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 FAITS DIVERS

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Féminin Messages : 18596

MessageSujet: Un handicap qui a trop de prix   16.04.11 0:28


Famille menacée d'expulsion à cause de son enfant handicapée - Une honte pour le Canada

Pierre Marois, médecin physiatre spécialisé en réadaptation pédiatrique, attaché à l'hôpital Sainte-Justine et à plusieurs centres de réadaptation du Québec. 13 avril 2011 Actualités en société
Photo : Source: famille Barlagne
Considérée comme un «fardeau excessif» pour la société par le gouvernement canadien, Rachel Barlagne, huit ans, s’apprête à être expulsée avec sa famille. Sur la photo: Rachel entourée de ses parents, Sophie et David Barlagne.


Rachel Barlagne, huit ans, est atteinte de paralysie cérébrale; elle fréquente l'école et présente un très bon pronostic fonctionnel. Pourtant, le Canada s'apprête à l'expulser avec sa famille. La raison? Rachel serait un «fardeau excessif» pour la société. Une décision absurde, honteuse et très inquiétante qui nous ramène 50 ans en arrière.

J'ai le grand privilège de travailler auprès de milliers d'enfants présentant un handicap et d'accompagner leur famille. Parmi ces enfants, 1500 sont atteints de paralysie cérébrale.

La paralysie cérébrale est une condition neurologique, et non une maladie, résultat d'un dommage au cerveau, le plus souvent dans la période néonatale. Les causes peuvent être une grande prématurité, un accouchement difficile, un manque d'oxygène, etc. Elle peut prendre plusieurs formes et se présenter avec des niveaux d'intensité extrêmement variables.

Incidences diverses

Ainsi, à un bout du spectre, un enfant qui a une atteinte très sévère à son cerveau pourrait avoir d'innombrables complications, comme une paralysie presque complète associée à de l'épilepsie, une cécité, une surdité, des problèmes d'alimentation importants exigeant une alimentation par gavage, une déficience intellectuelle profonde. L'importance de l'atteinte rendra cette personne dépendante toute sa vie, pourra être responsable de nombreuses déformations à la colonne vertébrale et aux quatre membres, entraînant ainsi le besoin d'une quantité de médications, d'appareillages, d'adaptations, de chirurgies, de thérapies et de soins particuliers.

À l'autre extrême, certaines personnes ont une atteinte tellement légère que vous et moi ne saurions les reconnaître dans une foule; elles sont entièrement autonomes, ont un emploi rémunéré et n'ont aucun besoin particulier.

Pour ce qui est de mes plus jeunes patients, certains sont atteints assez légèrement, vont à l'école et ne requièrent pas de soins médicaux. Rachel Barlagne fait partie de cette catégorie.

Un pronostic fonctionnel favorable

Rachel est une adorable petite fille âgée de huit ans. Elle est atteinte de paralysie cérébrale, mais fort heureusement sa condition est relativement légère. Bien qu'elle ait de la difficulté à parler et à marcher, elle a un pronostic fonctionnel extrêmement favorable. Elle est intelligente et très motivée et fait des progrès constants alors qu'elle fréquente l'école Victor-Doré, une école spécialisée, où elle reçoit des soins en réadaptation. Elle est la plus jeune de sa classe et suit le cursus régulier des enfants de son âge. Elle n'a aucun besoin particulier sur le plan médical et est en parfaite santé. La condition et l'autonomie de Rachel ne peuvent que s'améliorer.

Rachel est entourée de soins assidus par sa soeur Lara, de trois ans son aînée, et de ses amis et surtout de ses parents, David et Sophie Barlagne. Les enfants, arrivées en bas âge et installées à Montréal depuis près de six ans, se sont intégrées facilement. Elles se sentent Québécoises et leurs seuls véritables souvenirs de même que tous leurs amis sont québécois.

Le père et la mère, Français d'origine guadeloupéenne, ont choisi, avec les encouragements et l'appui de l'ambassade du Canada et d'Investissement Québec, de s'établir à Montréal en 2005 pour y implanter une entreprise informatique et y vivre en permanence.

À aucun moment les représentants de l'ambassade ni ceux d'Investissement Québec n'ont indiqué à David que la condition particulière de sa fille cadette, qu'il avait pris soin de leur faire connaître, pouvait présenter un risque quant à leur l'admissibilité au Canada.

Une vision dépassée et inquiétante

Toutefois, en septembre 2008, David est avisé par lettre que sa fille Rachel pourrait être considérée comme «un fardeau excessif» pour les services sociaux puisqu'elle reçoit des services d'éducation spécialisée. Une rencontre, à laquelle j'assiste, a lieu à l'école Victor-Doré, que Rachel fréquente.

Son professeur, de même que tous les professionnels de réadaptation présents à la rencontre, témoignent des progrès de Rachel, de son potentiel d'amélioration et du fait que son atteinte est relativement modeste. Je confirme qu'elle n'a pas d'atteinte sur le plan de la santé et qu'aucune intervention médicale particulière n'est requise à court, moyen ou long terme en lien avec sa condition.

Les besoins de Rachel n'exigent pas une contribution financière importante de la part de l'État; ils vont aller en s'atténuant et la famille Barlagne s'est même engagée à contribuer aux coûts éventuels de soutien aux services sociaux. Malgré toutes ces assurances, les Barlagne reçoivent en mars 2009 une lettre d'Immigration Canada les notifiant du refus de résidence permanente. Une décision maintenue par un juge de la Cour fédérale. La famille Barlagne fait maintenant face à l'expulsion, prévue en juillet prochain.

Au cours des dernières années, j'ai constaté une proportion de plus en plus grande d'immigrants chez mes jeunes patients. Ils sont fréquemment très atteints et les parents, dont plusieurs ne parlent aucune des deux langues officielles, doivent souvent être pris en charge par l'aide sociale. Pourtant, presque toutes ces familles obtiendront leur citoyenneté canadienne. Je peux également témoigner que de nombreux enfants nécessitent beaucoup plus de soins que Rachel et pourraient constituer, selon la logique d'Immigration Canada, un «fardeau» bien plus lourd pour les services de santé et les services sociaux.

Cette décision concernant Rachel Barlagne est donc totalement arbitraire, contraire à la Charte des droits et libertés et une véritable honte pour tous les Canadiens. Elle nous renvoie à une vision d'un autre âge quant à la place des personnes handicapées dans la société. Je refuse de croire qu'il s'agit de la vision actuelle de notre pays.

Rachel n'est pas un fardeau excessif. Le fardeau excessif provient plutôt d'une bureaucratie déconnectée et d'une loi qu'il faut changer de façon urgente.

***

Pierre Marois, médecin physiatre spécialisé en réadaptation pédiatrique, attaché à l'hôpital Sainte-Justine et à plusieurs centres de réadaptation du Québec.
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Fée Violine



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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   19.04.11 9:33

C'est très inquiétant, en effet.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   20.04.11 12:30

Bonne nouvelle !
Le gouvernement canadien est revenu en arrière
Cette famille a maintenant un visa permanent !
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Fée Violine



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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   20.04.11 12:57

Ah ! Merci pour l'info ! CLAP
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MessageSujet: MALTRAITANCE   17.11.11 13:36

Faits divers

Publié le 16 novembre 2011 à 17h31

Yvelines : Des résidents d'une maison de retraite livrés à eux-même


La police a dû intervenir dans la nuit de mardi à mercredi dans une maison de retraire de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) après avoir été alertée par des résidents se plaignant de ne pas avoir de personnel pour la nuit.

71 personnes âgées se sont retrouvées livrées à elles-même après un dysfonctionnement dans le service de nuit SIPA/JS Evrard


« L'équipe de nuit n'est pas venue pour une raison que nous ne connaissons pas encore ». Voilà ce qu'a déclaré à l'AFP une source policière. En effet, peu avant minuit, l'absence de personnel a été constaté dans l'établissement, qui accueille 71 personnes âgées. « C'est très ennuyeux car il n'y avait jamais eu de difficulté, c'est un très bon établissement, inauguré en juillet après une restructuration complète à hauteur de trois millions d'euros », a indiqué Eddie Aït, le maire (PRG) de la commune.

Florian Lacroix, le directeur de cet établissement pour personnes âgées dépendantes (EPAD), géré par l'association ACPPA, alors en séminaire en province au moment de l'absence de personnel, a fait appel à des vacataires qui ont assuré le service de nuit. Il a également annoncé l'ouverture d'une enquête interne, reconnaissant un « dysfonctionnement », qui n'a eu « aucune conséquence sur les résidents ». Avant d'ajouter, qu' « il y a sûrement eu un problème de communication entre l'équipe de jour et l'équipe de nuit, il faut savoir ce qui s'est passé et des sanctions seront prises ».

"cela n'était jamais arrivé"


Certains résidents envisageaient de porter plainte, mais aucune n'avait été enregistrée ce mercredi matin. Sous couvert d'anonymat, une aide-soignante a confié que « cela n'était jamais arrivé » dans cette maison de retraite où il y a « une bonne ambiance ». La jeune femme, qui a précisé ne pas avoir travaillé la veille, a déploré que « la faute retombe » sur elle et ses collègues.
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MessageSujet: Fou(s)en liberté,Attention   18.06.12 17:32

FAIT-DIVERS - La macabre découverte fait suite à celle, la semaine dernière, d'une jambe dans le même bois...


Un torse humain coupé au niveau des jambes et de la tête, a été découvert en état de décomposition dans le bois de Vincennes, une semaine après qu'une jambe humaine eut été trouvée dans le même bois par deux joggeuses, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.

Jeudi dernier, dans la soirée, les joggeuses avaient trouvé une jambe humaine en état de décomposition dans le Bois de Vincennes. C'est dans une allée que les témoins avaient trouvé cette «jambe humaine, sans vêtement et coupée à la cheville».
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   18.06.12 17:42

Restes humains dans le bois de Vincennes : deux gardes à vue



Par Tristan Quinault Maupoil Mis à jour le 18/06/2012 à 17:20 | publié le 18/06/2012 à 13:58

Un couple s'est rendu à la police et a reconnu avoir tué deux personnes. Une jambe puis deux troncs ont été découverts depuis le 8 juin dans le bois parisien.

Un coin de voile se lève sur le mystère entourant la découverte de restes humains dans le bois de Vincennes. Samedi soir, un couple de trentenaires, ressortissants chinois, s'est spontanément rendu à la police, s'accusant du meurtre d'un autre couple originaire du même pays. Domiciliés dans le XIIe arrondissement de Paris, ils ont reconnu les faits qui se seraient déroulés le 24 mai dernier.

Les deux personnes se sont présentées à la justice après avoir été prises de remords, indique une source judiciaire. À la suite d'une bagarre, qui serait survenue dans un appartement du XIIe arrondissement, les deux victimes auraient été tuées avec une arme blanche. Le couple aurait alors procédé à la découpe de leurs victimes pour retarder leur identification.

Il semblerait que la dispute ait éclaté au sujet de l'enfant des victimes, qui serait également décédé dans des conditions à éclaircir et dont les tueurs présumés avaient la garde.

À l'origine de cette affaire, la découverte par une joggeuse, le 8 juin dernier, d'une jambe humaine dans le bois de Vincennes. L'identification était rendue difficile par l'état de décomposition avancée du membre retrouvé. Vendredi, un tronc humain, coupé au niveau des jambes, a été découvert par un chien d'aveugle, dans le même secteur. Là encore, l'état de décomposition n'a pas facilité la tâche des enquêteurs de la brigade criminelle.

Grâce aux indications du couple, un deuxième tronc a été découvert dans un sac plastique, dimanche matin, toujours dans le même secteur du bois de Vincennes, près du lac Daumesnil. Leurs auditions se poursuivaient lundi sous l'autorité d'un magistrat du parquet de Paris. D'autres vérifications sont en cours, notamment pour vérifier la concordance ADN des différents restes humains retrouvés. La garde à vue doit prendre fin lundi soir et le couple devrait être déféré devant la justice.
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MessageSujet: Le calvaire de Marina   18.06.12 21:46

Société


Le flagrant calvaire de Marina


14 juin 2012 à 22:26



Photo prise le 11 juin 2012 du container dans lequel Eric et Virginie Sabatier avaient ensevelis dans le béton le corps de leur Fille Marina. (Photo Jean-François Monier. AFP)



Récit Le procès des parents de la fillette décédée à 8 ans, en 2009, après six années de torture, révèle la cécité des institutions et de l’entourage.


Par ONDINE MILLOT Envoyée spéciale au Mans
C’est une petite fille blonde, assise sur un siège de bureau. Elle a 7 ans, en paraît 5. En jupe blanche et tee-shirt rose, elle sourit, ses pieds battant l’air. - «Ça se passe bien à la maison ?

- Oui.

- Et à l’école ?

- Oui, oui.»

Hier, la cour d’assises du Mans (Sarthe) a visionné la vidéo d’une audition de Marina Sabatier de juillet 2008, réalisée après un signalement pour maltraitances. Projetés sur un mur de la salle d’audience, la fillette et deux gendarmes qui trouvent «quand même bizarres tous ces bobos». «Et sur le dos ? Et sur le ventre ? Et sur les bras ? Et sur la bouche ?» «Je suis tombée», répond l’enfant de sa voix flûtée. «Dis donc, toi, tu es une sacrée cascadeuse !» finit par souffler la gendarme. Alors éclate le rire de Marina, un rire soulagé, qui semble ne jamais vouloir s’arrêter. Après cette audition, malgré le corps couvert de cicatrices de l’enfant, la justice a classé sans suite l’enquête.

Un an plus tard, le 6 août 2009, Marina est morte des tortures répétées que lui faisaient subir ses parents, Virginie Darras et Eric Sabatier. Depuis lundi, et jusqu’au 27 juin, ils se tiennent dans le box des accusés. Ils reconnaissent les faits à voix basse, tout en en éludant le maximum. Ils avaient une vie «normale», lui déménageur, elle au foyer, des revenus corrects. Ils s’expriment bien, n’ont pas de pathologie mentale. Ils ont élevé quatre autres enfants, qui n’ont pas été maltraités.

Barre en fer. On ne peut pas écrire toutes les tortures qu’a subies Marina. Il y en a trop, et l’horreur est si grande que presque personne ne lirait jusqu’au bout. Il faut pourtant en dire un peu, ne pas nier encore une fois son calvaire. Dire les coups de pied, de poing, de latte, de barre en fer, de ceinture ; les nuits entières toute nue dans la cave ; les séquences de plusieurs journées sans nourriture, sanglée par du gros scotch à son lit ; la tête sous l’eau dans la baignoire glacée ; l’après-midi à courir, pieds nus, sur un sol abrasif une lourde charge sur le dos ; le vinaigre, le gros sel ou le vomi à avaler. Dire, surtout, que Marina couverte de ses plaies suintantes, le visage si bouffi par les coups qu’elle ouvrait à peine les yeux, les jambes et les mains déformées, a croisé, tous les jours, de ses 2 ans à ses 8 ans, des voisins, des proches, des enseignants, des médecins, des assistantes sociales. La plupart n’ont rien fait. Quelques-uns ont agi. D’autres ont été pires que défaillants. Aucun ne l’a sauvée.

La famille, d’abord. Ce sont eux que le président de la cour d’assises a souhaité entendre en premier. Le précédent compagnon de Virginie Darras répète qu’il ne se souvient pas de Marina, née en février 2001. Il a pourtant côtoyé étroitement le couple, jusqu’en 2004. Ils ont même fait ménage à trois. Mais non, rien à faire, il ne la voit pas. Arrive ensuite un beau-frère, qui n’a pas non plus souvenir de l’enfant, obsédé par les reproches qu’il fait aux parents (lui «menteur», elle «nymphomane»). Puis une sœur de Virginie. Elle se souvient d’une nuit où Marina «a pleuré, gémi. Elle disait : "Papa et Maman me tapent." Moi ça ne m’a pas fait tilt.» Une autre sœur a vu Virginie gifler Marina violemment. «Mon compagnon lui a dit : "Tu ne fais plus ça devant nous."»

