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 Réflexions de Jean Léonetti

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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 15:49

est-ce possible d'arrêter vos conneries ? car si toute vie est digne, comme vous vous acharnez à le penser ( ou à faire semblant de le penser ), la mort avec son lot de souffrances et de douleurs est digne, puisque c'est l'aboutissement de la vie alors pourquoi imposer la suppression de la douleur par des cocktails chimiques à votre sauce ...
Votre dignité publique serait de démissionner.... il semblerait. Il aurait fallu faire de vrais compromis. C'est trop tard, maintenant.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 17:22

Fin de vie
Jean Leonetti : “Je suis consterné par l’avis du Cese sur l'euthanasie !“
propos recueillis par Olivia Elkaim publié le 11/04/2018


Le père des deux dernières lois sur la fin de vie en France (2005 et 2016), médecin, ex-député LR, critique l’avis voté hier par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) préconisant l’euthanasie.

Alors qu’il est auditionné aujourd’hui même, avec son comparse Alain Claeys, ex-député PS, à l’Assemblée nationale par le groupe d’études sur la fin de vie présidé par le député LREM Jean-Louis Touraine, partisan notoire de l’euthanasie, il commente pour La Vie l’avis du Cese voté hier, favorable une légalisation de l’euthanasie.

Qu’avez-vous pensé en lisant l’avis du Cese voté hier ?

Je suis consterné ! Avoir inventé que l’euthanasie serait un « soin », c’est médicalement inconcevable. Le Cese invente un « machin » non opérationnel, qui révèle son incompétence médicale et législative ! Jean-Luc Romero (président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, ou ADMD), qui est un combattant militant de cette cause, n’aurait lui-même jamais osé présenter un projet de « médication expressément létale » ou « sédation profonde explicitement létale »...

“ Avoir inventé que l’euthanasie serait un « soin », c’est médicalement inconcevable. ”

Politiquement, est-ce que cela renforce les euthanasistes, parmi lesquels on compte de nombreux élus ?

Je crois que cet avis sert surtout à montrer que le Conseil économique, social et environnemental existe ! Or, c’est un tissu d’incompétence.

Comprenez-vous le combat des partisans de l’euthanasie et/ou du suicide assisté ?

On peut défendre l’euthanasie et le suicide assisté, bien sûr, il y a d’ailleurs très souvent une histoire personnelle derrière ce combat. Mais quand on parle de « médication expressément létale » ou de « sédation profonde explicitement létale », il y a une hypocrisie poussée à son paroxysme, une contorsion sémantique pour ne pas dire « euthanasie » ! Pour ne pas dire qu’on donne la mort... Ce qui, bien sûr, romprait le lien de confiance entre patients et soignants.

Quand on soigne, quand on soulage, on ne tue pas. Quand on fait dormir, avec la sédation profonde et continue, on ne fait pas mourir. Cet avis serait risible si le sujet n’était pas aussi dramatique.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 17:25

l'euthanasie est un soin dans la mesure où c'est une forme d'accompagnement dans la mort.
Selon moi...
On peut être choqué que le fait d'arrêter hydratation et alimentation chez un mourant soit considéré comme un soin... Un jeûne imposé de quelques jours et quelques nuits, un soin !
Folie douce.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   15.04.18 13:08

ce qui est risible, Mr Léonetti, c'est le fait qu'il y ait très peu de probabilités pour vous de mourir de faim et de soif selon votre loi refaite inutilement... ... ...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   17.04.18 21:06

Il y a les postures idéologiques ( chacun reste dans son camps pour affronter l'autre ) et il y a ce qu'on a vécu au plus profond de nous-mêmes et qu'on ne s'est peut-être pas encore dit à soi-même ( et alors pourquoi devrait-on vider son sac à des bénévoles de la société civile en fin de vie ? ). Merci quand même à vous de m'avoir incité à vider mon sac solitairement ici.
Il faut que vous sachiez qu'avant d'être ici, je me suis engueulée avec les uns et les autres en 2010 sur internet au sujet de votre loi et que j'avais pris toute seule une décision, l'arrêt du Lévothyrox prescrit ds le cadre d'une simple hypothyroïdie avec deux petits nodules bénins, jugeant que ce medoc était de l'obstination déraisonnable par rapport à mon IMC ( il est vrai que l'avaler chaque matin à jeun est chiant ). En 2016, j'ai eu des pbs,de chute et vertiges ds la rue, alors j'ai repris ce medoc. Je ne m'étendrais sur ces chutes + vertiges, on ne sait pas trop à quoi c'est lié, tout y est mêlé probablement, les attentats à Paris ??? ). Par contre, le passage de l'ancienne à la nouvelle formule du levothyrox ne m'a posé aucun pb, c'est très clair.
Voyant que les choses n'avançaient pas ( ou pire, qu'elles s'enlisaient ) à votre sujet à propos de la fin de vie ( excusez-moi, mais vous ignorez le lâcher prise ), j'ai tâché d'essayer de vous oublier en modifiant ma vie et en la compliquant d'avantage, ce qui m'oblige à prendre du recul avec internet (on avait communiqué une fois par mail ). Donc je n'ai plus le temps de songer intellectuellement à votre loi. Ce qui semble parfait, sauf que tout mon non-dit ressurgit... Le non-dit de tout ce que j'ai vécu ds mon passé, impossible de rentrer ds les détails, internet étant anonyme et ce n'est certainement pas moi qui vous écrirais une lettre ( vous n'en valez pas la peine ! ). Je sais, j'aurais pu me jeter par la fenêtre, je ne dois plus le faire maintenant...j'ai quelques responsabilités. Je ne comprendrai jamais pourquoi vous voulez enterrer les gens vivants avant qu'ils le soient réellement.
Et j'ai pris une distance gigantesque avec l'Eglise et l'Etat. Je ne vous comprends pas. On ne vous comprend pas. Vous emmerdez le monde.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 14:55

Fin de vie, « un désespoir plus grand que l’amour de la vie »
Par Jinane Chaker Sultani Milelli -  
22 mai 2018

De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, Dr. Elie Abboud, Pr. Jean Leonetti, Dr. Antoine Maalouf, et M. Karim Gemayel.
De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, Dr. Elie Abboud, Pr. Jean Leonetti, Dr. Antoine Maalouf, et M. Karim Gemayel.
 
« Merci à Antoine Maalouf, pour son accueil amical, visite très instructive et admirative de l’hôpital français du Levant, qui fait l’honneur à la tradition médicale en conciliant la technicité et l’humanité Avec mon amical souvenir. » Jean Leonetti

Quel honneur fut pour nous cher Monsieur le député, Jean Leonetti, de vous avoir au Pays du Cèdre et de vous entendre évoquer cette question de fin de vie, la mort…

Loin d’être une simple conférence entre médecins, le sujet évoqué, par le Professeur Jean Leonetti, député-maire d’Antibes, connu pour la loi portant son nom, la loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie, ancien ministre des affaires étrangères européennes, sur la « Fin de vie : Droit ou Devoir », pose de vrais questions autour de l’accompagnement des malades ; une intervention donnée, le 12 mai 2018, dans le cadre du cycle des conférences « Les Samedis du Levant », organisée par le Directeur Général de la Clinique du Levant, Dr. Antoine Maalouf, à l’initiative et sur invitation du Dr. Elie Aboud, cardiologue et ancien député français. (https://libnanews.com/fin-de-vie-droit-ou-devoir-ethanasie-elie-aboud/)

La mort, et ses tabous… Un sujet crucial !

Si en France nous sommes en avance sur cette question où l’on apprend à faire face « à la mort » même quand on est seul, car dire la vérité au malade est devenue chose acquise, au Liban, cette question, faire face à la mort, reste encore un sujet très délicat.

