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 Turquie et Syrie

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MessageSujet: Turquie et Syrie   02.06.13 12:47

La Turquie gangrenée par le conflit en Syrie
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Par Burçin Gerçek, Service infographie du FigaroMis à jour le 13/05/2013 à 16:11 Publié le 12/05/2013 à 19:31 Une femme levait les bras au ciel à l'endroit où l'une des deux voitures piégées a explosé, samedi, à Reyhanli, près de la frontière syrienne, tuant 46 personnes.Une femme levait les bras au ciel à l'endroit où l'une des deux voitures piégées a explosé, samedi, à Reyhanli, près de la frontière syrienne, tuant 46 personnes. Crédits photo : CEM GENCO/AFP
INFOGRAPHIE - Le double attentat de samedi, imputé à Damas, viserait à entraîner Ankara «dans un scénario catastrophe».

Istanbul

«Les assassins d'Assad», «la terreur syrienne», «la guerre a dépassé les frontières»: au lendemain du double attentat qui a fait 46 morts dans la ville de Reyhanli, près de la frontière syrienne, de nombreux journaux turcs accusaient ouvertement Damas dimanche. Les autorités turques ont déclaré avoir trouvé des liens entre les auteurs de l'attentat et les services de renseignements syriens. Neuf personnes, toutes de nationalité turque, ont été interpellées dimanche et certaines auraient avoué leur implication, selon le vice-premier ministre turc, Besir Atalay.

Soutenant les groupes rebelles depuis le début de la crise syrienne, la Turquie accueille plus de 300.000 réfugiés. L'attentat est survenu trois jours après la déclaration du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, sur le soutien d'Ankara à l'instauration d'une «no-fly zone» en Syrie, considérée comme la première étape d'une intervention militaire. Erdogan a pointé du doigt le régime de Damas, estimant qu'il tentait «d'entraîner la Turquie dans un scénario catastrophe».

En commanditant l'attentat le plus meurtrier survenu en Turquie depuis le début des années 2000, Damas aurait donc voulu mettre en garde son voisin? Malgré le démenti du régime syrien, qui nie toute implication dans cet attentat, le gouvernement turc et la plupart des journaux en semblent convaincus: le nom d'Acilciler, un groupe d'extrême gauche turc proche du régime syrien est évoqué parmi les éventuels responsables.

Le gouvernement critiqué
Mais certains experts appellent à se méfier des apparences, insinuant que l'attentat aurait pu être organisé pour pousser la Turquie précipitamment dans une guerre contre la Syrie. Le nom du groupe al-Nosra, affilié à al-Qaida est aussi évoqué. Le soutien étendu d'Ankara aux opposants syriens - qui va, selon certains journaux turcs, jusqu'à fermer les yeux sur les passages clandestins des frontières ou le transfert des armes - est aussi vivement critiqué par de nombreux commentateurs car il ouvrirait la voie à un débordement de la guerre en Turquie. «Soyez fier, voila le résultat», a titré le journal Birgün, soulignant que «la politique syrienne du gouvernement avait frappé le peuple». Le CHP, principal parti d'opposition de centre gauche, a invité le gouvernement à réviser cette politique.

Ce n'est pas la première fois que la Turquie semble payer pour son soutien aux opposants syriens. Les autorités avaient déjà accusé Damas pour la chute d'un avion turc en juin 2012 et un attentat à la voiture piégé au poste frontière de Cilvegözü en février dernier.

«On dirait que la patience et le sang-froid de la Turquie sont testés, a déclaré Recep Tayyip Erdogan dimanche. Nous devons être très attentifs et garder notre sang-froid contre toute provocation cherchant à nous attirer dans le sanglant marécage syrien. Nous ne tomberons pas dans ce piège.» Le premier ministre écarte ainsi une éventuelle réplique militaire d'Ankara contre la Syrie. Du moins, avant d'avoir vérifié que Damas est bien derrière cet attentat et s'être assuré du soutien de la communauté internationale.

