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 Eventualité législative?

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MessageSujet: Eventualité législative?   23.11.13 10:25

Trois options législatives sont en lice pour inspirer la rédaction du futur projet de loi que François Hollande a promis de présenter début 2014. La première, soutenue en France par les responsables politiques les plus radicaux de la majorité, consisterait, à la manière du Luxembourg en 2009, à copier le dispositif à l’œuvre depuis 2002 aux Pays-Bas et en Belgique. Dans ces pays, l’existence d’une « souffrance physique ou psychique insupportable », pourvu qu’elle soit exprimée par une personne consentante, soit de vive voix soit par le biais d’une directive anticipée, entraîne une obligation positive de l’État de mettre tout en œuvre pour rendre effective l’euthanasie. Ce modèle peut-il vraiment s’imposer chez nous alors même qu’il est critiqué par des études scientifiques en raison des dérives constatées ? Augmentation des « euthanasies sauvages » passant outre à la volonté des patients ou perpétrées à la demande de familles, euthanasies couplées à des prélèvements d’organes, multiplication des injections létales pour souffrance psychologique dont le dernier exemple en date a défrayé la chronique, celui d’un Belge « transgenre » se sentant prisonnier de son corps après une opération ratée de changement de sexe. On observe le même phénomène inquiétant de banalisation aux Pays-Bas comme en témoigne l’histoire de ce Hollandais de 80 ans, supporter de l’Ajax d’Amsterdam, qui s’est vu offrir par le club une place dans la tribune royale pour assister à un match parce que son euthanasie était programmée la semaine suivante. Après le « protocole de Groningen » de suppression des nouveau-nés handicapés toléré par les pouvoirs publics aux Pays-Bas, le Sénat belge vient d’entamer la discussion sur l’extension de sa loi aux mineurs, conforté par une population qui approuve à 75 % ce projet. La France peut-elle accepter de rendre légal un dispositif qui montre à l’évidence, chez nos voisins, qu’il est devenu incontrôlable en moins d’une décennie ?
 
La seconde option, celle du suicide médicalement assisté, est d’autant plus dangereuse qu’elle fait son chemin dans les esprits depuis que le rapport Sicard de décembre 2012 a semblé lui entrouvrir la porte. À l’instar des États américains de l’Oregon, du Montana et de Washington, il s’agirait de donner le droit à un malade d’obtenir de son médecin l’ordonnance d’un « médicament » à s’auto-administrer à son domicile au moment qu’il choisit. Certains médecins ont estimé qu’il s’agissait d’une « piste valable » qui les libérerait d’un acte reposant entièrement sur le malade (La Vie, 20 décembre 2012). Ce qui est bien sûr faux, le suicide médicalement assisté n’étant qu’une forme singulière d’euthanasie où l’action posée par le médecin – fournir des produits létaux à son malade – se rapporte à la même intention criminelle de provoquer sa mort.

Enfin, la troisième évolution qui se dessine, pernicieuse par la présentation « acceptable » qui en est faite depuis plusieurs mois, pourrait rallier de nombreux élus peu au fait des questions de fin de vie et embrouiller un peu plus les esprits des Français. C’est ce que certains éthiciens comme Véronique Fournier appellent l’« euthanasie palliative » (Libération, 9 septembre 2013). La directrice du centre d’éthique de l’hôpital Cochin milite en faveur de cette « aide médicalisée provoquant la mort en douceur en s’inspirant du savoir-faire des soins palliatifs ». Peu de spécialistes ont noté que l’idée d’une « accélération délibérée de la survenue de la mort », à l’aide de cocktails sédatifs notamment, était déjà au cœur du rapport de la commission Sicard. S’il devait être reconnu, ce principe qui demande aux médecins d’assumer l’intention de tuer, blesserait mortellement une déontologie médicale inchangée depuis Hippocrate.
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Féminin Messages : 19037

MessageSujet: Re: Eventualité législative?   23.11.13 10:43

Bien.Je ne cite pas la source,on peut se douter d'où elle vient..
Pourquoi trois options ?
Autant faire une loi complète,aucun choix à faire entre ces 3 options,car on les prendrait,ces trois options...pourquoi pas ?
Il faut que je réfléchisse davantage sur le copié-collé çi-dessus
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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   23.11.13 10:53

la 2e option est bien évidemment excellente sauf que le patient doit avoir la capacité physique d'avaler ou de s'injecter le produit et sauf qu'un suicide assisté à domicile empêche le don d'organes post-mortem(le corps doit être conservé chimiquement dans les 24 heures suivant le décès)
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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   23.11.13 11:53

çà m'étonnerait qu'ils réussissent à pondre une loi
Trop de sens différents dans les mots à propos de la fin de vie et de la mort
Ce serait enfin intelligent de voter la loi de janvier 2011
une loi de plus !
Pour ceux qui ne veulent pas la loi de janvier 2011,eh bien,ils ont la loi Léonetti
Et pour ceux qui ne veulent pas de la loi Léonetti,
eh bien ils auront la loi de janvier 2011
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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   02.12.13 19:31

Valeurs Actuelles

Société

Lundi 02 Décembre 2013 à 09:22 (mis à jour le 02/12/2013 à 18:27)

L’euthanasie dans tous ses états

Pierre-Olivier Arduin

La volonté de la majorité de mettre fin à l’interdit de donner la mort pourrait emprunter trois pistes, toutes désastreuses pour la dignité humaine.