Appréhender la mort ou la fin de vie, ou y faire face, au Liban, reste encore une question très douloureuse, une affaire de tabous. Cela ne signifie pas par mes dires, qu’elle ne l’est pas en France, mais en France, il y a eu une avancée à travers des lois et des prises en charge du patient, par l’accompagnement et aussi un soutien psychologique mis à disposition de la famille de la personne en fin de vie, notamment la loi Leonetti.

Et si les soins palliatifs sont bien implantés en France « ce système a encore du chemin à faire, il faut absolument sensibiliser la société », nous affirme le Pr. Jean Leonetti.  « Il est crucial de changer cet état d’esprit sur la fin proche, de briser le silence du tabou de la mort, d’en discuter dans un contexte de vérité, non de déni. L’homme étant le seul “animal” qui sait qu’il va mourir, lui seul peut demander la mort. Une demande qui n’est autre qu’un appel au secours pour mettre fin à la souffrance, plus que le désir de mourir ; un désespoir plus grand que l’amour de la vie. D’où l’importance du rôle des soignants de semer l’espoir et redonner goût à la vie, même si elle ne va durer que des mois ou des heures… Le soignant ne peut être celui qui donne aussi la mort. »

Assister à la conférence du Pr. Jean Leonetti, sur le sol libanais, au cœur de la Clinique du Levant (CDL), l’entendre évoquer cette lourde question autour de la mort, vient à point nommé. Les sociétés évoluent et nous, face aux tabous de la mort, au Liban, comment l’appréhender ? « Accompagner quelqu’un en fin de vie n’est pas chose facile » (Jean Leonetti).

La mort est toujours source d’angoisse, au Liban, comme partout ailleurs. Elle est dans certains cas, au Liban, un secret. Elle devient affaire familiale où toutes les familles, presque, contribuent souvent à cacher ce secret au patient, le principal concerné. On ne lui dit pas qu’il est en fin de vie, que ses jours sont comptés, notamment dans le cas d’une maladie grave.

Par ce geste on cherche à le protéger d’une vérité qui s’impose, la séparation, l’adieu imminent ou dans quelques jours, quelques mois, pour le préserver de cette douleur qui est la mort, voire même cacher le degré et la gravité de son état aux enfants même de la famille, quand il s’agit d’un père ou d’une mère…

Dans une société multiconfessionnelle, comme au Liban, les paroles du Professeur Jean Leonetti, pointant la question de l’euthanasie, la problématique de l’acharnement thérapeutique, l’éthique de l’autonomie du malade en fin de vie, la liberté individuelles ou le droit de décider de son sort, voire sa propre mort, abréger ou pas la vie, choisir ou refuser un traitement, mettre fin à la vie, quand on est en soin palliatif ou sous branchement, ne peuvent qu’avoir grand écho dans les oreilles des intéressés qui sont au cœur de cette problématique et dans une société dite encore traditionnelle. Qui décide de quoi ?

« La médecine doit être au service du malade et de la souffrance avant de répondre au désir de performance », nous dit le Pr. Jean Leonetti. « Elle a d’abord pour mission de défendre la vie et sa qualité ». « Triomphante puisqu’elle guérit et sauve, il faut toutefois, qu’elle accepte ses limites et la mort, qu’elle soulage et respecte dans chaque personne son autonomie et sa vulnérabilité, garantes de sa dignité d’où l’importance des soins palliatifs quand la curative s’avère impuissante ».

Trois fondements ont été cités par le professeur Leonetti lors de cette conférence : « On n’abandonne pas un malade inéluctablement condamné à la mort, on lui épargne la souffrance et le prolongement anormal de sa vie dans cette condition ; on améliore surtout sa qualité de vie dans la dignité, l’altérité et la fraternité ; on améliore surtout sa qualité de vie, dans la dignité, l’altérité et la fraternité. »

Afin de bien cerner l’importance d’une telle conférence donnée au Liban, par le Pr. Jean Leonetti, député français et ancien ministre des affaires étrangères et européennes, et ainsi réaffirmer ma reconnaissance et mes remerciements aux organisateurs, notamment Dr. Antoine Maalouf et Dr. Elie Aboud, d’avoir ouvert le débat sur cette question de fin de vie, un retour sur cette loi, la loi Leonetti et ses principes, me paraît indispensable pour nous tous et aussi pour l’ensemble des personnes touchés par cette question.

Connaître cette courageuse et audacieuse loi Leonetti, c’est avant tout accepter d’aborder le thème de la mort même si au quotidien, parce qu’on est en bonne santé, on ne veuille pas y penser, on essaye d’y échapper ou on ne veuille pas prévoir et organiser les modalités de notre fin de vie. Et si cela nous arrivait un jour, ou arriverait à l’un de nos proches ?

La loi Leonetti, votée le 25 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, pour défendre le droit des malades et la fin de vie, est une loi française adoptée le 12 avril 2005, promulguée le 22 avril 2005. Elle est la seule loi de la Ve République à être votée à l’unanimité. Elle porte le nom du député, Jean Leonetti, qui l’avait proposée au vote du Parlement. En France, « depuis 2005, les décrets d’application, comme celui du 29 janvier 2010 relatif aux conditions de mise en œuvre des décisions de limitation ou d’arrêt de traitement, ont fait évoluer le Code de la Santé publique ». Cette loi, en 15 articles, a donc permis de modifier, plusieurs dispositions du Code de la santé publique et du Code de l’action sociale et des familles.

Elle a pour objectif, le développement des soins palliatifs et éviter les pratiques d’euthanasie ; faire en sorte que la souffrance soit mieux prise en compte sur le plan médical et empêcher l’acharnement thérapeutique et permettre aux patients de choisir un cadre précis et l’arrêt de son traitement si celui-ci est trop lourd ou devenu insupportable ;
faire en sorte que les directives anticipées aient un caractère contraignant plus net qu’aujourd’hui.

Rappel des cinq principes fondamentaux de la loi Leonetti

1- Bénéficier des soins palliatifs dans le but d’apaiser la douleur, d’accompagner le malade et sa famille, durant cette épreuve, et de veiller à ce que la dignité du patient soit préservée durant toute la durée de son traitement. Sont donc prescrites « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) même quand le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin ne décide plus seul.

2- Exercer son droit à ne pas souffrir : être préservé de la douleur par tous les moyens possibles est un droit essentiel pour le patient en fin de vie. La cessation d’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l’obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9).

3- Ne pas avoir à subir un acharnement thérapeutique. Ainsi, la volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9).

4- Recourir aux directives introduites par la loi Leonetti en 2005 sur le droit à la fin de vie, un moyen supplémentaire pour garantir au patient le contrôle des soins qui lui seront prodigués au cas où sont état ne lui permettrait plus de communiquer. Ces directives permettront au patient d’accepter ou non certains traitements

5- Nommer une personne de confiance. Le patient doit être informé des conséquences de sa décision et l’avis de la « personne de confiance », choisie par le patient pour l’accompagner dans ses démarches et, si le patient le souhaite, dans ses entretiens médicaux, doit être consulté (articles 2, 5, 8 et 9).

« Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu’à la mort. Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit en informer le malade,[…] la personne de confiance […], la famille ou, à défaut, un des proches. » (CSP Article L1110-5).
« Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. » (CSP Article L1110-5).

En dernier, je conclue mon article par cette citation du Pr. Jean Leonetti, ce 12 mai 2018, qui en dit long sur notre manière d’appréhender la mort, cette question si personnelle mais aussi affaire de société :
« La mort médicalisée est une affaire existentielle, impliquant la société […] La mort n’est pas que la fin de la vie. Elle donne du sens à la vie. Un sens que nous n’aurions pas si nous étions immortels » « Fin de vie, « un désespoir plus grand que l’amour de la vie. »

Jinane Chaker-Sultani Milelli
https://libnanews.com/conference-fin-de-vie-un-desespoir-plus-grand-que-lamour/
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 15:43

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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 15:45

TONGUE CRAZY FOU FURAX
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   29.05.18 9:44

Jean Leonetti : La médecine palliative et la médecine curative, deux stratégies qui se complètent
De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, les docteurs Élie Abboud, Jean Leonetti et Antoine Maalouf, et notre confrère Karim Gemayel.
Conférence sur « la fin de vie »  
Marlène AOUN FAKHOURI | OLJ
15/05/2018

Dans le cadre du cycle de conférences « Les samedis du Levant », la Clinique du Levant (CDL), en partenariat avec L’Orient-Le Jour, a organisé une conférence placée sous le thème « Fin de vie : droit ou devoir », donnée par l’ancien ministre français chargé des Affaires étrangères et européennes, le cardiologue Jean Leonetti.