Dans son intervention, Erdogan a aussi souligné qu'il ne changerait pas de politique. Selon la presse turque, le climat est très tendu à Reyhanli et dans les autres villes de la région d'Antakya après les attentats. Des voitures ayant des plaques d'immatriculation syriennes auraient été renversées et endommagés. Reyhanli, 60.000 habitants, accueille depuis deux ans près de 25.000 réfugiés syriens dans les camps et de manière dispersée en ville. La plupart des réfugiés resteraient cloîtrés chez eux de crainte d'être pris à partie. Dans la région d'Antakya, la population est composée d'alaouites (la minorité issue du chiisme à laquelle appartient Bachar el-Assad), de sunnites et de chrétiens. Après les attentats de Reyhanli, cette cohabitation fragile semble aussi menacée.
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MessageSujet: Re: Turquie et Syrie   02.06.13 13:01

Turquie : le printemps place Taksim


Tout a commencé avec la grogne soulevée, à Istanbul, par un projet d’aménagement urbain sacrifiant un parc en plein centre-ville. Lundi dernier, 27 mai, l’apparition des premiers bulldozers annonçait les premiers incidents entre manifestants et la police. En quelques jours, la grogne s'est étendue à toute la Turquie. Pour Mine Kirikkanat, journaliste et écrivaine turque établie à Istanbul, elle exprime un ras-le-bol qui ne date pas d’hier.


01.06.2013Liliane CharrierDans la touffeur de la nuit, des milliers de Stambouliotes, à leurs fenêtres ouvertes, les yeux brûlants des relents de gaz lacrymogènes, tapent sur des casseroles en signe de protestation. "C’est ainsi que le peuple exprimait son désaccord à l’époque ottomane, explique Mine Kirikkanat. Quand il ne voulait plus du sultan, il tapait sur des casseroles." Et puis au petit matin, en ce samedi 1er juin 2013, des milliers de Turcs se sont mis à marcher sur le Parlement à Ankara. "Le feu révolutionnaire est allumé," témoigne la journaliste turque établie à Istanbul.

Istanbul, certes, n’est pas la Turquie, mais la métropole sur le Bosphore a ceci de particulier que sa population reflète parfaitement celle de l’ensemble du pays : on y trouve la même proportion de Kurdes, de nationalistes, de laïcs, d’alévis, etc. Une représentativité à 100 %, que corroborent les résultats des élections et qu'illustre aussi la protestation qui enfle aujourd’hui aux quatre coins du pays. A Izmir, à Ankara, à Antalya et dans toutes les grandes villes du pays, les protestataires se rassemblent et affrontent la police. Mais c’est place Taksim, à Istanbul, à deux pas du Gezi Parki, que la grogne acquiert toute sa dimension historique.


La place Taksim : symbole de la résistance

Vaste espace pollué et sans charme aux allures d’esplanade soviétique, la place Taksim, au coeur de l'Istanbul européenne, grouille de vie jour et nuit. Plusieurs grandes artères conduisant aux grands quartiers de la métropole convergent vers cette plaque tournante des transports en commun. Au-delà de sa fonction essentielle dans le tissu urbain, la place Taksim a une valeur hautement symbolique dans l’histoire sociale, syndicale et politique en Turquie. "Il y a du sang sur cette place, le sang des gauchistes, des jeunes, des résistants à toutes sortes de despotismes, aussi bien militaire que civil, raconte avec émotion Mine Kirikkanat. Et Erdogan sait parfaitement ce que représente ce lieu pour tous les Turcs, et pas seulement pour les Stambouliotes." Pourtant, les autorités persistent à vouloir bétonner ses derniers îlots de verdure. "Voici un an que les habitants du quartier se mobilisent pour sauver les quelques arbres qui donnent de l’ombre à ceux qui n’en peuvent plus du béton," explique la journaliste, qui réside non loin de la place Taksim. "Peu à peu, le petit jardin public est devenu le symbole de la résistance à Erdogan."



Du projet d'urbanisation à la contestation politique
01.06.2013 - Durée : 1'48Commentaires de Damien Coquet



Un problème de lecture vidéo ? Cliquez-ici.


