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 La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo

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MessageSujet: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   25.02.14 9:50

Publié le 20/02/2014
Affaire Vincent Lambert : des arguments intouchables

Paris, le 20 février 2014 – Au cours d’un entretien mené par Marc Olivier Fogiel sur RTL, une nouvelle pièce a été versée au dossier médiatique de l’affaire Vincent Lambert et plus généralement à celui de l’euthanasie. Cet élément nouveau est le témoignage de Philippe Pozzo di Borgo, l’homme dont l’histoire a inspiré le film Intouchables. Comme tous les spectateurs du film s'en souviennent Philippe Pozzo di Borgo est tétraplégique et est traité depuis cinq mois pour des escarres.
Si le cas de Philippe Pozzo di Borgo semble être moins « grave » que celui de Vincent Lambert, son expérience ne peut que nous conduire à réfléchir à des situations cliniques proches de celle de Vincent Lambert. Il explique ainsi mettre à profit ses périodes d’alitements prolongées et répétées pour une véritable introspection... Il en vient même, peut-être par gout de la provocation, à prétendre que son état actuel est finalement plus enviable que celui d’un valide vivant dans l’angoisse provoquée par l’agitation et le bruit, et affirmer ne plus regretter la vie d’ « agitateur vibrionnant » qu’il aura connu pendant les 42 années qui ont précédé son accident de 1993, avant d’expliquer les vertus quasi thérapeutique du silence…
Vous êtes gentil de ne pas me débrancher
Entrant dans le vif du sujet de l’affaire Vincent Lambert et de l’euthanasie, le journaliste de RTL fait s’exprimer ce patient célèbre qui se félicite de la décision des juges du Conseil d’Etat. Il estime ainsi : « C'est très sage et je trouve que la loi Leonetti ait cette sagesse de demander à plusieurs leur avis et de ne pas légiférer d'une manière monolithique » avant de revenir sur une hypothétique nouvelle législation.  « J'aimerais que les gens considèrent la question ou prennent le temps de la considérer plutôt que d'aller dans l'excitation d'un sujet qui va durer le temps d'un journal télévisé, avant d'enterrer le truc, malheureusement, avec une loi définitive ».
Il est aussi revenu sur de récentes enquêtes montrant qu’un pourcentage important des français "souhaiterait" une euthanasie pour eux-mêmes dans le cas ou ils se retrouveraient dans la même situation que Vincent Lambert :
« Si vous m'aviez demandé quand j'étais valide de signer un papier comme quoi il fallait me débrancher si j'étais dans un état aussi catastrophique, je l'aurais signé comme 92 % des français le disent aujourd'hui, simplement, vous êtes gentil de ne pas me débrancher aujourd'hui parce que je suis très bien où je suis (...). On me pose la question est-ce que tu aurais souhaité que l'on te débranche quand ça allait si mal après ton accident ? Bien sûr que j'ai pensé à me suicider après mon accident, mais je suis bien content que, 20 ans plus tard, on ne m'ait pas débranché », poursuit-il.
Vérité en deçà de la tétraplégie, erreur au-delà ?
Frédéric Haroche


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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   25.02.14 10:03

Philippe Pozzo di Borgo : «Je suis très sensible  à la fraternité dans l’humanité»
Hospitalisé depuis le mois d’octobre, et contraint de rester allongé sur le dos jusqu’en mars prochain, Philippe Pozzo di Borgo trouve dans cette «mise en abyme» des vérités qu’il a bien voulu nous confier.