Dans son mot de bienvenue, le Dr Antoine Maalouf, président-directeur général de la CDL (jumelée avec le CHU de Montpellier), s’est dit honoré de recevoir le professeur Leonetti au sein de son hôpital : « Je connais vos travaux, votre implication louable au niveau de l’accompagnement des malades en fin de vie. Vous êtes connu pour avoir donné votre nom à la loi (Leonetti) de 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, pour avoir sorti la mort de son tabou et de son enfermement médical, afin de l’intégrer dans une réflexion humaine. Pour nous, soignants, médecins, accompagner quelqu’un en fin de vie n’est pas chose facile. Il ne s’agit pas de se mettre devant lui ni derrière, ni même à sa place. C’est juste être à côté de lui… »

De son côté, Mgr Issam Darwiche a insisté sur « l’accompagnement spirituel et religieux qui constitue une des missions fondamentales des aumôniers ». « En soins palliatifs, a-t-il souligné, l’approche de la mort est source d’angoisse et de questionnements sur la fin de vie, sur l’euthanasie. L’enseignement de l’Église est clair : nul n’a le droit de mettre fin à une vie. Toutefois, elle permet aux médecins le débranchement des appareils qui maintiennent la vie artificiellement, pour laisser le malade mourir paisiblement. »

Pour sa part, l’ancien député franco-libanais de l’Hérault, le Dr Élie Abboud, initiateur de cette conférence, a résumé l’immense travail accompli par l’ancien ministre Leonetti au niveau de la fin de vie : « Tu as su concilier l’inconciliable : moralité et légalité, progrès techniques et valeurs éthiques… Ton secret, c’est en imposer, sans avoir à imposer. Voilà ce qu’on appelle la sagesse. »

(Pour mémoire : La France rouvre à pas feutrés le débat sensible sur l'euthanasie)

Progrès médical et problèmes techniques
Prenant la parole, le professeur Jean Leonetti a mis l’accent sur le « progrès et la recherche médicale qui ont toujours suscité chez l’homme un mélange de crainte et d’espérance ». « Espoir légitime avec la longévité qui dépasse aujourd’hui les 80 ans et la guérison de certaines maladies jadis mortelles. Mais cette performance technique et scientifique devient une arme à double tranchant. Parfois, on va très loin, quand on veut prolonger la vie dans des situations de souffrance, de complexité insupportable pour le patient, son entourage et parfois même le corps médical », a-t-il expliqué.  

Au moment où on pourrait rêver que la mort disparaisse, faut-il craindre un tel progrès pour l’humanité et y fixer des limites ? « C’est la problématique de l’acharnement thérapeutique, a rappelé sur ce plan le professeur Leonetti. Dans le conflit de valeurs, il s’agit de la mise en tension d’une éthique de l’autonomie du malade en fin de vie, qui fait référence à la liberté individuelle, du droit de décider de son corps, de choisir de refuser un traitement salvateur, ou une prolongation de la souffrance face à une éthique de vulnérabilité qui impose les règles protectrices de la personne humaine, même contre sa volonté ».

« La médecine doit être au service du malade et de la souffrance avant de répondre au désir de performance, a insisté l’ancien ministre. Elle a d’abord pour mission de défendre la vie et sa qualité. Triomphante puisqu’elle guérit et sauve, il faut toutefois qu’elle accepte ses limites et la mort, qu’elle soulage et respecte dans chaque personne son autonomie, sa vulnérabilité, garantes de sa dignité. D’où l’importance de la médecine palliative quand la curative s’avère impuissante. Deux stratégies qui se complètent et s’associent. Les soins palliatifs se développent de plus en plus en se basant sur trois fondements : on n’abandonne pas un malade inéluctablement condamné à la mort, on lui épargne la souffrance et le prolongement anormal de sa vie dans cette condition. On améliore surtout sa qualité de vie, dans la dignité, l’altérité et la fraternité. » À la question de savoir si les soins palliatifs sont bien implantés en France, le professeur Leonetti a expliqué qu’en France, ce système a encore du chemin à faire. « Il faut absolument sensibiliser la société, affirme-t-il. Le passage d’une stratégie curative à une autre palliative doit imprégner les équipes pluridisciplinaires : soignants, corps médical, psychologues, religieux… Or le corps médical est réticent. Médecins et malades pensent souvent qu’opter pour les soins palliatifs, c’est aller à la dernière demeure. Il est crucial de changer cet état d’esprit sur la fin proche, de briser le silence du tabou de la mort, d’en discuter dans un contexte de vérité, non de déni. L’homme étant le seul “animal” qui sait qu’il va mourir, lui seul peut demander la mort. Une demande qui n’est autre qu’un appel au secours pour mettre fin à la souffrance, plus que le désir de mourir ; un désespoir plus grand que l’amour de la vie. D’où l’importance du rôle des soignants de semer l’espoir et redonner goût à la vie, même si elle ne va durer que des mois ou des heures… Le soignant ne peut être celui qui donne aussi la mort. »
https://www.lorientlejour.com/article/1115572/jean-leonetti-la-medecine-palliative-et-la-medecine-curative-deux-strategies-qui-se-completent.html
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   18.06.18 14:19

Calmels limogée : qui est Jean Leonetti, nouveau numéro 2 des Républicains ?
>Politique|Valentin Ehkirch| 18 juin 2018, 13h19 |0

Jean Leonetti est connu pour être un « membre fondateur » de l’UMP. LP/HUMBERTO DE OLIVEIRA
Nommé dimanche soir par Laurent Wauquiez pour remplacer Virginie Calmels, Jean Leonetti est un soutien de Juppé qui a su mettre en avant sa modération au sein du parti.
Voilà qu’une nouvelle crise politique secoue le parti Les Républicains. Après les déclarations très critiques de la numéro 2 du parti, Virginie Calmels, dans nos colonnes samedi, le patron des Républicains, Laurent Wauquiez a décidé de la remplacer. Exit Calmels, bonjour Leonetti.

LIRE AUSSI >Les Républicains : Wauquiez limoge Calmels après son interview critique

Avec cette nomination au poste de vice-président délégué des Républicains, Laurent Wauquiez a choisi un personnage discret, soutien d’Alain Juppé lors de la campagne présidentielle et connu pour avoir donné son nom à deux lois sur la fin de vie.

Un Républicain modéré
Maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), depuis 1995, Jean Leonetti est connu pour être un « membre fondateur » de l’UMP. Dans un portrait que lui a consacré « Libération » en 2011, il déclarait que l’UMP était « une famille » : « On n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais, ce qui m’importe, c’est que le courant social et humaniste y ait sa place. »

Après le départ de Jean-François Borloo de l’UMP en 2011, il décide de rester au parti estimant qu’il faut « peser plus fortement » sur « les messages sociaux et humanistes au sein de l’UMP ». Élu député des Alpes-Maritimes en 1997, poussé par le maire de Marseille Jean-Claude Godin, il le restera jusqu’en 2017.

En mars, Jean Leonetti a été élu à la tête du « Conseil des sensibilités », une instance nouvelle au sein des Républicains devant rassembler des gaullistes, des centristes et des libéraux pour travailler au projet du parti.

Proche de Juppé et partisan du consensus
Lors de la campagne de la primaire de la droite, avant l’élection présidentielle, Jean Leonetti avait soutenu Alain Juppé. Un pas de côté dans le département très largement sarkozyste des Alpes-Maritimes et de fait engagé auprès de François Fillon pour la course à l’Elysée.

