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 Intervention en Syrie?(enfin ! )

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MessageSujet: Intervention en Syrie?(enfin ! )   24.08.13 14:22


Comment les Américains pourraient intervenir en Syrie

Par LEXPRESS.fr, publié le 24/08/2013 à 13:50


Les Etats-Unis sont déjà intervenus militairement contre un autre pays sans mandat de l'ONU. C'était en 1999, au Kosovo. A cette époque comme aujourd'hui, la Russie opposait son veto
Comment les Américains pourraient intervenir en Syrie


Le président américain Barack Obama étudie la question d'une intervention militaire en Syrie

Reuters

L'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad contre les rebelles en Syrie pourrait bien constituer la "ligne rouge" à laquelle Barack OBama a fait référence en décembre dernier.

Mercredi dernier, les opposants syriens ont accusé Damas d'avoir lancé une opération de bombardements d'armes chimiques, évoquant 1 300 victimes, ce que dément le régime syrien. De nombreuses photos et vidéos de corps, sans la moindre trace de sang ont été depuis diffusées.

Si la ligne rouge a été franchie, les Etats-Unis pourraient donc intervenir dans le conflit. Barack Obama a d'ailleurs bel et bien franchi un pas en décidant du renforcement des forces militaires déployées en Méditerranée. Mais le Président américain l'assure, ce choix ne vise qu'à lui offrir des options supplémentaires.

>> Lire aussi:Syrie: l'intervention armée en question, la communauté internationale s'agite

L'exemple du Kosovo

Si elles devaient aller plus loin, les autorités américaines pourraient s'inspirer des frappes aériennes lancées au dessus du Kosovo à la fin des années 1990 pour déclencher une action similaire en Syrie, sans mandat de l'ONU, a rapporté le New York Times samedi.

Lors du conflit du Kosovo en 1998-1999, la Russie a soutenu le régime yougoslave de Slobodan Milosevic, accusé d'atrocités envers les civils dans cette province serbe. Dans la mesure où la Russie opposait son veto au Conseil de sécurité de l'ONU, il était impossible de parvenir à une résolution autorisant le recours à la force contre la République yougoslave.

En mars 1999, l'OTAN a déclenché des frappes sur les forces serbes stationnées au Kosovo, arguant que les violences commises par elles constituaient une situation d'urgence humanitaire. L'attaque a duré 78 jours. Aujourd'hui, comme alors, la Russie s'oppose à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le recours à la force contre la Syrie.

Les conséquences sur les pays voisins

"Ce serait aller trop loin que de dire que nous sommes en train d'élaborer une justification légale à une action militaire, dans la mesure où le président n'a pris aucune décision" a confié au New York Times un haut responsable de l'administration, sous couvert d'anonymat. "Mais, bien évidemment, le Kosovo est un précédent pour une situation qui peut paraître similaire" a-t-il ajouté.

Le débat autour du Kosovo a été l'un des sujets examinés à propos du conflit syrien, a expliqué la même source. Les conséquences possibles d'un lancement de frappes contre la Syrie sur les pays de la région comme le Liban, la Jordanie, la Turquie ou l'Egypte, sont également étudiées, a-t-il précisé.

Dans un entretien sur CNN, le président Obama a affirmé que les accusations de recours aux armes chimiques par le régime syrien représentaient "un événement important", "très troublant" et "profondément inquiétant". Le président américain a indiqué que la question de savoir si une intervention militaire des Etats-Unis contre un autre pays sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU enfreindrait les règles internationales était étudiée.

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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   24.08.13 15:15


SYRIE. Obama réunit son équipe de sécurité

Créé le 24-08-2013 à 11h07 - Mis à jour à 14h48

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Selon Laurent Fabius, en visite à Ramallah, tout indique l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Damas.

Mots-clés : Syrie, Iran, Bachar el-Assad, Laurent Fabius, Hassan Rohani

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Le président américain Barack Obama réunit son équipe de sécurité samedi 24 août pour discuter de la réponse à apporter aux allégations d'attaque à l'arme chimique par le gouvernement syrien cette semaine, a annoncé un responsable de la Maison Blanche.

"Nous avons une palette d'options sur la table, et nous allons agir de façon réfléchie afin de prendre des décisions en accord avec nos intérêts nationaux ainsi qu'avec notre évaluation de ce qui peut faire avancer nos objectifs en Syrie", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, le chef de la diplomatie françaises, Laurent Fabius, en visite à Ramallah en Cisjordanie, avait annoncé que tout indiquait que le régime syrien de Bachar al-Assad a perpétré une "attaque chimique" cette semaine près de Damas. L'opposition syrienne a accusé le régime de Bachar al-Assad d'avoir attaqué mercredi à l'arme chimique des secteurs aux mains de la rébellion dans la périphérie de Damas, parlant de plus de 1.000 morts, des allégations rejetées en bloc par Damas. "Toutes les informations dont nous disposons convergent pour dire qu'il y a eu un massacre chimique près de Damas et indiquer que c'est le régime de Bachar Al-Assad qui en est à l'origine", a indiqué Laurent Fabius, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah.

L'Iran évoque des "agents chimiques"

Plus tôt samedi, le président iranien Hassan Rohani a évoqué l'utilisation d'"agents chimiques" et a qualifié la mort d'innocents de "très douloureuse". "La République islamique d'Iran, qui a été victime d'armes chimiques (durant la guerre Iran-Irak, ndlr) demande à la communauté internationale de tout faire pour empêcher l'utilisation de telles armes partout dans le monde", a ajouté Hassan Rohani.

L'Iran est le principal soutien régional de la Syrie. "La République islamique d'Iran, qui a été victime d'armes chimiques (durant la guerre Iran-Irak, ndlr) demande à la communauté internationale de tout faire pour empêcher l'utilisation de telles armes partout dans le monde", a ajouté Hassan Rohani. "La situation qui domine aujourd'hui en Syrie, et la mort d'un certain nombre d'innocents provoquée par des agents chimiques sont très douloureuses", a déclaré Hassan Rohani, le président iranien, selon le site du gouvernement.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait déclaré jeudi que, si l'information sur l'utilisation d'armes chimiques était confirmée, les rebelles en seraient responsables. Il est allé plus loin samedi : "Nous sommes très inquiets des informations concernant l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et nous condamnons vigoureusement l'utilisation de telles armes. Il existe des preuves que les groupes terroristes ont mené cette action". L'Iran met en garde contre "toute intervention militaire".

L'ONU envoie ses experts

La communauté internationale souhaite que des experts de l'ONU, présents en Syrie depuis dimanche, puissent aller enquêter au plus vite sur les lieux de l'attaque de mercredi, après les allégations d'utilisation de gaz toxiques.

La haute représentante de l'ONU pour le désarmement Angela Kane est arrivée samedi matin à Damas pour négocier les modalités de l'enquête. Elle est arrivée dans un grand hôtel de Damas, le Four Seasons, sans faire de déclarations. Elle va demander au gouvernement syrien d'autoriser les experts de l'ONU déjà présents en Syrie à enquêter dans la banlieue de Damas.

Les Etats-Unis ont par ailleurs annoncé qu'ils maintiendraient en Méditerranée un 4e destroyer lanceur de missiles de croisière
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   24.08.13 15:22

C'est tellement compliqué...avec tous les voisins autour((Israel,Egypte,Turquie,Jordanie,Palestine,Liban et j'en oublie..)..avec toutes les infos vraies ou fausses,çà me dépasse,un peu comme l'informatique !
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   25.08.13 0:31


Le Figaro
Le Figaro Magazine

Syrie : l'Iran met en garde les États-Unis
Home ACTUALITE Flash Actu
Par Lefigaro.fr avec l'AFP
Mis à jour le 24/08/2013 à 13:45
Publié le 24/08/2013 à 13:34

L'Iran, principal allié régional de la Syrie, a mis en garde les Etats-Unis contre toute "intervention militaire" en Syrie, rapporte aujourd'hui l'agence Isna.

"Il n'y a aucune autorisation internationale pour une intervention militaire en Syrie. Nous mettons en garde contre toute action ou déclaration qui ne feraient que créer plus de tensions dans la région. J'espère que les responsables de la Maison Blanche feront preuve de suffisamment de sagesse pour ne pas entrer dans un tel tumulte dangereux", a déclaré Abbas Araghchi, porte-parole de la diplomatie iranienne.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   25.08.13 12:53


Si Washington franchit "la ligne rouge" en Syrie...

Le Point.fr - Publié le 25/08/2013 à 10:57 - Modifié le 25/08/2013 à 11:27

L'Iran promet de "dures conséquences pour la Maison-Blanche", prévient un haut commandant des forces armées iraniennes.
Parade de l'armée iranienne en 2011. Parade de l'armée iranienne en 2011. © Atta Kenare / AFP


"Si les États-Unis franchissent cette ligne rouge, il y aura de dures conséquences pour la Maison-Blanche", a déclaré dimanche, selon l'agence Fars, le commandant Massoud Jazayeri, adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes. Il réagit à une éventuelle opération militaire américaine en Syrie, dont l'Iran est le principal allié régional.


"La guerre terroriste actuelle en Syrie a été planifiée par les États-Unis et les pays réactionnaires de la région contre le front de la résistance (face à Israël, NDLR). Malgré cela, le gouvernement et le peuple syriens ont obtenu de grands succès", a ajouté Massoud Jazayeri. "Ceux qui ajoutent de l'huile sur le feu n'échapperont pas à la vengeance des peuples", a-t-il encore déclaré.

Washington examine des options militaires


L'Iran accuse régulièrement les États-Unis et leurs alliés occidentaux et arabes de soutenir les rebelles syriens pour renverser le régime du président Bachar el-Assad.

Le secrétaire à la Défense américain Chuck Hagel a déclaré dimanche que les forces américaines étaient prêtes à agir contre le régime syrien mais a souligné que Washington était toujours en train d'évaluer sarmes chimiques dans la région de Damas.

Le gouvernement syrien a démenti ces accusations, affirmant que les groupes rebelles étaient à l'origine de ces attaques contre la population civile.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   25.08.13 13:04


Syrie : l'Iran menace les Etats-Unis en cas d'intervention militaire

Publié le 25.08.2013, 09h51 | Mise à jour : 12h12

Un haut commandant des forces armées iraniennes menace de «dures conséquences» les Américains s'ils se décidaient à franchir la «ligne rouge» en Syrie.
Un haut commandant des forces armées iraniennes menace de «dures conséquences» les Américains s'ils se décidaient à franchir la «ligne rouge» en Syrie

Alors que les Etats-Unis semblent se préparer à une intervention militaire contre le régime syrien, l'allié iranien de Bachar al-Assad met en garde Washington. Ce dimanche, un haut commandant des forces armées iraniennes, le commandant Massoud Jazayeri, menace de «dures conséquences» les Américains s'ils décidaient à franchir la «ligne rouge» en Syrie.

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Un détournement visiblement assumé de l'expression du président Barack Obama au sujet de l'éventuelle utilisation d'armes chimiques contre les rebelles.

Un an jour pour jour avant l'attaque meurtrière, mercredi, de sites rebelles près de Damas, le président américain avait en effet prévenu le régime de Bachar al-Assad qu'il ne tolèrerait pas un dépassement de la «ligne rouge». Dans sa bouche, l'expression signifiait alors l'utilisation d'armes neurotoxiques tel le gaz sarin, soupçonné d'avoir décimé plus de 1 300 syriens cette semaine.

Ce week-end, l'association Médecins sans frontières a reconnu les symptômes d'un tel procédé après avoir consulté les praticiens sur place. Nombre d'experts soupçonnent également l'utilisation d'armes chimiques, au vu des vidéos du raid. Et après plusieurs jours de grande prudence, la France a finalement osé cibler pour la première fois la responsabilité du régime de Bachar al-Assad samedi, ainsi que l'utilisation probable de gaz toxique.

Les Etats-Unis «prêts à agir»

Dans le même temps, les Etats-Unis ont renforcé leur présence militaire en Méditerranée en y envoyant un navire destroyer de plus, équipé de missiles Tomahawk. Le président a également réuni son équipe de sécurité et, ce dimanche, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a fait savoir que les forces américaines étaient prêtes à agir contre le régime syrien. Il a toutefois souligné que Washington était toujours en train d'évaluer ses options : «Nous avons préparé toutes les options, s'il [Barack Obama, ndlr] décidait de choisir l'une d'elles», a-t-il précisé dans la matinée.

Des déclarations qui ont immédiatement fait réagir l'allié historique du régime syrien. Depuis mercredi, l'Iran reconnait du bout des lèvres une éventuelle utilisation d'armes chimiques mais en impute la responsabilité aux rebelles et non aux forces de Bachar al-Assad. «Si les Etats-Unis franchissent cette ligne rouge il y aura de dures conséquences pour la Maison Blanche», a donc menacé le commandant Massoud Jazayeri, adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes.

Les jihadistes veulent se venger d'al-Assad

«La guerre terroriste actuelle en Syrie a été planifiée par les Etats-Unis et les pays réactionnaires de la région contre le front de la résistance [face à Israël, ndlr]. Malgré cela, le gouvernement et le peuple syriens ont obtenu de grands succès. [...] Ceux qui ajoutent de l'huile sur le feu n'échapperont pas à la vengeance des peuples», a-t-il précisé. L'Iran accuse régulièrement les Américains ainsi que leurs alliés occidentaux et arabes de soutenir les rebelles syriens pour renverser le régime du président Bachar al-Assad.

Pour ne rien arranger, le Front jihadiste Al-Nosra, affilié à Al-Qaïda et qui combat le régime syrien, a promis ce dimanche de se venger sur les villages alaouites, branche du chiisme à laquelle appartient le président Bachar al-Assad. Ils «paieront le prix de chaque roquette chimique tombée sur nos parents à Damas», a prévenu le chef d'Al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani, dans un message diffusée sur des sites islamistes.


La Syrie refuse toujours les enquêteurs de l'ONU
De façon exceptionnelle, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a téléphoné jeudi à son homologue syrien Walid Mouallem pour lui signifier que «si le régime syrien n'avait rien à cacher, il aurait dû autoriser un accès immédiat et sans entrave au site» de l'attaque présumée pour les enquêteurs de l'ONU. Au lieu de cela, le régime a «continué d'attaquer la région affectée» par l'attaque présumée du 21 août pour en «bloquer l'accès et détruire les preuves», a accusé John Kerry. Des enquêteurs des Nations Unis doivent se rendre sur place pour infirmer ou confirmer l'utilisation de gaz toxique. Actuellement, les observateurs se trouvent en Syrie mais ne sont pas autorisés à se rendre sur les lieux concernés. Alors qu'ils sont toujours bloqués sur l'analyses de précédentes attaques - également soupçonnées d'avoir été perpétrées avec du gaz sarin - une haute responsable de l'ONU est arrivée samedi à Damas pour négocier une enquête.

Le président israélien Shimon Peres a lui appelé la communauté internationale à se «débarrasser» des armes chimiques de Syrie. «C'est très compliqué, très coûteux, mais il serait encore plus compliqué et encore plus dangereux» de laisser les choses telles qu'elles sont, a-t-il précisé ce dimanche.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   25.08.13 18:59


Syrie : Hollande met la pression sur Assad


A.R. | Publié le 25.08.2013, 12h30 | Mise à jour : 18h45

Ce dimanche, le président français François Hollande estime que «tout conduit à considérer», via «un faisceau d'évidences», que le régime syrien est «responsable» de «cet acte inqualifiable».

Ce dimanche, le président français François Hollande estime que «tout conduit à considérer», via «un faisceau d'évidences», que le régime syrien est «responsable» de «cet acte inqualifiable».
| (CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP)


L'étau se resserre autour du régime de Bachar al-Assad en Syrie. Depuis l'attaque meurtrière de mercredi dans la banlieue de Damas, les soupçons pèsent de plus en plus sur la responsabilité du gouvernement ainsi que sur la nature «chimique» du raid.

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Ce dimanche, le président français François Hollande estime que «tout conduit à considérer», via «un faisceau d'évidences», que le régime syrien est «responsable» de «cet acte inqualifiable».

Dans un communiqué, l'Elysée indique également que le président français s'est entretenu du dossier syrien avec le Premier ministre australien, Kevin Rudd (l'Australie prendra la présidence du Conseil de sécurité des Nations-Unies au mois de septembre). A cette occasion, François Hollande s'est joint à de nombreux responsables de la communauté internationale pour demander que les inspecteurs des Nations-Unies puissent avoir accès «sans délai et sans restriction aucune aux sites incriminés».

Actuellement en visite en Cisjordanie et en Israël, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé de son côté qu'il n'a «aucun doute» sur l'attaque à l'arme chimique et sur la «responsabilité» du régime de Bachar al-Assad. Une déclaration appuyée par Washington qui estime qu'il y a «très peu de doutes» sur l'usage d'armes chimiques en Syrie. Ce que Damas nie en bloc.

Dimanche, après avoir depuis mercredi refusé l'accès, le gouvernement syrien a accepté la mission de l'ONU pour infirmer ou confirmer l'utilisation controversée du gaz sarin dans l'attaque qui, selon l'opposition syrienne, a fait plus de 1 300 morts. Moscou, un des principaux soutiens de Damas, appelle au «bon sens» et à ne pas commettre d'«erreur tragique». Et pour réaffirmer sa volonté de soutenir Bachar al-Assad, la Russie s'emploie à relativiser l'accusation contre le régime de Damas et appelle l'opposition syrienne à permettre à la mission de l'ONU d'enquêter «en toute sécurité».

Syrie: 355 morts avec des «symptômes neurotoxiques», selon MSF

Une «guerre illégitime», selon la Russie

Mais le président français sait bien les difficultés que devra affronter le futur président du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment avec le veto de la Russie quant à une éventuelle intervention en Syrie. «De manière inéluctable, Obama se rapproche d'une guerre en Syrie, exactement comme Bush l'avait fait en Irak [en 2003, ndlr]», accuse d'ailleurs ce dimanche le président de la Commission des affaires internationales de la chambre des députés russes, Alexei Pushkov.

Selon de nombreux experts, les Etats-Unis se préparaient en effet à une éventuelle opération. Outre l'Iran au niveau régional, la Russie est restée à l'écoute d'al-Assad depuis le début de la rébellion en mars 2011 et a qualifié d'«inacceptables» les appels à l'usage de la force contre le régime syrien. Ce dimanche matin, l'allié iranien a lui menacé de «dures conséquences» les Etats-Unis en cas d'intervention militaire.

Syrie: les Etats-Unis prêts à agir si nécessaire

Face à cette «guerre» qui se profile, le pape François a pris la parole ce dimanche. Il appelle à faire «cesser le bruit des armes» en Syrie. A l'issue de la prière dominicale de l'Angélus, le souverain pontife loue les bénéfices du «dialogue» et «lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle se montre plus sensible face à cette tragique situation et s'engage au maximum pour aider la chère Nation syrienne à trouver une solution à une guerre qui sème destruction et mort».

Un discours que ne semble pas avoir entendu l'armée syrienne qui, en début d'après-midi, a tiré des missiles sol-sol sur la Ghouta orientale, banlieue de Damas où avait déjà eu lieu l'attaque de mercredi. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des raids aériens ont également visé la périphérie de la ville de Douma, un peu plus au nord, ainsi que la ville de Mesraba. La mission de l'ONU se prépare, dans ce contexte, à mener ses enquêtes sur place, à compter de ce lundi.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   25.08.13 19:12

je ne sais pas quoi en penser,il aurait fallu s'y prendre plutôt et le pb aurait été réglé???
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   26.08.13 10:59

le Point.fr
 
EN DIRECT. Syrie : l'Occident va riposter, même sans l'ONU  
 
Le Point.fr - Publié le  26/08/2013 à 07:24 - Modifié le  26/08/2013 à 10:48
 
Washington et Londres semblent de plus en plus décidés à frapper le régime de Damas, provoquant la colère de Bachar el-Assad et de Moscou.
Des chars de l'armée syrienne déployés dans le quartier damascène de Jobar, le 24 août dernier. Des chars de l'armée syrienne déployés dans le quartier damascène de Jobar, le 24 août dernier. © Str / AFP
 
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Assad juge les accusations "insensées"
 
Les États-Unis sont-ils sur le point de lancer une opération militaire sur la Syrie ? Alors que les experts de l'ONU doivent commencer à enquêter lundi sur les lieux d'une attaque chimique présumée survenue mercredi près de Damas, tout laisse à croire que des frappes américaines seraient imminentes. Suivez en direct les derniers événements.
 
10 h 11. Les chefs d'état-major de plusieurs pays occidentaux et musulmans entament lundi à Amman une réunion de deux jours pour examiner les retombées du conflit en Syrie, selon un responsable jordanien.
 
 
9 h 52. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, juge "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques en Syrie "sans unité complète au Conseil de sécurité de l'ONU". Une première.
 
9 h 48. Les enquêteurs de l'ONU se dirigent vers le site de l'attaque chimique présumée.
 
 
9 h 13. Des obus de mortier s'abattent dans le centre de Damas et ont blessé trois personnes, rapporte l'agence officielle Sana. Par ailleurs, un photographe de l'AFP qui attendait à la sortie de leur hôtel des experts de l'ONU venus en Syrie pour enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques dit avoir entendu deux explosions dans le secteur.
 
