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 INFOS SUR LE VOTE

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Féminin Messages : 18777

MessageSujet: Vote nul ou vote blanc ?   17.03.12 17:35

Je ne sais pas la différence entre un vote nul et un vote blanc..
Mais c'est mieux que l'abstention
Peut-être que s'il y a trop de votes nuls ou de votes blancs,ils peuvent annuler les élections.
Info à vérifier quand même...
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Féminin Messages : 18777

MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   25.03.12 10:15

Vote blanc et vote nul : quelle différence ?Vote blanc et vote nul : quelle différence ?
Glisser dans l’urne une enveloppe vide n’est pas considéré comme un vote blanc mais comme un vote nul. Parce que les électeurs ignorent souvent la différence entre vote blanc et vote nul, nous vous proposons un petit guide pratique pour y voir plus clair.

Sommaire
Qu'est-ce que le vote blanc ?
Qu'est-ce que le vote nul ?
Comment sont-ils comptabilisés ?
Devrait-on reconnaître le vote blanc ?



Qu'est-ce que le vote blanc ?
Le vote blanc consiste à mettre dans l'enveloppe puis dans l’urne un bulletin blanc, c’est-à-dire un bulletin sans aucune mention de candidat ou sans aucune des propositions dans le cas d'un référendum.

En France, les bulletins blancs ne sont pas fournis dans les bureaux de vote. Les électeurs qui souhaitent voter blanc doivent les apporter avec eux. Par ailleurs, la distribution de bulletins blancs par des particuliers est interdite le jour du scrutin.






Qu'est-ce que le vote nul ?
Le vote nul consiste à mettre dans l'enveloppe et dans l’urne une réponse qui n'est pas valable, notamment :
• plusieurs bulletins différents
• un ou des bulletin(s) portant des rayures, des dessins ou des mentions
• un bulletin écrit sur du papier couleur
• un bulletin déchiré
• autre chose qu'un bulletin

Selon l'article L.66 du code électoral, sont également considérés comme "nuls" les bulletins trouvés dans l'urne sans enveloppe et les enveloppes ne contenant aucun bulletin.

En revanche, la jurisprudence considère la présence de plusieurs bulletins identiques dans une même enveloppe comme un vote valable.




Comment sont-ils comptabilisés ?
Dans les deux cas, le vote est comptabilisé dans l'abstention.
Lors du dépouillement, les votes blancs et nuls sont comptés et annexés au procès-verbal dressé par les responsables du bureau de vote.

Mais ils n’apparaissent pas dans le résultat officiel, qui indique seulement le nombre des électeurs inscrits, le nombre des votants et les suffrages exprimés.

Le code électoral assimile vote blanc et vote nul et les regroupe dans l'ensemble des suffrages non exprimés (c'est-à-dire dans la différence entre le nombre de votants et le nombre des suffrages exprimés).

En France, le vote nul n’est pas reconnu dans le résultat d'un scrutin public. Mais lorsqu'un nombre élevé de bulletins nuls est trouvé dans l'urne électorale, cela peut entraîner l'annulation de la totalité des résultats du bureau de vote. Selon la jurisprudence, il y a dans ce cas atteinte à la sincérité du scrutin.




Devrait-on reconnaître le vote blanc ?
Le nombre de votes blancs est connu puisque chaque bureau de vote doit les comptabiliser, mais il n'est pas reconnu officiellement.

Le vote blanc est assimilé à de l'abstention mais il a une signification différente : l'électeur décide de ne pas choisir de candidat ou de réponse parmi ce qui est proposé mais se déplace pour le dire. Il figure donc sur les registres du scrutin et ne remet pas en cause le principe des élections ni leur utilité.

A noter : en Europe, la Suède est le seul pays qui reconnaît officiellement le vote blanc lors des référendums. Ailleurs dans le monde, le vote blanc n'est reconnu officiellement que si le vote est obligatoire.



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Féminin Messages : 18777

MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   04.04.12 12:42

Ils prévoient une forte absention

En général,les citoyens ne se déplacent pas au 1er tour,seulement au
2e(sauf ceux qui votent pour les petits candidats)
Ce qui est logique et idiot à la fois,quelques voix pouvant faire pencher la balance d'un côté ou d'un autre... ... ...

Pour CINQ ANNES,cela vaut la peine de se déplacer !

