HANDICHRIST

Pêle-mêle, tout et rien
 
ConnexionS'enregistrerGalerieFAQCalendrierPortailAccueilRechercher
Pas d'inscription,trop de gens envoient toujours et partout le même post.
Le Gouvernement devrait interdire les pop-up nuisibles pour notre vue.


Partagez
 

 Réflexions de Jean Léonetti

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
AuteurMessage
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime03.01.19 18:02

Voilà pourquoi on ne se suicide pas soi-même car les valides ont peur de devenir handicapés et les handicapés craignent de ne pas pouvoir y arriver.
De toute façon la justice en France est conne...
Quant à votre putain de Sédation Profonde Continue, Dieu sait ce que le personnel soi-disant soignant peut faire sur les patients endormis... ...ils ont pleins de jours et de nuits pour agir à leur guise.
Vous VOLEZ notre mort et vous VIOLEZ notre conscience.
De quoi jouir et vous réjouir..
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime06.01.19 16:53

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime08.01.19 14:21

États-Unis : une femme en état végétatif depuis 10 ans accouche, la police enquête
08h26, le 08 janvier 2019 , modifié à 08h34, le 08 janvier 2019
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime15.01.19 17:13

PMA à l’étranger : « A 40 ans, je ne pouvais pas attendre qu’un homme soit prêt »

Non, on ne peut pas attendre le décès de Jean Léonetti qui gère la fin de vie en France depuis une quinzaine d'années.
CELA SUFFIT, Jean Léonetti.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime16.01.19 17:44

J'ai envie d'être sédatée pour la dernière fois afin de ne plus avoir de corps.
Mais c'est rentrer ds le jeu de Léonetti, ce que je refuse avec la plus grande violence
alors je ne sais pas
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime16.01.19 19:00

LIBERTE, Egalité, Fraternité

On s'en fout, de la fraternité merdique de Jean Léonetti

J'ai envie de vous tuer tous et toutes avant de me tuer !

(je dois être malade mais je fais la grève des soins depuis la dernière loi Léonetti-Clayes )

Oui j'ai un problème, " bonne pour la Sédation Continue Jusqu'au Décès" ?

J'ai je ne sais quel pb j'ai envie de tout faire péter
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime16.01.19 19:04

Ce n'est pas ma faute si je suis IMC et non pas EVC
je n'ai rien choisi
et avec google et microsoft on choisit encore moins
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime18.01.19 18:36



Dernière édition par Admin le 05.05.19 20:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime25.02.19 17:00

Ivry-sur-Seine : le suicidé avait demandé à être euthanasié
>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Maxime François| 24 février 2019, 20h05 | MAJ : 24 février 2019, 21h42 |

Ivry, ce samedi. Un septuagénaire a été retrouvé mort, un couteau plante dans le thorax, au beau milieu de la cité Hoche. LP/M. Fr.
Le septuagénaire retrouvé samedi matin, un couteau planté dans le cœur au pied de son immeuble, avait demandé une aide médicale pour partir car son cancer le faisait trop souffrir.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime12.03.19 16:40

Vous, l'homme qui reflète à merveille la constipation politique, vous ne savez pas ce qu'on peut faire dans nos chaumières pour essayer de vous oublier un peu car vous êtes une source de souffrance ( digne et noble sans doute ? ). J'espère  que vous avez au moins expérimenté le jeûne total avec ses sensations délirantes...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime06.05.19 18:38


[size=59]Laisser mourir, ce n'est pas laisser crever»
[size=16]Par Eric Favereau — 6 septembre 2008 à 04:54
[/size][/size]


 Laisser mourir, ce n'est pas laisser crever»

