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 Réflexions de Jean Léonetti

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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 15:49

est-ce possible d'arrêter vos conneries ? car si toute vie est digne, comme vous vous acharnez à le penser ( ou à faire semblant de le penser ), la mort avec son lot de souffrances et de douleurs est digne, puisque c'est l'aboutissement de la vie alors pourquoi imposer la suppression de la douleur par des cocktails chimiques à votre sauce ...
Votre dignité publique serait de démissionner.... il semblerait. Il aurait fallu faire de vrais compromis. C'est trop tard, maintenant.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 17:22

Fin de vie
Jean Leonetti : “Je suis consterné par l’avis du Cese sur l'euthanasie !“
propos recueillis par Olivia Elkaim publié le 11/04/2018


Le père des deux dernières lois sur la fin de vie en France (2005 et 2016), médecin, ex-député LR, critique l’avis voté hier par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) préconisant l’euthanasie.

Alors qu’il est auditionné aujourd’hui même, avec son comparse Alain Claeys, ex-député PS, à l’Assemblée nationale par le groupe d’études sur la fin de vie présidé par le député LREM Jean-Louis Touraine, partisan notoire de l’euthanasie, il commente pour La Vie l’avis du Cese voté hier, favorable une légalisation de l’euthanasie.

Qu’avez-vous pensé en lisant l’avis du Cese voté hier ?

Je suis consterné ! Avoir inventé que l’euthanasie serait un « soin », c’est médicalement inconcevable. Le Cese invente un « machin » non opérationnel, qui révèle son incompétence médicale et législative ! Jean-Luc Romero (président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, ou ADMD), qui est un combattant militant de cette cause, n’aurait lui-même jamais osé présenter un projet de « médication expressément létale » ou « sédation profonde explicitement létale »...

“ Avoir inventé que l’euthanasie serait un « soin », c’est médicalement inconcevable. ”

Politiquement, est-ce que cela renforce les euthanasistes, parmi lesquels on compte de nombreux élus ?

Je crois que cet avis sert surtout à montrer que le Conseil économique, social et environnemental existe ! Or, c’est un tissu d’incompétence.

Comprenez-vous le combat des partisans de l’euthanasie et/ou du suicide assisté ?

On peut défendre l’euthanasie et le suicide assisté, bien sûr, il y a d’ailleurs très souvent une histoire personnelle derrière ce combat. Mais quand on parle de « médication expressément létale » ou de « sédation profonde explicitement létale », il y a une hypocrisie poussée à son paroxysme, une contorsion sémantique pour ne pas dire « euthanasie » ! Pour ne pas dire qu’on donne la mort... Ce qui, bien sûr, romprait le lien de confiance entre patients et soignants.

Quand on soigne, quand on soulage, on ne tue pas. Quand on fait dormir, avec la sédation profonde et continue, on ne fait pas mourir. Cet avis serait risible si le sujet n’était pas aussi dramatique.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   12.04.18 17:25

l'euthanasie est un soin dans la mesure où c'est une forme d'accompagnement dans la mort.
Selon moi...
On peut être choqué que le fait d'arrêter hydratation et alimentation chez un mourant soit considéré comme un soin... Un jeûne imposé de quelques jours et quelques nuits, un soin !
Folie douce.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   15.04.18 13:08

ce qui est risible, Mr Léonetti, c'est le fait qu'il y ait très peu de probabilités pour vous de mourir de faim et de soif selon votre loi refaite inutilement... ... ...
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   17.04.18 21:06

