Vincent Lambert sera décidé jeudi 23 juillet par le CHU de Reims.

INFO LE FIGARO - Alors que l'arrêt ou le maintien de l'alimentation de Vincent Lambert sera décidé jeudi 23 juillet par le CHU de Reims, l'affaire est plus émaillée que jamais de tactiques et jeux d'influence.

Trois jours avant la décision finale des médecins qui ont entamé, le 15 juillet, une nouvelle «procédure collégiale» en vue d'arrêter l'alimentation de Vincent Lambert, tensions et rebondissements abondent autour de cette affaire qui cristallise aussi, dans cette dernière ligne droite, tous les efforts de ses parents pour s'opposer à l'interruption des soins.

Contre toute attente, Vincent Lambert pourrait refaire l'objet de nouvelles expertises médicales sur la proposition du Professeur Olivier Lyon-Caen, qui n'est pas moins que le neurologue du président de la République et son conseiller sur les questions de santé et de recherche médicale. C'est en tout cas ce que l'éminent médecin a laissé entendre à Viviane Lambert, la mère du jeune handicapé, et à son médecin conseil, le Professeur Xavier Ducrocq, dans un entretien à l'Élysée qui a eu lieu le 2 juillet, en compagnie d'un membre du cabinet du ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Venus parler de «la réelle situation clinique de Vincent», explique Viviane Lambert, vidéo à l'appui (que Le Figaro a pu regarder) pour montrer les progrès accomplis sur le plan de la déglutition, ils sont repartis confortés «étant convenu, sur la proposition du Professeur Lyon-Caen, que de nouvelles expertises médicales étaient nécessaires pour envisager ou non l'opportunité d'un transfert», rapporte la mère de Vincent Lambert.


Alors que l'échéance se rapproche, de nombreux établissements hospitaliers ou médico-sociaux spécialisés dans l'accueil des grands handicapés ont proposé à la famille d'accueillir Vincent Lambert dans leurs services

Les parents du jeune homme réclament depuis des mois le transfert de leur fils dans un établissement spécialisé. Cette perspective a de nouveau fait l'objet d'un échange téléphonique vendredi dernier, le 17 juillet, entre le Professeur Lyon-Caen et elle. «Il m'a demandé si, depuis cet entretien, «on m'avait passé des informations à ce sujet» et a paru très surpris quand je lui ai dit «non, pas du tout», raconte Viviane Lambert. Un peu comme si les consignes n'avaient pas été passées. Il m'a alors dit qu'il allait s'informer et me rappeler». Pour l'Élysée, joint par Le Figaro, le Pr Lyon-Caen «a eu une conversation privée», «il n'est pas en mesure de commenter» ce dossier car «il n'en est pas chargé, seul le CHU de Reims l'est», élude le palais présidentiel.

Alors que l'échéance se rapproche, de nombreux établissements hospitaliers ou médico-sociaux spécialisés dans l'accueil des grands handicapés ont proposé à la famille d'accueillir Vincent Lambert dans leurs services. Dans le Nord, le Gard, le Morbihan, à Paris… Mais aussi en Pologne à l'Hospicjum Dom Opatrznosci Bozej de la ville de Bialystok. Le Docteur Tadeusz Borowski-Beszta écrit dans une lettre: «Le conseil d'administration de la Société des Amis des Malades de l'«Hospicjum» a adopté une résolution autorisant le chef de l'hospice à accueillir M. Vincent Lambert en tant que patient, s'il y a une acceptation de la part de son entourage. Nous souhaitons prendre soin de lui et le protéger de l'exécution de l'arrêt de la CEDH».

Une plainte pour «privations», «mauvais traitements», «séquestration», rétention «carcérale, arbitraire et illégale» et «tentative d'assassinat sur personne vulnérable» a été déposée le 17 juillet contre le CHU de Reims, qui s'oppose au transfert de ce patient, auprès du procureur de la République de Reims. Ce dernier, Fabrice Belargent, qui fait «un examen attentif» de cette plainte, a-t-il fait savoir, devrait décider ces jours si des investigations seront ou non diligentées. S'il la classait sans suite, les parents de Vincent Lambert pourraient saisir un juge d'instruction.

Imbroglio éthico-judiciaire

Ces derniers jours aussi, un soupçon de conflit d'intérêt pèse sur les Dr Daniela Simon et Ana Oportus. Médecins «historiques» de Vincent Lambert, elles sont chargées de conduire la «procédure collégiale», et donc de statuer en dernier lieu sur le sort de Vincent Lambert. Or des documents officiels (notamment l'arrêt de la CEDH du 5 juin 2015) prouvent leur qualité de «médecins conseil» depuis des mois auprès de Rachel Lambert, l'épouse du patient, favorable à l'arrêt de son alimentation.

Face à la médiatisation de cette découverte, l'avocat de Rachel Lambert, Me Laurent Pettiti, a demandé à la CEDH de retirer cette mention… qu'il avait lui-même attribué aux deux médecins dans une lettre adressée à la CEDH le 11 décembre 2014 pour prévenir la Cour de leur présence aux côtés de Rachel Lambert à l'audience du 7 janvier 2015. Mais à la Cour, selon Le Monde, on explique que «les demandes de rectification envoyées par l'avocat et les deux médecins ne pourront être examinées qu'en septembre».

Dans cet imbroglio éthico-judiciaire, qui convulse depuis deux ans au rythme des polémiques et des procédures, une énigme supérieure à toutes les autres demeure aux yeux des parents: «Que le CHU de Reims ne veuille plus s'occuper de Vincent, nous pouvons l'entendre, disent Pierre et Viviane Lambert. Qu'il refuse de nous rendre notre fils pour que nous puissions nous en occuper nous même avec quelques aides extérieures - infirmier, orthophoniste et kiné - cela serait totalement incompréhensible et scandaleux».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.07.15 8:37

Mère étouffante ? comme toutes les mères ...

QUI voudrait être à la place de Vincent Lambert ?

Personne.

La Sécurité Sociale va payer...pour combien de temps encore ?

L'Allocation pour Adultes Handicapées ne sera donc pas valorisée...

à cause de ces gens-là...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.07.15 10:18

site Boulevard Voltaire

Entretien avec Me Jérôme Triomphe

Avocat au barreau de Paris

« Plainte des parents de Vincent Lambert : on ne peut plus attendre ! »

Maître Jérôme Triomphe est l’avocat des parents de Vincent Lambert.

Les parents de Vincent Lambert viennent de déposer une plainte contre le CHU de Reims, pourquoi ?
Parce qu’ils avaient annoncé qu’ils le feraient si l’hôpital et son épouse gardaient le même comportement invraisemblable à l’égard de Vincent.
On ne peut plus attendre, l’hôpital et les médecins visés se sont totalement discrédités : le docteur Daniela Simon, responsable du service dans lequel se trouve Vincent, vient de reprendre une procédure pour le faire mourir alors qu’elle est en conflit d’intérêt majeur.
D’abord, c’est ce même médecin qui avait, avec le docteur Oportus, fait pression sur le docteur Kariger (ancien chef de service) lors de la procédure collégiale de 2013, pour que les parents de Vincent ne soient pas informés de cette procédure ni de la décision de mort prise ! Pouvait-elle mépriser davantage la famille ?
Et on voudrait nous faire croire aujourd’hui qu’elle s’apprête à prendre une troisième décision en toute indépendance ? Mascarade !

Vous parlez de « conflit d’intérêt » à propos du docteur Simon, qu’en est-il exactement ?
C’est aussi simple qu’ahurissant : le docteur Daniela Simon accompagnait Rachel Lambert qui souhaite la mort de son mari, à l’audience de la CEDH ! Et elle n’était pas seule : à la demande écrite de l’avocat de Rachel, ce sont 4 personnes du service, qui est censé aujourd’hui réfléchir de manière impartiale, qui ont accompagné Rachel. La CEDH a porté les Dr Simon et Oportus comme étant les « conseillers » de Rachel auprès de qui elles comparaissaient !

La plainte accuse notamment les docteurs Simon et Oportus de tentative d’assassinat… Pourquoi ?
Parce que c’est exactement ce qu’ils ont essayé de faire à Vincent en avril et mai 2013 : cette première procédure a été déclarée illégale par la Justice. Même si la 2ème a été validée, puisque Daniela Simon veut reprendre une décision de mort alors qu’elle est conflit d’intérêt majeur, nous la poursuivons pour ce qu’elle fait en 2013. Elle est totalement discréditée et disqualifiée.

La plainte évoque également la maltraitance, la violence et le délaissement d’une personne fragile, en l’occurrence Vincent Lambert. Qu’en est-il exactement de cette maltraitance ?
Vincent Lambert est privé des soins de kinésithérapie depuis plus de 1.000 jours ! Ce sont des soins obligatoires pour les patients immobilisés dans l’état de Vincent.

Qu’en est-il des « séquestration et privation de liberté » également évoquées dans la plainte ?
Depuis janvier 2014, Vincent est enfermé à clé dans sa chambre, il y a une caméra qui le surveille, les parents sont obligés de déposer une pièce d’identité avant d’entrer, les amis n’ont pas accès à la chambre… Et deux vigiles sont même postés devant sa chambre depuis quelques jours !
A la base, ce dispositif était censé empêcher qu’un « déséquilibré » vienne tuer Vincent.
En réalité, ce sont ses parents et Vincent lui-même qui subissent ce dispositifpuisqu’il est impossible de simplement le promener à l’air libre pendant quelques dizaines de minutes.
Ce dernier est un patient, mais il vit dans un univers carcéral.
L’hôpital se comporte comme s’il était le propriétaire de Vincent, ce qui est inacceptable.
La plainte vise également le docteur Kariger pour violation du secret médical dans le livre qu’il a écrit sur cette affaire. Tous se comportent sans le moindre respect pour Vincent !

Viviane et Pierre Lambert souhaitent aujourd’hui que leur fils soit transféré dans un autre établissement… Pourquoi n’est-ce pas fait ?
Pourquoi ? Il faut le demander au CHU, il n’y a absolument aucune raison valable.
Il y a actuellement une demi-douzaine d’établissements qui sont prêts à l’accueillir.
Daniela Simon a osé déclarer à la famille le 15 juillet que, « médicalement (sic), le transfert n’est pas de l’intérêt de Vincent » ! L’intérêt de Vincent serait donc de le tuer ?

La plainte évoque également le « faux et usage de faux ». Qui cela vise-t-il ?
Jusqu’à ce jour, les parents ont voulu ménager Rachel, l’épouse de Vincent. Ce n’est plus possible. Toutes les décisions de mort ont été justifiées par ses déclarations. Or, nous avons démontré qu’elle a menti de manière spectaculaire.
Dans deux attestations du 24 décembre 2013 produites en justice, elle déclarait qu’elle était toujours domicilié à Reims, sans doute pour laisser entendre qu’elle était une épouse dévouée, proche au quotidien de son mari handicapé.
Il n’en était rien. A l’époque, cela faisait déjà quatre mois déjà que Rachel vivait en Belgique où elle a refait sa vie. Ce n’est pas un jugement de valeur. Tout le monde peut très bien comprendre sa situation. Mais pas au prix du mensonge et de la mort d’un homme.
A l’inverse, les seuls au quotidien au chevet de Vincent, ce sont ses parents, à qui on refuse le transfert dans un autre établissement.

Concrètement, qu’en est-il aujourd’hui ? Une question d’heures, de jours ?
Le docteur Simon a convoqué une procédure collégiale le 15 juillet et annonçait le lendemain que sa décision était prise. En réalité, sa décision a toujours été prise, elle fait semblant d’y réfléchir.
Sauf rebondissement, nous savons tous ce qu’elle annoncera le 23 juillet.
Si le docteur Simon décide une fois de plus de tuer Vincent le 23 juillet, nous repartirons en référé liberté. Ce n’est certainement pas à ce médecin discrédité, disqualifié, en conflit d’intérêt spectaculaire, de prendre une décision !

Et comment va Vincent ?
Vincent n’est branché à aucune machine qui le maintiendrait en vie. Il n’a besoin que d’être nourri et hydraté, comme n’importe quel être humain, comme un nourrisson.
Du 12 au 17 juin, et de nombreuses autres fois depuis, Viviane Lambert a nourri et hydraté son fils par la bouche et l’a filmé : il déglutit sans difficulté et il faut donc le rééduquer à manger par la bouche ! Mais dans ce cas, on ne pourra plus justifier sa mise à mort par arrêt de son alimentation et de son hydratation donnée par sonde.
Pourtant, le 15 juillet, le docteur Simon a refusé de regarder la vidéo ! C’est un aveu ! Le but de ce médecin n’est pas que Vincent Lambert vive, mais qu’il meure.
Il va falloir maintenant qu’elle rende des comptes et nous ne la laisserons pas faire son œuvre de mort.

Entretien réalisé par Charlotte d’Ornellas
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.07.15 10:51

France tv info

Judge Marie

Je suis la loi

L'arrêt des soins n'est pas un assassinat.

Publié le 20 juillet 2015

Le 16 juillet dernier, les parents de M. Vincent Lambert (dont l’état depuis un accident de la circulation survenu en 2011 est décrit comme pauci-relationnel ou végétatif chronique, selon les soignants et experts consultés) ont annoncé leur intention de déposer plainte du chef notamment de tentative d’assassinat à l’encontre de plusieurs médecins exerçant ou ayant exercé au centre hospitalier de Reims et de l’hôpital lui-même, en qualité de personne morale.

Viviane Lambert répond aux journalistes devant le CHU de Reims (Marne), le 15 juillet 2015.