 
8 h 54. La Turquie se dit prête à rejoindre une coalition contre la Syrie, même sans consensus à l'ONU. "Si une coalition est formée contre la Syrie lors de ce processus, la Turquie en fera partie", déclare le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Davutoglu.
 
8 h 30. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, déclare sur Europe 1 que la décision d'une intervention militaire en Syrie "n'est pas encore prise". "Toutes les options sont ouvertes", précise-t-il. "Il y a un massacre chimique qui est établi", affirme le chef de la diplomatie, assurant qu'à titre personnel il avait la conviction de la responsabilité de Damas. "Il y a un devoir de réagir", estime Laurent Fabius, qui parle d'une réponse de la communauté internationale "dans les jours qui viennent".
 
Dans une interview au Parisien de ce lundi, François Hollande estime que "tout va se jouer cette semaine". "Il y a plusieurs options sur la table, qui vont du renforcement des sanctions internationales aux frappes aériennes en passant par l'armement des rebelles. Il est encore trop tôt pour se prononcer de façon catégorique sur ce qui va se passer", déclare le président de la République.
 
 
8 h 12. Le Front Al-Nosra, affilié à al-Qaida et qui combat le régime syrien, revendique l'assassinat du gouverneur de Hama (centre). Les islamistes affirment se venger de l'attaque chimique présumée menée par l'armée près de Damas. Inconnu avant la révolte en Syrie, le groupe sunnite extrémiste Al-Nosra s'est rallié aux rebelles voulant renverser le régime syrien et a revendiqué de nombreux attentats-suicides et à la voiture piégée à travers le pays.
 
7 h 2. La Russie met en garde les États-Unis. "Sergueï Lavrov a attiré l'attention de son interlocuteur sur les conséquences extrêmement graves d'une possible intervention militaire pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord où des pays comme l'Irak ou la Libye sont toujours déstabilisés", selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
 
 
6 h 54. Le président syrien Bachar el-Assad sort de son silence. "Les déclarations faites par des hommes politiques aux États-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens", déclare-t-il. "Les États-Unis essuieront un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu'ils ont lancées, à commencer par le Vietnam", s'ils décident de mener une opération militaire en Syrie, ajoute-t-il.
 
 
6 h 46. Un diplomate américain indique que le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré dimanche au secrétaire général de l'ONU et à ses homologues britannique, français, canadien et russe avoir "très peu de doutes" quant à une attaque à l'arme chimique par la Syrie le 21 août. D'après ce responsable du département d'État, M. Kerry a souligné auprès de Ban Ki-moon, William Hague, Laurent Fabius, John Baird et Sergueï Lavrov que "si le régime syrien voulait prouver au monde qu'il n'avait pas eu recours à des armes chimiques au cours de cet incident, il aurait cessé ses bombardements dans cette zone et offert un accès immédiat à l'ONU il y a cinq jours".
 
François Hollande s'est également entretenu avec Barack Obama, dimanche. "Tout concorde pour désigner le régime de Damas comme l'auteur" des attaques chimiques du 21 août, estime l'Élysée.
 
 
5 heures. "Chaque heure compte. Nous ne pouvons pas nous permettre de délai supplémentaire", déclare Ban Ki-moon à Séoul, quelques heures avant le début d'une mission d'inspection de l'ONU dans la zone, près de la capitale syrienne, théâtre mercredi dernier d'une attaque chimique présumée.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   26.08.13 11:08

Syrie : la France promet une "réponse proportionnée" et imminente

Le Monde.fr avec AFP | 26.08.2013 à 07h58 • Mis à jour le 26.08.2013 à 10h32

Alors que les inspecteurs de l'ONU ont commencé leur enquête sur les accusations de massacre à l'arme chimique près de Damas, le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a assuré sur Europe 1 que toutes les options restaient "ouvertes" et que la décision concernant une "réponse proportionnée" serait prise "dans les jours qui viennent".

"Il faut proportionner les réactions, mesurer, agir à la fois avec détermination et avec sang-froid, et c'est ça qui va être arbitré au cours des jours qui viennent. La seule option que je n'envisage pas, c'est de ne rien faire".

Des entretiens ont eu lieu au cours du week-end entre plusieurs chefs d'Etat, notamment entre François Hollande et Barack Obama. Le secrétaire à la défense américain, Chuck Hagel, a ainsi évoqué une éventuelle intervention militaire : "Nous avons préparé toutes les options, s'il [Barack Obama] décidait de choisir l'une d'elles". Divers scénarios ont été présentés lors d'une réunion à la Maison Blanche, dont les détails n'ont pas filtré, pas plus que la date d'une décision éventuelle. Les Etats-Unis ont tout de même décidé de renforcer leur présence navale en Méditerranée avec l'envoi dans la région d'un quatrième destroyer équipé de missiles de croisière.

L'idée d'une coalition internationale qui passerait outre une prise de position unanime du Conseil de sécurité de l'ONU, où la Chine et la Russie disposent d'un droit de veto, revient de plus en plus. Le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague, estime que c'est une possibilité, "car dans le cas contraire il serait impossible de répondre à de tels scandales". La Turquie a indiqué qu'elle était prête à participer à une telle coalition.

AL-ASSAD : "LES ÉTATS-UNIS ESSUIERONT UN ÉCHEC"

Bachar Al-Assad a répondu aux menaces occidentales, lundi, dans un entretien au quotidien russe Izvestia, démentant des accusations d'attaques chimiques "insensées" et promettant à Washington "un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu'ils ont lancées, à commencer par le Vietnam".


"L'Amérique a mené plusieurs guerres et n'a jamais atteint les objectifs pour lesquels ces guerres ont été déclarées, a ajouté le président syrien. N'ont-ils pas compris que toutes ces guerres n'ont apporté rien d'autre que la ruine et l'instabilité au Proche-Orient et dans d'autres régions du monde ? (...) On ne peut pas être pour le terrorisme en Syrie et contre le terrorisme au Mali. On ne peut pas soutenir le terrorisme en Tchétchénie et lutter contre en Afghanistan. Personne ne réussira à transformer la Syrie en une marionnette des Occidentaux."

Une image publiée sur la page Facebook officielle de la présidence syrienne le jeudi 1er août.

L'option militaire est également loin d'être partagée par la Russie. "Satisfaite" de l'accord donné par Damas à une enquête de l'ONU, elle a appelé les Occidentaux à ne pas commettre d'"erreur tragique" en ayant recours à la force. Une intervention en Syrie aurait des conséquences "extrêmement graves", a affirmé un communiqué du ministère des affaires étrangères russe.

Une initiative militaire sous l'impulsion des Etats-Unis ne serait pas une "partie de campagne", a également averti le ministre de l'information syrien, Omran Zoabi, cité dimanche par l'agence de presse officielle SANA. "Si les Etats-Unis franchissent cette ligne rouge, il y aura de dures conséquences pour la Maison Blanche", a ajouté l'Iran.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   26.08.13 19:53


Syrie : questions sur une intervention militaire

26 août 2013 à 07:28 (Mis à jour: 19:06)


le point sur la situation Victimes de tirs, les enquêteurs sont arrivés sur les lieux d'un probable usage d'armes chimiques. L'hypothèse d'une action hors cadre de l'ONU est sur la table.

Par LIBERATION

Les inspecteurs de l’ONU se font tirer dessus

Cinq jours après le massacre présumé à l’arme chimique dans la région de la Ghouta, près de Damas, l’équipe d’experts des Nations unies a enfin pu se rendre sur les lieux, avec le feu vert (tardif) du régime. Mais le convoi de cinq voitures, escorté par les services de sécurité syriens, a essuyé des tirs de snipers en cours de route. La zone de l’attaque est tenue par les rebelles. L’attaque n’a pas fait de blessés mais l’une de voitures, mise hors d’état, a dû faire demi-tour pour être remplacée. «Le premier véhicule de l’équipe d’enquête sur les armes chimiques a été délibérément touché à plusieurs reprises par des tirs de snipers non identifiés» dans une zone-tampon à l’approche du site, selon le communiqué de l’ONU. Il n’y a pas de blessés.

Residents gather around a convoy of U.N. vehicles carrying a team of U.N. chemical weapons experts at one of the sites of an alleged poison gas attack in the southwestern Damascus suburb of Mouadamiya, August 26, 2013. U.N. chemical weapons inspectors in Syria met and took samples from victims of an apparent poison gas attack in a rebel-held suburb of Damascus on Monday after the U.N. team themselves survived a sniper attack that hit a vehicle in their convoy. REUTERS/Abo Alnour Alhaji (SYRIA - Tags: POLITI

Le convoi de l'ONU à Mouadamiya, près de Damas. Le quartier a été ciblé par les bombardements présumés à l'arme chimique. (Photo stringer. Reuters)

Qui a tiré ? Chaque camp se renvoie la responsabilité. La télévision d’Etat a aussitôt accusé les rebelles, en faisant état de «tirs des groupes terroristes armés», selon sa rhétorique habituelle. Pour l’opposition, c’est le régime qui a tiré sur les experts pour les «intimider».

Les experts de l’ONU ont ensuite pu recueillir des témoignages de victimes dans deux hôpitaux et recueillir des échantillons, selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Une vidéo postée sur YouTube par une source non-identifiée semble montrer des inspecteurs de l’ONU dans un hôpital de Moadamiyet al-Sham, dans la banlieue de Damas :


Trop tard pour rassembler des preuves ?

On peut le craindre : cinq jours se sont écoulés depuis l’attaque et la zone a été intensément bombardée depuis. Mais selon plusieurs experts interrogés par l’AFP, il n’est pas trop tard. «Il y a de bonnes chances de trouver du sarin et ses dérivés dans le sol, des munitions explosées et des fluides corporels comme le sang et l’urine», explique ainsi Alastair Hay, spécialiste en toxicologie de l’université britannique de Leeds. «Chez certains individus qui ont été sévèrement intoxiqués, on peut encore trouver des traces de sarin jusqu’à six semaines après l’exposition.»

La Suisse, en pointe pour l’analyse des substances chimiques, se dit prête à aider l’ONU dans son enquête. Le chef de la diplomatie helvète, Didier Burkhalter, a notamment proposé le concours du laboratoire de Spiez, l’un des 21 établissements spécialisés désignés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans le monde.

A supposer que les analyses confirment l’usage de gaz sarin, il sera néanmoins difficile d’établir avec certitude si c’est de la part du régime.

De moins en moins de doutes sur les armes chimiques

Il faudra attendre les conclusions de la mission de l’ONU pour en avoir le cœur net, mais les Occidentaux n’ont déjà guère de doutes. Ils avaient déjà conclu en juin à l’usage de gaz sarin en Syrie, à plus petite échelle. Pour les Etats-Unis, qui avaient fait des armes chimiques une ligne rouge, «il y a des signes forts pointant en direction de l’utilisation d’armes chimiques» par le régime syrien, selon un haut responsable qui s’est entretenu ce matin avec les journalistes qui voyagent avec le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel.

Interrogé sur Europe 1 au même moment, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ne s’est pas embarrassé de conditionnel : «Il y a un massacre chimique qui est établi, il y a la responsabilité de Bachar al-Assad, il faut une réaction, nous en sommes là. (...)Il y a un devoir de réaction.»

Activists wear gas masks as they look for dead bodies and to collect samples to check for chemical weapon use, in the Zamalka area, where activists say chemical weapons were used by forces loyal to President Bashar Al-Assad in the eastern suburbs of Damascus August 22, 2013. REUTERS/Bassam Khabieh (SYRIA - Tags: POLITICS CIVIL UNREST CONFLICT) - RTX12TQC

Des militants de l'opposition s'apprêtent à collecter des échantillons pouvant servir à prouver l'usage d'armes chimiques, jeudi près de Damas. (Photo Bassam Khabieh. Reuters)

Une intervention hors de l’ONU est-elle possible ?

L'hypothèse est en tout cas ouvertement sur la table. Le Conseil de sécurité étant toujours paralysé par les soutiens de la Russie et de la Chine à Damas, la question d’une intervention militaire hors du cadre des Nations unies revient en force. «Est-il possible de répondre à l’usage d’armes chimiques sans unité complète au Conseil de sécurité de l’ONU ? Je dirais que oui, sinon bien sûr ce pourrait être impossible de répondre à de telles atrocités, à de tels crimes, et je ne pense pas que ce serait une situation acceptable», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, dans une interview à la BBC ce matin.

L’idée, selon plusieurs experts, serait de mener des frappes chirurgicales contre des sites stratégiques, pour montrer à Damas que la communauté internationale ne reste pas les bras croisés devant les armes chimiques, mais sans pour autant s’engager dans une intervention de longue durée. Les capitales pourraient se mettre d’accord sur une opération limitée «dont le but serait purement punitif, dont l’objectif serait ni de changer le régime à Damas, ni de renverser l’équilibre sur le terrain en faveur des forces rebelles», selon Jonathan Paris, expert du groupe de réflexion Atlantic Council, interrogé par l’AFP. Les Etats-Unis ont déjà des forces déployées dans la région.

L’opération pourrait être menée par quelques pays réunis au sein d’une «coalition of the willing» («coalition de volontaires»). Elle pourrait comprendre des Etats de la région, comme la Turquie, prêts à se passer du feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU.

Pour Laurent Fabius, «les options sont ouvertes. La seule option que je n’envisage pas, c’est de ne rien faire». Contourner le Conseil de sécurité est imaginable «dans certaines circonstances, mais il faut faire très attention bien sûr parce que la légalité internationale, ça existe».

La Russie, alliée de Damas, n’a d’ailleurs pas manqué de le rappeler en début d’après-midi par la voie de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, qui a tenu une conférence de presse en urgence. «Le recours à la force sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU est une violation grossière du droit international (...). Une intervention non autorisée par la communauté internationale ne fait qu’aggraver la situation dans un pays que l’on voulait sauver de la dictature et où l’on voulait imposer la démocratie.»

Russia's Foreign Minister Sergei Lavrov leaves after a news conference in Moscow, August 26, 2013. Lavrov said on Monday any military intervention in Syria without a mandate from the United Nations would be a grave violation of international law. REUTERS/Maxim Shemetov (RUSSIA - Tags: POLITICS CONFLICT) - RTX12X1F

Sergueï Lavrov en conférence de presse à Moscou, ce lundi. (Photo Sergueï Lavrov. Reuters)


Le président russe Vladimir Poutine s’est lui-même entretenu par téléphone avec le Premier ministre britannique David Cameron sur la situation en Syrie, «à la suite des informations publiées par des médias sur un recours éventuel à des armes chimiques près de Damas», selon le Kremlin.

Bachar al-Assad est aussi monté au créneau, mettant en garde les Occidentaux dans une interview au quotidien russe Izvestia (traduite en anglais ici). «Les déclarations faites par des hommes politiques aux Etats-Unis et en Occident sont une insulte au bon sens», déclare le président syrien. «Les Etats-Unis essuieront un échec comme lors de toutes les guerres précédentes qu’ils ont lancées à commencer par le Vietnam» s’ils décident de mener une opération militaire en Syrie.



Al-Nusra revendique l’assassinat du gouverneur de Hama

Le groupe jihadiste actif en Syrie, affilié à Al-Qaeda, affirme avoir assassiné dimanche Anas Abdel Razzaq al-Naëm, gouverneur de Hama, pour se venger de l’attaque chimique présumée de la Ghouta. «Dans le cadre de l’opération "œil pour œil", le gouverneur de Hama et certains de ses gardes ont été tués par les lions du Front Al-Nusra à Hama par une voiture piégée. Que Dieu soit loué», a tweeté le groupe. Le chef d’Al-Nusra avait promis d’attaquer en guise de représailles les villages alaouites, branche du chiisme à laquelle appartient le président Assad.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 9:41


EN DIRECT. Syrie: La Russie met en garde contre une intervention militaire

Par LEXPRESS.fr, publié le 27/08/2013 à 08h15, mis à jour à 09h32


Malgré les avis partagés de la communauté internationale sur une possible action militaire en Syrie en cas d'utilisation avérée d'armes chimiques par le régime, les Etats-Unis seraient prêts à faire fi de l'accord de l'ONU et des menaces russes pour intervenir.

Actualiser le live
L'Express
09h32 :
L'attaque possible en représailles à l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, qualifié d'"indéniable" par Washington, ne durerait probablement pas plus de deux jours et permettrait aux Etats-Unis d'éviter une implication plus grande dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis mars 2011, avance le Washington Post, citant des responsables non identifiés de l'administration américaine.

Le New York Times estime lui aussi que Barack Obama, qui réfléchissait encore à l'option militaire, donnerait probablement l'ordre d'une opération limitée. Il pourrait alors s'agir de tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments américains en Méditerranée sur des cibles militaires syriennes, estime le quotidien en citant des sources de l'administration.

Une intervention serait ponctuelle et ne viserait pas à renverser le président Bachar al-Assad ni à inverser le cours de la guerre civile en Syrie, ajoute le journal.
L'Express
09h15 :
En réaction à la menace d'une hypothétique attaque à l'arme chimique par le régime syrien, l'Etat d'Israël a commencé une distribution préventive de masques à gaz aux habitants.

Rappelons qu'officiellement, les deux Etats sont toujours en état de guerre déclarée.
L'Express
09h10 :
Une intervention armée en Syrie aura des "conséquences catastrophiques" a averti le ministère des Affaires étrangères russe.

La Russie a également appelé les etats-Unis et la communauté internation à la "prudence" sur le conflit syrien.
L'Express
09h08 :
Des prélèvements effectués par des médecins syriens auraient été sortis du pays vers la Jordanie, selon des informations publiées par Europe 1.

Des échantillons de sang, d'urine et de cheveux, issus de victimes des bombardements du 21 août, où l'opposition accuse l'armée syrienne d'avoir fait l'usage d'armes chimiques, devraient être analysés par des laboratoires français.
L'Express
08h58 :
Le vice-président du FN, Florian Philippot, a dénoncé mardi une "diplomatie de cowboys" dans les menaces occidentales d'intervention militaire en Syrie.

"Bien sûr que les images sont choquantes" a-t-il commenté sur i>TELE, "mais on ne peut décider une intervention militaire sur une image alors qu'on ne sait rien", avec "des preuves en sable".

Si l'Occident intervient, "on se met en dehors de la légalité internationale, en dehors de l'ONU, on va aider des rebelles dominés par les islamistes radicaux", qui vont "menacer les femmes, les chrétiens, les Alaouites qui sont quand même 2 millions et seront immédiatement victimes de massacres", a averti l'élu frontiste. "Je ne veux pas être complice de cela".
L'Express
08h50 :
Invité par BFM TV/RMC, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que "la guerre en Syrie est une erreur totale". "Il faut que l'on garde son sang-froid et que l'on privilégie les solutions politiques" dans ce territoire qu'il a qualifié de "poudrière du monde, avec des conséquances immédiates sur Israël".

"Nous sommes des suiveurs depuis des mois, parfois on aboie plus fort que la meute en se mettant devant pour se donner de la contenance. La République française est partisane d'un solution politique (pour réussir à) sortir par le haut de ce crise".
L'Express
08h39 :
Un haut responsable du département d'Etat américain, ayant requis l'anonymat, a annoncé lundi soir que les Etats-Unis avaient décidé de reporter une réunion prévue avec la Russie sur la crise syrienne.

"Compte tenu des consultations en cours pour apporter une réponse appropriée aux attaques chimiques du 21 août en Syrie, nous avons décidé de reporter la rencontre de la sous-secrétaire (Wendy) Sherman et de l'ambassadeur (Robert) Ford avec une délégation russe qui était prévue cette semaine à La Haye", a-t-il déclaré.

"Il est regrettable que nos partenaires ont décidé d'annuler la rencontre bilatérale entre la Russie et les Etats-Unis pour discuter des questions liées à la convocation d'une conférence internationale sur la Syrie," a réagit sur Twitter le vice-ministre russe des Affaires étrangères Gennadi Gatilov.

"Elaborer les mécanismes d'un règlement politique en Syrie aurait été extrêmement utile justement maintenant", alors que la menace d'une action armée pèse sur ce pays, a-t-il ajouté.
L'Express
08h24 :
La Corée du Nord a essayé d'exporter des masques à gaz, des armes et des munitions à la Syrie, a affirmé mardi le quotidien japonais Sankei Shimbun.

Un navire immatriculé en Libye, sous l'appellation Al En Ti Sar, a quitté la Corée du Nord pour la Syrie plus tôt cette année transportant des armes, a écrit le journal. Le bateau a navigué à travers le détroit des Dardanelles en Turquie le 3 avril et a ensuite été inspecté par les autorités turques, averties de l'expédition par les militaires américains.

Ont de la sorte été saisis 1.400 fusils et pistolets et quelque 30.000 balles ainsi que des masques à gaz, a précisé le quotidien.
L'Express
08h06 :
"Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie", a déclaré le Secrétaire d'Etat américain John Kerry devant la presse lors d'une intervention à Washington, "c'est indéniable".

Le chef de la diplomatie américaine a qualifié d'"indécence morale" l'usage de ces armes, qui auraient fait plus de 1 000 morts dans la Ghouta orientale mercredi dernier, selon l'opposition au président syrien Bachar al-Assad.