23/1/14 - 16 H 12  Journal La Croix 









La Croix : Comment va notre monde ?
Philippe Pozzo di Borgo : Cette dernière nuit, alors que je souffrais, je pensais à toute cette douleur épouvantable qu’il y a dans le monde. Je me dis alors simplement qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, dans notre humanité. Parce que l’on peut diminuer ces souffrances.
La souffrance est liée à l’humiliation des gens. Nous sommes dans une société qui crée l’humiliation, par la misère, par le non-respect. Je reçois énormément de messages de gens un peu cassés. Je pense qu’il y a dans le monde cinq ou six milliards d’humiliés.
Comment peut-on être dans une société aussi violente, de plus en plus violente ? Sommes-nous en transition ? Avec la mondialisation financière, on sent que nous sommes dans une impasse. Quelle peut être une parole de croyance alors qu’il y a cette souffrance, cette violence et cette humiliation généralisée ? Nous sommes bien loin d’un monde apaisé par la présence de Dieu. Pour «que (son) règne vienne» , il y a encore du travail !
Et vous-même, quel est votre état d’esprit ?
P. P. di B. : J’ai connu trois longues périodes de silence. Un peu imposées. La première fois : une année d’hôpital après mon accident, en réanimation, couché, à regarder le plafond sans pouvoir bouger. La deuxième fois après la mort de Béatrice : c’était un silence de dépression. La troisième fois, vingt ans plus tard, c’est aujourd’hui.
Cela fait trois fois que je suis dans le silence, à regarder le plafond, c’est-à-dire face à vous-même, au ciel intérieur. Dans ces trois expériences, j’ai toujours eu le même sentiment, moi qui étais très actif, très engagé, très performant, très caricatural de notre société occidentale. Dans le silence et totalement désarmé, à chaque fois j’ai eu le sentiment de vivre une mise en abyme, c’est-à-dire de toucher le fond du fond de ce que je suis, de qui je suis. Et là, je me demande si l’on ne touche pas l’Esprit de Dieu, en retrouvant, dans votre existence, le vrai mystère de la vie. Vous êtes au fin fond de vous-même et vous êtes dans la Création.
Je suis assez fasciné par l’opposition qu’il y a entre cette Création, dans laquelle je suis, qui est infiniment fragile, diverse, complexe, transitoire, et le monde totalement monolithique dans lequel j’étais avant, qui simplifie les choses, les standardise… Je me demande si notre société ne va pas à la collision, aujourd’hui, à l’absurde, tellement il y a d’humiliés.
Quelles sont les causes de ce risque de collision ?
P. P. di B. : Premier fléau : le besoin de se sécuriser par l’avidité, en accumulant, au lieu de lâcher prise. Il faudrait arrêter cette course, cette concurrence, cette obésité du comportement. Il faut arrêter d’avoir peur. Je me demande si ce n’est pas ça qui est à l’origine de tout. Je ne parle ici que du commun des consommateurs. À propos de l’hyper-richesse, cela dépasse l’entendement pour moi. Il faut casser ça ! Le consumérisme m’inquiète, certes. C’est indécent.
Second fléau : l’égoïsme­, qui fait que l’on ne voit pas l’autre. Comment peut-on être brutal, indifférent ? Le désengagement, j’ai du mal à comprendre. Si l’on répartissait la richesse mondiale de façon égalitaire, le niveau de vie de tous les hommes serait le niveau moyen de la Turquie.
Il n’y a aucune espérance possible ?
P. P. di B. : Je pense quand même qu’il y a un renouveau dans la réflexion. J’entends les gens parler d’écologie, par exemple, même si on en parle mal en France. Les risques, la pauvreté… : on entend des gens qui disent que ça suffit comme ça, de plus en plus.
La première réforme à faire, c’est de rendre le silence obligatoire (rire). Parce que quand vous êtes dans cette intériorisation, quand vous vous effacez pour faire place au monde en vous, vous vous apercevez qu’il est extraordinairement intelligent ce monde. J’écoute le Christ, à travers ce que m’en dit le curé d’Essaouira (Maroc) et d’autres, et j’entends quelqu’un qui dit exactement le bon sens, une solution pour le monde : le bonheur dans la frugalité et l’attention aux autres, aux plus petits, aux plus démunis. Depuis deux mille ans, il n’y a pas eu plus pertinent que ce message pour l’éradication de l’humiliation.
Le Christ, c’est aussi un groupe. Il est toujours avec ses disciples. Même si le Christ semble être toujours l’inspirateur, l’action des apôtres est très collective. Cela dessine peut-être un modèle social basé sur les associations. Je suis très sensible à cette fraternité dans l’humanité, quand je lis Saint-Exupéry et Camus.
La responsabilité. Il faut prendre ses responsabilités, il faut faire sa part. Camus est très proche de ce que dit le Christ.
--------------
L’INTOUCHABLE 
Philippe Pozzo di Borgo  est né le 14 février 1951. Il a dirigé une grande maison de vin de Champagne. Le 23 juin 1993, il a un grave accident de parapente en Savoie et perd totalement la mobilité de ses quatre membres. La mort de sa femme, en mai 1996, trois ans après son accident, le plonge dans une grave dépression dont il sort avec l’aide d’un auxiliaire de vie, Abdel Yasmin Sellou.
Philippe Pozzo di Borgo a publié, en 2001, un livre, Le Second Souffle (Bayard Éditions), dans lequel il raconte son calvaire puis sa renaissance. Le film Intouchables, réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano et sorti en novembre 2011, dans lequel François Cluzet joue le rôle de Philippe Pozzo di Borgo, a fait près de 55 millions d’entrées dans le monde.
Recueilli par Antoine Peillon  