Il y a les postures idéologiques ( chacun reste dans son camps pour affronter l'autre ) et il y a ce qu'on a vécu au plus profond de nous-mêmes et qu'on ne s'est peut-être pas encore dit à soi-même ( et alors pourquoi devrait-on vider son sac à des bénévoles de la société civile en fin de vie ? ). Merci quand même à vous de m'avoir incité à vider mon sac solitairement ici.
Il faut que vous sachiez qu'avant d'être ici, je me suis engueulée avec les uns et les autres en 2010 sur internet au sujet de votre loi et que j'avais pris toute seule une décision, l'arrêt du Lévothyrox prescrit ds le cadre d'une simple hypothyroïdie avec deux petits nodules bénins, jugeant que ce medoc était de l'obstination déraisonnable par rapport à mon IMC ( il est vrai que l'avaler chaque matin à jeun est chiant ). En 2016, j'ai eu des pbs,de chute et vertiges ds la rue, alors j'ai repris ce medoc. Je ne m'étendrais sur ces chutes + vertiges, on ne sait pas trop à quoi c'est lié, tout y est mêlé probablement, les attentats à Paris ??? ). Par contre, le passage de l'ancienne à la nouvelle formule du levothyrox ne m'a posé aucun pb, c'est très clair.
Voyant que les choses n'avançaient pas ( ou pire, qu'elles s'enlisaient ) à votre sujet à propos de la fin de vie ( excusez-moi, mais vous ignorez le lâcher prise ), j'ai tâché d'essayer de vous oublier en modifiant ma vie et en la compliquant d'avantage, ce qui m'oblige à prendre du recul avec internet (on avait communiqué une fois par mail ). Donc je n'ai plus le temps de songer intellectuellement à votre loi. Ce qui semble parfait, sauf que tout mon non-dit ressurgit... Le non-dit de tout ce que j'ai vécu ds mon passé, impossible de rentrer ds les détails, internet étant anonyme et ce n'est certainement pas moi qui vous écrirais une lettre ( vous n'en valez pas la peine ! ). Je sais, j'aurais pu me jeter par la fenêtre, je ne dois plus le faire maintenant...j'ai quelques responsabilités. Je ne comprendrai jamais pourquoi vous voulez enterrer les gens vivants avant qu'ils le soient réellement.
Et j'ai pris une distance gigantesque avec l'Eglise et l'Etat. Je ne vous comprends pas. On ne vous comprend pas. Vous emmerdez le monde.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 14:55

Fin de vie, « un désespoir plus grand que l’amour de la vie »
Par Jinane Chaker Sultani Milelli -  
22 mai 2018

De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, Dr. Elie Abboud, Pr. Jean Leonetti, Dr. Antoine Maalouf, et M. Karim Gemayel.
De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, Dr. Elie Abboud, Pr. Jean Leonetti, Dr. Antoine Maalouf, et M. Karim Gemayel.
 
« Merci à Antoine Maalouf, pour son accueil amical, visite très instructive et admirative de l’hôpital français du Levant, qui fait l’honneur à la tradition médicale en conciliant la technicité et l’humanité Avec mon amical souvenir. » Jean Leonetti

Quel honneur fut pour nous cher Monsieur le député, Jean Leonetti, de vous avoir au Pays du Cèdre et de vous entendre évoquer cette question de fin de vie, la mort…

Loin d’être une simple conférence entre médecins, le sujet évoqué, par le Professeur Jean Leonetti, député-maire d’Antibes, connu pour la loi portant son nom, la loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie, ancien ministre des affaires étrangères européennes, sur la « Fin de vie : Droit ou Devoir », pose de vrais questions autour de l’accompagnement des malades ; une intervention donnée, le 12 mai 2018, dans le cadre du cycle des conférences « Les Samedis du Levant », organisée par le Directeur Général de la Clinique du Levant, Dr. Antoine Maalouf, à l’initiative et sur invitation du Dr. Elie Aboud, cardiologue et ancien député français. (https://libnanews.com/fin-de-vie-droit-ou-devoir-ethanasie-elie-aboud/)

La mort, et ses tabous… Un sujet crucial !

Si en France nous sommes en avance sur cette question où l’on apprend à faire face « à la mort » même quand on est seul, car dire la vérité au malade est devenue chose acquise, au Liban, cette question, faire face à la mort, reste encore un sujet très délicat.

Appréhender la mort ou la fin de vie, ou y faire face, au Liban, reste encore une question très douloureuse, une affaire de tabous. Cela ne signifie pas par mes dires, qu’elle ne l’est pas en France, mais en France, il y a eu une avancée à travers des lois et des prises en charge du patient, par l’accompagnement et aussi un soutien psychologique mis à disposition de la famille de la personne en fin de vie, notamment la loi Leonetti.

Et si les soins palliatifs sont bien implantés en France « ce système a encore du chemin à faire, il faut absolument sensibiliser la société », nous affirme le Pr. Jean Leonetti.  « Il est crucial de changer cet état d’esprit sur la fin proche, de briser le silence du tabou de la mort, d’en discuter dans un contexte de vérité, non de déni. L’homme étant le seul “animal” qui sait qu’il va mourir, lui seul peut demander la mort. Une demande qui n’est autre qu’un appel au secours pour mettre fin à la souffrance, plus que le désir de mourir ; un désespoir plus grand que l’amour de la vie. D’où l’importance du rôle des soignants de semer l’espoir et redonner goût à la vie, même si elle ne va durer que des mois ou des heures… Le soignant ne peut être celui qui donne aussi la mort. »

Assister à la conférence du Pr. Jean Leonetti, sur le sol libanais, au cœur de la Clinique du Levant (CDL), l’entendre évoquer cette lourde question autour de la mort, vient à point nommé. Les sociétés évoluent et nous, face aux tabous de la mort, au Liban, comment l’appréhender ? « Accompagner quelqu’un en fin de vie n’est pas chose facile » (Jean Leonetti).