Sur l’échiquier de la fin de vie, la majorité, lentement mais sûrement, avance ses pièces, bien décidée à renverser le dernier pilier moral encore en vigueur dans notre société : l’interdit fondateur de donner intentionnellement la mort à un malade.
Contrariée par l’avis que l’ancien Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu en juin dernier, lequel s’opposait à toute forme de dépénalisation de l’euthanasie ou de suicide médicalement assisté, la gauche vient d’en faire sortir la plupart des membres “récalcitrants” pour n’y placer que ses partisans. Un coup de maître, quand on sait que c’est justement le CCNE qui est missionné pour animer jusqu’à la mi-décembre des états généraux sur la fin de vie. Ou plutôt ce qui a été réduit à une simple “conférence citoyenne” d’une vingtaine de personnes tirées au sort par un institut de sondage. Discussion minimale et à huis clos sur trois week-ends avec des “experts”, dont la sélection a été confiée, pour la plupart, aux bons soins du comité de pilotage du CCNE, à la fois juge et partie dans cette affaire : difficile de faire moins transparent sur la méthode. La plus haute instance morale de notre pays pourrait ainsi publier, dès le 16 décembre, un avis final qui contredirait frontalement le précédent à moins de six mois d’intervalle, faisant apparaître en pleine lumière le relativisme de la pensée qui gangrène son fonctionnement depuis sa création, en 1983. L’éthique n’est plus que le résultat d’un rapport de force à un instant donné.

Trois options législatives sont en lice pour inspirer la rédaction du futur projet de loi que François Hollande s’obstine à vouloir présenter en 2014. La première, soutenue en France par les responsables politiques les plus radicaux, consisterait, à la manière du Luxembourg, en 2009, à copier le dispositif en vigueur depuis 2002 aux Pays-Bas et en Belgique. En raison des dérives constatées, ce modèle est sévèrement critiqué par de nombreuses études scientifiques. Augmentation des “euthanasies sauvages” passant outre la volonté des patients ou perpétrées à la demande de la famille (certaines enquêtes évoquent le chiffre de 50 % d’euthanasies hors la loi), euthanasies couplées à des prélèvements d’organes, multiplication des injections létales pour souffrance psychologique dont le dernier exemple en date a défrayé la chronique, celui d’un Belge “transgenre” euthanasié parce qu’il se sentait prisonnier de son corps après une opération ratée de changement de sexe. La France peut-elle accepter d’inscrire dans sa législation un dispositif qui montre à l’évidence chez nos voisins qu’il est devenu incontrôlable en moins d’une décennie ?

La deuxième possibilité, celle du suicide médicalement assisté, est d’autant plus dangereuse qu’elle fait son chemin dans les esprits depuis que le rapport de la commission Sicard, publié en décembre 2012, a semblé lui entrouvrir la porte. À l’instar des États américains de l’Oregon, du Montana et de Washington, il s’agirait de donner le droit à un malade d’obtenir de son médecin l’ordonnance d’un “kit euthanasie” à s’auto-administrer à son domicile au moment qu’il choisit. Cette procédure ne dédouane aucunement le praticien, car le suicide médicalement assisté n’est ici qu’une forme singulière d’euthanasie où l’action posée par le médecin — fournir des produits létaux à son malade — se rapporte à la même intention criminelle de provoquer sa mort.

Enfin, la troisième évolution qui se dessine, pernicieuse par la présentation “acceptable” qui en est faite depuis plusieurs mois, pourrait rallier de nombreux élus peu au fait des questions de fin de vie et embrouiller un peu plus les Français. C’est ce que certains éthiciens comme Véronique Fournier appellent l’“euthanasie palliative” (Libération, 9 septembre 2013). La directrice du centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin milite en faveur de cette aide médicalisée provoquant la mort en « douceur » et « s’inspir [ant] du savoir-faire des soins palliatifs ». S’il devait être reconnu, ce principe qui commanderait aux médecins d’assumer l’intention de tuer blesserait mortellement une déontologie médicale inchangée depuis Hippocrate.

Pierre-Olivier Arduin
directeur de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon
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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   02.12.13 19:33

Je me répète
On prend les TROIS options et la boucle est bouclée
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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   02.12.13 19:37

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MessageSujet: Re: Eventualité législative?   02.12.13 19:55

Dieu,délivrez-nous des religions !

PRIED  ange1  AMEN   ange2  ange3
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