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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   25.02.14 10:13

Société  |  12 novembre 2011  |  Mise à jour le 13 novembre 2011  le JDD

L’intouchable, le vrai

Philippe Pozzo di Borgo, l'ancien patron de Pommery et tétraplégique depuis un accident de parapente, voit son histoire devenir un succès historique du cinéma français. Avec François Cluzet dans son rôle.

La nuit a été mauvaise. L’automne n’est pas sa saison. Khadija, son épouse, l’a veillé jusqu’au petit matin de ce 11 novembre nuageux pour tenter de soulager ses souffrances. "Si vous avez vu le film, vous comprenez", lance Philippe Pozzo di Borgo, en guise de bonjour.
Flash-back. Dans son lit, François Cluzet, le héros tétraplégique des Intouchables, suffoque, le visage tordu de douleur. Omar Sy, son auxiliaire de vie, grand Black en caleçon, débarque en trombe dans sa chambre, le secoue, essaie de lui faire reprendre son souffle puis le cajole et lui éponge le front comme on veille un mourant. Philippe, c’est le vrai "tétra" de l’histoire, celui qui a inspiré l’argument de ce carton cinématographique. En moins de deux semaines, l’amitié de l’aristo en chaise roulante et du caïd de banlieue a déjà séduit plus de 3 millions de spectateurs.
Le regard de Philippe s’éclaire. Des yeux dorés avec du marron et du miel, qui vous fixent et ne vous lâchent plus. Rieurs, insistants, pensifs, séducteurs… Pour Philippe, il n’y a ni jeux de mains, ni mouvements d’épaules pour accompagner le verbe, mais une grande chaise électrique articulée du bout du menton. Séducteur? L’adjectif lui plaît. "Un tétra n’a pas d’autres choix, sinon il est mort." Il faut faire oublier la tasse de café bue à la paille, rendre crédible le récit d’une cour assidue pour conquérir sa seconde épouse.
"C’est incroyable, il paraît que Les Intouchables pourraient atteindre les 10 millions d’entrées. Comment expliquez cela?" Il a une thèse : "Ce n’est pas une histoire de handicapés. Plutôt une leçon universelle, deux desperados qui se soutiennent. Dans le titre Les Intouchables, la lettre qui compte, c’est celle qui ne s’entend pas. Le S, pour solidarité. Notre société est devenue folle, tout se dérègle, les marchés financiers et le reste. C’est bien de s’indigner. Mais cela ne suffit pas. Il faut être ensemble." Un reste d’éducation bourgeoise? L’héritage de ce grand-père compagnon de résistance du chef communiste de l’usine? Les Pozzo di Borgo sont de gauche, tradition familiale. Mais Philippe a voté Sarkozy en 2007. Aujourd’hui, il ne sait plus.
La formidable aventure a commencé là. Dans cette jolie maison d’architecte à quelques kilomètres d’Essaouira, l’ancienne Mogador, sur la côte marocaine de l’Atlantique. La destination est à la mode. Mais les Pozzo di Borgo vivent à la campagne, loin de l’agitation, au bout d’une longue piste caillouteuse que les taxis du coin empruntent avec réticence. C’est dans ce jardin d’eucalyptus, de jasmins et de romarin que l’ancien patron des champagnes Pommery, l’héritier des ducs Pozzo di Borgo et des marquis de Vogüé, deux grandes familles de l’aristocratie française, a fini par trouver refuge, avec Khadija et leurs deux petites filles.
«Abdel me faisait fumer du shit. Notre vie, c'est le film avec des bonus inracontables.»
