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 VINCENT LAMBERT

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 10:57

Il faut quand même faire la nuance entre "handicapés bien-portants" et "handicapés mal-portants".

Il y a du non-dit conscient et volontaire par ici,je crois...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 11:07

RE-CITATION=
"Cela voudrait aussi dire que la pratique des professionnels avec ces patients-là, depuis tant d'années, est inu­tile"

Est-ce possible pour vous,de lâcher prise,d'arrêter votre ACHARNEMENT,d'essayer de vous mettre à leur place...

Il y a un siècle,ces patients seraient morts.

Au nom de quoi on serait obligé à vivre parce que la médecine a évolué ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 11:15

Qui voudrait se retrouver à la place de Vincent Lambert ??? ??? ??? ??? ??

Son âme est en prison...dans un corps inerte.

QUI l'a réanimé quand il a eu son accident de moto ???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 11:22

Evidemment,si la médecine fabrique des handicapés,elle ne va pas les tuer ensuite
Soigner pour tuer,effectivement çà dévalorise votre boulot.
Mais,cependant,avouez-le,vous êtes bien contents d'avoir des patients comme Vincent Lambert,pour vous acharner sur eux,non pas pour eux-mêmes,mais pour la recherche médicale(précision:la recherche médicale palliative existe aussi )

Il faut que certaines choses soient dites.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 11:25

Admin a écrit:
Qui voudrait se retrouver à la place de Vincent Lambert ??? ??? ??? ??? ??

Son âme est en prison...dans un corps inerte.

QUI l'a réanimé quand il a eu son accident de moto ???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 11:34

Côté religion,c'est "la sacralisation de la vie terrestre".Je pense que c'est un genre de blasphème.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 12:05

Ce sont les médecins qui s'affrontent au sujet du cas Lambert

Au nom de quoi on devrait subir l'idéologie médicale ?

Positif,le fait qu'ils s'affrontent(il y en a donc qui sont pour l'euthanasie)

Mais en fin de vie,il faudrait céder la place à la famille et au patient

Donc il faut une nouvelle loi
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 12:23

Léonetti dit pas d'acharnement thérapeutique obstinément déraisonnable

Si j'avais été Léonetti,j'aurais révisé cette loi de A à Z et on n'en serait pas là aujourd'hui

Il faut supprimer toute forme d'agonie

Il faut INTERDIRE des traitements et des soins dans des situations particulières

sous peine de sanctions à l'égard du corps médical
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 12:29

L'exception d'euthanasie est débile(on en a parlé lors d'une révision de la loi Léonetti en 2008 avec Nadine Morano UMP et Gaëtan Gorce PS )
il faut légaliser l'euthanasie active directe,cela va de soi
et introduire sans plus tarder la notion d'exception de suicide assisté(sans débat inutile)
çà fera avancer certaines mentalités...vieillottes.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 15:23

Evidemment,j'écris des idioties
Dans ce cas précis,il y a un désaccord familial
Logique que cela retentisse sur les médecins

"Famille,je vous hais"
"Médecins,je vous hais"
?????????????????????

On dit que la vie est courte
On dit que la vie est dure

Pourquoi la fin de vie serait-elle plus compliquée que le début de la vie ? Pourquoi ?
Pour certains,la vie est à la fois très courte et très dure.
L'humanisme devrait étouffer toutes les idéologies... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.12.13 15:41

Je pensais vraiment qu'il était décédé.

Et si les constructeurs de véhicules ne foutaient pas des moteurs à puissance énorme(pour faire vendre),il n'aurait pas eu cet accident de moto.

La société entière est responsable et coupable.

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   25.12.13 23:02

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   25.12.13 23:11

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.01.14 22:14


Euthanasie : "Il ne voulait pas vivre comme un légume", explique le cousin de Vincent Lambert

Par Anne Le Henaff , La rédaction de RTL.fr | Publié le 13/01/2014 à 19h35 | RTL Midi
société - santé


Euthanasie : le cas de Vincent Lambert divise ses proches (photo d'illustration).

Euthanasie : le cas de Vincent Lambert divise ses proches (photo d'illustration).
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
RÉACTION - Les proches de Vincent Lambert, dans le coma depuis 6 ans, se divisent au sujet de sa fin de vie. Son cousin, partisan de l'euthanasie, explique que le patient aurait aimé partir.

L'histoire de cet homme en fin de vie incarne à lui seul le débat autour de l'euthanasie. Vincent Lambert, 37 ans, tétraplégique, est dans le coma depuis 6 ans à cause d'un accident de moto. Pour la seconde fois, les équipes du centre hospitalier de Reims ont décidé d'abréger sa vie.



Il avait dit clairement qu'il ne voulait pas vivre comme un légumeFrançois Lambert, le cousin de Vincent

"Les médecins ont constaté qu'il refusait les soins, assure son cousin sur RTL. Il avait dit clairement qu'il ne voulait pas vivre comme un légume. Donc il n'a pas changé d'avis", assure-t-il.


En mai 2013, les parents s'étaient opposés à cette décision

Depuis plusieurs mois, la famille du patient se déchire. "Perdre un proche c'est déjà difficile, mais alors en plus avec des caméras, c'est compliqué", explique le cousin de Vincent.

La première fois que les médecins voulaient arrêter les soins, en mai dernier, ses parents avaient obtenu en justice qu'il soit "rebranché", contre l'avis de son épouse et du staff médical.


Les médecins auront le dernier mot

Le processus devrait finalement débuter ce lundi soir, alors qu'une partie de la famille a fait savoir qu'elle comptait attaquer cette décision en justice. Contacté par RTL en fin de matinée, leur avocat n'a pas répondu.

Les médecins, convaincus que Vincent ne veut plus vivre dans ce corps qu ne répond plus, ont organisé plusieurs réunions familiales. Ils peuvent donc prouver qu'ils ont prévenu les proches de leur décision collégiale.

Si l'affaire revient devant les tribunaux, ce sont donc eux qui auront le dernier mot pour prendre cette décision difficile : arrêter des soins lorsqu'ils sont "déraisonnables", et ne servent plus qu'à maintenir artificiellement la vie.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.01.14 22:27


Les parents de Vincent Lambert de nouveau en justice pour s'opposer à l'euthanasie passive de leur fils


Publié le 13.01.2014, 17h35


Les parents de Vincent Lambert, un tétraplégique en état de conscience minimale, ont saisi lundi le tribunal administratif pour s'opposer au protocole de fin de vie de leur fils engagé de nouveau par le CHU de Reims, a-t-on appris de source judiciaire.
Un référé-liberté a été déposé par l'avocat des parents du patient auprès du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui prendra sa décision à l'issue d'une audience qui doit se tenir mercredi à 10 heures, a-t-on précisé au greffe du tribunal.