[size=21]Jean Leonetti
Député UMP des Alpes-Maritimes, Jean Leonetti est spécialiste des questions de la mort et de l'euthanasie à l'Assemblée nationale. A 60 ans, ce médecin hospitalier a acquis une forte expérience et une très bonne connaissance des pratiques.
A l'origine de la loi sur la fin de vie, qui porte son nom, Jean Leonetti préside, depuis l'affaire Chantal Cébire, une mission parlementaire qui cherche à savoir comment la loi est appliquée, et s'il y a nécessité de la modifier, trois ans à peine après avoir son vote à l'unanimité par les parlementaires. Deux fois par semaine, en compagnie de Gaëtan Gorce, député PS de la Nièvre, il auditionne des personnalités médicales, associatives ou universitaires. Il doit rendre son rapport à la fin de l'année.
Votre loi sur le laisser mourir réaffirme le refus de tout acte d'euthanasie volontaire. Elle permet, en phase avancée ou terminale d'une maladie grave et incurable, d'arrêter les traitements, y compris l'alimentation et l'hydratation, quand le malade le souhaite. Et de soulager toutes les douleurs, quitte à hâter la mort. Cela paraît clair, pourtant, on dit qu'elle est mal connue.
C'est une loi qui s'appelle droit des malades. Or, qu'est-ce que j'entends ? Dans la rue, des gens me disent : «Bravo, vous avez bien fait de faire une loi sur l'euthanasie, car la situation était insupportable». D'autres m'assurent l'inverse et me remercient d'avoir résisté au lobby de l'euthanasie. Quant au monde médical, comme il a l'impression que la loi n'est pas en contradiction avec sa déontologie, il se dit «eh bien je connais».Au fond, chacun y a trouvé des bouts d'un débat qui n'avait jamais été vraiment porté en France. D'une certaine façon, chacun y a mis ce qu'il attend.
N'est-ce pas le signe que la société reste confuse sur ces questions ? La loi est claire, mais elle aborde un phénomène complexe et accepte une certaine forme d'ambiguïté.
Où est l'ambiguïté ? Un exemple : si quelqu'un est en train de mourir, il va alterner des moments où il souhaite vivre et d'autres où il veut mourir. Comment fait-on ? Quel moment retenir ? Faut-il intervenir ? De même, si une personne accompagne quelqu'un qui va mourir, elle peut être partagée entre le souhait que tout se termine au plus vite, mais aussi que cela dure encore un peu. Cette complexité est le propre de la vie. C'est cela qui perturbe. Ce n'est pas une loi qui dit : cela vous pouvez le faire, cela vous ne pouvez pas le faire.C'est un cheminement. Beaucoup sont désemparés parce qu'ils attendent ou espèrent une réponse univoque. C'est une loi qui propose une méthode pour choisir la moins mauvaise des solutions. Une méthode qui repose sur la transparence et la collégialité. Si le patient est conscient, c'est lui décide de l'arrêt des traitements. S'il ne l'est pas, ce sont les médecins. La loi n'est pas floue, mais elle ne donne pas de solutions toutes faites.
Dans cette loi, avez-vous le sentiment de ne pas avoir été assez loin ? Y-a-t-il des choses que vous regrettez ?
Evidemment, quand nous avons connu ce que l'on appelle l'affaire Pierra, je me dis quel gâchis ! L'histoire de Pierra, c'est l'histoire de ce jeune homme qui, après une tentative de suicide, est tombé dans le coma, puis est resté dans un état végétatif chronique, sans la moindre relation ni conscience. Cela a duré sept ans. Ses parents ont espéré, y ont cru. Puis récemment, après des années d'attente vaine, ils ont voulu que cela s'arrête. Ils se sont dits, et on leur a dit, qu'avec la nouvelle loi, c'était possible. On pouvait arrêter l'alimentation et l'hydratation du patient. Après bien des réticences, c'est ce qui s'est passé. Mais le jeune homme a eu une agonie longue. Une agonie qui pouvait apparaître extérieurement comme douloureuse car secouée de spasmes.
L'affaire Pierra ne révèle-t-elle pas une incompétence médicale plutôt qu'un défaut de la loi, car les médecins avaient toute possibilité de traiter et d'accompagner cette agonie ?
Tout à fait. Pour dire les choses grossièrement, le laisser mourir, ce n'est pas le laisser crever. Quand on parle de dignité du malade, cela veut dire aussi qu'il n'y ait pas d'abandon. Il fallait accompagner cette agonie, et non pas seulement se retirer et attendre la mort. Il fallait médicalement, empêcher les convulsions, et rendre, comme c'était possible, cette fin de vie apaisée aux yeux des ses proches. Cela étant, l'ambiguïté est bien sûr la question de l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation. Car quand on arrête l'alimentation d'un patient, ce n'est pas pour soulager, mais pour provoquer la mort. En d'autres termes, on n'est pas dans le laisser mourir mais dans le faire mourir. C'est une question complexe. Et nous n'en avons pas tous la même appréhension. Pour n'importe qui, alimenter ou boire relève de quelque chose de naturel. Or, c'est un soin dans ces situations de fin de vie. Quand on pose une sonde gastrique (qui permet l'alimentation artificielle), il s'agit d'un acte chirurgical. Ne plus nourrir ou ne plus donner à boire à un patient peut paraître barbare. Alors que le patient n'en souffre pas. Bref, c'est une notion difficile à saisir. N'oublions pas que tous les jours, des personnes très âgées vont s'éteindre peu à peu, parce qu'ils ne sont plus en état ni de se nourrir ni de boire. On ne trouve pas cela barbare car c'est perçu comme une fin de vie «naturelle».
