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 PS ou FN ?

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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: Le P.S.avec le F.N. ???   23.04.12 14:19


Espérons que Hollande s'interdira de draguer le FN






Par LUC LE VAILLANT
Vu de loin, ça devrait se passer au mieux.

Sarkozy a tellement tenté de dépasser le FN sur sa droite qu’il va forcément se surpasser à nouveau dans ce domaine.

En regard, Hollande n’aurait plus qu’à engranger benoîtement, en tenant un discours mainstream et républicain, modéré et sans aspérités, se contentant de peser au trébuchet sécuritarisme compréhensif et libertés minimales.

Méfiance toutefois, car l’ultraprudence en tous domaines manifestée par le candidat rose pâle et son art des rapports de force peut laisser craindre un lent glissé vers ces thèses droitières que ce pays démangé par ses angoisses réclame en hurlant à la lune.

En matière économique, il devrait continuer à pousser les thèmes d’égalité et de justice sociale, musique tout à fait audible par les anti-élites et autres disgrâciés du système. Et comme on peut lui faire confiance pour ne pas désigner l’étranger comme bouc émissaire, cela devrait bien se passer.

Par contre, l’aggiornamento réaliste engagé par le PS sur les thèmes de société peut laisser craindre une compréhension un peu trop appuyée des exigences régressives de la droite, extrême ou pas.

Le PS prône enfin le mariage homosexuel ou envisage mollement le droit à l’euthanasie. Mais, cela s’arrête là. Et on ne devrait plus en entendre beaucoup parler.

En regard, on peut parier qu’à gauche aussi, va refleurir l’éloge du droit à la sécurité ou l’impératif catégorique de l’augmentation du nombre de policiers.

Suite au fauchage d’un gamin par un dingo défoncé, la légalisation du cannabis est morte et enterrée et il est certain qu’on peut faire ceinture quant aux développements des peines de substitution à la prison.

Un Français sur 5 a choisi le FN. Malgré tout, plus que jamais le candidat PS doit faire rimer égalité sociale et libertés neuves.

Mitterrand a aboli la peine de mort. Giscard, oui Giscard, a fait voter le droit à l’avortement. En matière de droits nouveaux, à quoi Hollande attachera-t-il son nom?
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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: Re: PS ou FN ?   23.04.12 14:25

Si ce n'est pas de la politique merdique,çà ..
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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: Re: PS ou FN ?   25.04.12 0:25

Ce serait marrant,

Marine Le Pen

se convertissant

au socialisme.

! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ! ! ! ! ! ! !
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   02.05.12 19:00

Présidentielle: Gérard Longuet voit en Marine Le Pen «un interlocuteur», un pas inédit à l'UMP Créé le 01/05/2012 à 14h55 -- Mis à jour le 02/05/2012 à 16h43

Le ministre de la Défense Gérard Longuet, le 14 avril 2011 en Moselle —POL EMILE/SIPA

POLITIQUE - Le ministre de la Défense s'est exprimé dans une interview accordée au journal d'extrême droite «Minute»...
Alors que Nicolas Sarkozy courtise les électeurs du FN en vue du second tour, son ministre de la Défense Gérard Longuet, issu de l'extrême droite, a franchi mardi un pas inédit à l'UMP en estimant que Marine Le Pen était, contrairement à son père, «un interlocuteur» possible.

«Il y a une différence notable entre Marine Le Pen et son père. Tout le monde sait que je connais Jean-Marie Le Pen et il est certain que ce dernier n'a jamais pu résister au plaisir des provocations. Sa fille ne souffre pas de ce handicap et nous n'aurons pas, avec elle, de 'Durafour crématoire' et autre 'détail'», juge Gérard Longuet dans un entretien à paraître mercredi dans l'hebdomadaire d'extrême droite Minute.

«Il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié», ajoute celui qui a été l'un des fondateurs, dans les années 1960, du groupuscule Occident.

Rétropédalage

Un peu plus tard, il a tenté, dans un communiqué, de minimiser ses propos, tout en les assumant: «Si on peut se réjouir que Marine Le Pen n'ait pas les mauvais calembours de son père, la seule majorité de gouvernement possible est l'alliance du centre et de la droite républicaine».