LIRE AUSSI >Calmels limogée : Pécresse dénonce «depuis six mois» le «rétrécissement» de LR

Partisan du consensus - il est l’auteur d’un livre intitulé « Le Principe de modération » - il ne voit pas de difficulté à travailler avec Laurent Wauquiez lorsque ce dernier le propose pour devenir président du Conseil national (sorte de parlement des Républicain). « Nous sommes sur deux lignes à la fois différentes et semblables (avec Laurent Wauquiez NDLR), on est sur un socle commun », déclarait-il en janvier dernier affirmant défendre « les mêmes valeurs » que Wauquiez et insistant sur l’importance de la reconstruction du parti.

C’est sur cette ligne, entre les différents courants qui traversent la droite que Jean Leonetti avance. Proche d’Alain Juppé quand ce dernier est nommé ministre des Affaires étrangères, Leonetti hérite du portefeuille des Affaires européennes de juin 2011 à mai 2012 au sein du gouvernement Fillon.

Un médecin engagé sur la fin de vie
On connaît surtout Jean Leonetti pour les deux lois éponymes sur la fin de vie votées en 2005 et 2016. Le dernier volet de cette loi, cosignée avec le socialiste Alain Claeys, donne notamment plus de place aux « directives anticipées » permettant au malade de faire valoir ses consignes (rédigées en amont) sur la fin de sa vie. Le médecin doit désormais respecter cette décision ultime, décidée au préalable par le patient.

Le cardiologue, qui a exercé au centre hospitalier d’Antibes où il a dirigé le service de cardiologie durant une dizaine d’années, s’est également impliqué dans les questions d’éthique durant sa carrière politique. En 2011, il avait été nommé rapporteur des lois de bioéthique adoptée la même année et qui entérine l’interdiction (avec des dérogations) des recherches sur l’embryon et les cellules-souches.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   18.06.18 14:23

en espérant que sa loi et les répétitions de cette loi seront bel et bien euthanasiées définitivement car on y trouve tout et son contraire, c'est à dire : rien.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   03.07.18 13:44

Parole selon (saint ? ) Jean Léonetti:

La droite peut être sociale et humaniste sans devenir le filet d’eau tiède du consensus mou.

Mon commentaire=
comme vous déraillez, pauvre mec ! ( un début d'affection neurologique ? ). Est-il encore temps de démissionner noblement et dignement ? Evidemment, si vous êtes malade, jamais vous ne serez poursuivi et incarcéré... Avez-vous compté le nombre de vos victimes ?
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   05.07.18 19:24

Etats-Unis: Il veut placer sa mère de 92 ans en maison de retraite, elle le tue

On attend le suicide de Jean Léonetti s'il n'y a pas d'autre solution
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   06.07.18 21:14

"Il ne faudrait jamais regarder quelqu’un qui dort.
C’est comme si on ouvrait une lettre qui ne vous est pas adressée". (Sacha Guitry, 1885-1957)

il ne faudrait jamais toucher quelqu'un qui dort...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   07.07.18 14:24

[Reportage] Immersion au coeur d'une unité de soins palliatifs
Par Auteur Diane Malosse / Samedi 7 juillet 2018 à 09:02 2
Photo ©️ AMELIE BENOIST / BSIP / AFP
Photo ©️ AMELIE BENOIST / BSIP / AFP
Alors que le débat public revient régulièrement sur la fin de vie et l’euthanasie, Valeurs actuelles a passé deux jours dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Lyon-Sud.

Sur une photographie accrochée au mur, une jeune fille dans un lit médicalisé caresse la tête d’un cheval penchée sur elle. Amélie — les prénoms des patients ont été modifiés —, décédée à 22 ans en 2007, est restée ancrée dans les mémoires de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Lyon-Sud. Le dernier souhait de la jeune femme en fin de vie était de dire au revoir à son animal. L’équipe s’est donc décarcassée pour le transporter et leur offrir un dernier moment ensemble. Amélie est décédée peu de temps après. Quand elle évoque l’épisode, Marilène Filbet, chef de l’unité, affiche à la fois le sourire de l’incongruité de la démarche et les yeux rouges de la douleur toujours présente. « J’avais l’impression de perdre ma fille », murmure-t-elle. Cette image résume à elle seule le rôle des soins palliatifs : soulager, et rendre le temps qu’il reste agréable à vivre.

En France, le débat sur la légalisation de l’euthanasie revient à la charge régulièrement. En février dernier, le député LREM Jean-Louis Touraine plaidait avec 156 parlementaires pour « une aide médicalisée à mourir » dans une tribune au Monde. Les cas dramatiques sont médiatisés à outrance (Vincent Lambert, Anne Bert) ; et l’Association pour le droit de mourir dans la dignité joue son rôle de lobbyiste. Le sujet est compliqué pour le gouvernement : la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ne se prononcera pas sur l’euthanasie dans ses conclusions attendues en septembre en vue de la prochaine révision de la loi de bioéthique.

Pour nous faire une idée sur ce sujet épineux, nous avons passé deux jours dans l’unité de soins palliatifs de l’hôpital Lyon-Sud, situé à Pierre-Bénite. Loin des discours tous faits des politiques ou soi-disant “experts”, il convenait d’observer et d’échanger avec ceux qui sont confrontés à la maladie et à la mort au plus près. Dans cette unité de 12 lits, la moyenne de séjour s’établit autour d’une dizaine de jours, et 70 % des patients, la plupart atteints de cancer, repartent chez eux ou dans un autre service une fois la douleur traitée.

34 ans, décédée pile un an après sa soeur jumelle
Comme tous les mercredis à Lyon-Sud, la “réunion de la relève” permet d’évoquer les décès de la semaine pour les équipes qui étaient absentes. Le week-end précédant notre venue, 6 patients étaient décédés. Cela faisait 14 sur les quinze derniers jours… « Une hécatombe », entend-on lors de la réunion. Les circonstances de décès et les cas particuliers sont évoqués : « Morte en fin d’après-midi dans son sommeil, pas de difficulté respiratoire, pas de souffrance. » Cette dame qui ne voulait pas mourir et a « demandé plusieurs fois de lui trouver un nouveau traitement ». Une autre de 34 ans, décédée pile un an après sa soeur jumelle, et laissant derrière elle un enfant de 8 ans.

Pour accompagner les derniers instants, l’unité a un mantra : le “projet de vie”. « Tant qu’on a un projet, on est vivant, explique Chrystel Pluviaux, l’infirmière qui anime un groupe de deuil avec les familles. C’est important de faire entendre aux patients qu’ils sont encore vivants. En soins palliatifs, on travaille la vie jusqu’au bout, on les aide à mieux vivre dans le temps qu’il leur reste. Et ils prennent conscience que la vie vaut la peine d’être vécue. » Revoir son animal, fumer une dernière fois, rentrer chez soi, faire un repas de famille, aller à un mariage, faire un dernier voyage, se baigner dans une piscine, manger son plat préféré… L’équipe se plie en quatre. D’où des situations parfois cocasses : des canaris dans les couloirs, un bar à huître…

L’association Accompagner, interne à l’hôpital, permet également de voir défiler une musicothérapeute, un ostéopathe, un art-thérapeute et une socio-esthéticienne. « Quand le cancer les marque, les patients ont l’impression de n’être plus qu’un corps malade, analyse Virginie Dessus Chevrel, médecin de l’unité. Ce n’est pas parce qu’on est malade qu’on n’a pas droit au maquillage ou à l’épilation. Les patients n’ont pas besoin uniquement de médocs et de chimio… »

La musicothérapeute, Mary Hart Aillan, sorte de grande magicienne venue d’Angleterre, nous invite à la suivre pour sa tournée des chambres. Dans le couloir, elle tire derrière elle son chariot rempli de maracas, guitare, bâton de pluie, ou d’instruments étranges non identifiés. Son rôle ? Agir avec la musique sur plusieurs symptômes comme la douleur, la peur, la dépression, le sommeil. La voilà partie dans une improvisation à la guitare et au chant. La patiente, atteinte d’une tumeur au cerveau, ferme les yeux et balance ses mains et ses pieds en rythme. À la fin, comme apaisée — sa respiration est plus calme —, elle remercie sa visiteuse : « C’était magnifique. »

Alice, une bénévole, passe également la tête dans les chambres de l’unité une fois par semaine pour proposer, tout simplement, de discuter, de ne pas rester seul. Avec Catherine, patiente alitée aux cheveux rouges, elle feuillette un album photo, parle d’animaux, de famille. L’autre jour, le petit-fils de Catherine a demandé à sa grand-mère de l’emmener à la pizzeria. « Je lui ai répondu : “Oui, je me soigne et on ira”, alors que je sais que… » Catherine s’interrompt, préfère changer de sujet.