Ce n'est pas la même chose d'arrêter un traitement et de stopper l'alimentation. La frontière peut-être floue entre arrêter un traitement et faire mourir.
Une décision d'arrêt de traitement est un acte médical, dont on ne peut pas ignorer la conséquence. Philosophiquement, qu'est-ce que l'on fait quand on décide d'arrêter un traitement ? Nous ne sommes pas en train de donner la mort, mais nous arrêtons une survie inutile. L'équipe médicale avait mis en place des traitements lourds, elle se rend compte que c'est vain. A mes yeux, nous ne sommes pas dans le faire mourir. Mais les situations ne sont pas toutes identiques. Je vous en décris trois. Le nourrisson que l'on réanime, au bout de quelques semaines, on constate que son cerveau est beaucoup plus détruit que l'on ne le croyait. On arrête. Mais comment ? Ensuite les états végétatifs chroniques qui durent depuis des années et où il n'y a plus le moindre lien de conscience, mais que l'on maintient en les nourrissant artificiellement. Enfin, le traumatisé crânien qui a été réanimé, et l'on se rend compte que le cerveau est complètement détruit : maintenir cette vie artificielle paraît indigne, et il n'y a pas d'autre issue raisonnable que d'arrêter. Dans ces trois cas, arrêter les traitements n'est pas du «faire mourir». L'intention n'est pas la même. Reste qu'on prend une décision médicale, qui entraîne la perception que la mort va survenir après cette décision. Se pose, alors, une question redoutable qui émerge aujourd'hui : la notion de temps. Le temps qui s'écoule. Le temps entre je sais et cela arrive. C'est le temps de l'agonie. Et il est difficile à saisir. Il va apparaître acceptable pour la famille si le décès intervient dans un délai relativement rapide, et être perçu comme barbare si cela dure. Imaginez ce dialogue : - «Vous m'avez dit que vous arrêtiez les traitements pour mon proche, que la mort allait survenir. J'ai accepté ce que vous m'avez dit. Et cela fait trois semaines. Et vous continuez à me dire que cela va venir. Mais quand ?».La vraie question, c'est le temps de l'agonie.
Que dit la loi sur ce point ?
Elle dit que, comme le patient ne souffre pas (en est-on sûr ?), nous, on laisse faire. Or, je me suis rendu compte que l'agonie, c'est les autres. Le regard des autres. C'est l'entourage qui pose problème. Bien sûr, je ne dois pas hâter la mort pour simple convenance de l'entourage, mais pour autant n'est-il pas légitime d'offrir à cet entourage qui souffre une mort apaisée, sans hoquets, ni convulsions. Là, il me semble qu'il y a un défaut dans ma loi. On doit à la famille une fin de vie apaisée. Il y a la situation très particulière avec les nouveau- nés ou les nourrissons. Peut-on, quand on décide d'arrêter les traitements chez un nouveau-né parce que sa situation neurologique est trop grave, se contenter du «laisser mourir» ? Et donc ne plus l'alimenter ni l'hydrater. Cela me paraît difficile, voire impensable, car on ne peut pas expliquer à une mère qu'alimenter un enfant est un acte artificiel. Dans ces cas-là, la sédation terminale - c'est-à-dire soulager en endormant complètement - me paraît la conséquence presque obligatoire d'une décision d'arrêt thérapeutique chez un nourrisson.
Pouvez-vous être plus précis ?
Si on arrête de nourrir un enfant, n'est-on pas obligé de l'endormir ? On ne l'endort pas pour lui car il ne souffre pas, mais on l'endort pour que la famille ne vive pas ces moments-là. Ce sont des nourrissons que l'on a essayé de faire revivre et l'on n'a obtenu qu'une survie. Alors, on décide de l'arrêt. On revient en arrière, on se dit : «J'accepte d'arrêter ce que j'ai fait.» Mais cela ne suffit pas, car l'enfant continue de vivre. Que faire ? Si je ne fais rien, je reste dans l'acharnement. C'est une démarche très particulière. Dans ces situations-là, je crois que l'on peut aller plus loin, endormir pleinement, sans pour autant faire une injection létale (n'est-ce pas la même chose?). Mais est-ce que cela peut s'écrire ? Se protocoliser ? Je n'en sais rien.
Votre loi offre la possibilité d'écrire des directives anticipées, ou de choisir une personne de confiance. Or, peu s'en servent. Pourquoi ?