Il faut changer d'air...changer d'air...changer d'air....
Ce sera peut-être pire,ce sera peut-être mieux,ce ne sera pas pareil !

Moi,bof,j'ai une seule personne ennemie et je ferais tout pour qu'elle n'habite pas à l'Elysée...pendant les 5 prochaines années...
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MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   08.04.12 9:46

En France, l’article L. 66 du code électoral stipule : « Les votes blancs et nuls (…) n’entrent pas en compte dans le résultat du dépouillement ».

Ben alors,pourqoi ils existent ???

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MessageSujet: Nul,le vote à moitié blanc !   01.04.13 13:22

Vous qui passez sur ce site et qui vous intéressez à la reconnaissance du vote blanc, vous vous dites ça va être la fête : joies, bonheurs, congratulations en tout genre. Mais avant de jeter nos masques blancs et nos affiches, préparons-nous à une bonne séance de ridicule.

Imaginez : un ou une amie vous approche et vous dit : « Tu dois être super content ! Le vote blanc est enfin comptabilisé » Averti et penaud, vous lui dites : « non, malheureusement, non ». Il reste probablement interdit et vous vous devez de lui expliquer comment les choses vont RÉELLEMENT se passer. D'abord :

  • Il n'y aura pas de bulletins blancs sur les tables des bureaux de votes. Vous devrez fabriquer vous même vos bulletins.
  • Il n'auront aucun effet sur le résultat de l'élection. Si Mr Trucmuche a deux voix , Mr Daindon en a une et qu'il y a 40 Millions de bulletins blancs... C'est Mr Trucmuche qui est élu avec 66% des voix. Oui.
  • Sur les affiches des résultats, seront notés ces chiffres Mr Trucmuche élu avec 66% des votes exprimés devant Mr Daindon, avec 200 000 bulletins nuls et 40 millions de bulletins blancs.
Si votre ami trouve votre lutte encore un peu plus ridicule qu'avant, vous pouvez le rassurer. Vous n'êtes en rien responsable de cette demi-loi. Ce sont des députés et des sénateurs qui ont eu peur de rappeler au peuple d'où vient leur légitimité. Le ridicule ne les étouffera pas. Car au nom de cette loi qui dit qu'une élection doit élire, on s’essuie volontiers sur la démocratie. Le politique possède une rente à travers son poste d'élu. Le peuple, plus que jamais invisble, est trahi.
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MessageSujet: LE VOTE SANCTION   22.06.13 9:39