Cette plainte fait suite aux différentes procédures qui se sont succédé depuis 2013, jusqu’à une décision du Conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins concernant M. Lambert conformément aux dispositions de la loi Léonetti sur la fin de vie, confirmée le 5 juin 2015 par la Cour européenne des droits de l’homme. Cette dernière juridiction a encore plus récemment rejeté la demande de révision engagée par M. et Mme Lambert sur le fondement d’une vidéo publiée dans les médias, démontrant selon eux une évolution de l’état de conscience de leur fils mais n’affichant, selon divers experts en réanimation, que les mouvements réflexes effectués quotidiennement par tout patient en état végétatif chronique.

Selon les informations parues dans la presse, la plainte qui devrait être déposée prochainement entre les mains du Procureur de la République viserait des faits de tentative d’assassinat (soit une tentative de meurtre avec préméditation telle que prévue par l’article 221-3 du code pénal) et concernerait la période, à compter du mois d’avril 2013, durant laquelle l’équipe médicale a cessé de prodiguer des soins à M. Lambert, ne lui administrant que 500 ml d’eau par jour.

On peut raisonnablement nourrir des doutes quant aux chances d’aboutissement d’une telle plainte à l’encontre du personnel médical et de l’hôpital.

S’il n’est pas contestable qu’à compter d’avril 2013, ces personnels aient engagé un protocole d’arrêt de soins supposé entraîner le décès du patient, des poursuites et a fortiori une condamnation du chef de tentative d’assassinat me semblent totalement improbables. Rappelons que cet arrêt de soins a été réalisé dans un cadre légal, l’article 122-4 du code pénal précisant que « N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires ».

En matière médicale, il est admis que le praticien qui procède à une intervention sur un patient ne saurait être poursuivi pénalement, alors même qu’une intervention (planter un bistouri ou une aiguille dans le corps d’un tiers, lui ôter un membre, un organe ou des tissus ou lui administrer des substances toxiques, par exemple) est souvent constitutive d’une atteinte à l’intégrité physique du patient. Concernant plus particulièrement M. Lambert, la loi Léonetti, intégrée au code de la santé publique, prévoit selon des procédures prédéfinies de permettre l’arrêt des soins dans certaines hypothèses, l’article L. 1111-10 du code la santé publique visant la « phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause ». L’applicabilité de cette loi au cas de M. Lambert constitue tout l’enjeu de l’affrontement judiciaire entre ceux de ses proches qui considèrent que les séquelles de son accident ne lui ont laissé que la survie d’un corps sans conscience dont il convient d’accompagner le départ, et ceux qui affirment qu’il est désormais un homme lourdement handicapé pour qui il faut construire un projet de vie en espérant une évolution positive de son état.

Pour en revenir à la plainte déposée par les parents de M. Lambert, il est vrai que le Tribunal administratif a, par une décision du mois de mai 2013, estimé notamment que la famille de M. Lambert aurait dû être consultée, ce qui n’avait pas été fait, et que dans ces conditions le protocole de soins devait être poursuivi, la décision d’arrêt du traitement s’en trouvant annulée. M. et Mme Lambert semblent, à travers leur plainte, soutenir que compte tenu de cette décision du tribunal administratif, l’arrêt des soins par le personnel hospitalier ne répondait pas aux conditions légales posées par l’article 122-4 du code pénal, ce qui justifierait l’exercice de poursuites pénales contre les médecins et l’hôpital.

Il ne peut cependant qu’être observé que l’arrêt des traitements ne saurait constituer un assassinat au regard du code pénal et de la jurisprudence en la matière, puisque cette infraction suppose un acte positif de violence entraînant le décès, les actes d’omission étant spécifiquement réprimés par le code pénal (non-assistance à personne en péril prévue par les articles 223-6 et 223-7 du code pénal, privation volontaire de soins et d’aliments envers un mineur prévue par les articles 227-15 et 227-16 du même code). Il n’est nulle part affirmé que le protocole d’arrêt des soins mis en œuvre par l’hôpital ait comporté un acte positif, comme par exemple l’injection d’une substance mortifère de nature à entraîner son décès.

Par surcroît, le Procureur de la République aurait vraisemblablement jugé inopportun d’exercer des poursuites dans ce contexte, dans la mesure où très rapidement après la période considérée, un deuxième protocole d’arrêt de soins avait été engagé dans le même cadre légal, validé in fine par le Conseil d’Etat et la Cour Européenne des droits de l’homme.

Un classement sans suite de la plainte déposée par M. et Mme Lambert est donc prévisible. Il paraît tout aussi vraisemblable que ce classement sera suivi d’une plainte avec constitution de partie civile de leur part, pour les mêmes faits, auprès d’un juge d’instruction, dont les décisions pourront donner lieu à appel et éventuellement à pourvoi en cassation. Le combat judiciaire autour de M. Lambert me paraît donc loin d’être terminé.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.07.15 19:57


Médecins "pro-life" : rencontre avec une minorité silencieuse

Euthanasie, IVG ( ANCIEN ARTICLE )

Médecins "pro-life" : rencontre avec une minorité silencieuse

par Bruno Martrette

ENQUETE - Alors que débute au Parlement l'examen de la proposition de loi sur la fin de vie, les médecins "pro-life" se sont confiés. Pas tous catholiques, ils défendent leurs convictions avec des états d'âme.

Médecins \ MISTRULLI LUIGI/SIPA

Publié le 09.03.2015 à 18h11

« Après réflexion, je ne préfère pas répondre à votre interview. A la veille de la décision de la CEDH (1) sur l’affaire Vincent Lambert, je crains que le moment ne soit pas bien choisi. Depuis 2 ans, en tant que conseil médical des parents, j’ai été mis sous l’étiquette : "catholique, intégriste, extrême droite". C’est de la calomnie. Je ne souhaite plus apporter du grain à moudre à mes détracteurs », a confié à Pourquoidocteur le Pr Xavier Ducrocq.

Avec ce premier refus, notre enquête sur les médecins "pro-life" commence bien mal. Après l’exposition médiatique, ces praticiens auraient-ils choisi le silence ? Pas vraiment. Le Pr Ducrocq continue, par exemple, à participer aux "Marches pour la vie". La dernière organisée à Paris en janvier 2015 a rassemblé des milliers de manifestants. Tous scandaient les mêmes slogans : « Je suis Vincent Lambert », « Mort sur ordonnance : médecine en déshérence », ou encore « J'ai été un embryon ».

Ces manifestations ne rassemblent pourtant pas tous les professionnels défenseurs de la vie. Les "praticiens-militants", en colère contre ces évolutions de la société, sont en réalité très minoritaires. La grande majorité des "pro-vie" arrive, en effet, à concilier la foi et l'exercice médical.

« Tu ne tueras point » : une même devise pour 3 codes
Alors que débute ce lundi au Parlement l’examen de la proposition de loi Claeys- Leonetti sur la fin de vie, le Dr Eric Kariger, l'ex-médecin de Vincent Lambert favorable à l'arrêt des traitements, explique que pour lui, concilier sa foi catholique et son métier n'est pas difficile. D’ailleurs, il confie que les médecins « intégristes », comme il les qualifie, sont très isolés dans le monde médical. « De nombreux praticiens juifs, musulmans, et même athées partagent le credo : "Tu ne tueras point". Cet engagement je l’ai pris aussi en prêtant serment d’Hippocrate », rappelle le tout nouveau directeur médical d’un groupe de maisons de retraite.

Ecoutez le Dr Eric Kariger, ex-médecin de Vincent Lambert : « Le Code civil, de déontologie et la Bible sont d'une cohérence totale. Ils sont en phase sur le principe du respect de la personne dans son autonomie. Celui-ci s'arrête lorsqu'il... »


Mais malgré l’apparente facilité avec laquelle il semble exercer, le Dr Kariger n’est pas insensible aux évolutions de la législation et donc de la médecine. Euthanasie, IVG, recherche sur les embryons, sont des sujets qui peuvent perturber ses convictions religieuses.

Pour réfléchir à ces thématiques, il est membre depuis près de 20 ans du Centre catholique des médecins français (CCMF) présidé par le Dr Bertrand Galichon. Lui est médecin aux urgences de l'Hôpital Lariboisière (Paris). Pour lui, son groupe permet aux médecins catholiques d’ajuster leur engagement professionnel avec la vie spirituelle.
Il accueille pour cela 200 médecins croyants et pratiquants. Un chiffre satisfaisant ? Pas vraiment, pour le Dr Galichon qui parle avec nostalgie d’un temps où ce groupe comptait des milliers de médecins. « On ne fait pas trop de battage, il y a des choses à revoir je l’avoue ». Jusqu’à participer aux Marche pour la vie ? Non, car l’homme se dit d'une réflexion de l'Eglise « plurielle et diverse. Je ne me reconnais pas dans ce mouvement très identifié. » Sans en dire plus, il concède cependant partager les mobiles de ces manifestations.

L’IVG et l’euthanasie non négociables
Sur l’avortement par exemple, le CCMF n’hésite pas à s’afficher ouvertement contre. Le Dr Galichon rappelle néanmoins, qu’après discussion avec la patiente, le médecin, qui souhaite appliquer sa clause de conscience, se doit de rediriger la femme concernée vers un gynécologue qui prendra en charge l’intervention. Cet urgentiste précise qu’il est personnellement contre l’avortement, « aussi en tant que médecin. » Il cite à nouveau le "Tu ne tueras point" du serment d’Hippocrate...
Pour ces raisons, Bertrand Galichon regrette donc « l’évolution de la société française qui comptabilise aujourd’hui plus de 200 000 avortements par an alors que les méthodes de contraception ont considérablement évalué. » Sa crainte, « le glissement vers des avortements non justifiés, que certaines femmes utilisent comme un moyen de contraception ».

Au-delà de sa conception de la vie, chaque IVG est un drame, selon lui, surtout pour la femme qui avorte. Il déplore donc « les mesures incitatives » promises par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, pour rendre l’acte gratuit du début à la fin. « Ça déresponsabilise et c’est grave. D’ailleurs, de nombreux médecins pensent comme moi. Le corps médical est toujours très gêné par le fait de supprimer une vie. Et c’est pareil pour l’euthanasie. La grande majorité des praticiens y sont opposés », ajoute-t-il.

Consensus autour de valeurs issues d'un humanisme chrétien ?
Une version confirmée par le second médecin conseil des parents de Vincent Lambert. Contrairement au Dr Kariger, lui était pour la poursuite des traitements (hydratation, nutrition) et donc le maintien en vie de ce patient en état de conscience minimale "plus". Ce spécialiste de la prise en charge des personnes dans le coma n'est autre que le Dr Bernard Jeanblanc, médecin-chef de l'Unité de vie spécialisée (UVS), de la maison de santé Béthel, un établissement privé installé à Oberhausbergen (Bas-Rhin).
Là-bas, ce médecin accueille des patients à la conscience altérée, qui se retrouvent « trop souvent dans des structures peu adaptées, comme des unités de soins palliatifs. Ils ne sont pourtant pas du tout en fin de vie », insiste-t-il, en faisant un parallèle avec le cas de Vincent Lambert.

Ce médecin est, en revanche, très loin de l’image qu’on a dressé de lui. Êtes-vous un catholique intégriste ? « Pas du tout, je suis protestant et non-pratiquant, mais avec des valeurs chrétiennes. Par rapport à l’avortement et le mariage pour tous je ne rejoins pas du tout les idées de la Marche pour la vie. Pour moi, s’opposer à l’euthanasie c’est plus de l’humanisme », plaide-t-il en toute décontraction. Il faut dire que les critiques glissent sur cet homme confronté au quotidien à des patients à l'état incurable.

Ecoutez le Dr Bernard Jeanblanc : « Il y a le problème de la transgression de l'interdit que je ne ferai pas. Par contre, je ne suis pas contre une certaine sédation. Mais pas celle de la loi Claeys- Leonetti qui pour moi est euthanasique. »
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   22.07.15 21:13

Affaire Lambert, quelles conséquences pour les autres patients en état végétatif ?

En France, on estime que 1 500 à 1 700 personnes se trouvent en état végétatif chronique ou de « conscience minimale ».

7/6/15 - 16 H 58

version papier version web

Malade en fin de vie dans l'unité de soins palliatifs de l'hôpital des Diaconesses Croix-Saint-Si...

Malade en fin de vie dans l'unité de soins palliatifs de l'hôpital des Diaconesses Croix-Saint-Si...

P.RAZZO/CIRIC/

Malade en fin de vie dans l'unité de soins palliatifs de l'hôpital des Diaconesses Croix-Saint-Simon à Paris.


Avec cet article
Mgr Ribadeau-Dumas : « L’arrêt de la CEDH sur l’affaire Lambert marque la très grande complexité de cette situation »
Vincent Lambert : la pudeur d’un homme
Les évêques de Rhône-Alpes appellent à maintenir en vie Vincent Lambert
Affaire Lambert, une semaine cruciale


Malgré certaines inquiétudes, la décision de la CEDH rendue le 5 juin sur le cas Vincent Lambert a été bien accueillie par les médecins qui s’occupent de ces patients.

Ce jugement ne devrait pas avoir de conséquences sur leur prise en charge.


Vendredi 5 juin, la cour de Strasbourg (CEDH) a tranché : la décision médicale d’arrêter les traitements de Vincent Lambert est conforme à la convention européenne des droits de l’homme. Au-delà de cette affaire singulière, cet arrêt aura-t-il des conséquences sur les 1 500 à 1 700 patients souffrants de troubles similaires, dit en état végétatif chronique (EVC) ou « pauci-relationnel » (EPR) en France.

L’inquiétude a tout de suite été exprimée par l’entourage des parents de Vincent Lambert, qui se battent pour son maintien en vie. « C’est une décision extrêmement grave, un très mauvais signal pour les personnes les plus vulnérables, qui ne sont plus conscientes d’elles-mêmes », considère ainsi le docteur Bernard Jeanblanc, lui-même à la tête d’une unité accueillant des patients en état végétatif, à Strasbourg. Certes, on ne va pas arrêter demain l’alimentation et l’hydratation des 1 500 patients dans ce cas, mais c’est une brèche et des dérives sont possibles ».