La mère de Virginie témoigne par visioconférence, elle n’a pas voulu se déplacer. Elle se souvient de la façon dont Marina se jetait sur la nourriture, de ses «griffures au visage», de ses «hématomes» et de ses confidences : «Maman est méchante.» «D’abord, je n’ai pas pris ça au sérieux», dit-elle. Jusqu’au jour où sa quatrième fille, Julie, passe quelques jours chez Eric et Virginie, en 2004. Ils habitent alors Nanterre, avant de nombreux déménagements dans la Mayenne et dans la Sarthe. Julie, 17 ans à l’époque, voit Eric et Virginie administrer des douches froides à Marina. Puis donner ensemble des coups de poings sur le genou de l’enfant, de plus en plus gonflé, et le percer avec une aiguille. Avec sa mère, elle appelle le 119, service d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger. «Les assistantes sociales ne nous ont pas crues», dit la mère. Aucune suite n’est donnée. La famille de Virginie coupe les ponts.

Alertes. A intervalles réguliers, le président de la cour d’assises ressort un document. C’est la liste des blessures de Marina rédigée par sa première enseignante de maternelle, en 2008, à Parennes (Sarthe). La jeune femme vient à la barre. Dès la rentrée, elle a remarqué les bleus de Marina : «Elle avait une démarche particulière. Un pied rentrait en dedans, un doigt ne fonctionnait pas, très peu de cheveux.» Un jour où la fillette vient le dos entièrement bleu, elle appelle le médecin scolaire, «pour qu’elle vienne constater. Elle m’a répondu que cela ne marchait pas comme cela, qu’il fallait d’abord prévenir les parents». Un mois s’écoule avant que le médecin ne se déplace, et trouve le père de Marina «tout à fait charmant» et l’état de la petite fille «normal». L’enseignante est abasourdie, rappelle plusieurs fois le médecin, continue de tout noter. Le médecin consent à se déplacer une seconde fois, trois mois plus tard, en prévenant encore les parents bien à l’avance. Face au visage couvert de crème et déformé par les hématomes de Marina, il conclut à une conjonctivite. Le directeur de l’école dit qu’il s’est «senti rassuré».

L’enseignante, elle, en perd le sommeil. Elle finit, au bout de huit mois, par convaincre le directeur et ses collègues de convoquer les parents. Eric Sabatier dit alors que Marina souffre d’une maladie immunitaire. Et annonce, dans la foulée, qu’ils déménagent à Saint-Denis-d’Orques (Sarthe). L’enseignante décide de transmettre sa «liste des blessures» à la nouvelle école de Marina. Là-bas, la réaction est différente. Sans même attendre l’arrivée de l’enfant, à la simple lecture du document, la directrice de l’école de Saint-Denis-d’Orques fait un signalement au parquet et à la protection de l’enfance. Quelques jours plus tard, un médecin scolaire, un autre, se déplace dans l’heure pour constater des blessures et faire un autre signalement. Tout cela aboutit à la procédure classée sans suite par le parquet en octobre 2008.

Dans l’année suivante, il y a encore plusieurs alertes, aux services sociaux et à l’inspection d’académie, faites par un troisième directeur d’école et par l’hôpital du Mans, où Marina reste cinq semaines pour de graves brûlures aux pieds. En vain. A la mi-août 2009, les services de l’Aide sociale à l’enfance en sont toujours a s’interroger par mail à propos de l’éventualité d’une deuxième visite à Marina, morte depuis déjà plusieurs jours.

Sous X. A de très nombreuses reprises, le président de la cour d’assises a demandé à Eric Sabatier et Virginie Darras «pourquoi» ils s’acharnaient ainsi sur leur fille. Chacun a évoqué des blessures d’enfance (lui des viols infligés par son père, elle un viol par un voisin), chacun a dit aussi qu’il se sentait «entraîné» par l’autre. Et puis Virginie Darras s’est mise à pleurer, racontant comment elle s’était sentie «trahie, humiliée» par Eric Sabatier qui, peu de temps après leur rencontre, en 2000, lui avait promis l’achat d’«une belle maison» en lui cachant qu’il était interdit bancaire. Alors enceinte de Marina, elle quitte Eric, accouche sous X, raconte à tous que la fillette est morte-née. Puis la reprend au bout d’un mois, et se réconcilie avec le père. «Cette enfant, elle symbolisait l’échec de votre couple ?» lui demande Rodolphe Costantino, avocat de l’association Enfance et Partage. «Oui, c’est exactement ça», souffle-t-elle. L’enseignante de maternelle qui a consigné les blessures de Marina se souvient que, chaque lundi, elle demandait à ses élèves de lui raconter leur week-end. Marina, invariablement, décrivait des tables chargées de victuailles, des parents la couvrant de cadeaux. «Je lui disais, "Marina, tu n’as peut-être pas mangé toutes ces choses si bonnes, tu n’as peut-être pas eu tous ces jouets ?" Marina acquiesçait : "Tu as raison maîtresse. Je n’ai peut-être pas eu tout ça."»
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   26.06.12 11:33

Marina torturée à mort : 30 ans au moins requis contre les parents


Créé le 25/06/2012 à 12h24



La petite Marina / AFP

L'avocat général Hervé Drevard a requis lundi au moins 30 ans de réclusion à l'encontre des parents de Marina, qui comparaissent depuis le 11 juin devant la cour d'assises de la Sarthe pour avoir torturé à mort leur fille de huit ans à l'été 2009. Ecouter Christian Panvert | 25/06/2012 - 12h40 L'avocat général a dressé le portrait des bourreaux de la petite fille dont le visage a été altéré par les coups Christian Panvert | 26/06/2012 - 06h55 Lundi, l'avocat général s'est également montré très sévère avec les services sociaux, coupable d'être passés à côté du calvaire de l'enfant L'avocat général a laissé le choix aux jurés entre 30 ans de prison et la perpétuité. Il s'est dit plus favorable à une peine de 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 15 ans, mais a donné aussi la possibilité de la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 18 ans à l'encontre des parents, Eric et Virginie Sabatier, âgés de 40 et 33 ans, accusés d'actes de tortures et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans ayant entraîné la mort de Marina à l'été 2009. Il a aussi requis 5 à 10 ans de suivi socio-judiciaire.

"Les faits sont horribles, d'une horreur tout à fait exceptionnelle", a-t-il souligné dans son réquisitoire. Il a rappelé les "mensonges, manipulations des parents", la longue liste des tortures et humiliations infligées à la fillette dès son plus jeune âge. Les deux parents méritent la même peine, car "l'un sans l'autre il n'y a pas cette succession de sévices", a-t-il souligné.

Des sévices d'une violence inouïe

L'enquête a montré qu'avant de mourir seule, dénudée au sous-sol de la maison familiale à Ecommoy (Sarthe) dans une nuit d'août 2009, leur petite fille avait notamment subi une dernière fois le supplice de la tête plongée dans l'eau, et reçu une gifle si forte que sa tête avait été propulsée sur le rebord de la baignoire au point de le casser. On lui avait en outre fait ingurgiter du vinaigre accompagné de gros sel.

Le calvaire de Marina a débuté en 2003, dès ses deux ans et demi, avec les premières douches glacées assorties de coups divers et d'insultes. La fillette avait été abandonnée sous X à sa naissance le 27 février 2001 mais sa mère s'était ravisée quelques jours plus tard.

"Marina n'aurait jamais dû mourir"

L'avocat général a estimé que "malgré cet acharnement, Marina n'aurait jamais dû mourir".Certains, comme les enseignantes qui sont à l'origine de la première alerte, ont su voir la détresse et les souffrances de la fillette. Mais l'enfant "n'a pas eu la protection qui lui était due", a-t-il ajouté, en soulignant "le manque de clairvoyance, de pugnacité des services chargés de la protection des mineurs, dans lesquels j'inclus bien évidemment le parquet". "C'est un échec éminemment douloureux pour nous", a-t-il dit.

Les associations de défense des enfants, parties civiles au procès, ont affirmé que Marina aurait pu être sauvée de ses parents bourreaux si les administrations et institutions chargées de la protection de l'enfance avaient mieux joué leur rôle.

L'association La Voix de l'Enfant va "déposer plainte contre X" à l'issue du procès, a d'ailleurs indiqué lundi lors de sa plaidoirie l'avocat de l'association, Me Francis Szpiner. "Un peu de compétence, un peu d'humanité, un peu de curiosité auraient peut-être changé la face des choses", a dit Me Szpiner.

"Comme si le sort s'acharnait, le système n'a rien fait" pour protéger Marina, avait pour sa part relevé Me Clémence Witt au nom de l'association Innocence en danger. Son confrère Me Pierre-Olivier Sur, plaidant pour la même association, avait pour sa part tiré à boulets rouges sur les "fautes de service de la gendarmerie" et les "fautes de service du parquet".
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   26.06.12 11:48

17.06.12 à 08h57

La mort de la petite Marina: les services sociaux appelés à s’expliquer sur des réactions tardives


La cour d’assises de la Sarthe, où comparaissent depuis une semaine les parents de Marina, morte à 8 ans sous leurs coups, l’été 2009, entend lundi les services sociaux qui, bien qu’alertés de soupçons de maltraitance, semblent avoir réagi trop tard, après une longue série de défaillances.


La cour d’assises de la Sarthe, où comparaissent depuis une semaine les parents de Marina, morte à 8 ans sous leurs coups, l’été 2009, entend lundi les services sociaux qui, bien qu’alertés de soupçons de maltraitance, semblent avoir réagi trop tard, après une longue série de défaillances.
Le premier signalement de maltraitances sur Marina sera émis en 2006 par Julie, l’une des soeurs de la mère, hébergée chez le couple à Nanterre. Marina, cinq ans, est punie avec des douches froides, souffre d’une blessure au genou consécutive à des coups de poing que sa mère va soigner en perçant l’oedème avec une aiguille.
La grand-mère alerte le 119 (enfance maltraitée, rattaché aux conseils généraux), mais se fait rabrouer: on lui dit qu’elle invente cette histoire pour récupérer sa petite-fille.
Les services du 119 ne seront pas entendus à la barre pendant le procès.
La deuxième alerte viendra des deux enseignantes de Marina, scolarisée à Parennes en 2007. Elles avisent le directeur de l’école et la médecin scolaire, mais ceux-ci vont donner crédit aux explications du père, qui invente une histoire de maladie rare qui, dit-il, est à l’origine des blessures de la fillette.
La praticienne n’ira pas plus loin et estimera à la barre, droite dans son tailleur, avoir fait son travail, sans regret. Le directeur, lui, avouera s’en vouloir de s’être abstenu de tout signalement.
Les Sabatier déménagent en mai à Saint-Denis d’Orques où la directrice est informée des soupçons de maltraitance par le directeur et les enseignantes de Parennes. Mi-juin, la petite n’est toujours pas inscrite dans sa nouvelle école: la directrice n’attend pas et fait aussitôt un signalement aux services sociaux et au parquet.
La médecin scolaire de l’école fera elle aussi un signalement fin juin, en constatant des traces violettes autour du cou de la petite, et de profondes ecchymoses sur tout le dos.

«toujours pas de révélation»

Marina est auditionnée par une gendarme de la brigade des mineurs, mais «à la fin de l’entretien on n’a toujours pas de révélation», explique l’enquêtrice.
Le gendarme chargé de l’enquête, malgré un rapport préoccupant du légiste, se contente d’aller deux fois chez les Sabatier, sans voir le père, et n’ira pas non plus entendre les fonctionnaires à l’origine du signalement.
Mis à mal à la barre, il sera le seul à assumer les critiques: le directeur d’enquête de la gendarmerie de l’époque, censé diriger l’enquête, tout comme le parquet qui classe le dossier sans suite à l’automne, ne sont pas entendus.
Le 27 avril 2009, à la rentrée des vacances scolaires, Marina arrive à l’école gravement blessée aux pieds : le directeur de sa nouvelle école, à Coulans-sur-Gée, et la médecin scolaire la font hospitaliser et font un nouveau signalement aux services sociaux du conseil général.
Le centre hospitalier du Mans où est soignée Marina, alerté des soupçons de maltraitance, et après avoir vainement cherché une explication médicale à son état de santé pendant ses cinq semaines d’hospitalisation, vont aussi donner l’alerte auprès des services sociaux. Mais le 28 mai, la petite est renvoyée chez ses parents: elle succombera sous leurs coups durant l’été.
Les services sociaux, qui ont tardé à réagir, sont attendus à la barre lundi pour s’expliquer.
Eric Sabatier et Virginie Darras, en procédure de divorce, sont accusés d’actes de tortures et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans ayant entraîné la mort. Ils encourent la réclusion à perpétuité.
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MessageSujet: La fin de vie qui vaut un million ! ! !   06.08.12 21:42

Un million détourné par trois infirmières

Par Cécile Bouanchaud


Publié le 6 août 2012 à 18h11

Mis à jour le 6 août 2012 à 20h16




Les affections longue durée concerne 8,6 millions de personnes © MAXPPP

Elles faisaient des fausses déclarations d’achat de matériel et récupéraient l'argent de la Sécu.

La combine était bien rodée. Pendant près de quatre ans, trois infirmières de Gironde ont fait des fausses déclarations d’achat de matériel pour des patients en fin de vie et ont récupéré l'argent versé par la Sécurité sociale. Elles ont été mises en examen pour abus de biens sociaux, escroqueries, fausse comptabilité et recel, a-t-on appris de source judiciaire lundi. L'escroquerie au préjudice de la Sécurité sociale et du fisc pourrait atteindre un million d'euros.

Méconnaissance des médecins
Les infirmières âgées de 32, 39 et 40 ans géraient une société, ABC Perfusions, spécialisée dans la fourniture de produits de perfusions. L'arnaque reposait sur la méconnaissance des médecins en matière de prescription de matériels médicaux pour les patients en fin de vie.

Les médecins leur établissaient "de toute bonne foi" des ordonnances pour une quantité de produits bien supérieure aux besoins des patients, rapporte Le Parisien. Les infirmières n'achetaient que ce dont elles avaient besoin et obtenaient le remboursement de la totalité des prescriptions auprès des Caisses primaires d'assurance maladie. Le fisc était aussi escroqué, les trois femmes déclarant des montants de TVA correspondant aux faux volumes d'achat.

Un chiffre d'affaires suspect
"C'est la cellule Tracfin, destinée notamment à lutter contre le blanchiment d’argent, qui a repéré des virements suspects sur les comptes personnels des trois dirigeantes de cette société", relate une source proche de l’affaire. Le chiffre d’affaires réalisé par la société bordelaise était en effet bien supérieur à celui déclaré par les infirmières. Le préjudice pourrait dépasser le million d'euros, même s'il s'agit à ce stade pour le juge chargé de l'instruction d'étayer les éléments et montants avancés, a-t-on précisé au parquet.

L’étude de leurs comptes bancaires a permis de découvrir qu’une partie des sommes escroquées a été investie dans leurs maisons. Le reste de l'argent permettait aux infirmières de mener un train de vie "luxueux". Les trois femmes ont reconnu pendant leur garde à vue avoir commis de multiples abus de biens sociaux, ainsi que des fraudes fiscales.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   06.08.12 21:48

Intéressant,çà...
je me suis toujours posée des questions sur les motivations réelles des pro-vie ! ! !...
C'est préférable d'être tranquillement dans un cercueil surtout que le M2 sous terre ne coûte pas cher...
"Qu'il repose en paix",cette expression prend soudain de la valeur!
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   06.08.12 22:00

Et en plus,on ne râle pas trop en fin de vie !

donc voilà pourquoi on ne veut pas légaliser l'euthanasie

je me doutais un peu de ce genre de combine...