Sans désigner de coupable, John Kerry a assuré que "le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes".
L'Express
08h05 :
Alors que les experts de l'ONU ont finalement été autorisés par Damas lundi à pénétrer sur les territoires où le régime auraient perpétré des attaques aux gazs chimiques, les puissances définissent leur position quant à une possible intervention militaire largement envisagée par les Etats-Unis.

>> Revivez les événements de la journée de lundi
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 10:14

EN DIRECT. Une intervention en Syrie «serait une erreur gigantesque», selon Mélenchon
 
Publié le 27.08.2013, 07h27 | Mise à jour : 09h53
 
0 Répondant aux propos de Philippot qui parlait d'une «diplomatie de cow boys», Jean-Luc Mélenchon indique que «cela ne peut pas être le système des shérifs», déclarant qu'une intervention en Syrie «serait une erreur gigantesque.» Répondant aux propos de Philippot qui parlait d'une «diplomatie de cow boys», Jean-Luc Mélenchon indique que «cela ne peut pas être le système des shérifs», déclarant qu'une intervention en Syrie «serait une erreur gigantesque.» | Jean-Pierre Clatot
Une opération militaire contre le régime de Bachard al-Assad semble imminente. Intervention qui pourrait se faire sans le consentement de l'ONU en raison d'un probable véto de l'allié indéfectible de la Syrie, la Russie. MON ACTIVITÉ
 
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Près d'une semaine après le massacre de Damas, supposé chimique, les experts de l'ONU ont enfin pu se rendre lundi sur place pour enquêter. L'autorisation du régime de Bachar al-Assad venant un peu tard, les chances d'y trouver des indices pour infirmer ou confirmer l'utilisation de gaz sarin sont maigres. D'autant que de nombreux bombardements sont venus détériorer les lieux depuis la mort de plus de 1 300 personnes, selon l'opposition, mercredi dernier.
 
Selon des experts, les pays occidentaux pourraient mener des frappes chirurgicales contre des intérêts stratégiques. La Russie a, elle, mis en garde contre une intervention militaire sans aval du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant qu'elle serait «dangereuse» et constituerait «une violation illégale du droit international». Autre allié du régime syrien, l'Iran a menacé les Etats-Unis de «dures conséquences» en cas d'intervention. Répondant aux accusations de recours aux armes chimiques, le président Assad a jugé qu'en cas d'intervention militaire, «les Etats-Unis essuieraient un échec».
 
>> Suivez minute par minute les événements de la journée en Syrie :
 
 
9h35. Moscou appelle la communauté internationale à la «prudence». Le ministère russe des Affaires étrangères appelle les Etats-Unis et la communauté internationale à la «prudence» en Syrie et à «un strict respect du droit international». Il souligne qu'une intervention militaire aurait des conséquences «catastrophiques» pour les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.  
 
9h30. Une attaque américaine serait brève et limitée, selon la presse américaine. Le président américain Barack Obama étudie une attaque contre la Syrie qui serait brève et de portée limitée, estime la presse américaine. Cette attaque ne durerait probablement pas plus de deux jours et permettrait aux Etats-Unis d'éviter une implication plus grande dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis mars 2011, avance le Washington Post, citant des responsables non identifiés de l'administration américaine. Il pourrait alors s'agir de tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments américains en Méditerranée sur des cibles militaires syriennes.
 
9 heures. Mélenchon ne veut pas «d'un système des shérifs». Le président du Front de gauche est pour une fois d'accord avec le FN. Invité de BFMTV ce matin, Jean-luc Mélenchon a défendu «le droit d'avoir un point-de-vue français». Répondant aux propos de Philippot qui parlait d'une «diplomatie de cow boys», l'eurodéputé indique que «cela ne peut pas être le système des shérifs». «Nous sommes là, chaque fois comme des petits Mickeys et les larbins des nords-Américains», ajoute-il. Pour lui, une intervention en Syrie «serait une erreur gigantesque». «Je préfère les solutions politiques aux solutions de guerre», affirme-t-il encore.
 
8h30. «Les occidentaux se sentent obligés de faire quelque chose», selon Vedrine. Hubert Vedrine, invité de radio classique, estime que «les occidentaux sont obligés de faire quelque chose» et qu'«ils vont faire quelque chose même s'ils n'en ont pas envie». Le plus probable, selon lui, serait des tirs sur des sites de commandements syriens. Il parle d'action ciblée et ponctuelle qui ne s'apparenterait en rien à un engagement, comme ce fut le cas au Mali.
 
8h15. Philippot dénonce une diplomatie de «cow boys». Le vice-président du Front National, interrogé sur i-Télé ce matin, préconise la prudence sur le conflit syrien. «On ne peut pas décider d'une intervention, alors qu'on ne sait rien», explique-t-il, comparant la situation avec celle de l'Irak en 2003. «Qu'il y ait eu une attaque chimique, cela ne fait pas de doute», ajoute-il mais, si on intervient,  «on va aider des rebelles dominés par les islamistes radicaux, qui menaceront les femmes, les chrétiens, les alaouites et je ne veux pas être complice de ça.» «Cette région est une poudrière et je ne veux pas de cette diplomatie de cow boys», renchérit le vice-président du FN, estimant que «si on réagit comme ça, on va intervenir aussi au Qatar et en Arabie Saoudite qui ne sont pas des démocraties formidables.»
 
 
–  
 
 
 
8 heures. L'euro stable face à un dollar affecté par la Syrie. L'euro est stable face au dollar qui subit les inquiétudes des investisseurs sur une éventuelle intervention militaire américaine en Syrie. À 8 heures, l'euro valait 1,3368 dollar contre 1,3369 lundi vers 23 heures.
 
7h14. Moscou «regrette» le report d'une réunion prévue avec les Etats-Unis. «Il est regrettable que nos partenaires ont décidé d'annuler la rencontre bilatérale entre la Russie et les Etats-Unis pour discuter des questions liées à la convocation d'une conférence internationale sur la Syrie», indique le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov sur son compte Twitter.
 
 
6h34. Report d'une réunion américano-russe sur la Syrie. Les Etats-Unis ont reporté une réunion prévue avec la Russie sur la crise syrienne, a indiqué lundi soir un haut responsable du département d'Etat américain ayant requis l'anonymat. «Compte tenu des consultations en cours, nous avons décidé de reporter la rencontre de la sous-secrétaire (Wendy) Sherman et de l'ambassadeur (Robert) Ford avec une délégation russe qui était prévue cette semaine à La Haye», a déclaré ce haut responsable. Les deux parties vont étudier une reprogrammation de cette réunion/ Le responsable insiste sur la nécessité de «trouver une solution politique globale et durable à la crise en Syrie».
 
 
VIDEO. Syrie: «Intervenir serait une violation du droit», selon Moscou
 
 
 
 
 
 
 
5h47. La Corée du Nord a essayé d'expédier des masques à gaz et armes à la Syrie. La Corée du Nord a essayé d'exporter des masques à gaz, des armes et des munitions à la Syrie, affirme un quotidien japonais. Un navire immatriculé en Libye, sous l'appellation Al En Ti Sar, a quitté la Corée du Nord pour la Syrie plus tôt cette année transportant des armes, a écrit le journal Sankei Shimbun, citant des sources anonymes américaines, japonaises et sud-coréennes. L'armée américaine, qui a obtenu l'information, suivait le navire en coordination avec d'autres pays, précise le quotidien. Le bateau a navigué à travers le détroit des Dardanelles en Turquie le 3 avril et a ensuite été inspecté par les autorités turques, averties de l'expédition par les militaires américains. Ont de la sorte été saisis 1 400 fusils et pistolets et quelque 30 000 balles ainsi que des masques à gaz. Les autorités américaines pensent que le navire envisageait de décharger sa cargaison en Turquie pour la faire transiter ensuite jusqu'en Syrie par voie routière. La Turquie a arrêté et mis en examen le capitaine après qu'il a reconnu que son navire était parti de Corée du Nord pour se diriger vers la Syrie afin d'y transporter des armes. Le régime de Pyongyang pourrait écoper de sanctions supplémentaires de l'ONU à cause de cette expédition qui violerait les résolutions onusiennes lui interdisant d'exporter des armes.
 
 
VIDEO. Syrie: les enquêteurs de l'ONU en direction du site de l'attaque chimique
 
 
 
 
 
 
 
4h13. Obama réfléchit à «une palette d'options», selon l'Australie. Le Premier ministre australien Kevin Rudd a déclaré mardi que le président américain réfléchissait à «toute une palette d'options» contre la Syrie. Kevin Rudd, dont le pays prendra la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU le mois prochain, a indiqué qu'il avait discuté avec Barack Obama la veille afin de «tracer la route à suivre» après l'attaque présumée la semaine dernière, qui aurait fait des centaines de morts. «La communauté internationale se range à l'avis, de plus en plus, que des armes chimiques ont été utilisées et que le régime de (Bachar al-)Assad, en toute probabilité, était responsable», a déclaré le Premier ministre australien.
 
 
Pour intervenir, Obama n'a pas besoin du Congrès américain
 
 
Comme en Libye en 2011, le président américain a le pouvoir de lancer seul des frappes aériennes contre la Syrie, mais il doit en informer le Congrès, qui n'a pas encore été consulté. «Le président est le commandant en chef, mais la première étape pour lui et son équipe est de consulter le Congrès sur ce qu'il considère être des options viables. Cela ne s'est pas encore produit», a expliqué Brendan Buck, porte-parole du président de la Chambre des représentants, John Boehner.
Le président, s'il déclenche une opération ou déploie des soldats en cas d'«hostilités»ou d'«hostilités imminentes», doit en théorie obtenir une autorisation votée du Congrès pour la maintenir au-delà de 60 jours. Mais en pratique, pourtant, tous les présidents depuis Nixon ont jugé cette clause contraire à la Constitution et régulièrement négligé de demander cette autorisation, se contentant d'informer le Congrès.
 
 
2h38. Une délégation israélienne reçue à la Maison Blanche. Une délégation de hauts responsables israéliens a été reçue lundi à la Maison Blanche pour discuter notamment de la guerre en Syrie et du nucléaire iranien. La conseillère à la Sécurité nationale du président américain Barack Obama, Susan Rice, a rencontré le général israélien à la retraite Yaakov Amidror, conseiller à la Sécurité nationale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Les discussions ont porté essentiellement sur «l'Iran, l'Egypte, la Syrie, et une série de dossiers de sécurité nationale», a indiqué la porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale Caitlin Hayden.
 
 
VIDEO. Une intervention en Syrie bientôt arbitrée selon Fabius
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 14:29


EN DIRECT. Syrie : face aux projets d'intervention, Damas montre les muscles

Créé le 27-08-2013 à 10h27 - Mis à jour à 13h57

Par Le Nouvel Observateur

"S'en prendre à la Syrie n'est pas une mince affaire. Nous disposons de moyens de défense qui vont surprendre les autres", assure le ministre des Affaires étrangères face aux menaces occidentales.

Mots-clés : Syrie, ONU, Barack Obama, La Révolte syrienne, Conseil de sécurité de l'ONU


Une photo de Bachar al-Assad diffusée par l'agence officielle Sana. (SANA/AFP)
Une photo de Bachar al-Assad diffusée par l'agence officielle Sana. (SANA/AFP)


Sur le même sujet» SYRIE. Vers une intervention, mais sous quelle forme ?
» SYRIE. L'intervention américaine serait brève et limitée
» Mélenchon : frapper la Syrie serait "une erreur gigantesque"
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L'essentiel :
• Les enquêteurs de l'ONU s'apprêtent à passer une deuxième journée sur les lieux de l'attaque chimique présumée survenue mercredi 21 août dans la banlieue de Damas. L'équipe a essuyé lundi des tirs "délibérés" de snipers - qui n'ont pas fait de blessés - avant de pouvoir accéder au site où elle a pu rencontrer des rescapés. Régime et rebelles se sont accusés mutuellement d'être à l'origine des coups de feu.
•Les avertissements russe et iranien contre une intervention militaire occidentale se multiplient, alors que selon certains médias américains, les Etats-Unis réfléchissent à de possibles frappes brèves et limitées contre le régime syrien. Des tractations sont en cours entre chancelleries pour une éventuelle intervention. Le chef de la diplomatie britannique William Hague a estimé lundi qu'il était "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU.
•Fustigeant les allégations concernant un usage présumé de gaz toxiques, le président syrien Bachar al-Assad a mis en garde contre toute intervention étrangère, l'estimant vouée à l'échec.


13h45 - La mission de l'ONU reportée pour raison de sécurité


L'ONU confirme le report de la mission "pour raison de sécurité".


13h40 - Le Royaume-Uni fixé jeudi


David Cameron annonce sur Twitter qu'il convoque le Parlement pour un vote sur la Syrie jeudi. "Le président de la Chambre des Communes approuve ma demande de rappeler le Parlement jeudi. Il y aura une motion claire du gouvernement et un vote sur la réponse du Royaume-Uni aux attaques à l'arme chimique", indique le chef du gouvernement britannique.

13h20 - La Russie n'a pas abandonné la Syrie, assure Damas

"Je peux vous assurer que la Russie n'a pas abandonné la Syrie. Nos relations continueront dans tous les domaines et nous remercions la Russie pour son soutien, non seulement pour la défense de la Syrie mais également pour sa propre défense", déclare le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem.

13h15 - Le Parti communiste demande un débat parlementaire

Pierre Laurent, numéro un du PCF, demande au président François Hollande un débat parlementaire sur la situation. Le sénateur et secrétaire national souhaite qu'une information des élus et une discussion sur cette crise soient inscrites en priorité à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui commence le 10 septembre. Dans un courrier, Pierrre Laurent exprime la "vive préoccupation" des communistes.

13h05 - La Syrie assure avoir des moyens militaires qui vont surprendre

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem prévient que son pays dispose de moyens de défense qui vont "surprendre" le monde. "S'en prendre à la Syrie n'est pas une mince affaire. Nous disposons de moyens de défense qui vont surprendre les autres", assure-t-il lors d'une conférence de presse.

12h40 - La Jordanie, pas une rampe de lancement

"La position de la Jordanie n'a pas changé. Le territoire jordanien ne sera pas utilisé comme rampe de lancement pour une quelconque opération militaire contre Damas", déclare un haut responsable gouvernemental sous couvert d'anonymat.


12h30 - Damas se défendra "par tous les moyens"

En conférence de presse, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem met au défi John Kerry d'offrir une "preuve" sur les armes chimiques, et affirme qu'une frappe occidentale n'affecterait pas la campagne militaire menée par Damas contre les rebelles.

"S'ils pensent pouvoir ainsi empêcher la victoire de nos forces armées, ils se trompent".

12h10 - La mission de l'ONU est reportée à mercredi

Faute de garantie donnée par les rebelles, la mission des experts de l'ONU est reportée, annonce Damas.

11h15 - Le Royaume-Uni se prépare à une possible intervention militaire

Le Royaume-Uni prépare des plans pour une possible action militaire en réponse à l'usage d'armes chimiques en Syrie, déclare un porte-parole du Premier ministre David Cameron.

Le chef du gouvernement doit décider dans la journée de convoquer ou non le Parlement britannique, actuellement en vacances, pour y débattre d'une éventuelle intervention.

10h50 - Les Américains veulent utiliser des bases militaires grecques

Le site d'information "Neweurope" annonce que Washington a demandé son aide à la Grèce. Il s'agirait de mettre à sa disposition une base militaire dans le Péloponnèse, et une autre en Crête. D'après le quotidien grec "Kathimerini", le gouvernement grec ne s'y oppose pas, mais le ministre des Affaires étrangères a signifié qu'il n'était pas question de participer à une probable intervention de manière directe.

10h35 - Le régime Syrien qualifie John Kerry de "menteur"

D'après l'agence AP, la Syrie accuse John Kerry de mentir en disant qu'il y a une preuve "indéniable" de l'utilisation d'armes chimiques. Selon l'agence Sana (Syrian Arab New Agency), sa façon de se "précipiter" sur le travail des experts montre que les Etats-Unis ont des intentions délibérées d'exploiter les événements.

10h10 - Les Israéliens font le plein de masques à gaz

D'après le site d'information israélien Alyaexpress, une intervention américaine contre la Syrie entraînerait des représailles de Damas contre Israël. C'est pourquoi les citoyens se préparent et réclament des masques à gaz, via des centres de distribution et des commandes par téléphone, mais 40% d'entre eux ne seraient toujours pas équipés.

10h - Tony Blair : "Nous devons agir"

Dans les colonnes du "Times", l'ex-Premier ministre britannique, aujourd'hui représentant au Proche-Orient du Quartet (Organisation des Nations unies, Union européenne, Etats-Unis, Russie), se prononce en faveur d'une action contre la Syrie : "Nous devons arrêter de nous tordre les mains, nous devons agir" dit-il.

Selon lui, la politique occidentale se situe à "un carrefour", et "si nous n'intervenons pas pour soutenir la liberté et la démocratie en Egypte et en Syrie, le Moyen-Orient court à la catastrophe". Tony Blair ajoute : "Dans cette lutte, nous ne devons pas rester neutre [...] Partout où l'extrémisme détruit les vies de gens innocents, nous devons être aux côtés de ces derniers".

9h30 - Des échantillons envoyés via la Jordanie

En parallèle de l'enquête officielle de l'ONU, des médecins syriens ont envoyé clandestinement des échantillons de sang, d'urine et de cheveux vers la Jordanie, rapporte Europe 1. Des laboratoires français devraient les analyser.

9h05 - Moscou menace

Une intervention militaire aurait des "conséquences catastrophiques", prévient Moscou. "Les tentatives visant à contourner le Conseil de sécurité, de créer une fois de plus des prétextes artificiels et infondés pour une intervention militaire dans la région vont créer de nouvelles souffrances en Syrie et auront des conséquences catastrophiques pour les autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord", précise le ministère russe des affaires étrangères, appelant Washington et la communauté internationale "à la prudence et à un strict respect du droit international".

9h - Le FN dit non à une "diplomatie de cowboys"

Florian Philippot, vice-président du FN, dénonce une "diplomatie de cowboys" dans les menaces occidentales d'intervention militaire. "Bien sûr que les images sont choquantes", commente sur iTélé le bras droit de Marine Le Pen à propos de l’attaque qui aurait fait plus de 1.000 morts dans la Ghouta orientale mercredi.

"Mais on ne peut décider une intervention militaire sur une image alors qu'on ne sait rien", avec "des preuves en sable."

8h50 - Jean-Luc Mélenchon : frapper la Syrie, "une erreur gigantesque"

Le coprésident du Parti de Gauche, estime mardi que "la guerre serait une erreur totale". Interrogé par BFMTV et RMC sur des prises de position à Washington, Londres ou Paris, laissant augurer un projet de réaction militaire en Syrie, l'ex-candidat à l'Elysée tranche : "Ce serait une erreur gigantesque, peut-être le seuil d'une guerre beaucoup plus large que toutes celles que nous avons vues dans cette région". "Nous sommes sur la poudrière du monde", résume celui qui préconise de travailler plutôt "à une solution politique".

7h50 - Trop tard pour enquêter ?

Plusieurs spécialistes des armes chimiques estiment que l'enquête en Syrie des experts de l'Onu, qui se sont rendus lundi sur l'un des sites d'un assaut présumé au gaz neurotoxique, risque d'avoir été entamée trop tard pour trouver des preuves.

Ralf Trapp, un spécialiste du désarmement qui a collaboré avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), basée à La Haye, souligne que les traces de composants chimiques disparaissent en quelques jours de l'urine des victimes, même si elle peut rester plusieurs semaines dans leur sang.

George A. Lopez, ancien conseiller aux Nations Unies, doute de l'utilité de l'enquête et juge que Damas a tout fait pour éviter qu'elle soit concluante, en particulier en continuant à bombarder les zones concernées.

7h45 - Report d'une réunion prévue entre Washington et Moscou

"Il est regrettable que nos partenaires ont décidé d'annuler la rencontre bilatérale entre la Russie et les Etats-Unis pour discuter des questions liées à la convocation d'une conférence internationale sur la Syrie," écrit sur son compte Twitter le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov.

"Elaborer les mécanismes d'un règlement politique en Syrie aurait été extrêmement utile justement maintenant", alors que la menace d'une action armée pèse sur ce pays, ajoute-t-il.

7h15 - Washington et Londres sous la même bannière ?

La Maison Blanche dément des informations du quotidien britannique "Telegraph" affirmant que Washington et Londres s'apprêtaient à lancer une action militaire commune "dans les prochains jours".

7h15 - L'ONU poursuit son enquête

Les enquêteurs de l'ONU doivent reprendre leur travail, après avoir effectué hier une collecte "productive" de preuves dans une banlieue de Damas.

7h- L'intervention américaine serait brève et limitée

La presse américaine estime que le président américain Barack Obama étudie une attaque qui serait brève et de portée limitée. Il pourrait alors s'agir de tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments américains en Méditerranée sur des cibles militaires syriennes, affirme le "New York Times"

L'attaque possible ne durerait probablement pas plus de deux jours, avance de son côté le ""Washington Post".

5h50 - La Corée du Nord a essayé d'expédier des masques à gaz

La Corée du Nord a essayé d'exporter des masques à gaz, des armes et des munitions à Damas, affirme le quotidien japonais "Sankei Shimbun".

5h15 - Barack Obama examine "une palette d'options"

Le Premier ministre australien Kevin Rudd affirme que le président américain "se concentre sur une toute une palette d'options qu'il est en train de discuter avec ses partenaires et alliés dans le monde".