« un message symbolique très fort »

C’est aussi le point de vue de Tugdual Derville, porte-parole de l’association Alliance Vita. « L’arrêt de la CEDH insécurise la situation des personnes cérébrolésées, estime ce dernier. Une société se doit de protéger les plus faibles et de rappeler que tout être humain mérite le respect. Or là, que fait-on ? On envoie un message symbolique très fort, disant qu’il y a des ‘sous-vies’ que l’on peut interrompre. Une digue vient de sauter ».

> Lire aussi : Affaire Lambert, ce que dit la Cour européenne

Là encore, le responsable associatif ne prétend pas que la vie des personnes en état de conscience minimale est menacée à court terme. C’est le « mouvement de fond » qui l’inquiète. « Si ces vies ne valent pas la peine d’être vécue, peu à peu, on ne fera plus de place à ces patients : moins de services financés, des soignants dénigrés, etc. C’est maintenant qu’il faut se mobiliser. »

Ces craintes, toutefois, sont loin d’être unanimes. Le député Jean Leonetti, dont la loi de 2005 vient d’être confortée par la cour européenne, se veut au contraire rassurant : « Toute décision d’arrêt de traitement se fait au cas par cas et l’arrêt de la CEDH ne peut en aucun cas être généralisé », souligne le parlementaire.

> A lire : Jean Leonetti : « La décision dans l’affaire Lambert est un soulagement, pas une victoire »

À cet égard, l’arrêt du conseil d’État du 24 juin 2014, est très clair : « Pour décider d’un éventuel arrêt d’alimentation et d’hydratation artificielles d’un patient en état végétatif, écrit la haute juridiction, le médecin doit se fonder sur un ensemble d’éléments dont le poids respectif ne peut être prédéterminé et dépend des circonstances particulières et de la situation singulière propres à chaque patient. »

« son corps était en grande souffrance »

Parmi eux, les données médicales « analysées collégialement », la volonté antérieurement exprimée par le patient, l’avis de la personne de confiance, etc. Chaque situation est donc spécifique.

C’est ainsi un faisceau d’éléments graves et concordants qui a conduit l’équipe du docteur Éric Kariger – qui a depuis démissionné du CHU de Reims – à engager une procédure d’arrêt des traitements de Vincent Lambert, il y a deux ans. « Dans l’unité où Vincent est hospitalisé, l’équipe, dont je faisais partie, est dévouée aux plus vulnérables et à la défense de la vie, c’est le cœur de notre engagement, témoigne ce médecin. Seulement, lorsque la situation devient extrême, on est en devoir de se poser des questions. Au fil des années, le pronostic de Vincent s’est assombri, les espoirs d’un retour à la conscience se sont étiolés, son corps était en grande souffrance… Au final, il est apparu que nous tombions dans la déraison en le maintenant artificiellement en vie dans de telles circonstances ».

« une décision rassurante »

Pour Brigitte Soudrie, chef de pôle à l’hôpital marin d’Hendaye, en charge de patients lourdement handicapés ou atteints de maladies neurologiques rares, l’arrêt de vendredi est ainsi à saluer. « C’est une décision rassurante, car elle permet de maintenir l’équilibre indispensable entre le droit à la vie et le refus de l’acharnement thérapeutique, un équilibre au cœur de la loi de 2005. »

Une décision contraire aurait fait peser une menace grave, selon elle, en cautionnant l’acharnement thérapeutique. Une analyse partagée par Jean Leonetti  : « Chaque année, rappelle celui-ci, 20 000 personnes en situation d’obstination déraisonnable font l’objet d’un arrêt de traitement de survie dans le cadre d’une procédure collégiale et dans un dialogue apaisé avec la famille ».

> Lire aussi : « L’affaire Lambert révèle une profonde érosion de la confiance dans les médecins »

Parmi ces personnes, certaines sont en état végétatif. « Lorsque les facultés cognitives d’un patient sont détruites et qu’il se trouve réduit à une vie biologique, le risque, en prolongeant ses traitements, c’est de créer une situation monstrueuse pour le malade lui-même et pour ses proches », fait remarquer Brigitte Soudrie.

le cas par cas reste la règle

« C’est la médecine qui créé ces états de vie végétative, ils n’existent pas dans la nature », rappelle de son côté le professeur Louis Puybasset, neuro-réanimateur à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Mais quoi qu’il en soit, le cas par cas reste la règle. « Quand j’entends dire que la décision de la CEDH est une menace pour les personnes en état végétatif ou lourdement handicapées, je suis scandalisée », poursuit Brigitte Soudrie.

Bernard Jeanblanc lui-même, à Strasbourg, dit « avoir confiance » dans ses confrères des unités EVC-EPR pour prendre soin de leurs malades, même si la décision de la cour européenne le choque.

De son côté, Louis Puybasset considère que la solution est en amont : « A l’avenir, tout l’enjeu est de pouvoir pronostiquer le mieux possible et dans un délai raisonnable, l’avenir neurologique des patients en réanimation, pour ne pas créer de situations d’impasse ».

MARINE LAMOUREUX
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   22.07.15 21:36

CITATION =
C’est aussi le point de vue de Tugdual Derville, porte-parole de l’association Alliance Vita. « L’arrêt de la CEDH insécurise la situation des personnes cérébrolésées, estime ce dernier. Une société se doit de protéger les plus faibles et de rappeler que tout être humain mérite le respect. Or là, que fait-on ? On envoie un message symbolique très fort, disant qu’il y a des ‘sous-vies’ que l’on peut interrompre. Une digue vient de sauter ».

MON COMMENTAIRE =
Si digue il y a, elle saute depuis longtemps, quand il s'agit de libérer un lit pour accueillir un nouveau patient ..
Le fait qu'on évoque la notion de sous-vies peut laisser penser qu'on croit vraiment à l'existence de ces sous-vies sans se le formuler à soi-même. Bon, c'est tordu comme raisonnement..
En passant, la loi du 22 avril 2005 élimine sans éliminer vraiment. Elle élimine quand même, lentement mais sûrement
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   22.07.15 21:47

Certains chrétiens ne considèrent-ils pas l'au-delà comme une sorte de sous-vie quand ils osent faire des Marches pour la Vie ( avec un très grand V majuscule ) ??? ??? ???
Un genre de blasphème ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 15:33

Le CHU de Reims maintient Vincent Lambert en vie et s’en remet au ministère

Le 23 juillet 2015 à 15h10 , mis à jour le 23 juillet 2015 à 15h17, par LCP.fr

Le CHU de Reims a rendu sa décision concernant le sort de Vincent Lambert Crédit Image : AFP Crédit Média : Odile Pouget
Le CHU de Reims a rendu sa décision concernant le sort de Vincent Lambert Crédit Image : AFP Crédit Média : Odile Pouget


Contre toute attente, l’équipe médicale du CHU de Reims n'a pas suivi la décision de la cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).


Les équipes médicales du CHU de Reims ont décidé de maintenir en vie Vincent Lambert. Victime d’un accident de la route en 2008, il est depuis plongé dans un état végétatif. Son sort fait l’objet d’une bataille judiciaire acharnée entre ses parents et le reste de sa famille. Sa femme Rachel Lambert, une grande partie de ses frères et sœurs et son neveu plaide pour l’arrêt des soins tandis que ses parents multiplient les recours pour s’opposer à sa mort.

Selon les informations du Figaro, la responsable de la procédure collégiale de la fin de vie, le docteur Daniela Simon, a décidé de ne pas stopper son alimentation. Elle laisse au ministère de la Santé le soin de décider des suites à donner à ce dossier. Un marathon judiciaire qui n’est donc pas terminé et qui dure depuis 2013.

Contactée par LCP.fr, Véronique Massonneau députée écologiste favorable au droit à mourir dans la dignité dit sa déception : "Je suis très surprise par cette décision, très déçue aussi, je pensais qu’enfin cela allait être terminé. J’espère qu’il y aura bientôt un déblocage de la situation" . Et de regretter "Cette affaire aurait pu faire jurisprudence." La députée de la Vienne ne désespère toutefois pas et souhaite que la loi soit modifiée : "Il ne faut pas décourager, la loi revient en septembre à l’Assemblée et je ferais tout pour que la France puisse légiférer sur la question et laisser partir les patients en fin de vies."
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 15:37

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 15:47

C'est quoi, tout ce délire ?

copié-collé =

Le Dr Simon a également décider de saisir le Procureur de la République, car Vincent Lambert aurait été victime d'un projet d'enlèvement.


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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 17:00


Rachel Lambert : «Je pensais que Vincent pouvait enfin être respecté»

Jérémie LAMOTHE et Sofia FISCHER 23 juillet 2015 à 14:47 (Mis à jour : 23 juillet 2015 à 15:01)

Au CHU de Reims le 27 juin.
Au CHU de Reims le 27 juin. (Photo François Nascimbeni. AFP)

À CHAUD Le médecin en charge de Vincent Lambert s'en remet au ministère de la Santé. La poursuite ou non de l'alimentation artificielle n'a pas été statuée.


Coup de théâtre au CHU de Reims ce jeudi. A la surprise générale, le Dr Simon, qui devait se prononcer sur l’arrêt des soins de son patient Vincent Lambert a décidé de se référer au ministère de la Santé quant aux suites à donner à ce dossier. Le Dr Simon a également déclaré à la famille qu'elle souhaitait saisir le procureur de la République, car Vincent Lambert aurait été victime d’un projet d’enlèvement. Elle a par ailleurs demandé la mise sous protection de son service qui aurait fait l’objet de menaces.


Sur le même sujet

Récit
Le cas Vincent Lambert réveille les militants pro-vie Par Jérémie Lamothe et Sofia Fischer

édito
Les parents de Vincent Lambert auraient pu faire la paix avec leur fils Par Eric Favereau

Portrait
François Lambert, à la vie, à la mort Par Eric Favereau

Après l'annonce donnée à la famille, Rachel Lambert, l'épouse de Vincent Lambert est apparue en pleurs à la sortie du CHU. Elle en veut notamment aux militants pro-vie : «Ce sont des groupes de pression qui terrorisent l’hôpital. Ce moment devait être intime, je suis choquée qu'on puisse dire "Je suis Vincent, je suis sa voix" alors qu'ils ne le connaissent même pas.» Après deux ans de parcours judiciaire, l'épouse pensait «qu’avec la décision de la Cour européenne des droits de l’homme (qui a validé l'arrêt des soins NDLR), Vincent pouvait enfin être respecté.»

Egalement ému aux larmes, le neveu, François Lambert est sous le choc : «On ne vit pas dans un État de droit mais un État où les intégristes font ce qu’ils veulent.» La soeur de Vincent, Marie, s’en prend, elle aussi, aux militants issus des milieux catholiques traditionnalistes : «C’est une forme de terrorisme catholique qu’ils mettent en place, ils sont prêts à tout»


Dans une déclaration écrite transmise à l’AFP, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, «apporte tout son soutien à l’équipe soignante». D’après la ministre, le corps médical «n’a pas pris cette décision parce qu’elle refuse d’arrêter le traitement de Vincent Lambert […] Mais parce qu’elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies.»

De son côté, c’est sous les applaudissements et les accolades que Viviane Lambert a annoncé la nouvelle aux dizaines de militants présents devant le CHU. «C’est une preuve que Vincent est bien vivant», a-t-elle répété.

Au micro d’i-Télé, le demi-frère de Vincent Lambert, David Philippon, explique : «Le Dr Simon a abordé la partie juridique du cas de Vincent. Elle estime qu’il est en danger, par rapport à certaines menaces qui arrivent de partout. Le docteur a donc saisi le procureur afin qu’il statue sur la protection globale de Vincent.» En plus de sa protection, le procureur devra se prononcer «sur une éventuelle mise sous tutelle» du jeune homme. Pour lui, «c’est un soulagement, c’est une preuve que Vincent est bien vivant si on veut le protéger».

«Ce sont des groupes de pression qui terrorisent l’hôpital»

Cette annonce du Dr Simon a également surpris l’un des avocats des parents Lambert, Me Jean Paillot. Contacté par Libération, l’avocat se félicite de ce retournement de situation : «C’est une grande surprise, nous étions prêts à aller dès cet après-midi au tribunal administratif avec un référé sous le bras. Nous étions persuadés que le Dr Simon allait arrêter les soins.»

Quant aux raisons de cette volte-face du CHU de Reims, l’avocat lui-même semble perplexe. «Je ne sais pas sur le compte de quoi il faut le mettre», explique-t-il. «Je ne sais pas ce qui a joué exactement. Je sais juste qu’un certain nombre de personnes sont intervenues, notamment en sous-marin, comme le professeur Lyon-Caen et des membres du ministère de la Santé.»

Un transfert vers un autre hôpital ?

Cette annonce surprise ouvre la porte vers un éventuel transfert de Vincent Lambert vers un autre hôpital, ce que souhaitent ses parents son demi-frère, qui militent depuis plusieurs mois et qui ont déposé une demande formelle de transfert au CHU le mois dernier. Selon eux, six établissements se seraient portés volontaires pour accueillir Vincent Lambert.

L’affaire a scindé la famille en deux à tel point que le «conseil de famille» qui s’est déroulé le 15 juillet au CHU de Reims a dû entendre chaque membre séparément, «pour éviter les conflits». D’un côté la femme, le neveu, et une bonne partie des frères et sœurs souhaitent l’arrêt des soins alors que les parents qui s’y opposent. Les deux camps s’affrontent devant les tribunaux depuis 2013, et les possibilités de recours s’amenuisent depuis que le Conseil d’Etat puis la CEDH ont validé l’arrêt des soins.