Une révolution pour un jardin public ?

En Turquie, comme ailleurs, les révoltes populaires partent rarement d’une revendication politique, mais plutôt d’une accumulation de frustrations au quotidien. Un jour, un match de foot qui dégénère, un concert annulé, une restriction de trop… et voilà qu'explose l’indignation qui couve.

Depuis plus de dix ans qu’il est à la tête du gouvernement, Recep Erdogan mène une politique autoritaire résolument islamo-conservatrice, qui pèse à une partie de la population. "Il se mêle de tout, s’indigne Mine Kirikkanat. Il se mêle de la gestion des villes, il se mêle de la longueur des jupes des femmes. Il se mêle de nos vagins, comme disent les féministes… Chaque jour, le gouvernement interdit quelque chose. C’est Erdogan, qu'on appelle le ‘sultan’, qui a fait pression sur la municipalité, où son parti est majoritaire, pour qu'elle adopte le plan d'aménagement urbain qui signe l'arrêt de mort du Gezi Parki."

La goutte d'eau qui fait déborder le vase

Au début de la semaine, la limitation de la consommation d’alcool a été la goutte qui a fait déborder le vase. Dorénavant, à partir de 22h00, les commerces ne peuvent plus vendre d’alcool ; il est désormais interdit de boire dans la rue – les terrasses ont disparu du quartier animé de Beyoglu, à Istanbul - ou d’exposer des bouteilles dans les vitrines des magasins d’alcool de tout le pays. Le Premier ministre Erdogan affirme publiquement que l’alcool est contraire au Coran et suggère avec ironie de remplacer la bière par de l’ayran (lait caillé).

Or la moitié de la Turquie est laïque et républicaine. Aujourd’hui, on essaie de la priver de libertés qui constituent son mode de vie depuis près d’un siècle. Ces Turcs-là, ainsi que de nombreux musulmans modérés, n’attendent qu’un signal, depuis plusieurs mois déjà, pour laisser libre cours à leur colère. Et pourtant, fidèle à son inflexibilité, Recep Erdogan ne recule devant aucune protestation. Ce 1er juin, il a encore réaffirmé sa fermeté face aux protestataires.


"Ils ont touché à la douceur de vivre"

Peut-on d’ores et déjà parler d’un "printemps turc", à l’image des "printemps arabes" ? "Pour l’instant, les revendications restent innocentes, essentiellement humaines. Les épiciers veulent à nouveau pouvoir vendre de l’alcool pour gagner leur vie, les gens veulent à nouveau profiter d’une terrasse à Beyoglu… Ils veulent retrouver la douceur de vivre," témoigne Mine Kirikkanat depuis Istanbul. Et si les slogans, peu à peu, se politisent, les manifestants ne sont pas armés. Ils sont jeunes et beaux, et ils entraînent la population dans leur sillage. Ils sont en colère, mais demeurent très pacifiques. Reste que, en Turquie, 17 millions de civils sont armés, et que tout peut basculer dans la violence d’une minute à l’autre.

Pourtant la contestation en Turquie se distingue des révoltes arabes sur un point essentiel : "Les Arabes réclamaient des libertés qu’ils n’ont jamais eues. Les Turcs réclament des libertés qu’ils avaient, mais qu’ils ont perdues. C’est plutôt une contre-révolution qui se prépare," conclut Mine Kirikkanat.




Mobilisation pour le Gezi Parki sur Twitter



Voici déjà quelques jours, les protestataires turcs faisaient un clin d’œil aux indignés du monde entier en lançant sur Twitter les mots clés #occupy gezi, #occupy taksim ou #direngeziparki. Aujourd'hui, ils sont suivis par des milliers de personnes en Turquie, bien sûr, mais aussi sur tous les continents. Leur cause est devenue un sujet numéro 1 sur Twitter, si bien que beaucoup de gens qui, d’ordinaire, ne suivent pas du tout ce genre de thématique, ont fini par s’y intéresser.