Et après,on a le culot de s'indigner à propos de l'euthanasie économique éventuelle...
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   06.08.12 22:13

Un très bel exemple qui montre que la vie est bien souvent NI digne NI sacrée... ... ...même si on emploie ces mots... ... ...
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   06.08.12 22:24

Eh bien,je souhaite vraiment à ces trois infirmières d'avoir un accident qui les rendent handicapées à vie !
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MessageSujet: Viol dans un hôpital parisien..   19.08.12 1:25

Un étudiant en médecine soupçonné d’avoir violé une octogénaire dans un hôpital parisien


Un infirmier dans un hôpital
Après l’affaire du "violeur des campings" en Ardèche, c’est une sordide histoire de viol dans un hôpital que révèle Le Parisien. Un étudiant en médecine, âgé de 21 ans, est soupçonné d’avoir violé une femme de 84 ans, à l’hôpital de Bretonneau, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Il devrait être présenté à un juge d’instruction prochainement.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour "viol sur une personne vulnérable". Les faits se seraient produits dans la nuit du 5 au 6 août. Le jeune homme, recruté par l’hôpital pour l’été, aurait abusé d’une patiente dans le service de gériatrie.

La victime a donné l’alerte à l’hôpital qui a ensuite prévenu la police. Le jeune homme a été déféré mardi devant le parquet, qui demande son placement sous contrôle judiciaire. Le juge d’instruction décidera de sa possible mise en examen.
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MessageSujet: Les reclus de Monflanquin et le gourou Thierry Tilly   24.09.12 8:14

Monflanquin : le gourou avait mystifié la famille de notables


Pendant près de neuf ans, onze membres d’une riche famille bordelaise ont vécu sous la coupe d’un manipulateur.


Timothée Boutry | Publié le 24.09.2012, 07h14





La famille Vedrines, surnommés les « reclus de Montflanquin ». | (DR.)



L’énigme est davantage psychologique que criminelle. A partir de lundi, le tribunal correctionnel de Bordeaux va s’efforcer de comprendre les ressorts d’une manipulation mentale peu banale. Pendant près de neuf ans, de 2000 à 2009, onze membres d’une riche famille bordelaise installée dans le Lot-et-Garonne, les Vedrines, ont vécu reclus sous la coupe d’un gourou manipulateur.



Agé de 16 à 89 ans, ceux qui s’étaient vus affublés de l’étrange surnom de « reclus de Montflanquin » avaient rompu toutes leurs attaches personnelles et professionnelles. Principal prévenu de ce procès programmé pour durer deux semaines, Thierry Tilly, le gourou présumé, est également accusé d’avoir ruiné ses proies : les détournements financiers sont estimés à 4,5 M€ auxquels il faut ajouter la vente de tous les biens. Agé de 48 ans, cet homme qui nie les faits et vient seulement de s’adjoindre les services d’un avocat comparaît notamment pour abus de faiblesse et violences volontaires.

Thierry Tilly entre dans la vie des Vedrines en 1999 par un biais professionnel. Mais, très vite, cet homme chez lequel l’expert psychiatre a décelé une « intelligence supérieure » mais également de la « mauvaise foi et une certaine perversité », parvient à exercer une influence grandissante sur plusieurs membres de cette famille aristocratique protestante. Il prétend être un ancien agent des services spéciaux « chargé de l’équilibre du monde » et se joue des failles des membres du clan pour leur vendre un scénario paranoïaque : il imagine un sombre complot ourdi par des forces bien décidées à les faire disparaître de la surface de la terre. « Il disait que ses services avaient un an d’avance sur ce qui se passait dans le présent », a expliqué un des reclus.

Il a « volé » dix ans de leur vie

Progressivement, l’entrepreneur va étendre son emprise. « Il avait étudié les défauts et les qualités des membres de la famille. Il répondait à la problématique du moment de chaque individu, quelle qu’elle soit, en s’appuyant sur un brin de vérité et de vraisemblance ce qui donnait à chaque fois une réponse au moins partiellement acceptable qui venait cautionner le mensonge permanent », a analysé en substance Charles-Henri de Vedrine, un gynécologue réputé qui a abandonné ses activités du jour au lendemain. Pour asseoir son influence, il parviendra aussi à monter les uns contre les autres, parvenant même à susciter des plaintes croisées. L’une des plus jeunes victimes expliquera lui avoir témoigné une « confiance aveugle », se rendant compte, au final, avoir été « volé » de dix ans de sa vie. Une autre avoue « avoir encore du mal à réaliser la monstruosité de ce personnage ».
L’emprise de Thierry Tilly sur ses victimes était telle qu’il n’avait pas besoin d’être présent pour asseoir cette réclusion sous influence qui s’est essentiellement déroulée à Montflanquin avant de se conclure à Oxford (Royaume-Uni). Un coup de téléphone ou un e-mail lui suffisaient pour contrôler ces âmes manifestement en peine. La période a également été marquée, en janvier 2008, par un épisode particulièrement humiliant : séquestrée pendant sept jours, Chrsitine de Vedrines a été frappée et victime d’actes dégradants.
Au cours de l’instruction, Thierry Tilly a contesté les faits qui lui étaient reprochés, précisant que les Vedrines étaient « gluants et collants », avant de se murer dans le silence. La psychologue qui l’a expertisé le décrit en « mystificateur ».
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   24.09.12 16:30

Il se faisait passer pour un agent secret investi d'une mission spéciale. Thierry Tilly, 48 ans, n'a jamais été James Bond, mais plus probablement un escroc, protagoniste "d'une affaire hors norme par sa durée dans le temps et par le côté atypique de la manipulation mise en place", souligne le magistrat qui a instruit le dossier.

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Il est soupçonné d'avoir ensorcelé onze personnes d'une même famille et de les avoir dépouillées de leurs biens pour un préjudice de près de 5 millions d'euros entre l'automne 2001 et l'automne 2009. Ce "Léonard de Vinci de la manipulation mentale", comme le surnomme l'avocat bordelais Me Daniel Picotin, qui représente plusieurs victimes, comparaît à partir de lundi 24 septembre devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Confronté à ses juges jusqu'au 5 octobre, Thierry Tilly répond "d'arrestation, d'enlèvement, de séquestration ou détention arbitraire d'otage pour faciliter un crime", de "violence sur une personne vulnérable" et "d'abus frauduleux de l'ignorance ou de la faiblesse d'une personne vulnérable". Sur le banc des prévenus comparaît également Jacques Gonzalez, 65 ans, soupçonné de complicité.

Visage lisse de grand adolescent sur lequel le temps semble ne pas avoir de prise, Thierry Tilly a débarqué dans l'intimité de la famille Védrines à l'aube des années 2000. Attentif, serviable, disponible, faisant valoir "des entrées partout et de solides connaissances juridiques", il n'a pas tardé à gagner la confiance de Ghislaine de Védrines, 66 ans, qui dirigeait une école privée professionnelle à Paris.

En toute bonne foi, cette femme pourvue "d'une énergie à déplacer les montagnes", comme l'a décrite son mari, Jean Marchand, a adoubé Thierry Tilly au sein de la famille. Fragilisée par la perte de son père puis de sa soeur, elle était à ce moment-là la proie idéale. Devenu l'assistant de Ghislaine qui l'avait recruté dans son école, Thierry Tilly n'avait qu'un but : approcher sa mère Guillemette, sa belle-soeur Christine et son frère Charles-Henri dont il convoitait les fortunes et les propriétés.

Seul Jean Marchand n'a pas été abusé ; dès 2002 il a alerté la justice, qui a diligenté une première enquête préliminaire. D'autres investigations ont suivi de 2003 à 2005 qui suspectaient l'existence d'une secte et des détournements de fonds, sans qu'aucun élément probant ne puisse toutefois établir la moindre trace d'infraction pénale et permettre des poursuites.

Les Védrines, une lignée de vieille noblesse protestante originaire du Lot-et-Garonne, possédaient le château de Martel à Monflanquin, une bastide de près de 3 000 habitants située entre Agen et Bergerac, et, sur la même commune au lieu-dit Talade, une grande demeure datant du XVIe siècle. C'est là, au château, puis dans la bâtisse de Talade, qu'entre 2001 et 2008 Thierry Tilly a soumis la famille Védrines à la réclusion, soit trois générations - la grand-mère (morte en 2010 à 97 ans), ses trois fils et filles et ses deux brus âgés de 54 à 66 ans, et ses cinq petits-enfants âgés de 27 à 35 ans -, avant un déménagement à Oxford en Angleterre d'où ils seront "libérés" en novembre 2009.

Durant ce laps de temps, Thierry Tilly a réussi à couper les Védrines du reste du monde. Manipulant un à un les membres de la famille, s'appuyant sur les faiblesses des uns afin de mieux les opposer aux autres, cet homme "pervers", doué, selon les experts psychiatres qui l'ont examiné à la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), "d'une intelligence supérieure", a cloîtré ses victimes dans une prison mentale. Geôlier en chef, il leur dictait ses lois implacables censées les protéger d'ennemis imaginaires : francs-maçons, Roses-Croix, collabos ou encore pédophiles.

Sous emprise psychique, les Védrines se sont laissé dépouiller de leurs biens par leur gourou qui assurait servir une cause humanitaire via une fondation québécoise, la Blue Light Foundation. Leurs comptes en banque ont été vidés, leurs titres et leurs propriétés vendus avec leur approbation. Procédant méthodiquement et sans coup férir, Thierry Tilly a ruiné les Védrines, les réduisant au dénuement le plus total.

Si par malheur l'un d'eux résistait, le gourou recourait à des méthodes musclées. Christine de Védrines, 62 ans, belle-soeur de Ghislaine, recluse jusqu'à ce qu'elle parvienne à s'extraire du groupe en mars 2009 et dépose plainte, en a subi les conséquences, jusqu'au supplice. Pendant plusieurs mois, de novembre 2006 au printemps 2007, elle a été enfermée à clé dans une pièce de l'appartement d'Oxford.

En janvier 2008, durant une semaine, elle a été séquestrée, fenêtres bouclées, rideaux tirés. Le plus souvent assise sur un tabouret face au mur, elle n'avait pas droit de regarder ses proches qui devaient l'empêcher de dormir et de se rendre aux toilettes. Privée de nourriture, elle ne pouvait que boire de l'eau et a été frappée violemment à deux reprises par Thierry Tilly. Le prétexte ? Un prétendu secret lié à un héritage qui aurait été dissimulé au reste de la famille.

Thierry Tilly a été arrêté le 23 octobre 2009 à Zurich. Il encourt dix ans de prison et une amende de 750 000 euros.

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MessageSujet: Les reclus de Monflanquin et le gourou Thierry Tilly   24.09.12 17:03

Affaire Thierry TILLY : «Mais qui est le gourou de qui?

Le procès qui s’ouvre cet automne à Bordeaux, à partir du 24 septembre durant deux à trois semaines, va mettre au jour une affaire d’emprise mentale des plus stupéfiantes.

L’instruction de cette affaire d’emprise mentale hors norme s’est achevée le 16 avril. Soupçonné d’avoir placé sous sa coupe toute une famille d’aristocrates du Lot-et-Garonne, Thierry Tilly, 48 ans, y comparaîtra pour « escroquerie, séquestration, acte de torture, extorsion de fonds et abus d’état de faiblesse ». De la grand-mère jusqu’aux petits-enfants en passant par les parents, il aurait asservi tout un groupe durant une dizaine d’années, en le ruinant au passage. Château, appartements, placements, tout a disparu. Soit un préjudice estimé à près de 5 millions d’euros.

Au terme de neuf années d’instruction achevée, selon nos informations, depuis le 16 avril dernier, l’affaire ne cesse d’intriguer, tout comme la personnalité des prévenus et des victimes. Comment une famille éclairée a-t-elle pu être manipulée par Thierry Tilly, qui avec un visage avenant à la Bill Gates, intelligent et hypermnésique, s’est forgé un caractère insolent bâti sur une biographie inventée.

Quand il se présente en 1997 à Ghislaine de Védrines, qui dirige une école de secrétariat à Paris, il est responsable d’une société de nettoyage industriel. Très vite, il se dit agent secret d’une organisation mondiale. Puis à toute cette famille, il indique que, lui, le général de cette armée secrète, a été mandaté pour protéger les grandes familles méritantes, comme eux, les Védrines. Ces derniers représentent en effet une grande lignée aristocratique protestante. Des nobles fiers de leurs ancêtres mais qui vivent aussi avec leur temps. Ils ont certes gardé le château de Monflanquin, mais tous semblent avoir les pieds sur terre. À l’époque, Ghislaine travaille donc, son frère, Philippe, est cadre d’une compagnie pétrolière et son autre frère, Charles-Henri, est gynécologue à Bordeaux. Ce dernier s’était même lancé en politique en 1995, figurant sur la liste d’Alain Juppé lors des municipales. Il y a plus fantaisiste. Dénuement et châtiments Pourtant ces trois-là s’embarquent sans retenue dans les délires de Tilly, entraînant avec eux leur vieille mère de plus de 80 ans, depuis décédée, leurs enfants, leurs conjoints respectifs, excepté l’un deux : Jean Marchand. L’époux de Ghislaine de Védrines a assisté impuissant au naufrage de onze membres de sa famille, parmi lesquels se trouvaient aussi ses deux enfants.

Aux ordres de Thierry Tilly, tous ont fini dès 2001 par vivre claquemurés dans le château. Au programme : dénuement et châtiments. Puis, Thierry Tilly part en Angleterre. Fait incroyable : le gourou présumé n’est plus là mais tous restent à sa merci. « Tilly a fait de l’emprise mentale à distance », raconte Jean Marchand. D’ailleurs, comme un seul homme, une partie du groupe traversera la Manche en 2008 pour rejoindre son protecteur à Oxford. De nouveau, tous sont sous-alimentés et les uns châtient les autres. L’une d’elles, Christine de Védrines, est particulièrement maltraitée. Elle restera ainsi plusieurs jours éveillée, debout sur un tabouret. Seule contre tous. Les autres se relaieront pour lui broyer les lobes d’oreille et l’empêcher de dormir, comme elle le racontera plus tard au juge. Ce groupe a finalement quitté le monde de la folie fin 2009 après avoir été « exfiltré ». Une opération commando menée à Oxford avec l’aide d’un criminologue et d’une psychanalyste. Au terme d’une approche délicate, ces derniers sont parvenus à convaincre les reclus d’Oxford de partir. Un seul les a suivis sur-le-champ, les autres ont regagné la France plus tard.

Après l’arrestation de Thierry Tilly, qui nie tout en bloc, l’enquête a fait apparaître trois autres noms dont celui de Jacques Gonzales, adepte de croyances ésotériques comme le Channeling (en contact avec l’au-delà, NDLR). À 65 ans, il serait présenté comme le gourou du gourou. À la tête d’une fondation humanitaire au Québec, il aurait récupéré une partie de l’argent des Védrines. « Mais il pensait qu’il s’agissait de dons », indique son avocate, Me Sylvie Reulet, en précisant que son client, à la différence de Thierry Tilly, n’a jamais eu de démêlés avec la justice. « On ne devient pas escroc à 60 ans ! », dit-elle. « Mais qui est le gourou de qui ? C’est bien la question », estime pour sa part Me Édouard Martial, l’avocat de Jean Marchand. Aujourd’hui, les Védrines sont ruinés. « La loi devrait mieux protéger les victimes de manipulation mentale », souligne Me Picotin, l’avocat de plusieurs victimes, qui, dès octobre prochain, soumettra au groupe secte de l’Assemblée nationale diverses propositions de loi. Quant à Jean Marchand, il a renoué avec ses enfants et sa femme, mais, confie-t-il, « plus rien ne peut être comme avant ».

