HANDICHRIST

CHRISTIANISME, HANDICAP, LITURGIE, DIVERS
 
AccueilPortailRechercherFAQCalendrierGalerieConnexionS'enregistrer
Partagez | 
 

 Recul sociétal français

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Recul sociétal français   28.05.13 12:51

La gauche recule à petits pas sur la PMA

La ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, s'est prononcée mardi pour un report du débat sur la procréation médicalement assistée, en raison d'un "climat" tendu.


La ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 17 avril 2013.La ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 17 avril 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP) Par Francetv info
 
Mis à jour le 28/05/2013 | 11:41 , publié le 28/05/2013 | 11:41


Alors que le mariage pour tous a été adopté et que le premier mariage d'un couple homosexuel doit être célébré le 29 mai à Montpellier, le gouvernement semble reculer sur la procréation médicalement assistée (PMA). La ministre déléguée chargée de la Famille, Dominique Bertinotti, s'est prononcée mardi 28 mai pour un "apaisement", après les mois de tumulte liés au débat sur la loi concernant le mariage des couples de même sexe.

Mais ce n'est pas la seule personnalité à gauche à être réticente sur cette question alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a promis, en février, qu'il y aurait, "avant la fin de l'année", une seule loi famille comprenant l'ouverture de la PMA aux homosexuels.

1La ministre de la famille évoque un contexte tendu

La dernière Manif pour tous, mouvement qui réunit les opposants au mariage pour tous, a rassemblé dimanche près de 150 000 personnes à Paris, selon la police (un million selon les manifestants). Des heurts ont éclaté après la manifestation et se sont soldés par 293 interpellations et 231 gardes à vue, selon les chiffres de la préfecture de police.

Dominique Bertinotti a alors estimé imposible d'avoir un débat sur la PMA dans ce contexte tendu. "Il ne peut pas y avoir à nouveau de débat sur les questions d'éthique dans ce climat", a-t-elle dit sur RTL


2Ségolène Royal souhaite temporiser

Comme Dominique Bertinotti, la présidente de la région Poitou-Charentes, candidate socialiste à la présidentielle 2007, plaide pour un report. "Ne rouvrons pas un débat de société fracassant alors qu'il y a d'autres priorités", a-t-elle déclaré dimanche 19 mai lors du "12/13 Dimanche", sur France 3.

"Commençons déjà par pratiquer ce qui vient d'être voté et ensuite ne rouvrons pas une nouvelle polémique", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter : "On verra au fur et à mesure du temps ce qu'il sera possible de faire."


Pas une priorité pour des élus socialistes

"Aussi importante soit-elle, je ne pense pas que cette question doive être considérée comme une priorité politique dans les prochains mois, a déclaré le sénateur Gaëtan Gorce, rapporte France info. Si c'est pour le faire au prix d'un débat qui divise les Français, qui rameute des groupes violents à l'occasion des manifestations, je pense qu'il faut éviter de créer ce nouveau front."

"Il faut que l'on puisse poser sereinement cette question, affirme de son côté le député socialiste Bernard Roman, partisan de la PMA. Selon lui, des détails restent à peaufiner. Bref, "il y a des conditions à remplir, il y a sans doute des problèmes d'âge à évoquer, il y a sans doute un certain nombre de précautions à prendre pour ne pas tomber dans les abus. Il faut déconnecter cette question de la gestation pour autrui, qui n'est absolument pas le même problème."