Samedi, les équipes médicales de l'unité spécialisée dans la prise en charge des personnes en état pauci-relationnel (état de conscience minimale) avaient informé la famille de Vincent Lambert de la décision d'arrêter les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient, conformément à la loi Leonetti.
"Les réunions collégiales ont été des mascarades, jamais on ne nous a entendu et les médecins ont une nouvelle fois programmé la mort de mon fils", a réagi Viviane Lambert, la mère de Vincent qui n'a pas souhaité s'exprimer davantage avant l'audience.
Selon le corps médical, Vincent Lambert, âgé de 37 ans, hospitalisé depuis 5 ans après un accident de la circulation, est totalement aphasique et dans un état pauci-relationnel qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment, sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".
En avril dernier, alors que le malade multipliait des comportements d'opposition aux soins "faisant suspecter un refus de vivre", les équipes soignantes avaient déjà engagé un premier protocole de fin de vie en accord avec sa femme présente quotidiennement depuis l'accident et une partie de la famille, mais sans consulter explicitement les parents vivant dans le sud de la France.
Le 11 mai, la mère de Vincent avait saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et obtenu du juge que les médecins reprennent l'accompagnement thérapeutique en rétablissant l'alimentation et l'hydratation du patient.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.01.14 22:50

site catho-intégriste Riposte Catholique

11 janvier, 2014

Vincent Lambert : nouvel arrêt de mort

Vincent Lambert est de nouveau menacé de mort par le Dr Eric Kariger, chef du service de gériatrie du CHU de Reims. Au cours d'une réunion avec la famille, ce matin, le médecin – catholique pratiquant, membre du PCD – a signifié sa décision : son patient, tétraplégique, en état de conscience minimale, mais par ailleurs en bonne santé, doit bénéficier de l'arrêt de l'obstination déraisonnable que constitue le maintien artificiel de sa vie par l'administration de nourritures et d'hydratation.

C'est une décision de mort, d'euthanasie par omission.

Elle n'est pas inattendue : voici des mois, depuis que le tribunal administratif de Chalons-en-Champagne avait ordonné que Vincent Lambert fût réalimenté après 31 jours de jeûne contraint, que le Dr Kariger se répandait dans la presse pour justifier la décision qu'il indiquait clairement vouloir reprendre, en invoquant les éléments de la loi Leonetti évoqués ci-dessus.

Car il faut le savoir, la loi Leonetti est déjà une loi d'euthanasie, même si la lettre de la loi permet de discuter l'application d'une décision d'arrêt des soins ordinaires que sont la nourriture et l'hydratation à une personne qui n'est pas du tout en fin de vie.

Les travaux préparatoires de la loi prévoyaient cependant qu'on ne cesse pas l'hydratation, en raison des souffrances que cela pouvait provoquer.

Même cette considération est aujourd'hui balayée car la première fois, Vincent Lambert a mis trop de temps à mourir…

Bien sûr, l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation sont censés servir au bien du patient, qui n'est pas malade et qui à l'occasion sort même de l'hôpital pour être en famille… Il l'aurait voulu, il n'a plus de vie relationnelle, il est dépendant : voilà ce que le Dr Kariger a répété dans la presse ces derniers mois. On « suspectait » chez lui un « refus de vivre ».

Que sa mère, son père, et d'autres membres de la famille aient suspecté chez lui une volonté de vivre, cela n'importe pas, le Dr Kariger prenant seul cette décision en interprétant le doute dans le sens de la mort, soutenu par la femme de Vincent et une partie de ses frères et sœurs.

Mais la question n'est pas de savoir ce qu'aurait voulu Vincent Lambert, mais de se demander s'il est licite de « laisser mourir » un être humain dans ces conditions, ou plutôt de provoquer délibérément sa mort en cessant de l'alimenter.

Tout au long de ces derniers mois, les convictions religieuses de Pierre et Vivianne Lambert, ses parents, présentés comme proches de la Fraternité Saint Pie X, ont aussi été évoquées dans la presse pour expliquer leur refus de la « réalité » et leur obstination en faveur de la vie de leur enfant.

Sans doute faut-il de nos jours avoir quelques convictions morales et religieuses pour comprendre que la vie humaine doit être respectée, même lorsqu'elle est diminuée et fragile. Mais nul besoin pour cela d'être « intégriste », réel ou supposé. Un des plus beaux documents dénonçant le caractère euthanasique du refus de nourriture et d'eau, soins toujours dus lorsqu'elles apportent un bénéfice au patient dans leur ordre propre, a été co-signé par Mgr Vingt-Trois et le grand rabbin David Messas. C'est ici.

Me Jérôme Triomphe, qui s'est battu comme un lion pour arracher une première fois Vincent Lambert à sa mort programmée, engage un référé pour empêcher cette nouvelle tentative. Procédure d'urgence : l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation est prévue dans de très brefs délais.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.01.14 23:01

Reims : les traitements de Vincent Lambert stoppés ?

le Lundi 13 Janvier 2014 à 16:00 mis à jour à 17:45
Par Guillaume Gaven

L'hôpital Sébastopol à Reims où se trouve Vincent Lambert © Maxppp


Vincent Lambert, c'est ce patient tétraplégique en état végétatif chronique depuis plus de cinq ans, après un accident de moto. L'équipe du service de médecine palliative du CHU de Reims a de nouveau décidé d'arrêter de le nourrir et de l'hydrater. Une première tentative, en avril dernier, avait été stoppée net par la justice, saisie par les parents de Vincent Lambert. Ceux-ci viennent de récidiver : ils ont introduit un référé-liberté, qui sera examiné mercredi.

Au final, ce sont les médecins qui ont tranché. Vincent Lambert va mourir, au nom d'un protocole de fin de vie - ce que l'on appelle parfois, improprement, l'euthanasie passive.

Cela fait plus de cinq ans que Vincent Lambert est à l'hôpital, après un accident de moto qui l'a laissé tétraplégique, en état végétatif chronique ; un état "pauci-relationnel", précisent les médecins : un état de conscience minimale qui permet une certaine interaction avec l'environnement, par la vue notamment, sans "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".

Un référé mercredi

Conformément à la loi, l'équipe médicale du service de médecine palliative du CHU de Reims a décidé samedi de suspendre les soins qui maintenaient le patient en vie. La sonde gastrique va être enlevée, l'hydratation arrêtée, raconte le journal L'Union.

Mais quand ? Pas tout de suite : une fois encore, les parents de Vincent Lambert ont saisi la justice. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne prendra sa décision après une audience prévue mercredi matin.

La précédente décision des médecins, en avril dernier, avait déjà été attaquée en justice par les parents de Vincent, qui avaient obtenu gain de cause. Les médecins avaient repris les soins.

Cette fois pourtant, les médecins y croyaient : tous les avis avaient pu être récoltés - celui de l'épouse de Vincent, de ses parents, de ses huit frères et soeurs, des soignants, à tous les niveaux, du médecin à l'aide-soignante. 20 personnes au total ont participé à la procédure. Chacune des parties a désigné un expert médical.