Source : Le Figaro.fr et http://www.avocat-sectes.com
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   24.09.12 17:25

L'improbable envoûtement des reclus de Monflanquin


Publié le 24/09/2012 | 06:08 , mis à jour le 24/09/2012 | 09:15

Le chateau de la famille de Védrines, à Monflanquin (Lot-et-Garonne), dont onze membres ont vécu reclus, victimes d'un gourou, de 2001 à 2008.


(JEAN LOUIS AMELLA / MAXPPP)




FAIT-DIVERS - Onze membres d'une même famille de l'aristocratie du Sud-Ouest envoutés. Reclus dans leur château en Lot-et-Garonne avant un déménagement à Oxford, où ils dégringolentl'échelle sociale. Aux manettes dix ans durant, Thierry Tilly, redoutable gourou aux allures de premier de la classe et dont le procès - pour escroqueries, extorsion de fonds, abus de faiblesse sur personnes en état de sujétion psychologique ou physique et séquestration accompagnée d'actes de torture ou de barbarie - s'ouvre, lundi 24 septembre, devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. FTVi revient sur cette affaire d'emprise mentale hors norme.

L'histoire
Dans la famille de Védrines, Ghislaine, la cinquantaine, est un personnage-clef que FTVi a pu interviewer. Une "grande gueule", selon sa nièce. Mais quand elle rencontre Thierry Tilly, officiellement à la tête d'une entreprise de nettoyage, officieusement "agent secret de l'Otan" chargé "de combattre l'emprise croissante de la franc-maçonnerie sur l'économie française", elle plonge. Se laisse persuader qu'elle appartient à une élite contre laquelle se trame un "complot des francs-maçons, des Rose-Croix, des collabos et des pédophiles". Et embarque avec elle ses deux frères, leurs compagnes et les enfants du cadet, mais aussi son propre fils et sa fille, tout juste mariée.

Cadres ou médecins, socialement intégrés, de "la haute" et bien éduqués, ils deviennent brusquement paranoïaques. Se terrent dans la demeure familiale transformée en bunker ultra-surveillé en 2001. Vident leurs comptes, vendent leurs biens, bijoux, argenterie, appartements sur le bassin d'Arcachon et à Bordeaux (Gironde). Coupent totalement les ponts avec le reste de leur famille. En 2008, ils déménagent à Oxford (Royaume-Uni), se mettent à vivre de petits boulots, et reversent l'intégralité de leur salaire à Thierry Tilly. Même après l'arrestation de ce dernier, ils restent enfermés dans leur prison mentale, dont ils ne seront délivrés qu'en décembre 2009, après une "exfiltration commando".

Comment en sont-ils arrivés là ?

La rencontre

1999. Ghislaine de Védrines, épouse Marchand, prend la tête d'une école de secrétariat pour jeunes filles de bonne famille, à Paris. Elle désire la faire rénover, un ami lui recommande Thierry Tilly, 35 ans, entrepreneur de son état. Raie de côté façon premier de classe, un petit air de Bill Gates, l'homme tient plus du gendre idéal que du dangereux gourou. Et pourtant. "Il fait partie de ces gens qui parviennent à se convaincre eux-mêmes de ce qu'ils inventent", estime une magistrate citée par Le Parisien. C'est "le Léonard de Vinci de la manipulation mentale", explique Me Daniel Picotin, avocat d'une partie des victimes.

Petit à petit, Tilly devient le second de Ghislaine de Védrines. Elle le nomme directeur adjoint, il transforme l'établissement en camp retranché avec vidéo-surveillance et vigiles. La mère de famille, elle, se met à porter des lunettes noires en permanence, imagine que des véhicules blancs la suivent, voit des hommes suspects avec des oreillettes la surveiller.

Son mari, Jean Marchand, ne voit rien venir. Journaliste économique, bonhomme, il se confie en 2004 à M6 : "Nous étions une famille classique, normale, ordinaire et surtout heureuse." Certains comportements de sa femme l'inquiètent, mais Thierry Tilly "présente bien" et "ne paye pas de mine". En novembre 2000, alors qu'il pensait être seul dans leur résidence secondaire de Monflanquin, Jean Marchand se retrouve enfermé près de 48 heures par ses deux beaux-frères sous l'œil impassible de la grand-mère qui tricote. "Tu es en danger, tu ne sortiras d'ici sous aucun prétexte", lui disent-ils. Quand elle arrive, Ghislaine Marchand minimise son implication dans l'épisode. Jean veut "passer à autre chose", ils se concentrent sur les préparatifs du mariage de leur fille. Sept jours après la noce, tout bascule.

Le tournant

7 septembre 2001. Une semaine jour pour jour après la grande fête, Jean Marchand met de l'ordre au château. Au beau-milieu de l'après-midi, arrivent Ghislaine et ses deux frères,"bizarres, figés, étonnamment rigides", raconte-il à M6. Il vient à leur rencontre sur le perron. Elle jette un bouquet de fleurs séchées et un gant de jardin à ses pieds et lui lance : "Voilà les signes de ton réseau maléfique." Les beaux-frères sont hystériques, disent "obéir à des ordres". Elle lui explique très sérieusement qu'elle sait qu'il fait partie d'une secte, l'aide à faire ses bagages et le dépose à la gare d'Agen (Lot-et-Garonne).

Trois jours plus tard, il découvre dans un bureau un e-mail de Thierry Tilly expliquant, dans les moindres détails et "sur le ton de l'instruction", la scène de son expulsion. Et remarque que leurs comptes communs ont tous été dépouillés. Il porte plainte et prend alors connaissance du passé judiciaire de Tilly : gérant de six sociétés, toutes placées en liquidation judiciaire, condamné à une interdiction de gérer en 2000, sous le coup d'un procès pour abus de biens sociaux. Enfin, il découvre que sa femme n'est pas le seul membre de la famille de Védrines à avoir perdu pied.

L'enfermement

"Moins naturels", "fatigués", ses nièces et son gendre affichenteux-aussi des changements de comportement. Un par un, ils seront onze issus de trois générations de la lignée à venir s’enfermer dans leur château de Martel, à Monflanquin. Guillemette de Védrines, la grand-mère, plus de 80 ans au moment des faits, issue d'une grande famille noble protestante. Ses trois enfants : Philippe, cadre dans l'industrie pétrolière, Ghislaine, donc, et Charles-Henri. Ce dernier, gynécologue obstétricien qui rêve de politique et était candidat non-éligible sur la liste d'Alain Juppé aux municipales de 1995, plaque tout en un week-end, dévisse sa plaque et va s'enfermer dans la demeure familiale.

Avec eux, compagnes et enfants, dont certains sont à peine adultes. La fille de Ghislaine, par exemple, tout juste mariée, rejoint sa famille à Monflanquin pour les fêtes de Noël et y reste, sans prévenir.

Le village de 2 400 âmes dans lequel la famille est implantée depuis des siècles n'en revient pas. Bien sous tous rapports, notables du coin, les Védrines connaissent tout le monde. Leur château, une bâtisse du XVIe siècle surplombe les maisons aux toits de tuiles rouges grisées par le temps et les étendues de verdure. Ghislaine et Jean Marchand y ont implanté avec succès un festival de chant lyrique. Et pourtant. "Nous les voyons passer en coup de vent pour aller faire leurs courses, toujours par deux ou trois, jamais seuls, [...] la conversation se limite à bonjour-bonsoir", raconte un de leurs anciens amis au Monde (article payant), en 2003.

Les reclus accusent tout le monde d'être des francs-maçons, "jusqu'au plus petit paysan du coin", rapporte le quotidien. Certains se font insulter : "'Tu participes à des messes noires, et à des partouzes', dit Charles-Henri à un ami.""L'une se fait traiter de 'salope'", raconte l'envoyé spécial de Libération la même année.

L'engrenage

Si Thierry Tilly n'apparaît plus après le printemps 2001, il donne ses ordres à distance, par téléphone ou e-mail. Se sert des uns pour surveiller les autres, voire les punir. Tous les ponts avec leurs proches sont coupés. La gardienne du château de Martel, à Monflanquin, voit les propriétaires enfermés, persuadés que "des personnes, partout, veulent les assassiner", regardant la télé et jouant au ping-pong toute la journée. Ils ne paient plus leurs impôts. En 2003, le fisc saisit tous les meubles de la propriété. Ils déménagent à quelques kilomètres de là, où l'un des fils possède une demeure. Là encore, le lieu est ultra-protégé, ils ne sortent que lorsqu'ils y sont obligés. Trois d'entre eux disparaissent même totalement. A partir de2006, ils rejoignent Thierry Tilly à Oxford, où ils abandonnent leur précédent niveau de vie. Charles-Henri, le médecin, devient jardinier, Christine, vendeuse chez un traiteur, rappelle Le Parisien. Et c'est Tilly qui récupère leurs salaires. Vente de bien et siphonage de compte en banque, le total des sommes versées au gourou atteindrait 4 à 5 millions d'euros.

L'issue

C'est par la femme de Charles-Henri que vient le dénouement. Elle est la première à émettre quelques doutes en interne. Et le paye cher. Thierry Tilly lui inflige et lui fait infliger par les siens "des supplices physiques et mentaux d'une rare cruauté", raconte Le Monde (article payant). Elle est attachée sur un tabouret, maltraitée, empêchée de dormir plusieurs jours d'affilée puis assommée de médicaments, détaille le quotidien. Christine de Védrines finit par s'enfuir, "grâce à l’aide et la lucidité de son patron, un traiteur français installé à Oxford", selon Libération, laissant mari et enfants en Angleterre. Même si son beau-frère et sa compagne ont déjà lâché le groupe quelques mois auparavant, c'est sa plainte, en mars 2009, qui permet au juge bordelais de lancer un mandat d'arrêt européen contre Tilly.

Thierry Tilly est interpellé en octobre de la même année à Zurich (Suisse), au cours d'un de ses nombreux passages pour déposer de l’argent sur les comptes de la Blue Light Foundation, une pseudo association humanitaire québecoise dont les deux représentants, Jacques Conan et Jacques Gonzales, ont à leur tour été écroués quelque mois plus tard, raconte Le Parisien. Jacques Gonzales pourrait être le donneur d'ordres de Tilly, ou, hypothèse avancée par Sud Ouest, avoir manipulé le manipulateur. Plusieurs témoignages rapportés par le quotidien régional l'accréditent.

Mais alors même que leur gourou a été interpellé, le clan reste enfermé dans sa prison mentale, persuadé que l'arrestation est le fait de ceux qui les menacent. Ce n'est que grâce à l'opération quasi-commando, qui les a exfiltrés de leur maison d'Oxford en décembre 2009, avec l'aide d'un psychanalyste et d'un criminologue, qu'ils en sont sortis. "Nous les avons réveillés", a expliqué l'avocat de plusieurs victimes, Daniel Picotin, à Libération. A leur sortie, le quotidien les décrit "dévastés, ruinés, fatigués, en pleurs, après huit ans de délire".
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   24.09.12 17:52

" Les reclus de Monflanquin "


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Thierry Tilly, 45 ans, soupçonné d’avoir exercé son emprise pendant presque dix ans sur onze membres de la famille de Védrines, a été mis en examen fin octobre par le juge bordelais Lorentz pour « escroqueries, abus de faiblesse, extorsion de fonds, séquestration avec actes de torture et barbarie ».




Le gourou présumé aurait utilisé « des techniques sophistiquées » pour manipuler et ruiner 11 membres d’une « famille de notables », cultivés et actifs, qui ont vécu reclus depuis 2001.

Thierry Tilly s’était fait passer pour « un attaché de la Blue Light Foundation », une fondation québécoise qui « servirait des causes humanitaires », puis pour un « agent secret » agissant pour l’OTAN. Il avait réussi à convaincre la famille qu’elle devait « renouer » avec une société secrète appelée L’Equilibre du Monde, lui extorquant une grande partie « de son riche patrimoine » et pillant sa fortune en huit ans. Le montant du préjudice pourrait approcher les 5 millions d’euros.

En 2008, la famille s’exile en Angleterre, à Oxford, là où vit Thierry Tilly. En mars 2009, l’une des recluses, Christine de Védrines, 58 ans, sort « du cercle infernal ». Son beau-frère et sa compagne avaient quitté le groupe un an avant. « L’exfiltration » de Christine a été déterminante pour « mettre un terme à l’indifférence de la justice vis-à-vis de cette famille ». Elle est à l’origine de la plainte qui a permis au juge bordelais, Stéphane Lorentz, de lancer un mandat d’arrêt européen contre l’escroc [1]. Son avocat, Me Picotin, est également celui de Jean Marchand, l’époux de Ghislaine de Védrines, l’une des « séquestrées ». Rejeté par son épouse depuis huit ans, Jean Marchand ne pouvait rien tenter pour sa famille : le délit de manipulation mentale n’existe pas en droit français et seules les victimes qui ont subi le préjudice peuvent porter plainte.

Un traitement particulier pour Christine de Védrines


Celle qui est à l’origine de la plainte ayant permis au juge bordelais de faire arrêter Thierry Tilly, Christine de Védrines, était considérée « comme un élément plus rétif que les autres ». Le gourou lui a donc infligé ou fait infliger par les siens « des supplices physiques et mentaux d’une rare cruauté » dont la privation de sommeil, assise sur un tabouret pendant plusieurs jours d’affilée…

L’opération sauvetage des Védrines


Une équipe de secours, conduite par Me Daniel Picotin, accompagné, entre autres, de psychologues, d’une criminologue, de membres et de proches de la famille de Védrines, s’est envolée pour Oxford du 10 au 14 novembre 2009.

L’objectif était de tenter de convaincre les huit personnes qui restent de regagner la France pour bénéficier « de soins adaptés » à l’état de suggestion mentale résultant de huit années de réclusion.

A Bordeaux, un dispositif est prêt : une cellule d’urgence et un accueil au sein du centre hospitalier Charles-Perrens, spécialisé dans les troubles psychiatriques. Tout laisse penser que l’état de santé psychologique des « reclus » est problématique.

C’est ainsi que Guillaume de Védrines, 32 ans, a pu être libéré lors de cette opération d’exfiltration. Il a ensuite porté plainte devant un juge d’instruction bordelais pour « escroquerie, extorsion de fonds et abus de faiblesse ».

Sept personnes dont le père, le frère et la sœur de Guillaume se trouvent encore en Angleterre et refusent de reprendre contact avec le reste de leur famille. Ils refusent également de répondre à la presse britannique.

Bientôt un juge en Grande-Bretagne


La secrétaire générale du Parquet de Bordeaux, Agnès Auboin, a indiqué que le juge d’instruction, Stéphane Lorentz se rendrait outre-Manche, bénéficiant de l’appui d’un magistrat de liaison de l’ambassade de France en Grande-Bretagne et d’Eurojust, l’organe européen chargé de renforcer la coopération judiciaire entre Etats.

Agnès Auboin a également indiqué que le travail de collaboration du magistrat avec les autorités britanniques était « rendu difficile » en raison des différences de système judiciaire.

La sortie des derniers reclus


Après une opération menée du 9 au 13 décembre 2009 à Oxford et Bristol « et qualifiée de exit counseling (exfiltration) par Me Picotin, les sept membres de la famille de Védrines restés encore sous l’influence du gourou, Thierry Tilly, ont fini par se libérer et ils sont sur le point de rentrer en France (lire l’article précédent).