En 1993, à 42 ans, Philippe s’est écrasé en parapente "entre l’herbe verte et l’enfer". Le parapente était devenu une drogue, un moyen de s’échapper en défiant les règles de la pesanteur et le cancer qui rongeait son épouse Béatrice depuis une dizaine d’années. Une mauvaise manœuvre. La moelle épinière a été sectionnée très haut, entre les vertèbres C3 et C4. Trois ans plus tard, sa femme meurt. C’est après l’accident qu’Abdel – joué par Omar Sy –, un Algérien d’une vingtaine d’années, sort de taule et entre dans sa vie. Philippe raconte une "brute épaisse", 1,70 mètre de haut et de large qui cogne plus qu’il ne parle. "Comme dans le film, il a répondu à mon annonce pour continuer à toucher les Assedic, ensuite il s’est dit que l’hôtel particulier du 7e était un coffre-fort facile à dévaliser. En fait il est resté dix ans."
"À l’époque, je ne pouvais plus bouger et je devais m’occuper de mon épouse malade et de nos deux enfants. J’avais besoin de deux bras pour me trimballer partout, d’un corps pour m’assister." L’histoire d’amitié racontée par le film commence plus tard. "Lorsque ma femme meurt, Abdel comprend que je vais sombrer. Il m’a pris en main, m’a baladé partout, emmené voir des filles. On filait en Rolls, qu’il conduisait sans permis, dans sa cité pour visiter des copines. Il me faisait fumer du shit et troussait les employées dans le salon. Notre vie, c’est le film avec des bonus inracontables." Abdel vannait tout le temps. La réplique culte du film "Pas de bras, pas de chocolat" n’est pas de lui, mais elle aurait pu. Il en avait d’autres comme "Tu sais où on trouve un tétra? Là où on l’a laissé."
Olivier Nakache et Éric Toledano, les deux réalisateurs, avaient en tête l’histoire depuis 2003. Ils avaient vu un documentaire sur Philippe et Abdel produit par Mireille Dumas. Le projet a mûri. En août 2010, ils sont venus déjeuner dans le patio d’Essaouira avec François Cluzet et Omar Sy. Philippe Pozzo di Borgo ne connaissait ni l’un ni l’autre. "J’ai dit à Omar de s’asseoir à côté de moi et de me faire manger. François s’est installé en face et m’a regardé pendant tout le repas sans dire un mot. J’étais mal à l’aise, il était en train de s’imprégner de moi. Comme s’il me vampirisait." Après le déjeuner, Philippe a "invité l’équipe" dans sa chambre pour assister "à tout". "Ce jour-là, j’avais des escarres à vif, se souvient-il. François s’est éloigné près de la fenêtre, je crois que c’était un peu trop dur pour lui."
Avant Toledano et Nakache, deux autres réalisateurs avaient sollicité les droits du livre de Pozzo di Borgo. "C’étaient des grands noms du cinéma mais je ne voulais rien de larmoyant, de gentillet. Je ne voulais pas refaire Le Scaphandre et le Papillon. C’est une œuvre exceptionnelle, certes, mais ce n’est pas comme ça que j’ai survécu." Séduit par Nakache, Toledano et Duval (le producteur), Pozzo di Borgo donne son feu vert contre 5% des bénéfices pour son association (Simon de Cyrène) en faveur de l’autonomie des handicapés et la projection du film dans son centre de rééducation en Bretagne. Sa deuxième maison. "J’ai tout de suite senti que ces trois-là, c’était le tiercé gagnant. Ils étaient à la fois pertinents et impertinents. On n’allait pas tomber dans le pathos", analyse Pozzo di Borgo.
Aujourd’hui, Abdel vit entre la France et l’Algérie. Il a épousé une Marocaine avec qui il a eu trois enfants. "On a sillonné le Maroc pendant des années avec Abdel car le climat convenait à mon état", confie Philippe. L’ancien caïd des cités est à présent rangé des voitures. Il monte un business de poulets, un élevage industriel de 18.000 bêtes à 130 km au sud-est d’Alger. "Il n’a rien demandé pour le film. Ce n’est pas son affaire." Les deux hommes se retrouvent pour les anniversaires et des déjeuners à Essaouira : "Abdel met tout le monde dans la voiture et peut faire 1.400 km pour passer l’après-midi ici, raconte Philippe. Pendant des années, lui le délinquant, il s’est fait courser par les poulets, aujourd’hui, il les met en batterie, c’est drôle non?"
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   27.06.14 22:28