La mort est toujours source d’angoisse, au Liban, comme partout ailleurs. Elle est dans certains cas, au Liban, un secret. Elle devient affaire familiale où toutes les familles, presque, contribuent souvent à cacher ce secret au patient, le principal concerné. On ne lui dit pas qu’il est en fin de vie, que ses jours sont comptés, notamment dans le cas d’une maladie grave.

Par ce geste on cherche à le protéger d’une vérité qui s’impose, la séparation, l’adieu imminent ou dans quelques jours, quelques mois, pour le préserver de cette douleur qui est la mort, voire même cacher le degré et la gravité de son état aux enfants même de la famille, quand il s’agit d’un père ou d’une mère…

Dans une société multiconfessionnelle, comme au Liban, les paroles du Professeur Jean Leonetti, pointant la question de l’euthanasie, la problématique de l’acharnement thérapeutique, l’éthique de l’autonomie du malade en fin de vie, la liberté individuelles ou le droit de décider de son sort, voire sa propre mort, abréger ou pas la vie, choisir ou refuser un traitement, mettre fin à la vie, quand on est en soin palliatif ou sous branchement, ne peuvent qu’avoir grand écho dans les oreilles des intéressés qui sont au cœur de cette problématique et dans une société dite encore traditionnelle. Qui décide de quoi ?

« La médecine doit être au service du malade et de la souffrance avant de répondre au désir de performance », nous dit le Pr. Jean Leonetti. « Elle a d’abord pour mission de défendre la vie et sa qualité ». « Triomphante puisqu’elle guérit et sauve, il faut toutefois, qu’elle accepte ses limites et la mort, qu’elle soulage et respecte dans chaque personne son autonomie et sa vulnérabilité, garantes de sa dignité d’où l’importance des soins palliatifs quand la curative s’avère impuissante ».

Trois fondements ont été cités par le professeur Leonetti lors de cette conférence : « On n’abandonne pas un malade inéluctablement condamné à la mort, on lui épargne la souffrance et le prolongement anormal de sa vie dans cette condition ; on améliore surtout sa qualité de vie dans la dignité, l’altérité et la fraternité ; on améliore surtout sa qualité de vie, dans la dignité, l’altérité et la fraternité. »

Afin de bien cerner l’importance d’une telle conférence donnée au Liban, par le Pr. Jean Leonetti, député français et ancien ministre des affaires étrangères et européennes, et ainsi réaffirmer ma reconnaissance et mes remerciements aux organisateurs, notamment Dr. Antoine Maalouf et Dr. Elie Aboud, d’avoir ouvert le débat sur cette question de fin de vie, un retour sur cette loi, la loi Leonetti et ses principes, me paraît indispensable pour nous tous et aussi pour l’ensemble des personnes touchés par cette question.

Connaître cette courageuse et audacieuse loi Leonetti, c’est avant tout accepter d’aborder le thème de la mort même si au quotidien, parce qu’on est en bonne santé, on ne veuille pas y penser, on essaye d’y échapper ou on ne veuille pas prévoir et organiser les modalités de notre fin de vie. Et si cela nous arrivait un jour, ou arriverait à l’un de nos proches ?

La loi Leonetti, votée le 25 avril 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, pour défendre le droit des malades et la fin de vie, est une loi française adoptée le 12 avril 2005, promulguée le 22 avril 2005. Elle est la seule loi de la Ve République à être votée à l’unanimité. Elle porte le nom du député, Jean Leonetti, qui l’avait proposée au vote du Parlement. En France, « depuis 2005, les décrets d’application, comme celui du 29 janvier 2010 relatif aux conditions de mise en œuvre des décisions de limitation ou d’arrêt de traitement, ont fait évoluer le Code de la Santé publique ». Cette loi, en 15 articles, a donc permis de modifier, plusieurs dispositions du Code de la santé publique et du Code de l’action sociale et des familles.