L’avocat avait organisé deux opérations en Angleterre avec une psychanalyste, un criminologue et un « chauffeur spécialisé ». La première opération, à mi-novembre, avait permis la sortie de Guillaume de Védrines, 32 ans.

Me Picotin explique que les sept membres se sont tous constitués partie civile dans ce dossier. L’une de ces sept personnes, un ancien obstétricien bordelais, Charles-Henri de Védrines, a été entendu par Stéphane Lorentz, le juge d’instruction en charge de l’affaire et cette audition a permis d’enregistrer de nouvelles charges contre Thierry Tilly.

C’est la mère de Guillaume, Christine de Védrines, qui a permis de mettre fin aux agissements du gourou.

Rappelons que Thierry Tilly, suspecté d’avoir maintenu sous emprise et entièrement ruiné 11 membres de la famille de Védrines, âgés de 24 à 96 ans, a été interpellé le 21 octobre en Suisse dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen, puis « mis en examen le 28 OCTOBRE 0 Bordeaux pour escroqueries, abus de faiblesse, extorsion de fonds, séquestration avec actes de torture et barbarie. Il est écroué à la maison d’arrêt de Gradignan.

Sources :
Le Monde, Yves Bordenarve, 18.11.2009 & Sud-Ouest.com, Dominique de Laage, 16.11.2009
La Dépêche.fr, 13.11.2009 & AFP, 21.11.2009
Le Monde, Yves Bordenarve, 18.11.2009
AFP, 23.11.2009
AFP,17.12.2009



[1] C’est en profitant d’un voyage « imprudent » de Thierry Tilly en Suisse que le juge bordelais Lorentz a pu le faire arrêter : en Grande Bretagne, il était difficile à interpeller puisque ce pays n’a pas signé les accords de Schengen. « Lors de son interrogatoire de première comparution », il s’en est pris à ses victimes : des gens gluants, collants », « qui auraient squatté son espace de vie ». Thierry Tilly est incarcéré à la maison d’arrêt de Gradignan. Aux dernières nouvelles, il refusait de prendre un avocat.

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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   24.09.12 18:01

Et si le gourou était lui-même manipulé ?


Les Reclus de Monflanquin

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> " Les reclus de Monflanquin "



A l’automne 2001, onze membres de la famille Védrines s’étaient coupés du monde sous l’emprise mentale d’un « gourou », Thierry Tilly.

Reclus pendant huit ans, d’abord à Monflanquin puis à Oxford en Angleterre, ils avaient aussi été dépouillés de tous leurs biens.

Les enquêteurs du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse, assistés de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) poursuivent leurs investigations « dans le cadre de la commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction bordelais Stéphane Lozentz ». A noter que ce dernier, « promu dans quelques jours au tribunal de grande instance de Saint-Nazaire », n’a pas encore de successeur désigné « dans ce dossier d’une grande complexité ». Le dernier acte du juge bordelais aura été la mise en liberté pour raisons médicales, fin juillet 2010, de Jacques Gonzalez, 63 ans, présenté maintenant comme le « donneur d’ordre » de Thierry Tilly.

Rappelons que Thierry Tilly, 46 ans, a été interpellé en Suisse le 21 octobre 2009 sur mandat d’arrêt européen puis mis en examen pour « séquestration avec actes de torture et de barbarie, escroquerie, extorsion de fonds et abus de faiblesse » au préjudice de la famille de Védrines. 4 millions d’euros auraient ainsi été détournés. Aujourd’hui, Thierry Tilly, en détention provisoire, « se dit victime d’une machination » mais refuse l’assistance d’un avocat.

Au départ, Thierry Tilly a prétexté occuper les fonctions de fondé de pouvoir d’une association humanitaire, The Blue Light Foundation, implantée au Canada et présidée par… Jacques Gonzalez. Les Védrines avaient alors répondu à des sollicitations financières de Thierry Tilly et s’étaient montrés généreux envers l’association. Sauf que l’argent n’a jamais été versé sur les comptes de The Blue Light Foundation qui « n’a jamais eu d’activité ». Son compte bancaire a d’ailleurs été fermé « en raison du défaut de transaction ».

Quant à Jacques Gonzalez, domicilié à Paris, il « ne travaille plus depuis 1992 et ne déclare aucun revenu ». Il reconnaît, « semble-t-il », avoir utilisé une partie des fonds provenant de la famille de Védrines. Son « homme de confiance », Pascal Boucheteau, « dit le Grand Pascal » a alors servi d’intermédiaire « à maintes reprises » pour transporter des sacs contenant de l’argent. Jacques Gonzalez apparaîtrait effectivement, « au fil de l’information judiciaire » comme « le donneur d’ordres » de Thierry Tilly. Il aurait été « destinataire de sommes prélevées sur les comptes de la Citybank en Belgique » et aurait bénéficié « de remises indirectes via un compte off-shore » après la vente de terrains appartenant à la famille de Védrines. Après son arrestation en juin 2010, les policiers anglais ont découvert 35.000 euros dans un coffre qu’il louait auprès de la société Parlane, à Londres, mais aussi des comptes en Suisse et en Belgique, ainsi que des objets de très grande valeur… Le sexagénaire parisien a été mis en examen « pour blanchiment, organisation frauduleuse d’insolvabilité, abus de confiance, escroqueries, séquestration avec actes de torture et de barbarie, abus de faiblesse, extorsion de fonds, complicité, recel habituel et non-justification de ressources ». Remis en liberté, il est maintenant assigné à résidence sous bracelet électronique.

La question qui se pose dorénavant est de savoir si Thierry Tilly a lui-même été manipulé par Jacques Gonzalez… Toujours est-il qu’ils ont tous deux créé « une véritable nébuleuse de comptes à l’étranger ». Rappelons enfin « qu’à ce stade de la procédure », ils bénéficient de « la présomption d’innocence ».

Source : www.sudouest, Jean-Michel Desplos, 28.07.2010 & 26.08.2010

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MessageSujet: Décédé depuis une quinzaine d'annnées   26.10.12 21:30

Accueil > Monde > Lille: le corps d'un homme retrouvé 17 ans après

Lille: le corps d'un homme retrouvé 17 ans après

Créé le 19-10-2012 à 17h50
- Mis à jour à 18h50

Le Nouvel Observateur

LILLE (Sipa) -- Le corps d'un homme a été retrouvé vendredi matin dans une maison abandonnée située en face du rectorat de Lille, a-t-on appris de source policière précisant que l'individu était décédé depuis 1995.

L'homme a été retrouvé momifié sur son lit par des agents municipaux du service immeubles en périls de la ville de Lille, indique à Sipa le service de presse de la mairie.

Le squelette en état de décomposition avancé se trouvait sur le lit entouré d'un monticule de courriers dont les derniers datent de 1995.

"Aucun élément ne permet à ce stade de savoir ce qui s'est passé. Une enquête est en cours" mais selon une source policière, "à première vue, il s'agit d'une mort naturelle".

Un peu plutôt dans l'après-midi, un voisin déclarait à Sipa: "Je suis rentré chez moi il y a une demi-heure et il y avait les policiers. De ma fenêtre, je peux voir sa cour. Les rideaux sont décomposés, les fenêtres cassées et envahies par les pigeons, je me demandais ce qu'il se passait mais la police municipale m'a dit que c'est un homme qui avait disparu depuis 15 ans et qu'on a retrouvé aujourd'hui", a indiqué Alexis Gautier.

Personne n'avait rien remarqué durant dix sept ans. Le squelette se trouve actuellement à l'institut médico-légal de Lille où une autopsie doit être pratiquée.

xjou/jbl/mw
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MessageSujet: Séquestrée et violée pendant 28ans   21.11.12 21:17

Lydia Gouardo: «J'aimerais que l'on pense un peu à moi»

14 contributions
Publié le 14 mai 2012.




Pour Lydia Gouardo, 50 ans, l'essentiel est de voir son statut de victime enfin reconnu. Charles Platiau / Reuters



JUSTICE - Séquestrée et violée pendant vingt-huit ans, Lydia Gouardo pourrait enfin être indemnisée...


A combien s'élève le préjudice subi par une femme qui a été séquestrée, torturée et violée par son père adoptif pendant vingt-huit ans? La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi) du tribunal de Meaux (Seine-et-Marne) va répondre, ce lundi, à la question posée par Lydia Gouardo.

A l'âge de 9 ans, elle a commencé à être abusée par son père, qui la retenait dans leur maison de Seine-et-Marne. Pour éviter qu'elle ne dénonce les tortures et les viols répétés, il décide même de la retirer de l'école. Le calvaire – au cours duquel six enfants voient le jour – dure près de trente ans. Elle ne doit son salut qu'à la crise cardiaque qui terrasse, en 1999, celui qu'elle nomme encore aujourd'hui «le Vieux».

De lourds stigmates

«Il y a peu de précédents, reconnaît Emmanuel Rabier, son avocat. Mais nous avons des éléments concrets qui permettent d'évaluer sa situation et de l'indemniser en conséquence.» Comme l'absence de scolarité qui lui complique encore la vie aujourd'hui. «Récemment, je suis allée à la Sécu, confie-t-elle ainsi. Je ne sais pas écrire. Je ne pouvais pas remplir le dossier. La dame s'est foutue de ma gueule. Mais je n'avais pas envie de lui raconter mon histoire…»

Violentée pendant des années, Lydia garde aussi de lourds stigmates. «“Le Vieux” m'a brûlée. Je suis handicapée à 80%. Je dois encore subir des greffes de peau. Je ne peux pas travailler.» Et donc pas «cotiser pour la retraite», poursuit son avocat.

Mais pour Lydia Gouardo, l'essentiel est d'abord de voir son statut de victime reconnu. «Tout le monde m'a abandonnée pendant ces années. J'aimerais que l'on pense un peu à moi.» Et surtout aux années qu'il lui reste à profiter. A 50 ans, elle voudrait ainsi acheter la maison qu'elle loue pour ne pas avoir à «retourner dans la baraque du “Vieux”». Et aussi s'offrir les cours particuliers qu'elle a repérés sur Internet. «Vous savez, c'est dur de profiter de la vie quand vous n'avez rien connu…»

Vincent Vantighem
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   21.11.12 21:21

Merci au voisinage et aux services sociaux... ... ...

Si ce n'est pas une honte,ce genre de fait divers...

Un peu dommage que "le vieux" ait eu une crise cardiaque fatale

Il aurait mérité qu'on lui arrache vivant son sexe comme dans le roman de

Zola,"Germinal"....
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MessageSujet: Tiphaine,l'enfant martyr   25.01.13 21:26


Procès des parents de Tiphaine : ce qui s’est passé le soir de sa mort

Le 23/01/2013 à 10:44 - La rédaction


Le procès des parents de Tiphaine se poursuit aux Assises du Nord.
Deux jours après son ouverture, les experts psychiatriques ont présenté leurs rapports et la mère de la fillette de 5 ans, retrouvée morte en 2009, a livré des explications sur les circonstances de son décès. Le point avec Planet.fr.

"Je voulais lui faire mal". Au deuxième jour de son procès, Anne-Sophie Faucheur, la mère de Tiphaine accusée d’homicide volontaire, a donné des détails sur la relation très difficile qu’elle entretenait avec sa fillette de 5 ans. Devant la cour d’assises du Nord, la jeune femme de 26 ans est en effet revenue sur les sévices qu’elle a infligés à son enfant, retrouvée morte en juin 2009. "Je pensais que c’était elle qui me provoquait", a-t-elle ainsi expliqué à la barre avant d’ajouter que les privations de repas, les punitions, "les fessées, les gifles et les coups de ceinture sur les fesses" faisaient partie du quotidien de l’enfant. "Ca commence pour rien, je ne sais même plus pourquoi ça a commencé. Parfois, elle avait le regard dur, j’étais persuadée qu’elle me regardait méchamment (…) Je n’avais pas l’impression d’être sa mère, il n’y avait pas de lien", a tenté de justifier Anne-Sophie Faucheur.


"Tout était prétexte à la frapper"
Elevée par sa famille paternelle jusqu’en janvier 2009, Tiphaine a ensuite retrouvé sa mère. "J'avais idéalisé nos retrouvailles, je ne me suis pas dit qu'elle pouvait être perturbée. Je pense que j'attendais beaucoup de choses, je perdais pied. A partir de février, je commence à être autoritaire, dure", s’est défendue l'accusée, disant se rendre compte de "la monstruosité de (s)es actes". Impassible dans le box des accusés, son ancien concubin, Nicolas Willot a, lui, déclaré : "La situation s'est vite aggravée, Typhaine était une enfant timide et renfermée, jamais heureuse quoi qu'on fasse, cette attitude a agacé Anne-Sophie. Elle la frappait quand elle était en colère, tout était prétexte à la frapper".

"Un râle" avant de s’effondrer
Le soir de sa mort - fixé au 10 ou au 11 juin –la petite fille "n’arrivait pas à dormir et marchait dans la chambre", ce qui a "exaspéré" sa mère. Cette dernière a rapporté lui avoir donné "une série de coups". Admettant que "ça a été très fort", elle a poursuivi : "Puis, j'ai été mettre une paire de baskets et je l'ai frappée au niveau du ventre. Elle est au sol, elle a du mal à marcher. Je ne me souviens plus, mais elle doit pleurer". Alors que plusieurs membres de la famille paternelle de la jeune victime ont préféré sortir de la salle, sous le choc, Nicolas Willot a pris le relais de son ex-compagne pour raconter le déroulement des faits. Il a ainsi expliqué l’avoir "maintenue par les aisselles pendant qu'Anne-Sophie lui porte des coups pour pas qu'elle tombe par terre". Les deux accusés ont fini par déclarer que les coups ont été suivis d'une "longue douche froide" pour "calmer" Typhaine, qui a ensuite émis "un râle" avant de s'effondrer dans le bac de douche.

Un enlèvement fictif
"J'ai essayé de la ranimer, j'ai pas su", lâche Nicolas Willot, pompier volontaire, qui par "peur de la prison" et de "perdre les autres enfants" - Caroline et Apolline - a décidé de dissimuler le corps de Typhaine à la cave, nu, sur un sac plastique. Le cadavre de petite fille est resté pendant près d’une semaine dans la cave du domicile familial, avant d’être enterré dans la forêt. Anne-Sophie Faucheur et son compagnon Nicolas Willot ont dissimulé ce décès pendant près de six mois derrière un enlèvement fictif, donnant en public l'image de parents éplorés, avant de finalement avouer en garde à vue. Ils encourent tous les deux la prison à perpétuité.

L’avis des experts
Interrogé mardi par visioconférence, le Docteur Roland Coutanceau, expert psychiatrique a estimé que la mère de Typhaine "comprend que les coups ont peut-être tué l'enfant", mais a conclu qu'il n'y avait pas "une volonté d'homicide consciente, claire, affirmée" chez elle. Un autre expert, le Docteur Ameziane Ait-Menguellet a, quant à lui, souligné qu’Anne-Sophie Faucheur avait paru "moins perturbée" par la mort de sa fille que par la "honte" d'avoir menti.
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MessageSujet: Mattéo,un ado roux   18.02.13 20:32

Hommage à Mattéo,
un ado qui s'est suicidé
parce qu'il avait les cheveux roux
parce qu'on s'est moqué de lui
à cause de ses cheveux roux

HEART2 HEART2 HEART2

j'ai toujours aimé les roux
et les tâches de rousseur
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MessageSujet: Broyé dans un camion-poubelle   08.04.13 12:29


Un adolescent meurt broyé dans un camion-poubelle


Créé le 08-04-2013 à 11h28 - Mis à jour à 11h53


Le Nouvel Observateur


La police luxembourgeoise a ouvert une enquête afin de comprendre ce que faisait un jeune Français de 17 ans dans une benne à ordures.