"Il y a des rumeurs de blessés, de morts, et des témoignages de gens qui ont vu les militaires donner leur masque à gaz aux manifestants. Soutenus par les "occupy" et les "indignés" portugais, grecs, espagnols et du monde entier, les manifestants ont suscité une grosse vague de solidarité. Aidons les à porter la lutte le plus loin possible !" appelle Ben Borges, représentant du mouvement des Indignés d’Europe.
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MessageSujet: Re: Turquie et Syrie   02.06.13 13:13

En Turquie, la tension subsiste à Istanbul et Ankara
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 02.06.2013 à 10h32 • Mis à jour le 02.06.2013 à 11h58

Un manifestant interpellé par les forces de l'ordre à Izmir, en Turquie, dimanche 2 juin à l'aube.

Des incidents ont éclaté dans la nuit de samedi 1er à dimanche 2 juin à Ankara et à Istanbul, où des manifestants ont tenté de rejoindre les bureaux du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, dans ces deux villes. Confronté à l'un des plus importants mouvements de défi depuis l'arrivée de son parti islamo-conservateur au pouvoir en 2002, M. Erdogan a lâché du lest samedi en ordonnant à la police de se retirer de la place Taksim, à Istanbul, d'où est partie la révolte. Il a toutefois assuré qu'il ne reviendrait pas sur le projet d'aménagement urbain contesté à l'origine des manifestations.

Lire l'éditorial du Monde : Erdogan ou l'ivresse du pouvoir

Dans la capitale, Ankara, la police a dispersé par des jets de grenades lacrymogènes et des canons à eau une foule de plusieurs milliers de personnes qui marchait en direction de la primature en chantant des slogans hostiles au chef du gouvernement. Les manifestants ont riposté en lançant des pavés, avant de détruire des panneaux d'affichage et des feux tricolores ou encore en brisant les vitres des commerces environnants. Deux véhicules ont également été incendiés, ainsi qu'un kiosque à journaux. Selon l'agence de presse Anatolie, ces échauffourées ont fait 56 blessés parmi les forces de l'ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés.

APPELS À LA RETENUE

Des manifestants dressent des barricades aux abords de la place Taksim, à Istanbul, dans la nuit de samedi à dimanche.

Des incidents similaires ont opposé dans la nuit forces de l'ordre et manifestants à Istanbul, autour des bureaux du premier ministre dans le quartier de Besiktas. Des barricades ont été dressées dans les rues et la police a dispersé la foule à jets de grenades lacrymogènes. Le calme était revenu dimanche matin. La place Taksim et le petit parc Gezi, dont le projet de suppression a déclenché le mouvement de protestation antigouvernemental vendredi, ont été occupés toute la nuit par des centaines de manifestants qui ont célébré le recul du premier ministre. Des nombreuses barricades restaient dressées dimanche matin dans plusieurs rues qui mènent à la place.



Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé les violences de la police ces derniers jours. Les pays alliés occidentaux, les Etats-Unis et le Royaume Uni ont appelé le gouvernement à la retenue, et des centaines de personnes ont manifesté samedi soir à New York pour exprimer leur soutien aux protestaires en Turquie.

L'ATTITUDE DE LA POLICE DIVISE

Au sein même du pouvoir, plusieurs voix se sont élevées samedi pour dénoncer la réaction disproportionnée de la police. Peu avant le repli de la police, le président Abdullah Gül lui-même a lancé samedi un appel au "bon sens" et au "calme", jugeant le niveau de la protestation "inquiétant".

Manifestation place Taksim, à Istanbul, samedi 1er juin.

Avant le président, le vice-premier ministre, Bülent Arinç, avait présenté ses "excuses" pour les événements d'Istanbul. "Plutôt que de lancer du gaz sur des gens qui disent 'nous ne voulons pas de centre commercial ici' (...) les autorités auraient dû les convaincre et leur dire que leurs inquiétudes étaient partagées." Face à ces réactions, le premier ministre lui-même a concédé que la police avait agi dans certains cas de façon "extrême" et qu'une enquête avait été ordonnée par le ministère de l'intérieur.