Reste que la PMA "a été, depuis le début, traitée avec ambiguïté par le gouvernement, divisé sur le sujet", note Le Monde. L'attente de l'avis du Comité consultatif national d'éthique, demandé par Jean-Marc Ayrault, est d'ailleurs interprété par de nombreux commentateurs comme une façon d'enterrer la question. "A l'Elysée, il se dit que le chef de l'Etat est très réservé sur la PMA", écrit France info. De son côté, notre blog Livret de famille évoquait déjà, en décembre 2012, "la stratégie de l'anguille" de François Hollande sur ce sujet.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   28.05.13 12:55

Donc la Gauche recule à petits pas sur l'euthanasie et le suicide assisté,à cause de vous,les cathos...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   28.05.13 13:05

Par conséquent,je soussignée,l'Admin de ce forum,déclare que dorénavant sur tout papier administratif,je cocherai la case "athée" ou "sans religion",ceci pour ne pas avoir d'obsèques à l'Eglise
et j'arrête aujourd'hui même tous mes abonnements(et dons) aux associations et mouvements religieux.
L'Admin.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   28.05.13 20:27

PMA, embryon, fin de vie... l'Elysée préfère freiner sur les sujets éthiques
LE MONDE | 25.05.2013 à 10h48 • Mis à jour le 25.05.2013 à 16h42


Calmer le jeu. Alors que la séquence hypersensible sur le mariage pour tous devrait toucher à sa fin ce week-end, le gouvernement ne semble pas pressé de rouvrir les autres dossiers délicats relevant de l'éthique. Au moins trois d'entre eux sont encore sur la table.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés


◾La PMA toujours dans les limbes

Hautement polémique, la question de la procréation médicalement assistée a été, depuis le début, traitée avec ambiguïté par le gouvernement, divisé sur le sujet. Pour convaincre les députés socialistes de ne pas l'introduire par amendement dans le texte sur le mariage pour tous, l'exécutif s'était engagé à l'intégrer dans une future loi famille, avant de rétropédaler en expliquant vouloir attendre l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) – avis qui sera "respecté", selon François Hollande.

De son côté, son président, Jean Claude Ameisen, a indiqué mardi 21 mai que le CCNE se prononcera en octobre ou en novembre, après des états généraux sur la question. Chez la ministre déléguée chargée de la famille, Dominique Bertinotti, l'on espère malgré tout encore un texte avant la fin 2013, sans toutefois savoir si une grande loi famille pourra être présentée indépendamment de la PMA et de l'avis rendu.
◾Les recherches sur l'embryon peut-être cet été

Torpillée par l'obstruction parlementaire de la droite lors d'une ubuesque séance, le 28 mars, la proposition de loi des radicaux de gauche sur le sujet n'avait pas pu être examinée. Quelques jours plus tard, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait pris l'engagement de l'inscrire dans l'ordre du jour prioritaire du gouvernement pour les "prochaines semaines". Aujourd'hui, si les députés radicaux espèrent encore un débat avant la fin de l'été, ni le ministère de la recherche, censé piloter le texte, ni le cabinet du ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, ni celui du président de l'Assemblée, Claude Bartolone, ne sont en mesure de donner plus de précisions sur une date ou sur le véhicule législatif (projet ou proposition de loi).
◾Le débat sur la fin de vie reporté à 2014 ?

Les tensions autour du mariage pour tous ont également poussé l'Elysée à mettre la sourdine sur ce troisième sujet, de l'aveu d'un conseiller pour qui "le climat doit être apaisé pour que l'on puisse aborder de telles questions". Le candidat Hollande avait pourtant promis un projet de loi sur l'aide à mourir dans la dignité pour juin 2013, après l'avis du CCNE censé être initialement rendu en mars. Finalement, le comité devrait s'exprimer à la mi-juin en répondant à trois questions : le moyen de rendre les derniers instants d'un patient "plus dignes", les directives anticipées et le suicide assisté.