Le jeune homme a trouvé la mort lors du ramassage des ordures à Luxembourg le matin du 6 avril.

Un jeune Français de 17 ans est mort écrasé par la presse d'un camion-poubelle pendant la tournée de ramassage des ordures le matin du samedi 6 avril à Luxembourg, selon le quotidien luxembourgeois "L'essentiel".

Les éboueurs ont entendu des cris au moment de déverser le contenu d'une benne dans le broyeur à ordures mais il était alors trop tard. L'adolescent français, vivant dans une ville proche de la frontière luxembourgeoise, a eu la nuque brisée selon les premiers éléments de l'enquête.

La police n'écarte pas la piste du meurtre et cherche à savoir pourquoi le jeune homme, qui n'était pas ligoté, n'a pas réagi plus tôt à la mise en marche du broyeur. Etait-il ivre, drogué ou anesthésié ? Que faisait-il dans la benne à ordures ? Le Parquet du Luxembourg espère en savoir davantage avec les résultats de l'autopsie. Une chose est sûre pour l'instant : le jeune Français n'était pas SDF, "il était propre sur lui", a affirmé un porte-parole de la police à "L'essentiel".
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   08.04.13 12:39

Très bizarre,un adolescent étant "lourd" forcément.Le poids de la poubelle où il se trouvait n'a pas intrigué les ouvriers?
Il a été broyé,écrasé...ses vêtements aussi par conséquent
Comment ont-il su qu'il n'était pas SDF ?
"Il était propre sur lui"
dans une poubelle,puis dans un camion-poubelle?
Comment on peut être propre sur soi dans ce genre de situation????????????
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MessageSujet: Décès sans enterrement   12.04.13 17:40

Toulouse : une retraitée morte depuis 3 ans retrouvée dans son appartement


Le corps d'une femme de 76 ans a été retrouvé sans vie dans un appartement de Toulouse, ce jeudi. La retraitée était décédée depuis trois ans.

Macabre


Publié le 12 avril 2013

Une retraitée a été retrouvée morte. Elle l'était depuis trois ans. Crédit Reuters


Une découverte pour le moins macabre à Toulouse. Une retraitée de 76 ans, du nom de Fernande Broca, a été retrouvée sans vie dans son appartement du quartier Saint-Cyprien. D'après les premières constatations médicales, le décès de cette septuagénaire remonterait à 2010. Personne n'a remarqué l'absence de cette locataire réputée comme très discrète selon La Dépêche. C'est l'agence locative de Fernande Broca qui après plusieurs tentatives de la contacter a alerté la policer, ce jeudi. Dans la matinée, ces derniers sont rentrés dans l'appartement qui se situait au premier étage de l'immeuble et ont retrouvé le corps de la vieille femme.

"En cinq ans, j'ai dû la croiser deux fois dans l'escalier de l'immeuble. En voyant les fenêtres fermées depuis un certain temps, on pensait qu'elle avait rejoint une maison de retraite", a raconté une voisine sur La Dépêche. Un commerçant a affirmé qu'elle "sortait toujours de l'immeuble avec son panier à commission" alors qu'un voisin a ajouté que devant sa porte "des avis de passage de relevé d'électricité se sont amoncelés ces derniers mois. On pensait qu'elle était partie". La Dépêche a également noté que les prélèvements des factures se faisaient automatiquement sur son compte.
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MessageSujet: Explosion au Texas(USA)   18.04.13 10:02

Explosion dans une usine au Texas : "C'était comme une bombe nucléaire"

Créé le 18-04-2013 à 06h18 - Mis à jour à 09h02


Par Le Nouvel Observateur

VIDEO. Plusieurs centaines de personnes ont vraisemblablement été blessées dans cette explosion survenue non loin de Waco au Texas, qui a détruit de nombreux bâtiments, dont une école.


Plusieurs centaines de personnes ont vraisemblablement été blessées dans une violente explosion survenue mercredi 17 avril dans la soirée dans une usine d'engrais de West, non loin de Waco au Texas, qui a endommagé voire détruit de nombreux bâtiments, dont une école, rapportent les autorités.
La chaîne de télévision CNN a fait état de deux morts, bilan qui n'a pu être confirmé pour l'instant. Le maire de West, Tommy Muska, a déclaré dans une interview à cette chaîne d'information en continu que 60 à 80 habitations aux abords de l'usine avaient été soufflées par la déflagration : "C'était comme si une bombe nucléaire avait explosé", a-t-il témoigné auprès de CNN.
Une chaîne locale, KWTX news, qui cite le responsable des services d'urgence, parle elle de 60 à 70 morts et des centaines blessés. Le bilan n'a pu être vérifié immédiatement par l'AFP. KWTX cite le directeur des services d'urgence de West, au nord de Waco, George Smith.

L'explosion s'est produite peu avant 20 heures (3 heures jeudi à Paris) dans l'usine West Fertilizer, a indiqué par téléphone le porte-parole des pompiers, Don Yeager, précisant que son origine n'avait pas encore été déterminée mais qu'elle pourrait être due à de l'ammoniac. "L'explosion était si puissante qu'elle a provoqué des incendies dans les bâtiments adjacents", a-t-il ajouté.
Des pompiers ont été blessés par une seconde explosion alors qu'ils intervenaient sur les lieux, selon la chaîne de télévision CBS.
Les blessés ont été conduits vers des hôpitaux de la région.
"Il y a d'énormes dégâts"

Une maison de retraite s'est effondrée et des personnes seraient prises au piège dans les décombres, a déclaré à Reuters un porte-parole des services de la sécurité publique du Texas. Selon lui, il y a "des centaines de victimes" et de nombreuses habitations ont été endommagées.
"Il y a d'énormes dégâts. Je n'ai jamais vu une chose pareille", a déclaré le shérif du comté de McLennan, Parnell McNamara. "Cela ressemble à une zone de guerre, avec tous ces débris".
Un journaliste de Reuters a constaté qu'une école et plusieurs habitations du quartier avaient été dévastés par les flammes à West, localité de 2.700 habitants située à 130 km environ de Dallas et à 32 km de Waco. Le centre de la localité a été évacué.
Le gouverneur du Texas, Rick Perry, a déclaré avoir "mobilisé les ressources de l'Etat pour aider les autorités locales" à faire face à l'explosion.
Ce drame intervient deux jours après l'attentat qui a été perpétré sur la ligne d'arrivée du marathon de Boston (nord-est), et qui a fait trois morts et 180 blessés lundi, selon un dernier bilan. Et à 48 heures du 20e anniversaire d'un incendie à Waco qui avait embrasé un complexe que tenait David Koresh et ses adeptes de la secte des Davidiens. Cet incendie avait marqué la fin du siège de Waco par les agents du FBI. Quatre-vingt-deux adeptes du groupe religieux et quatre agents du FBI avaient péri à Waco.
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MessageSujet: Explosion au Texas   18.04.13 10:29

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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   26.04.13 19:33

Broyé dans le camion benne : le téléphone utilisé après la mort

Rebondissement dans l’affaire de l’adolescent de Vandœuvre écrasé dans un camion-poubelles au Luxembourg.

Région Lorraine|

Qui est cet homme qui, la semaine dernière, a décroché le portable de Haïridine, quelques heures après sa mort ? Comment cet inconnu s’est-il procuré l’un des deux téléphones de la victime ? Pourquoi l’appareil est-il fermé depuis ce contact post mortem ? Autant de questions troublantes auxquelles vont devoir répondre les enquêteurs de la PJ luxembourgeoise, après la mort de Haïridine, dans la nuit du 5 au 6 avril, à Luxembourg-ville (nos précédentes éditions).

L’adolescent vandopérien âgé de 17 ans était de sortie avec deux amis au « Byblos ». La discothèque du quartier gare organisait une « after party » après le concert du rappeur Booba, à Amnéville. Un enregistrement de vidéo-surveillance indique que le trio a stationné son véhicule au parking de la gare avant d’entrer en boîte. À l’intérieur de l’établissement, les trois copains se sont perdus de vue. Vers 2 h, Haïridine aurait quitté l’établissement. Seul. Sa veste et l’un de ses deux portables sans puce – le jeune homme en utilisait une seule pour les deux appareils – seront retrouvés aux vestiaires.

« L’interlocuteur m’a assuré avoir trouvé le portable devant la discothèque »

Que s’est-il passé ensuite ? Le vide, ou presque. « Des témoins l’ont vu dans la rue, lui ont parlé. Il paraissait normal, il était propre mais il parlait et se déplaçait lentement », explique Mouramdi, son oncle. Ce dernier a fait le déplacement au Grand-Duché en compagnie du père de la victime « pour essayer de comprendre… »

Samedi 6 avril, peu avant 6 h, ce lycéen scolarisé en section plomberie au lycée Héré à Laxou, était retrouvé sans vie dans un camion-poubelles qui procédait au ramassage des ordures ménagères, rue Bender, à 300 m de la discothèque. Alors que les rippeurs déversaient le contenu du container dans la benne, ils stoppent la manœuvre après avoir entendu un cri. L’adolescent qui se trouvait au fond du bac de collecte vient d’être déversé avec les déchets dans le mécanisme de compactage du camion. Fatal. Comment et pourquoi le lycéen Meurthe-et-Mosellan s’est retrouvé plongé au fond de ce container, à 130 km de chez lui ?

« C’est la première fois qu’il sortait si loin », affirme son grand frère, ravagé par la douleur, les questions et les nuits sans sommeil. Lui et sa famille éprouvent les plus grandes difficultés à concevoir que Haïridine ait pu s’introduire dans ce bac de sa propre initiative. Après avoir pris soin de sortir les sacs poubelles. Un comportement irrationnel, compatible avec une absorption massive d’alcool ou un autre produit ? Le résultat d’une agression ? « Cest mon frère, je le connais bien. Il ne buvait pas, il était clean ». Son entourage est unanime.

Excepté les deux amis – deux frères de 24 et 17 ans – qui auraient déclaré avoir consommé deux bouteilles de whisky en compagnie de Haïridine avant d’entrer en boîte. Des analyses toxicologiques en cours devraient permettre de le vérifier. « Selon la police, l’autopsie n’aurait pas mis en évidence de traces de violences », croit savoir l’oncle de cet adolescent passionné de coiffure.

L’identification du détenteur du portable de la victime serait susceptible de faire progresser cette enquête ouverte pour « mort suspecte » par les autorités luxembourgeoises. « Quand j’ai appris la mort de Haïridine, je n’y croyais pas », confie l’un de ses amis qui, le 6 avril vers 15 h 30, compose le numéro de portable du défunt. « Je suis tombé sur la messagerie puis quelqu’un m’a rappelé. L’interlocuteur s’est présenté sous le prénom de Soufiane, m’assurant qu’il avait trouvé le portable devant la discothèque. Il aurait voulu le confier à un vigile qui l’a refusé », rapporte cet ami qui n’a pas mentionné la mort du jeune homme durant la conversation avec l’inconnu. « Je lui ai demandé de renvoyer l’appareil mais il a refusé au prétexte qu’il n’avait pas d’argent et qu’il habitait Longwy. Et puis il a raccroché ». Depuis cet ultime entretien, le mobile de Haïridine ne répond plus.

Alain THIESSE
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   26.04.13 19:57

18/04/2013 à 16:22

Ado mort broyé au Luxembourg : un taux d'alcool élevé constaté

L'analyse toxicologique a démontré que Hairidine, le jeune homme mort broyé dans une benne à ordures à Luxembourg, présentait un taux d'alcoolémie élevée

Région Lorraine|

Ado mort broyé au Luxembourg : Hairidine était sous l'emprise de l'alcool

L’adolescent français de 17 ans mort broyé début avril dans une benne à ordures au Luxembourg présentait un taux d’alcoolémie élevé, a annoncé jeudi le parquet de Luxembourg, en écartant la thèse de l’homicide.

« A ce stade de l’information, ni l’enquête menée par la police judiciaire, ni les résultats de l’autopsie, ni les différents indices recueillis n’ont pu mettre à jour l’implication d’une tierce personne », a indiqué le parquet.

Dans la nuit du 5 au 6 avril, le jeune homme originaire de Vandoeuvre, dans la banlieue de Nancy (est de la France), s’était couché au fond d’une benne à ordures. Peu avant 06 h 00, un camion de ramassage des poubelles faisait sa tournée dans le quartier de la gare à Luxembourg.

Après avoir déversé le contenu de la benne, les éboueurs avaient entendu un cri de détresse. Ils avaient aussitôt actionné le dispositif d’arrêt du système de compactage, mais il était déjà trop tard. L’adolescent avait été broyé. Le médecin des urgences dépêché sur place n’avait pu que constater son décès.

Le parquet de Luxembourg avait ouvert une informations judiciaire pour déterminer les circonstances de la mort.


AFP
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MessageSujet: Barbaries dans la civilisation   07.05.13 23:14

USA,pays civilisé,trois jeunes femmes ont été séquestrées pendant une dizaine d'années par un malade-délinquant dans son domicile dans un quartier résidentiel.Une fillette a vu le jour dans ce genre de circonstances,elle a six ans

Inde,une fillette de quatre ans est morte suite à un ou plusieurs viols

Des faits divers dans un enfer planétaire en miniature

L'enfer éternel peut se justifier pour ce genre de connards-salopards
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MessageSujet: Du Destop à boire..   20.07.13 11:54


Elle veut tuer son enfant, elle lui fait avaler du Destop

Par LEXPRESS.fr, publié le 20/07/2013 à 11:20


Une jeune femme sri-lankaise a été mise en examen pour avoir tenté de tuer son enfant en lui faisant avaler du destop. Son amant, père du bébé, et son mari ont été interpellés pour provocation au suicide.

Elle veut tuer son enfant, elle lui fait avaler du Destop
Une jeune femme a été mise en examen pour avoir tenté de tuer son bébé en lui faisant ingérer du destop.

afp.com/Martin Bureau


Une jeune femme sri-lankaise a été mise en examen pour avoir tenté de tuer son fils, l'enfant de son amant, en lui faisant ingérer du Destop, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Un juge des libertés et de la détention a été saisi. En attendant le débat différé, fixé au 24 juillet, la jeune femme a été incarcérée.

La femme de 28 ans avait utilisé une pipette pour faire boire le liquide hautement toxique à son enfant de sept mois, avant d'elle-même en avaler pour tenter de mettre fin à ses jours à son domicile à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), mardi soir. "Elle avait un amant depuis 2010, et le bébé était de lui", avait indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

"Elle a expliqué qu'elle ne voulait pas le laisser seul", selon cette source. "Elle savait qu'il n'y aurait personne d'autre pour s'occuper de l'enfant", avait ajouté une source judiciaire, racontant qu'elle s'était allongée par terre pour se laisser mourir au côté de son bébé.

Son amant et son mari interpellés pour provocation au suicide

La jeune femme avait été placée en garde à vue mercredi soir à l'hôpital Saint-Louis à Paris, où elle avait été transférée après avoir été découverte par un cousin, chez qui elle s'était réfugiée, et qui avait alerté les pompiers. "Si le cousin ne l'avait pas trouvée comme ça, elle serait morte", selon la source proche de l'enquête.

Son amant et son mari, également originaires du Sri-Lanka, ont d'ailleurs été interpellés jeudi pour provocation au suicide. "Elle subissait une forte pression du mari et de l'amant. +Il ne reste plus qu'à te suicider+, lui disaient-ils", a-t-on expliqué de source judiciaire. En outre, le mari est soupçonné d'avoir violenté son épouse.

