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 Une journée"pour les soins palliatifs"?

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MessageSujet: Une journée"pour les soins palliatifs"?   Une journée"pour les soins palliatifs"? Icon_minitime11.10.13 11:27

www.infirmiers.com
Une journée dédiée aux soins palliatifs
copié-collé du paragraphe à propos de la France

La loi Léonetti, promulguée le 22 avril 2005 condamne l'obstination déraisonnable et donne le droit au patient de refuser un traitement. Elle permet également à chacun d’exprimer à l’avance ses souhaits concernant l'organisation de sa fin de vie. Cependant, la question de l'aide médicale à mourir reste pour le moment délicate.

Ainsi, en décembre 2012, le rapport sur la fin de vie rendu par le Pr Didier Sicard, président du Comité consultatif national d'éthique de 1999 à 2008, coordinateur de la Commission chargée de réfléchir sur les modalités d'assistance au décès, estimait que la notion de suicide assisté devait être envisagé uniquement dans des circonstances précises : “confier le suicide assisté à un groupe de citoyens - association - comme c'est le cas en Belgique, n'est pas souhaitable. Ce n'est pas une alternative à un réel accompagnement”. Toutefois, il proposait que les médecins puissent administrer une sédation terminale aux patients qui l'auraient demandé de façon répétée.

A la suite de ce rapport, le président de la République François Hollande a saisi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Ce dernier, en juillet 2013, dans son avis 131 s'est prononcé contre la légalisation de l'euthanasie et l'assistance au suicide, les membres s'inquiétant des risques de dérive que cela pourrait engendrer. Pour autant, le débat n'est encore pas terminé. Le CCNE a en effet été renouvelé en septembre 2013 et les nouveaux membres, désignés par l'Élysée, sont toutes des personnes laïques, contrairement au comité précédent qui comptait notamment un pasteur et un rabbin. A noter que Florence Gruat, directeur des soins du Centre Hospitalier spécialisé interdépartemental Théophile Roussel de Montesson, fait partie du comité d'éthique. Renouvellement du CCNE rime-t-il avec « révolution » des avis ? Cela reste à voir...

De son côté, l'Ordre national des infirmiers (ONI) s'est déjà positionné sur le sujet de la fin de vie , et notamment en 2011, rappelant que que “la fin de vie est un sujet éthique complexe, qui dépasse la notion de soins et la seule responsabilité des soignants. Si la formation infirmière prépare les futurs professionnels à ces situations, c’est encore trop souvent, un sujet que les infirmiers affrontent seuls avec leurs patients, une fois la décision médicale prise.”

Il demeure que la question de la fin de la vie nous concerne tous, parce que nous voudrions tous pour nous-même, et pour ceux que nous aimons une fin de vie paisible et confortable. Le droit aux soins palliatifs est en effet un droit de l’homme universel que tous les pays devraient inclure dans la base de leurs programmes de santé. Le respect de ce droit a pour corollaire d’augmenter et de sécuriser le financement des soins palliatifs à travers le monde. La journée mondiale des soins palliatifs qui chercher à mobiliser chacun et chacune, sur les cinq continents, est là pour le rappeler.
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MessageSujet: Re: Une journée"pour les soins palliatifs"?   Une journée"pour les soins palliatifs"? Icon_minitime12.10.13 10:37

Source=Famille Chrétienne
Soins palliatifs : à quand une vraie information ?

famillechretienne.fr
12/10/2013
Par Antoine Pasquier

Deux Français sur trois ne connaissent pas ou peu les soins palliatifs selon un sondage publié par la Fondation de France à l’occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs le 11 octobre. Une réalité dénoncée par plusieurs personnalités, mais qui ne devrait pas connaître d’amélioration malgré la tenue d’États généraux sur la fin de vie fin 2013.