Même s'il avait troublé une partie de son camp en déclarant la semaine dernière que la candidature de Marine Le Pen était «compatible avec la République», Nicolas Sarkozy a toujours fait la distinction entre la présidente du FN et ses électeurs, soulignant qu'il était hors de question de faire la moindre négociation ou alliance avec le parti d'extrême droite. Une ligne partagée par tous les dirigeants de l'UMP, à commencer par son secrétaire général Jean-François Copé, qui a dit qu'il n'accorderait jamais d'interview à Minute.

Les bons et les mauvais immigrés

Dans l'entretien, le ministre rend aussi hommage au score «très respectable» de la leader frontiste au premier tour de la présidentielle (17,9%) et en appelle aux «patriotes», qui doivent «faire bloc» contre François Hollande (PS) et la «politique qu'il prône en matière d'immigration».

Il fait par ailleurs la distinction entre les immigrés «les plus courageux», qui viennent en France pour «des perspectives économiques», et «les moins courageux», attirés, selon lui, par «des avantages sociaux».

Dati choquée

Interrogée par l'AFP, l'ex-ministre UMP de la Justice, Rachida Dati, s'est dit «choquée» par les propos de Gérard Longuet: «Je n'adhère absolument pas au fait qu'on puisse dire que Mme Le Pen est un interlocuteur (...) De même que je suis pour l'intégration des immigrés venus légalement en France et non pas pour le tri entre 'bons' et 'mauvais' immigrés».

«Comment peut-on déjà accorder une interview à Minute? Et comment peut-il dire une chose pareille sur Marine Le Pen alors qu'elle fait tout pour faire battre Sarkozy?», a réagi, offusquée, une source gouvernementale. Il y a six mois, un autre ministre, Thierry Mariani (Transports), chef de file de la Droite populaire, avait déjà provoqué des remous à droite pour avoir accordé un entretien au journal d'extrême droite.

«Dérive pathétique pour récupérer les voix» du FN

L'équipe de campagne de François Hollande a, elle aussi, dénoncé les déclarations de Gérard Longuet, y voyant le signe que «l'UMP n'en finit plus de sombrer dans une dérive pathétique pour récupérer les voix» du FN.

En 2010, Gérard Longuet, alors président du groupe UMP au Sénat, avait déclenché une polémique en jugeant préférable de nommer à la tête de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) quelqu'un du «corps français traditionnel» plutôt que Malek Boutih (PS).
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   02.05.12 19:06



C'est INDIGNE de la Droite,"çà"..
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   02.05.12 19:22

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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   11.06.12 11:25

(Reuters) - La gauche française, en position d'emporter une majorité absolue à l'Assemblée après le premier tour des législatives, s'oppose à la droite avec une stratégie de désistement réciproque dite de "front républicain" contre l'extrême droite, refusée par l'UMP.
Le premier tour, marqué dimanche par une abstention record de 42,77%, a placé largement en tête le Parti socialiste et ses alliés, cinq semaines après l'élection de François Hollande à la présidence de la République.

Le PS et ses alliés divers gauche et radicaux sont crédités de 34,4% des voix mais le total de la gauche avec les écologistes (5,46%), le Front de gauche (6,91%) et divers régionalistes et extrême-gauche s'élève à plus de 49% en incluant toutes les nuances, selon les derniers résultats publiés lundi par le ministère de 'Intérieur.

L'UMP et divers partis satellites sont à 34,67%, le FN et des divers d'extrême droite sont à 13,79%.

Trente-six députés sont élus dès le premier tour, dont 22 socialistes, parmi lesquels le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Nantes, selon l'Intérieur. Aucun ministre n'est en réelle difficulté au premier tour, ce qui écarte a priori l'hypothèse d'un remaniement forcé, puisqu'a été édictée la règle que tout battu devrait partir.

"Tous les ministres sont en situation de l'emporter", a confirmé le n°2 du PS Harlem Désir sur i>télé.