Ces derniers jours, à l’approche de la décision du Dr Simon, la crispation est montée d’un cran autour du cas du patient. Sur les réseaux sociaux, certains militants pro-vie préconisaient des actions très radicales comme le blocus des fournitures alimentaires du CHU, empêchant tous les patients de manger tant que Vincent Lambert ne sera pas réalimenté, ou encore l’enlèvement de l’équipe médicale et «d’un ou plusieurs des membres de la Cour européenne des droits de l’homme dans un endroit secret, sans alimentation ni hydratation».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 18:40


Vincent Lambert, victime de "projets d'enlèvement" ?

L' Obs
Par L' Obs

Publié le 23-07-2015 à 16h21

Les médecins de Vincent Lambert ne se sont pas prononcés sur l'arrêt des soins et ont annoncé vouloir saisir le procureur pour que soit désigné un représentant légal du patient.

Image d'illustration du CHU de Reims où est pris en charge Vincent Lambert. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)Image d'illustration du CHU de Reims où est pris en charge Vincent Lambert. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

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Les médecins du CHU de Reims, en charge de Vincent Lambert, ne se sont finalement pas prononcés, jeudi 23 juillet, sur l'arrêt des soins, ou non, du patient tétraplégique.

Cela pourrait être un énième rebondissement judiciaire dans cette histoire qui déchire les proches de l'ancien infirmier souffrant de lésions cérébrales irréversibles. Sauf que maintenant, il est question de... "projets d'enlèvement".

Dans un communiqué, l'hôpital explique que "les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de la procédure ne sont pas réunies". Le médecin en charge de Vincent Lambert, le Docteur Simon, "a décidé de suspendre la procédure collégiale placée sous sa responsabilité", indique le CHU.

LireVincent Lambert : les dernières cartouches des parents

"L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'Etat", note toutefois l'hôpital dans son communiqué. "Les conditions d'un échange serein doivent absolument être rétablies dans l'intérêt de Vincent Lambert et de son accompagnement", ajoute l'établissement.

"Mettre Vincent sous protection globale"

La mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, proches des milieux catholiques intégristes, annonce par ailleurs, à la sortie de la réunion où était convoqué l'ensemble de la famille, que le CHU de Reims veut saisir le procureur pour que soit désigné un représentant légal du patient.

Une décision prise après avoir eu vent "de projets d'enlèvement", affirme le père de Vincent Lambert, Pierre Lambert. "Elle nous a parlé d’un projet d’enlèvement de Vincent. Mais quand nous l’avons interrogée, le docteur Simon n’a pas voulu en dire plus". Les médecins souhaitent saisir le procureur de la République "pour mettre Vincent sous protection globale et déterminer un référent qui pourrait le représenter légalement", déclare de son côté à l'AFP François Lambert, neveu de Vincent Lambert.

Les proches de Vincent Lambert, qui se déchirent sur son sort, se sont retrouvés à 14h à l'hôpital de Reims, où est soigné l'ancien infirmier psychiatrique de 38 ans, qui souffre de lésions cérébrales irréversibles depuis un accident de la route en 2008. Depuis deux ans, ils s'opposent par tribunaux interposés ou dans les médias sur le sort de leur époux, fils ou frère, dont le dossier a rouvert le débat sur la fin de vie en France.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 18:59


Vérités et mensonges sur l'affaire Vincent Lambert

Quelques rectifications utiles sur une affaire complexe pour se garder, par égard pour le jeune tétraplégique, d'écrire n'importe quoi.
Par Violaine de Montclos
Publié le 23/07/2015 à 16:36 | Le Point.fr

Vincent Lambert au CHU de Rheims, ici en janvier 2015, en compagnie de sa mère, qui refuse l'arrêt des soins.
MaxPPP©PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS

Cette affaire a connu tant de rebondissements judiciaires, elle est si complexe que, comme souvent, on ne sait plus aujourd'hui de quoi on parle. Et les tribunes qui fleurissent ici ou là, les prises de position de philosophes, d'autorités religieuses, de partisans d'un bord ou de l'autre sont truffées de raccourcis et d'erreurs. Quelques précisions pour se garder, par égard pour cet homme, d'écrire n'importe quoi.

Vincent pourrait, un jour, se « réveiller ». FAUX

L'idée qu'on laisserait mourir un homme simplement enfermé en lui-même, qui ne demanderait, à force de soins et de rééducation, qu'à retrouver le contact avec les siens, est terrifiante. Mais elle est fausse. Dans une tribune publiée le 23 juillet par Le Figaro, le philosophe François-Xavier Bellamy ose rapprocher le cas de Vincent Lambert de celui d'Angèle Lieby, cette femme plongée dans le coma mais parfaitement consciente dont les médecins croyaient qu'elle ne percevait et n'entendait rien. Dans un témoignage publié en 2012 et qui a, à juste titre, frappé les esprits (Une larme m'a sauvée), Angèle Lieby a raconté l'horreur de cette conscience parfaitement alerte enfermée dans un corps que les médecins tenaient presque pour mort et de surcroît maltraitaient. Mais laisser entendre, comme le fait l'auteur de cette tribune, que l'on pourrait ainsi passer à côté de la conscience de Vincent Lambert est, à vrai dire, scandaleux. Depuis ses premiers séjours en neurochirurgie, puis dans le centre de référence du professeur Steven Laureys, jusqu'aux dernières expertises demandées il y a un an par le Conseil d'État et effectuées durant trois jours à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, aucun patient en France n'a sans doute bénéficié d'autant d'expertises neurologiques, d'autant d'explorations cérébrales, que ce jeune homme. Et les conclusions sont sans appel. Des zones essentielles de son cerveau sont définitivement endommagées, Vincent Lambert ne peut avoir aucune relation avec l'extérieur, ses mouvements et son regard, dont des militants ont osé diffuser des images sur le Net, ne sont pas des signes de conscience. S'il existe une part de mystère concernant ce à quoi peut ressembler une telle existence humaine, et si on a le droit de croire que le devoir de la société est de le garder en vie, il n'est pas sérieux de comparer des situations qui ne sont pas comparables. Angèle Lieby, comme le célèbre locked-in syndrom Jean-Dominique Bauby, avait le corps paralysé mais le cerveau en état de marche. Celui de Vincent Lambert est, hélas, en grande partie détruit.

Vincent Lambert n'est pas en fin de vie. VRAI

C'est l'argument brandi par les militants pro-vie, et ils ont tout à fait raison. Vincent Lambert n'est pas en phase terminale d'une maladie dont il conviendrait d'abréger les souffrances. Il peut, alimenté par une sonde, continuer de vivre ainsi pendant des années. Mais la loi Leonetti de 2015, dans le cadre de laquelle s'inscrit le processus d'arrêt de traitement de ce jeune homme, ne concerne pas seulement les malades en fin de vie. Elle proscrit aussi, fermement, l'acharnement thérapeutique. Or, un collège de médecins a, à plusieurs reprises, considéré que continuer de nourrir Vincent était, bel et bien, de l'acharnement thérapeutique. Si Vincent n'avait pas été réanimé, il serait mort depuis bien longtemps. Et le législateur a pris conscience que les progrès de la réanimation permettaient de sauver beaucoup d'individus, mais en laissaient d'autres dans des situations de survie inhumaine, il a donc imposé à la médecine toute-puissante, quand cela était nécessaire, de se retirer. Ainsi, en réanimation néo-natale, trop de nouveau-nés inconsidérément réanimés étaient laissés ensuite à la responsabilité de leurs parents dans un état de survie indigne. Désormais, la médecine apprend aussi à se retirer quand, et seulement quand, elle est allée trop loin, dès les premières semaines. Et comme Vincent Lambert, ces nouveau-nés ne sont pas par définition en fin de vie.

Arrêter d'alimenter et d'hydrater Vincent Lambert est dégradant. FAUX

En tout cas pas d'après la loi Leonetti, ni d'après le Conseil d'État, ni d'après la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). À partir du moment où l'alimentation et l'hydratation passent par une sonde, il s'agit d'un traitement, et non des soins qui sont dus, eux, jusqu'au bout à la personne humaine. Il n'empêche qu'arrêter l'alimentation est un geste symboliquement choquant, à tout le moins transgressif. Mais quand le patient a récupéré ses capacités à respirer sans machine, c'est le seul moyen de le laisser partir, en tout cas dans un pays où l'euthanasie n'est pas légale. Aux premiers temps de l'application de la loi Leonetti, des cas d'arrêt d'alimentation difficiles, trop lents, spectaculaires pour les proches, ont été rapportés, notamment celui, terrible, du jeune Hervé Pierra. Mais les nombreux experts médicaux qui se sont penchés sur cette question assurent qu'avec du personnel soignant bien formé, ces arrêts, correctement menés, ne sont ni douloureux ni inhumains pour les patients qui n'ont ni faim ni soif, comme on serait tenté de l'imaginer. On ne pose pas de sonde de force à toutes les personnes en fin de vie qui décident de ne plus s'alimenter. Et personne ne juge cela inhumain.

Les médecins de l'hôpital de Reims mènent un combat idéologique pro-euthanasie. FAUX

Si cette affaire est en effet devenue un enjeu idéologique pour les militants, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité et les partisans pro-vie, qui, eux, soutiennent les parents de Vincent, il faut rappeler cela, qui n'est pas le moindre des paradoxes de cette histoire : le docteur Éric Kariger, qui lança la première procédure collégiale d'arrêt de traitement en 2013 et qui, usé, a aujourd'hui quitté l'hôpital, est lui-même un fervent opposant à l'euthanasie. Chrétien pratiquant et affiché, il a même été membre du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 19:29

CITATION =
"Contactée par LCP.fr, Véronique Massonneau députée écologiste favorable au droit à mourir dans la dignité dit sa déception : "Je suis très surprise par cette décision, très déçue aussi, je pensais qu’enfin cela allait être terminé. J’espère qu’il y aura bientôt un déblocage de la situation" . Et de regretter "Cette affaire aurait pu faire jurisprudence." La députée de la Vienne ne désespère toutefois pas et souhaite que la loi soit modifiée : "Il ne faut pas décourager, la loi revient en septembre à l’Assemblée et je ferais tout pour que la France puisse légiférer sur la question et laisser partir les patients en fin de vies."


On voudrait bien y croire, mais seulement on ne croit plus rien, on ne croit plus personne !
6 mai 2012
6 mai 2013
6 mai 2014
6 mai 2015
6 mai 2016
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   23.07.15 20:55

Elle ne manque pas de toupet, Viviane Lambert

Nombreux sont les parents d'handicapés et les personnes handicapées qui ferment leur gueule

Et Madame va à la Messe Tridentine le dimanche matin

Faut le faire tout de même ...

Se croit-elle le centre du monde ?

"Celui qui s'élèvera sera abaissé"...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   24.07.15 14:00

Affaire Lambert: pour Marine Le Pen, "c’est une condamnation à mort"  
Home ACTUALITE Flash Actu
Par Emmanuel Galiero
Mis à jour le 23/07/2015 à 13:03
Publié  le 23/07/2015 à 12:54

Alors qu'un collège familial se tient aujourd'hui au CHU de Reims pour reprendre la procédure en vue d’une éventuelle décision d’arrêt des traitements, Marine Le pen a déclaré ce matin:

"Le débat consistant à s’interroger sur le droit de tuer quelqu’un, de tribunaux en tribunaux et de journaux télévisés en journaux télévisés, est épouvantable", a estimé la présidente du Front National. Et d'ajouter: "Un pays doit pouvoir conserver sa liberté totale, notamment dans ce domaine et n’a pas à se soumettre aux exigences, y compris de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Surtout quand cette cour ne semble pas avoir le souci véritable de défendre Vincent Lambert. Quoi que l’on en dise, il s’agit d’une condamnation à mort car je précise que le cas de Vincent Lambert n’entre pas dans la cadre de la loi Léonetti (que je défends par ailleurs depuis toujours), car il n’est pas en fin de vie mais il est très lourdement handicapé. C’est la raison pour laquelle la condamnation à mort de ce très grand handicapé ne peut que heurter nos consciences ".

ERREUR !
V.L. rentre dans le cadre de la loi Léonetti en tant que victime de l'obstination thérapeutique déraisonnable. A mon avis, il subit alors une seconde peine en tant que victime de l'OBSTINATION PALLIATIVE (mourir de soif et de faim en plusieurs heures, jours et nuits) ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   25.07.15 15:53

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   25.07.15 23:06

Les gens comme nous, on  a assez de problèmes comme çà. Alors on ne tient pas à être récupérés par des pseudo illuminés qui se croient investis d'une mission divine
LAISSEZ-NOUS tranquilles, Est-ce trop demander ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   26.07.15 13:48

Vincent Lambert : Alain Claeys comprend le désistement des médecins de Reims

Climat ni serein, ni apaisé

Vincent Lambert : Alain Claeys comprend le désistement des médecins de Reims

par Julien Prioux  

Les médecins de V. Lambert ont suspendu la collégiale qui visait à arrêter les soins. Alain Claeys, co-rapporteur de la future loi sur la fin de vie, comprend cette décision. Il met en cause le climat délétère au CHU de Reims.

Vincent Lambert : Alain Claeys comprend le désistement des médecins de Reims WITT/SIPA  

Publié le  26.07.2015 à 10h33 site Pourquoi Docteur

Le coup de théâtre du Dr Daniel Simon (en charge de Vincent Lambert) personne ne l'avait vu venir. Jeudi 23 juillet, après avoir auditionné les membres de sa famille, les médecins du CHU de Reims ont pris la décision, contre toute attente, de maintenir les soins apportés à ce patient en état végétatif irréversible depuis 2008.
Comme explications, le CHU de Reims a indiqué que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de la procédure ne sont pas réunies ». Il a donc saisi le procureur de la République afin que soit désigné un représentant légal du patient. Une décision motivée après que l'établissement ait eu vent de projets d'enlèvement sur la personne de Vincent Lambert. Face à cette situation des plus complexes, l'ensemble du corps médical (Ordre des médecins, SFAP, Eric Kariger) a apporté son appui au Dr Daniela Simon. Une chaîne de solidarité qui se poursuit ce week-end puisque ce médecin a reçu un autre soutien de poids.