Elle a pour objectif, le développement des soins palliatifs et éviter les pratiques d’euthanasie ; faire en sorte que la souffrance soit mieux prise en compte sur le plan médical et empêcher l’acharnement thérapeutique et permettre aux patients de choisir un cadre précis et l’arrêt de son traitement si celui-ci est trop lourd ou devenu insupportable ;
faire en sorte que les directives anticipées aient un caractère contraignant plus net qu’aujourd’hui.

Rappel des cinq principes fondamentaux de la loi Leonetti

1- Bénéficier des soins palliatifs dans le but d’apaiser la douleur, d’accompagner le malade et sa famille, durant cette épreuve, et de veiller à ce que la dignité du patient soit préservée durant toute la durée de son traitement. Sont donc prescrites « L’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient (articles 1 et 9) même quand le patient est hors d’état d’exprimer sa volonté. Le médecin ne décide plus seul.

2- Exercer son droit à ne pas souffrir : être préservé de la douleur par tous les moyens possibles est un droit essentiel pour le patient en fin de vie. La cessation d’administration d’un traitement, lorsque le prolonger semble relever de « l’obstination déraisonnable » doit être collégiale et ne peut être prise qu’après consultation de la « personne de confiance », de la famille, ou à défaut d’un de ses proches et des « directives anticipées » du patient (articles 1 à 9).

3- Ne pas avoir à subir un acharnement thérapeutique. Ainsi, la volonté du patient de limiter ou de cesser un traitement doit être respectée (articles 5 à 9).

4- Recourir aux directives introduites par la loi Leonetti en 2005 sur le droit à la fin de vie, un moyen supplémentaire pour garantir au patient le contrôle des soins qui lui seront prodigués au cas où sont état ne lui permettrait plus de communiquer. Ces directives permettront au patient d’accepter ou non certains traitements

5- Nommer une personne de confiance. Le patient doit être informé des conséquences de sa décision et l’avis de la « personne de confiance », choisie par le patient pour l’accompagner dans ses démarches et, si le patient le souhaite, dans ses entretiens médicaux, doit être consulté (articles 2, 5, 8 et 9).

« Les professionnels de santé mettent en œuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu’à la mort. Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit en informer le malade,[…] la personne de confiance […], la famille ou, à défaut, un des proches. » (CSP Article L1110-5).
« Ces actes ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils apparaissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être entrepris. Dans ce cas, le médecin sauvegarde la dignité du mourant et assure la qualité de sa vie en dispensant les soins visés à l’article L. 1110-10. » (CSP Article L1110-5).

En dernier, je conclue mon article par cette citation du Pr. Jean Leonetti, ce 12 mai 2018, qui en dit long sur notre manière d’appréhender la mort, cette question si personnelle mais aussi affaire de société :
« La mort médicalisée est une affaire existentielle, impliquant la société […] La mort n’est pas que la fin de la vie. Elle donne du sens à la vie. Un sens que nous n’aurions pas si nous étions immortels » « Fin de vie, « un désespoir plus grand que l’amour de la vie. »

Jinane Chaker-Sultani Milelli
https://libnanews.com/conference-fin-de-vie-un-desespoir-plus-grand-que-lamour/
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 15:43

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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   22.05.18 15:45

TONGUE CRAZY FOU FURAX
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   29.05.18 9:44

Jean Leonetti : La médecine palliative et la médecine curative, deux stratégies qui se complètent
De gauche à droite : Mgr Issam Darwiche, les docteurs Élie Abboud, Jean Leonetti et Antoine Maalouf, et notre confrère Karim Gemayel.
Conférence sur « la fin de vie »  
Marlène AOUN FAKHOURI | OLJ
15/05/2018

Dans le cadre du cycle de conférences « Les samedis du Levant », la Clinique du Levant (CDL), en partenariat avec L’Orient-Le Jour, a organisé une conférence placée sous le thème « Fin de vie : droit ou devoir », donnée par l’ancien ministre français chargé des Affaires étrangères et européennes, le cardiologue Jean Leonetti.