Tous ont rendu leurs conclusions au gériatre responsable de son patient, le docteur Eric Kariger, le chef de service de médecine palliative, qui a tranché. Mais le feuilleton n'est donc pas terminé...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.01.14 0:17

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.01.14 12:15

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.01.14 12:16

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 15:12


Fin de vie de Vincent Lambert : le tribunal rendra sa décision jeudi

Le Point.fr - Publié le 15/01/2014 à 06:44 - Modifié le 15/01/2014 à 14:48

Sa femme et le corps médical ont décidé de l'euthanasier, mais ses parents s'y opposent. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne va décider jeudi.
Le débat sur la légalisation de l'euthanasie active, récurrent en France depuis des années, se referme donc pour l'instant. © Benjamin Jerôme / MaxpppLe débat sur la légalisation de l'euthanasie active, récurrent en France depuis des années, se referme donc pour l'instant. © Benjamin Jerôme / Maxppp

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se prononcera finalement jeudi sur la fin de vie de Vincent Lambert dont les parents s'opposent à l'euthanasie passive décidée par le corps médical en accord avec sa femme et une partie de sa famille. La juridiction souhaite "prendre le temps de la réflexion dans ce dossier complexe", a indiqué à l'issue de l'audience Jean-Jacques Louis, président du tribunal réuni mercredi en session plénière.

"Vincent ne pourra jamais aller mieux, c'est de l'acharnement thérapeutique de le laisser vivre dans cet état, il n'aurait jamais souhaité cela", a rappelé avant l'audience François Lambert, le neveu du patient tétraplégique hospitalisé au CHU de Reims depuis cinq ans en état de conscience minimale. "Il faut laisser l'hôpital faire son travail pour que Vincent trouve la paix. C'est respecter Vincent et un acte d'amour que de le laisser partir", a-t-il poursuivi.


Samedi, à l'issue de plusieurs réunions collégiales entre les médecins et les membres de la famille proche de Vincent Lambert, le docteur Éric Kariger qui dirige le service de médecine palliative du CHU de Reims, avait annoncé sa décision d'arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient tétraplégique, conformément à la loi Leonetti qui régit la fin de vie des malades. Les parents, une soeur et un demi-frère de Vincent ont saisi la justice lundi par un référé-liberté pour arrêter la décision médicale et obtenir le transfert de Vincent dans un autre établissement hospitalier.

"C'est la première fois qu'un médecin s'acharne à faire mourir un patient sous prétexte qu'il aurait déclaré à des tiers qu'il ne voulait pas vivre en état de dépendance", a déclaré juste avant l'audience Jérôme Triomphe, l'avocat des parents de Vincent Lambert. "Vincent est handicapé, il n'a pas de maladie incurable, la loi Leonetti ne s'applique pas à son cas", a-t-il insisté. Selon le corps médical, Vincent Lambert, âgé de 38 ans, hospitalisé depuis cinq ans après un accident de la circulation, est totalement aphasique et dans un état pauci-relationnel (état de conscience minimale) qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment, sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles". Le tribunal administratif doit rendre sa décision à l'issue de l'audience de jeudi.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 15:19

CITATION =
 

c'est de l'acharnement thérapeutique de le laisser vivre dans cet état,
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 15:27

Si,la loi Léonetti s'applique à son cas
Il a ètè et il continue d'être la victime de l'acharnement médical et palliatif...
Foutez-lui donc la paix
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 15:34

CITATION=

"Vincent est handicapé, il n'a pas de maladie incurable, la loi Leonetti ne s'applique pas à son cas",

On vous demande de tout débrancher après l'avoir soigné.

C'est pourtant clair,non ?
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 16:48

Fin de vie de Vincent Lambert : la justice rendra sa décision jeudi
 
Publié le 15.01.2014, 13h32 | Mise à jour : 16h21
 
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est réuni mercredi matin en session plénière pour se prononcer sur la fin de vie de Vincent Lambert dont les parents s'opposent à l'euthanasie passive décidée par le corps médical en accord avec sa femme et une partie de sa famille. | AFP/Philippe Huguen

 
Une audience au poids symbolique énorme. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est réuni mercredi matin en session plénière pour se prononcer sur la fin de vie de Vincent Lambert, 37 ans, tétraplégique et en état de conscience minimale.
Le corps médical, en accord avec sa femme et une partie de sa famille, a en effet décidé de «débrancher» ce patient, plongé dans cet état désespéré à la suite d'un grave accident de moto en 2008, mais ces parents s'opposent à cette euthanasie passive.
 
Ce mercredi, en milieu de journée, le tribunal a annoncé qu'il se prononcerait jeudi. A l'issue de l'audience, le président Jean-Jacques Louis a expliqué que la juridiction souhaitait «prendre le temps de la réflexion dans ce dossier complexe».
 
La rapporteuse préconise le maintien en vie
 
Samedi, à l'issue de plusieurs réunions collégiales entre les médecins et les membres de la famille proche de Vincent Lambert, le docteur Eric Kariger, qui dirige le service de médecine palliative du CHU de Reims, avait annoncé sa décision d'arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient. Les parents, une soeur et un demi-frère de Vincent, ont saisi la justice lundi par un référé-liberté pour stopper la décision médicale et obtenir son transfert dans un autre établissement hospitalier. Sa femme Rachel, ainsi que sept autres membres de cette famille recomposée, soutiennent les médecins.
 
Après un long propos liminaire devant la famille et la femme de Vincent qui, à plusieurs reprises, n'a pu contenir son émotion, la rapporteuse publique a préconisé le maintien de l'alimentation et l'hydratation artificielles de Vincent Lambert. Elle estime «que le patient est dans état irréversible mais que sa conscience existe et qu'il est impossible de juger du sens de sa vie». Elle a par ailleurs enjoint le tribunal de rejeter la demande des requérants de transférer le patient dans un autre hôpital.
 
Bataille d'avocats
 
«C'est la première fois depuis 1981 qu'un avocat doit plaider pour un condamné à mort», a plaidé Jérôme Triomphe, avocats des parents, avant d'insister sur le fait que le patient «était handicapé mais non atteint d'un mal incurable» et que la loi Leonetti ne s'appliquait pas à son cas. «Personne ne souhaite s'il est bien portant être dans la situation de Vincent Lambert, a-t-il poursuivi, mais qui peut savoir maintenant ce qu'il en pense, lui ?».
 