5h - L'usage d'armes chimiques est "indéniable", selon Kerry

"Des armes chimiques ont été utilisées en Syrie", affirme le secrétaire d'Etat américain John Kerry devant la presse à Washington, "c'est indéniable". Les Etats-Unis consultent à tout-va sur une éventuelle intervention militaire contre le régime syrien.

Sans désigner de coupable, John Kerry assure que "le président Obama pense que ceux qui ont recours aux armes les plus atroces contre les populations les plus vulnérables de la planète doivent rendre des comptes". Mais Kerry n'évoque pas de quelconque projet de frappe contre le régime de Damas.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 15:16

Syrie : la France se prépare à participer à la riposte
Par Les Echos | 27/08 | 12:25 | mis à jour à 14:37

+VIDEO - L’Onu annonce reporter sa mission à mercredi « pour cause de sécurité ». Jean-Yves Le Drian s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel. Au Royaume-Uni, David Cameron convoque le Parlement ce jeudi pour un vote.
L’opération militaire pourrait être limitée, avec notamment des tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments positionnés en Méditerranée. - AFPL’opération militaire pourrait être limitée, avec notamment des tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments positionnés en Méditerranée. - AFP
L’opération militaire pourrait être limitée, avec notamment des tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments positionnés en Méditerranée. - AFP
Alors que l’Onu vient de confirmer le report de sa mission « pour des raisons de sécurité, les échanges et les initiatives se multiplient. Ce mardi en milieu de journée, le Premier ministre britannique David Cameron, qui avait écourté ses vacances lundi pour présider une réunion du conseil de sécurité nationale britannique, a annoncé qu’il convoque pour jeudi le parlement pour un vote sur la Syrie.

« Le président de la Chambre des Communes approuve ma demande de rappeler le Parlement jeudi. Il y aura une motion claire du gouvernement et un vote sur la réponse du Royaume-Uni aux attaques à l’arme chimique » en Syrie, a indiqué le chef du gouvernement britannique sur son compte Twitter. Il s’agit d’un rappel anticipé du Parlement, qui devait initialement faire sa rentrée le 2 septembre.



Speaker agrees my request to recall Parliament on Thurs. There'll be a clear Govt motion & vote on UK response to chemical weapons attacks

— David Cameron (@David_Cameron) August 27, 2013

Le Premier ministre britannique juge que les attaques chimiques en Syrie sont « absolument odieuses » et qu’elles exigent une réaction de la communauté internationale, avait précisé dans la matinée son porte-parole.

Concertations franco-américaines
Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a appelé son homologue français Jean-Yves Le Drian pour s’entretenir avec lui de la situation en Syrie, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense français. Les deux hommes ont parlé longuement pour échanger les éléments dont ils disposent. Jean-Yves Le Drian est déjà sur le terrain. Le ministre est en visite ce mardi aux Emirats arabes unis pour évoquer la réaction à adopter après l’usage présumé d’armes chimiques par le régime de Damas.

Cet appel entre Chuck Hagel et Jean-Yves Le Drian confirme que les Etats-Unis et leurs alliés semblent de plus en plus déterminés à lancer une frappe contre le régime syrien, accusé d’être à l’origine d’une attaque chimique près de Damas , sur laquelle les experts de l’ONU poursuivent leur enquête. Alors que les capitales occidentales ont multiplié les contacts au plus haut niveau ces derniers jours, le président américain Barack Obama étudie une attaque contre la Syrie qui serait brève et de portée limitée, estime la presse américaine mardi.

VIDEO. Syrie : L'option militaire se dessine


Signe que la tension se fait palpable, les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe étaient en forte baisse mardi, l’indice de Dubaï perdant 7,01% et celui du Koweït 6,05%. Le marché boursier de l’Arabie saoudite, le plus grand du monde arabe, reculait de son côté de près de 3,5%, moins de deux heures avant sa fermeture. A la Bourse de Dubaï, qui a fermé à 2,549.610 points, l’action du géant immobilier Emaar, valeur phare du marché, s’est effondrée de 8,36%.

Face aux Occidentaux, Moscou, principal allié de la Syrie, a appelé la communauté internationale à la « prudence » , soulignant qu’une intervention militaire aurait des conséquences « catastrophiques » pour la région. « Les tentatives visant à contourner le Conseil de sécurité, de créer une fois de plus des prétextes artificiels et infondés pour une intervention militaire dans la région (...) auront des conséquences catastrophiques pour les autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord », a averti le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a prévenu pour sa part que son pays disposait de moyens de défense qui vont « surprendre » le monde. « S’en prendre à la Syrie n’est pas une mince affaire. Nous disposons de moyens de défense qui vont surprendre les autres », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse, s’adressant aux Etats-Unis et à leurs alliés qui étudient la possibilité d’une frappe contre le régime de Bachar al-Assad.

Istanbul soutient l’action militaire
Cette possible action militaire a d’ores et déjà le soutien de la Turquie. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré que l’attaque chimique commise la semaine dernière près de Damas constituait un « crime contre l’humanité » qui ne peut rester impuni. « C’est un crime contre l’humanité et un crime contre l’humanité ne devrait pas rester impuni, ce qui doit être fait doit être fait. Aujourd’hui, il est clair que la communauté internationale est mise à l’épreuve », a-t-il dit à la presse.

La Ligue arabe devait, elle, se réunir mardi au Caire au sujet de cette attaque. Pendant ce temps, en Jordanie, de hauts responsables militaires de pays occidentaux et de la région sont réunis pour une deuxième journée de discussions au sujet « des scénarios » possibles après les « dangereux développements » en Syrie, selon Amman.

La Jordanie ne sera pas une « rampe de lancement » pour une intervention militaire chez son voisin syrien, a affirmé par ailleurs un haut responsable gouvernemental. « La position de la Jordanie n’a pas changé. Le territoire jordanien ne sera pas utilisé comme rampe de lancement pour une quelconque opération militaire contre Damas », a-t-il déclaré sous couvert d’anonymat.

Attaque éclair
Le scénario étudié pencherait en faveur d’une attaque éclair. L’attaque ne durerait probablement pas plus de deux jours et permettrait aux Etats-Unis d’éviter une implication plus grande dans la guerre civile qui déchire la Syrie depuis mars 2011, estime ainsi le Washington Post, citant des responsables non identifiés de l’administration américaine.

Le New York Times estime lui aussi que M. Obama, qui réfléchit encore à l’option militaire , donnerait probablement l’ordre d’une opération limitée, tels que des tirs de missiles de croisière depuis des bâtiments américains en Méditerranée, sans chercher à renverser le président Bachar al-Assad.

La réaction de la Syrie et de ses alliés devrait être restreinte en cas de frappe occidentale limitée, mais une attaque d’envergure visant à abattre le régime de Bachar al-Assad enflammerait la région, estiment des experts. « Tout dépend de la nature, de l’ampleur et de l’objectif d’une frappe occidentale et pour le moment, je sens plutôt une frappe d’admonestation, sans plus », explique Joseph Bahout, professeur à Sciences-Po Paris. « Dans ce cas, ni le (mouvement chiite libanais) Hezbollah, ni l’Iran n’iront trop loin », ajoute-t-il. Téhéran et le Hezbollah, qui combat aux côtés de l’armée syrienne contre les rebelles, sont avec la Russie les principaux alliés du régime de Damas.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 15:37

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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 16:00


Mansour : Les répercussions de toute agression contre la Syrie toucheront toute la région

27 Août 2013

Beyrouth / Le ministre des affaires étrangères et des expatriés au gouvernement d'expédition des affaires au Liban, Adnan Mansour, a affirmé que toute éventuelle agression américaine ou occidentale contre la Syrie, aura des graves répercussions sur la région, affirmant qu'une telle agression ne servira ni la paix, ni la stabilité ni la sécurité de la région.

Dans une interview accordée à la radio, Mansour a fait noter que le Liban ne restera pas les bras croisés si Israël aurait exploité l'agression menée contre la Syrie pour ouvrir un front avec Hezbollah au Liban-sud.

Il a assuré, à cet effet, que la résistance libanaise est prête à repousser toute attaque israélienne à côté de l'armée libanaise.

D. Hmaiché /L.A.

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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 16:59



La menace d'une intervention militaire en Syrie en direct
Home ACTUALITE International
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Mis à jour le 27/08/2013 à 16:44
Publié le 27/08/2013 à 15:20


EN COURS : Mis à jour il y a 11 minutes

TOUT LE LIVE LES ESSENTIELS

ORDRE DES POSTS EN DIRECT REPRENDRE AU DÉBUT


16:44
Israël promet une riposte ferme en cas d'attaque syrienne



"L'Etat d'Israël est prêt à tous les scénarios", assure le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans une déclaration publiée à l'issue de consultations à Tel Aviv sur les questions de sécurité. "Nous ne sommes pas partie à cette guerre civile en Syrie mais si nous identifions une quelconque tentative d'attaque dirigée contre nous, nous répondrons et nous le ferons avec fermeté", ajoute-t-il.


16:38
Moscou : "L'Occident agit comme un singe avec une grenade"


Sur son compte Twitter, Le vice-Premier ministre russe en charge du complexe militaro-industriel Dmitri Rogozine accuse l'Occident d'agir "comme un singe avec une grenade" dans le monde musulman.





16:24

"La France ne se dérobera pas à ses responsabilités" (Elysée)


Alors que François Hollande s'exprimera à 17h devant les ambassadeurs réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée, les éléments-clés de ce que devrait être son discours sont rendus publics. "La France ne se dérobera pas à ses responsabilités" en Syrie, indique une source diplomatique. Qui indique que François Hollande n'a aucun doute sur la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique menée la semaine dernière près de Damas. "L'utilisation d'armes chimiques, déjà depuis quelque mois, là pour la première fois de manière massive, est inacceptable", a expliqué cette source proche de l'Elysée.



16:10
La Ligue arabe appelle à l'action


La Ligue arabe a déclaré tenir le président syrien Bachar al Assad pour pleinement responsable de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas. Elle a également invité les Nations unies à agir et estimé que les auteurs de l'attaque devraient être traînés devant la justice internationale. Selon des sources diplomatiques, la déclaration de la Ligue, publiée à l'issue de la réunion des délégués des pays membres à son siège du Caire, fait suite à de fortes pressions de l'Arabie saoudite et du Qatar.


16:03
Le CAC 40 et Wall Street plombés par la crise syrienne

La Bourse de Paris creusait ses pertes et lâchait plus de 2% mardi après-midi, déstabilisée par les craintes d'une escalade en Syrie. A 15h l'indice perdait 2,23% à 3.976,44 points, passant sous les 4.000 points pour la première fois depuis le 1er août. A Wall Street, le Dow Jones abandonnait 95,74 points, soit 0,65%, à 14.850,07 points dans les premiers échanges.


15:59
Les Israéliens s'équipent en masques à gaz


Craignant les conséquences d'une intervention militaire étrangère contre la Syrie, les Israéliens se hâtent de s'équiper en masques à gaz, même si le risque d'attaques de représailles contre le territoire israélien est considéré comme faible. "Depuis le début de la semaine (démarrant le dimanche en Israël, ndrl), il y a eu quatre fois plus d'appels que d'habitude vers notre centre de renseignements, une augmentation significative", a déclaré à l'AFP une porte-parole des services postaux israéliens, qui distribuent les masques à gaz. Les commandes actuelles qui doivent être livrées par courrier sont supérieures de 300% à la "normale", a-t-elle précisé. Les premières distributions de masques à gaz au grand public israélien remontent en 1991 lorsque l'Irak de Saddam Hussein avait tiré 39 missiles Scud sur Israël, alors qu'une coalition conduite par les Etats-Unis lançait l'opération "Tempête du désert", après l'invasion par Bagdad du Koweït.


15:48
Les bases militaires occidentales autour de la Syrie


En cas de frappes occidentales en Syrie, la base britannique d'Akrotiri à Chypre serait idéalement placée. Or, selon le Guardian, les préparatifs s'accélèrent sur cet aéroport militaire situé sur la côte sud de l'île, à quelque 160 kilomètres de la Syrie.


15:47
Les frappes américaines pourraient démarrer jeudi


Selon NBC, qui cite des responsables américains, les frappes américaines pourraient débuter dès jeudi et durer trois jours. Une intervention limitée qui aurait avant tout comme objectif d'envoyer "un message" au régime de Bachar el-Assad, selon la même source.


15:47
Une frappe sur la Syrie se précise


L'hypothèse d'une intervention internationale en Syrie se précise. Selon plusieurs sources présentes aujourd'hui à une réunion à Istanbul entre des diplomates occidentaux et la Coalition nationale syrienne (CNS, principale organisation de l'opposition), des puissances occidentales ont déclaré à l'opposition syrienne que des frappes contre les forces du président Bachar al Assad ne seraient plus qu'une question de jours.

> Aux Etats-Unis, Barack Obama étudie, selon la presse, la possibilité d'une attaque brève et de portée limitée. Dans une interview à la BBC, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a déclaré que les forces armées étaient préparées à une action militaire en Syrie si le président donnait son aval. «Nous sommes prêts à y aller (...) Nous avons positionné des éléments pour être capables de répondre à toute option choisie par le président», a-t-il déclaré.

> En Grande-Bretagne, Downing Street a indiqué mardi que l'armée britannique se préparait à l'éventualité d'une action militaire, tout en assurant qu'«aucune décision n'a encore été prise» sur la forme que pourrait prendre l'intervention. Le Premier ministre David Cameron a annoncé qu'il convoquait le Parlement jeudi pour un vote «sur la réponse du Royaume-Uni aux attaques à l'arme chimique» en Syrie.


> François Hollande doit confirmer aujourd'hui l'implication de la France dans une action militaire, appelée de ses voeux par Paris, mais à laquelle elle ne devrait participer qu'en soutien des Etats-Unis. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s'est entretenu ce matin par téléphone de la situation en Syrie avec son homologue américain, Chuck Hagel. Pour contourner le veto russe et chinois à toute résolution à l'ONU sur la Syrie, les alliés pourraient invoquer, selon Paris, la notion de «responsabilité de protéger» des populations contre les crimes de guerre ou contre l'humanité.

> Moscou, principal allié de la Syrie, appelle la communauté internationale à la «prudence», soulignant qu'une intervention militaire aurait des conséquences «catastrophiques» pour la région. Le ministère russe des Affaires étrangères a également réitéré sa «sérieuse déception» concernant la décision des Etats-Unis de reporter une réunion prévue avec la Russie sur la crise syrienne à La Haye.
> Le régime syrien promet déjà de se défendre. «S'en prendre à la Syrie n'est pas une mince affaire. Nous avons des moyens de défense qui vont surprendre», a averti le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, qui agite l'épouvantail islamiste. Selon lui, une intervention militaire «servira les intérêts d'Israël et en deuxième lieu, du Front al-Nosra», groupe armé combattant avec les rebelles syriens et qui a prêté allégeance à al-Qaida.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 17:52


Barack Obama étudie les scénarios de riposte en Syrie

LE MONDE | 26.08.2013 à 11h09 • Mis à jour le 27.08.2013 à 07h23 | Par Corine Lesnes (Washington, correspondante )

Barack Obama descend de "Marine One", l'hélicoptère présidentiel, pour rejoindre les bureaux de la Maison Blanche, à Washington, le 23 août.

Barack Obama ne peut plus éluder la question syrienne. Quatre jours après l'attaque aux armes chimiques qui aurait fait plusieurs centaines de morts, le 21 août, dans la banlieue de Damas, le président américain a accentué les préparatifs en vue d'une riposte.

La Maison Blanche a durci le ton, dimanche 25 août, au lendemain d'une réunion du conseil de sécurité nationale sur les bombardements aux gaz incapacitants survenus dans la région de la Ghouta. Sans plaider pour attendre comme au printemps les conclusions des agences américaines de renseignement, un haut responsable de l'administration Obama a indiqué qu'il faisait "très peu de doute" que le régime de Bachar Al-Assad était responsable de l'attaque.

Lire aussi : Syrie : des échantillons prélevés sur des victimes envoyés à Paris

La Maison Blanche a également balayé l'offre soudaine du régime syrien de laisser les inspecteurs de l'ONU se rendre sur place. La décision de Damas est "trop tardive pour être crédible, notamment parce que les preuves disponibles ont déjà été détériorées de manière significative", a déclaré le même haut responsable. "Si le régime syrien n'avait rien à cacher et voulait prouver au monde qu'il n'a pas utilisé d'armes chimiques, il aurait cessé ses attaques sur la zone il y a cinq jours et accordé un accès immédiat à l'ONU", a-t-il ajouté.

ACTION RAPIDE ET LIMITÉE

La Russie, au contraire, a appelé les Occidentaux à attendre les conclusions des inspecteurs, afin d'éviter l'"erreur tragique" qui consisterait à attaquer la Syrie. Et l'Iran a promis des "conséquences sévères" si les Etats-Unis "franchissent cette ligne rouge".

Selon la presse américaine, le président Obama souhaiterait une action rapide et limitée. Rien n'a filtré des options militaires qui lui ont été présentées par le Pentagone pendant la réunion du Conseil de sécurité nationale mais un destroyer qui devait quitter la région a été maintenu en Méditerranée, portant à quatre le nombre de bâtiments américains porteurs de missiles de croisière Tomahawk dans la zone.

Les cibles seraient non pas les sites de stockage des gaz toxiques – trop dangereux – mais les lanceurs et l'aviation, voire les aéroports par lesquels les Iraniens ravitaillent leur allié.

M. Obama, qui est très réticent à s'engager sans la légitimité internationale conférée par l'ONU, multiplie les contacts diplomatiques. Samedi, le président américain s'est entretenu avec le premier ministre britannique, David Cameron, et, dimanche, avec le président français, François Hollande.

D'après la Maison Blanche, les alliés ont partagé leur "profonde inquiétude" à propos de l'utilisation des armes chimiques et discuté des "possibles réponses de la communauté internationale". D'Israël est aussi venu un appel à l'action. "On ne peut pas laisser les régimes les plus dangereux du monde en possession des armes les plus dangereuses du monde", a déclaré le premier ministre Benjamin Nétanyahou, ajoutant : "La Syrie est devenue un terrain d'essais pour l'Iran."

LA FRACTURE SUNNITES-CHIITES, EXPLOITÉE PAR AL-QAIDA

Le chef d'état-major interarmes, le général Martin Dempsey, a ouvert, dimanche 25 août, à Amman (Jordanie) une conférence de trois jours sur la "sécurité régionale" avec ses homologues de neuf pays (Arabie saoudite, Qatar, Turquie, Jordanie, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Canada). A Istanbul, le coordonnateur américain pour la Syrie, l'ambassadeur Robert Ford, a rencontré des dirigeants de l'opposition pour préparer les lendemains des éventuelles frappes.

Le consensus est maintenant presque entier à Washington sur l'impossibilité de continuer à laisser le régime syrien gazer impunément sa population. Le sénateur républicain John McCain, qui joue les aiguillons depuis deux ans, a une nouvelle fois appelé à des "actions décisives" contre Bachar Al-Assad, tout en reprenant le terme privilégié par l'administration : "actions militaires limitées".

Son collègue Bob Corker, le chef de file républicain à la commission sénatoriale des affaires étrangères, a assuré que M. Obama préparait une "réponse chirurgicale" et saisirait le Congrès dès la rentrée parlementaire, le 9 septembre – un geste que la Maison Blanche ne juge en fait pas nécessaire (le président, qui est aussi le chef des armées, n'a pas besoin d'autorisation préalable pour ordonner des frappes).

Mais le consensus est également fort pour tenter d'éviter l'implication dans un conflit de plus en plus marqué par la fracture sunnites-chiites, exploitée par la nébuleuse terroriste Al-Qaida. Le général Martin Dempsey a mis ses doutes sur la place publique, une initiative rare. Dans une lettre au représentant démocrate Eliot Engel, le militaire a expliqué, le 22 août, qu'il ne s'agit pas de "choisir entre deux côtés", mais d'en choisir "un parmi de multiples". Or aucune des factions n'est prête à soutenir les Etats-Unis une fois que le conflit sera terminé, a-t-il affirmé.

MAINTENIR L'IMPASSE ?

Le représentant républicain Michael McCaul a lui aussi plaidé pour choisir non pas un côté mais le "côté américain" : celui-ci consistant non pas à assurer le renversement de Bachar Al-Assad mais à neutraliser les armes chimiques qui pourraient tomber entre les mains de djihadistes.

Dans une interview le 23 août à CNN, Barack Obama a lui-même fait part de ses doutes. "Si les Etats-Unis décident d'attaquer un autre pays sans avoir reçu de mandat de l'ONU et sans présenter de preuves suffisantes, on peut se demander si de telles démarches peuvent être approuvées par la législation internationale", a-t-il relevé.

Un sondage Reuters-Ipsos réalisé entre le 19 et le 23 août donne raison à son approche. Près de 60 % des sondés estiment que les Etats-Unis ne devraient pas intervenir en Syrie (contre 9 % d'avis favorables). Dans le cas d'utilisation d'armes chimiques, les interventionnistes sont plus nombreux (25 %), mais près d'un Américain sur deux continue à penser que leur pays n'a pas à se mêler du conflit.