Une information judiciaire pour provocation au suicide suivi d'effet a été ouverte concernant l'amant et le mari, également poursuivi pour violences conjugales. L'enfant, qui souffre de brûlures et d'hématomes internes, est endormi artificiellement pour éviter qu'il ne souffre, mais ses jours ne sont pas en danger.

La Brigade des mineurs de la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis est chargée de l'enquête.

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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   20.07.13 12:03

Ils sont complètement malades !je suis folle de rage.A la limite,ces gens-là,qu'est-ce qu'ils foutent chez nous,en France?Avaler du Destop ou du Harpic,bons pour l'asile,ces gens-là,çà me tue.Elle aurait essayé de l'étouffer ou de le noyer ou de l'endormir avec des somnifères..passons.Mais du Destop !ah oui,des gens s'immolent par le feu en France..
Ce n'est pas la provocation au suicide qui me choque,c'est le moyen employé.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   20.07.13 12:17

Elle aurait dû essayer elle-même d'en boire deux à trois gorgées pour voir l'effet que çà fait avant de donner çà à son môme
Je ne pige pas
Si je manie ce genre de produit,c'est tout juste si je ne me couvre pas de la tête aux pieds avant et si je ne prends pas une douche après
je n'y ai jamais goûté.Rien que l'odeur..
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MessageSujet: Fait divers au Canada...   20.08.13 11:22


Publié le 19 août 2013 à 21h43 | Mis à jour le 19 août 2013 à 21h43

La famille d'un enfant autiste reçoit une lettre suggérant l'euthanasie

La Presse Canadienne
NEWCASTLE, Ont.

Un voisinage ontarien a apporté son soutien à la famille d'un garçon autiste de 13 ans, après que sa grand-mère eut reçu une lettre anonyme lui disant de quitter le quartier ou de faire euthanasier l'enfant.


Brenda Millson, de Newcastle, en Ontario, dit avoir été choquée en lisant la missive, arrivée vendredi par la poste.

L'auteure de la lettre d'une page tapée à la machine affirme être une mère vivant dans le quartier, et est irritée par les bruits produits par le petit-fils de Mme Millson, Max, lorsqu'il se trouve à l'extérieur.

La missive se poursuit en disant que la «pollution sonore» du garçon effrayait les «enfants normaux» de l'auteure.


On retrouve également, dans le texte, une déclaration voulant qu'«il est un fardeau pour tout le monde, et ce sera toujours ainsi», et qu'il fallait «effectuer le bon choix et déménager ou le faire euthanasier».

Mme Millson dit avoir immédiatement contacté la police.

Elle précise que Max vit avec ses parents et un frère plus âgé à Oshawa, en Ontario, et qu'il lui a rendu visite à Newcastle.

La police régionale de Durham a dit faire enquête depuis vendredi, et que la lettre était prise au sérieux.

La mère de Max, Karla Begley, âgée de 44 ans et clouée dans un fauteuil roulant parce qu'elle souffre de sclérose en plaques, a mentionné que la police lui avait dit n'avoir jamais vu une lettre «aussi honteuse».

Dimanche soir, au moins 120 personnes ont attendu à l'extérieur de la maison pendant plus d'une heure afin de démontrer leur appui à la famille, a dit Mme Begley. Des familles comptant des enfants autistes ont pris la route depuis Oshawa pour manifester leur solidarité.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   22.08.13 22:27


Paris 14e : une sexagénaire morte depuis des semaines découverte dans son appartement

FAIT DIVERS - Une femme âgée d'une soixantaine d'année a été découverte morte dans son domicile du 14e arrondissement, du côté du quartier Plaisance. Elle aurait succombé depuis plusieurs semaines de mort naturelle.

Les pompiers ont dû faire usage d'une grande échelle pour évacuer le corps.
Les pompiers ont dû faire usage d'une grande échelle pour évacuer le corps. Photo : AFP

Cela faisait probablement des semaines que le cadavre reposait là, dans cet appartement du 14e arrondissement. Le corps d'une sexagénaire a été découvert à son domicile du quartier Plaisance, mercredi, vers 19 heures. D'après les premiers éléments de l'enquête le corps de cette Parisienne, qui a succombé à une mort naturelle, était dans un état de décomposition très avancé. Les pompiers l’ont évacué à l’aide d’une grande échelle.

Ce genre de découverte macabre est rare, mais pas extraordinaire. En juin 2012, c'est au sous-sol de l'Institut du monde arabe que le corps en état de décomposition avancée avait été trouvé.
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MessageSujet: La petite Fiona   27.09.13 15:23

je suis au courant
là,je n'ai pas de mot,c'est trop
il y a des limites à tout


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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   05.10.13 11:56

Le cadavre d'un homme mort il y a quatre ans, découvert à Dijon
Edité par MYTF1News avec AFP
le 05 octobre 2013 à 11h03 , mis à jour le 05 octobre 2013 à 11h06.
police , dijon Faits diversLe corps d'un handicapé de 58 ans décédé il y a quatre ans, apparemment de mort naturelle, a été découvert jeudi à son domicile à Dijon.



Découverte macabre à Dijon , en Côte-d'Or. Le corps d'un handicapé de 58 ans décédé il y a quatre ans, apparemment de mort naturelle, a été découvert jeudi à son domicile a-t-on appris auprès de la police confirmant une information du Bien public.
 
La dépouille, "momifiée", a été retrouvée dans le lit du défunt par l'huissier et la police venus l'expulser à la suite d'une cessation de paiement, a expliqué la même source. Depuis plusieurs mois les loyers de cet homme qui percevait une pension d'adulte handicapé n'avaient pu être prélevés ce qui avait déclenché une procédure d'expulsion. Les courriers relevés dans sa boîte aux lettres dataient pour les plus anciens de décembre 2009, a indiqué la police.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   23.10.13 11:49

Seine-et-Marne : découverte du cadavre d'un homme pendu il y a huit ansEdité par MYTF1News
le 23 octobre 2013 à 07h51 , mis à jour le 23 octobre 2013 à 08h52. Temps de lecture
2min
Bussy-Saint-Georges Crédits : idée

suicide Faits divers
Il avait été licencié par son employeur. Un homme s'est pendu en 2005 dans son appartement de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). Sa dépouille n'a été découverte que vendredi dernier a l'issue de la vente de son appartement.
 
La découverte remonte à vendredi. Un homme a été découvert pendu dans son appartement de Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne). D'après les éléments découverts sur les lieux, la mort serait survenue en 2005. Depuis, personne ne s'était inquiété du décès.
D'après les premiers éléments, détaillés par Le Parisien et RTL, l'homme - d'origine cambodgienne - avait coupé les ponts avec ses deux sœurs et ses deux frères pourtant domiciliés en Ile-de-France. Il se serait suicidé, après avoir été licencié par son employeur et engagé une procédure aux prud'hommes, selon le quotidien.
Il aurait eu 50 ans cette année
La boîte aux lettres qui déborde, le téléphone qui ne répond plus... rien n'a inquiété les voisins. C'est la banque qui a lancé les procédures de vente aux enchères de l'appartement en raison des factures impayées. La vente aux enchères conclue, le nouveau propriétaire des lieux a pris possession de son bien et découvert la dépouille oubliée. La victime aurait eu 50 ans cette année.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   23.10.13 15:55


Bussy-Saint-Georges : retrouvé pendu chez lui huit ans après


Thomas Poupeau | Publié le 23.10.2013, 11h52

Bussy-Saint-Georges, hier. Thomas Ngin avait coupé les ponts avec sa famille et s’était installé au 1er étage de cet immeuble en 2001.

Bussy-Saint-Georges, hier. Thomas Ngin avait coupé les ponts avec sa famille et s’était installé au 1er étage de cet immeuble en 2001. | (LP/T.P.)

La solitude a frappé. Fort. Thomas Ngin, un habitant de Bussy-Saint-Georges qui aurait eu 50 ans dans quelques jours, a été retrouvé mort vendredi dernier. Enfermé dans son appartement coquet, l’homme s’est suicidé… il y a huit ans.

Depuis ce temps-là, personne ne s’est inquiété de son sort, laissant ce quinquagénaire né au Cambodge se momifier sur sa porte d’entrée, contre laquelle il s’est pendu avec un drap, un jour de 2005.

SUR LE MÊME SUJET
« Je ne connais même pas mes voisins »
Cet agent de sécurité, engagé dans une procédure aux prud’hommes contre son employeur, avait « des problèmes d’argent », indique une source proche du dossier.

Depuis huit ans, les factures s’entassaient, entre son crédit immobilier et ses charges de propriétaire. Il y a plusieurs mois, la banque du Buxangeorgien lance une procédure en justice pour récupérer ses dettes. L’homme doit huit années de traites, alors son créancier décide de faire vendre son appartement de force, pour se rembourser sur le prix. Parallèlement, le syndicat de copropriétaires de l’immeuble vote favorablement pour la saisie immobilière du bien de Thomas Ngin. « Il devait 14000 € au syndic, qui pourront être également remboursés sur la vente de son bien », indique une gestionnaire du syndic.

Le 3 octobre, l’appartement est donc vendu aux enchères pour 415000 €. « Il a dû recevoir des courriers, mais par définition, ce genre de décision de justice ne nécessite pas l’accord du concerné », explique une habituée de ces procédures. Vendredi, l’acquéreur de l’appartement se présente avec un serrurier… et la porte d’entrée s’ouvre sur le corps du malheureux. Au-delà de cette justice déshumanisée et d’un système qui a littéralement oublié l’un de ses enfants, il reste que personne ne s’est manifesté depuis 2005.

Thomas avait deux frères et deux sœurs, domiciliés dans le Val-d’Oise. Il y a dix ans, alors qu’il était hébergé chez l’un de ses frères, il se brouille avec lui. « C’était un maniaque de la propreté et il n’a pas supporté les habitudes de son frère », indique une source proche de l’enquête. Résultat : l’homme a « coupé les ponts » avec sa famille et est venu, en 2001, s’installer à Bussy-Saint-Georges. « Ils ont essayé de reprendre contact avec lui, en vain. »

Au rez-de-chaussée de son immeuble, une orthophoniste se rappelle simplement de « sa boîte aux lettres qui débordait, et que certains d’entre nous ont vidée et trié. Courriers d’avocats, lettres de la CAF : « On pensait que cet homme, qui avait un nom asiatique, était retourné au pays », poursuit la praticienne. De leur côté, les propriétaires des logements voisins expliquent être « allés tambouriner de nombreuses fois à la porte » de chez Thomas Ngin, notamment parce qu’il « devait beaucoup d’argent au syndic ». Une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours pour confirmer la date et les circonstances du décès.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   23.10.13 15:57

Depuis ce temps-là, personne ne s’est inquiété de son sort, laissant ce quinquagénaire né au Cambodge se momifier sur sa porte d’entrée, contre laquelle il s’est pendu avec un drap, un jour de 2005.

Les gens n'ont pas d'odorat ?
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MessageSujet: L'hébergement d'Amélie   24.10.13 16:58

Condamné à loger une handicapée : face à l'indignation, l'Etat renonce à faire appelEdité par B.L. avec AFP
le 24 octobre 2013 à 16h40
La jeune femme avait attaqué l'Etat au nom du "droit à la vie" et fait condamner les autorités françaises à lui trouver un hébergement spécialisé. Face à l'indignation, l'Etat a finalement renoncé à faire appel de la décision du Conseil d'Etat.

L'Etat a renoncé à faire appel auprès du Conseil d'Etat du jugement qui lui avait ordonné de trouver une place dans un institut spécialisé pour une jeune handicapée, Amélie Loquet.

"Devant l'indignation" suscitée par ce recours, la ministre déléguée auprès des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a annoncé jeudi l'abandon de l'appel lors d'une réunion en fin de matinée avec les associations, a annoncé l'Unapei dans un communiqué. Cette décision a été confirmée à l'AFP par le Conseil d'Etat.

Au nom du "droit à la vie"

Le tribunal administratif de Pontoise avait ordonné début octobre à l'Etat de "prendre toutes dispositions" pour qu'une place en hébergement spécialisé soit trouvée pour Amélie, une jeune fille handicapée qui avait attaqué l'administration au nom du "droit à la vie".

L'Agence régionale de santé d'Ile-de-France doit "prendre toutes dispositions pour qu'une offre de soins permettant la prise en charge effective, dans un délai de quinze jours, de la jeune femme, par un établissement médico-social adapté à son état, soit présentée à ses parents", avait jugé le tribunal, sous peine d'une astreinte de 200 euros par jour de retard.

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MessageSujet: Fait divers..sous le "règne" de François Hollande   06.11.13 1:31

Gironde. Il tue sa femme en fin de vie et se suicide

Publié le 16/10/2013 à 03:50, Mis à jour le 16/10/2013 à 07:32 | 31

Gironde

Les gendarmes au domicile du couple au Cap Ferret. / DDM, PS
Les gendarmes au domicile du couple au Cap Ferret. / DDM, PS

Découverte macabre dans le jardin d’une maison de Lège-Cap-Ferret, en Gironde où le cadavre d’une femme d’une trentaine d’années a été exhumé. Les gendarmes ont été prévenus par la mère de l’homme qui habitait dans cette maison. Lui-même a été retrouvé mort hier en fin d’après-midi, sur la presqu’île de Lège Cap Ferret. «Mon fils m’a envoyé un SMS en me disant qu’i l avait tué sa compagne pour abréger ses souffrances, qu’il l’avait enterrée dans son jardin, et qu’il allait se suicider sur la plage du Grand-Crohot, au Cap Ferret». Tel est en substance le cri d’alarme lancé lundi par la mère de Fabien M., immédiatement recherché par une trentaine de gendarmes épaulés par un hélicoptère, sur les plages et chemins forestiers du Cap Ferret.

Les militaires ont découvert dans la maison en retrait de l’avenue des Abeilles, à proximité du bourg de Lège, des traces de balle, et la victime inhumée dans le terrain. Les rares voisins se disent surpris, même si certains avaient enten des disputes au cours de l’été. «Fabien est quelqu’un de sympa, qui venait jouer avec nous à la pétanque. C’est un grand gaillard, plutôt mince, un peu dégarni, la trentaine. Il travaille comme livreur en parapharmacie. Il habitait ici depuis au moins sept ans, mais ça ne fait que un an, un et demi qu’il était avec cette jeune femme» confie Anthony. «Elle était apparemment en fin de vie et vivait très mal son cancer. Elle ne me répondait jamais quand je la saluais et j’avais mis ça sur le compte de la maladie. Mais je sais qu’elle était aussi très dure avec lui» ajoute Rebecca, dont la fenêtre donne sur le jardin du couple.

Ces derniers mois, elle a été témoin de plusieurs algarades. «Elle l’insultait. Un soir elle lui a lancé un objet au visage. J’ai entendu Fabien qui lui demandait pourquoi elle lui avait fait ça. Le lendemain, il avait un coquard à l’œil» raconte la jeune femme. «Souvent cet été, comme j’avais la fenêtre ouverte, je l’ai entendu dire : j’arrive plus à supporter.»

Ces témoignages laissent donc penser à un drame lié aux terribles difficultés de la maladie.
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MessageSujet: Re: FAITS DIVERS   06.11.13 1:38

Preuve que les citoyens français peuvent être moins cons que leur Président
Des paroles et des actes?
Des paroles sans les actes
Et des actes sans les paroles
Logique...
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MessageSujet: Trafic humain.. à Madagascar   13.11.13 16:43

Tout part de cette plage. Tout y ramène. En boucle, comme dans un cauchemar. Le corps de l'enfant rendu par la mer. Le lynchage, les hommes brûlés vifs, les cris de joie. Tout commence et tout finit sur cette plage de Madagascar, où le deuil d'un enfant s'est transformé, par le poison de la rumeur, en une furie collective qui vaudra à trois hommes de finir leurs jours sur un bûcher.