Un texte pourrait être présenté durant l'été, sauf si le comité se montre ouvert sur le suicide assisté : dans ce cas, il serait alors nécessaire que des états généraux soient organisés, après ceux sur la PMA, et un texte ne pourra alors pas être présenté "avant le premier semestre 2014 ", ce qui ne fâcherait pas l'exécutif. Une autre option est cependant envisageable : alors que des propositions de loi ont déjà été discutées à plusieurs reprises au Sénat et à l'Assemblée nationale ces dernières années sur l'aide médicale à mourir, des parlementaires pourraient décider d'eux-mêmes de mettre le sujet sur la table.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   29.05.13 10:34

Manif pour tous : "Nous allons élargir notre combat"

Créé le 28-05-2013 à 18h10 - Mis à jour le 29-05-2013 à 10h17

Audrey Salor


Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, revient sur la dernière mobilisation, le départ de Frigide Barjot et les suites du mouvement. Interview.

Mots-clés : Christiane Taubira, Mariage Gay, Frigide Barjot, manif pour tous, Ludovine de la Rochère

Abonnez-vous au Nouvel Observateur


A l’issue de la manifestation nationale du 26 mai, vous avez appelé à poursuivre le combat, tandis que Frigide Barjot l’estime "terminé". Quel est désormais l’avenir de la Manif pour tous ?

- Nous allons poursuivre nos actions : rassemblements, happenings, opérations d’accueil des ministres et pourquoi pas une nouvelle manifestation. Sur le plan juridique, nous entendons déposer des recours auprès des tribunaux sur les décrets d’application et les ordonnances relatifs à la loi Taubira. Nous rendrons publiques les prises de position des politiques, en leur demandant de prendre en compte la demande d’une majorité de Français. Notre mouvement demeure toutefois apolitique. Nous entamons une phase d’analyse de ces longs mois de combat : nous allons développer la réflexion et l’argumentaire et continuerons à informer, communiquer. A l’occasion d’une université d’été prévue le deuxième week-end de septembre, nous proposerons à nos sympathisants de se former sur ces questions de la famille et de la filiation. Dans le but d’agir contre les conséquences inéluctables de cette loi : la PMA et la GPA.


Qu’en est-il de l’annonce de candidats estampillés aux couleurs de la Manif pour tous aux municipales ?

- L’éventualité avait été soulevée par Frigide Barjot, à titre de "pourquoi pas". Mais le collectif dans son ensemble considère que le mouvement doit demeurer apolitique.

Jusqu’où la Manif pour tous est-elle prête à aller ?

- Nous ne changerons pas notre mode d’action et resterons dans le cadre de la loi et du respect des personnes. Ce qui ne n’enlève rien à notre détermination : nous ne lâcherons rien.

Le mouvement entend-t-il se concentrer sur la loi Taubira ou comptez-vous l’élargir à d’autres combats ?

- Outre cette loi et ses conséquences, nous allons nous concentrer sur la loi sur la famille, puisqu’il est possible que le sujet de la PMA ressorte à cette occasion. Nous élargirons notre combat à tout ce qui fragilise la famille et à l’idéologie du genre – selon laquelle être un homme ou une femme n’est pas si fondamental dans la constitution de la personne – et à sa diffusion, surtout auprès des plus jeunes, notamment via la loi Peillon sur l’éducation.

La manifestation du 26 mai a rassemblé plus d’un million de personnes selon votre mouvement, 150.000 selon la préfecture. Le 24 mars, vous étiez 1,4 million, 300.000 d’après la préfecture. Ne constatez-vous pas un essoufflement dans vos rangs ?

- Nous étions très nombreux au vu du contexte : Manuel Valls avait appelé les familles à ne pas se rendre à ce rassemblement, en utilisant la peur. Or, nos sympathisants étaient au rendez-vous.

Ne craigniez-vous pas que le retrait de votre figure de proue, Frigide Barjot, n’ait un impact sur la suite de la mobilisation ?

- Si nous regrettons tout à fait son départ, les gens ne sont pas descendus dans la rue pour une personne mais parce qu’ils pensent que cette loi est aberrante. Notre mouvement est fait de Français très impliqués qui ne lâcheront pas. Si nous ne sommes pas entendus, l’enjeu sera les prochaines élections.