La police a interpellé 939 manifestants au cours de plus de 90 manifestations survenues dans 48 villes, a précisé le ministère de l'intérieur.
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MessageSujet: Re: Turquie et Syrie   03.06.13 16:13

Turquie : un premier manifestant tué à Istanbul

MANIFESTATIONS – Les manifestants sont retournés par milliers dans les rues lundi pour protester contre le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan. Le Premier ministre s'est quant à lui absenté du pays, tandis que le président appelait au calme.

Turquie
A Istanbul comme à Ankara, les manifestants sont de nouveau descendus lundi dans la rue pour protester contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Photo : Sipa

Thomas Vampouille

"Je vous ai compris". C'est en substance ce que le président turc a dit à son peuple lundi matin, exhortant les manifestants qui défient le gouvernement depuis quatre jours à cesser leur mouvement. Pas suffisant pour calmer les ardeurs des protestataires, qui sont de nouveau descendus dans la rue lundi après-midi.

A Istanbul, il étaient 3.000 à dénoncer le travail jugé partial des médias turcs. Et dans la capitale Ankara, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser un millier d'entre eux. Mais les heurts pourraient vite reprendre, après l'annonce d'un premier mort : un jeune homme, Mehmet Ayvalitas, membre d'une association de gauche, a en effet été renversé dimanche à Istanbul par un véhicule qui a foncé sur des protestataires sur une autoroute occupée par les manifestants.


Recep Tayyip Erdogan en ligne de mire

"Les messages de bonne volonté ont bien été reçus", a pourtant assuré Abdullah Gül à la presse. "J'appelle tous mes concitoyens à la raison. Tout le monde doit respecter les règles et s'ils veulent exprimer leurs opinions, ils doivent le faire d'une manière pacifique", a encore dit le chef de l'Etat. "Tout est justement parti d'une manifestation pacifique contre le projet immobilier du gouvernement qui va détruire un parc à Istanbul", pointe pour Metronews Inci, jeune stambouliote de 24 ans qui participe aux mouvement depuis vendredi. "C'est la réaction brutale de la police qui a mis le feu aux poudres et qui a poussé tous ces gens à descendre dans la rue".

Pour la jeune femme, si les Turcs ont été si prompts à manifester, c'est à cause du ressentiment accumulé ces deux dernières années, quand le gouvernement a durci sa politique. Les opposant au régime lui reprochent en effet une dérive autoritaire du pouvoir et l'accusent de vouloir "islamiser" la Turquie laïque. Dernier sujet de colère en date, la loi restreignant la vente et la consommation d'alcool votée la semaine dernière par le Parlement.

"Nous ne voulons pas vivre dans une dictature !"

En quatre jours, le mouvement a donc pris une ampleur inédite dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir, en 2002, des islamo-conservateurs du Parti de la justice et du développement (AKP). Et ce week-end, c'est au cri de "Personne ne veut de toi Tayyip" que les manifestants ont défilé, en visant le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, chef de l'AKP. "Nous ne nous faisons pas d'illusions sur son départ, avoue Inci, mais il faut qu'il recule sur son projet immobilier et surtout qu'il arrête cette répression, nous ne voulons pas vivre dans une dictature !"

Face à ces réactions probablement inattendues, le Premier ministre a concédé que la police avait agi dans certains cas de façon "extrême". Mais loin de reculer, il a répété qu'il mènerait le projet d'aménagement urbain contesté de la place Taksim jusqu'à son terme. Et comme un nouveau défi aux laïcs, il a confirmé dimanche qu'une mosquée serait bâtie sur cette même place. Avant de s'envoler, lundi, pour une tournée au Maghreb qui le mènera au Maroc, en Algérie, puis en Tunisie. Comme si rien d'urgent ne le retenait en Turquie.
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MessageSujet: Re: Turquie et Syrie   01.09.13 18:46

Guerre régionale,c'est évident
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Turquie et Syrie
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