Les dangers d’un vote sanction
Disons le net, François Hollande est nul.
En ce qui me concerne, ce n’est pas une surprise. J’avais déjà évoqué la menace économique que faisait peser Hollande.
Cette menace économique se transforme de fait en une menace sociale.
Le problème est que la politique économique du gouvernement est illisible, et pire, inadapté au monde dans lequel nous vivons, inadapté à une économie ouverte comme la nôtre.
Pire, comme l’époque où il était premier secrétaire du PS, il continue à ménager la chèvre et le chou.
Et histoire d’avoir la goutte d’eau qui fait déborder le vase, il clive les français sur des sujets annexes, comme le mariage gay.
Se pose donc la question du vote sanction. Il est fort probable que les élections intermédiaires (Municipales et européennes en 2014, cantonales en 2015 (repoussées), régionales 2016) voient un vote sanction du PS.
Pire, ne voulant pas que le vote sanction soit trop visible, François Hollande refuse de réformer certains scrutins qui en auraient bien besoins. Je pense au scrutin européen.
Donc il est fort probable que le PS perde toutes les élections intermédiaires suite à un vote sanction, et perde dans la foulée l’élection présidentielle.
Or, je crois que le vote sanction pose trois problèmes.
Le premier est que le débat sur la collectivité risque d’être zappé au détriment du débat national.
Si on prend les municipales, beaucoup de maire ne seront pas élus sur un programme municipale, sur une vision municipale, à la suite d’un débat local, mais à la suite d’un débat national et sur une vague anti-Hollande.
Or, là aussi, ce n’est pas bon. Un mauvais UMP risque d’être préféré à un bon PS.
D’autant que statistiquement, l’ensemble des maires, qui sont PS, ont été élus à la suite d’un vote sanction contre l’UMP. Or, statistiquement, les gestions ne sont pas vertueuses.
Au contraire, le député René Dosière (apparenté PS) et l’ancien ministre Jérôme Cahuzac disent l’inverse.
Deuxième problème: la majorité risque de ne pas en prendre compte.
L’exemple est les deux derniers scrutins régionaux.
En 2004, le PS a gagné 20 régions sur 22. C’était un vote sanction contre le président Jacques Chirac et son premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Et bien Jacques Chirac a gardé Jean-Pierre Raffarin.
En 2010, le PS a en plus gagné la Corse. Nicolas Sarkozy a continué à penser que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais le pire, et c’est la troisième raison, est du point de vue du parti principal d’opposition.
Celui-ci va avoir tendance à croire qu’il a gagné parce qu’il est bon. Or ce n’est pas vrai, d’une part, mais le plus grave, c’est que ça dispense le parti principal d’opposition d’avoir une réflexion sérieuse sur les causes de ses précédents échecs.
L’exemple est évident pour le PS. Celui-ci a été éjecté du pouvoir national de façon brutale en 2002: Le Pen est arrivé au second tour.
Mais ça, le PS ne l’a jamais compris.
Au contraire, comme l’UMP n’était pas à la hauteur entre 2002 et 2012, le PS a gagné les élections intermédiaires grâce au vote sanction.
Le PS a donc pensé qu’il était bon, or ça a été une erreur fatale. Le PS n’a pas gagné parce qu’il est bon, il a gagné parce-que l’UMP est nul.
Comme le disait à l’époque François Fillon pour les régionales 2004, on avait un 21 Avril à l’envers.
Or comme le PS s’est cru bon, il s’est dispensé de faire une autocritique sérieuse, et il n’a pas eu une véritable réflexion en vue de se préparer nationalement à diriger la France.
Aujourd’hui, on en voit le résultat.
Le problème, c’est que ça risque de se répéter pour l’UMP.
L’UMP va sans doute gagner toutes les élections intermédiaires. Or, je crains que l’UMP puissent penser qu’elle est brillante, oubliant que la politique menée par Nicolas Sarkozy nous a mené dans le mur, et ne faisant pas un inventaire sérieux des années Sarkozy.
Or, faire l’inventaire des années Sarkozy est une nécessité pour l’UMP afin qu’elle puisse se préparer à être un parti efficace si elle devient majoritaire en 2017.
On risque d’avoir une UMP vivant sur ses acquis, acquis qui comme le PS viennent de votes sanctions.
En plus, pour ne pas arranger le tout, le patron de l’UMP est Jean François Copé.

[cliquer ICI

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MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   10.07.13 23:50



Le PS redoute un vote sanction aux municipales
Home ACTUALITE Politique
Par Solenn de Royer, François-Xavier Bourmaud
Mis à jour le 10/07/2013 à 23:01
Publié le 10/07/2013 à 20:41


Harlem Désir, fin juin, au siège du PS, rue de Solferino à Paris.


Les socialistes veulent découpler la prochaine campagne de l'action gouvernementale en l'ancrant sur des thématiques locales.


Du rassemblement, avant toute chose. Après plusieurs revers électoraux, lors des dernières législatives partielles, les socialistes se sont réunis mercredi à huis clos pour définir une stratégie pour les municipales de mars 2014. Celles-ci s'avèrent périlleuses pour le pouvoir en place, au plus bas de sa popularité depuis le début du quinquennat.

Premier axe stratégique: tenter de découpler la campagne de l'action gouvernementale. «Ce sont des élections locales, a martelé le premier secrétaire Harlem Désir, à l'issue du séminaire. Nous allons être jugés sur nos capacités à porter des projets locaux.» Il a prévenu que si la droite voulait faire de ces élections une «occasion de revanche», le PS ne la laisserait «pas faire». «Le PS doit déconnecter les municipales des enjeux nationaux», renchérit le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis.

Deuxième axe: œuvrer pour que la gauche parte unie dès le premier tour, comme l'avait d'ailleurs souhaité François Hollande lui-même en appelant la majorité à «s'organiser pour les prochains scrutins, notamment municipaux, pour partir rassemblée». Le hic, c'est que les écologistes ont déjà dit qu'ils présenteraient des listes autonomes dans la plupart des grandes villes. L'éviction de l'ex-ministre de l'Écologie, Delphine Batho, n'a rien arrangé. Alors depuis, les socialistes mettent les bouchées doubles pour tenter de rassurer les Verts. À commencer par François Hollande qui, en matière de gestion des relations avec les écolos, semble avoir plus confiance en lui-même qu'en Harlem désir.