Vous affirmez cependant que La Manif pour tous restera apolitique…

- Rendre publiques les prises de position des politiques, qui n’ont pas su entendre les Français, relatives à ce débat, relève d’un enjeu réel pour eux. On le constate dans la course à la primaire UMP pour Paris : le fait que l’on communique modifie la donne. Nous réitérerons sur les sujets de la PMA et de la GPA.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   29.05.13 10:41

On leur souhaite de faire un Accident Vasculaire Cérébral avec en plus un cancer pour que ce genre de comportement absurde s'arrête
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18814

MessageSujet: Re: Recul sociétal français   13.06.13 10:59

PMA, fin de vie, laïcité : François Hollande temporise
 
 
12/6/13
 
 
Parmi les réformes prévues, le droit de vote des étrangers. L’opinion publique se montre plutôt ouverte à cette perspective d’après un récent sondage donnant 54 % de Français favorables.
 
 
 
 Après la forte mobilisation contre la réforme du mariage et les tensions créées dans la société, le pouvoir temporise sur les questions de société sensibles de la fin de vie ou de la PMA (procréation médicalement assistée). La réforme constitutionnelle pour donner le droit de vote aux étrangers a, elle, été renvoyée à l’après-municipales de 2014, tandis que la perspective d’une nouvelle loi sur la laïcité reste très hypothétique. 
La réforme du mariage a provoqué de profondes divisions entre les Français. François Hollande, qui voulait pacifier le pays, ne peut plus se permettre de braquer l’opinion publique. Lors de sa dernière conférence de presse, mi-mai, il a affirmé que sa priorité absolue était de mobiliser toutes les forces pour le retour de la croissance économique.
Dans son entourage, on réfute l’idée que l’exécutif temporise sur les sujets de société. Ainsi, « une grande loi sur le droit des femmes » est imminente, rappelle-t-on. Il n’empêche, sur plusieurs questions très sensibles, François Hollande a choisi de miser sur la concertation, de donner du temps au temps.
 
La fin de vie
Pendant la campagne présidentielle, François Hollande s’est engagé à proposer « une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité », souhaitant aller plus loin que la loi de 2005. Mais sur ce dossier délicat, l’exécutif temporise et multiplie les consultations : après avoir nommé il y a un an une mission de réflexion sur la fin de vie présidée par le professeur Sicard, François Hollande a saisi le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) pour qu’il travaille sur trois pistes : une réforme des « directives anticipées », la manière de rendre les derniers instants « plus dignes » et l’assistance au suicide.
Plus question donc, comme cela avait été initialement annoncé, de présenter un projet de loi avant l’été 2013 ; l’avis du CCNE, attendu dans les prochains jours, sera suivi d’états généraux à l’automne. Dans ces conditions, une nouvelle loi a très peu de chance d’être votée avant 2014. À l’Élysée, comme au gouvernement, la prudence est de mise, même chez les fervents partisans d’une aide active à mourir, bien conscients des risques qu’il y aurait à ouvrir un nouveau front sur un sujet particulièrement sensible, en particulier pour les catholiques. L’avis du CCNE devrait d’ailleurs aller plus loin qu’une réponse binaire aux trois questions posées par l’Élysée, en donnant la mesure des enjeux soulevés.
 
La procréation médicalement assistée
Des députés socialistes avaient souhaité inclure dans la loi sur le mariage, par voie d’amendement, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Avant d’y renoncer. Puis il fut question que la PMA soit abordée dans un futur texte sur la famille, promis en mars, avant d’être repoussé à mesure que la contestation enflait dans la rue. À ce jour, on ne connaît pas le contenu précis de ce projet de loi qui pourrait être présenté fin 2013 – à moins d’un nouveau report. Mais pour calmer le jeu, l’exécutif s’en est, pour le moment, remis au Comité consultatif national d’éthique.
Ce dernier doit organiser en octobre et novembre des états généraux sur « les indications sociétales de la PMA » ; autrement dit, aborder non seulement l’ouverture de la PMA aux homosexuelles, mais aussi aux personnes non stériles. La gestation pour autrui et l’anonymat du don de gamètes seraient aussi débattus. Curieusement, François Hollande a déclaré fin mars sur France 2 qu’il « respecte (rait) ce que dira (it) le Comité national d’éthique » – alors même que celui-ci est seulement chargé d’éclairer la réflexion, en aucun cas de se substituer au politique.
 