Une autre patiente avec qui nous avons pu échanger, qui en est à sa septième tumeur au cerveau depuis 2007, nous a confié son obsession : éviter la souffrance. Tant que sa douleur est prise en charge, elle ne demande rien d’autre. « J’avale de la morphine comme d’autres sucent des bonbons à la réglisse, plaisante-t-elle. La douleur m’obsède. J’aurais fait une très mauvaise martyre pendant l’Occupation, j’aurais balancé tout le monde ! »

Marilène Filbet a commandé une étude en 2005. Celle-ci indique que moins de 1 % des patients en soins palliatifs sur la région Rhône-Alpes réclament l’euthanasie. Tous les membres du corps médical auxquels nous avons parlé affi rment que les demandes arrivent lors d’un moment de crise de douleur ou de crise psycho-sociale. Et qu’une fois les symptômes traités, la majeure partie d’entre elles est caduque.

« Physiquement, je n’arriverais pas à faire le geste d’euthanasie, à tuer… Je ne sais pas comment survit celui qui le fait », confi e la responsable de l’unité. Longtemps, Marilène Filbet nous a parlé des débats autour de l’euthanasie. Du cas de Vincent Lambert : « Si on passe à l’acte, on envoie le message aux autres patients qu’il est criminel de rester en vie. Il gêne qui d’être vivant ? interroge-t-elle. On a mis le doigt sur une pente glissante. À travers un cas particulier, on instille l’idée que l’on peut sédater tous les patients qui ne sont pas comme on voudrait. Or on ne soigne pas pour que les gens soient utiles et rentables dans la société mais parce que tout le monde y a droit. Il faut considérer que la vie d’un handicapé a la même valeur que la vie d’un président de la République ! » À ses yeux, une loi pour une minorité n’est pas une bonne loi, et vouloir maîtriser la date et l’heure de sa mort est illusoire… Une conséquence de la médicalisation de la mort.

Le 12 juin, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a publié son rapport portant sur l’évaluation de la loi Claeys-Leonetti votée en 2016. Celleci autorise pour les personnes en fin de vie une sédation profonde et continue jusqu’au décès. Les auteurs jugent que cette législation est « une réponse adaptée à la prise en charge de l’immense majorité des parcours de fi n de vie » et excluent de légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté. Face à une population favorable à une évolution de la loi sur la fin de vie à 89 %, les débats n’ont pas fini de faire rage.
AYOYE
Pissons et chions sur ces soins palliatifs de fin de vie qui exploitent le handicap, la maladie, la vieillesse.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   07.07.18 19:14

Y en a marre du foot comme il y en a marre de la sédation profonde continue sans manger ni boire pendant quelques jours et quelques nuits
la dictature est partout, que faire pour lutter contre ?
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   07.07.18 19:33

Levothyrox : une plainte déposée pour "trafic d’influence"

Mais qu'est-ce qu'on attend pour déposer plainte contre Léonetti ?
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   13.07.18 14:42

Mais bien sûr que si, on plaisante sur la fin de vie après une telle gestion ignoble et indigne ! ! !

http://www.parismatch.com/Actu/Politique/L-ironie-de-Richard-Ferrand-crispe-Les-Republicains-1542905
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   07.08.18 18:00

Jean Leonetti: "L'euthanasie est le contraire d'un acte fraternel"




 Par LEXPRESS.fr et , publié le 05/12/2008 à 19:08

Retrouvez ici les réponses aux questions que vous avez posées, lors de notre chat vendredi après-midi, au député UMP Jean Leonetti, qui a donné son nom à la loi relative à la fin de vie et remis, cette semaine, son rapport sur l'évaluation de ce texte au Premier ministre.

charlie: je travaille dans une clinique au service des soins palliatifs et quand je vois toutes ces personnes qui sont en extrême souffrance et que je suis impuissante face à eux car la loi m'interdit de les soulager je suis en colère contre notre système, pensez vous que les choses changeront en France un jour? et vous, que comptez vous faire pour améliorer le sort de ces pauvres personnes? je vous remercie de votre réponse. 
Jean LEONETTI: Je suis étonné que cette question émane d'un soignant en soins palliatifs qui a pour mission justement de soulager les souffrances. La formation en soins palliatifs permet comme la loi de 2005 l'indique de soulager les souffrances physiques et morales par tous les moyens nécessaires, fusse au prix d'abréger la vie. Je n'ai jamais eu ce type de questionnement de la part d'unité de soins palliatifs dont le but est effectivement de faire tout ce qui reste à faire quand il n'y a plus rien à faire. C'est généralement dans les services de soins palliatifs que la loi est le mieux connu. Je mesure donc une fois de plus le manque d'information de l'ensemble des dispositifs actuellement possibles. 


InconnueXinLondon : En refusant de légaliser l'euthanasie et l'assistance au suicide, ne pensez-vous pas favoriser à terme des conditions de fin de vie à deux vitesses en France ? N'y aura-t-il pas d'un côté ceux qui auront les moyens de partir mourir à l'étranger, ceux qui sauront s'arranger pour obtenir les médicaments ou les drogues qu'il faut pour en finir et puis les autres, condamnés par manque de connaissances ou de moyens financiers à subir une mort difficile ? 
Jean LEONETTI : Dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie, j'ai vu la mort à deux vitesses. Celle qui se fait en Suisse chez des malades qui n'ont mêmes pas de maladie grave et incurable. Celle qui se fait en Belgique ou en Hollande, chez des malades psychiatriques. Les dispositions françaises tendent à faire au contraire de l'accès à des soins de qualité pour tous un objectif citoyen. Dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie, le choix se fait souvent comme c'est encore quelquefois le cas dans notre pays, que la demande de mort provient d'un manque de structure et d'accompagnement pour éviter l'abandon et la souffrance.C'est là à mon sens la vraie inégalité. 