Cinq ans après le lancement du plan national de développement des soins palliatifs 2008-2012, les Français connaissent toujours aussi mal ces soins actifs prodigués à des personnes en situation de fin de vie. Selon un sondage rendu public pour la Fondation de France à l’occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, ils sont 65 % à s’estimer mal informés sur le sujet. Une carence d’autant plus préjudiciable que neuf Français sur dix se disent favorables aux soins palliatifs et pensent que ces derniers permettent aux personnes en fin de vie de mourir « avec dignité, considération et respect ».
Cette méconnaissance conduit logiquement à une cristallisation des craintes envers la fin de vie, et son accompagnement. Ce flou « empêche de débattre sereinement », regrette le docteur Vincent Morel, président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) et médecin responsable de l’équipe mobile d’accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Rennes. « Comment avoir un regard croisé entre soignants, bénévoles et proches si le grand public n’est pas suffisamment informé ? », s’est-il interrogé mardi 8 octobre lors des Rendez-vous de la place de la Sorbonne, grande manifestation parisienne de sensibilisation à destination du grand public.

Instaurer une « véritable culture palliative »

Le rapport Sicard sur la fin de vie, remis en décembre 2012 à François Hollande, avait déjà mis en exergue « cette grande ignorance de l’existence des soins palliatifs […] et des changements intervenus depuis la loi Leonetti ». Une situation jugée inacceptable par ce même rapport, dont l’une des principales recommandations appelait au « développement absolument nécessaire d’une culture palliative », tant chez les soignants qu’auprès du grand public. « Le politique doit s’intéresser aux conditions de la fin de vie », a martelé avec force le professeur Didier Sicard, invité au lancement de ces Rendez-vous. Un appel relayé par Vincent Morel, plaidant pour un « véritable investissement politique[…] sinon on risque de rester avec 2 % des Français ayant rédigé leurs directives anticipées », a-t-il prévenu.

Pour Jean Leonetti, le citoyen doit se saisir ou être saisi de ce débat. Car, quoiqu’elle ait progressivement quitté le cercle familial pour se médicaliser, parfois à outrance, « la mort n’est pas qu’un problème de médecins, estime le député-maire d’Antibes. Elle nous concerne tous ».

Les États généraux sur la fin de vie, organisés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) à la fin de cette fin d’année, pourront-ils être la première étape de cette prise de conscience du grand public ? On peut légitimement en douter au regard de l’organisation retenue : une « conférence citoyenne », établie à partir d’un panel de seulement une trentaine de personnes tirées au sort, échangera avec des experts durant quatre week-ends.

Dérives et réthoriques fallacieuses à mettre en lumière

Si les soins palliatifs seront très certainement abordés au cours de ces discussions, ces états généraux risquent malheureusement d’être monopolisés par la question de la légalisation de l’aide active à mourir. Faute de réelle communication de l’État, les promoteurs de soins palliatifs ne peuvent donc compter, pour l’instant, que sur des initiatives privées ou associatifs. La Fondation de France a ainsi annoncé son intention d’investir deux millions d’euros dans les quatre prochaines années en faveur de la recherche, de la formation des soignants et de la sensibilisation du grand public.

Dans son propos dressant le bilan du programme national de développement des soins palliatifs 2008-2012, le professeur Régis Aubry avait suggéré que soit engagée « une véritable politique de recherche dans le domaine de la fin de vie […] pour éclairer tout à la fois les pratiques cliniques et les politiques publiques de fin de vie ». Il estimait aussi que cette question méritait « un grand débat ».

Un tel débat aurait le mérite de mettre en lumière les dérives de la pratique de l’euthanasie au Bénélux et de dénoncer la rhétorique fallacieuse de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité. C’est absolument nécessaire car cette structure militante, présidée par Jean-Luc Roméro, dénature les soins palliatifs en voulant y inclure le suicide assisté et l’euthanasie. Ce que l’ADMD appelle les « soins palliatifs universels » ou « intégraux ». Ou comment embrouiller encore plus les Français.
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MessageSujet: Re: Une journée"pour les soins palliatifs"?   Une journée"pour les soins palliatifs"? Icon_minitime12.10.13 21:08

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