Philippe Pozzo di Borgo sur l'euthanasie : « Ne touchez pas l’intouchable ! »


Philippe Pozzo di Borgo, Chevalier de la Légion d’honneur, tétraplégique depuis ses 42 ans après un accident de parapente, a inspiré le film Intouchables par son livre Le Second Souffle. Il témoigne de ce qu’il vit et se désole des prises de positions en faveur du suicide assisté ou de l’euthanasie. Extraits.


"De la télévision me parviennent les rumeurs d'un monde estompé [...]. J'ai assisté avec une sourde appréhension à un débat sur le 'droit à mourir dignement', comme si au menu de la vie on pouvait choisir la mort, être euthanasié quand la vie n'est plus une vie, quand le mal incurable ne vous laisse plus rien espérer de l'existence. Est-ce vraiment une liberté nouvelle que de disposer d'une vie qui aurait perdu les attributs de la dignité ? L'homme, après s'être rendu maître de la nature, se rendrait maître de la mort ; après l'abolition de la peine de mort, serait-ce l'abolition de la peine de vie ?"


"Si vous m'aviez demandé lors de mes quarante-deux ans de 'splendeur', avant mon accident, si j'accepterais de vivre la vie qui est la mienne depuis vingt ans, j'aurais répondu sans hésiter, comme beaucoup : non, plutôt la mort ! Et j'aurais signé toutes les pétitions en faveur d'une légalisation du suicide assisté ou de l'euthanasie.

Quel 'progrès' ! Mais quelle violence faite aux humiliés, à la vie aux extrémités ; comme s'il n'y avait de dignité que dans l'apparence et la performance. La dignité nous la trouvons dans le respect dû à toute personne, dans l'accompagnement avec tendresse et considération, dans l'acceptation de la fragilité inhérente à la création. Qu'il est surprenant d'adhérer à la lutte pour la survie des espèces menacées et de me la refuser !

"Redonnons un peu de fraîcheur au mot de dignité, ne réduisons pas la dignité à la dignité d'apparence [...] La dignité est le respect dû à la personne : ne touchez pas l'Intouchable !"
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MessageSujet: vidéo   25.08.14 14:53

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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   11.12.14 0:31

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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   12.12.14 15:32

Philippe Pozzo di Borgo, qui a inspiré le film "Intouchables", témoigne contre l'euthanasie

Un rapport a été remis au président de la République par deux députés en préparation d'une loi sur la fin de vie.