Dans son mot de bienvenue, le Dr Antoine Maalouf, président-directeur général de la CDL (jumelée avec le CHU de Montpellier), s’est dit honoré de recevoir le professeur Leonetti au sein de son hôpital : « Je connais vos travaux, votre implication louable au niveau de l’accompagnement des malades en fin de vie. Vous êtes connu pour avoir donné votre nom à la loi (Leonetti) de 2005, relative aux droits des malades et à la fin de vie, pour avoir sorti la mort de son tabou et de son enfermement médical, afin de l’intégrer dans une réflexion humaine. Pour nous, soignants, médecins, accompagner quelqu’un en fin de vie n’est pas chose facile. Il ne s’agit pas de se mettre devant lui ni derrière, ni même à sa place. C’est juste être à côté de lui… »

De son côté, Mgr Issam Darwiche a insisté sur « l’accompagnement spirituel et religieux qui constitue une des missions fondamentales des aumôniers ». « En soins palliatifs, a-t-il souligné, l’approche de la mort est source d’angoisse et de questionnements sur la fin de vie, sur l’euthanasie. L’enseignement de l’Église est clair : nul n’a le droit de mettre fin à une vie. Toutefois, elle permet aux médecins le débranchement des appareils qui maintiennent la vie artificiellement, pour laisser le malade mourir paisiblement. »

Pour sa part, l’ancien député franco-libanais de l’Hérault, le Dr Élie Abboud, initiateur de cette conférence, a résumé l’immense travail accompli par l’ancien ministre Leonetti au niveau de la fin de vie : « Tu as su concilier l’inconciliable : moralité et légalité, progrès techniques et valeurs éthiques… Ton secret, c’est en imposer, sans avoir à imposer. Voilà ce qu’on appelle la sagesse. »

(Pour mémoire : La France rouvre à pas feutrés le débat sensible sur l'euthanasie)

Progrès médical et problèmes techniques
Prenant la parole, le professeur Jean Leonetti a mis l’accent sur le « progrès et la recherche médicale qui ont toujours suscité chez l’homme un mélange de crainte et d’espérance ». « Espoir légitime avec la longévité qui dépasse aujourd’hui les 80 ans et la guérison de certaines maladies jadis mortelles. Mais cette performance technique et scientifique devient une arme à double tranchant. Parfois, on va très loin, quand on veut prolonger la vie dans des situations de souffrance, de complexité insupportable pour le patient, son entourage et parfois même le corps médical », a-t-il expliqué.  

Au moment où on pourrait rêver que la mort disparaisse, faut-il craindre un tel progrès pour l’humanité et y fixer des limites ? « C’est la problématique de l’acharnement thérapeutique, a rappelé sur ce plan le professeur Leonetti. Dans le conflit de valeurs, il s’agit de la mise en tension d’une éthique de l’autonomie du malade en fin de vie, qui fait référence à la liberté individuelle, du droit de décider de son corps, de choisir de refuser un traitement salvateur, ou une prolongation de la souffrance face à une éthique de vulnérabilité qui impose les règles protectrices de la personne humaine, même contre sa volonté ».

« La médecine doit être au service du malade et de la souffrance avant de répondre au désir de performance, a insisté l’ancien ministre. Elle a d’abord pour mission de défendre la vie et sa qualité. Triomphante puisqu’elle guérit et sauve, il faut toutefois qu’elle accepte ses limites et la mort, qu’elle soulage et respecte dans chaque personne son autonomie, sa vulnérabilité, garantes de sa dignité. D’où l’importance de la médecine palliative quand la curative s’avère impuissante. Deux stratégies qui se complètent et s’associent. Les soins palliatifs se développent de plus en plus en se basant sur trois fondements : on n’abandonne pas un malade inéluctablement condamné à la mort, on lui épargne la souffrance et le prolongement anormal de sa vie dans cette condition. On améliore surtout sa qualité de vie, dans la dignité, l’altérité et la fraternité. » À la question de savoir si les soins palliatifs sont bien implantés en France, le professeur Leonetti a expliqué qu’en France, ce système a encore du chemin à faire. « Il faut absolument sensibiliser la société, affirme-t-il. Le passage d’une stratégie curative à une autre palliative doit imprégner les équipes pluridisciplinaires : soignants, corps médical, psychologues, religieux… Or le corps médical est réticent. Médecins et malades pensent souvent qu’opter pour les soins palliatifs, c’est aller à la dernière demeure. Il est crucial de changer cet état d’esprit sur la fin proche, de briser le silence du tabou de la mort, d’en discuter dans un contexte de vérité, non de déni. L’homme étant le seul “animal” qui sait qu’il va mourir, lui seul peut demander la mort. Une demande qui n’est autre qu’un appel au secours pour mettre fin à la souffrance, plus que le désir de mourir ; un désespoir plus grand que l’amour de la vie. D’où l’importance du rôle des soignants de semer l’espoir et redonner goût à la vie, même si elle ne va durer que des mois ou des heures… Le soignant ne peut être celui qui donne aussi la mort. »
https://www.lorientlejour.com/article/1115572/jean-leonetti-la-medecine-palliative-et-la-medecine-curative-deux-strategies-qui-se-completent.html
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   18.06.18 14:19