C'est aussi l'avis du chercheur Edward Luttwak, du Center for Strategic and International Studies, spécialiste de stratégie militaire. Pour lui, Barack Obama devrait "résister à la tentation d'intervenir" en Syrie. "Une victoire de l'un ou l'autre camp serait également indésirable pour les Etats-Unis", écrit-il dans le Washington Post. Soit elle conforterait l'Iran, soit Al-Qaida. Selon le chercheur, maintenir l'impasse a été le résultat de la politique américaine actuelle et devrait rester l'objectif des Etats-Unis.


Corine Lesnes (Washington, correspondante )
Correspondante du Monde aux Etats-Unis Suivre Aller sur la page de ce journaliste

Assad rejette les accusations dans la presse russe

Dans un entretien publié lundi 26 août par le quotidien Izvestia, réputé proche du Kremlin, le président syrien Bachar Al-Assad qualifie d'"insensées" les accusations d'utilisation d'armes chimiques. "Les déclarations de quelques hommes politiques aux Etats-Unis et en Europe sont une insulte au bon sens, a-t-il déclaré aux deux journalistes russes venus l'interviewer. Dans le quartier en question, la ligne de front entre l'armée et les insurgés n'est pas bien définie. Un Etat peut-il recourir à l'arme chimique ou toute autre arme de destruction massive là où ses troupes sont concentrées ?"



Si les Etats-Unis interviennent militairement en Syrie, ils "feront face à un échec comme lors de toutes les guerres précédentes lancées par eux, à commencer par le Vietnam". A la question sur la part du territoire contrôlée par les insurgés, il répond : "Nous avons nettoyé chaque province où se trouvaient des terroristes. Le problème n'est pas le territoire où ils se trouvent (...). Le problème, c'est les nombreux combattants qui viennent de l'étranger." Mettant en garde les Occidentaux, Bachar Al-Assad souligne : "On ne peut pas être pour le terrorisme en Syrie et contre le terrorisme au Mali."



La Russie, allié indéfectible, veille au grain. "Tous les contrats signés avec la Russie sont honorés", clame-t-il dans une allusion aux missiles S-300 que Moscou devait livrer à Damas au printemps pour annoncer ensuite avoir retardé cette livraison. Et d'affirmer : "La Russie livre à la Syrie tout ce qu'il lui faut pour se défendre."

Marie Jégo (Moscou, correspondante).
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   27.08.13 19:11

Sans vouloir faire aucun parallèle précis,en France,depuis le 05 mai 2012,on a parlé de la fin de vie pour rien.
A propos de la Syrie,il en sera peut-être de même.Des discours,quelques petites frappes symboliques,et on en sera au même point,on n'aura ni avancer,ni reculer.
C'est une simple hypothèse et je ne sais pas si ce sera mieux ou pire....
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 10:09

J'ai trouvé par hasard le copié-collé ci-dessous pas idiot du tout
A propos de la Syrie,je suis aussi nulle...qu''en informatique(ou presque)
donc mes affirmations persos(s'il y en a) sont nulles
Mais je m'intéresse à ce problème et je cherche un peu sur le web...
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 10:09


La France évitera-t-elle le piège syrien?

Par Ivan Rioufol le 28 août 2013 8h00 | 10 Commentaires


François Hollande décidera "dans les prochains jours" de l’action à mener contre le régime syrien, accusé - sans preuve puisque les experts n’ont pas encore rendu leurs conclusions - d’avoir utilisé illégalement des armes chimiques contre les rebelles. S’il est une erreur qui peut être encore évitée, c’est d’intervenir militairement dans ce conflit opaque, où se mêlent dans un même combat contre Assad la coalition nationale syrienne et les djihadistes partisans de l’épuration religieuse, et singulièrement des chrétiens. Paris à tout à perdre à soutenir un camp contre l’autre : personne n’est capable d’assurer aujourd’hui que la démocratie, évidemment souhaitée, s’installera à Damas. Il est même permis de redouter l’issue inverse, qui verrait les islamistes, chassés d’Egypte par le peuple, prendre le pouvoir en Syrie grâce aux Américains et à ses martiaux alliés. L’Occident s’est toujours trompé dans ses analyses et ses alliances politiques. Il en serait de même avec des frappes américaines, même limitées à quelques jours. Il est irresponsable de vouloir jouer avec des allumettes dans une région inflammable, et de relancer une guerre dans un pays endeuillé par plus de 100.000 morts. Le risque d’un conflit mondial, mobilisant la Russie, la Chine et l’Iran contre les partisans d’une intervention, est une hypothèse qui, à elle seule, oblige à une élémentaire prudence. D’ailleurs, le chef de l’Etat a admis, mardi, que "cette guerre civile (en Syrie) menace la paix du monde". Oui, il est urgent de ne rien faire car, malheureusement, il est trop tard.

La tentation est évidemment grande pour Hollande de feindre à nouveau, aux yeux du monde, la fermeté et le courage - déjà mis en scène avec un incontestable succès au Mali – afin de tenter de faire oublier ses hésitations et ses prudences qui irritent les Français. "La France est prête à punir", a-t-il grondé, en employant pour l’occasion un verbe qu’il s’interdit dans ses discours intérieurs, construits tout au contraire sur la recherche de l’"apaisement" et le rejet des affrontements. Reste que l’intervention malienne n’a eu aucun effet sur sa popularité en berne. Et la situation de la France est suffisamment inquiétante pour mobiliser à temps plein un président qui n’est pas à la hauteur de ses responsabilités. S’il y a une urgence à apporter des réponses, à envoyer des signaux, à montrer ses muscles, à faire respecter les grands principes, ce n’est pas en Syrie. Ce conflit appartient au monde musulman, qui s’entre-déchire entre chiites et sunnites. L’Occident a tout intérêt à s’en retirer, sur la pointe des pieds. D’ailleurs, l’opinion publique américaine le réclame à Barack Obama. Il est probable que l’opinion européenne partage cette même sagesse. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 12:53

Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, annonce sur iTélé que le Parlement sera convoqué "en session extraordinaire pour un débat" sur la Syrie le 4 septembre. "Il y aura un débat exceptionnel à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat", ajoute-t-il, précisant que François Hollande en avait fait l'annonce le matin-même en Conseil des ministres.

Selon le ministre, il est "vraisemblable que ce travail soit précédé d'une information un peu plus précise, comme cela avait été fait dans d'autres circonstances, dans une réunion qui pourrait avoir lieu autour du Premier ministre en début de semaine prochaine". "Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense seront auditionnés par les commissions dès cette semaine à l'Assemblée nationale", a ajouté Vidalies. Cette convocation "ne préjuge aucunement" d'une intervention française, précise Vallaud-Belkacem.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 13:13

"débat exceptionnel"....
Voyons,les débats français sous "le règne" de François Hollande n'ont aucun caractère exceptionnel..
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 13:18

"Cette convocation "ne préjuge aucunement" d'une intervention française, précise Vallaud-Belkacem. ""

Mais voilà,les citoyens français attendent depuis le 06 mai 2012 des paroles suivies par des actes !
et ceci dans tous les domaines de la sphère publique...
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 13:41


VIDÉO. Syrie - Hollande : "La France est prête à punir" Damas

Le Point.fr - Publié le 27/08/2013 à 19:34

Le président François Hollande a confirmé mardi que la décision sur une intervention en Syrie devrait être prise dans les jours qui viennent.

Le Point.fr (avec AFP)

Le président François Hollande a déclaré mardi qu'une décision sur une action militaire en Syrie serait prise "dans les prochains jours", lors d'un discours de politique étrangère à Paris. "Il y a des moments où cette responsabilité est lourde : engager ou ne pas engager la France, agir ou ne pas agir, décider ou ne pas décider, intervenir ou laisser faire, une fois encore cette question revient ou va revenir dans les prochains jours", a déclaré le chef de l'État devant les ambassadeurs français.

"La France a décidé d'exercer partout sa responsabilité, pour elle-même et pour le reste du monde", a-t-il encore souligné, alors qu'une attaque chimique le 21 août dans la banlieue de Damas, attribuée par Paris au régime, a fait des centaines de morts. Le chef de l'État avait auparavant dit qu'il avait décidé "d'accroître le soutien militaire à la coalition nationale syrienne" (opposition), sans autre précision.

"Décision infâme de gazer des innocents"


François Hollande a affirmé que la France était "prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents" en Syrie, où la "guerre civile (...) menace aujourd'hui la paix du monde". "Le monde est saisi d'effroi après la confirmation de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Tout porte à croire que c'est le régime qui a commis cet acte abject qui le condamne définitivement aux yeux du monde", a déclaré le président. "Notre responsabilité, c'est de rechercher la riposte la plus appropriée aux exactions du régime syrien (...). La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents", a ajouté le président français.

Alors qu'une riposte internationale se dessine sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, impossible à obtenir en raison du véto russe, François Hollande a invoqué "la responsabilité de protéger les civils", telle que votée en 2005 par l'Assemblée générale des Nations unies. "Cette guerre civile menace aujourd'hui la paix du monde", a-t-il souligné, notant que "le conflit se propage désormais à l'ensemble de la région, au Liban par des attentats, en Jordanie et en Turquie par l'afflux des réfugiés, en Irak par le déchaînement de violences meurtrières", a poursuivi le chef de l'État.

Centrafrique


Après son discours sur la Syrie, le président a appelé l'ONU et l'Union africaine "à se saisir de la situation" en Centrafrique, pays, a-t-il dit, "au bord de la somalisation", où 60 000 enfants risquent de mourir de malnutrition et qui compte un million et demi de déplacés. "J'appelle l'Union africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette situation. La France les y aidera", a déclaré le chef de l'État, en ouvrant la conférence des ambassadeurs français réunis à Paris. "Il est plus que temps d'agir" pour ce pays qui traverse une grave crise politique et humanitaire, a souligné le président.

Depuis la chute du régime de François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle du Séléka, le pays vit dans un climat d'insécurité généralisée, avec des exactions contre la population perpétrées par des combattants issus de l'ex-rébellion. François Hollande a rappelé qu'il avait reçu la semaine dernière les représentants d'organisations non gouvernementales engagées en RCA. Selon la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui, une réunion internationale sur la Centrafrique pourrait se tenir en marge de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 13:43

Blablabla... ... ...

"Punir" Damas...l'expression me gène..
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 13:53

Syrie : Hollande convoque le Parlement pour "trouver la riposte appropriée"

Le Monde.fr avec AFP | 28.08.2013 à 13h22 • Mis à jour le 28.08.2013 à 13h40

Un conseil de défense s'est réuni, mercredi 28 août, à l'Elysée autour de François Hollande, à l'issue du conseil des ministres, pour préparer la riposte militaire que la France et ses alliés envisagent contre le régime de Damas, accusé d'avoir employé des armes chimiques.

Durant le conseil, le président de la République s'est à nouveau exprimé sur la question syrienne mercredi matin "pour dire qu'outre la manifestation de notre indignation et la dénonciation de la responsabilité du régime syrien dans l'usage des armes chimiques, nous devons désormais trouver la riposte appropriée", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

Lire : "Syrie : quel cadre légal pour une intervention militaire ?"

"EXAMINER LES DIFFÉRENTES OPTIONS POSSIBLES"

Quatorze hauts responsables, dont le premier ministre Jean-Marc Ayrault et trois ministres, Laurent Fabius (affaires étrangères), Manuel Valls (intérieur) et Jean-Yves Le Drian (défense), participaient à cette réunion annoncée mardi par le président de la République dans son discours concernant la politique étrangère. "La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents" en Syrie, avait alors prévenu le chef de l'Etat, lequel a multiplié, ces derniers jours, les contacts téléphoniques avec ses homologues européens ou américain, à commencer par le président Barack Obama.

François Hollande et les quatre ministres qui participent avec lui au conseil de défense, mercredi 28 août à l'Elysée.

Ce conseil de défense était destiné à "faire un point de la situation et examiner les différentes options possibles", a précisé l'Elysée, mais aussi à entendre les ministres qui ont également multiplié les contacts, comme M. Le Drian, de retour d'une tournée dans le Golfe. Outre les membres du gouvernement et le directeur de cabinet du premier ministre, Christophe Chantepy, plusieurs responsables militaires étaient autour de la table : l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, son "adjoint terre", le colonel Pierre Schill, ainsi que le chef d'état-major particulier du président de la République, le général Benoît Puga.

La communauté du renseignement français était représentée par Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Bernard Bajolet (renseignement extérieur), Patrick Calvar (renseignement intérieur) et Alain Zabulon, coordonnateur national du renseignement. Les proches collaborateurs du président présents sont Paul Jean-Ortiz, son conseiller diplomatique, et Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Elysée.

RÉUNION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT LE 4 SEPTEMBRE

Le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a par ailleurs annoncé mercredi sur i-Télé que le Parlement serait convoqué "en session extraordinaire pour un débat" sur la Syrie le 4 septembre. "Il y aura un débat exceptionnel à la fois à l'Assemblée nationale et au Sénat", a-t-il ajouté, précisant que François Hollande en avait fait l'annonce le matin même en conseil des ministres. Une réunion qui ne "préjuge aucunement" d'une éventuelle intervention française, a cependant assuré Najat Vallaud-Belkacem.





Alain Vidalies sur i>TELE : "le Parlement est convoqué le 4 septembre" - 28/08/13 à 12h00


Selon M. Vidalies, il est "vraisemblable que ce travail soit précédé d'une information un peu plus précise, comme cela avait été fait dans d'autres circonstances, dans une réunion qui pourrait avoir lieu autour du premier ministre en début de semaine prochaine". "Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères et le ministre de la défense seront auditionnés par les commissions dès cette semaine à l'Assemblée nationale", a ajouté le ministre des relations avec le Parlement.

FILLON POSE SES "CONDITIONS"


Devant ses militants à Rouez-en-Champagne, François Fillon a posé ses "conditions" à une intervention militaire en Syrie.

Devant ses partisans rassemblés à Rouez-en-Champagne dans la Sarthe, le député UMP François Fillon, a, quant à lui, demandé que la riposte militaire en Syrie soit conditionnée à l'existence de la "preuve de l'utilisation de ces armes chimiques par le régime syrien [qui] doit être apportée par l'Organisation des Nations unies, et seulement par elle. On ne va pas recommencer les errements de la guerre en Irak !" a lancé le député de Paris. Et d'ajouter : "Si nous prenons cette décision, nous devons en informer nos partenaires russes. Nous devons tenter une dernière fois d'essayer de les convaincre d'agir avec les moyens qui sont les leurs sur le régime d'Assad."

"La troisième condition, c'est naturellement que la Ligue arabe soit associée à une intervention", a-t-il poursuivi. Enfin, il faut que "les buts militaires soient définis avec une extrême précision car il n'y aurait rien de pire que de lancer une guerre dont on se sait pas l'issue dans un pays qui comporte aujourd'hui des forces immenses, qui sont un véritable détonateur de toutes les crises du Proche-Orient et qui pourraient déboucher sur un affrontement qui dépasserait très largement les frontières du Proche-Orient", a également affirmé M. Fillon.

Lire aussi : "Syrie : la classe politique divisée face à une éventuelle intervention"
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 18:16


SYRIE. Y a-t-il un risque d'embrasement régional ?

Publié le 28-08-2013 à 17h43

Céline Lussato

Alors que les Occidentaux préparent une intervention armée contre la Syrie, tour d'horizon des prises de position des capitales de la région.

Mots-clés : Syrie, Turquie, Israël, Iran, Liban, Jordanie, Palestine

Sur le même sujet» EN DIRECT. Syrie : réunion du Conseil de sécurité de l'ONU
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Iran, Turquie, Liban, Irak, Jordanie, Israël, Palestine… Autant de pays concernés par la guerre en Syrie.

Turquie

Résolument hostile à Bachar al-Assad, la Turquie, membre de l'Otan, qui accueille près de 500.000 réfugiés syriens sur son sol, exhorte depuis le début du conflit la communauté internationale à agir très fermement contre le régime d'Assad.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a d'ailleurs appelé à ce que "un crime contre l'Humanité ne reste pas impuni", en réaction à l'attaque chimique du 21 août en Syrie, soulignant auprès du quotidien turc "Milliyet" que son pays était prêt à rejoindre une coalition internationale dirigée contre la Syrie même en l'absence de consensus à l'ONU.

Avec sa très longue frontière avec la Syrie, la Turquie pourrait subir tout particulièrement les conséquences d'un embrasement de la région. L'armée américaine a d'ailleurs déployé des batteries de missiles anti-missiles Patriot le long de la frontière.



Israël

L'Etat hébreu a gardé une certaine neutralité vis-à-vis des événements chez son voisin syrien depuis le début du conflit. Les responsables israéliens avaient, à plusieurs reprises, indiqué que seuls des événements graves pouvaient entraîner une implication israélienne. Israël a ainsi déjà mené des raids aériens contre Damas visant des stocks présumés d'armes chimiques, affirmant que des transferts d'armes étaient en cours à destination du Hezbollah libanais, ennemi direct de l'Etat hébreu.

En cas de frappes ciblées, les experts s'accordent à dire que des roquettes pourraient être lancées sur le nord du pays (depuis la Syrie ou Sud-Liban par le Hezbollah). Les répercussions pourraient être d'un niveau plus élevé en cas d'opération militaire occidentale d'une intensité plus grande. En particulier si l'Iran décidait de répondre en s'en prenant à l'Etat hébreu.



Iran

Allié du régime syrien, l'Iran a prévenu les Etats-Unis de "dures conséquences" en cas d'intervention. Téhéran est, avec Moscou, le principal soutien du régime de Bachar al-Assad qu'il fournit en armes, conseillers militaires et moyens financiers depuis le début de la répression.

Si, encore une fois, des frappes ciblées et limitées occidentales ne devraient pas provoquer de réaction militaire iranienne importante, un risque non négligeable de riposte existe en cas de forte attaque des Américains et leurs alliés.

L'Iran dispose en effet de moyens militaires importants malgré l'embargo voté par l'Onu dans le cadre des sanctions liées à son programme nucléaire que les Occidentaux suspectent d'être en partie militaire. Outre des frappes sur Israël, l'Iran dispose d'un pouvoir de nuisance important au Liban où il soutient les milices du Hezbollah.

Toutefois, juge Amir Mohebian, analyste et journaliste basé en Iran : "Pour l'instant, l'Iran lance des mises en garde, mais si les Américains décident d'intervenir, ils tomberont dans leur propre piège et l'Iran restera en marge pour observer les Américains et leurs alliés s'enfoncer dans ce bourbier", a-t-il assuré auprès de l'AFP.



Jordanie

La Jordanie, dont le régime a géré avec beaucoup de diplomatie les deux dernières années de révolutions arabes et dont l'économie, sous perfusion, a bien du mal à survivre à l'accueil de plus de 500.000 réfugiés, a tant bien que mal essayé ces derniers mois de garder ses distances avec le conflit syrien.

Bien que considéré comme un allié des Etats-Unis dans la région, Amman, qui craint une montée de l'extrémisme musulman, a dit ne pas vouloir servir de base de lancement pour une intervention militaire en Syrie.



Liban

Le Liban est confronté à un risque d'instabilité très grand depuis le début de la crise en Syrie avec une importation du conflit sur une partie de son territoire et une division de sa population entre anti-Assad et Hezbollah pro-régime.

Or, pour les alliés de Damas, la ligne rouge demeure une action militaire destinée à faire tomber le régime. Fin avril, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait d'ailleurs été très clair : "La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des Etats-Unis, d'Israël ou des groupes takfiri (extrémistes sunnites)", avait-il dit.

"Si la situation devenait plus dangereuse, des États, des mouvements de résistance et d'autres forces seront dans l'obligation d'intervenir de manière efficace (...) sur le terrain", avait-il ajouté.

Un avertissement du chef du Hezbollah qui a d'ores et déjà fourni des combattants au pouvoir damascène pour faire face à la révolte.

En cas d'attaque occidentale, il pourrait être le premier à agir en menant des attaques contre les positions rebelles en Syrie, contre Israël à la frontière sud ou même via des agressions de la mission de l'Onu de maintien de la paix au Liban, la Finul.



Irak

L'Irak, confronté à une très grande instabilité due aux tensions toujours vives entre sunnites et chiites qui font chaque jour de nombreux morts dans des attentats, tente de garder ses distances avec le conflit syrien. Néanmoins, Bagdad est considéré comme allié de Damas alors que des combattants chiites irakiens ont été vus sur le terrain.

L'Irak a affirmé être opposé à l'utilisation de son espace aérien ou de son territoire pour toute opération.

Une opération militaire en Syrie pourrait pousser les habitants de l'Est du pays à se réfugier un peu plus en Irak, notamment dans le Kurdistan irakien où 200.000 Syriens (en majorité des Kurdes) ont déjà trouvé asile dans des camps de fortune près de Erbil ou Domiz.



Palestine

Les Palestiniens n'ont pas de position unanime sur la question syrienne.

Si l'Autorité palestinienne a gardé ses distances avec le conflit, il existe néanmoins des groupes palestiniens pro-Assad, notamment le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) dont le porte-parole à Damas Anouar Raja a affirmé à l'AFP que les " intérêts dans la région de tous ceux qui participeront à l'agression contre la Syrie seront des objectifs légitimes".
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   28.08.13 19:49


Copé et Fillon invitent Hollande à la prudence sur la Syrie

- Publié le 28/08/2013 à 19:24

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé et François Fillon ont appelé mercredi François Hollande à ne pas aller au-delà d'un certain seuil et à respecter certaines conditions dans la réponse à apporter au bombardement chimique présumé la semaine dernière près de Damas.

François Bayrou, le président du MoDem, a estimé que le gouvernement se portait en première ligne sans la prudence et la réflexion nécessaires sur les conséquences d'une intervention militaire occidentale en Syrie.

Le chef de l'Etat a déclaré mardi que la France était prête à punir "ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents" et a imputé l'attaque au régime de Bachar al Assad.

L'exécutif a poursuivi mercredi la préparation d'une éventuelle participation à des frappes internationales en Syrie avec un conseil de défense et la convocation du Parlement en session extraordinaire la semaine prochaine.

"J'ai écouté avec beaucoup d'attention l'analyse qui a été faite par le président Hollande, je l'ai trouvée juste sur la forme comme sur le fond", a déclaré le président de l'UMP sur Europe 1.

"Je recommanderais pour ma part au président Hollande d'être prudent : s'il s'agit d'une frappe punitive et ponctuelle face à l'utilisation d'armes chimiques par Assad, cela peut avoir du sens mais, encore une fois, attention à ne pas aller au-delà d'un certain seuil", a-t-il ajouté.

RÉFLÉCHIR AUX CONSÉQUENCES

Le chef de file de l'opposition a mis en garde contre les précédents en Irak et en Afghanistan qui ont montré selon lui que "ce qui compte aujourd'hui c'est l'efficacité, or l'efficacité ne peut être que dans une solution politique".

Lors d'un séminaire de son parti, "Force républicaine", à Rouez-en-Champagne (Sarthe), l'ancien Premier ministre François Fillon a réclamé des conditions à toute intervention de la France.

"La communauté internationale ne peut pas laisser impuni l'usage d'armes chimiques qui sont interdites par tous les traités internationaux", a-t-il dit. "Mais si nous devons intervenir aux côtés de nos alliés, il y a des conditions à respecter".

La preuve de l'utilisation des armes chimiques par le régime syrien doit être apportée par l'Onu et "seulement par l'organisation des Nations unies", a-t-il souligné, afin d'éviter les "errements de la guerre en Irak".

Avant toute prise de décision, il faut tenter une dernière fois d'essayer de convaincre la Russie d'agir sur le régime d'Assad, a ajouté François Fillon. Enfin, "la Ligue arabe doit être associée à une intervention et "les buts militaires définis avec une extrême précision."

François Bayrou a regretté pour sa part que l'exécutif se soit lancé dans une "mécanique" sans réfléchir aux conséquences d'une action de force, jugeant que le conflit était "communautaire" et non entre "les puissants et le peuple".

"Je pense que les autorités françaises sont imprudentes et se portent en première ligne. Là, il y a au minimum un engagement sans avoir eu pour le pays tout entier, la réflexion, la prudence nécessaires", a-t-il dit sur i>TÉLÉ.

Marine Pennetier et Gérard Bon, avec Sophie Louet à Rouez-en-Champagne (Sarthe), édité par Gilles Trequesser
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 9:30

Ils repoussent l'intervention en Syrie parce qu'ils ont peur des conséquences
Ils ont raison d'avoir peur
Mais les conséquences ne disparaîtront pas pour autant
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 9:34

Belles paroles,beaux discours...sans les actes

On a l'habitude,maintenant !
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 13:15

Ou bien ils attendent un évènement déclencheur qui va se passer bientôt dans le monde,un évènement dont ils seraient les seuls à être au courant ?????????
Ou ils sont en train de prévoir un plan Vigipirate international et noir ?????
Cette histoire de congrès américain serait un prétexte ????
Ils attendent que le 11 septembre 2013 soit passé ?????
Je sens plein de non-dit
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 13:21

S'ils repoussent,cela ne se résumera pas à une simple "punition"
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 13:31

Syrie: Israël reste prêt à tous les scénarios

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné dimanche qu'Israël restait prêt à tous les scénarios, au lendemain de la décision du président américain Barack Obama de solliciter le feu vert du Congrès pour une action militaire en Syrie.

Israël est calme et sûr de lui-même, les citoyens d'Israël savent que nous sommes prêts à tous les scénarios, a déclaré M. Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, selon des propos diffusés à la radio publique.

Nos ennemis ont de très bonnes raisons de ne pas tester notre force, notre puissance. Ils les connaissent, a-t-il ajouté.

Israël, voisin de la Syrie, s'est préparé au cours des derniers jours à de possibles débordements sur son territoire d'une éventuelle intervention militaire étrangère contre Damas.

L'Etat hébreu a ainsi déployé des systèmes anti-missiles dans le nord, région la plus exposée, mais aussi à Tel-Aviv, agglomération de près d'un million d'habitants.

Le rappel en cas de besoin d'un millier de réservistes a aussi été approuvé, et des masques à gaz ont été distribués à la population.

Mais samedi soir, Barack Obama, tout en approuvant le principe d'une intervention militaire, a repoussé l'échéance d'une éventuelle frappe en la conditionnant à un vote du Congrès, en vacances jusqu'au 9 septembre.

Dans sa guerre contre la rébellion, le régime syrien est accusé d'avoir utilisé le 21 août des armes chimiques dans la banlieue de Damas, une attaque qui a fait des centaines de morts, selon les services de renseignements américains et l'opposition syrienne.

Les responsables israéliens se sont efforcés publiquement de laisser leur pays à l'écart du dossier syrien et d'une éventuelle intervention étrangère.

Mais un haut responsable militaire de l'Iran, ennemi juré d'Israël et principal allié régional de Damas, a récemment avertit qu'une action militaire en Syrie mènerait l'Etat hébreu au bord des flammes.

Aucun ministre israélien n'a commenté explicitement, dimanche, la décision de Barack Obama.

Bachar al-Assad est un lâche assassin (...). Occupez-vous de lui, a toutefois déclaré à la radio, à l'attention de Washington, le ministre du Logement Uri Ariel, membre du Foyer Juif, un parti nationaliste religieux.

La presse israélienne s'est, elle, montrée globalement critique à l'égard de M. Obama, décrit par le quotidien à grand tirage Israel Hayom (proche de l'actuel gouvernement) comme un président fébrile, paralysé par son statut de lauréat du prix Nobel de la paix.

Quel que soit le scénario, les haut-responsables israéliens pensent que les Etats-Unis ont laissé passer l'occasion et que n'importe quelle attaque serait désormais inefficace, a avancé le Yediot Aharonot.

Assad se frotte les mains, et les Iraniens poursuivent tranquillement leur chemin vers la bombe atomique, a ajouté ce quotidien, en référence au programme nucléaire controversé de Téhéran.


(©AFP / 01 septembre 2013 13h22)
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 14:03

COURRIER INTERNATIONAL
L'IRAN NE LACHERA PAS LE MORCEAU

Avec la multiplication des signes indiquant que la communauté internationale va, d'une façon ou d'une autre, sévir contre la Syrie, la principale préoccupation maintenant est l'Iran.

La République islamique ne réagira peut-être pas directement en bombardant Israël ou la Jordanie, mais elle fera de son mieux pour défendre ses intérêts en Syrie. Les Etats-Unis devront par conséquent s'assurer qu'un plan sera mis en place pour endiguer tout renforcement de l'influence iranienne en Syrie, ce qui pourrait bien se produire après une frappe militaire. Il faut donc une stratégie à long terme, une stratégie qui prenne également en compte l'exacerbation des tensions entre chiites et sunnites en Syrie et au Liban.

L'objectif de l'Iran en Syrie n'est pas de protéger le régime d'Assad. L'Iran veut s'assurer de ne pas perdre son avantage territorial en Syrie, qui le relie principalement au Liban, à Damas et à la côte. Avec ou sans Assad et son régime, les Iraniens feront tout pour conserver cet atout même s'ils doivent se battre jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul sunnite en Syrie ni un seul chiite au Liban. C'est une chose qu'il faudra prendre en considération pendant et après l'éventuelle frappe militaire : l'une de ses conséquences pourrait être une escalade des affrontements entre sunnites et chiites.

Envoyer le Hezbollah ?
Maintenir son influence ne sera pas une tâche facile pour Téhéran. Mais l'Iran attaquerait-il ? La réponse est probablement non : l'Iran n'a jamais entrepris aucune action militaire contre les Etats-Unis ou leurs alliés, y compris Israël. Il utilise habituellement le Hezbollah pour cela, et l'économie iranienne ne peut pas se permettre une guerre contre la communauté internationale aujourd'hui.

En Syrie, le Hezbollah combat pour l'Iran, mais il n'utilise pas l'intégralité de sa force militaire. S'il avait carte blanche pour recourir à son armement lourd, le Parti de Dieu aurait remporté de plus grandes victoires sur le terrain en Syrie. Mais il ne l'a pas fait et ne le fera pas : l'objectif n'est pas de donner la victoire à Assad mais de protéger un territoire. Les armes du Hezbollah ne doivent servir qu'à une seule chose : protéger le programme nucléaire iranien. Si ce dernier est touché, le Hezbollah sera probablement utilisé pour faire la guerre à Israël.

Le plus important pour l'Iran, c'est son programme nucléaire
Si la Syrie est touchée, il est peu probable que le Hezbollah ou l'Iran fassent quoi que ce soit. Il faut comprendre que le Hezbollah est beaucoup plus important pour l'Iran que pour la Syrie. L'Iran ne sacrifiera pas le Hezbollah pour la Syrie dans une action militaire, et ne sacrifiera pas non plus l'armement lourd du Hezbollah. Alors que fera-t-il ?

Il n'y a que deux options :
1) L'Iran peut utiliser le Hezbollah et son équivalent en Irak pour déstabiliser encore plus la région. Cela fonctionnera jusqu'à un certain point, mais ne changera pas grand-chose sur le terrain en Syrie si l'Ouest est déjà très investi. Au contraire, cela accentuera les tensions intercommunautaires – qui ont déjà atteint un niveau périlleux –, et même le Hezbollah n'appréciera pas les répercussions.
2) La République islamique peut accorder davantage d'attention aux efforts diplomatiques afin de parvenir à un accord sur le programme nucléaire. Plus l'Iran perdra d'arguments de négociation dans la région, plus il sera prêt à accepter un compromis. Après tout, ce qui compte vraiment pour l'Iran, c'est le programme nucléaire. Dans tous les cas, le Hezbollah sera le grand perdant. Son implication en Syrie l'a détruit en tant que mouvement de résistance, aussi sur le plan régional que local. Ceux qui ont le plus à craindre ici sont les chiites libanais, qui devront payer le prix de tout ce qui précède.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 15:26

Excellent,que François Hollande soit contraint d'attendre...
Car les citoyens qui ont voté pour lui sont eux aussi contraints d'attendre depuis le 06mai2013...(lapsus..06mai2012..)
F.H.se prendrait-il pour le "Chef de la Planète Terre"?


Dernière édition par Admin le 01.09.13 15:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 15:27

Syrie: Hollande désormais contraint d'attendre Washington
Publié le dimanche 01 septembre 2013 à 13h51

Paris (AFP)
François Hollande, qui se montrait déterminé à frapper sans délai la Syrie, se retrouve contraint d'attendre le bon vouloir de l'allié américain et confronté à une contestation croissante de l'opposition qui réclame un vote au Parlement, comme aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
Champion d'un consensus que certains disaient mou lorsqu'il était à la tête du PS et de ses courants contraires, le président Hollande s'est révélé plutôt faucon que colombe dans l'affaire malienne comme dans ce dossier syrien, se disant "déterminé" à "punir" le régime de Bachar al-Assad. Une attitude soutenue dans son camp, qui a poussé Harlem Désir, le patron du PS, à dénoncer "l'esprit munichois" de certains dirigeants de l'opposition réticents, déclenchant un concert de protestations à droite.
Mais la France, devenue brusquement le meilleur allié des Etats-Unis sur la Syrie après la défection britannique, risque bien de se retrouver aussi "à la remorque" des Américains, comme le redoutait l'ancien Premier ministre UMP François Fillon.
Après le vote du Parlement britannique qui a opposé un "no" définitif à une intervention de ses soldats en Syrie, Barack Obama a annoncé samedi soir sa décision de consulter le Parlement américain. Alors que les frappes aériennes semblaient imminentes, les débats devant la Chambre des représentants et le Sénat américain ne s'ouvriront que le 9 septembre.
A Paris, un proche du dossier s'en inquiète: "plus la sanction s'éloignera de la date du 21 août plus elle risque d'être affaiblie dans ses effets militaires et politiques".
En attendant, François Hollande fait face aussi à une pression politique croissante. L'exécutif avait envisagé un simple débat sans vote au Parlement le 4 septembre. Mais il est déjà contraint de lâcher du lest.
Matignon a annoncé dimanche que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevrait dès lundi les principaux responsables parlementaires -présidents de l'Assemblée et du Sénat, des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense- pour les informer de la situation en Syrie.
Sera-ce suffisant ? Les appels se font de plus en plus pressants pour l'organisation d'un vote en bonne et due forme.
Après François Fillon et Jean-François Copé, le patron de l'UMP, qui ont tiré la sonnette d'alarme devant les risques d'une entrée en guerre, le centriste Jean-Louis Borloo (UDI) a réclamé samedi, dans la foulée de la déclaration de Barack Obama, un "vote formel" au Parlement français. François Bayrou (MoDem) et Christian Jacob (UMP) -- qui souhaite même que le gouvernement engage sa responsabilité -- sont sur la même ligne, sans parler du Front de gauche et des souverainistes de tous bords.
Valls écarte la perspective d'un vote
Constitutionnellement, rien ne l'empêche. L'exécutif peut s'en tenir à la lettre de la Constitution et de son article 35 qui prévoit que "le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", un simple débat qui "n'est suivi d'aucun vote".
Mais il peut très bien aussi passer outre, comme le relèvent les constitutionnalistes interrogés par l'AFP. Deux voies au moins seraient envisageables. L'artillerie lourde avec "une déclaration de politique générale suivie d'un vote à l'Assemblée nationale et, le cas échéant, au Sénat" comme l'avait fait François Mitterrand en 1991 pour faire "parler les armes" dans la première guerre d'Irak, explique Didier Maus.
La seconde voie, plus légère et suggérée par Dominique Chagnollaud, serait de recourir à l'article 50-1 de la Constitution introduit par la révision constitutionnelle de 2008, qui autorise le gouvernement à faire devant "l'une ou l'autre des assemblées" et "sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat" et peut "faire l'objet d'un vote" sans engagement de responsabilité.
Il y aurait même une troisième voie, sans vote mais ô combien solennelle, selon Didier Maus: la convocation du Parlement en Congrès à Versailles pour une déclaration du président de la République, autre possibilité offerte par la réforme constitutionnelle de 2008 dont Nicolas Sarkozy avait usé dès l'année suivante pour développer sa politique européenne.
A l'Elysée, on juge toutefois "un peu paradoxal que la droite considère que la procédure de l'article 35 est insuffisante alors qu'elle en est l'auteur" avec cette même réforme constitutionnelle.
"On ne modifie pas la pratique de la Constitution de la Ve République en fonction de l'humeur des uns et des autres ou de ce qui se passe dans le monde", a dit le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, écartant la perspective d'un vote.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 15:46

J'ai remarqué qu'on dit "un proche du dossier,un conseiller de l'Elysée"sans jamais citer de nom.
Politique technocrate,bureaucrate,..inhumaine ?Ici,cela peut se comprendre puisqu'il s'agit d'une action militaire à venir.Mais ma remarque ne concerne pas seulement la Syrie...mais aussi des affaires typiquement françaises...qui concernent les citoyens français dans leur vie..
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 18:39

Source Turquie
La Syrie capable d'affronter une "agression extérieure"

Par Reuters | dim, 01/09/2013 - 17:13

Mots clés : Bachar al Assad, attaque, Barack Obama, intervention militaire, Syrie, armes chimiques, Damas, Proche-Orient


Le président syrien Bachar al Assad s'est déclaré dimanche à même de faire face à une attaque extérieure après les déclarations de Barack Obama sur la nécessité d'une intervention militaire contre la Syrie pour punir le régime d'avoir utilisé des armes chimiques le 21 août dernier près de Damas.

"La Syrie (...) est capable d'affronter n'importe quelle agression extérieure", a déclaré le président syrien à la télévision publique lors d'une rencontre avec des responsables iraniens.

"Les menaces américaines de lancement d'une attaque contre la Syrie ne détourneront pas la Syrie de ses principes (...) ni de son combat contre le terrorisme soutenu par certains pays occidentaux et de la région, d'abord et avant tout par les Etats-Unis d'Amérique", a ajouté Bachar al Assad.

La Syrie a pour usage de qualifier de "terroristes" les rebelles qui veulent renverser Bachar al Assad.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 22:56


Syrie : la Ligue arabe rappelle à l'ONU et au monde "leurs responsabilités"

Edité par MYTF1News avec AFP
le 01 septembre 2013 à 16h12 , mis à jour le 01 septembre 2013 à 16h15.

Damas, en Syrie.
Damas, en Syrie. / Crédits : LCI

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Inquiétude de la Turquie après un bombardement au Nord de la Syrie

Obama "coincé par ses déclarations sur la ligne rouge"
barack obama , etats-unis , syrie Moyen-orientRéunis au Caire, les ministres arabes des Affaires étrangères ont appelé l'ONU et la communauté internationale à prendre leurs responsabilités dans le dossier syrien. Damas de son côté s'en prend à Barack Obama, "hésitant et confus", et à François Hollande, jugé "irresponsable".

Alors que Barack Obama temporise en engageant des discussions avec le Congrès américain, que la France se demande encore comment réagir aux décisions de ses alliés et ex-alliés, et que l'ONU n'arrive toujours pas à parler d'une seule et même voix, la Ligue arabe a appelé les Nations Unies et la communauté internationale à "assumer leurs responsabilités" en vertue de la Charte des Nations Unies et du droit international.

Réunis au Caire, les ministres des Affaires Etrangères ont suivi leur homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal, qui avait demandé, un peu plus tôt, aux pays arabes de soutenir l'intervention militaire des occidentaux en Syrie. "Toute opposition à une action internationale ne peut être qu'un encouragement pour le régime de Damas à poursuivre ses crimes", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était "temps de prendre des mesures de dissuasion" contre le régime syrien. La Ligue arabe veut que les auteurs de l'attaque du 21 août soient traités "comme les autres criminels de guerre".

Damas nargue Washington et Paris

Alors que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme a indiqué qu'au moins 110 371 personnes auraient été tuées depuis le début du soulevement en Syrie en mars 2011, les petites phrases continuent de fuser de part et d'autre. Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a estimé dimanche que le président américain Barack Obama était "hésitant et confus". Dans une première réaction officielle à la décision du président américain de demander l'autorisation du Congrès en vue d'une frappe en Syrie, Fayçal Moqdad a dit à des journalistes : "le président Obama était clairement hésitant, déçu et confus quand il parlait hier (...) Personne, que ce soit le président des Etats-Unis ou tout autre président, ne peut justifier une agression injustifiable". Il a également appelé le Congrès américain de "faire preuve de sagesse" en refusant l'intervention au président Obama.

Fayçal Moqdad s'en est également pris à l'allié français. "Il y a un gouvernement responsable en Syrie, mais le gouvernement à Paris est irresponsable (...) Les politiciens français ont trompé le peuple français et se sont comportés de façon irresponsable. Ils ont falsifié les faits et soutiennent des organisations comme Al-Qaïda", a-t-il ajouté. Le président français François Hollande "et son ministre des Affaires étrangères trompent le peuple français pour justifier leur politique erronée en Syrie. Ils échoueront", selon lui. "Les allégations (américaines) sur l'utilisation par la Syrie de telles armes n'ont aucun fondement" a poursuivi M. Moqdad. "Des armes chimiques ont été utilisées par Al-Qaïda et ceux qui sont à sa solde, grâce à ce qu'offrent la Turquie, l'Arabie Saoudite et d'autres pays à ces terroristes".

La Turquie veut un changement de régime

Bachar al-Assad a, lui, de nouveau défié la coalition franco-américaine. "La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure, comme elle fait face tous les jours à l'agression intérieure représentée par les groupes terroristes", a déclaré le président syrien samedi. "Les grands perdants dans cette aventure, ce sont les Etats-Unis et leurs agents dans la région, en premier lieu l'entité sioniste."

La Coalition de l'opposition a, elle, demandé aux représentants américains de "faire le bon choix" en autorisant les frappes, avançant que "des dictatures comme l'Iran et la Corée du Nord regardaient avec attention comment le monde libre allait répondre à l'utilisation par le régime de Bachar al-Assad d'armes chimiques contre le peuple syrien", explique l'opposition. "S'il ne répond pas à une telle violation des règles internationales, les dictateurs du monde entier seront encouragés à suivre l'exemple d'Assad".

Le Premier ministre turc Recep Erdogan a, quant à lui, estimé qu'une oprétaion limitée ne pouvait "satisfaire". "Une intervention doit se faire comme ce qui s'est produit au Kosovo. Une intervention d'un jour ou deux ne suffira pas. L'objectif doit être de contraindre le régime à abandonner le pouvoir," a-t-il déclaré.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   01.09.13 23:09

SYRIE. 3 scénarios pour Obama


Publié le 01-09-2013 à 19h28 - Mis à jour à 22h24


Philippe Boulet-Gercourt

Par Philippe Boulet-Gercourt
Correspondant à New York
Vote positif ou négatif du Congrès, action militaire ou non... quels sont les différents scénarios possibles pour le président américain ?

Mots-clés : Syrie, Israël, Bachar el-Assad, David Cameron, Barack Obama, John McCain, Lindsay Graham, Mac Thornberry

Barack Obama s'exprime au sujet de la Syrie, à la Maison Blanche, le 30 août 2013. (Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA)
Barack Obama s'exprime au sujet de la Syrie, à la Maison Blanche, le 30 août 2013. (Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA)


Sur le même sujet» La Syrie, "capable d'affronter n'importe quelle agression"
» SYRIE. Désir dénonce un "esprit munichois" dans l'opposition
» SYRIE. Ce qu'il faut retenir de l'intervention de Barack Obama
» Obama veut frapper la Syrie mais attend le Congrès
» SYRIE. "C'est la crédibilité de l'Occident qui est en jeu"



Le président américain Barack Obama a écarté l'idée d'une intervention imminente contre le régime syrien, tout en affichant sa détermination à agir, mais après avoir demandé l'autorisation du Congrès. Quels sont maintenant les scénarios pour Barack Obama ?

1) Un vote positif du Congrès, suivi d'une action militaire

"J'ai une idée de taille que je voudrais tester auprès de vous, les enfants…" Ce vendredi, peu avant 19 heures, les conseillers les plus proches d'Obama manquent de tomber de leur chaise en apprenant la décision du Président : soumettre une action militaire contre la Syrie à l'approbation du Congrès. Trois quarts d'heure auparavant, Obama a confié à Denis McDonough, son chef d'état-major, les deux raisons qui le poussent à cette décision. La seconde est la plus facile à comprendre et à justifier : l'absence de soutien international à l'initiative américaine, aggravée par le vote surprise du Parlement britannique. La première est plus inattendue : Obama veut que les élus des deux partis partagent la responsabilité de l'opération. Le soutien du Congrès, explique-t-il à ses conseillers, renforcera le soutien, dans l'opinion, à une action militaire.

Inattendu, car l'autorisation du Congrès n'a rien d'acquis. Une partie significative des démocrates est hostile à la guerre et une autre, chez les Républicains, déteste tellement Obama qu'elle refusera de lui faire ce cadeau. Le pari - énorme - du président est de parvenir à construire une majorité de circonstance. Avec deux arguments. L'un, moral, est de faire de ce débat un vote de principe sur l'interdiction des armes chimiques. "Voilà ma question à chaque membre du Congrès et chaque membre de la communauté internationale : Quel message enverrons-nous, si un dictateur peut gazer des centaines d'enfants, au vu et au su de tous, et ne payer aucun prix ?", a lancé le Président samedi. L'autre argument, tactique, est d'insister sur le signal terrible qu'enverrait un telle démonstration d'impuissance venant de Washington. On peut compter sur l'activisme d'Israël, dans les jours qui viennent, pour faire passer ce message au Congrès.

Le vote aura lieu rapidement (la rentrée parlementaire est le 9 septembre). S'il obtient l'approbation du Congrès, Obama sera dans une position infiniment meilleure pour frapper la Syrie. D'autant que le délai a aussi un avantage militaire : ces derniers jours, dans l'attente d'une frappe, les Syriens ont installé bon nombre de troupes de la capitale dans des lieux peuplés de civils (écoles, dortoirs, université…). "Nous n'avons pas recouru à l'action militaire en Syrie pour toute une série de raisons, l'une étant que nous ne pensions pas qu'une frappe militaire améliorerait la situation humanitaire sur le terrain", indiquait ce week-end Ben Rhodes, le conseiller adjoint à la Sécurité nationale.

Mais la partie de cache-cache syrienne, possible face à une attaque imminente, sera difficile à maintenir pendant des semaines. En laissant les navires américains dans la région, Obama, muni de l'approbation du Congrès, peut jouer de l'élément de surprise et frapper où il veut, quand il veut et - peut-être - dans de meilleures conditions.

2) Un vote négatif du Congrès, suivi d'une action militaire

"Même si je pense que j'ai l'autorité de mener une action militaire sans autorisation spécifique du Congrès…" En annonçant sa décision de consulter le Congrès, Obama a pris soin d'indiquer qu'il ne serait pas formellement lié par son vote. Précaution utile, au cas où le Congrès lui "ferait un Cameron" dans le dos - un coup de Trafalgar à la britannique. Or ce scénario est loin d'être improbable. Même dans un Etat rouge vif (républicain pur et dur) comme le Texas, Mac Thornberry, un membre de la Chambre des Représentants, exprime ainsi son ambivalence : "Le potentiel pour une escalade est tellement grand que je pense qu'il est essentiel que le Président ne soit pas isolé", déclarait-il ce week-end… avant d'ajouter que les électeurs de sa circonscription lui demandaient en quoi ce qui se passe en Syrie les concerne. Au moment de voter, il ne fait aucun doute que l'état de l'opinion pèsera lourd chez les parlementaires. A en croire un sondage NBC, réalisé après les attaques à l'arme chimique, 50% des Américains restent hostiles à une action militaire, contre 42% qui y sont favorables.

Obama aurait une bien meilleure chance si les poids lourds du Congrès qui militent pour une intervention plus musclée aux côté de l'opposition syrienne se ralliaient à lui. Mais les sénateurs John McCain et Lindsay Graham, plus incohérents que jamais, ont déjà affirmé qu'ils ne voteraient pas pour une intervention, au motif que celle-ci serait trop limitée ! Ce genre d'aberration, hélas pour le Président, risque de ne pas être un cas unique dans un Congrès qui ressemble chaque jour un peu plus à un asile de fous.

Même en cas de vote négatif, Obama a donc laissé entendre qu'il ferait quand même parler les armes. La démocratie américaine n'est pas un régime parlementaire, comme celui de la Grande-Bretagne où il serait impensable qu'un Premier ministre passe outre au vote de Westminster, mais un régime présidentiel. Certains Républicains - traditionnellement plus favorables que les Démocrates à l'idée d'un "homme fort" à la Maison Blanche, face au Capitole - se sont d'ailleurs déjà alarmés du précédent que ce vote peut créer : "Le Président n'a pas besoin des 535 membres du Congrès pour faire respecter sa propre ligne rouge", dénonce Peter King, un congressman influent de l'Etat de New York.

Reste qu'une frappe militaire ferait courir un risque énorme à un président qui n'aurait le soutien ni de la communauté internationale, ni de son Parlement, ni de son opinion. Ce ne serait pas la première fois qu'un président décide seul une action militaire, contrairement au souhait de ses compatriotes : comme à chaque fois que les Américains ont le sentiment que leur propre sécurité n'est pas menacée, la décision de Clinton de frapper en Bosnie avait été très impopulaire, et il avait tiré peu de crédit de la suite favorable des événements : à l'inverse, son inaction sur le Rwanda n'avait pas entamé sa popularité. Mais en Bosnie, au moins, Clinton avait le soutien d'une bonne partie de la communauté internationale.

3) Un vote négatif du Congrès, et pas d'action militaire

Il ne fait guère de doute qu'un tel scénario serait le pire pour Obama. "Cela serait une humiliation pour un président, dans son second mandat, déjà obligé de combattre pour rester pertinent et exercer une influence à Washington", analyse Julie Pace, d'Associated Press. "Cela pourrait aussi affaiblir sa stature internationale à un moment où les questions se multiplient sur l'étendue de l'influence américaine, en particulier dans le monde arabe." Obama se retrouverait aussi en porte-à-faux sur le dossier iranien, les Israéliens n'ayant plus aucune confiance dans des prétendues "lignes rouges" à ne pas franchir.

Ce scénario n'offre que deux variantes pas trop désastreuses. Dans la première, Obama parviendrait à obtenir des Russes un durcissement vis-à-vis d'Assad, ce dernier comprenant qu'une nouvelle utilisation d'armes chimiques équivaudrait à un suicide. L'attitude de Damas montre à quel point une telle évolution est improbable : ce dimanche, le quotidien gouvernemental Al-Thawra saluait en "Une" "le début de la retraite américaine historique".

La seconde variante, bien plus plausible, serait une nouvelle attaque massive à l'arme chimique. Cette fois, face à un Congrès honteux de son vote négatif, Obama se retrouverait les mains libres pour punir Assad.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   02.09.13 0:19


Syrie : François Hollande entre deux fronts

1 septembre 2013 à 21:46 (Mis à jour: 23:31)

François Hollande et Ahmad Jarba, le chef de l'opposition syrienne, le 29 août à l'Elysée.
François Hollande et Ahmad Jarba, le chef de l'opposition syrienne, le 29 août à l'Elysée. (REUTERS)

Analyse A l’extérieur, son allié Obama retarde une possible intervention, tandis qu’à Paris la droite critique la précipitation présidentielle.

Par ALain Auffray et Grégoire Biseau

Si Barack Obama avait voulu fragiliser son allié François Hollande, il ne s’y serait pas pris autrement. En l’appelant samedi pour lui annoncer qu’il allait solliciter, à partir du 9 septembre, le feu vert du Congrès pour une intervention militaire en Syrie, le président américain a mis le chef de l’Etat français dans une situation pour le moins inconfortable. A double titre.

D’abord, Washington impose son calendrier de politique intérieure à son unique allié. Quitte à renforcer l’impression d’une France à la remorque des Etats-Unis. Ensuite, l’annonce d’Obama a ouvert un débat de politique intérieure dont Hollande se serait bien passé. Qui peut se résumer par la question suivante : après les décisions de la Grande-Bretagne - et l’échec historique de David Cameron à la Chambre des communes -, puis des Etats-Unis de s’en remettre à leur Parlement respectif, la France peut-elle être la seule démocratie occidentale à ne pas demander un vote à sa représentation nationale avant de décider des frappes contre le régime de Bachar al-Assad ?

Par une bizarrerie dont seule la classe politique française a le secret, tout est à front renversé. La droite, pourtant toujours prompte à invoquer l’héritage gaullien et l’esprit de la Ve République, en appelle à un vote du Parlement. Et la gauche est contrainte de défendre les prérogatives constitutionnelles du chef de l’Etat, en tant que chef des armées. Même le président de l’UMP, Jean-François Copé, qui avait trouvé Hollande «juste sur la forme comme sur le fond», a depuis fait volte-face. Et comme le centriste Jean-Louis Borloo, ou les chiraquiens Christian Jacob et François Baroin, il réclame maintenant une consultation du Parlement. Quitte à créer un précédent. Pour le député (UMP) Axel Poniatowski, ex-président de la commission des Affaires étrangères et farouche opposant à la guerre contre Al-Assad, cette exigence est légitime et cohérente. «C’est Nicolas Sarkozy qui a introduit dans la Constitution l’obligation de réunir le Parlement pour confirmer les engagements militaires de plus de quatre mois. Nous l’avons déjà fait pour la Libye et pour le Mali.» Mais selon le député UMP, le cas de la Syrie est «très particulier car cela fait deux ans que ça dure. Il n’y a pas d’élément de surprise comme dans les deux cas précédents.» D’après les premiers résultats d’un sondage effectué hier par un député UMP, l’intervention serait très largement rejetée par ses collègues.

«Humeur». A l’Elysée, on fait remarquer que Hollande n’a pas attendu l’épisode britannique et américain pour annoncer la tenue d’un débat au Parlement. Dès jeudi, on soulignait que cette consultation allait même «au-delà» de ce que prévoit la Constitution. Selon l’article 35, en cas d’intervention des forces armées, le gouvernement est tenu «d’informer le Parlement au plus tard trois jours après le début de l’intervention». Il est précisé que «cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote». Hier, c’est donc Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, qui s’est transformé en gardien du temple : «La fonction présidentielle, il faut la préserver, a-t-il déclaré. On ne modifie pas la pratique de la Constitution de la Ve République en fonction de l’humeur des uns et des autres ou de ce qui se passe dans le monde.»

Pour faire retomber la pression, Jean-Marc Ayrault a annoncé hier qu’il allait recevoir aujourd’hui à 17 heures les principaux responsables parlementaires - prévenus personnellement par téléphone - pour les informer de la situation en Syrie. Selon plusieurs sources gouvernementales, le Premier ministre devrait, à cette occasion, révéler le contenu d’un document, classé jusqu’à présent secret-défense, qui selon le Journal du dimanche évoque «plus de 1 000 tonnes d’agent chimique» et «l’un des stocks opérationnels les plus importants du monde» à la disposition du régime syrien. Ayrault va-t-il en plus mettre le vote du Parlement sur la table ? Sans pour autant fermer la porte, l’Elysée et Matignon se montraient hier d’une grande prudence. «On va voir comment évoluent les débats», confie un conseiller. «Par ailleurs, renchérit un autre, le Président considère que, contrairement au Mali, il ne s’agit pas d’une entrée en guerre à proprement parler, mais d’une sanction contre un Etat qui ne respecte pas le droit international.»

Suspendu. Jusqu’à samedi, l’hypothèse d’une intervention rapide, c’est-à-dire avant la tenue du G20 (dès jeudi à Saint-Pétersbourg), était jugée la plus probable. Elle était en tout cas soutenue par la France : «Plus les frappes interviennent vite, et plus le message de sanction contre les massacres du 21 août est lisible pour l’opinion publique», confiait une source diplomatique française. Voilà maintenant Paris suspendu au vote du Congrès américain. Pourtant, l’hypothèse d’un non à Obama est jugée assez peu crédible par Paris. «Le sujet est trop important pour que les républicains fragilisent l’engagement des Etats-Unis dans leur lutte contre l’emploi d’armes chimiques et le programme nucléaire iranien», confie un diplomate. Mais si un tel scénario devait se produire, Hollande serait obligé de mettre un genou à terre. Hier, Elisabeth Guigou, présidente (PS) de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée, a averti : «La France ne pourrait pas intervenir toute seule, car il faut une coalition pour assurer une légitimité.»
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   02.09.13 14:09

"Plus jamais la guerre"peut-on lire ici et là
Mais la guerre en Syrie a déjà commençé
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   02.09.13 16:10


Syrie: Hollande le "va-t-en-guerre": "seul" et "piégé", selon la presse

Par LEXPRESS.fr, publié le 02/09/2013 à 04:29

Après la volte-face d'Obama qui demande l'accord du Congrès avant d'agir en Syrie, le président Hollande se retrouve "piégé sur le front interne et isolé sur le front extérieur" soulignent la majorité des titres ce lundi matin.

Syrie: Hollande le "va-t-en-guerre": "seul" et "piégé", selon la presse

Le président Hollande lâché par Obama est de plus en plus seul, face à une majorité de Français hostiles à une intervention et les autres puissances qui demandent l'aval de leurs assemblées.

afp.com/Christian Hartmann

"Piégé" : tel est le commentaire qui revient le plus souvent dans la presse française après la volte-face du président américain Barack Obama, qui a annoncé la convocation du Congrès, et la désormais solitude de François Hollande dans le conflit syrien.

"Comme Barack Obama, François Hollande est pris dans un tourbillon d'événements incontrôlés", écrit Pierre Rousselin dans Le Figaro, mais surtout, pour l'éditorialiste du quotidien libéral, le chef de l'Etat est "piégé sur le front interne et bien isolé sur le front extérieur".

Pour François Sergent de Libération, "Hollande peine à justifier la guerre". Et si "le Président, dans la constitution monarchique de la Ve République, a tout pouvoir pour faire la guerre", relève-t-il, "peut-il aujourd'hui être le seul chef d'Etat à user de la force sans un vote de la représentation nationale, sans même un discours ?"

"Le piège s'est refermé pour ces responsables occidentaux qui s'étaient avancés très vite en annonçant leur volonté de punir Damas qui aurait fait usage de gaz mortels", constate Dominique Quinio dans La Croix.

Patrick Apel-Muller pose cette question dans L'Humanité : "Comment décréter la guerre ou la paix pourrait-il être l'apanage d'un homme seul au XXIe siècle ?" Tout en estimant "intenable l'alignement de François Hollande, résolu à décider contre une énorme majorité de Français et à se passer de l'assentiment de la représentation nationale".

"À force de jouer les va-t-en-guerre pour se refaire une virginité dans les sondages, François Hollande a pris un gros risque. Celui de se retrouver tout seul face au tyran syrien" reconnaît Yann Marec dans Midi Libre.

Pour certains éditorialistes, cette situation a des répercussions sur la politique intérieure française.

"Coincé par le recul surprise de Barack Obama, François Hollande se retrouve face à une opinion publique nettement hostile à une intervention et à des ténors de droite (et de gauche) qui surfent sur ce refus populaire", juge Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-ouest).

Un point de vue partagé par Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne pour qui, "la valse-hésitation des Occidentaux dans l'affaire syrienne exacerbe les clivages intérieurs aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France".
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   03.09.13 9:24


EN DIRECT. Syrie : Hollande «va s'adresser aux Français», annonce Vidalies


V.F. | Publié le 03.09.2013, 06h53 | Mise à jour : 09h05


Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, déclare que François Hollande «va s'adresser aux Français» et n'exclut pas la possibilité d'un vote des députés et sénateurs sur une intervention française en Syrie.

Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, déclare que François Hollande «va s'adresser aux Français» et n'exclut pas la possibilité d'un vote des députés et sénateurs sur une intervention française en Syrie.
| AFP


Le gouvernement français a diffusé lundi des preuves de la responsabilité, selon lui, du régime syrien dans l'attaque chimique du 21 août, sans ébranler le président Bachar al-Assad qui menace la France de représailles en cas de frappes.









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Après les temporisations américaines et britanniques, la France affirme continuer «son travail de persuasion pour réunir dans les meilleurs délais une coalition», selon son Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Il n'est pas question pour la France d'agir seule», a-t-il insisté, confirmant qu'un débat du Parlement mercredi se ferait «sans vote», contrairement aux procédures britannique et américaine. Paris a donc diffusé sur Internet une «note de synthèse nationale de renseignement» selon laquelle, «le 21 août 2013, le régime syrien a lancé une attaque sur certains quartiers de la banlieue de Damas tenus par les unités de l'opposition, associant moyens conventionnels et usage massif d'agents chimiques». Le gouvernement a également mis en ligne lundi six vidéos sur l'attaque chimique du 21 août.

Suivez les évènements de ce mardi :

8 h 40. Marine Le Pen «farouchement opposée à une intervention». La présidente du Front National se déclare sur BFM-TV «farouchement opposée à une intervention en Syrie». Elle précise : «L'intérêt de la France n'est pas concerné donc nous n'avons pas à intervenir mais je constate que la décision d'intervenir a été prise». Marine Le Pen ajoute : «J'ai l'impression que l'on essaye de construire des preuves». Elle indique qu'«intervenir en Syrie, c'est mettre au pouvoir les islamistes qui sont main dans la main avec Al-Qaida, alors que l'on nous explique depuis des années qu'il faut lutter contre le terrorisme.»



8 h 10. François Hollande «va s'adresser aux Français». Le chef de l'Etat «n'exclut pas un vote» sur une intervention française en Syrie, selon Alain Vidalies, ministre en charge des Relations avec le Parlement, interrogé sur RTL. «Le président de la République, qui a le pouvoir, c'est aussi lui et lui seul qui doit décider s'il doit y avoir le moment venu un vote», explique t-il. «Le gouvernement n'interdit rien», précise le ministre, interrogé sur l'absence de consultation, pour l'instant, des députés et sénateurs. «En l'état de la situation, le débat de mercredi ne peut être qu'un débat sans vote : sur quoi on voterait mercredi ?». Alain Vidalies ajoute : «Évidemment, le président de la République va s'adresser aux Français. Je ne vois pas comment ça pourrait être autrement.»

7 h 55. La menace d’Assad à prendre «très au sérieux», selon Georges Malbrunot. Le journaliste du Figaro qui a interviewé Bachar al-Assad estime sur Europe 1 que la menace du président syrien contre la France en cas de frappes sur la Syrie est à prendre «très au sérieux». Le reporter, qui a rencontré Assad à Damas, «dans une maison en dehors de son palais», a trouvé le dirigeant syrien «déterminé». «Il n’a pas montré de signe d’inquiétude apparent, mais je l’ai senti concerné, il a voulu montrer l’image de quelqu’un qui ne vivait pas terré dans un bunker avec un dispositif de sécurité particulièrement lourd», décrit le journaliste.

7 h 40. «Assad à bout», selon Najat Vallaud-Belkacem. La ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement déclare sur i-Télé que «Bachar al-Assad semble à bout et que son crime ne restera pas impuni». Najat Vallaud-Belkacem estime que le président syrien «n'a pas d'autre réponses que ce qu'il déclare dans cette interview au Figaro». La porte-parole du gouvernement conclut : «Nous devons garder à l'esprit les images de ces enfants et de ces adultes attaqués et massacrés le 21 août dernier.»