Mercredi, le chef de l'État a en tout cas reçu Cécile Duflot, Pascal Canfin et Pascal Durand à l'Élysée pour tenter d'arrondir les angles. Et leur donner des gages, comme ceux avancés mardi par Jean-Marc Ayrault avec ses investissements d'avenir. «Il ne faut pas être un grand analyste pour comprendre ce qui risque de se passer, avec des conséquences politiques majeures, si la gauche et les écologistes se présentent désunis à ces élections municipales», prévient Cambadélis, qui s'inquiète d'un «abstentionnisme galopant» et d'un «FN en dynamique».


« Nous ne sommes plus dans des élections à l'ancienne . La présence du FN et la volatilité de l'électorat troublent le jeu»
Christophe Borgel, député PS de Haute-Garonne
La direction du PS souhaite également mettre en place un comité de liaison entre le PS et ses alliés, qui serait dévolu aux prochaines échéances électorales. La plate-forme («gauche rassemblée») mise en place par le premier secrétaire Harlem Désir il y a quelques mois, et qui visait à entretenir le dialogue entre le PS et les autres partis de gauche, n'a pas convaincu. «Si les écologistes veulent partir seuls au premier tour des municipales, nous l'acterons, veut relativiser le sénateur PS Luc Carvounas. On ne va pas se crisper pour autant. L'important, c'est que des territoires qui sont à gauche depuis des décennies restent à gauche. Nous devons démontrer que la gauche peut durer sous la Ve République. Or, le fait qu'elle ait duré dans les territoires a contribué à la victoire sur le plan national.»

«Nous ne sommes plus dans des élections à l'ancienne, renchérit Christophe Borgel, le «M. Élections» du PS. Avant, chacun partait de son côté au premier tour et les scores des listes s'additionnaient au deuxième. Aujourd'hui, la présence du FN et la volatilité de l'électorat troublent le jeu. D'où l'importance de créer une dynamique dès le premier tour.»

Pour autant, les socialistes ne font pas preuve d'un optimisme démesuré. «Les municipales, on part de tellement haut, on ne peut que les perdre», reconnaît un ministre. Mais au-delà des municipales, ce qui inquiète le plus le PS, ce sont les élections européennes et la perspective de voir le FN y réaliser un très bon score.
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MessageSujet: INFOS SUR LE VOTE   11.07.13 15:12

Bye-bye le droit de vote, bonjour l'obligation de vote ?

Par Thibaut Pézerat
| 12/02/13 - 20:38
C'est une proposition de loi déposée le 6 février dernier, mais sans doute passée inaperçue en plein débat sur le mariage homo. Déposée par dix députés UMP le texte propose de faire du droit de vote "une obligation". 
 
Souhaitée par Thierry Lazaro, Daniel Fasquelle, Thierry Mariani, Paul Salen, Michel Voisin, Laure de La Raudière, Jean-Pierre Vigier, Fernand Siré, Valérie Lacroute et Bernard Brochand, elle transforme le droit de vote en obligation de vote.
 
La sanction pour les abstentionnistes ? Une amende de 15 euros. 45 euros en cas de récidive "dans les cinq ans". Les députés UMP à l'origine de la proposition de loi prévoient tout de même des dérogations, en apportant la "preuve de son impossibilité par procuration", ou en "cas de force majeure". Les citoyens seraient alors exemptés de cette obligation de vote.
 
Une proposition de loi qui vise à répondre à "la persistance de l'abstention à chaque scrutin", et qu'ils justifient également par des raisons historiques. Ils écrivent :
Citation :
Si le vote est un droit, il doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre Patrie.
 
Une proposition de droite, mais qui compte déjà un solide soutien à gauche : Claude Bartolone. Dès novembre 2012, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone se déclare favorable à l'obligation de voter
 
Pendant la période de chaos à l'UMP, l'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi de l'UDI donnant son feu vert à la reconnaissance du vote blanc. "Un premier pas" vers l'obligation de voter, jugeait Claude Bartolone.
 