Par Francetv info


Mis à jour le 12/12/2014 | 13:30 , publié le 12/12/2014 | 11:41

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Alors que les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) ont remis au président de la République, vendredi 12 décembre, un rapport préparant l'élaboration d'une nouvelle loi sur la fin de vie, les opposants à l'euthanasie se font entendre. Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique depuis plus de vingt ans et dont l'histoire a inspiré le scénario du film Intouchables, livre, dans Le Parisien, un plaidoyer pour "aider à vivre, pas à mourir".
"Pour l'avoir vécu, le grand handicapé, souvent souffrant, peut connaître des périodes d'abattement, de découragement, de grande solitude", confesse Philippe Pozzo di Borgo, paralysé à la suite d'un accident. Mais pour lui, "la facilité serait de proposer [à la personne handicapée] une fin de vie qu'elle ne pourrait pas refuser dans sa situation de vulnérabilité."

La loi Leonetti a "fonctionné"

L'homme d'affaires estime que la loi Leonetti, qui régit aujourd'hui la fin de vie en France, "a fonctionné", si l'on exclut "quelques cas très extrêmes et surmédiatisés".
Philippe Pozzo di Borgo est le parrain d'un collectif anti-euthanasie, Soulager mais pas tuer. Formé fin novembre, il rassemble, selon Le Parisien, des handicapés, des acteurs des soins palliatifs, mais aussi l'Alliance Vita, un mouvement catholique qui s'était mobilisé contre le mariage pour tous.
S'il ne parle pas d'euthanasie, le rapport remis vendredi à François Hollande évoque pour la première fois la possibilité "d'une sédation profonde et terminale jusqu'au décès" pour certains malades incurables qui en feraient la demande.
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   12.12.14 15:40

On pourrait lui conseiller peut-être de foutre la paix aux gens à propos de leur fin de vie
et de se démerder concrètement pour une revalorisation de l' Allocation aux Adultes Handicapés ???
Il est évident que Monsieur ne peut pas percevoir l'AAH..( soumise à des conditions de ressources ) ... ... ...
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   29.12.14 15:28

site Plus digne la vie
article Présidentielles, la fin de vie en débat
1 commentaire =

Sapora de Bruxelles
7 mars 2012 at 16 h 33 min · Répondre
En Belgique, le type qui joue dans « Intouchables » aurait été euthanasié…
Les dérives dans notre pays sont claires et parfois s’auto-proclament…Tiens bon la France!
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   29.12.14 15:30

FAUX !

Pour être euthanasié en Belgique, il faut d'abord le vouloir, ensuite le demander ...


Philippe Pozzo Di Borgo a eu son accident bien avant la loi Léonetti de 2005

Serait-il encore là s'il avait eu son accident après le 22 avril 2005 ?

C'est juste une question..
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   03.03.15 18:09

Suis-je jalouse de Philippe Pozzo Di Borgo ?
Je n'ai jamais été valide
Je n'ai jamais travaillé
Je ne me suis jamais mariée
Je n'ai aucun enfant
Je n'ai pas fait de film

J'aurais pu être actrice ( et musicienne, je crois )
J'aurais pu être mère... ou missionnaire ...
Je suis ce que je suis, chiante et dérangeante
Dérangée ? un peu pourquoi pas ?
Je suis hors norme sans l'avoir choisi
Pas mal comme vie !
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   04.03.15 10:58

Combien d'euros Philippe Pozzo Di Borgo verse-t-il aux associations pro-vie et aux unités de soins palliatifs en fin de vie ( qui réclament des dons en plus du remboursement par la Sécurité Sociale) ?
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   04.03.15 19:56