6 h 50. Obama fait le siège du Congrès américain. Avant de s'envoler pour la Suède ce soir, Barack Obama invite les responsables des commissions-clés du Congrès à venir le rencontrer à la Maison-Blanche, où il tente de leur «vendre» l'intervention syrienne au nom de l'intérêt national. Cette campagne lancée par Barack Obama pour convaincre le Congrès de donner son feu vert à des frappes en Syrie entre dans le vif du sujet, avec l'audition au Sénat du secrétaire d'Etat John Kerry et du chef du Pentagone Chuck Hagel prévue à 18 h 30.

6 h 05. Plus de deux millions de réfugiés syriens selon le HCR. Les Nations-unies annoncent que le nombre de réfugiés syriens ne cesse d'enfler, dépassant les deux millions. Il y a un an jour pour jour, le nombre de réfugiés dans les pays voisins de la Syrie était de 230.671, soit huit fois moins. 1,8 million de nouveaux réfugiés sont arrivés au cours des 12 mois, souligne le Haut Commissariat aux réfugiés. «La Syrie est devenue la grande tragédie de ce siècle, une calamité humanitaire indigne avec des souffrances et des déplacements de population sans équivalent dans l'Histoire récente», souligne dans un communiqué le Haut Commissaire pour les réfugiés Antonio Gutteres.

1 h 58. Le site des Marines visé par des hackers pro-Assad. Des pirates informatiques favorables au régime syrien ont posté des messages sur le site de recrutement des Marines américains, appelant les soldats à défier les ordres du président américain Barack Obama. Les hackers ont publié des photos de personnes en uniformes américains brandissant des pancartes manuscrites disant qu'ils ne combattraient pas pour Al-Qaïda en Syrie.

1 h 05. Bachar al-Assad menace la France. Le président Syrien Bachar el-Assad met en garde la France et menace. En cas de frappes françaises contre son pays, le leader syrien estime, dans une interview au Figaro, que la France deviendra alors ennemie de la Syrie.
«Quiconque oeuvre contre les intérêts de la Syrie et de ses citoyens est un ennemi. Le peuple français n'est pas notre ennemi, mais la politique de son État est hostile au peuple syrien. Dans la mesure où la politique de l'État français est hostile au peuple syrien, cet État sera son ennemi», explique le président. «Cette hostilité prendra fin lorsque l'État français changera de politique. Il y aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France.»

VIDEO. La France "déterminée" à agir au sein d'une coalition







VIDEO. Alain Juppé veut un vote au Parlement







VIDEO. La Ligue arabe pour des mesures de «dissuasion»







VIDEO. Ayrault promet la «transparence totale» au Parlement







VIDEO. Des frappes mettraient en péril Genève 2, selon le Russe Lavrov




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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   03.09.13 9:31

CITATION=
Marine Le Pen «farouchement opposée à une intervention». La présidente du Front National se déclare sur BFM-TV «farouchement opposée à une intervention en Syrie». Elle précise : «L'intérêt de la France n'est pas concerné donc nous n'avons pas à intervenir mais je constate que la décision d'intervenir a été prise». Marine Le Pen ajoute : «J'ai l'impression que l'on essaye de construire des preuves». Elle indique qu'«intervenir en Syrie, c'est mettre au pouvoir les islamistes qui sont main dans la main avec Al-Qaida, alors que l'on nous explique depuis des années qu'il faut lutter contre le terrorisme.»
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   03.09.13 10:48


Assad menace la France

3 septembre 2013 à 09:23 (Mis à jour: 09:31)

Bachar al-Assad s'entretient avec le journaliste français Georges Malbrunot, le 2 septembre 2013 à Damas.
Bachar al-Assad s'entretient avec le journaliste français Georges Malbrunot, le 2 septembre 2013 à Damas. (Photo AFP)

Le président syrien, interviewé par «le Figaro», met en garde contre la propagation du «terrorisme» en cas de frappe occidentale.

Par AFP

Le président syrien Bachar al-Assad a mis en garde lundi contre le risque d’une «guerre régionale» en cas d’action militaire occidentale et menacé Paris de «répercussions négatives» sur les intérêts français. «Le Moyen-Orient est un baril de poudre et le feu s’en approche aujourd’hui (...). Tout le monde perdra le contrôle de la situation lorsque le baril de poudre explosera. Le chaos et l’extrémisme se répandront. Le risque d’une guerre régionale existe», a déclaré le président syrien, dans une interview au journal Le Figaro.

Alors que Washington et Paris tentent de convaincre leurs opinions de la nécessité de frapper le régime syrien accusé d’avoir utilisé des armes chimiques, le président Assad a mis en garde contre une «politique hostile au peuple syrien». «Le peuple français n’est pas notre ennemi, mais (...) dans la mesure où la politique de l’Etat français est hostile au peuple syrien, cet Etat sera son ennemi». «Il y a aura des répercussions, négatives bien entendu, sur les intérêts de la France», a-t-il menacé.

Le président François Hollande s’est déclaré la semaine dernière «déterminé» à frapper le régime de Damas, accusé d’avoir utilisé des armes chimiques le 21 août, et Paris a diffusé lundi soir sur internet une «note de synthèse nationale de renseignement» selon laquelle ce jour-là, le régime syrien a lancé une attaque sur des quartiers de la banlieue de Damas tenus par l’opposition, «associant moyens conventionnels et usage massif d’agents chimiques».

Mais, pour Bachar al-Assad, «si les Américains, les Français ou les Britanniques disposaient d’une seule preuve, ils l’auraient montrée dès le premier jour». Le président syrien refuse d’admettre que son régime possède des stocks de telles armes. «Nous n’avons jamais dit posséder des armes chimiques», dit-il au journaliste qui lui demande si la décision de les utiliser aurait pu être prise sans son aval. «Quiconque accuse doit donner des preuves. Nous avons défié les Etats-Unis et la France d’avancer une seule preuve. MM. Obama et Hollande en ont été incapables, y compris devant leurs peuples», ajoute-t-il.

«80 à 90% de ceux que nous combattons appartiennent à al-Qaeda», dit encore le président syrien qui affirme avoir mis en garde ses voisins, la Jordanie et la Turquie, contre les risques de propagation du «terrorisme». «Nous leur avons envoyé des messages directs et indirects. La Jordanie en est consciente, malgré les pressions qu’elle subit pour devenir un lieu de passage des terroristes. Quant à Erdogan (Recep Erdogan, le Premier ministre turc), je ne pense pas du tout qu’il est conscient de ce qu’il fait», ironise-t-il.

Enfin, à propos de la Coalition nationale syrienne (opposition), il affirme qu’elle «a été fabriquée à l’étranger. Elle ne dispose d’aucune base populaire enSyrie. Elle est made in France, made in Qatar mais certainement pas made in Syria. Elle suit les ordres de ceux qui l’ont fabriquée. Il n’a donc pas été permis aux membres de cette opposition de répondre favorablement à notre appel, ni aux solutions politiques pour sortir de la crise», ajoute-t-il.
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   03.09.13 10:49

Et Hollande menace Assad
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MessageSujet: Re: Intervention en Syrie?(enfin ! )   03.09.13 17:20

EN DIRECT. Syrie: «Je suis encore renforcé dans ma détermination», assène François Hollande

Créé le 03/09/2013 à 11h00 -- Mis à jour le 03/09/2013 à 16h56


Cette page est actualisée en temps réel : mettre à jour.

LIVE - Suivez tous les événements de mardi sur la situation en Syrie...


17h08: Dans des hôtels de Damas, les déplacés ont remplacé les touristes
Ce sont les nouveaux «touristes» de Damas: dans des hôtels décrépits, des dizaines de familles de déplacés vivent, certaines depuis plus d'un an, entassées dans des chambres de 15m2 où elles cuisinent dans la salle de bain et s'empruntent la machine à laver.
Depuis le début du conflit il y a deux ans et demi, le nombre de Syriens déplacés au sein de leur pays a atteint le chiffre bouleversant de 4,25 millions. S'y ajoutent plus de deux millions de réfugiés, a annoncé mardi le Haut Commissariat pour les réfugiés qui parle de «calamité humanitaire (...) sans équivalent dans l'Histoire récente».



17h: «La France n'agirait pas seule, mais elle prendrait ses responsabilités»
Et si le Congrès américain disait non à une intervention? A cette question posée par une journalise française, François Hollande répond: «Je ne traite pas des questions avant qu'elles ne se posent, mais j'ai déjà dit que la France ne pourrait pas agir seule. (...) Si la réponse n'est pas positive, la France n'agirait pas seule, mais elle prendrait ses responsabilités», ajoutant un soutien possible à l'opposition syrienne.





16h56: L'UMP exigera un vote en cas d'intervention hors du cadre de l'Onu
Les députés UMP exigeront un vote du Parlement si François Hollande décide une intervention en Syrie en dehors du cadre de l'Onu, ce «qui serait une vraie rupture avec ses prédécesseurs», a annoncé mardi leur chef de file, Christian Jacob.
En revanche, un vote dès le débat de mercredi «n'aurait pas de sens» puisqu'aucune intervention n'a encore été décidée, a ajouté le député de Seine-et-Marne devant la presse à l'issue d'une réunion de son groupe.



16h50: Hollande réagit à l'interview d'Assad dans Le Figaro
«Dans une démocratie, un dictateur peut s'exprimer dans un journal, y compris pour insulter les dirigeants [de l'Etat] (..) pour menacer le peuple français. A cette lecture, je suis sorti encore renforcé dans ma détermination. Celles et ceux qui avaient encore des doutes quant aux intentions de Bachar el-Assad ne peuvent plus en avoir: il parle de liquider tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Liquider... Il aurait pu employer le mot gazer, tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui».
A propos d'une prochaine action à l'encontre du régime syrien, François Hollande a continué: «La menace la plus sérieuse serait de le laisser faire (...) de le laisser massacrer sa population. (...) Nous prendrons toute décision pour faire cesser cette menace.»



16h48: «Les preuves sont là, il y a bien eu utilisation des armes chimiques» par la Syrie, assure le président Hollande.
Il tient ces propos actuellement lors d'une conférence de presse conjointe avec le président allemand Joachim Gauck.
Parlant du quartier syrien qui a été subi une attaque chimique le 21 août, François Hollande a expliqué: «Le quartier frappé est un noeud de communication stratégique. (...) La certitude qui demeure est que c'est un gaz mortel qui a été utilisé (...) c'est le sarin.»
Il a ensuite interrogé: «Que devons-nous conclure? Qu'il y a eu violation d'une règle internationale. (...) Gazer une population, ce crime ne peut rester impuni. Sinon, c'est le risque de la récidive. (...) c'est la sécurité qui est en cause. (...) Une large coalisation doit être menée au niveau international, avec les Etats-Unis, (...) avec l'Union européenne, (...) avec les pays arabes. Parallèlement, tout doit être fait pour trouver une solution politique.



16h11: Le président des Etats-Unis Barack Obama s'exprime devant le Congrès
Et affirme que Assad doit «rendre des comptes»


16h06: ...Quand d’autres sont convaincus
Pour Hamish de Bretton-Gordon, ancien officier de l'armée britannique chargé de la défense contre les armes chimiques, les informations des services français confirment les éléments impliquant le régime de Damas fournis vendredi par le secrétaire d'État américain John Kerry.
En particulier sur les sites chimiques, les lanceurs, ou le nombre de victimes. Pas de doute non plus pour le général Vincent Desportes, convaincu de la responsabilité du régime syrien. Pour l'ex-directeur de l'École de guerre, habituellement très critique sur les dossiers défense, la crédibilité des éléments diffusés lundi est renforcée par le refus de la France de s'engager en 2003 dans la guerre en Irak.
«Le fait que nous n'y soyons pas allés en 2003 et que là nous montrions ces preuves prouve bien qu'il n'y a pas de doutes», dit-il. Le volume des stocks chimiques accumulés par la Syrie, les vecteurs dont dispose l'armée pour les utiliser, accusent selon lui le régime. Pas de doute en particulier sur l'origine des tirs chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas, estime l'officier général : «Ça fait très longtemps qu'on sait analyser la provenance d'un projectile, c'est de la balistique extrêmement simple. Ce serait extrêmement surprenant qu'on soit arrivé à de mauvaises conclusions sur ces affaires là».





16h05: Documents mis en ligne par Paris: Certains experts doutent…
Pour Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), les documents montrant que des attaques chimiques ont bien été conduites en Syrie diffusés par Paris ne sont pas une note des services de renseignement français, mais une «note de Matignon» qui a pioché dans plusieurs rapports des services des éléments pour convaincre les parlementaires et les Français.
«Il n'y pas d'éléments nouveaux. C'est une démonstration par défaut. Ils ne prouvent à aucun moment que c'est Bachar al-Assad qui a conduit l'attaque, ils disent seulement que la résistance n'est pas capable de faire ça. Ce qui, en plus, est discutable», souligne-t-il. Eric Denécé pointe «une série d'incohérences», notamment sur le bilan d'«au moins 281» morts lors de l'attaque du 21 août près de Damas, avancé par le gouvernement.
«Ils disent que seul Bachar est capable de conduire une attaque de grande ampleur. Or, 281 morts c'est une attaque importante, ce n'est pas une attaque chimique de grande ampleur», souligne-t-il: «Si du gaz sarin avait été utilisé, il y aurait eu beaucoup plus de victimes». D'autres experts ont regretté qu'aucun résultat d'analyses réalisées sur des échantillons prélevés en Syrie n'ait été rendus publics.




16h: L'Inde attend le rapport des experts de l'ONU pour se prononcer
L'Inde préfère attendre le rapport des experts de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie avant de trancher sur la question de savoir qui en est l'auteur, contrairement à ce qu'a dit le chef du gouvernement britannique David Cameron, a indiqué mardi le ministère indien des Affaires étrangères.
Lors de son discours devant les Parlementaires le 29 août, Cameron a cité l'Inde avec le Canada, l'Australie, la Turquie et les Etats-Unis parmi les pays d'ores et déjà convaincus que le régime de Damas est l'auteur de l'attaque à l'arme chimique près de Damas le 21 août dernier.
New Delhi a déclaré sa préoccupation devant l'escalade de la violence dans le conflit enSyrie mais a souligné que toute action contre le régime syrien devait auparavant recevoir le feu vert de l'ONU.




15h43: Le pétrole est en légère baisse
Les prix du pétrole new-yorkais s'affichaient en baisse à l'ouverture mardi, les investisseurs surveillant de près la situation en Syrie mais attendant de voir si une action militaire susceptible de déstabiliser le Moyen-Orient sera lancée.
Vers 13h15, le baril de référence (WTI) pour livraison en octobre cédait 13 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 107,52 dollars. Le marché était fermé la veille en raison d'un jour férié aux Etats-Unis.
Les cours du WTI ont soudainement augmenté dans les échanges électroniques juste après que la Russie a annoncé avoir détecté mardi matin le lancement de deux missiles balistiques en Méditerranée. Mais ils se sont ensuite stabilisés quand le ministère israélien de la Défense a indiqué qu'il s'agissait d'un tir de missile radar dans le cadre d'un exercice militaire israélo-américain.



15h40: Ambassades et ressortissants français, cibles potentielles des menaces syriennes
Les menaces contre la France proférées par le président syrien Bachar al-Assad en cas d'opération occidentale pourraient se traduire par des actions contre des ambassades ou des ressortissants français au Moyen-Orient, particulièrement au Liban, selon des experts.
Bachar al-Assad a mis en garde lundi dans une interview au Figaro contre le risque d'une «guerre régionale» en cas d'action militaire occidentale et menacé Paris de «répercussions négatives sur les intérêts de la France».
Ces experts estiment que le régime de Damas n'a plus les moyens logistiques de commettre des attentats sur le sol français mais peut viser des intérêts ou des ressortissants français au Liban, par l'entremise de groupes comme le Hezbollah, mouvement chiite libanais et allié indéfectible du pouvoir syrien.


15h02: L'armée reprend une ville stratégique dans le nord-ouest
L'armée syrienne a repris mardi le contrôle de la ville stratégique d'Ariha dans la province d'Idleb (nord-ouest) à l'issue de dix jours de bombardement et de combats, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
«Les forces régulières, appuyées par des supplétifs, ont repris Ariha après dix jours d'un pilonnage» violent de la ville qui était tombée le 24 août entre les mains de combattants de différents groupes rebelles, dont les jihadistes du Front al-Nosra, a indiqué l'OSDH dans un communiqué.



14h58: L'UMP vers une position commune
Le président de l'UMP Jean-François Copé a affirmé mardi que son parti avait défini les «grandes lignes d'une position commune» sur la question syrienne, lesquelles seront présentées dans l'après-midi aux parlementaires UMP.
Selon une source proche du parti, un consensus s'est dégagé au sein du comité politique pour qu'aucune action militaire n'intervienne avant que ne soient connus les résultats de l'expertise de l'Onu, et pour que «la France soit diplomatiquement existante», ce qui, aux yeux de l'UMP, n'est absolument pas le cas actuellement.
Responsables et parlementaires UMP sont divisés sur la demande d'un vote du Parlement, et cette question devait être au centre de la réunion mardi après-midi au sein du groupe parlementaire.



14h: Deux millions de réfugiés syriens selon le HCR
Le nombre de réfugiés syriens dépasse désormais les 2 millions, déplorait mardi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) qui a mis en place des plans de situations d'urgence pour parer à toute éventualité.

13h40: C'était bien un tir israélo-américain

Le ministère israélien de la Défense a annoncé mardi avoir mené «avec succès» dans la matinée un tir de missile de missile dans le cadre d'un exercice militaire israélo-américain.

«Le ministère de la Défense et l'agence la MDA (Missile Defence Agency) américaine ont lancé mardi matin à 9Hh5 un missile radar de type Ankor», a déclaré le ministère dans un communiqué, alors que la Russie a signalé avoir détecté deux tirs de missile dans la matinée en Méditerranée.


13h31: L'appel du pape au jeûne et à la prière recueille des adhésions au delà de l'Eglise

L'appel du pape François à jeûner et prier samedi contre toute solution armée en Syrie a déjà recueilli des adhésions au-delà de l'Eglise catholique, parmi les musulmans et non croyants et au sein du gouvernement italien, relevait-on mardi au Vatican.

Selon plusieurs grands journaux italiens, le grand mufti Ahmad Badreddin Hassoun, chef de l'islam sunnite en Syrie, a accueilli favorablement l'appel: il voudrait même se rendre sur la place Saint-Pierre -même si sa présence est peu probable- et a demandé aux fidèles musulmans de s'associer à la prière du pape.

Une autre adhésion insolite a été enregistrée: celle de la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, une athée convaincue membre du Parti radical connu pour d'âpres luttes dans les années 70 pour le divorce et l'avortement, qui s'est dite prête à jeûner aussi pour la paix.


12h45: Ces tirs font partie d'un exercice israélo-américain, selon des médias israéliens


Les tirs de missiles en Méditerranée détectés ce mardi matin par la Russie s'inscrivent dans le cadre d'un exercice militaire israélo-américain, ont affirmé les médias israéliens.

Les tirs de missiles, de type radars Ankor, ont été menés depuis la Méditerranée et depuis une base militaire dans le centre d'Israël, ont précisé les médias.



12h12: Les missiles en Méditerranée pourrraient avoir été tirés par un navire américain


Les deux missiles dont le lancement a été détecté ce mardi matin par la Russie en mer Méditerranée sont tombés dans la mer et pourraient avoir été tirés depuis un navire américain, rapportent les agences russes.

«Les missiles (...) auraient pu avoir été tirés d'un bateau américain dans la Méditerranée», a indiqué une source militaro-diplomatique russe à l'agence Interfax, ajoutant qu'il s'agissait probablement de tirs visant à «affiner les relevés météorologiques».



12h05: Les missiles détectés par la Russie en Méditerranée sont tombés dans la mer

11h41: Le coût de la reconstruction en Syrie s'élèverait à 73 milliards de dollars dès aujourd'hui


Le coût de la reconstruction en Syrie, dévastée par un conflit sanglant, s'élèverait à 73 milliards de dollars si elle commençait dès maintenant, indique une étude publiée mardi par le quotidien syrien Al-Watan, proche du pouvoir.

Selon cette étude menée par un expert immobilier, Ammar Youssef, indique que les bombardements, les combats et les sabotages ont détruit en deux ans et demi de manière totale ou partielle 1,5 million d'habitations. Et les infrastructures ont également été sérieusement touchées.

Si la reconstruction est engagée aujourd'hui, elle devrait coûter 73 milliards de dollars, estime cet expert.



11h35: Tsahal n'a pas d'information sur les tirs
L'armée israélienne n'a connaissance à ce stade d'aucun tir de missile en Méditerranée orientale, a par ailleurs déclaré à Jérusalem une porte-parole de Tsahal.



11h34: Pas de signe d'attaque ou d'explosion dans la capitale syrienne
Selon l'ambassade russe à Damas, rapporte Itar-Tass.



11h30: La Russie a détecté deux tirs de missiles en Méditerranée
Un radar russe a détecté le lancement de deux “objets” balistiques mardi en Méditerranée, rapporte l’agence de presse RIA en citant le minstère de la Défense. Les engins ont été tirés à partir du centre de la mer en direction de l’est de la Méditerranée, ajoute RIA.



Alors que Bachar al-Assad menace les intérêts français si la France participe à une intervention militaire, François Hollande devrait s'adresser aux Français sur la situation en Syrie, a annoncé ce mardi Alain Vidalies, le ministre chargé des Relations avec le Parlement.
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Intervention en Syrie?(enfin ! )
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