L'avocate du CHU de Reims a insisté sur «l'obstination déraisonnable» que représente la continuation des soins «vu l'état de Vincent qui n'a pas de conscience au sens de la médecine». «Une partie de la famille, dont sa femme, a signifié que Vincent Lambert avait témoigné de sa volonté de refuser l'acharnement, mais c'est au médecin seul que revient la décision», a ajouté Me Catherine Weber-Seban. Tout au long des débats, Rachel Lambert, son épouse, qui est quasi quotidiennement au chevet de son mari depuis son accident a plusieurs fois fondu en larmes, prostrée auprès de ses avocats. «Sa peine est immense, après de nombreuses discussions avec les médecins, elle avait admis que son mari devait partir», a expliqué au tribunal Me Sara Nourdin évoquant une décision qui «honore la dignité de son époux en lui épargnant des souffrances inutiles dans le respect de ce que Vincent a été»
 
La famille divisée
 
Selon le corps médical, Vincent Lambert, hospitalisé depuis 5 ans après un accident de la circulation, est totalement aphasique et dans un état pauci-relationnel (état de conscience minimale). Cet état permet une certaine interaction avec l'environnement, par la vue notamment, sans pour autant «être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles». En avril 2013, alors que le malade multipliait des comportements d'opposition aux soins depuis plusieurs mois, «faisant suspecter un refus de vivre», les équipes soignantes avaient déjà engagé un premier protocole de fin de vie, en accord avec sa femme, présente quotidiennement depuis l'accident, et avec une partie de la famille, mais sans consulter explicitement les parents vivant dans le sud de la France.
 
Le 11 mai, la mère de Vincent avait saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et obtenu du juge que les médecins reprennent l'accompagnement thérapeutique en rétablissant l'alimentation et l'hydratation du patient. L'action judiciaire avait mis au jour un conflit familial, alimenté selon les proches de Rachel par les convictions religieuses très ferventes des parents de Vincent. «Ce n'est pas par idéologie que les parents de Vincent défendent sa vie, mais par amour», a souligné Me Triomphe dans sa plaidoirie.
 
«Vincent ne pourra jamais aller mieux, c'est de l'acharnement thérapeutique de le laisser vivre dans cet état, il n'aurait jamais souhaité cela», a déclaré avant l'audience François Lambert, le neveu du patient tétraplégique hospitalisé au CHU de Reims depuis cinq ans en état de conscience minimale. «Il faut laisser l'hôpital faire son travail pour que Vincent trouve la paix. C'est respecter Vincent et un acte d'amour que de le laisser partir», a-t-il poursuivi.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 16:54

CITATION=
"«C'est la première fois depuis 1981 qu'un avocat doit plaider pour un condamné à mort», a plaidé Jérôme Triomphe, avocats des parents, avant d'insister sur le fait que le patient «était handicapé mais non atteint d'un mal incurable» et que la loi Leonetti ne s'appliquait pas à son cas. «Personne ne souhaite s'il est bien portant être dans la situation de Vincent Lambert, a-t-il poursuivi, mais qui peut savoir maintenant ce qu'il en pense, lui ?».
 
Mon commentaire = ? ! ! ! ? ! ! ! ?... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 18:15

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 22:43

Euronews

Euthanasie : Vincent Lambert n’a pas encore le droit de mourir

Par Joël Chatreau

15/01 14:28 CET

Une fois de plus en France, l’euthanasie pose un grave problème de conscience. La fin de vie de Vincent Lambert, un infirmier de 38 ans devenu tétraplégique à la suite d’un grave accident de la route, est tourmentée depuis près de dix mois. Ce mercredi, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, la préfecture du département de la Marne, devait trancher une nouvelle fois sur le sort du patient qui se trouve dans un état pauci-relationnel, autrement dit de conscience minimale. Les juges ont préféré “prendre le temps de la réflexion”, selon les propres mots du président du tribunal. Le jugement ne sera rendu que jeudi.

Ce sont les parents de Vincent Lambert, ainsi qu’une soeur et un demi-frère, qui ont saisi la justice pour arrêter le processus décidé par le CHU de Reims, où le patient est hospitalisé depuis cinq ans. L‘établissement hospitalier avait annoncé sa décision samedi dernier, à l’issue de deux réunions entre les médecins et l’ensemble de la famille en septembre et décembre 2013. Trois experts sur quatre s‘étaient aussi prononcé en faveur d’une euthanasie passive. L’alimentation et l’hydratation par sonde devaient être stoppées. Mais les parents de Vincent Lambert qui ont qualifié les réunions de “mascarades” persistent à s’opposer à cette fin de vie assistée. Leur avocat, qui avait obtenu gain de cause devant le même tribunal administratif en mai dernier, a de nouveau plaidé ce mercredi que la loi Leonetti ne peut pas s’appliquer dans ce cas car le patient est handicapé mais n’a pas de maladie incurable.

Rachel, l‘épouse de Vincent Lambert, pense au contraire qu’il faut abréger le calvaire de son mari, elle appuie la décision médicale, tout comme sept autres membres de la famille. Rappelant que Vincent connaissait ce genre de problème en tant qu’infirmier, elle avait expliqué “Ce qui le répugnait, c‘était la dépendance. Entendons-le et respectons-le”. Selon une soeur du patient, leurs parents sont guidés par “une idéologie très catholique”. “Le laisser partir, dit-elle, est pourtant aussi un acte d’amour”.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   15.01.14 23:46

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 10:15


Vincent Lambert pourrait subir une euthanasie passive, selon l'auteur de la loi

Par LEXPRESS.fr, publié le 16/01/2014 à 08:05

Pour Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 sur la fin de vie, les médecins ont le droit de mettre un terme à la vie de Vincent Lambert, tétraplégique en état de conscience minimale. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se prononce ce jeudi.

Vincent Lambert pourrait subir une euthanasie passive, selon l'auteur de la loi

Fin de vie de Vincent Lambert: "La loi prévoit que les médecins recueillent l'avis de la famille, mais ils ne sont pas obligés de le suivre", a indiqué M. Leonetti.

AFP L'Express

Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, a estimé mercredi que sa loi pouvait s'appliquer au cas de Vincent Lambert, même si ce dernier n'est pas atteint d'une maladie incurable.

"La loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dit qu'on peut interrompre ou ne pas mettre en oeuvre les traitements qui apparaissent comme inutiles ou disproportionnés et dont le seul but est le maintien artificiel de la vie", a indiqué à l'AFP M. Leonetti, précisant que les deux derniers qualificatifs "relèvent de la situation des états végétatifs ou pauci-relationnels (ou état de conscience minimale), du type de celui dans lequel se trouve Vincent Lambert".

Une partie de sa famille souhaite le maintien en vie

Agé de 38 ans et tétraplégique depuis un accident de la circulation il y a 5 ans, Vincent Lambert est au centre d'une bataille judiciaire entre le CHU de Reims et une partie de sa famille qui s'oppose à une euthanasie passive, estimant qu'il n'est pas atteint d'une maladie incurable et que dès lors la loi Leonetti ne s'applique pas à son cas.

Saisi par les parents pour stopper la décision médicale et obtenir le transfert de leur fils dans un autre établissement, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit rendre sa décision ce jeudi.

Les médecins ne sont pas obligés de suivre l'avis de la famille

Les médecins du CHU de Reims ont annoncé samedi, à l'issue de plusieurs réunions collégiales tenues avec les membres de la famille, qu'ils allaient arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du malade, qui se trouve dans un état de conscience minimale.