On peut économiser, économiser, économiser pour payer son aller sans retour en Suisse.
Mais ce n'est pas suffisant. Il faut avoir la force physique de faire ce genre de voyage.
Et même si on a plein de fric, choisir de mourir dans la dignité ne signifie pas qu'on accepte d'être accompagné sur un brancard juste avant l'acte de mourir si on n'est pas soi-même tous les jours sur un brancard.
Accompagnement digne, et mort digne !
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   05.03.15 12:25

c'est triste à écrire, mais c'est la réalité
dans certaines situations concrètes, je me dis que la paralysie totale aurait été préférable pour moi ( par ex pour les soins dentaires ) car je suis sujette à des mouvements anormaux ( même dans mon sommeil ).
Je passe mes journées à refaire des gestes mal faits
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   28.05.15 18:46

“Je soutiens “Soulager mais pas tuer”, le mouvement qui plaide pour que les personnes malades, dépendantes ou âgées en fin de vie ne subissent en France ni euthanasie, ni suicide assisté, mais soient accompagnées et respectées, avec “considération”. Cette attention bienveillante aux plus fragiles en fin de vie est source de richesses et de réconciliation. Ne touchez donc pas aux intouchables.Soulagez - nous, mais ne nous tuez pas. Quelle violence faite aux humiliés, à la vie aux extrémités !”

— Philippe Pozzo di Borgo -
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   28.05.15 18:59

je soutiens personne et je ne suis soutenue par personne
je suis une citoyenne anonyme
je suis donc libre
je n'ai pas eu la chance ou la malchance ( ??? ) d'avoir un bout de vie en situation de validité
mon handicap, c'est moi-même
je ne me considère pas comme humiliée, je suis juste différente des autres
je ne fais pas partie de la norme, je suis presque " hors-norme".
Quelle richesse, d'être hors-norme !
Ainsi je demande de la considération
Je demande qu'on respecte mes choix.
Parce que j'ai de la volonté. Je sais ce que je veux.
Admin.
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   02.10.15 17:36

CITATION de P.P.D.B.

L'homme, après s'être rendu maître de la nature, se rendrait maître de la mort ; après l'abolition de la peine de mort, serait-ce l'abolition de la peine de vie ?"
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   02.10.15 17:45

Mais... les médecins ne sont-ils pas maîtres de la mort à l'hôpital ?

" l'abolition de la peine de vie " ???

c'est une personne handicapée richissime qui ose écrire çà ?

çà sous-entend quoi, cette peine de vie ???????????????

Tout le monde, valide ou handicapé, vit à un moment ou à un autre une peine de vie et çà fait partie de la vie !

je pense personnellement que la loi Léonetti ne fait qu'ajouter de la peine de vie à toutes nos petites peines de vie...
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   02.10.15 17:59

En France tous les détenus ne sont pas passés à la guillotine.
De même, tous les citoyens handicapés ne demanderont pas le Suicide Assisté ( ou n'y auront pas accès ).
Logique élémentaire.
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   03.10.15 15:04

Je demande l'abolition de la loi " le laissez-mourir " .... ...du 22 avril 2005
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   07.11.15 19:57

si les mourants n'existaient pas
si les malades n'existaient pas
si les handicapés n'existaient pas
quel dommage pour la société qui n'aurait plus ses miroirs du futur
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   07.11.15 19:59

un génie ne peut pas exister sans sous-doué !
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   13.12.15 11:34

qu'Est-ce que j'ai voulu dire avec les deux posts ci-dessus ?
parfois j'écris une phrase sans trop réfléchir, un peu comme si on me la dictait
(je n'entends pas de voix, que l'on se rassure ! ! ! )

Mais il y a deux manières d'écrire ?
Soit on se positionne par rapport à un argument,
soit on laisse aller sa pensée ( et son inconscient ? )
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MessageSujet: Re: La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo   31.01.16 23:04

Parfois on aurait un peu honte de prendre toute la place médiatiquement et virtuellement ( les personnes handicapées n'étant qu'un % de la population )
mais en même temps, quand on a commencé un boulot, il faut l'achever !

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La fin de vie selon Philippe Pozzo Di Borgo
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