Le droit de vote est déjà obligatoire dans de nombreux pays, dont certains voisins : la Belgique, le Luxembourg, ou l'Autriche. Plus loin, l'Australie a adopté le principe en 1924.
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MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   11.07.13 21:30

Le vote sanction est une ineptie

Le Monde.fr | 15.12.2011 à 09h50 | Par Farid Laroussi, professeur de lettres à l'université de Colombie britannique, Vancouver

Difficile de trouver le mot juste pour désigner ce mauvais tournant où s'engage la démocratie française. Comme toujours c'est vues de l'extérieur que les choses prennent toute leur amplitude, leur vérité. Témoin franco-américain j'avais déjà eu l'occasion, en décembre 2003, dans ces mêmes colonnes, de partager une opinion sur la difficulté du rapport citoyenneté-nationalité lorsque on est issu de la condition postcoloniale. Devrais-je un jour annoncer à des étudiants de tous horizons que je suis né et j'ai vécu plus de vingt ans dans un pays qui jadis s'appelait la France, devenu au fil des décennies du nouveau siècle une enclave de somnanbules gâtés par leur passé et incapables de se réinventer? La langue française, si précise à nommer le monde, semble avoir perdu de son efficience pour dire le mal être politique et culturel. Je voudrais écrire désamour, mais c'est le mot nécessité qui s'impose.

La Ve République nous a habitués à la réalité des élites en compétition. Toutes formées dans le même moule intellectuel et identitaire, sorties de la même bourgeoisie parisienne ou de province, ces classes politiques se sont gracieusement adonnées à une mécanique d'investiture appréciée comme le fondement du parlementarisme et de l'exécutif républicains. Aujourd'hui encore l'Assemblée nationale représente dans toute sa caricature cette France qui n'existe plus guère, et s'illustre avec à peine 18 % de femmes sur les bancs (même la Chine fait mieux avec 20 %), ou mieux encore, aucun élu issu de l'immigration postcoloniale (26 députés dits de minorités ethniques au parlement britannique en 2010). Mais au printemps 2002 ce pharisaïsme français de classe a été bousculé lorsque l'extrême-droite a en quelque sorte revendiqué son bout de strapontin au grand sacre républicain de la présidentielle. On connaît la suite, Jacques Chirac fut ré-élu sur un score soviétique.

Qu'a-t-on retenu de la leçon ? Fut-ce seulement un exercice d'auto-satisfaction où l'on se gargarise du sursaut démocratique national ? Ou devrait-on plutôt parler d'un nouveau mode décomplexé pour aborder la politique ? Combien est-on loin du précepte socratique selon lequel mieux vaut souffrir que faire le mal. Mais la tentation est toujours la plus forte. Tandis que la prochaine échéance présidentielle se rapproche on assiste au jeu misérable des renoncements moraux et républicains en allant à la pêche des voix dans le marigot de l'extrême-droite. Le ministre de l'intérieur, lui-même en défaut d'une quelconque légitimité électorale, joue un rôle central dans cette stratégie. Pas une semaine ne passe sans qu'il sorte de sa manche quelque statistique ubuesque teintée de manichéisme pétainiste (la menace intérieure de l'étranger !). La sécurité c'est devenu le théâtre du sarkozisme, là où les acteurs s'évertuent de dénoncer la comédie tout en continuant de la jouer.

La gauche, elle, n'use pas de ces prestiges qu'accorde l'exécutif. Elle fait mieux, elle triche. Elle se drape dans la laïcité, comme habitée par une foi. Il faut entendre par là l'ordre organique, collectif, de la nation qui doit se superposer à la liberté individuelle. Ainsi arrive-t-on par exemple au paradoxe où l'on prétend défendre les droits de la femme en la punissant. Dans une vraie démocratie, on le sait, la liberté de la minorité prévaut seulement parce qu'il existe la possibilité qu'elle devienne la majorité. Mais ces Français à qui l'on reproche leur pratique religieuse, et jusqu'à leur liberté de conscience, sont politiquement invisibles. A force de vouloir devancer le mythe de l'intégration, ils ont fini dans un no-man's land de la citoyenneté. C'est drôle comme une idée, la neutralité de l'Etat face aux cultes, est chargée d'en incarner une autre, la stigmatisation d'une pratique. On découvre combien on peut être préparé aux conséquences de l'abjection politique, celle là même qui fait de beaux lâches (le vote des "Arabes" et des "Noirs" ne vaut pas une girolle), sans que la morale soit concernée. Ou dira-t-on, perdre tout sens moral c'est n'avoir plus à s'en préoccuper. Les socialistes continuent de confondre les choses avec leurs noms ; leur laïcité est l'autre nom de la mission civilisatrice dans son emballage post-colonial. Comment ces "pauvres compatriotes musulmanes" pourraient-elles assumer seules la réalité au niveau de leur conscience ? Assimilons-donc !