"La loi prévoit que les médecins recueillent l'avis de la famille, mais ils ne sont pas obligés de le suivre", a indiqué M. Leonetti. "Il n'y a pas de vote à la majorité (...) la procédure a pour but de protéger le malade" a-t-il ajouté tout en regrettant que Vincent Lambert n'ait pas rédigé de "directives anticipées" lorsqu'il était encore en mesure de le faire.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 10:29


Euthanasie passive: décision du tribunal attendue pour Vincent Lambert

- Publié le 16/01/2014 à 08:32 le Point

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se prononce jeudi sur la fin de vie de Vincent Lambert, un tétraplégique en état de conscience minimale, dont les parents s'opposent à l'euthanasie passive décidée par le corps médical en accord avec sa femme et une partie de sa famille.

Les parents, une soeur et un demi-frère de Vincent Lambert avaient saisi la justice après l'annonce du docteur Kariger, chef du service de médecine palliative du CHU de Reims, d'arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient tétraplégique en état de conscience minimale.

Tout au long des quatre heures d'audience mercredi, devant une famille divisée qui est repartie de part et d'autre de la salle en s'évitant du regard, les parties se sont opposées sur la place de Vincent Lambert dans le cadre de la loi Leonetti qui régit les droits des patients en fin de vie, son état de conscience et sa situation au sein du service de soins palliatifs

"Vincent est handicapé, il n'est pas atteint d'un mal incurable, il n'est pas en fin de vie sauf si on lui retire son alimentation et son hydratation", a expliqué au tribunal Jérôme Triomphe, l'avocat des parents du patient de 38 ans hospitalisé depuis cinq ans après un accident de la circulation. Selon lui, la loi Leonetti ne peut s'appliquer au cas de Vincent.

Avant lui, le rapporteur public avait préconisé le maintien de l'alimentation et l'hydratation artificielles du malade tétraplégique, estimant "que le patient est dans état irréversible mais que sa conscience existe et qu'il est impossible de juger du sens de sa vie".

Il a par ailleurs enjoint le tribunal de rejeter la demande des requérants de transférer le patient dans un autre hôpital.

Selon le corps médical, Vincent est totalement aphasique et dans un état pauci-relationnel (état de conscience minimale) qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment, sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".

Le député Leonetti estime que sa loi peut s'appliquer

Depuis le début de l'année 2013, le malade avait multiplié, d'après les médecins, des comportements d'opposition aux soins, "faisant suspecter un refus de vivre".

En avril 2013, un premier protocole de fin de vie avait déjà été engagé mais sans consulter explicitement les parents vivant dans le sud de la France, qui avaient saisi la justice et obtenu la reprise des soins de leur fils.

L'action judiciaire avait mis au jour un conflit familial, alimenté, selon plusieurs témoignages, par les convictions religieuses très ferventes des parents de Vincent.

Lors des débats, l'avocate du CHU de Reims a insisté sur "l'obstination déraisonnable" que représente la continuation des soins "vu l'état de Vincent qui n'a pas de conscience au sens de la médecine et aucune vie relationnelle".

"Une partie de la famille, dont sa femme, a signifié que Vincent Lambert avait témoigné de sa volonté de refuser l'acharnement, mais c'est au médecin seul que revient la décision", a ajouté Me Catherine Weber-Seban.

"Personne ne souhaite s'il est bien portant être dans la situation de Vincent Lambert, mais qui peut savoir maintenant ce qu'il en pense", lui avait répondu Me Triomphe.

A l'audience, Rachel Lambert, son épouse, qui est quasi quotidiennement au chevet de son mari depuis son accident a plusieurs fois fondu en larmes, prostrée auprès de ses avocats.

Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, a estimé mercredi que sa loi pouvait s'appliquer au cas de Vincent Lambert, même si ce dernier n'est pas atteint d'une maladie incurable.

Quelque soit la décision rendue jeudi, un recours est susceptible d'être déposé par une des parties devant le Conseil d'Etat.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 11:24

CES QUESTIONS QUE POSE L'AFFAIRE VINCENT LAMBERT AUXQUELLES UNE LOI SUR L'EUTHANASIE N'APPORTERAIT PAS DAVANTAGE DE REPONSES
Atlantico le 16.01.2014

Atlantico : Le fait que la décision "de vie ou de mort" de Vincent Lambert, tétraplégique en état de conscience minimale depuis 5 ans, se trouve entre les mains de la justice relance le débat sur la sédation en phase terminale voire sur l'euthanasie. Un juge peut-il prendre la décision d'arrêter les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles d'un patient ? La justice est-elle légitime à décider de donner la mort, en dépit du refus des parents de la victime ?

Jean Leonetti : La justice dans le cas de Vincent Lambert n’est pas habilitée à dire si on doit choisir la vie ou la mort. Elle est là pour dire si la loi est respectée ou si elle ne l’est pas.

Lors de sa première décision, elle avait constaté que la procédure n’était pas respectée au regard de la loi Leonetti du 11 avril 2005 puisqu’il fallait recueillir l’avis de la famille et que, de toute évidence, les parents de Vincent Lambert n’avaient pas été informés de la suspension des traitements de survie. Dans ces conditions, de manière légitime, le juge a demandé la suspension de la procédure.

Les médecins, avec beaucoup de sagesse, on repris la procédure au tout début en faisant en sorte qu’un conseil de famille soit réuni pour informer tout le monde et que la décision collégiale médicale soit renforcée par un collège d’experts extérieurs. Aujourd’hui, la demande qui se fera au juge est de savoir si la loi telle qu’elle a été votée à l’unanimité en 2005 est respectée ou pas.

A mes yeux, la procédure et le texte de la loi concernent le cas de Vincent Lambert.  


L'avocat des parents de Vincent Lambert déclare : "Vincent est handicapé, il n'a pas de maladie incurable, la loi Leonetti ne s'applique pas à son cas". Que faut-il conclure d'une pareille information ? Comment délimiter la frontière entre sédation en phase terminale et euthanasie ?

La situation de Vincent Lambert est une situation qui ne concerne ni la sédation terminale ni l’euthanasie. Elle concerne le texte de loi qui dit que les traitements peuvent être suspendus ou ne pas être mis en œuvre lorsqu’ils sont inutiles, disproportionnés ou n’ont d’autre but que le maintien artificiel de la vie. Bien évidemment, les traitements concernant Vincent Lambert sont des traitements qui n’ont pas d’autre but que le maintien artificiel de la vie. Dans ce contexte, la procédure collégiale peut décider d’interrompre ces traitements de survie. Cela impliquera qu’une sédation terminale soit mise en œuvre sur la décision d’arrêt des traitements, mais en aucun cas il ne s’agit d’une sédation terminale destinée à mettre fin à la vie de Vincent Lambert et encore moins d’un cas d’euthanasie.