L'ex-ministre de l'Intérieur, l'UMP Brice Hortefeux, a ironisé lundi sur RTL sur le succès de la gauche, selon lui limité à une "vaguelette". La porte-parole PS du gouvernement Naja Vallaud-Belkacem a répliqué en estimant que le faible score de l'UMP constituait une "marée basse bleue".

Les projections des instituts de sondage semblent promettre une majorité absolue à la gauche - qui se situe à 289 sièges - sans que le PS soit certain de l'obtenir seul.
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MessageSujet: PS ou FN ?   21.09.13 21:13

Pourquoi l'électorat PS peut basculer vers le FN ?
  
Marseille   / Publié le mardi 25 juin 2013 à 18H43
 
Après Villeneuve-sur-Lot, les analystes dépassent le clivage gauche-droite
 
Politique - Actualités - Pourquoi l'électorat PS peut basculer vers le FN ? - 1
 
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La législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, où l'UMP Jean-Louis Costes l'a emporté sans gloire, dimanche, face au jeune frontiste Étienne Bousquet-Cassagne (53,76 % des voix), incite à réfléchir.
Photo Régis Cintas-Flores
 
Politique - Actualités - Pourquoi l'électorat PS peut basculer vers le FN ? - 2
  
Prec.PauseSuiv.
 
Après s'être imposé un match de fond de court sur la question "qui renvoie le mieux la balle au Front national ?", PS et UMP posent les raquettes. La législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, où l'UMP Jean-Louis Costes l'a emporté sans gloire, dimanche, face au jeune frontiste Étienne Bousquet-Cassagne (53,76 % des voix), incite à réfléchir.
 
Sur l'évolution d'un électorat qui, en terre radicale-socialiste arrosée par l'affaire Cahuzac, n'a pas hésité à éliminer le rose dominant pour y installer du bleu. Et souffler du bleu Marine.
 
À l'image du premier secrétaire PS Harlem Désir qui a demandé au gouvernement "d'intensifier" la mobilisation contre le chômage ou du maire UMP de Bordeaux Alain Juppé pour qui le front républicain "alimente d'une certaine manière la propagande du FN", les deux grands partis ont pris conscience d'un basculement.
 
"Le front républicain n'existe plus", tranche le sociologue et professeur à l'IEP d'Aix Raphael Liogier. "On a un brouillage généralisé de la distinction entre gauche et droite au profit de l'appel au bon sens populaire. Ce qu'on appelle le populisme."
 
Un populisme qui se nourrit à la fois de rejets - la politique du gouvernement, l'austérité et l'Europe en premier lieu - et qui manie les contradictions. Défendant à la fois laïcité et morale chrétienne, libertés individuelles et tout sécuritaire, mariage gay et frilosité vis-à-vis de l'autre.
 
"Le FN a des boulevards devant lui"
 
Ces barrières tombant en s'entremêlant, elles impliquent désormais le passage à l'acte d'un électorat PS qui reculait jusque-là devant le FN. Une étude a montré que lors d'une partielle gagnée de justesse, fin mars dans l'Oise, par l'UMP devant le FN, 15 % des votants socialistes auraient reporté leur voix de l'entre-deux tours vers la candidate frontiste. Et certains d'analyser les 14 % de votes blancs et nuls à Villeneuve-sur-Lot comme un avertissement comparable.
 
"Attention avec ce qui n'est qu'une hypothèse, prévient la politologue marseillaise, proche du PS, Virginie Martin. Mais il est certain que le FN, parti attrape-tout, a des boulevards devant lui. Il y a les affaires, les peurs de l'Europe et de la mondialisation, les résultats qui se font attendre et l'absence de réelle alternative."
 
Une fois entendues les phrases sur "l'ambiguité" d'une partie de l'UMP avec le FN, la question de la responsabilité se pose au PS. Pour Virginie Martin, c'est clair.
 
"Arnaud Montebourg nous dit d'acheter français, Manuel Valls demande aux immigrés de faire allégeance à la France, on a l'absence de discours sur l'ouverture de la France au monde, les frilosités du gouvernement sur le vote des étrangers... Les électeurs sont en liberté."
 