L’abolition de la prostitution
Là encore, le gouvernement avance à pas feutrés : tout en défendant une vision « abolitionniste » de la prostitution, il a confié la réflexion à un groupe de travail parlementaire présidé par la députée Maud Olivier (PS, Essonne). À charge pour l’élue et ses collègues d’écrire une proposition de loi qui pourrait être discutée en novembre. De nombreux points devraient y être abordés, comme la lutte contre le proxénétisme ou la réinsertion des personnes prostituées. Le plus épineux d’entre eux, sur lequel le gouvernement ne veut pas risquer la controverse, est la pénalisation du client.
Dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, on dit s’en remettre au Parlement ; au groupe de travail, on assure que « rien n’est encore tranché. Le principe d’interdiction d’un acte sexuel tarifé doit être marqué », mais le type de peines n’est pas arrêté : peines pénales ? Alternatives aux poursuites ? Le sujet est brûlant. Pour couper l’herbe sous le pied du gouvernement, la sénatrice EELV Esther Benbassa – opposée à la pénalisation du client – a ainsi obtenu en mars le vote en première lecture d’un texte supprimant le délit de racolage passif, l’une des rares mesures consensuelles à gauche.
 
La laïcité
Lors de son intervention télévisée du 28 mars, François Hollande, interrogé sur l’affaire de la crèche Baby Loup, avait affirmé que le législateur « doit intervenir » pour conforter le principe de neutralité des professionnels dans le secteur de la petite enfance. « Il faut que nous posions des règles et il faut que ce soit un consensus », ajoutait-il.
Plus qu’un affrontement droite-gauche, le président redoute les divisions internes à la gauche, jusque dans les rangs du gouvernement, sur l’opportunité de légiférer au risque de stigmatiser l’islam. Les cultes dans leur ensemble s’inquiètent pour leur part d’une restriction de la liberté religieuse. Il a donc confié au nouvel Observatoire de la laïcité une mission de réflexion sur le sujet. Son rapport sera rendu d’ici à la fin de l’année 2013. Toutes les solutions seront étudiées, y compris celles qui ne nécessiteraient pas un recours à une nouvelle loi.
 
Le droit de vote des étrangers
L’engagement figurait déjà dans les 110 propositions de Mitterrand en 1981 ; le candidat Hollande l’avait repris. Mais l’octroi du droit de vote aux étrangers pour les élections locales requiert une procédure de révision constitutionnelle. Les échanges que l’exécutif a engagés avec les formations centristes l’ont convaincu qu’il ne parviendrait pas à obtenir, d’ici à l’été, une majorité de trois cinquièmes des parlementaires réunis en congrès.
L’opinion publique se montre plutôt ouverte à cette perspective, comme l’illustre un récent sondage donnant 54 % de Français favorables. Mais le sujet est politiquement explosif, le Front national et la droite de la droite en faisant un tabou. « Si nous lancions cette réforme avant les municipales de 2014, on nous accuserait d’instrumentaliser le débat pour faire monter l’extrême droite ou pour vouloir récupérer des voix », explique un conseiller de l’Élysée. Le 16 mai, lors de la seconde conférence de presse du quinquennat, François Hollande a repoussé la réforme à l’après-municipales.
 Retrouvez notre dossier « Fin de vie » 
 
 
 
BERNARD GORCE ET MARINE LAMOUREUX
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
 
Recul sociétal français
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HANDICHRIST :: DANS LE MONDE :: 1er forum Actualités-
Sauter vers: