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 la fin de vie divise le public

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Féminin Messages : 19214

MessageSujet: la fin de vie divise le public   08.09.13 9:25

En débat Entre angoisse et éthique la fin de vie divise le public
le 08/09/2013 à 05:00 Sailesh Gya



Jean-Luc Romero, à l’issue des débats. Photo Jean-Marc Loos



Citation :
L’engagement n° 21 du candidat François Hollande – « terminer sa vie dans la dignité » en cas de phase terminale ou avancée d’une maladie incurable – a donné lieu à une table ronde organisée par le Parti socialiste du Bas-Rhin, hier, à Strasbourg.
Devenus récurrents, les débats sur l’accompagnement en fin de vie et sur l’euthanasie reflètent les évolutions sur ces questions depuis dix ans. Et aussi les angoisses de la société. La soixantaine de personnes venue assister à la table ronde organisée au cinéma l’Odyssée l’a encore constaté, hier matin à Strasbourg.
Élisabeth Ramel, secrétaire fédérale du PS chargée des questions de société, avait invité Jean-Luc Romero, médiatique président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD). Il publiera bientôt une lettre ouverte au président de la République pour une nouvelle loi légalisant l’euthanasie. À ses côtés, le député PS Armand Jung, qui a voté la loi Leonetti sur la fin de vie en 2005, le Dr Dominique Rohmer-Heitz, présidente de l’Association Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie), et le responsable du service des soins palliatifs de l’Hôpital civil de Strasbourg, le docteur Laurent Clavel, ont partagé leurs expériences.
Romero : « Ma mort m’appartient »
Le respect de la volonté du malade est au cœur des controverses. Si le rapport Sicard en 2012 et le récent avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) rendu en juillet recommandent d’ « associer pleinement la personne et ses proches concernant sa fin de vie » , ils sont très réservés sur « un acte médical visant à accélérer son décès, et/ou le droit à une assistance au suicide ». Bref, il s’agit de ne pas franchir la frontière entre le « laisser mourir » , comme le prévoit la loi Leonetti, et le « faire mourir ».
Mais pour Jean-Luc Romero, le « paternalisme médical » , s’il s’est atténué, reste encore très présent, et n’évolue pas assez vite pour « mettre le patient au cœur de la décision ». « Nous sommes tous concernés, et nous en avons fait un débat médical, pourquoi les médecins s’occuperaient seuls de cette question ? Ma mort m’appartient » , a-t-il lancé.
Huées, applaudissements, remarques lancées à la cantonade, le public, âgé, saisit toutes les nuances des opinions présentées. Certains relatent ces moments douloureux où il faut faire un choix pour un proche. Sans compter les personnes en fin de vie, laissées dans une solitude lugubre, dont s’occupent parfois les bénévoles des associations Jalmalv ou Pierre Clément.
Génocide ou presque ?
D’autres sont hantés par la vision de leur propre fin de vie. « Je ne veux pas qu’on puisse disposer de moi », lance un homme dans le public. « Quand je serai un légume et qu’Alzheimer me rendra tout à fait confus, je veux savoir comment mes amis pourront faire en sorte d’abréger ma vie » , a souhaité un autre. Lié à la position de Jean-Luc Romero, ce témoignage reflète l’étendue des revendications sociétales, entre une aide active aux malades incurables qui le veulent et le droit à disposer de son corps. « Si on euthanasiait toutes les personnes atteintes de maladie neuro-dégénératives, on aboutirait à un génocide », a d’ailleurs répliqué Dominique Rohmer-Heitz.
Le responsable du service des soins palliatifs de l’Hôpital civil nuance la froide confrontation entre technique médicale et éthique. « Ce qui revient le plus souvent chez les patients est : je ne peux plus continuer à vivre parce que je souffre trop » , rappelle le docteur Laurent Clavel. Et de poursuivre : « Si on répond machinalement, sans recul, à une demande pour abréger la vie ou s’endormir définitivement, on risque de passer à côté d’une autre demande : celle de rester dans la vie, si jamais elle n’était pas dans un état de souffrance extrême ».
Encore peu de directives anticipées
Par ailleurs, il affirme que les directives anticipées, qui permettent au médecin de connaître les souhaits du patient dans le coma ou incapable de s’exprimer sur la possibilité de limiter ou d’arrêter les traitements alors en cours, sont encore rares. « On les lit ensemble, on les discute ensemble et dans le respect de ce qui a été énoncé, oui, on les prend en compte… »
« La mort n’est pas un acte individuel, je crois à la solidarité. Une décision individuelle personnelle due à la souffrance et à l’isolement serait d’abord un échec pour tous » , estime, pour sa part, Armand Jung, qui attend qu’ « un texte de loi qui fasse consensus » soit examiné à l’Assemblée nationale.
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   08.09.13 10:05