Tout en acquiesçant, Raphaël Liogier élargit le propos sur "une crise identitaire majeure. On ne sait plus ce qu'est être Français ou européen, si ce n'est à travers nos angoisses. Il y a quelque chose d'assez inéluctable à basculer dans un système populiste."
 
À neuf mois des municipales, douze des Européennes, les dés seraient-ils jetés ?
 
 
Reportage-quartiers Nord de Marseille : "Donnez-moi une raison de ne pasêtre tenté par Marine Le Pen"
 
Outils enfin posés sur le muret où son grillage rapiécé a mauvaise mine, Michel Tramoni sourit, amusé par la question. "Donnez-moi une raison pour ne pas être tenté par Marine Le Pen."
 
Il en existe toujours, mais ce sexagénaire aux lunettes fines n'en voit plus. "Quatre cambriolages en deux ans. Une retraite bousillée comme mon grillage et quel avenir pour les enfants, souffle-t-il. Je comprends que les gens aient envie de frapper dans la fourmillière. Quitte à ce que ça fasse mal."
 
Les hauteurs du village de Sainte-Marthe, dans les quartiers Nord de Marseille. Chemins bucoliques ondulant entre les murs de propriétés où se cachent anciennes bastides et résidences fermées.
 
Quelques chevaux au bord du canal, les tours des cités des Flamants et de la Busserine à trois minutes. Lieux banalisés du règlement de comptes et du trafic de drogue. Un décor paradoxal comme l'est le vote dans un secteur tenu depuis toujours par la gauche et où le frontiste Stéphane Ravier, tête de liste aux municipales 2014, est arrivé devant l'UMP et le PS de Sylvie Andrieux au premier tour des législatives, il y a un an.
 
"Ras-le-bol général"
 
Mais les affaires n'expliquent pas tout, loin s'en faut. "C'est un ras-le-bol général, s'emporte "madame Rezzoug" en déchargeant ses commissions. Elle insiste pour écrire son nom, là où les électeurs frontistes préféraient le prénom il y a quelques années.
 
"Il n'y a que Marine pour nous sortir de là." Elle montre son sac. "Ils nous promettent la lune et je fais mes courses chez Lidl. Avant, on allait chez l'épicier. Soit on n'a plus les moyens, soit ils ont fermé."
 
Plus bas, face à la gare TER, c'est village triste. Plus de restaurant, des commerçants méfiants. Habib, ex-colleur d'affiches communiste, grommelle en fumant. "Je ne vote plus, sinon ce serait Ravier. Ça, je ne peux pas. Mais j'en connais beaucoup qui ne voient que par lui. Et pas des gens de droite. Presque je les comprends." "Il est tellement sympa, ce Ravier", chambre Stéphane, son compagnon de cigarette.
 
"Chômeur, militant au PS, j'ai tout pour moi." De là à tout plaquer ? "Non, il y a des limites. Les gens deviennent fous. C'est normal, il n'y a que de la violence ici, c'est tendu. Et après ? Le FN ne résoudra rien."
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   21.09.13 21:24

2014, l'année de tous les dangers pour le PS


Par Paul Terra


Publié le 24/08/2013 à 15:50


Les élections intermédiaires ne réussissent jamais au pouvoir en place. Les socialistes le savent mieux que personne, eux qui pendant dix ans ont remporté la majorité des grandes villes, des régions et un grand nombre de départements en étant dans l'opposition au niveau national. C'est donc une séquence politique de tous les dangers qui s'ouvre pour le PS, où ils ont tout à perdre et rien à gagner. Les socialistes monopolisent, en effet, les exécutifs locaux comme nationaux. Au delà du nombre de villes et de sénateurs perdus en 2014, c'est le vote sanction de l'action gouvernemental que les dirigeants socialistes craignent. "C'est effectivement une année risque pour nous, glisse le député marseillais Patrick Menucci. Mais si je gagne Marseille, je compenserai des pertes ailleurs". La cité phocéenne apparaît comme la seule capable de basculer à gauche. Pour d'autres grandes villes comme Toulouse ou Paris, les affres de l'exercice du pourraient coûter cher au PS. Par effets boule de neige, le Sénat pourrait aussi basculer à l'automne 2014 bouclant une année catastrophique pour un PS qui s'en remet à un voeu pieu : que la courbe du chômage s'inverse et que la croissance reparte.