La loi de 2005 s’appelait « droits des malades et fin de vie ». Le premier chapitre concerne l’acharnement thérapeutique – l’acharnement thérapeutique étant bien sûr un abus d’actions médicales, qui concerne des sujets, qu’ils soient en fin de vie ou non. Donc la loi s’applique.

Lors de sa conférence de presse du 14 janvier, François Hollande a indiqué vouloir encadrer une loi sur la fin de vie. Quand bien même il existerait un cadre législatif, l'affaire en question serait-elle différente ?

Aucune loi dans le monde n’autorise à pratiquer l’euthanasie chez quelqu’un qui ne l’a pas demandé. Dans le cas de Vincent Lambert, aucune directive anticipée – qui est aujourd’hui prévue dans la loi – n’a été écrite. On est donc obligé de se baser sur ce qu’il a confié à ses proches vis-à-vis de la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui.

Le président de la République, lors de sa conférence de presse, a repris mot pour mot les propos qu’il a tenu en campagne électorale dans sa proposition 21 et les propos sont suffisamment flous pour qu’on ne sache pas s’il s’agit d’une volonté de légaliser l’euthanasie ou d’une meilleure application de la loi actuelle avec une aide médicale pour soulager les souffrances en fin de vie.

Enfin, le président de la République a aujourd’hui trois rapports (un rapport Sicard, un rapport du Comité national d’éthique et un panel citoyen) qui écartent la proposition de légaliser l’euthanasie.

La réalité de cet enjeu social n'est-elle pas moins le fait de ce qu'il n'y ait pas de loi que le fait que personne ne souhaite être à l'origine de la décision de donner la mort ?

On ne peut pas demander à la famille de décider de la vie ou de la mort d’un proche. Je laisse imaginer les circonstances où une mère qui vient d’accoucher serait décisionnaire de la vie ou de la mort de son enfant. On voit bien qu’on ne peut pas faire peser la responsabilité de la décision de l’arrêt ou de la poursuite des traitements de survie à la famille. La loi dit d’ailleurs qu’on « recueille » son avis ; elle ne dit en aucun cas qu’on est obligé de suivre son avis. Cela permet donc, dans la procédure de Vincent Lambert, à la collégialité médicale de pouvoir prendre des décisions tout en ayant informé et recueilli l’avis de l’ensemble de la famille. Il faut bien se rappeler que la première décision du tribunal n’a jamais été une décision sur le fond qui disait si oui ou non on devait poursuivre le traitement de survie, mais sur la procédure qu’ils ont jugé, à juste titre, incomplète.

Comment est-il concrètement possible de créer un cadre législatif qui prendrait en compte tous les cas de figure ?

Je crois que ça n’est pas possible. La mort, comme la vie, est personnelle, intime, complexe et douloureuse. Il n’y a pas de possibilité de trouver des solutions qui entrent dans le détail de chaque cas particulier.


On m’a dit de trouver un texte complémentaire qui hiérarchiserait l’avis des familles dans la procédure d’arrêt des traitements pris lorsque la personne ne peut pas exprimer sa volonté - comme c’est le cas de Vincent Lambert. Je vois mal qu’on puisse hiérarchiser l’avis de la femme ou du mari à celui du père ou de la mère car l’avis des proches est quelquefois plus important que l’avis d’un parent éloigné. Il faut donc qu’on puisse rester dans une procédure qui à la fois est souple mais en même temps garde des objectifs :

1 – La non-souffrance et le non-abandon ;
2 – Lorsque le malade ne peut pas exprimer sa volonté, recueillir l’avis d’une personne de confiance si elle a été désignée (ça n’est pas le cas pour Vincent Lambert) ;
3 – Recueillir les directives anticipées si elles ont été écrites (ça n’est pas le cas pour Vincent Lambert).

Ensuite, il faut essayer de savoir ce que la personne aurait voulu dans la poursuite d’un traitement, qui peut être, selon les uns ou les autres, apprécié comme un acharnement thérapeutique ou pas. C’est donc à l’issue de cette procédure, qui forcément ne peut pas envisager tous les détails, que la décision est prise.

Je le répète une fois de plus, si la loi était appliquée dans sa totalité, et que chacun d’entre nous avait désigné une personne de confiance et écrit ses directives anticipées, la polémique autour de Vincent Lambert n’existerait pas. Si Vincent Lambert avait désigné sa femme comme personne de confiance et s’il avait écrit que s’il se trouvait en situation handicap majeur, il ne voulait pas prolonger sa vie inutilement, la collégialité médicale pourrait prendre la décision en toute sérénité et sans polémique inutile.

Propos recueillis par Marianne Murat

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 12:13


«J’aimerais que Vincent soit entendu et respecté dans ce qu’il était avant»

13 janvier 2014 à 19:36 (Mis à jour : 15 janvier 2014 à 11:35)

L'auteur Eric FAVEREAUCHRONIQUE «AUX PETITS SOINS»

«Mourir, mourir la belle affaire», disait Brel. «Mais vivre…» Il y a quelque chose d’inhumain dans ce que la collectivité fait endurer à Vincent Lambert depuis maintenant cinq ans qu’il est dans un état végétatif. Et le plus inhumain encore, c’est que cela risque de durer. Les parents de Vincent ont, à nouveau, saisi la justice hier, en déposant un référé-liberté pour empêcher que la décision médicale d’euthanasie passive prise par le Dr Eric Kariger ne soit entreprise. Face à ce nouveau recours, celui-ci a annoncé qu’il attendra la décision du tribunal. Comme si c’était à la justice de dire ce qui était médical ou non, car en l’occurrence toute l’équipe médicale de soins palliatifs du CHU de Reims mais aussi les plus hauts responsables des soins palliatifs en France ont considéré que cette décision était pleinement légitime.

La femme de Vincent, Rachel, ne sait plus où regarder. Il y a quelques mois, elle nous avait dit si simplement : «J’aimerais que Vincent soit entendu et respecté dans ce qu’il était avant. Et à ceux qui voudraient croire que j’ai intérêt à ce que mon mari parte, je voudrais dire que, malgré son handicap, il est toujours resté mon mari et que la douleur de le perdre sera toujours aussi grande. Je ne le laisse pas partir pour moi, je le laisse partir pour lui.» Après un accident de la route en 2008, cet infirmier de Reims s’est retrouvé dans un état végétatif chronique. A plusieurs reprises, avec sa femme, mais aussi avec des collègues, il avait dit qu’il ne voudrait jamais vivre une vie ainsi.