« Un climat qui est tout sauf serein et apaisé »

Il s'agit d'Alain Claeys, député-maire de Poitiers (Vienne, 86), co-rapporteur de la future loi Claeys/ Léonetti sur la fin de vie. Sur le site de France 3 Poitou-Charentes il confie : « Je suis bouleversé pour Vincent Lambert, bouleversé pour son épouse. Je comprend l'équipe médicale qui devait faire un travail médical dans un climat qui est tout sauf un climat de sérénité et d'apaisement ».

Pour rappel dans leur rapport sur la fin de la vie remis à François Hollande en décembre 2014, les députés Jean Leonetti et Alain Claeys ont prévu deux nouveaux droits pour aider les patients en fin de vie à mourir. Désormais, ces malades pourront exiger des médecins l’arrêt des soins et la sédation « profonde et continue jusqu’au décès ».
De plus, les « directives anticipées » - sorte de testament écrit par les patients, qui permet d’exprimer son opposition à l’écharnement thérapeutique - auront un caractère contraignant pour les médecins.

Ce texte a débouché sur la proposition de loi Claeys / Léonetti sur la fin de vie qui a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale en mars dernier, puis vidée de son contenu en juin par les sénateurs. Fin septembre, elle doit repasser devant les députés.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.07.15 13:11


Affaire Lambert : pourquoi les pro-vie peinent à mobiliser en France

L' Obs

Publié le 24-07-2015 à 18h40

Surexposé médiatiquement avec l’affaire Vincent Lambert, le mouvement pro-vie est pourtant en perte de vitesse en France.


"Je suis Vincent Lambert" : marche des pro-vie dimanche 25 janvier à Paris, pour dénoncer "la menace de l'euthanasie à l'Assemblée nationale". (BERTRAND GUAY / AFP)"Je suis Vincent Lambert" : marche des pro-vie dimanche 25 janvier à Paris, pour dénoncer "la menace de l'euthanasie à l'Assemblée nationale". (BERTRAND GUAY / AFP)

À lire aussi
9 Français sur 10 favorables à l'euthanasie
Vincent Lambert : cinq questions sur son éventuelle mise sous tutelle
Un "projet d'enlèvement" contre Vincent Lambert ?


Icônes éphémères du mouvement pro-vie dans l’hexagone, les parents de Vincent Lambert peinent à mobiliser au-delà d’un cercle conservateur médiatisé mais à l’ampleur limitée. Jeudi, près du CHU de Reims, on distinguait tout au plus une cinquantaine de t-shirt blancs ornés du slogan "Il se tait, on le tue" en guise de soutien au maintien en vie de Vincent Lambert, pourtant plongé dans un état végétatif irréversible.

Un nombre restreint de soutiens qui s’explique "par la torpeur de l’été", veut croire un vétéran du mouvement pro-vie en France, Jean-Marie Le Méné. Pour le président de la Fondation Jérôme Lejeune, qui milite depuis plus de 20 ans contre l’euthanasie ou l’IVG, "l’hôpital a choisi le moment opportun : celui de la grande transhumance entre juillet et août". En juin pourtant, le feu vert donné à l’arrêt des traitements par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) n’a pas suscité une grande vague d’indignation pro-vie.

Militants pro-vie jeudi 24 juillet près du CHU de Reims (AFP / FRANCOIS NASCIMBENI)

Hors période d’estivage, et malgré les multiples rebondissements de l’affaire Lambert, la dernière manifestation pro-vie d’ampleur remonte au mois de janvier. La 10e édition de la Marche annuelle pour la vie a réuni à Paris entre 11.000 et 45.000 manifestants munis de ballons noirs et d’affichettes "Je suis Vincent Lambert". Traditionnellement concentré sur la dénonciation de l’IVG, le mouvement pro-vie a officiellement élargi son combat à l’euthanasie, en invitant la mère de Vincent Lambert en tête de cortège. En mars, seules 600 personnes se sont mobilisées à Paris lorsqu’ont repris les débats sur la fin de vie au Parlement. Pourquoi ce mouvement peine à convaincre en France ?

# L’euthanasie mobilise moins que le mariage pour tous

Décousu, le mouvement pro-vie en France mobilise moins que le mouvement anti-mariage pour tous. Revenant sur la marche pour la vie du mois de janvier, le politologue Gaël Brustier, auteur de "Mai 68 conservateur, que restera-t-il de la Manif pour tous ?", observe qu’avec la marche pour la vie, "on est très loin de l’ampleur des plus petites Manifs pour tous, qui rassemblaient au moins 100.000 personnes".

En France, le chef de file du mouvement pro-vie est Alliance Vita, créé en 1993 par Christine Boutin et aujourd’hui dirigé par Tugdual Derville, figure emblématique de la Manif Pour Tous et auteur d’un livre consacré au sujet "La Bataille de l’euthanasie".

Le mouvement pro-vie n’a pas su rebondir sur l’élan insufflé par la Manif pour tous, l’opposition à l’euthanasie suscitant moins de ferveur. "Il y a une réticence à s’engager sur ce sujet intime", admet Gaël Brustier. Image emblématique de ce clivage : Christine Boutin a elle-même refusé de prendre position dans l’affaire Vincent Lambert. "Nous n’avons plus de lien avec elle", abrège pudiquement Blanche Streb, directrice des études à Alliance Vita. Elle ajoute :

Les gens sont moins mobilisés contre le projet de loi actuel sur la fin de vie, compliqué à décrypter mais qui reste une euthanasie masquée".

Avant de préciser qu’à Alliance Vita, "on n’aime pas du tout le terme de 'pro-vie'", considéré comme une "étiquette réductrice".

# L’euthanasie clive moins qu’avant

Aux Etats-Unis pourtant, les mouvements anti-euthanasie ou anti-avortement assument et revendiquent cette étiquette pro-life. "Mais l’Amérique dispose d’un réservoir de mobilisation sans précédent avec la France", concède Jean-Marie Le Méné, dont le beau-père Jérôme Lejeune n’est autre que le fondateur en 1971 du premier grand mouvement pro-vie en France, "Laissez-les vivre", créé pour combattre la célèbre loi Veil qui a dépénalisé l’avortement.

Le politologue Gaël Brustier rappelle :

1975 est la défaite historique du mouvement pro-vie en France. Aujourd’hui, le mouvement suscite des interrogations dans son propre camp. Je ne dirais pas qu’il décline mais qu’il mute."

Année après année, la galaxie anti-euthanasie se morcelle au fil de ponctuelles controverses sur la fin de vie qui agitent la France.

Dans les années 2000, la mort provoquée du quasi homonyme de Vincent Lambert, Vincent Humbert, a suscité des réactions bien plus virulentes et tranchées qu’aujourd’hui. Devenu tétraplégique après un accident de la route, il avait exprimé son désir de mourir dans une lettre adressée à Jacques Chirac, alors président. Son histoire a conduit à l’adoption de la loi Leonetti de 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie. Elle est l’une de celles, qui, nombreuses, ont contribué à l’évolution des mœurs sur la vie finissante. Aujourd’hui, 9 Français sur 10 se disent favorables à la sédation profonde lorsque le patient le choisit.

# Le conservatisme du mouvement pro-vie rebute

"Aujourd’hui c’est vrai, ce sont surtout les milieux conservateurs qui affichent des positions anti-euthanasie", reconnaît Jean Marie Le Méné. Pourquoi ? "Je ne sais pas répondre à cette question". L’entourage des parents de Vincent Lambert ne déroge pas à la règle. Les avocats qui les épaulent sont réputés conservateurs et ont entre autres défendu Civitas ou l’hebdo d’extrême droite Rivarol par le passé. Rodés aux communiqués de presse, ils répondent volontiers aux sollicitations des journalistes, et se font caisses de résonnance des positions pro-vie de leurs clients.

Au fil de la mêlée familiale et judiciaire en faveur ou en défaveur du maintien en vie de Vincent Lambert, de nombreuses personnalités conservatrices sont venues grossir les rangs des soutiens des parents. Jean Marie Le Méné en fait partie, il accompagne désormais les parents Lambert au CHU de Reims lorsqu’ils s’y rendent, n’hésitant pas à fustiger sur son compte Twitter la fosse aux lions – entendre la fosse médiatique – qu’ils doivent à chaque visite traverser. Selon "Le Monde", sa fondation Jérôme Lejeune participe aux frais de financement des avocats des parents.



Certains expriment leur soutien de façon plus discrète : ainsi, Grégor Puppinck, proche du Printemps français et à la tête de l’European Center for Law and Justice, admet par exemple avoir encouragé les parents à déposer au printemps un recours devant la CEDH. D’autres soutiens se sont manifestés sur le tard, tel celui d’Isabelle Muller, ex-attachée de presse d’Éric Zemmour et ex-directrice de cabinet de Philippe de Villiers, qui conseille depuis peu Vivianne Lambert, en qualité "d’assistante en relations publiques".

# Le mouvement pro-vie parasité par un "terrorisme catholique"



Viviane Lambert, la mère de Vincent Lambert, en tête de la marche pour la vie le 25 janvier 2015. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

L’omniprésence du religieux dans l’affaire Lambert a été dénoncée hier par la sœur de Vincent, Marie, comme l'a tweeté un journaliste du "Monde" présent devant le CHU de Reims :



Cette forte implication de l’Eglise dans le combat pro-vie rebute, et est parfois source de controverse. "Dire que Viviane est aveuglée par la fraternité religieuse à laquelle elle appartient, c’est souhaiter la décrédibiliser", estime l’Abbé Grosjean, au sujet de son adhésion à la fraternité Saint-Pie X, une branche du catholicisme "farouchement opposée à l’abrègement de toute vie, au motif du sacerdoce "tu ne tueras point".

Ces accointances dérangent, voire poussent certains militants à la défection. En janvier dernier, la responsable de la Marche pour la vie, Julie Graziani déclarait dans La Vie :

C’est un problème bien français : au lieu de se demander pourquoi on marche, on se demande à coté de qui on va marcher. Aucun mouvement n’échappe au militantisme inadapté ou critiquable. Raison de plus pour être nombreux et diluer certains éléments extrémistes".

Au-delà de l’affaire Lambert, un dernier indice enfin dit combien cette ferveur pro-vie s’amenuise en France. Alors qu’approchent l’automne et la reprise au Parlement des discussions sur la fin de vie, aucun chef de file du combat pro-vie n’a encore programmé de date ou d’action précise de mobilisation à la rentrée.

Charlotte Cieslinski
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.07.15 13:33

ces gens-là me fatiguent. Je crois que j'ai un nouveau problème médical ( comme si j'allais m'évanouir ).
Mais je ne crois plus en rien.
L'Eglise, c'est terminé.
La politique, c'est fini.
Quant à la médecine, moins je chercherai à être soulagée, et plus je serai contente.
Cela a l'air idiot, ce que j'écris, mais c'est ma réalité d'aujourd'hui.
ce n'est même pas de la haine, ce que je ressens, çà ressemble à une sorte de mépris indifférent.
Je méprise tout en étant indifférente.
La meilleure place, elle se trouve sous terre, au cimetière, là où on peut réellement reposer en paix.
Je commence une petite dépression ? bof, il y a de quoi ! depuis le 6 mai 2012 !
On verra bien si demain çà ira mieux ou pas ! je me sens lasse ...
Avec l'espoir quand même qu'il y ait un enfer en miniature pour tous ces gens-là, espèce d'emmerdeurs ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   27.07.15 14:11



Jean-Marie Le Méné.
Que c'est dommage que je ne puisse pas l'enlaidir informatiquement

c'est à cause de ce genre de connard que la loi de janvier 2011 a échoué
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   29.07.15 13:47

Doit-on remercier ces connards d'intégristes si jamais ils provoquent un revirement inattendu au Gouvernement ?
Car tout est possible
la loi de janvier 2011 sommeille aux archives
La situation de V.L. ne sera pas réglée avec la loi de janvier 2011, mais celle-ci est un pas gigantesque en avant, ayant été votée par la Droite comme par la Gauche
Perfectionnaliser la loi Léonetti fut une énorme connerie politique, F.H. va s'en mordre les doigts pour 2017
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MessageSujet: vidéo   03.08.15 14:26

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   08.08.15 22:24

Vincent Lambert : Quel rôle pour le tuteur légal ?
synthèse de presse bioéthique
27 Juillet 2015  Fin de vie

Jeudi 23 juillet, le docteur Daniela Simon a décidé de suspendre « la procédure collégiale » visant à arrêter l’alimentation et l’hydratation de M. Vincent Lambert. Le Dr Simon aurait envoyé un « signalement » au procureur de la République de Reims pour lui demander de saisir les juges de tutelles afin de désigner un tuteur à son patient (cf. Synthèse Gènéthique du 23 juillet 2015 ).

« Représentant légal », le tuteur aurait pour rôle de défendre les intérêts de Vincent Lambert et de s’exprimer en son nom. Pour saisir le juge des tutelles, le procureur devra « joindre à sa requête un certificat médical circonstancié de Vincent Lambert, effectué par un médecin qu’il aura obligatoirement choisi dans la liste du parquet », et prendre connaissance de ce certificat pour juger de la nécessité ou non de saisir le juge des tutelles. Cette première étape peut prendre « deux à trois mois », estime un magistrat.