Municipales 2014 : une vaguelette bleue attendue

"Nous pouvons perdre des villes mais nous devrions nous maintenir. Il y aura peut-être une vague bleue mais ce n'est pas le principal problème. Vu la situation économique et l'ouverture de la droite sur le terrain du FN, ce n'est pas impossible que l'extrême-droite progresse", redoute Jean-Christophe Cambadélis. Un scénario qui s'apparente à un jeu à sommes nulles pour le PS. Historiquement, les triangulaires profitent aux socialistes. À La Rochelle, les dirigeants PS exhortent d'ailleurs l'UMP à reconstruire les digues républicaines entamées par le ni PS-ni FN promu par Jean-François Copé, président de l'UMP, depuis trois ans. De toutes les élections de l'année, les municipales sont celles que le PS aborde le plus sereinement. Moins impacté par les enjeux nationaux et plus centré sur l'action et la personnalité du maire, le scrutin pourrait atténuer l'effet vote sanction. Les cadres du PS se réjouissent aussi de voir que l'UMP éprouve des difficultés à trouver des candidats dans de nombreuses grandes villes. La vague bleue est finalement moins redoutée qu'un vote sanction de l'action du gouvernement.

Francis Chouat, maire d'Évry, appelle d'ailleurs à l'unité des socialistes pour défendre la politique nationale. "Les municipales ne seront pas l'addition de 36000 communes. Il ne faudra pas que les candidats fassent la politique de l'autruche ou s'excuse pour l'action gouvernementale. En tant qu'élus locaux, nous sommes aussi les acteurs du redressment du pays. Il ne peut pas y avoir le gouvernement d'un côté et des candidats qui disent je ne suis pas d'accord sur tel point. je sens que pour certains élus, il est important de se différencier de la politique du gouvernement". Et ce proche de Manuel Valls de pointer du doigt les élus qui ne jouent pas le jeu de la réforme des rythmes scolaires ou le peu d'entrain à signer des contrats d'avenir. Un portrait robot qui colle parfaitement au maire de Lyon qui cherche depuis des mois à lisser son étiquette socialiste.

Pour la plupart des maires présents à La Rochelle, l'enjeu est avant tout local et le bilan primera sur les politiques nationales. Michel Destot, maire de Grenoble qui entretient toujours le suspense sur une nouvelle candidature, se montre pragmatique : "les municipales seront le résultat d'un équilibre entre le bialn et le contexte national qui peut-être source d'interrogation et d'abstention. Nous devrons aussi faire comprendre que localement nous intervenons au niveau municipal sur l'emploi, l'économie, l'écologie, le logement". Toutefois, tous les candidats espèrent que "la courbe du chômage s'inversera" d'ici à mars 2014. Il s'agit pour eux de la condition indispensable pour éviter un bouillon électoral. "L'inversion de la courbe du chômage et la création d'emploi d'avenir dans les prochains mois seront un facteur déterminant pour rétablir la confiance. Sur le terrain, je sens plus d'impatience que d'hostilité", explique Hélène Geoffroy, député PS de Vaulx-en-Velin.