C'est un changement culturel important, cela va prendre du temps. Et on en a peu parlé. Même les médecins ne sont pas très au courant, puisqu'ils confondent souvent personne de confiance et personne à prévenir. En tout cas, cela ne peut être qu'une démarche insérée dans un dialogue et la transparence. Et ce dispositif peut aider surtout dans le cas de personnes atteintes d'une maladie dont ils connaissent l'issue possible.
Vous évoquez souvent la question de la fluctuation de la volonté. Et vous pointez la difficulté de prendre une décision de fin de vie qui est, par essence, sans retour possible en arrière.
Cela me paraît incontournable. Deux exemples : si j'ai cinq heures à vivre, l'attitude des médecins autour de moi ne sera pas la même que si j'ai plusieurs mois, ou plusieurs années. Si en revanche la personne a une douleur très forte, mais qu'elle a, disons, cinq années à vivre, moi médecin je ne vais pas lui donner des doses qui peuvent tuer, en tout cas j'hésiterai. En d'autres termes - mais c'est une évidence -, il est moins problématique de risquer de hâter la mort de quelqu'un qui va mourir dans quelques heures que de précipiter le décès d'un patient qui a devant lui quelques années. Aujourd'hui, le patient me dit qu'il veut mourir. Mais demain ? Le poids du temps intervient. On est beaucoup plus permissif à l'approche immédiate de la mort que lorsqu'elle est plus lointaine. La phase terminale est différente de la phase avancée de la maladie grave et incurable.
Où sont, à votre avis, les clivages dans la société ?
L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a beaucoup évolué. Schématiquement, il y a deux cas d'école : les exemples hollandais et belge, et le cas de la Suisse. Cette dernière a légiféré sur le suicide assisté qui pose d'autres problématiques. Le point de départ, c'est : «Ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est mon choix personnel et je demande à la société ou au corps médical d'assumer ce choix.» C'est une démarche très individualiste. Et l'ADMD n'y est plus trop favorable. D'autant que certaines pratiques, comme celle de l'association de Dignitas en Suisse, sont très discutables : 6 000 euros, c'est quand même bien cher pour un simple médicament. De même, la méthode de l'hélium dans un sac en plastique, ne peut être une mort souhaitée. Pour le reste ? A quoi sommes-nous confrontés ? La question du mourant en phase terminale me semble réglée. Pourquoi le tuer ? Je ne vois pas l'intérêt. On peut le soulager, on peut l'endormir. Je peux faire en sorte que son corps ne donne pas l'apparence de la souffrance pour son entourage. Pourquoi aller plus loin ? Quel argument peut-on avoir ? On est dans une phase terminale qui ne va pas durer. Rien ne nous conduit à en finir, ou alors il faudrait abréger toutes les fins de vie. On n'est pas vraiment en phase terminale mais en phase avancée. La personne dit : «Les deux mois qui restent, je ne les veux pas.» On lui calme sa douleur, mais cela ne suffit pas. Elle veut que cela s'arrête, elle ne veut pas vivre ces deux mois. C'est en quelque sorte l'histoire de Chantal Cébire. Que faire ? Elle rencontre une équipe de soins palliatifs qui lui a dit qu'elle avait tous les moyens pour lui retirer sa douleur. Et Chantal Cébire leur a répondu : «Non, je n'en veux pas, je ne veux pas être soulagée, je ne veux pas être accompagnée, je veux la mort.» On est dans un autre processus, on est très proche, là, du suicide assisté. C'est brutal à dire, mais la bonne solution, c'est de se suicider et non pas de se faire suicider. Je ne vais pas donner de recette, mais tout le monde a assez de médicaments à sa disposition pour y arriver.
Votre loi vous paraît donc suffisante ?
Elle règle presque tout. Le problème, c'est le presque. Reste à assumer le «double effet» (1), dont le but n'est pas le confort du malade, mais le confort de l'entourage. Ce qui est accepté par le mourant n'est pas toujours accepté par l'entourage. Un temps, on avait parlé d'exception d'euthanasie. Je note que le comité d'éthique ne le défend plus trop. Et je vois mal quel comité s'octroierait le droit de dire, là oui vous pouvez y aller, là non ce n'est pas possible. Et ainsi dépénaliserait-on au coup par coup l'euthanasie. De plus, si ledit comité qui avait à décider, répondait non, que se passerait-il ? On nous répondrait une nouvelle fois que la loi est insuffisante. C'est sans fin.
Néanmoins, S'il y a des aménagements à faire dans votre loi, faut-il qu'ils soient à tout prix consensuels ? Votre loi avait été votée à l'unanimité.
J'assume de ne pas faire le consensus. La sédation terminale n'est pas consensuelle. Mais avant de provoquer des clivages, continuons le plus loin à réfléchir ensemble. Et on verra s'il faut trancher ou pas.
(1) Le «double effet» est l'expression consacrée pour décrire l'effet de certains médicaments dont le but est de soulager la douleur mais qui peuvent, parallèlement, provoquer la mort. 
[size=12]Eric Favereau
[/size][/size]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime08.05.19 19:06