Le juge devra ensuite rendre une ordonnance de « non-audition », puisque Vincent Lambert ne peut pas communiquer, puis entendre les proches et la famille pour connaître leur avis. Il lui incombera ensuite de choisir un tuteur.

La famille étant divisée, « il apparaît difficile de suivre les préceptes du Code civil qui privilégie toujours la désignation d’un membre de la famille ». Le juge devra donc confier la tutelle à un « mandataire judiciaire à la protection des majeurs, professionnel ou particulier qui a passé un diplôme inscrit sur la liste du Tribunal de Grande Instance ». Ce tuteur sera consulté par les médecins pour toute décision concernant Vincent Lambert et pourra participer à une nouvelle « procédure collégiale » si celle-ci devait avoir lieu.

« S’il doit donner son aval pour une anesthésie générale, une amputation ou tout autre acte médical, il ne peut que donner un avis dans une telle procédure. Il n’a pas le pouvoir de vie ou de mort », souligne un juge.

En revanche son pouvoir est important quand il s’agit de choisir le lieu de vie du majeur protégé. Il peut en toute liberté choisir de le transférer d’un hôpital à un autre, ce qui compte beaucoup aux yeux des parents de Vincent Lambert qui demandent ce transfert depuis des mois (cf. Synthèse Gènéthique du 21 juillet 2015).

« Aucun tuteur n’a jamais endossé un tel rôle avec une si lourde responsabilité, ce sera une première qui créera une jurisprudence », déclare un juriste. Il convient de préciser que le tuteur peut se dessaisir de sa charge s'il rencontre des difficultés auxquelles il n'arrive pas à faire face.

Sources:
Le Figaro (Delphine de Mallevoüe) 25/07/2015
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   08.08.15 22:39

copié-collé d'un commentaire sur le site de " Famille Chrétienne " =

Vos commentaires ( 1 )

Anne B.   Le 31/07/2015 à 21:14  Signaler pour abus  

 "Permettez moi de vous dire que je n'y comprends rien. Comment un chrétien peut il considérer la mort physique comme un drame, comme si la mort était la fin de tout, le trou noir absolu ? La mort n'est elle pas un passage vers la contemplation bienheureuse du Père, du Fils, dans la lumière du Saint Esprit ? Pourquoi refuser de cesser l'acharnement à le maintenir artificiellement dans cette situation à un homme dont ce passage est tout proche, qui vit une vie sur son lit de mort dans l'attente de cette rencontre bienheureuse, ? J'ai l'impression en lisant les lignes de votre article, de me trouver en face d'incroyants. Pardonnez moi si cela vous heurte, mais St Paul lui-même disait que la mort aurait été pour lui un avantage, mais que son devoir était de rendre témoignage. Pauvre Vincent qui trouve tant de tensions autour de son Passage, alors qu'il aurait du depuis longtemps être soutenu par une neuvaine, de l'affection, de la Paix et de la prière autour de son lit, de ceux qui l'aiment vraiment et qui l'auraient accompagné dans ces noces avant le débranchement de ses "soins". Je crois à la vie éternelle, je crois au bonheur éternel. Et vous ? "
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.08.15 16:36

site Médiapart

L’honneur presque perdu des médecins rémois

03 août 2015 | Par Dominique MATHIS


On apprenait hier 23 juillet avec surprise que Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale et cheffe du service de soins palliatifs du CHU de Reims avait décidé de maintenir en vie Vincent Lambert, en état végétatif depuis 2008, et avait saisi le procureur de la République d’une demande de mise sous protection d’un supposé projet d’enlèvement et pour nommer un référent qui pourrait représenter légalement Vincent Lambert.

Nombre de juristes avaient déjà été surpris la semaine précédente de la décision du CHU d’ouverture d’une nouvelle procédure collégiale d’arrêt des soins, alors que – les arrêts successifs du tribunal administratif, du Conseil d’Etat et de la Cour européenne des droits de l’Homme le 5 juin ayant écarté les obstacles et menaces juridiques accumulés par les parents Lambert, opposés à la volonté de l’épouse, d’une partie des frères et sœurs et du neveu – il aurait sans doute été plus simple de réactiver et mener à son terme la démarche collégiale antérieure afin d’abréger une procédure qui n’a que trop duré.

La Dre Daniela Simon ne communiquant pas, les analystes supputaient que la désignation d’un référent permettrait surtout aux médecins de se couvrir et se mettre à l’abri d’éventuelles poursuites. Sauf que cette saisine d’un procureur en congé jusqu’à la mi-août, va rajouter un délai aux délais ; et ce ne sera pas le dernier, le dossier sera ensuite transmis au juge des tutelles, car c’est lui qui choisira le référent.

Demande procédurière et tatillonne, selon ces analystes, rappelant que d’habitude, quand un patient est dans le coma et qu’il faut prendre une décision, on sollicite son épouse, la mieux placée pour protéger les intérêts et la vie de son mari ; or l’épouse de Vincent Lambert ne cesse de réclamer l’arrêt des soins…

Tentant de venir au secours de la Dre Daniela Simon, la ministre de la santé a tenté de plaider que le médecin « n’a pas pris cette décision parce qu’elle refuse d’arrêter le traitement de Vincent Lambert mais parce qu’elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies ».

Explication laborieuse qui n’a convaincu quasiment personne : la plupart des médias considéraient hier soir et ce matin que Daniela Simon « a botté en touche »… ce qui ne serait certes pas à l’honneur de la déontologie et de l’éthique médicales.

L’opinion publique douterait de cette mise en cause si elle n’émanait que de journalistes accoutumés aux imprécations et jugements hâtifs. Mais cela fait mal à la respectabilité médicale lorsque la critique vient d’un journaliste aussi pondéré et compétent que Dominique Verdeilhan, lequel cachait mal son indignation : « L’équipe du CHU de Reims avait tous les feux verts législatifs et juridiques possibles. Le feu vert est passé au rouge par la volonté même des médecins. C’est un aveu d’incapacité. Le dossier n’est plus médical mais il est devenu judiciaire. Il est impossible aujourd’hui quelle sera l’issue de l’affaire et le temps que cela va prendre. C’est un retour à zéro pour cette affaire devenue médiatique. »

Les responsables en charge de cette affaire semblent sous-estimer les ravages que cette reculade occasionne dans des milieux professionnels pourtant portés à la modération :

Hier soir, une vieille connaissance, médecin passé par des cabinets ministériels, me donnait sa version des tenants et aboutissants du conflit. Pour lui, la cheffe de service Daniela Simon ne voulait pas se mettre en délicatesse avec son confrère, maire Les Républicains de Reims et président du conseil de surveillance du CHU, Arnaud Robinet, PHU en biochimie et biologie moléculaire (après avoir échoué trois fois à l’entrée en médecine), qui a fait ses classes au collège Jeanne-d’Arc puis au lycée Saint-Joseph, donc influencé par l’hostilité des milieux catholiques à la fin de vie assistée [1].

Ce matin même un ami, ancien juriste au niveau gouvernemental, me fit part de son« étonnement face au silence persistant de Mme Dominique de Wilde, DG du CHU, d’habitude énergique et volontariste (les médecins des hôpitaux Avicenne à l’AP-HP, de Bondy et de Sevran s’en souviennent). Il lui aurait suffi de rappeler haut et clair que le CHU assume évidemment le principe fondamental de protection fonctionnelle de ses agents publics, médecins ou non, poursuivis en justice, ce qui eût rassuré Daniela Simon et l’eût persuadée qu’engager une nouvelle procédure devant le Procureur “pour se couvrir” était parfaitement redondant. »

Quoi qu’il en soit des raisons plus ou moins claires de la décision de Daniela Simon, et au-delà de l’opinion qu’on en a, ce nouveau rebondissement dans l’affaire Lambert souligne encore plus cruellement deux évidences que je n’ai cessé d’évoquer :
•La loi actuelle, dite Léonetti, est inadaptée puisqu’elle permet les doutes, les hésitations, les atermoiements, les manœuvres dilatoires, à un degré indigne d’un droit positif adapté aux libertés fondamentales : il faut la réformer au plus vite…
•Le Président doit être stigmatisé pour son énorme irresponsabilité, lui qui nous a promis début 2012, dans son engagement n° 21 « la possibilité de bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité, dans des conditions précises et strictes »… et qui visiblement joue la montre.

En décembre 2012, récipiendaire du rapport Sicard, il promit qu’un projet de loi serait présenté au parlement. Mais pour se hâter lentement… il demanda un nouvel avis au CCNE, lequel fut émis en juin 2013. Alors le Président attendit encore un peu rien qu’un peu, un an ! Et missionna en juin 2014 deux députés pour une « nouvelle réflexion » : Alain Claeys… et Jean Leonetti himself, qui remirent leur proposition fin 2014. Le débat ne fut engagé qu’en mars 2015 à l’Assemblée, voté le 17 mars… mais rejeté par le Sénat le 23 juin 2015.

Pendant ce temps, Vincent Lambert et des centaines de citoyens attendent, pour en finir… que la palinodie en finisse aussi !

***

[1] Cette analyse par les influences politiques me semble fragile, dans la mesure où le prédécesseur de Daniela Simon à la chefferie de service, le Dr Éric Kariger, avait engagé la procédure de fin de vie assistée pour Vincent Lambert, étant résolument hostile à toute obstination déraisonnable, alors même qu’il est réputé très proche politiquement de Mme Christine Boutin, comme on sait farouchement opposée à toute forme d’abrègement de la fin de vie.

Dominique MATHIS - 24 juillet 2015
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.08.15 16:45

Doit-on se poser des questions sur la gente féminine médicale ?

Quant à l'Eglise, il est préférable de s'en éloigner à l'heure de notre mort...

Mr Jean Léonetti n'est-il pas une sorte de " tuteur " pour les citoyens mourants

et en fin de vie depuis le 22  avril 2005 ?

François Hollande avait promis de nous en délivrer, le 6 mai 2012 ... ...

Voilà où nous en sommes...

Vincent Humbert, Vincent Lambert...

C'est triste à en mourir.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.08.15 15:48


Comment libérer le destin de Vincent Lambert, otage de militants intégristes?

Par Bruno Roger-Petit

Publié le 24-07-2015 à 12h56

Sous pression de militants intégristes dans l'affaire Vincent Lambert, l'équipe médicale a demandé à la puissance publique de prendre ses responsabilités. Avait-elle un autre choix ?


Les membres du comité de soutien pour que Vincent Lambert soit maintenu en vie le 23 juillet 2015 devant le CHU de Reims. (c) AFPLes membres du comité de soutien pour que Vincent Lambert soit maintenu en vie le 23 juillet 2015 devant le CHU de Reims. (c) AFP


"Vincent Lambert doit-il être maintenu en vie ?" ose demander Valeurs actuelles à ses lecteurs. Et l’on se demande quel cerveau malade a pu imaginer qu’une telle question puisse être ainsi posée, de cette façon, avec une légèreté qui révèle si peu d'empathie pour autrui ? Faut-il avoir peu de considération pour tous les acteurs de cette tragédie pour en arriver là : « En un clic, amusez-vous à décider du sort de Vincent Lambert » ? Peut-on dire ici à Valeurs actuelles qu’avant de lancer un vibrant appel au sauvetage des églises chrétiennes, il serait utile de réviser le message du Christ ? Compassion. Partage. Humanité. On pense à Alfred Loisy : "Le Christ a annoncé le Royaume, et c’est l’Eglise qui est venue".

La décision de ne rien décider prise par l’équipe médicale en charge de Vincent Lambert est tragédie, qui vaut indiciblement plus que la question terrifiante posée par Valeurs actuelles. En vérité, c’est un appel au secours qu’ont lancé le docteur Simon et son équipe aux pouvoirs publics, soumis qu’ils sont à une intolérable pression de groupe(s) militant(s) catholique(s) intégriste(s).

"Les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite» de la procédure collégiale engagée pour décider du sort de Vincent Lambert, "tant pour (lui) que pour l’équipe soignante, ne sont pas réunies" a fait savoir le CHU de Reims.

Protection de la justice

Les responsables médicaux demandent que la justice désigne désormais un référent unique, afin de décider avec lui des conséquences à tirer de l’état du patient en rapport avec les décisions de justice françaises et européennes qui ont ouvert la voie à la possibilité d’un arrêt de soins, dans le cadre prévu par la loi Léonetti de 2005.

C’est une façon pour eux d’inviter la puissance publique à prendre ses responsabilités dans le dossier. Et de faire en sorte que des décisions à venir (ou pas) prises dans un cadre juridique précis soient respectées et acceptées par toutes les parties en présence.

Comment ne pas comprendre la position du docteur Simon et de ses collaborateurs, qui travaillent sous la pression, voire les menaces, d'éléments catholiques intégristes ? De ce que nous savons, il leur est en effet impossible de se prononcer "en toute sérénité". Tout cela parce que des activistes ont décidé de prendre politiquement en otage Vincent Lambert et toute sa famille, qu’il s’agisse de ses parents, qui s’accrochent à un espoir qui parait médicalement infondé, mais aussi de l’épouse, Rachel Lambert, et des frères qui souhaitent que se termine une situation les contraignant à subir une peine d’emprisonnement moral indéterminée.

Il est sidérant de lire que le docteur Simon et les membres de son équipe médicale ont toutes les raisons de craindre qu’en cas de décision de leur part qui déplairaient à des militants intégristes, leur sécurité puisse être mise en cause. Et il est atterrant de voir qu’ils sont obligés de révéler qu’ils demandent que soit assurée la protection de Vincent Lambert car ils redoutent que ce dernier puisse être l’objet d’un enlèvement.

Le droit a parlé

Entendons-nous bien : face à cette tragédie, l’humilité est de rigueur. Celui qui prétend à la vérité est un insensé. Et celui qui demande à n’importe qui, n’importe comment, de se prononcer sur le cas Vincent Lambert ne mérite que peu de considération, à l’image de l’auteur anonyme de la question posée par Valeurs actuelles à ses lecteurs en guise de sondage.

Mais à la fin, il y a le droit. Et le droit a été dit, tant par la Cour de cassation que la Cour européenne des Droits de l’Homme. Et le droit s’est prononcé de telle façon qu’il a reconnu que, dans le cadre de la loi française, il était possible, si besoin était, de prendre la décision d’arrêter ce qui est médicalement vain. Et le droit qui a été dit doit être respecté par tous et partout, y compris quand il peut déplaire à une conscience subjective. Y compris celle de croyants intégristes qui placent leur foi au-dessus du droit, donc de la République. De ce point de vue, c’est devenu une affaire de principe.

Contrairement à ce qui peut être écrit, ici ou là, l’équipe du CHU de Reims ne dispose pas d’un droit de vie discrétionnaire sur le corps de Vincent Lambert, mais d’une possibilité de choisir ce qui lui parait la solution la plus adaptée à une situation très particulière. Ni plus, ni moins. Quand le cardinal Philippe Barbarin, hostile à l'arrêt des soins, décrète que "le terme de la vie n'appartient à personne", il se place lui-même dans une contradiction qu'il ne paraît pas saisir : si Vincent Lambert est encore "en vie", il le doit à la technique médicale moderne. Sans elle, sans la décision humaine de maintenir ce dispositif en fonction, la vie de l'ancien infirmier serait naturellement achevée depuis longtemps. Or, qui a décidé ce maintien sinon des hommes à défaut de puissance divine ?

Dans un tel contexte, on mesure ce que doit représenter pour les membres de l'équipe médicale la responsabilité terrible qui pèse sur leur conscience. Et l’on comprend qu’ils en soient venus à se tourner vers la puissance publique, afin que celle-ci leur garantisse sérénité et liberté de conscience face au cas hors-norme auquel ils sont confrontés.

Reprise en main par les pouvoirs publics

La première des urgences, c’est donc de faire en sorte que le destin de Vincent Lambert ne soit plus pris en otage par des militants intégristes, décidés à user de tous les moyens possibles, y compris éventuellement hors la loi, pour parvenir à leurs fins. On sait de quoi certains de ces gens sont capables, depuis la publication d’images de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital, le tout au nom au nom du respect qui est dû à sa vie, mais en contradiction totale avec ses droits de citoyen et le respect de sa personne.

Le fait est que certains de ces militants-là ne respectent rien ni personne, et que Vincent Lambert est devenu pour eux un objet de communication destiné à populariser leur combat "pour la vie". Si le docteur Simon et son équipe en sont venus à craindre des actions susceptibles de mettre en danger, c’est qu’ils savent ce qu’ils vivent et endurent depuis des semaines, si ce n’est des mois et des années. Il est temps pour l’Etat de leur porter secours. A eux, et à leur patient.

En l’état, personne ne peut dire quelle est la juste solution à l’écrasant problème que pose la situation de Vincent Lambert. De ce point de vue, on le répète, la question sondage de Valeurs actuelles est aussi vaine qu’odieuse. En revanche, il est impératif que soit assuré le respect du droit tel qu’il prévaut aujourd’hui en France, et qui a été réaffirmé par toutes les instances appelées à se prononcer sur ce cas douloureux. C’est à la puissance publique de prendre ses responsabilités dans cette affaire. A elle de faire en sorte que le destin de Vincent Lambert ne soit pas pris en otage par des intégristes.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.08.15 15:50

Nous sommes dans une République Française

et nous ne sommes pas dans une France Catholique

DIEU MERCI
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.08.15 16:26

"Famille Chrétienne"
Vincent Lambert : « La pire erreur médico-judiciaire de ces dernières années »

ARTICLE | 26/06/2015 | Par Bertille Perrin

7 commentaires

Vincent Lambert

©DR

Des éléments « nouveaux et décisifs » dans l’affaire Vincent Lambert ont amené ses avocats à saisir la CEDH d’une demande en révision. Me Paillot explique les raisons de son recours.


Quels sont les éléments « nouveaux et décisifs » à l’origine de votre demande en révision ?

Le premier et le plus déterminant sans doute, c’est que nous avons essayé de donner une alimentation à Vincent par la bouche. Nous avons alors constaté qu’il était capable de déglutir autre chose que de la salive, alors qu’il n’avait pas été nourri par voie buccale depuis 7 ans. Suite à la vidéo qui a fait polémique, des orthophonistes nous ont en effet contactés spontanément pour nous dire que Vincent semblait susceptible de recevoir une rééducation à l’alimentation par la bouche. Le résultat impressionnant et confondant, même si nous savons qu’il aura besoin d’une véritable rééducation à la déglutition pour qu’il puisse faire des progrès.

Depuis le mois d’octobre 2014, nous avions constaté qu’il faisait des progrès dans la déglutition, sans que cela ne provoque le moindre travail de rééducation, ni la moindre prise en compte de cette demande des parents par le CHU. Pourtant, il y a beaucoup de patients en état pauci-relationnels ou végétatifs qui bénéficient quand même d’une « alimentation plaisir » en plus de leur alimentation artificielle. C’est normal, cela fait partie des bonnes pratiques médicales.

Nous avons alors fait une vidéo du moment où les parents de Vincent lui ont fait boire de l’eau et avaler des aliments liquides. Elle ne sera pas rendue publique mais elle est à disposition de tous les journalistes qui peuvent se déplacer dans nos cabinets d’avocats : il faut qu’ils puissent dire simplement ce qu’ils voient dans cette vidéo. Tout simplement parce qu’elle mène à réfléchir au bien fondé de l’arrêt de l’alimentation de Vincent Lambert. On est obligé de se poser la question. Et elle a bien sûr été envoyée à la cour européenne en complément de la demande de révision.

La ministre de la santé Marisol Touraine, a déclaré le 16 juin dernier au Sénat que « l’expression de la volonté de Vincent Lambert fait l’objet d’interrogations et de débats ». Est-ce pour vous un élément déterminant ?

(http://replay.publicsenat.fr/vod/seance/proposition-de-loi-creant-de-nouveaux-droits-en-faveur-des-malades-et-des-personnes-en-fin-de-vie/179493 à 13 min 45)

Bien sûr ! Elle est membre du gouvernement, ministre de tutelle du CHU de Reims et s’adresse au Sénat, pour dire l’inverse de ce qui a été affirmé jusqu’à présent par le gouvernement français ! Pendant 8 mois le gouvernement français a dit, devant la cour européenne, que la volonté de Vincent était certaine, qu’elle avait été rapportée de façon précise par son épouse et son environnement familial… en bref, nous n’avions aucun doute sur la volonté de Vincent. Là la ministre dit bien qu’en réalité cette volonté n’est pas certaine, et que c’est même la source d’un grand nombre de problèmes dans cette affaire.

Or, tout l’arrêt de la cour européenne est fondé sur cette volonté présumée de Vincent de ne pas vivre dans cet état, ce qui légitimerait d’arrêter son alimentation. C’est pour cette raison que nous avions été déclaré irrecevables, et que la CEDH a suivi les yeux fermés le conseil d’Etat : nous ne pouvions pas aller contre la volonté de Vincent. Cela change donc tout de même la donne.

Vous pointez également l’erreur de droit commise par la Cour européenne dans son arrêt concernant Vincent Lambert…

En effet, nous avons constaté que la Cour ne connait pas sa propre jurisprudence. Elle a donc utilisé l’arrêt GLASS du 9 mars 2004 (une décision concernant des faits similaires au Royaume-Unis), pour légitimer son verdict sur l’affaire Lambert, alors que l’arrêt Glass va exactement dans le sens inverse ! La Cour a dit que cet arrêt avait conclu à une non-violation de l’article 2, qui garantit le droit à la vie, alors qu’en fait elle avait conclu à une violation.

Depuis que j’ai déposé la demande en révision, dans laquelle je cite cette erreur décisive, la CEDH a modifié le texte de son arrêt où elle cite l’arrêt Glass, mais sans modifier la suite du raisonnement. Or, il ne s’agit pas uniquement d’une faute de plume mais bien d’une faute de droit, puisque cet arrêt faisait partie des arguments de la Cour.

Comment expliquez-vous que vous soyez obligés de montrer des vidéos de Vincent Lambert pour faire entendre votre voix ?

Je le répète depuis le début, pour moi nous sommes en présence d’une demande d’euthanasie de Vincent, car certaines personnes ont estimé qu’il devait mourir. Il s’agit pour moi de la pire erreur médico-judiciaire de ces dernières années. Mais comme on s’attaque à l’institution qu’est le monde médical, qui croit qu’il a le droit de vie et de mort sur les personnes, cela fait des remous. Le corps médical se serre les coudes quitte à ne pas voir la réalité. Quand on montre une vidéo de Vincent bien différent de l’image que les gens se font de lui, tout le monde hurle au scandale : ils s’arrêtent à ce qui est secondaire pour ne pas voir l’essentiel. Nous espérons que cette amélioration de l’alimentation de Vincent par la bouche permettra à certains d’enfin ouvrir les yeux.

En attendant, nous préparons aussi un recours en révision pour le Conseil d’Etat : celui-ci sera plus à même d’ordonner une nouvelle expertise médicale par exemple. Et il n’est pas impossible que la CEDH souhaite alors attendre la décision du Conseil d’Etat.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.08.15 11:47

L’affaire Vincent Lambert ou l’insupportable pression extra-médicale

TRIBUNE du Docteur Jean-François Loriferne, médecin réanimateur spécialiste des hôpitaux, chef de service honoraire.

3/8/15 - 10 H 52

Avec cet article

Le suicide assisté d’une Anglaise relance le débat au Royaume-Uni

Vincent Lambert, la recherche d’une solution d’apaisement

Les évêques de France appellent à la discrétion autour de Vincent Lambert


« Médecin réanimateur, chrétien pratiquant et engagé, ayant exercé pendant vingt-cinq ans la lourde responsabilité de la coordination d’une équipe qui, tous les jours, réfléchissait au sens profond « de la vie » pour les patients en défaillance viscérale dont elle avait la charge, je suis très ému et attristé par la position de certains de nos évêques (dans la région Rhône-Alpes) prise dans le cadre du traitement de M. Vincent Lambert.

Faire confiance aux médecins

Comment, dans un premier temps, ne pas accepter de faire confiance aux médecins chargés des soins, comme le signifiait le 12 juin dernier Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour les évêques de France ?

Notre métier est extrêmement dur mais nous le faisons avec beaucoup de dignité, de recul et de discernement dans le cadre d’une loi (loi Leonetti) parfaitement adaptée à notre exercice et qui a été saluée par l’ensemble des professionnels concernés comme étant ajustée.

Des pressions inacceptables

C’est cette équipe qui avec empathie et écoute, soigne, vit jour et nuit au rythme des angoisses et des peines des familles. Elle sait écouter et discerner ce qui va dans le sens du « bien pour le patient », qui demeure sa seule mission.

Quel affront de voir ses décisions (dans ce cas particulier, plus que pluri-professionnelles) mises en doute et « traînées devant la justice », puis de se voir au banc des accusés avec des pressions multiples inacceptables. N’oublions pas le docteur Éric Kariger, qui lui aussi a vécu cette infamie au point d’en démissionner…

Un acharnement thérapeutique indigne

Comment en tant que chrétien se prévaloir du « Tu ne tueras point » (Mt, 5) quand il s’agit au contraire de savoir reconnaître les propres limites du corps et surtout la dignité de laisser faire ce qui est irréparable : « Laisse les morts ensevelir leurs morts et toi, va annoncer le royaume de Dieu » (Lc, 9 et Mt, 8).

L’acharnement thérapeutique est non seulement indigne mais contraire à l’éthique médicale et spirituelle. Il n’a aucun sens au jour d’aujourd’hui où les techniques peuvent se substituer à toute réflexion en profondeur sur le « projet de vie » des patients soignés.

La place du conjoint

Par ailleurs le sens du mariage chrétien ne laisse-t-il pas toute sa place au conjoint : « Tu quitteras ton père et ta mère et désormais vous ne ferez plus qu’un » (Mt, 19) ?

Enfin et c’est ce qui me fait le plus de mal : comment ignorer que ces prises de position (tenues souvent par des communautés intégristes) vont encore accélérer la pression des tenants de l’euthanasie, faisant valoir que cette loi est trop fragile en forçant la main des équipes médicales dans des orientations contraires à leurs serments.

Comment expliquer à nos jeunes qui désertent nos églises, que cette Église est en phase et à l’écoute de notre monde sur des sujets de société aussi importants que la bioéthique… J’ai mal à mon église qui se vide sans que nous arrivions à prendre la mesure de cette désertion… »

> Retrouvez notre dossier spécial sur l’affaire Vincent Lambert

Docteur Jean-François Loriferne, médecin réanimateur spécialiste des hôpitaux, chef de service honoraire
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.08.15 18:14

Si la loi Léonetti avait été une bonne loi et une juste loi, on ne vivrait pas ce que nous vivons

La cerise sur le gâteau : on la défend encore et toujours alors qu'elle a dépassé le seuil de sa dixième année, ce qui est un comble ( si au moins elle avait été révisée annuellement pendant ces dix ans par des experts autres que l'auteur de cette loi... ).

Quelle belle foutaise, tout ceci ...
Voilà comment on gère notre mort en France depuis 2005
Ils ne sont même pas capables de demander un coup de main à l'auteur de la loi de mars 2002 ! ( qui est médecin lui aussi )
Vive la France ?
A la liste des exilés fiscaux s'ajoutera la liste des exilés mourants..
ce qui fera beaucoup d'exilés.


Il faudrait tout de même que certains individus se demandent si l'Etat Végétatif Chronique spirituel existe ou n'existe pas, comment et pourquoi... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.08.15 8:44

Ils sont fous ces Catholiques !!!
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   21.08.15 9:25

Il s'agit de vouloir conserver quel genre d'héritage ???


financier ?
culturel ?
religieux ?
etc
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 10:43

INFO 20 MINUTES La médecin qui s’occupe du patient en état végétatif a fait cette demande au parquet de Reims (Marne) « compte tenu du contexte familial »…
Le parquet de Reims saisit un juge pour que Vincent Lambert soit placé «sous protection»
Vue du CHU de Reims, où Vincent Lambert est hospitalisé, le 27 juin 2015 - Francois Nascimbeni AFP
Vincent Vantighem    



    • Publié le 27.08.2015 à 15:55
    • Mis à jour le 27.08.2015 à 15:55



                                                         Une nouvelle étape judiciaire pour Vincent Lambert. Selon nos informations, un juge des tutelles du tribunal de Reims (Marne) a été officiellement saisi, mercredi 26 août, d’une demande de mise sous protection du patient en état végétatif depuis un accident de la route en 2008.
Le procureur de la République de Reims a confirmé à 20 Minutes avoir reçu la semaine dernière un signalement du docteur Daniela Simon, à la tête de l’équipe médicale de l’hôpital Sébastopol de Reims qui soigne ce patient au cœur d’un imbroglio familial. « Le docteur Simon m’a signalé qu’elle sollicitait la mise sous protection de Vincent Lambert, confie, ce jeudi, François Belargent. J’ai donc saisi un juge des tutelles qui va instruire cette affaire et prendre une décision dans les prochaines semaines. »

Une demande justifiée par le contexte familial

Fin-juillet, alors qu’elle devait annoncer sa décision de maintenir Vincent Lambert en vie ou d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de ce patient, la docteur Simon avait surpris toute sa famille en annonçant son intention de saisir la justice pour demander finalement sa mise sous protection juridique.
Les faits : Le CHU de Reims demande à protéger Vincent Lambert
« Elle justifie cette demande en évoquant le contexte familial que tout le monde connaît », poursuit François Belargent. Depuis 2013, la famille de Vincent Lambert se déchire en deux camps : celui de son épouse qui souhaite le « laisser partir » et celui de ses parents qui multiplient les recours pour le maintenir en vie.

« Si on le protège, c’est qu’il mérite de vivre »

A cette évocation, lors de la dernière réunion, les parents de Vincent Lambert s’étaient d’ailleurs réjouis de cette initiative, estimant que « si on demande la protection de leur fils, c’est bien parce qu’il mérite de vivre et non pas de mourir ».
Rachel Lambert : « Peut-on encore avoir de l’espoir ? »
Favorable à un arrêt des soins, son neveu François, avait à l’inverse, critiqué cette décision. « Cela va encore retarder l’échéance. Toutes les mesures prises par un éventuel tuteur seront contestées en justice pendant des années par un camp comme par l’autre… »

Un projet d’enlèvement trouvé sur un blog

Fin-juillet, le docteur Simon avait également informé les proches de Vincent Lambert des pressions et des menaces subies par son équipe médicale, évoquant même un « projet d’enlèvement ». Sur ce point, le procureur de Reims précise qu’il n’en a pas été informé officiellement. « Je veux qu’on clarifie les choses. Je n’ai pas été saisi de quelconques menaces à l’encontre de Vincent Lambert. Ce n’est pas pour cette raison que sa mise sous protection m’a été réclamée. »
Se qualifiant de « contre révolutionnaire », un blogueur nommé Fikmonskov avait publié, le 17 juin dans un billet, plusieurs « options » pour « sauver Vincent Lambert ». Dans la liste, il proposait notamment « d’enlever Vincent Lambert, ça ne pourra hélas se faire que par la violence, (afin de) l’emmener dans un lieu où il pourra être soigné » ou encore « de séquestrer sans alimentation et hydratation la médecin qui s’occupe de lui » tant que Vincent Lambert n’a pas été placé dans un « endroit sûr ».

Extrait du billet publié sur le blog Fikmonskov
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 10:53

Autre question :

Protéger les patients en fin de vie de la loi Léonetti  ?

Car il est évident que pendant la sédation profonde terminale qui dure plusieurs heures, plusieurs jours, plusieurs nuit, et plusieurs semaines, les soignants ont éventuellement la possibilité de faire quelques expériences sur le patient qui meurt ... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 11:12

Citation du web =
""Dans cette histoire, il n'y a que des victimes", observe le docteur Kariger. Et Vincent dans tout ça ? A t-il conscience de la guerre farouche qui se livre autour de lui ? Le jeune homme a fait une crise d'épilepsie et sa température est instable".




Sans doute qu'on a essayé sur V.L. un nouveau médicament contre l'épilepsie pour tester les effets secondaires biologiques... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 18:35

Vincent Lambert : un juge des tutelles saisi pour le placer «sous protection»

Alerté par la chef de service du CHU de Reims, le parquet a saisi un juge des tutelles pour placer Vincent Lambert «sous protection». 

27 Août 2015, 21h06 | MAJ : 28 Août 2015
Photo datant du 3 juin 2015 de Vincent Lambert, prise par sa famille au CHU de Reims
(AFP)
Nouvel épisode dans l'affaire Vincent Lambert. Le juge des tutelles a été chargé, mercredi, par le parquet  de Reims (Marne) de trouver un tuteur à l'ancien infirmier plongé dans un état végétatif depuis un accident de la route en 2008.






«Le juge des tutelles a été saisi d'une mesure de protection et devra instruire la demande avant de prendre une décision dans les prochaines semaines», a-t-il précisé. 

Le juge aura la délicate mission de désigner, après expertise, un tuteur ou un curateur pour ce patient particulier dont les lésions cérébrales sont jugées irréversibles par les médecins. Dans ce genre de procédure de mise sous tutelle, la nomination d'un représentant issu de la famille est toujours privilégiée. Mais le contexte conflictuel qui oppose les parents de Vincent Lambert, catholiques traditionalistes farouchement déterminés à maintenir leur fils en vie, à son épouse Rachel qui souhaite «le laisser partir», complique la tâche du magistrat. 

Représenter légalement Vincent Lambert


La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), la plus haute juridiction de l'Union Européenne, avait validé en juin dernier l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation artificielles de Vincent Lambert. Mais l'équipe médicale a refusé, fin juillet, de statuer sur sa fin de vie arguant de pressions extérieures nuisant à «la sérénité».

C'est le Dr Daniela Simon, médecin en charge du service où Vincent Lambert est hospitalisé, qui avait indiqué qu'elle souhaitait alerter le procureur de Reims pour réclamer des mesures de «protection globale et déterminer un référent qui pourrait représenter légalement le patient.»

Pressions et menaces

Fin juillet, elle avait également informé les proches de Vincent Lambert des pressions et des menaces subies par son équipe médicale, parlant même d'un « projet d’enlèvement » évoqué sur le blog d'un dénommé Fikmonskov. Sur ce point, le procureur de Reims précise qu’il n’en a pas été informé officiellement. « Je veux qu’on clarifie les choses. Je n’ai pas été saisi de quelconques menaces à l’encontre de Vincent Lambert. Ce n’est pas pour cette raison que sa mise sous protection m’a été réclamée. »

Après la décision de la CEDH, les opposants à l'arrêt des soins avaient multiplié les actions en mettant en ligne une vidéo de Vincent Lambert sur son lit d'hôpital et en organisant une manifestation devant le CHU. Plusieurs évêques avaient également pris position en faveur de son maintien en vie.


Dernière édition par Admin le 31.08.15 19:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 18:39

Vous êtes tous complètement givrés et vous faîtes tous vraiment pitié
en même temps, c'est à crever de rire

La vie est courte
et voilà ce que vous en faîtes, de cette vie

Pauvres imbéciles !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.08.15 19:14

Les parents de Vincent Lambert vont réclamer son transfert dans un autre hôpital

Alors que les experts médicaux jugent ses lésions cérébrales irréversibles, les parents de Vincent Lambert vont saisir la justice en évoquant un "manquement grave aux soins dus à Vincent" de la part du CHU de Reims.

Les parents de Vincent Lambert – Pierre et Viviane Lambert – après une rencontre avec le corps médical à l'hôpital de Reims (Marne), le 23 juillet 2015. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 28/08/2015 | 23:52 , publié le 28/08/2015 | 23:52

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Les parents de Vincent Lambert vont saisir la justice dans les jours prochains pour demander que leur fils, hospitalisé à Reims (Marne) en état végétatif depuis 2008, soit transféré dans autre établissement, indique leur avocat, vendredi 28 août.
> Vincent Lambert : un juge des tutelles saisi pour pacifier la situation

L'avocat des parents évoque une "faute médicale"

"Nous estimons qu'il y a un manquement grave aux soins dus à Vincent", indique Jean Paillot, l'avocat des parents. Comme indiqué par La Croix, ses parents reprochent au CHU de Reims de ne pas faire "le moindre effort pour le mettre dans un fauteuil adapté", et de le priver de soins de kinésithérapie depuis 2012. "Ce défaut de soin constitue une faute médicale et il faut donc confier Vincent à un des six établissements qui se sont manifestés pour l'accueillir".
Les experts médicaux jugent irréversibles les lésions cérébrales du jeune homme. En juin, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a estimé que la poursuite des soins de Vincent Lambert constituait une obstination déraisonnable. Elle avait validé l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles. Son épouse Rachel et la plupart de ses frères et sœurs souhaitent "laisser partir" Vincent qui, selon eux, était opposé à l'acharnement thérapeutique.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   06.09.15 16:44

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   09.09.15 9:29


Vincent Lambert: son neveu demande en justice l'arrêt des traitements

— 9 septembre 2015 à 07:45 (mis à jour à 07:45)


François Lambert, neveu de Vincent Lambert, le 23 juillet 2015 à Reims.

François Lambert, neveu de Vincent Lambert, le 23 juillet 2015 à Reims. Photo François Nascimbeni. AFP


François Lambert a saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne mercredi pour enjoindre le CHU de Reims d'arrêter l'alimentation et l'hydratation artificielles de Vincent Lambert.


Vincent Lambert: son neveu demande en justice l'arrêt des traitements


François Lambert, le neveu de Vincent Lambert dont la famille se déchire sur son sort, a saisi la justice administrative pour enjoindre le CHU de Reims d’arrêter les soins du patient en état végétatif et de le laisser mourir, a-t-il annoncé mercredi. «Nous demandons au juge de faire prévaloir les intérêts et le droit fondamental de Vincent à ne pas subir d’acharnement thérapeutique comme il l’avait demandé, droit qui lui illégalement refusé tous les jours depuis des mois», a expliqué François Lambert.

Selon son avocat Bruno Lorit, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi mardi en référé-suspension pour enjoindre le CHU de Reims de cesser sous quinzaine l’alimentation et l’hydratation artificielles de Vincent Lambert, victime depuis un accident de la route en 2008 de lésions cérébrales jugées irréversibles par les experts médicaux. Une date d’audience pour cette procédure d’urgence doit être fixée «très prochainement» par le tribunal, a-t-il précisé.

Les parents de Vincent Lambert vont demander son transfert dans un autre établissement

En juin, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait validé la décision du Conseil d’Etat de cesser les traitements qui maintiennent artificiellement en vie l’ancien infirmier psychiatrique conformément à la loi Léonetti sur l’acharnement thérapeutique et l’obstination déraisonnable. Mais fin juillet, l’équipe médicale en charge de Vincent Lambert avait refusé de statuer sur sa fin de vie en raison de pressions extérieures nuisant à «la sérénité», notamment après la publication sur internet de menaces d’enlèvement, avant d’alerter le procureur de Reims qui a saisi un juge des tutelles d’une mesure de protection en faveur du patient.

Par ailleurs, les parents de Vincent, catholiques traditionalistes farouchement déterminés à maintenir en vie leur fils, s’apprêtent à leur tour à demander en justice son transfert vers un autre établissement qui garantira la continuation des traitements.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   10.09.15 15:29

La fin de vie de Vincent Lambert examinée par la justice le 29 septembre

Publié à 14h47, le 10 septembre 2015, Modifié à 14h47, le 10 septembre 2015

La fin de vie de Vincent Lambert examinée par la justice le 29 septembre
© afp

Europe1

Par M.D avec afp

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se réunira le 29 septembre pour trancher sur l'arrêt des soins de Vincent Lambert.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne saisi par François Lambert, neveu de Vincent Lambert, qui réclame l'arrêt des soins pour son oncle en état végétatif, se réunira en audience publique le 29 septembre.

Ce que doit décider le tribunal. La justice administrative devra dire si le CHU de Reims où est hospitalisé Vincent Lambert, est en droit de maintenir en vie le patient victime de lésions cérébrales jugées irréversibles par les experts médicaux, ou doit appliquer les arrêts du Conseil d'État et de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) et suspendre son alimentation et son hydratation artificielles.

Ce que demande le neveu de Vincent Lambert. "Nous demandons au juge de faire prévaloir les intérêts et le droit fondamental de Vincent à ne pas subir d'acharnement thérapeutique comme il l'avait demandé, droit qui lui est illégalement refusé tous les jours depuis des mois", a expliqué François Lambert, qui a assigné mardi le CHU de Reims devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

Les derniers rebondissements de l'affaire. En juin, la CEDH avait validé la décision du Conseil d'État de cesser les traitements qui maintiennent artificiellement en vie l'ancien infirmier psychiatrique. Mais fin juillet, l'équipe médicale en charge de Vincent Lambert avait refusé de statuer sur sa fin de vie en raison de pressions extérieures nuisant à "la sérénité", notamment après la publication sur internet de menaces d'enlèvement.

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