C’était il y a cinq ans. Aujourd’hui, il a 37 ans. Il est étendu, sans mot ni contact avec l’extérieur, nourri par une sonde gastrique, et accompagné par une équipe, manifestement très prévenante. Toute sa famille, à l’exception de ses parents, demande simplement que «la médecine se retire». Rien d’autre. La loi le permet et c’est au seul médecin d’en prendre la responsabilité. En mai, apprenant que leur fils n’était plus alimenté, ses parents avaient déposé un recours devant le tribunal administratif qui a demandé de surseoir à la décision. Le médecin s’est montré très conciliant. «Laissons la tension s’apaiser», nous disait-il. Il a monté deux conseils de famille, appelé chacun à avoir son expert. Et ce week-end, à nouveau, le blocage. Les parents se sont opposé au reste de la famille et ont réitéré leur volonté de déposer un nouveau référé. Ils appellent les réseaux catholiques les plus sectaires «à ne pas laisser faire cette mise à mort».

De son lit, qu’entend Vincent Lambert ? Jusqu’à quand va-t-on rester sourd à son silence ? «Mourir, en donnant la main à un ami», souhaitait si fortement le grand philosophe catholique Paul Ricœur. On en est si loin.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 12:26

"La loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dit qu'on peut interrompre ou ne pas mettre en œuvre les traitements qui apparaissent comme inutiles ou disproportionnés et dont le seul but est le maintien artificiel de la vie", a estimé Jean Leonetti. Le député précise que les deux derniers qualificatifs "relèvent de la situation des états végétatifs ou pauci-relationnels (ou état de conscience minimale), du type de celui dans lequel se trouve Vincent Lambert".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 12:51

DERNIERE MINUTE=
Le Tribunal Administratif aurait ordonné à l'instant le maintien des traitements artificiels
ce que je ne pige pas,si Léonetti pense que le cas de V.L.rentre dans le cadre de sa loi
Par conséquent,une partie de la famille va faire appel au Conseil d'Etat
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 13:17


Fin de vie : Vincent Lambert continuera à être alimenté

Par Marie-Laure Combes et Noémie Schulz

Publié le 16 janvier 2014 à 13h05Mis à jour le 16 janvier 2014 à 13h06

LA DÉCISION - Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a suspendu jeudi la décision des médecins.

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a suspendu jeudi la décision des médecins de ne plus soigner Vincent Lambert. Le jeune homme, tétraplégique et en état de conscience minimale, continuera donc à être alimenté et hydraté.

Jeudi matin, son neveu avait affirmé sur Europe 1 que Vincent Lambert "n'aurait pas voulu vivre comme ça". Il avait également laissé entendre que si le tribunal s'opposait à l'euthanasie passive de Vincent, sa femme - qui demande l'arrêt des soins - pourrait faire appel : "On se dit que le tribunal doit prendre en compte que Vincent rentre dans la catégorie de la loi Leonetti. S'il ne le faisait pas, il faudrait aller au Conseil d'Etat, qui pourrait statuer différemment."
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 13:24

ABSURDE !

Logiquement,si le Tribunal Administratif a suspendu la décision des médecins,
ces médecins devraient être condamnés pénalement !
Bien entendu,ils ne le seront pas,et tant mieux pour eux !

Donc,il y aurait eu une "magouille " à l'intérieur de ce Tribunal Administratif ???
Des avocats cathos intégristes ???
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 13:37

Ce qui confirme ce que j'ai écrit ailleurs...

"Il vaut mieux mourir seul que mal accompagné" ... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 13:41

Vincent Lambert a eu son accident de moto

Il aurait fallu lui foutre la paix à ce moment-là ?

Je me pose vraiment la question.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 13:48

Et s'il avait écrit des Directives Anticipées,il faut pouvoir mettre la main sur ce document...
Dans un accident de circulation ou dans un attentat,les papiers se perdent
Se faire tatouer les D.A.sur son dos ? dans un incendie,la peau est brûlée
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 14:00

Affaire Lambert: le tribunal se prononce contre l'euthanasie passive

(AFP) – Il y a 21 minutes

Reims — Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est prononcé jeudi contre la décision d'euthanasie passive prise par les médecins de Vincent Lambert, un tétraplégique en état de conscience minimale, une décision qui avait été prise en accord avec sa femme et une partie de sa famille, a-t-on appris auprès d'un avocat des parents.

"Le tribunal a enjoint les médecins de maintenir l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert", a déclaré à l'AFP Me Jean Paillot.

"Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne suspend l?exécution de la décision du 11 janvier 2014 par laquelle le centre hospitalier régional universitaire de Reims a décidé d?interrompre l?alimentation et l?hydratation artificielles de M. Vincent Lambert", a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Le Tribunal a notamment "jugé que la poursuite du traitement n?était ni inutile, ni disproportionnée et n?avait pas pour objectif le seul maintien artificiel de la vie et a donc suspendu la décision d?interrompre le traitement", explique notamment la juridiction. Elle a estimé que "c?est à tort que le CHU de Reims avait considéré que M. Lambert pouvait être regardé comme ayant manifesté sa volonté d?interrompre ce traitement".

"On a sauvé la vie de Vincent", a estimé Me Paillot. "C'est une victoire du droit, c'est une lecture de la loi Leonetti à la lumière de la dignité. C'est une victoire pour tous les handicapés", a-t-il ajouté. "Le tribunal a reconnu que Vincent n'était ni malade ni en fin de vie et la loi ne pouvait pas s'appliquer. Dans le cas de Vincent les éléments pour arrêter l'alimentation ne sont pas réunis", a conclu l'avocat.

L'avocat de François Lambert, neveu de Vincent Lambert favorable à l'euthanasie passive, a indiqué à l'AFP qu'il pourrait faire appel devant le Conseil d'Etat. Cette décision n'est "pas très bien motivée", a jugé Me Bruno Lorit.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 17:50

Pour le médecin de Vincent Lambert, "cette décision remet en cause la loi Leonetti"
Eric Kariger, le médecin du CHU de Reims en charge de Vincent Lambert, a dénoncé jeudi "une obstination déraisonnable" à maintenir son patient en vie, un tétraplégique, plongé dans un état de conscience minimal depuis cinq ans.

D. N.
Le 16/01/2014 à 16:02
Mis à jour le 16/01/2014 à 16:43 .
Le docteur Eric Kariger, médecin de VIncent Lambert, lors d'une conférence de presse jeudi. (BFMTV)

"Cette décision remet en cause la loi Leonetti", a expliqué le docteur Eric Kariger, médecin de Vincent Lambert qui a également dénoncé "une obstination déraisonnable" à maintenir en vie son patient. Le praticien du CHU de Reims, s'oppose par ces mots la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui s'est prononcé jeudi contre l'euthanasie passive de Vincent Lambert. "Je pense à titre personnel que nous devons contester cette décision devant le Conseil d'Etat", a encore expliqué le docteur Eric Kariger.

Ses médecins avaient décidé de ne plus alimenter et hydrater ce tétraplégique en état de conscience minimale pour le laisser mourir, en accord avec sa femme et une partie de sa famille.

Les parents, une soeur et un demi-frère de Vincent Lambert avaient saisi la justice après l'annonce du docteur Eric Kariger, chef du service de médecine palliative du CHU de Reims, d'arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du patient.