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime11.05.19 15:28

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime04.06.19 13:29

POLITIQUE
04/06/2019 10:07 CEST
Jean Leonetti rappelle qu'il n'est pas que spécialiste de la fin de vie
Le patron par intérim des Républicains préfère mettre en avant son passé de cardiologue réanimateur.


eh bien voilà, nous y sommes, si on soigne le coeur, si on réanime le coeur, on devrait arrêter le coeur
en fin de vie


Parti des Républicains foutu, alors loi Léonetti foutue ???
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime05.06.19 13:47

Affaire Vincent Lambert : Jean Leonetti, co-auteur sur la loi sur la fin de vie, appelle à “penser sa mort”


MAIS NOUS AVONS TOUS ET TOUTES PENSER NOTRE MORT à propos des obsèques et de l'héritage.
Seulement vous voulez qu'on soit d'accord avec votre loi et ses modifications.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime05.06.19 18:01

j'ai lu en diagonale que "la mort fait peur, c'est pour cela qu'on ne légifère pas".
Ouais !
phrase sortie de son contexte, je n'ai pas le temps de copier l'article pour le développer
si la mort fait peur, la maladie, la vieillesse, le handicap font peur et pourtant on vit avec !
Sans légiférer sur la mort, on en discute pendant des années, cela ne fait pas peur, çà ?
S'il n'y avait que la mort qui me fait peur !!!!!
je vis tous les jours avec mes peurs et mes douleurs et j'attends presque la mort pour m'en délivrer !
nous ne sommes pas au même diapason, là est le pb
les conneries font peur ! donc la vie fait peur !!!
désolée...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime05.06.19 18:19

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/05/l-adolescente-neerlandaise-noa-pothoven-n-a-pas-ete-euthanasiee_5471921_4355770.html

mais non voyons ! ni euthanasie, ni suicide ! morte selon l'idéologie de Jean Léonetti...

tout et n'importe quoi comme d'hab
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime09.06.19 17:51

Jean Leonetti saura-t-il éviter une horrible mort aux Républicains ?

La démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains pousse le vice-président du parti sur le devant de la scène. Jean Leonetti devra assurer l'intérim jusqu'à la mise en place d'une nouvelle direction.
Or, ce médecin cardiologue, maire d'Antibes et ancien ministre des Affaires européennes, est surtout connu pour une loi du 22 avril 2005, relative aux droits des malades, qui porte son nom.
C'est Jacques Chirac qui lui avait confié la mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de vie…Encore une ironie de l'Histoire !
Jean Leonetti saura-t-il éviter une horrible mort aux Républicains, voire ressusciter ce parti avec un corps "médical" où les diagnostics divergent ? Il y a davantage de chances pour que cet honorable spécialiste soit vite évacué de la salle d'opération par les grands patrons de la droite. Ceux d'aujourd'hui et… celui d'hier.
Le Mulot
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime09.06.19 18:01