Européennes 2014 : le PS ne pourra pas faire pire

"Je fais le pari que l'on peut aux européennes, comme aux municipales, un bon score. Il faut mener la bataille contre les idées de l'extrême droite soutenus par Marine Le Pen et l'UMP. L'élection europénne sera dure mais notre projet ne se bâtira pas sur des positions nationales", estime Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale. Pour s'éviter le poids d'une défaite sur une élection qui favorise, traditionnellement, un vote populiste, le PS fait le choix d'une campagne européenne. "Pour les européennes, il faut se fixer un objectif de changer la majorité au Parlement, de battre le PPE", poursuit Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris. Un objectif dont les dirigeants socialistes ne sont pas les seuls maîtres et qui apparaît pour beaucoup d'élus comme irréaliste. "Pour être majoritaire, il faudrait réaliser un bon score et savoir nouer des alliances. Cela me paraît compliqué", explique un socialiste. Électoralement pourtant, les européennes pourraient marquer une progression par rapport au scrutin catastrophique de 2009 (16,48%). "Nous ne pourrons pas faire pire", résument en coeur les socialistes. Sans trop savoir à quoi s'attendre sur un scrutin qui pourrait sourire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Sénatoriales 2014 : l'inéluctable perte

Le Sénat a basculé à gauche en septembre 2011 avec une majorité très précaire. Le PS doit composer avec ses alliés communistes et écologistes et le résultat de cette majorité hétéroclite n'est pas toujours probant. De nombreuses lois adoptées à l'Assemblée nationale ont ainsi été retoquées au Palais du Luxembourg, faute de majorité, souvent due au retrait des communistes. Toutefois, pour le gouvernement, un Sénat à gauche présente l'avantage d'un gain de temps et d'efficacité. Si la perte du Sénat ne paralyserait pas l'action gouvernementale, elle l'affaiblirait. Garder un socialiste à la présidence du Palais du Luxembourg est un défi qui sera difficile à réaliser. En septembre 2011, le PS avait profité de nombreuses divisions à droite pour gagner des sièges. Si la famille de droite n'est pas plus unie, elle entendra faire des élections intermédiaires les prémices de sa reconquête de l'Élysée.

De nombreuses réformes ont aussi heurtés les grands électeurs (des élus) qui désignent les sénateurs : instauration du non-cumul des mandats, réforme des collectivités territoriales, baisse des dotations aux collectivités locales. Même l'habileté de François Hollande pour lisser sa loi sur le cumul des mandats dans le temps pourrait ne pas suffire à garder les confiances des grands électeurs qui sont souvent des élus cumulards. "Ce ne sera pas bien grave si nous perdons le Sénat. À quoi nous sert la majorité aujourd'hui ? Il y a toujours un problème pour faire passer les lois. La perte du Sénat serait ennuyeuse mais ne changerait pas la capacité de François Hollande à gérer le pays", précise Patrick Menucci. Jean-Christophe Camabdélis, député de Paris, s'attend lui aussi à une défaite : "si nous perdons les municipales, c'est mécanique, nous serons très handicapé pour garder le Sénat".

Christophe Borgel, spécialiste des élections au sein de la direction PS, veut inverser la mécanique en grignotant des voix grâce à des petites communes et ainsi accroître les chances de garder le Sénat à gauche. Le gouvernement a, en effet, instauré un scrutin proportionnel dans les villes de plus de 1000 habitants, le seuil précédent se situait à 3500 habitants. "Dans ces villes où nous sommes sous-représentés, nous allons pouvoir avoir des élus", souligne André Laignel, maire d'Issoudun et vice-président de l'AMF (Associaition des maires de France).
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   21.09.13 22:06

Le PS redoute un vote sanction aux municipales
Home ACTUALITE Politique
Par Solenn de Royer, François-Xavier Bourmaud
Mis à jour le 10/07/2013 à 23:01
Publié le 10/07/2013 à 20:41

Les socialistes veulent découpler la prochaine campagne de l'action gouvernementale en l'ancrant sur des thématiques locales.

Du rassemblement, avant toute chose. Après plusieurs revers électoraux, lors des dernières législatives partielles, les socialistes se sont réunis mercredi à huis clos pour définir une stratégie pour les municipales de mars 2014. Celles-ci s'avèrent périlleuses pour le pouvoir en place, au plus bas de sa popularité depuis le début du quinquennat.

Premier axe stratégique: tenter de découpler la campagne de l'action gouvernementale. «Ce sont des élections locales, a martelé le premier secrétaire Harlem Désir, à l'issue du séminaire. Nous allons être jugés sur nos capacités à porter des projets locaux.» Il a prévenu que si la droite voulait faire de ces élections une «occasion de revanche», le PS ne la laisserait «pas faire». «Le PS doit déconnecter les municipales des enjeux nationaux», renchérit le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis.