De ces trois hommes, on sait peu de choses, sinon que leur vie a été emportée en quelques heures par un phénomène sidérant d'hallucination collective. Sébastien Judalet, conducteur de bus en Seine-Saint-Denis de 38 ans et père d'une petite fille de 11 ans, n'était pas un aventurier. Son cadavre s'est consumé à l'aube, jeudi 3 octobre, à 9 000 kilomètres de chez lui, devant des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants frappant dans leurs mains.



Roberto Gianfalla, cuisinier de 50 ans originaire de Palerme, a quitté le 7 avril la région d'Annecy, où il a élevé ses trois enfants, pour refaire sa vie à Madagascar. Son journal intime, illustré de sa main, raconte cette renaissance : « Merci, je dis merci à ce qui m'arrive et ce que je vis en ce moment. Je crois que je suis arrivé au paradis… » Ces deux hommes sont morts d'avoir rencontré Zaidou, un Malgache de 33 ans, brûlé vif quelques heures après ses deux compagnons de torture, sur la foi d'un soupçon.

Tout commence sur cette plage d'Ambatoloaka, village balnéaire de Nosy Be, petite île du Nord-Ouest de Madagascar dont le chef-lieu est Hell-Ville. C'est là que, le mercredi 2 octobre aux alentours de 23 heures, la mer a rendu après l'avoir rongé le corps du petit Chaïno, 7 ans. Les orbites creuses, la langue manquante, le sexe mutilé, des lambeaux de chair arrachés.

« En le voyant j'ai tout de suite compris qu'il avait été tué, raconte le père de l'enfant, Luciano, un mois après les faits. Le corps est resté sur la plage jusqu'au lendemain matin, et puis c'est devenu un spectacle ». Ce « spectacle », autour duquel se rassembleront des dizaines de villageois, sera le point de départ d'une nuit de folie meurtrière.

La faute des forces de l'ordre

Mais le basculement des villageois dans l'irrationnel trouve sa source quelques jours plus tôt, dans un désir de justice contrarié par l'incurie des autorités de l'île. Quand Chaïno a disparu, le 27 septembre au soir en rentrant de la mosquée, sa famille a aussitôt lancé des battues et fait une déclaration d'enlèvement à la gendarmerie. Après cinq jours de vaines recherches, les soupçons du père, Luciano, se sont portés sur son cousin Zaidou, peu apprécié de la famille avec laquelle il est en conflit pour une histoire de terres. Ce « beach boy », qui propose ses services aux touristes sur la plage, a mauvaise réputation au village. Il aurait en outre montré peu d'entrain à retrouver la trace de l'enfant.



Le 2 octobre, en début de matinée, plusieurs heures avant que ne soit retrouvé le corps de Chaïno, un petit groupe emmené par Luciano va quérir Zaidou chez lui, le ligote et projette de l'emmener en voiture à la police de Hell-Ville, « pour qu'il s'explique, même si nous n'avions pas de preuves palpables », raconte Clément, un oncle de l'enfant.

Les responsables de police et de gendarmerie de l'île sont alors en réunion à la sous-préfecture pour préparer un meeting électoral du candidat Hery Rajaonarimampianina, qui doit se tenir le jour-même à Hell-Ville, à quelques semaines d'une élection présidentielle cruciale censée mettre un terme à quatre ans de crise politique.

L'île est sous tension, les autorités veulent éviter tout débordement. Elles jugent finalement préférable de se laver les mains de cette « affaire familiale » et confient Zaidou à la famille de l'enfant. « Nous n'arrivions pas à discuter, il y avait trop de monde », se justifie le commissaire de police Honoya Tilahizandry. « Le but était d'éviter l'attroupement. Nous pensions au meeting qui devait avoir lieu ».

Lire : A Madagascar, des lynchages favorisés par l'incurie des forces de l'ordre

Zaidou est exfiltré en voiture accompagné de gendarmes et de la famille de Chaïno vers une destination tenue secrète, sous des jets de pierres. La rumeur court alors qu'une glacière contenant des morceaux de cadavres d'enfants a été trouvée sur le port de Hell-Ville. Persuadés que le suspect a trouvé refuge à la gendarmerie, les villageois attaquent le bâtiment, brûlent un camion et vandalisent treize maisons de gendarmes. Ces derniers répliquent avec des grenades lacrymogènes, puis des tirs à balles réelles, faisant deux morts et une dizaine de blessés.

« Voleurs de cœur »

Le corps du petit Chaïno est découvert sur le sable à 23 heures. Son aspect, étonnamment blanchâtre, glacial et en partie amputé, frappe les esprits. « Quand nous étions petits, pour nous faire peur, on nous disait 'ne sors pas la nuit, il y a des trafics d'enfants', raconte l'oncle Clément. Quand j'ai vu le corps, je me suis mis à penser que c'était vrai ».

A Madagascar, le soir, on raconte des histoires terrifiantes aux enfants. Des histoires de voleurs de foies, de voleurs de cœurs. Ces histoires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles se transforment parfois en véritables rumeurs, visant de riches Malgaches ou des Occidentaux, accusés de trafiquer des organes d'enfants afin d'en tirer richesse. Elles se nourrissent à Nosy Be d'un phénomène bien réel : une prostitution omniprésente, et des réseaux pédophiles tolérés par les autorités.


Les rumeurs de trafic d'organes à Madagascar



Le village de Chaïno est un pauvre hameau de quelques centaines d'âmes vivant du tourisme, de la pêche et de l'agriculture, dont les cases sont essentiellement constituées des branches de ravenales, une plante endémique ressemblant au palmier. « Je ne dis pas que les deux vahazas (les blancs) sont coupables, poursuit Clément. Mais avec quelques euros, les étrangers se croient tout permis à Madagascar. Notre gouvernement, il est dans leur poche ».

Selon la police de l'île, les cas d'enlèvement d'enfants sont exceptionnels à Nosy Be. Mais la frustration est bien réelle, et la rumeur prend corps autour de la dépouille dénaturée de l'enfant. « Le cadavre a été congelé ! Il est tout blanc ! Maintenant, on a la preuve que le corps a été pris par quelqu'un ! », s'écrient des villageois.

Aucune autopsie ne sera pratiquée avant l'inhumation du corps, laissant ouvertes toutes les hypothèses. Mais rien ne permet alors de conclure à un homicide : la blancheur du cadavre, de même que la disparition des chairs molles, est en effet compatible avec un séjour prolongé dans l'eau et le travail des carnassiers, explique a posteriori Michel Sapanet, directeur de l'institut médico-légal de Poitou-Charente. Tentant de calmer la foule amassée sur la plage, le chef de quartier appelle la gendarmerie. Les forces de l'ordre répondent qu'elles ne se déplaceront pas avant le lendemain matin.

L'interrogatoire

« On va chercher le vahaza (le blanc), ami de Zaidou ! On va le tuer, on va le tuer ! », s'écrient des villageois. Le « vahaza », c'est Sébastien Judalet, un touriste qui a fait la connaissance de Zaidou sur la plage quelques jours plus tôt. La rumeur court que le Français est lié d'une façon ou d'une autre à la disparition de l'enfant.

Alerté, Sébastien parvient à se cacher durant une petite heure, protégé par un Malgache. Il est finalement capturé aux alentours de 3 heures du matin et emmené de force sur la terrasse qui prolonge la chambre de sa modeste pension, où a été installée une petite table. A compter de ce moment-là et jusqu'à la mort du chauffeur de bus, vers 6 heures, Joël Ho-Shing, le directeur de l'établissement, appellera sept fois la gendarmerie, où il finira par se réfugier lui-même, terrifié. Aucun gendarme ne se déplacera. « Vous savez, nous avons eu des problèmes ici à la caserne », s'entend-il répondre.

Commence alors un invraisemblable procès populaire, un interrogatoire surréaliste de près d'une heure, en partie enregistré par ses ravisseurs. Sur les bandes sonores que s'est procurées Le Monde, un dialogue de sourds, tournant de façon obsessionnelle autour des rumeurs de trafic d'enfants, se mue progressivement en soupçons de pédophilie :



Une voix de femme : « T'es pas homosexuel quand même ?
Sébastien : Je ne suis pas homosexuel, Madame. Je n'aime pas les enfants, je n'aime pas, et surtout pas, les gens qui ont des rapports sexuels avec les enfants.
La femme : Tu n'aimes pas les enfants…
Sébastien : J'adore les enfants. J'ai une petite fille. J'aimerais pas qu'on lui fasse du mal.
La femme : Tu as dit que tu aimais pas les enfants.
Sébastien : J'ai dit, je n'aime pas les gens qui font du mal aux enfants. Moi j'aime les enfants.
L'homme : Si vous dites pas la vérité, je te tourne le dos et je vous laisse avec les gens.
Sébastien, en pleurs : Comment voulez-vous que je… Je raconte que la vérité, je raconte que la vérité.
L'homme l'interrompt : Vous êtes combien ? Première question…
Sébastien : Je suis tout seul moi. Je suis venu ici seul en vacances…
L'homme : Mais non, par rapport aux vols d'enfants, vous êtes combien ?
Sébastien : Mais je suis pas dans l'histoire des enfants, Monsieur !
L'homme : Si tu dis pas la vérité, je te laisse à la population. Il va te taper. »

Sous couvert d'anonymat, un habitant de l'île affirme que Sébastien lui aurait confié, peu de temps avant son interpellation, que Zaidou avait enlevé le petit Chaïno « pour éviter de donner son propre fils ». Tenait-il cette information de Zaidou lui-même ? Avait-il simplement prêté l'oreille à la rumeur ? Toujours est-il qu'une partie de l'interrogatoire va tourner autour de cette accusation.

Dans l'enregistrement de cet échange, fragmentaire et difficilement compréhensible, elle est pourtant vigoureusement démentie par Sébastien : « J'accuse personne. Nan, je peux pas accuser Zaidou. Je l'ai jamais vu faire ça. Je n'ai jamais dit ça », proteste le Français. « Zaidou veut pas donner son fils, il donne le fils des autres ? », le coupe son questionneur. « J'espère pas pour lui. S'il a fait ça, paix à son âme ».

Cité par Sébastien durant son procès populaire, Roberto, avec qui il a sympathisé récemment, est emmené à son tour devant la chambre par une trentaine d'hommes alcoolisés et armés de bâtons, qui ont pris soin de filmer l'interpellation : « Vous êtes tous bizarres. Toi, ta tête est bizarre », lui lance la femme au cours de son interrogatoire.



Vers 3 h 40, la foule se rend au domicile d'un autre Français vivant à Nosy Be depuis plusieurs années, un certain Thierry, dont le nom est apparu durant l'interrogatoire. Sébastien et Roberto sont également présents. Ce résident, qui parle malgache, parvient à retourner la foule en sa faveur, dans des circonstances peu claires. Voici la déposition qu'il a faite le lendemain à la gendarmerie :



Peu après 4 heures, Sébastien et Roberto sont escortés vers la plage d'Ambatoloaka, où le corps de Chaïno a été retrouvé. Il leur reste deux heures à vivre.

Le bûcher

On entend le bruit des vagues. Puis la voix de Sébastien. « On va à l'église, on va prier pour les enfants, on va prier pour tout le monde. Faut arrêter tout ça », lance-t-il dans une dernière tentative pour enrayer la folle mécanique qui va l'emmener sur le bûcher. Alors il comprend : « Donc, le jugement dernier, c'est aujourd'hui. Si vous tuez des innocents, paix à votre âme (…). On va faire un feu de joie, on va me mettre au milieu et on va danser autour ? Tous ceux qui regarderont, tous ceux qui verront ça seront coupables ».

La foule s'excite. Les hommes s'agitent, les femmes crient. Il y a des enfants aussi. Des chants. Puis cette phrase, la dernière qui nous soit parvenue : « Je suis quelqu'un de bien. C'est ça, la vérité ».



Les images filmées des lynchages, d'une insoutenable sauvagerie, montrent Sébastien étendu sur le sable, entièrement nu, un pneu autour de la taille, le crâne ensanglanté, tentant, sans force, de se redresser, avant d'être roué de coups et achevé à coups de bûches, en plein jour. Vraisemblablement mort, le chauffeur de bus est jeté sur le foyer et recouvert de feuilles de ravenales.

Une seconde vidéo montre Roberto, à demi-dévêtu, le visage déformé par les coups, gisant conscient sur le bitume dans une mare de sang, avant d'être traîné par les pieds sur une centaine de mètres, comme un animal mort, une chose sans âme, le visage raclant la route, sous les cris d'excitation des femmes, jusqu'à la plage, où on le jette inerte sur le bûcher de Sébastien avant d'y mettre le feu devant des familles rassemblées. Comme au spectacle. A cinq mètres de là, le corps de Chaïno continue de se décomposer sur le sable chauffé par le soleil. Il sera inhumé dans la matinée, sans autopsie.



« Faites-en ce que vous voulez »

Capturé de l'autre côté de l'île quelques heures plus tard, Zaidou est confié à un chef de quartier, qui prévient la gendarmerie. Et toujours cette même réponse : « Nous en avons marre, faites-en ce que vous voulez ». Il est alors remis en main propre à Luciano, puis brûlé vif dans le village vers 17 heures, à quelques mètres de la mosquée, devant plusieurs centaines de personnes. Selon un témoin ayant assisté à la scène, il tentera de quitter le brasier, les habits en flammes, avant d'être assommé d'un coup de bâton et replongé dans le feu.

Le 22 octobre, faisant suite à une plainte des parents de Sébastien, les conclusions de l'enquête de personnalité initiée par parquet de Bobigny ont levé les soupçons de pédophilie et de trafic d'organes qui pesaient sur lui. La perquisition de son appartement, la saisie de son ordinateur et l'analyse de ses mails et comptes bancaires ont dessiné le portrait d'un homme sans aspérité. Aucune enquête n'a pu être menée en France sur Roberto, qui, malgré une vie passée à Annecy, est de nationalité italienne.

Le père de Sébastien, gardien de la paix à la retraite, décrit son fils comme quelqu'un de « simple », qui passait toutes ses vacances en France, par le biais du comité d'entreprise de la RATP. Habitant Montreuil, il avait découvert Madagascar l'an dernier, avec sa petite amie. Conquis par le charme tropical de Nosy Be et récemment séparé, il avait décidé d'y retourner seul le 15 septembre dernier avec un visa de tourisme de soixante jours. Il avait 38 ans, et prenait l'avion pour la deuxième fois de sa vie.

Lire : Triple lynchage de Madagascar : coopération judiciaire difficile entre Paris et Antananarivo
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MessageSujet: Le "tireur fou"...   19.11.13 13:49

Je ne l'ai pas encore rencontré !mais j'ai été bien obligée de le voir à la télévision et sur internet..Je ne sais pas si cet appel à témoins est une bonne chose et si l'expression "tireur fou" est bien choisie...Dans la mesure où çà peut satisfaire l'inconscient de cet individu et dans la mesure où c'est un prétexte pour ne pas faire face aux problèmes quotidiens des citoyens français.
J'ai l'impression qu'on copie les faits divers aux USA... ... ...
Et si ce tireur fou n'était qu'un simple citoyen simple qui s'ennuie...
Je n'en sais rien du tout
Je pense au jeune photographe,blessé et hospitalisé ainsi qu'à sa famille
Des simples d'esprit peuvent être capables d'utiliser une arme...
Encore une fois,je me pose des questions sur ce fait divers
Et si la P.J.savait qui est cet homme,et si elle entretenait le suspense,se doutant bien que l'homme n'est pas dangereux?
Je n'affirme rien,je pose des question
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