Calmels limogée : qui est Jean Leonetti, nouveau numéro 2 des Républicains ?
>Politique|Valentin Ehkirch| 18 juin 2018, 13h19 |0

Jean Leonetti est connu pour être un « membre fondateur » de l’UMP. LP/HUMBERTO DE OLIVEIRA
Nommé dimanche soir par Laurent Wauquiez pour remplacer Virginie Calmels, Jean Leonetti est un soutien de Juppé qui a su mettre en avant sa modération au sein du parti.
Voilà qu’une nouvelle crise politique secoue le parti Les Républicains. Après les déclarations très critiques de la numéro 2 du parti, Virginie Calmels, dans nos colonnes samedi, le patron des Républicains, Laurent Wauquiez a décidé de la remplacer. Exit Calmels, bonjour Leonetti.

LIRE AUSSI >Les Républicains : Wauquiez limoge Calmels après son interview critique

Avec cette nomination au poste de vice-président délégué des Républicains, Laurent Wauquiez a choisi un personnage discret, soutien d’Alain Juppé lors de la campagne présidentielle et connu pour avoir donné son nom à deux lois sur la fin de vie.

Un Républicain modéré
Maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), depuis 1995, Jean Leonetti est connu pour être un « membre fondateur » de l’UMP. Dans un portrait que lui a consacré « Libération » en 2011, il déclarait que l’UMP était « une famille » : « On n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais, ce qui m’importe, c’est que le courant social et humaniste y ait sa place. »

Après le départ de Jean-François Borloo de l’UMP en 2011, il décide de rester au parti estimant qu’il faut « peser plus fortement » sur « les messages sociaux et humanistes au sein de l’UMP ». Élu député des Alpes-Maritimes en 1997, poussé par le maire de Marseille Jean-Claude Godin, il le restera jusqu’en 2017.

En mars, Jean Leonetti a été élu à la tête du « Conseil des sensibilités », une instance nouvelle au sein des Républicains devant rassembler des gaullistes, des centristes et des libéraux pour travailler au projet du parti.

Proche de Juppé et partisan du consensus
Lors de la campagne de la primaire de la droite, avant l’élection présidentielle, Jean Leonetti avait soutenu Alain Juppé. Un pas de côté dans le département très largement sarkozyste des Alpes-Maritimes et de fait engagé auprès de François Fillon pour la course à l’Elysée.

LIRE AUSSI >Calmels limogée : Pécresse dénonce «depuis six mois» le «rétrécissement» de LR

Partisan du consensus - il est l’auteur d’un livre intitulé « Le Principe de modération » - il ne voit pas de difficulté à travailler avec Laurent Wauquiez lorsque ce dernier le propose pour devenir président du Conseil national (sorte de parlement des Républicain). « Nous sommes sur deux lignes à la fois différentes et semblables (avec Laurent Wauquiez NDLR), on est sur un socle commun », déclarait-il en janvier dernier affirmant défendre « les mêmes valeurs » que Wauquiez et insistant sur l’importance de la reconstruction du parti.

C’est sur cette ligne, entre les différents courants qui traversent la droite que Jean Leonetti avance. Proche d’Alain Juppé quand ce dernier est nommé ministre des Affaires étrangères, Leonetti hérite du portefeuille des Affaires européennes de juin 2011 à mai 2012 au sein du gouvernement Fillon.

Un médecin engagé sur la fin de vie
On connaît surtout Jean Leonetti pour les deux lois éponymes sur la fin de vie votées en 2005 et 2016. Le dernier volet de cette loi, cosignée avec le socialiste Alain Claeys, donne notamment plus de place aux « directives anticipées » permettant au malade de faire valoir ses consignes (rédigées en amont) sur la fin de sa vie. Le médecin doit désormais respecter cette décision ultime, décidée au préalable par le patient.

Le cardiologue, qui a exercé au centre hospitalier d’Antibes où il a dirigé le service de cardiologie durant une dizaine d’années, s’est également impliqué dans les questions d’éthique durant sa carrière politique. En 2011, il avait été nommé rapporteur des lois de bioéthique adoptée la même année et qui entérine l’interdiction (avec des dérogations) des recherches sur l’embryon et les cellules-souches.
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MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   18.06.18 14:23

en espérant que sa loi et les répétitions de cette loi seront bel et bien euthanasiées définitivement car on y trouve tout et son contraire, c'est à dire : rien.
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Réflexions de Jean Léonetti
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