JamesBondGirlInLondon: Imaginons le cas d'une femme atteinte d'un cancer du sein (cause d'environ 12 000 décès par an en France) avec des métastases osseuses qui lui provoquent des douleurs intolérables que même les analgésiques les plus puissants n'arrivent plus à soulager. Cette femme, très amoindrie physiquement par sa maladie et qui sait qu'elle est de toute manière irrémédiablement condamnée réclame une assistance au suicide. Concrétement, quelle solution proposez-vous pour gérer un tel cas à part celle qui consiste à attendre que ses reins arrêtent de fonctionner jusqu'à ce que mort s'en suive ? 
Jean LEONETTI : Puisque la motivation de la demande de mort est une souffrance intolérable, l'objectif doit être de supprimer la souffrance quitte à raccourcir la vie et non pas à supprimer le malade pour supprimer la souffrance. Et donc, il n'y a pas de douleur au delà des moyens actuels des antalgiques et de la sédation.  
Martine : N'avez-vous pas peur que les Français aillent dans les pays où l'euthanasie est "plus" autorisée afin de mourir en toute sérénité et dignité, alors qu'en France on n eleur permet pas? 
Jean LEONETTI : Je n'ai pas le sentiment que la mort donnée en Suisse confère une dignité supplémentaire lorsqu'elle est pratiquée par la seule association qui pratique le tourisme de la mort sans véritable contrôle et quelquefois par un gaz à l'hélium introduit dans un sac plastique sur la tête du patient. Les autorités suisses sont aussi extrêmement inquiètes de cette situation et se posent la question de changer leur législation. Et ont demandé à l'Allemagne, d'où viennent de nombreuses personnes pour mourir, de prendre des mesures adéquates pour éviter cette situation.  
naomi f : Est-ce que le débat sur l' euthanasie n' est pas trop contaminé par les valeurs religieuses et leurs corollaires? 
Jean LEONETTI : Axel Kahn, Robert Badinter, Emmanuel Hirsch, Régis Aubry et bien d'autres ne sont pas connus pour un militantisme chrétien et sont opposés à la légalisation de la pratique euthanasique. Il n'y a pas d'un côté les médecins et les chrétiens et de l'autre côté les citoyens et les laïcs.  
blablou : Jean-Luc Romero dit qu'on va nous "observer en train de mourir", au sujet de l'Observatoire sur la fin de vie. Vous lui répondriez quoi? 
Jean LEONETTI : Que c'est lui-même qui a demandé la création d'un observatoire de fin de vie avec d'autres associations et avec les organisations de soins palliatifs. Rappelons simplement que l'on meurt très mal en France, que la demande euthanasique en Belgique recouvre moins de 0,4% des décès et que même si le débat médiatique tourne autour de ce problème, il reste 99,6% de la population envers laquelle nous devons assurer une mort digne et solidaire. Même dans les pays qui ont légalisé, donc, le problème de la fin de vie ne se résume pas au débat sur l'euthanasie. Une loi voté à l'unanimité qui résout 99% des problèmes mérite plusd 'êtrea ppliquée que contestée. 
InconnueXinLondon : En tant qu'auteur de la loi Leonetti de 2005, et sachant que vous vous êtes depuis toujours opposé à la légalisation de l'euthanasie, pensez-vous que vous étiez le mieux à même de mener une enquête objective sur ce sujet ? 
Quant à cette question: La mission qui m'a été confiée est l'évaluation de la loi qui a été votée à l'unanimité en 2005. Et l'ensemble des propositions qui ont été validées par le Premier ministre l'ont été par quatre députés issus de formations différentes de l'Assemblée nationale. Nous nous sommes par ailleurs efforcés de travailler à la fois sans tabou sur l'exception d'euthanasie et sur le suicide assisté. Nos conclusions juridiques et humaines nous ont fait rejeter ces propositions parce qu'elles comportaient plus d'inconvénients dans ces domaines que d'avantages.  
Quinou : Ma belle-mère s'est éteinte à l'âge de 100 ans en mars derenier, après avoir passé deux ans dans un service pour personnes âgées dépendantes (à la suite d'une fracture du bassin). Elle s'est plainte constamment de souffrir de son dos et de plus en plus, en toute lucidité. Elle ne craignait pas la mort qu'elle attendait comme une délivrance, mais elle ne voulait plus souffrir. Certes elle n'avait pas de cancer (avéré) donc elle recevait du ....paracétamol. Qui n'a aucune action sur la souffrance morale. Ne peut-on donc pas accéder à la demande d'une personne dans ce cas, qui supplie qu'on lui donne le moyen d'arrêter une vie dont elle ne veut plus ? 
Jean LEONETTI : Il y a une différence entre attendre la mort comme une délivrance, ne pas vouloir souffrir... et demander la mort de façon insistante afin qu'on nous la donne. Bien sûr le paracétamol n'est pas un antalgique majeur et si la souffrance étati si intolérable, on aurait pu augmenter les traitements nécessaires en fonction de la demande du malade, dans le but de calmer la douleur, et non de mettre fin à ses jours, même si les doses nécessaires devant des douleurs rebelles auraient pu raccourcir sa vie. Il n'est pas rare de constater que la demande de mort est plus forte a posteriori chez des familles épuisées que par le malade lui même lorsqu'il est encore en vie.  
artemis : Et après votre rapport, que se passe-t-il? que devient-il? y a-t-il une nouvelle loi? 
Jean LEONETTI : Un certain nombre de dispositions relèvent d'actions qui n'ont pas besoin de support législatif ou réglementaire. Certaines relèvent du décret en Conseil d'Etat (la sédation terminale, par exemple), d'autres de modifications législatives (le congé d'accompagnement de fin de vie, par exemple), il n'y aura donc pas une deuxième loi sur le droit des malades et la fin de vie, mais un ensemble d'ajustements nécessaires pour mettre en place le dispositif proposé. 
talque : De quel droit nos élus decident pour nous? Un reférendum est nécessaire pour trouver une solution à cette question. Faut il que le droit de mourir quand on veut soit réservé à la classe aisée? 
Jean LEONETTI : Les élus ne décident pas pour la mort volontaire qui reste dans notre pays une liberté. La cour européenne des droits de l'homme la considère en effet comme telle et non comme un droit, considérant que "il n'y a pas un droit à la mort équivalent au droit à la vie". Nous avons même constaté dans nos auditions que juridiquement, l'assistance au suicide, si elle ne relève pas d'une provocation, ni d'une manipulation d'une personne vulnérable, n'est pas plus incriminée que le suicide lui-même. Elle n'est pas poursuivie, la loi française le prévoit déjà! Une jurisprudence existe d'ailleurs. Le suicide n'étant pas un délit, on ne poursuit pas sous les conditions précitées quelqu'un qui aide à un acte qui n'est pas délictueux.  
19371945 : ce n'est pas a nos élus de decider pour nous !il faut organiser un réferendum car vous avez trop peur de perdre votre electorat  
Jean LEONETTI : Je crois qu'il est très difficile de répondre à ces questions par oui ou par non. Par ailleurs, les positions claires qui ont été prises pendant la campagne électorale de la part du président de la République, et de moi-même au moment des législatives, étaient parfaitement connues de l'ensemble des électeurs: des avancées sans légalisation de l'euthanasie. Et on peut difficilement demander à un élu tantôt d'appliquer son programme, tantôt d'en appliquer un autre.  
Obamo : Peut-on donner lier le refus de l'euthanasie à un tabou culturel, c'est-à-dire à la peur de la mort (ou de la donner)? Pourquoi ne pas considérer l'euthanasie comme un acte fraternel? 
Jean LEONETTI : Parce qu'il est le contraire d'un acte fraternel. Les demandes d'euthanasie sont justement paradoxalement des peurs de la mort. On la précède pour ne pas vivre la fin de la vie. La preuve: la demande de mort s'atténue au fur et à mesure qu'approche la mort. Le débat aujourd'hui s'est modifié. Initialement, la demande d'euthanasie s'effectuait en fin de vie à cause de douleurs intolérables. Grâce aux progrès médicaux et de prise en charge, cette demande a fortement diminué, au profit de demandes plus à distance de la mort, lorsqu'un malade redoute une fin de vie difficile. La preuve: à l'hôpital de Lausanne, ouvert pourtant à la possibilité du suicide assisté, la qualité de la prise en charge palliative a fait que la demande de mort n'a été que d'un cas en un an et demi. Alors que, par ailleurs, un tiers des personnes qui ont "bénéficié" du suicide assisté en Suisse n'avaient pas de maladie grave et incurable. La loi que nous avons mise en place doit régler les situations en fin de vie. En revanche, elle ne règle pas la demande de mort à distance de la fin de vie puisqu'il s'agit d'un suicide assisté dont le seul critère est alors la demande lucide de celui qui veut l'obtenir. C'est là que se pose la vraie question philosophique: devant quelqu'un qui demande la mort sans être en phase terminale d'une maladie mortelle, la société doit-elle lui fournir les moyens de son projet?  
mimo : Une question d'ordre personnel : ça ne vous a pas rudement éprouvé de devoir élaborer une telle loi ? 
Jean LEONETTI : Ca m'a obligé à revenir à des choses essentielles. Je croyais connaître en tant que médecin toutes les facettes de la mort. J'en ai découvert de nouvelles. Et je me suis enrichi de la diversité des opinions exprimées. Je n'ai pas pour autant épuisé le champ de la connaissance dans ce domaine complexe. Et je reste avec beaucoup d'interrogations, me méfiant surtout de ceux qui affirment des certitudes. Enfin et paradoxalement, j'ai trouvé un certain bonheur à travailler avec des collègues d'opinions différentes sur un sujet aussi profond et essentiel.  
Nape : Un malade peut-il légalement refuser qu'on lui installe diverses machines de survie afin que ne soit pas abordée la question de "meurtre/suicide" si on les débranche ? 
Jean LEONETTI : La réponse est évidemment oui. Soit parce qu'il est lucide et peut les refuser. Soit parce qu'il n'est pas en capacité d'exprimer sa volonté mais qu'il a exprimé ses souhaits dans des directives anticipées. Depuis 2005, l'arrêt des traitements de survie est légal sous réserve de l'avis des proches et d'une décision médicale collégiale. Cet arrêt de traitement ne signifie pas l'arrêt des soins qui doivent veiller à garantir l'absence totale de souffrances.  
manon : Comment mettre en place le congé d'accompagnement de fin de vie? 
Jean LEONETTI : Il existe déjà dans d'autres pays européens, il me paraissait logique d'accorder un congé en fin de vie alors qu'on l'accorde déjà à la naissance d'un enfant, en début de vie. Il a pour but de permettre à ceux qui le désirent de finir leurs jours à domicile accompagnés par leurs proches. Le Premier ministre a validé cette proposition en demandant qu'elle soit étendue à l'ensemble du territoire dès 2009. C'est un signe fort pour soutenir les proches et les accompagnants dans des période de souffrance et de chagrin.  
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.08.18 17:58

citation:
Quand on soigne, quand on soulage, on ne tue pas. Quand on fait dormir, avec la sédation profonde et continue, on ne fait pas mourir. Cet avis serait risible si le sujet n’était pas aussi dramatique.
commentaire:
ce qui est dramatique, c'est le fait que Jean Léonetti soit dans l'incapacité la plus totale de concevoir qu'on ne puisse pas partager ses idées
si je m'endors un soir au lit sans jamais plus me réveiller ou si quelqu'un me tue à l'arme blanche, c'est pareil : je meurs. Seulement dans un cas, c'est long et indolore, dans l'autre cas, c'est rapide et violent.
Débiles sont les gens qui ne puissent pas envisager le compromis, une mort rapide et douce à la fois.
Je pisse, je chie, je vomis sur ceux et celles qui prônent l'obstination palliative déraisonnable, virtuellement seulement, et c'est bien dommage.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.08.18 18:04

il y en a marre des " pauvres débiles " incapables de penser leur mort et de faire leur deuil. Ces "pauvres débiles", on les rencontre partout. Ils pourraient au moins fermer leur gueule, même pas, ils ne savent pas la fermer, ils sont débiles !
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   09.09.18 11:40

Jean Leonetti : "On doit supprimer la souffrance sans supprimer le malade"
Jean Leonetti, le mercredi 3 décembre 2008
Le Monde | 03.12.2008 à 17h56 |
Par Chat modéré par Cécile Prieur et Nabil Wakim

Roberto : Pourquoi avoir refusé d'autoriser exceptionnellement l'euthanasie dans certains cas très choquants (par exemple, celui de Chantal Sébire) ?

Jean Leonetti : La question elle-même comprend l'ambiguïté de la situation. On dit bien "le cas très particulier", et on dit bien "à titre exceptionnel". Et on voit bien que le fait de dire que le cas est très particulier, et que c'est exceptionnel, rend extrêmement difficile le fait d'énoncer des critères suffisamment clairs et précis pour que l'exceptionnel reste exceptionnel, et pour que le cas personnel ne devienne pas une règle.

Pour dire les choses autrement, la tumeur dont souffrait Chantal Sébire était rare, mais la situation dans laquelle elle se trouvait n'est pas exceptionnelle. Elle concerne presque tous les cancers de la sphère ORL, et dès que, à titre exceptionnel, on aurait satisfait cette demande de mort, viendrait une autre demande, tout aussi personnelle, qui se considérerait comme exceptionnelle.

La loi est faite pour dire la norme générale et s'appliquer à tous les citoyens. Rappelons deux choses : la phrase de Robert Badinter : "Il faut se défier des lois d'exception, surtout lorsqu'elles touchent aux valeurs fondamentales" ; et celle de Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) : "Ne proposez pas l'euthanasie exceptionnelle, la demande n'est pas exceptionnelle, elle doit être ouverte à tous".

Gérard Faure : À quoi sert une commission qui décide de ne rien changer ? Et qu'est-ce qui lui donne l'autorité de décider de la fin de vie des autres ?

Jean Leonetti : La commission ne s'est pas bornée à conforter la situation actuelle, et personne ne peut contester les avancées significatives qu'elle a ajoutées à la loi, déjà considérée par tous comme une avancée, et votée à l'unanimité par le Parlement. En effet, par ailleurs, personne ne peut décider à la place des autres.

Le suicide reste un droit-liberté, et l'assistance au suicide, sous certaines conditions, n'est pas non plus incriminé en France. Ce droit-liberté ne devient pas obligatoirement un droit-créance qui correspondrait au fait que la société ou le corps médical devraient répondre à la demande individuelle d'un choix personnel.

La Cour européenne des droits de l'homme a statué qu'il n'y a pas un droit à la mort équivalent à celui reconnu du droit à la vie.

Karim : Ne pensez-vous pas que, par tradition, la France ne pourra jamais donner satisfaction aux partisans de l'euthanasie ?

Jean Leonetti : Je ne pense pas que la tradition joue un rôle important dans ce domaine. La meilleure preuve, c'est qu'un pays comme l'Angleterre, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il ne partage pas la même histoire et les mêmes traditions, n'a pas non plus dépénalisé le droit de tuer par compassion. Sur le plan du progrès, je crois que les avancées sociales et de solidarité se retrouvent plus dans le développement des soins palliatifs que dans le développement de l'euthanasie.

Deux preuves : aux Pays-Bas, pays qui a légalisé depuis longtemps l'euthanasie, le développement des soins palliatifs fait considérablement diminuer la demande de mort ; par ailleurs, le professeur Goldwasser, qui est passé d'une pratique euthanasique il y a quelques dizaines d'années à une pratique de soins palliatifs, déclarait à propos de l'euthanasie : "C'est un ex-progrès devenu ringard." La modernité n'est pas la légalisation de l'euthanasie, mais le développement du prendre-soin.

HBO : Ne craignez-vous pas une radicalisation des "pro-euthanasie", conduisant à des dérapages en série. On tomberait ainsi dans une situation de clivage type, comme avec le débat sur l'avortement ?

Jean Leonetti : Malheureusement, ce que j'ai entendu du président de l'ADMD, bien avant que je remette mon rapport, montrait une volonté de radicalisation au travers de manifestations, en particulier le 2 novembre.

Pour ma part, je pense que les partisans de l'ADMD partent d'un vrai diagnostic : la souffrance et l'abandon trop fréquents dans notre pays en fin de vie, et aboutissent à une mauvaise solution : le droit à supprimer le malade pour supprimer la souffrance, alors que l'on doit supprimer la souffrance sans supprimer le malade.

Enfin, les situations et les dérives que j'ai constatées dans les pays étrangers visités, Suisse, Pays-Bas, Belgique, ne peuvent aujourd'hui être niées par personne, elles sont même confirmées par les gouvernements concernés.

Je continuerai pour ma part à essayer de prolonger un dialogue ouvert, en particulier avec ceux qui réclament un droit à mourir de peur de mal mourir.

Philippe B. : Je suis médecin, j'ai travaillé plusieurs années dans un service de cancérologie. Votre loi est parfaite, mais elle n'est pas appliquée partout, ce qui explique les réactions émotionnelles mises en exergue dans les médias. Certains médecins et chefs de service sont contre et les familles doivent alors trouver un médecin médiateur responsable. Comment faire face à ce problème ?

Jean Leonetti : Ce que vous dénoncez est une réalité. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé dans nos propositions qu'un médecin référent, responsable de soins palliatifs, puisse être consulté à la demande du corps médical comme de la famille, dans ces situations de conflit.

Il pourra ainsi apporter son expertise et son rôle de médiation, et éventuellement, hospitaliser le patient dans un autre service si la situation conflictuelle s'avère inextricable.

Cet argument plaide en faveur de l'approfondissement d'une loi, qui est peu connue et mal appliquée, avant de la modifier.

Juju : N'avez-vous pas peur d'une application illégale de l'euthanasie à défaut de son autorisation ?

Jean Leonetti : Les autorités hollandaises répondent qu'il y a au moins 20 % d'euthanasies clandestines. C'est bien la preuve que l'autorisation de l'euthanasie n'empêche pas l'euthanasie clandestine. J'ai souhaité la mise en place d'un observatoire de la fin de vie pour que, au-delà des situations douloureuses, médiatiquement présentées, on pénètre réellement dans la réalité de la fin de vie dans notre pays.

On meurt mal en France, souvent seul, trop souvent encore avec des douleurs non calmées alors que cela serait possible. L'observatoire peut aussi faire connaître la face cachée de la fin de vie par des enquêtes anonymes qui nous apprendront la réalité des euthanasies clandestines, et peut-être les circonstances et les causes qui les provoquent.

Le plus souvent, malheureusement, il s'agit de l'incapacité pour le corps médical, qui n'y a pas été formé, d'aborder le problème de la mort.

MPPH : Pourquoi le congé de fin de vie est-il de quinze jours ? Cela correspond-il au temps qu'il faut pour mourir sous sédation terminale ?

Jean Leonetti : Il fallait bien réfléchir à une durée. Cette période a au moins le mérite de couvrir le temps habituel qu'il faut pour mourir accompagné lorsque la fin est proche à l'hôpital et que le patient désire mourir chez lui.

J'ai vécu dans ma profession deux périodes : une pendant laquelle les familles et les malades réclamaient quelques jours avant la fin de retourner à leur domicile, pour qu'elle se déroule dans un climat familial et familier. Je constate aujourd'hui que le processus inverse s'est mis en place, et que lorsque la fin de vie s'annonce au domicile, c'est à l'hôpital qu'elle se déroule pour les derniers jours. Ce congé devrait au moins éviter l'obstacle des salariés en difficulté dans des circonstances d'accompagnement d'un proche.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   09.09.18 11:54

et si le citoyen-patient-mourant veut garder sa souffrance ( pour accélérer sa mort ) ?
lorsqu'on est mourant, la question du suicide n'a pas lieu d'être, puisque de toute façon on va ne plus exister
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   09.09.18 12:54

citation:
'Peut-on donner lier le refus de l'euthanasie à un tabou culturel, c'est-à-dire à la peur de la mort (ou de la donner)? Pourquoi ne pas considérer l'euthanasie comme un acte fraternel?
Jean LEONETTI : Parce qu'il est le contraire d'un acte fraternel. Les demandes d'euthanasie sont justement paradoxalement des peurs de la mort. On la précède pour ne pas vivre la fin de la vie. La preuve: la demande de mort s'atténue au fur et à mesure qu'approche la mort.".

Voilà l'exemple d'un esprit bouché. Car si la peur de la mort existe, le phantasme d'être enterré vivant existe aussi. C'est quoi, une sédation profonde continue terminale de quelques jours et quelques nuits ? une sorte de service rendu aux thanathopracteurs ( faute d'orthographe mais je m'en fous ) car le corps est prêt pour devenir un cadavre susceptible de se décomposer moins vite, le tube digestif étant vide depuis un certain temps...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   09.09.18 13:02

ceci paraît logique, sauf dans le cas du don d'organe post-mortem car un organe biologique a besoin d'eau pour vivre
alors à quel moment s'effectue la transaction ?
désolée d'être aussi brutale !
mais on se doute que Jean Léonetti est bourré de non-dits ...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   09.09.18 13:38

"sauter ds le vide"
"qu'est-ce qu'il y a après la mort, rien, le vide " ?
"il est bête, sa cervelle est vide"

Nous sommes tellement habitués à ces notions  que nous n'avons pas conscience que Jean Léonetti brasse du vide !

Le vide est-il pire que le mensonge ? ... à propos du don d'organe pratiqué quand il reste encore de la flotte ... ... ...

et il ose parler de " fraternité ", sans doute pour oublier le reste des valeurs de la République, l'Egalité et la Liberté.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   14.09.18 10:46

est-ce exagéré que de penser que Jean Léonetti torture depuis quinze années environ ???

Il faut faire la distinction entre l'idée suicidaire, la tentative de suicide, la réflexion sur le suicide, la provocation au suicide, le suicide rapide ( et achevé ), le suicide lent ( et non-dit )...

Par exemple, Jean Léonetti peut inciter au suicide lent en poussant les gens à abîmer leurs constantes biologiques pendant des années, juste pour raccourcir leur ultime sédation...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   16.09.18 16:10

j'accuse les gouvernements français d'avoir fait leur loi sur la fin de vie seulement en 2005
j'accuse les hommes et les femmes politiques de ne pas avoir fait de référendum sur la fin de vie
j'accuse et je les emmerde... j'emmerde aussi ceux et celles qui m'ont emmerdée sur internet en 2010 et 2011 à propos de la fin de vie.
MERDE à vous tous et toutes.
MERDE !
Vive la France et vive la République.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit
Maintenant et à jamais
Pour les siècles des siècles
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   19.09.18 14:15

[size=46]Var : un homme jugé en comparution immédiate pour avoir tenté d'enterrer vivante sa compagne[/size]
Les faits se sont déroulés samedi soir, en marge d'une soirée très alcoolisée. La femme a été sauvée de justesse.

Mis à jour le 19/09/2018 | 11:49
publié le 19/09/2018 | 11:49


Un homme comparaît mercredi 19 septembre devant le tribunal correctionnel de Toulon après avoir tenté d'enterrer vivante sa compagne, âgée d'une quarantaine d'années, le week-end dernier à Sanary-sur-Mer (Var), rapporte France Bleu Provence. La femme a été sauvée de justesse. Le couple, qui réside dans une caravane stationnée sur un terrain appartenant à un de leurs amis, était déjà connu de la police, qui est déjà intervenue par le passé pour les séparer, en pleine bagarre.
Les faits se sont déroulés samedi soir. Selon un témoin de la scène, la soirée, très alcoolisée, a dégénéré. L'homme s'est levé, a saisi une pelle et a asséné un coup très violent sur la tête de sa compagne. Elle s'est écroulée et est restée inanimée. Il l'a alors traînée jusqu'au fond du jardin vers un trou creusé il y a quelques temps pour enterrer ses deux chiens morts. Il l'a jetée dedans et avec sa pelle, a commencé à la recouvrir de terre.

"Je voulais simplement lui faire peur"


Dans un moment de lucidité, le témoin de la scène est sorti de la caravane et s'est dirigé vers son ami. C'est là qu'il a aperçu le corps de la femme recouvert de terre. Seule sa tête dépassait encore. Il s'est interposé
"Je voulais simplement lui faire peur", a déclaré l'homme aux enquêteurs. "Il voulait s'en débarrasser", accuse l'autre homme, qui est parvenu à sortir la femme de terre avant de prévenir la police. Placé en détention dans l'attente de son procès, l'homme doit être jugé mercredi en comparution immédiate.


La sédation profonde continue est un enterrement vivant qui dure...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   15.10.18 18:56

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