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 A Marseille...division politique !

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MessageSujet: A Marseille...division politique !   21.08.13 10:19

Jean-Marc Ayrault à Marseille: la droite s'agace, la gauche se divise

De notre correspondante Coralie Bonnefoy, publié le 21/08/2013 à 08:16

Sur fond de violence chronique, la visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Marseille, et ses promesses de renforts policiers, n'ont pas fait l'unanimité. Jusque dans les rangs du Parti socialiste local.

Jean-Marc Ayrault à Marseille: la droite s'agace, la gauche se divise

Jean-Marc Ayrault a débarqué à Marseille avec cinq ministres, dont Manuel Valls et Christiane Taubira.

REUTERS/Philippe Laurenson

Pas un, ni deux. Mais six. Six membres d'un même gouvernement débarquent comme un seul homme dans la cour écrasée de soleil de l'Hôpital de la Conception à Marseille: le Premier ministre Jean-Marc Ayrault suivi de la Garde des sceaux Christiane Taubira, du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, de la ministre de la Santé Marisol Touraine, du logement Cécile Duflot et de l'exclusion Marie-Arlette Carlotti.

Mardi après-midi, au lendemain d'un 13e homicide depuis le début de l'année et de l'agression au couteau d'un infirmier, l'imposant cortège s'engouffre dans le hall des urgences de l'hôpital marseillais sous le regard stupéfait des patients.

Devant ce déploiement musclé, les élus locaux -de droite comme de gauche, réunis ensuite en préfecture- attendaient des annonces d'envergure pour éradiquer la violence chronique qui sévit à Marseille. A l'issue de la rencontre, derrière son pupitre, le Premier ministre confirme par une conférence de presse les informations qui ont circulé quelques minutes auparavant via Twitter. Soit un renfort de 24 policiers enquêteurs et d'une compagnie de CRS en plus des trois déjà stationnées à Marseille.

«
24 policiers, ça en fait seulement 4 par ministre présent aujourd'hui!  »

Moins d'un an après la tenue d'un comité interministériel consacré à Marseille, l'annonce est diversement reçue. "C'est un peu du foutage de gueule", peste Bruno Gilles, sénateur-maire UMP des IVe et Ve arrondissements, représentant Jean-Claude Gaudin, en vacances en Bretagne. "C'est la mission de l'Etat d'assurer la sécurité des biens et des personnes, or pendant cette réunion, on n'a cessé de dire que c'est la ville de Marseille qui doit porter la solution!"

"Mais quand on parle de sécurité, on parle de plein de choses: d'éducation, de développement économique, de lutte contre la pauvreté et l'exclusion...", rétorque la ministre et candidate aux primaires socialistes Marie-Arlette Carlotti. Et le Premier ministre enfonce le clou durant sa conférence de presse: "Chacun a sa part de responsabilité. L'Etat va continuer à se battre." Comme Manuel Valls en visite dans la cité phocéenne le 14 août dernier, Jean-Marc Ayrault dresse un bilan positif de l'action menée depuis un an: recul des atteintes aux personnes de 14%, des cambriolages de 20%, des arrachages de colliers de 65%... Il en convient, restent ces trop nombreux homicides liés au trafic de drogue: "Il faut là s'attaquer à la racine du mal. C'est un travail en profondeur qui demande de la patience."

"Du moment que l'on donne à Marseille, je suis contente"

Si la majorité municipale UMP ironise en bloc -"24 policiers, ça en fait seulement 4 par ministre présent aujourd'hui! - les élus locaux socialistes se montrent, eux, plus tempérés. "Du moment que l'on donne à Marseille, je suis contente", glisse Marie-Arlette Carlotti. Non loin de là, sous l'oeil des caméras, Henri Jibrayel, également candidat PS aux primaires, l'assure: "Non, ce n'est pas un déplacement touristique". Ce qui ne l'empêche pas de réclamer 400 gendarmes supplémentaires dans une "action coup de poing" sur un ou deux ans.

Samia Ghali, elle aussi en lice pour les primaires, n'est pas du genre à mâcher ses mots. Elle tacle d'abord Jean-Claude Gaudin: "Il y a des avions, en Bretagne, non? Son absence aujourd'hui est un manque de respect aux Marseillais." Mais, celle qui réclamait il y a un an l'intervention de l'armée dans les quartiers, se montre aussi dure avec son propre camp: "A part l'arrivée de nouveaux policiers, l'action du comité interministériel sur un an est un échec. Si le seul espoir, c'est la Métropole... c'est un peu léger!" Dans un courrier envoyé la veille au Premier ministre, elle réitère sa demande "d'un véritable plan Marshall pour Marseille".

Durant sa rencontre avec les parlementaires, le chef du gouvernement a rappelé qu'il avait besoin "de tous, du collectif" dans la bataille. Une façon comme une autre de faire taire la cacophonie qui règne entre les candidats aux primaires socialistes sur la question de la sécurité et de désigner le véritable adversaire: l'UMP Jean-Claude Gaudin, candidat encore non officiellement déclaré à sa succession pour un 4e mandat à la tête de la ville en mars 2014. Pour la première fois, la gauche l'attaque véritablementsur son bilan. Marseille, ville symbole que le PS rêve d'empocher, pèsera lourd dans les prochaines municipales. Vingt-quatre nouveaux policiers suffiront-ils à faire pencher la balance?
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