"Ma mort m'appartient".Oui,si je meurs seule.
"Je ne veux pas qu'on puisse disposer de moi".Il faudrait savoir(surtout en cas d'Alzheimer)
"Associer pleinement la personne et ses proches".Oui,mais en cas de division entre les proches?
"le paternalisme médical n'évolue pas assez vite".Euh,d'un côté il y a les "savants",de l'autre côté,les "ignorants".
 « Si on euthanasiait toutes les personnes atteintes de maladie neuro-dégénératives, on aboutirait à un génocide », a d’ailleurs répliqué Dominique Rohmer-Heitz."çà mérite une réflexion
" « Si on répond machinalement, sans recul, à une demande pour abréger la vie ou s’endormir définitivement, on risque de passer à côté d’une autre demande : celle de rester dans la vie, si jamais elle n’était pas dans un état de souffrance extrême ».Si j'ai un arrêt cardiaque dans les minutes qui suivent ou si tout à l'heure,une auto me renverse mortellement,ma vie s'arrête de toute façon.Je perds le temps que j'aurais pu vivre sans cet arrêt cardiaque ou sans cet accident de voiture.Et je ne meurs pas librement,sans avoir préparé ma mort puisqu'elle arrive à l'improviste...
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   08.09.13 11:59

« Si on euthanasiait toutes les personnes atteintes de maladie neuro-dégénératives, on aboutirait à un génocide », a d’ailleurs répliqué Dominique Rohmer-Heitz."

Le génocide n'a-t-il pas déjà lieu avec la loi Léonetti?En fin de vie,on "abandonne"ces patients,on les laisse,on ne cherche pas à les guérir,on les élimine discrètement,suite à l'avis d'un collège de médecins.
Ils sont mis en dehors du parcours curatif...(pour être "récupéré"par le milieu palliatif),donc ce n'est pas vraiment un génocide(au contraire,l'idéologie palliative les empêche de mourir en fin de vie s'ils veulent personnellement faire le choix de mourir.
Ils sont condamnés à être emprisonnés palliativement.Génocide de leur âme et de leur esprit???Comme on respecte les dernières volontés du défunt,on pourrait aussi respecter les dernières volontés du mourant...
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 13:34

Effectivement,c'est problématique pour la société.Mais le problème devient encore plus crucial quand le mourant n'a plus aucune volonté...
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 13:42

La fin de vie et la mort au bout,est-ce davantage un problème de société ou un problème individuel?
That is the question.
Selon moi,la fin de vie doit être gérée par la société,mais la mort du patient appartient d'abord au patient lui-même..
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 13:51

Admin a écrit:
Effectivement,c'est problématique pour la société.Mais le problème devient encore plus crucial quand le mourant n'a plus aucune volonté...
et forcément il n'a plus de volonté si on le met d'office dans un coma palliatif..(réversible en plus,la cerise sur le gâteau... ...car son corps et sa volonté sont alors très bien "manipulés")
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 13:57

çà va de soi que dans un coma palliatif,le patient lâche prise
C'est un lâchez prise forcé par du "personnel soignant" qui refuse de lâcher prise
Pas très digne,tout çà...
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 17:51

Les médecins sont des savants et les patients sont des ignorants.
Ceux-là exploiteraient ceux-ci ???
That is the question.
Mais..on peut être à la fois ignorant et astucieux !
Peut-on rester astucieux à la veille de sa mort?
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   10.09.13 17:54

Il est évident qu'un patient sédaté ne dérange personne...
 Qui profite de la sédation,hein ??? ??? ??? ??? ???

FOOL FOOL FOOL
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 12:38

Admin a écrit:
La fin de vie et la mort au bout,est-ce davantage un problème de société ou un problème individuel?
That is the question.
Selon moi,la fin de vie doit être gérée par la société,mais la mort du patient appartient d'abord au patient lui-même..
Quand on voit la gestion hollandaise de la fin de vie,on peut penser que ce n'est pas du tout un problème de société,que c'est à chaque individu de gérer lui-même cette question...
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 13:24

Difficile de rester astucieux dans une sédation

sédation palliative... ... camisole chimique ?
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 13:33

Pourquoi donc être astucieux à la veille de sa mort???Pour cerner la psychologie du toubib qui va ou qui ne va pas pratiquer l'acte,et pour réagir par conséquent par rapport à cette psychologie dans le but recherché(demande d'euthanasie du patient,refus d'euthanasie du toubib).Car en dehors de la pathologie du patient épluchée de A jusqu'à Z par le toubib,le patient agonisant peut manipuler le toubib s'il est lucide
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 13:36

Le manipulé devient manipulant à l'heure de sa mort ! ! !
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 13:38

Pas question de lâcher prise
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MessageSujet: Re: la fin de vie divise le public   11.09.13 15:03

je ne vois vraiment pas pourquoi on oblige le palliatif en fin de vie.Si le patient en fin de vie est impatient de ne plus vivre,pourquoi ce ne serait pas son choix libre et éclairé ainsi que son droit.Si c'est son droit,la société(et le corps médical) a le devoir de respecter son choix et son droit.
Ne peut-on pas parler,à l'heure actuelle,en France,d'une "dictature palliative"???D'une "dictature médicale"???
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