Dans ce domaine de l'impensé de la diversité, l'extrême-droite n'est pas en reste. Nulle surprise jusque ici. Si vous avez aimé le Front National version vichyste et nostalgique de l'Algérie française, vous adorerez la revanche de l'aliénation nationaliste anti-Europe, anti-banlieues. A consulter la fachosphère en ligne, on devine que les chemises brunes et les tenues para sont repassées d'avance, prêtes pour bientôt revenir à la mode. Pendant ce temps l'antisémitisme du père s'est mué en islamophobie chez la fille. On comprend bien que dans le business de la haine de l'Autre la comédie ne rime à rien. L'extrême-droite sera au second tour de la présidentielle parce que toute idée de démocratie fonctionnelle, d'humanisme appliqué tend à se vider de son contenu dès lors qu'il s'agit de convertir l'histoire en fable. Faut écouter le délire sur le retour au franc, l'antienne sur les hordes musulmanes. La droite a ouvert la voie avec son obsession sécuritaire, et la gauche a poursuivi avec son paternalisme aux relents de la IIIe République.

Enfin, je dis que l'extrême-droite sera présente au second tour, seulement si Sarkozy continue de chercher un deal avec le diable, et si Hollande se plante dans son rôle d'une vie de vrai leader qui comprend les enjeux de la République du XXIe siècle. Bref, même si ce n'est pas Arcole autant éviter la Bérézina. Espoir modeste mais acharné chez qui saura faire de l'universalisme inerte franco-français un mouvement d'universalisation. Aujourd'hui ce n'est pas la nation qui est mondialisée mais bel et bien l'individu, le sujet-citoyen. Cela ni De Gaulle ni Mitterrand n'auraient pu l'envisager, et c'est aussi la raison pour laquelle il faut se délester de la prothèse du national-républicain. L'obession identitaire conduit droit dans le mur, et si cela vous échappe c'est que quelqu'un d'autre écrit l'histoire à votre place. Reste à savoir si Sarkozy et Hollande veulent être le candidat d'après la défaite, celui qui se cherche en vain un alibi, sauf qu'en 2012 nul ne pourra dire qu'il ne savait pas.

Pourquoi cette nouvelle lettre ? En dépit du ton, je pourrais dire que je ne suis ni optimiste ni pessimiste car au bout du compte, d'un côté comme de l'autre, on se retrouve piégé dans une attitude de croyance. Et cette dernière peut, dans les situations extrêmes, revêtir les formes de la peur ou d'une folle espérance. L'action m'est préférable. Même si l'on est blessé une fois, et j'en témoigne avec des millions d'autres après le naufrage démocratique du printemps 2002, on sait aussi qu'on ne peut plus se permettre le luxe de la résignation, ou pire encore, cette ineptie nommée "vote sanction". Voter pour l'extrême-droite en guise de "sanction" revient à tomber dans le panneau de la vulgarité, non pas celle des mots mais celle des idées. Suffit de voir leur programme.

En parlant d'économie, ces gens-là vous disent : "Le loup ne doit pas manger l'agneau, ce n'est pas moral." Peut-être. Ce qu'ils veulent dire c'est qu'ils escomptent manger l'agneau. Pour faire marcher les hommes il faut les fasciner. C'est une vieille histoire qui a mené le monde dans les ténèbres. Notre responsabilité est d'y repenser, de reprendre aussi l'ouvrage du mieux vivre-ensemble. Disons une assurance pour les lendemains car la vraie morale est celle qui s'épanouit en temps de crise.

Farid Laroussi, professeur de lettres à l'université de Colombie britannique, Vancouver
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MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   17.03.14 10:47

Voter ?
Ne pas voter ?
Sanctionner,OUI.

Ailleurs, j'avais écrit ceci =

"alors la meilleure solution est de s'abstenir de voter
Plus personne ne vote
Abstention d'enfer,un taux d'abstention qui frôlerait les 95 %
Du jamais vu...un jeûne général du vote,des urnes vides...
Vive la France,vive la République !"..
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MessageSujet: Re: INFOS SUR LE VOTE   19.05.14 18:15

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INFOS SUR LE VOTE
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