Deuxième axe: œuvrer pour que la gauche parte unie dès le premier tour, comme l'avait d'ailleurs souhaité François Hollande lui-même en appelant la majorité à «s'organiser pour les prochains scrutins, notamment municipaux, pour partir rassemblée». Le hic, c'est que les écologistes ont déjà dit qu'ils présenteraient des listes autonomes dans la plupart des grandes villes. L'éviction de l'ex-ministre de l'Écologie, Delphine Batho, n'a rien arrangé. Alors depuis, les socialistes mettent les bouchées doubles pour tenter de rassurer les Verts. À commencer par François Hollande qui, en matière de gestion des relations avec les écolos, semble avoir plus confiance en lui-même qu'en Harlem désir.

Mercredi, le chef de l'État a en tout cas reçu Cécile Duflot, Pascal Canfin et Pascal Durand à l'Élysée pour tenter d'arrondir les angles. Et leur donner des gages, comme ceux avancés mardi par Jean-Marc Ayrault avec ses investissements d'avenir. «Il ne faut pas être un grand analyste pour comprendre ce qui risque de se passer, avec des conséquences politiques majeures, si la gauche et les écologistes se présentent désunis à ces élections municipales», prévient Cambadélis, qui s'inquiète d'un «abstentionnisme galopant» et d'un «FN en dynamique».


« Nous ne sommes plus dans des élections à l'ancienne . La présence du FN et la volatilité de l'électorat troublent le jeu»
Christophe Borgel, député PS de Haute-Garonne
La direction du PS souhaite également mettre en place un comité de liaison entre le PS et ses alliés, qui serait dévolu aux prochaines échéances électorales. La plate-forme («gauche rassemblée») mise en place par le premier secrétaire Harlem Désir il y a quelques mois, et qui visait à entretenir le dialogue entre le PS et les autres partis de gauche, n'a pas convaincu. «Si les écologistes veulent partir seuls au premier tour des municipales, nous l'acterons, veut relativiser le sénateur PS Luc Carvounas. On ne va pas se crisper pour autant. L'important, c'est que des territoires qui sont à gauche depuis des décennies restent à gauche. Nous devons démontrer que la gauche peut durer sous la Ve République. Or, le fait qu'elle ait duré dans les territoires a contribué à la victoire sur le plan national.»

«Nous ne sommes plus dans des élections à l'ancienne, renchérit Christophe Borgel, le «M. Élections» du PS. Avant, chacun partait de son côté au premier tour et les scores des listes s'additionnaient au deuxième. Aujourd'hui, la présence du FN et la volatilité de l'électorat troublent le jeu. D'où l'importance de créer une dynamique dès le premier tour.»

Pour autant, les socialistes ne font pas preuve d'un optimisme démesuré. «Les municipales, on part de tellement haut, on ne peut que les perdre», reconnaît un ministre. Mais au-delà des municipales, ce qui inquiète le plus le PS, ce sont les élections européennes et la perspective de voir le FN y réaliser un très bon score.
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   21.09.13 22:14

Comme certains ont voté PS pour éliminer l'UMP,
on pourrait voter FN pour éliminer le PS
un genre d'euthanasie politique pratiquée par le peuple français...
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   28.02.14 18:21

J'ai été surprise de lire une expression sur le web
 
le PS redoute une "haine électorale" aux prochaines élections
 
Etant donné que la politique est un jeu,nous l'avons fort bien compris avec F.H. n'est-ce pas ?
 
je pense qu'il n'y aura vraiment pas du tout de "haine électorale"
 
mais une vengeance électorale,cohérente et digne.
 
Hollande aura rassemblé contre lui
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MessageSujet: Re: PS ou FN ?   15.03.14 19:10

F.N. ou abstention électorale ?

Ayons la dignité d'un vote sanction digne !
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PS ou FN ?
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