"Ce jugement remet en cause la garantie de ne pas subir d'acharnement"

"Pour notre société, ce jugement remet en cause la Loi Leonetti, pourtant seule loi de la Ve république votée à l'unanimité et à travers elle remet en cause nos garanties à chacun et chacune de ne pas être un jour victime d'acharnement. Ces problématiques sont questionnées", a insisté Eric Kariger.

"La définition de l'obstination déraisonnable est de responsabilité médicale. Elle nécessite le savoir médical devant intégrer la volonté passée de la personne si elle s'est exprimée, son état actuel, l'évolution de son état et de son intérêt au regard de son avenir. La douleur de sa famille et son devenir, les obligations déontologiques du médecin et les contraintes légales", a aussi expliqué le docteur Eric kariger. Pour lui, la décision de cesser d'alimenter Vincent Lambert a été "une décision collégiale éclairée par la famille". Cette décision pose en tout cas la problématique de la frontière parfois ténue qui sépare le domaine de la justice et celui du médical.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 19:00


Refus d'euthanasie passive: la femme de Vincent Lambert déplore la décision

Par LEXPRESS.fr, publié le 16/01/2014 à 18:00, mis à jour à 18:26


La femme de Vincent Lambert déplore la décision du tribunal de s'opposer à l'euthanasie passive du patient. "Le laisser partir est l'ultime preuve d'amour qu'on peut lui apporter", estime-t-elle.


Refus d'euthanasie passive: la femme de Vincent Lambert déplore la décision


Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est opposé à l'euthanasie passive de Vincent Lambert, notamment demandée par sa femme.

AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est prononcé contre l'euthanasie passive de Vincent Lambert ce jeudi.

"C'est rajouter de la violence à la violence", a déclaré son épouse, Rachel Lambert. D'après elle, "le laisser partir est l'ultime preuve d'amour qu'on peut lui apporter". "Je pense à mon mari, je me demande où il est dans tout ça", a expliqué Rachel Lambert, dans le cabinet de son avocat, toute en émotion contenue. "Il faut le laisser partir dans la sérénité et le respect de sa dignité et de ce qu'il a été".

Rachel Lambert a assuré une fois de plus que son mari "avait clairement signifié son refus de tout acharnement", et expliqué qu'"accepter qu'il parte, c'est l'aboutissement d'un long cheminement intellectuel et émotionnel y compris avec les médecins". Selon le corps médical, Vincent Lambert est dans un état pauci-relationnel qui permet une certaine interaction avec l'environnement par la vue notamment, sans pour autant "être sûr qu'il intègre correctement les informations sensorielles".

"Je veux faire valoir le droit à Vincent d'avoir été autre chose, quelqu'un d'autre que cette personne alitée", a poursuivi Rachel Lambert, qui déplore "une succession de faits horribles, de l'accident jusqu'aux procédures judiciaires".

"Des antagonismes trop forts" dans la famille

Après la décision du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne de s'opposer à l'euthanasie passive de Vincent Lambert, le docteur Eric Kariger avait déclaré penser "beaucoup à la femme de Vincent". Pendant l'audience, qui a vu la famille du patient se diviser sur la question de l'euthanasie passive, Rachel Lambert, a plusieurs fois fondu en larmes, prostrée auprès de ses avocats.

"Avec ceux qui demandent l'acharnement à tout prix et la vie coûte que coûte, le dialogue est difficile. Il y a des antagonismes trop forts et du moment qu'on nie à Vincent le droit d'être ce qu'il a été, le débat est clos", a-t-elle ainsi déclaré.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 19:13

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 19:16

On ne se presse pas depuis le 6 mai 2012 ... ... ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 19:45

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 20:23


Vincent Lambert : l'avocat des parents défend aussi des catholiques fondamentalistes

Créé : 16-01-2014 19:48

FIN DE VIE - Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné jeudi le maintien de l'alimentation de Vincent Lambert, cet homme de 38 ans en état de conscience minimale. Donnant raison aux parents, qui ont assuré vouloir maintenir la vie de leur fils "par amour" et non par "croisade idéologique". Leur avocat, Me Jérôme Triomphe, est toutefois très proche de l'extrême droite catholique.


Jérôme Triomphe, l'avocat des parents de Vincent Lambert, est bien connu des milieux fondamentalistes et d'extrême droite.
Jérôme Triomphe, l'avocat des parents de Vincent Lambert, est bien connu des milieux fondamentalistes et d'extrême droite. Photo : AFP

Contre l'avis des médecins et de l'épouse de Vincent Lambert, les juges ont donc tranché. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a décidé jeudi de "maintenir l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert", un tétraplégique en état de conscience minimale. Incapable de bouger, cet handicapé n'a qu'une interaction minimale avec l'environnement,par la vue notamment. La justice a donc donné raison à ses parents qui s'étaient prononcés pour le maintien en vie de leur fils. Depuis son accident de la route en 2008, une partie de la famille de Vincent Lambert accuse les parents de mener "une croisade idéologique et religieuse". "Ce n'est pas par idéologie que les parents de Vincent défendent sa vie, mais par amour", leur a rétorqué Me Triomphe dans sa plaidoirie. Mais le parcours de l'avocat permet d'en douter.

Maître Jérôme Triomphe, avocat de l'institut catholique Civitas

Maître Jérôme Triomphe est en effet un juriste connu des milieux catholiques fondamentalistes et d'extrême droite. Il a par exemple défendu de nombreuses fois l'association de fondamentalistes catholiques Civitas, un mouvement politique inspiré par "le droit naturel et la doctrine sociale de l'Église" (...) "engagé dans l’instauration de la Royauté sociale du Christ". Une association très connue pour son combat contre l'euthanasie. L'un des derniers procès en date, celui qui les opposait au Femen après des violences lors d'une manifestation. Il y a quelques années, il avait défendu l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol contre le Front national.

Jérôme Triomphe a également participé à quelques conférences données par ces mêmes milieux. Le 7 septembre 2013, il tenait par exemple un discours intitulé : "Face à la persécution du totalitarisme socialiste, à la répression policière, le combat de l'AGRIF pour les libertés", organisé par l'alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité Française et chrétienne. L'avocat a alors partagé la scène avec Carl Lang et Martial Bild, des anciens du Front national, actuellement au Parti de France. Pierre Descaves, un ancien de l'OAS qui a "participé à une série d'attentats en sa qualité d'activiste" pendant la guerre d'Algérie, selon Le Monde, était également présent. A l'occasion de ses nombreuses sorties, Jérôme Triomphe s'est également exprimé sur les ondes de Radio Courtoisie pour défendre sa vision catholique ou sur "le traitement judiciaire de l'antichristianisme" au congrès de la France catholique, qui abordait justement les questions du "gender" à … "l'euthanasie".
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 20:30

rappel=
la devise de la REPUBLIQUE française =
Liberté,Egalité,Fraternité

Vive la France,vive la République
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.01.14 20:39

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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.01.14 9:15

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VINCENT LAMBERT
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