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 9k=
Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 9k=
Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Images?q=tbn:ANd9GcQGtkKkj82xCdX_I-oGP9h9tOED-UZJQjfKcGPDGMhX4p1ciFeO


Dernière édition par Admin le 09.06.19 19:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime09.06.19 18:12

des situations différentes qui rentrent dans le cadre de la loi Léonetti.
parfois on fait une fixation pour faire un oubli...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime02.07.19 16:33

Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime05.07.19 9:20

QUI PORTERA PLAINTE CONTRE JEAN LEONETTI qui aurait dû se retirer le 6 mai 2012 à propos de la fin de vie ?
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime11.07.19 15:10

Jean Leonetti : « Vincent Lambert est devenu, malgré lui, le symbole de la fin de vie »
TRIBUNE
Jean Leonetti

corapporteur de la loi de 2016 relative aux droits des malades et à la fin de vie

L’ex-infirmier tétraplégique en état végétatif est mort, le 11 juillet. Celui qui a été rapporteur de la loi sur la fin de vie rappelle que le respect de la dignité de chaque personne réside autant dans la protection de la vulnérabilité que dans le respect de la volonté du patient.Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 10h46

Article réservé aux abonnés

[Cette tribune a été écrite avant le décès de Vincent Lambert, annoncé par sa famille jeudi 11 juillet]

Un homme va mourir et sa mort nous apparaît sous la forme d’un drame humain absolu. La mort plonge toujours ceux qui s’en approchent dans la tristesse et la peur, mais elle enveloppe aussi d’une solidarité réconfortante le deuil familial partagé. Vincent Lambert n’a jusqu’à présent pas eu droit à cette forme de recueillement silencieux. Sa vie et sa mort, qui auraient dû rester dans le domaine de l’intime, dans le doute de la complexité et le respect de la souffrance et du deuil, se sont abîmées dans la lumière aveuglante des médias, la simplification émotionnelle, la violence des mots et l’affrontement devant la justice d’une famille déchirée. Le cas de Vincent Lambert est moins un problème médical qu’un problème familial dans lequel se mêlent le sublime de la tragédie grecque et le sordide de l’image et des formules impudiques.

Dans ce combat juridique à rebondissements, on nous invite souvent à choisir notre camp : choisir entre l’épouse et la mère, la vie et la souffrance, l’autonomie et la vulnérabilité. Mais choisir un camp, c’est déjà s’avouer vaincu puisque c’est refuser le cheminement du doute qui mène au consensus et qui est l’esprit de la loi de 2005 sur l’obstination déraisonnable et la fin de vie. Il n’y a désormais plus que de mauvaises solutions et il restera au bout de ce long chemin le regret amer d’avoir été incapable de trouver l’apaisement dans la souffrance.

Peut-on au moins appeler à la raison en soulignant quelques évidences contestées pour éviter d’ajouter de l’incompréhension et de la violence à cette situation douloureuse : la loi traite bien de l’acharnement thérapeutique et s’applique à tous les cas qu’ils soient ou non en phase terminale de la vie. Chaque cas est un cas particulier, et il ne peut y avoir de jurisprudence Vincent Lambert comme le souligne avec force la loi et que confirme le Conseil d’Etat. Personne ne meurt de faim et de soif à l’arrêt de l’alimentation artificielle, pas plus qu’on ne meurt étouffé à l’arrêt d’un respirateur, grâce à l’accompagnement palliatif. Les médecins qui, s’appuyant sur des expertises médicales et concordantes, acceptent de laisser la mort venir ne sont pas des assassins
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

Admin

Féminin Messages : 20081

Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Empty
MessageSujet: Re: Réflexions de Jean Léonetti   Réflexions de Jean Léonetti - Page 7 Icon_minitime11.07.19 15:14

à propos des articles payants, que les gens se démerdent ( pétition, dépôt de plainte ? etc )
je ne fais plus rien, j'ai trop de pbs et on a un art typiquement français, tourner en rond
Au fait, n'est-ce pas scandaleux, ignoble et indigne que la presse numérique rende payant ses articles à propos de la fin de vie et de la mort ?
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
 
Réflexions de Jean Léonetti
Revenir en haut 
Page 7 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HANDICHRIST :: Médecine: début et fin de vie-
Sauter vers: