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 Patrick BUISSON

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MessageSujet: Patrick Buisson,N.S.et la France de droite   26.04.12 17:44

Patrick Buisson, l'homme qui va faire perdre Sarkozy
Créé le 26-04-2012 à 13h07 - Mis à jour à 17h30 12 réactions


Par Renaud Dély L’ultra-droitier Patrick Buisson ne roule pas vraiment pour la victoire électorale de Sarkozy, il combat surtout pour concrétiser son grand dessein historique : l’union de toutes les droites au sein du "parti de la France".

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Patrick Buisson AFP

Mots-clés : Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy, Le Maréchal Pétain, Le Parti de la France, L'union des droites, l'OAS
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La victoire de Patrick Buisson s’apprête à solder l’échec de Nicolas Sarkozy. Le succès idéologique du premier est en train de causer la perte électorale du second. Maurrassien, apôtre du "pays réel" qu’il oppose au "pays légal", l’ex-patron de l’hebdomadaire d’extrême-droite "Minute" a, on le sait, pris les rênes de la campagne du président sortant. Il l’a "gouroutisé", selon l’expression de plusieurs conseillers de Nicolas Sarkozy, marris du cours périlleux que prend la campagne de leur champion.

C’est Patrick Buisson qui a imposé depuis deux mois et demi cette virulente campagne axée sur les "valeurs", allant jusqu’à dicter à son poulain son vocabulaire de l’entre-deux tours : dénonciation des "élites" et du "système" à commencer par les journalistes malfaisants, défense des "racines chrétiennes" menacées de la France, exaltation du "vrai travail" par opposition au "corporatisme" de ces "syndicats politisés" qui ne font que défendre un "statut", mobilisation de "ceux qui aiment vraiment la France", façon implicite de réduire les électeurs de Hollande à de mauvais Français peu patriotes, et enfin appel au secours ("Aidez-moi !") à la "majorité silencieuse", tout y est.

"Le glaive et le bouclier"
II est absurde, et même indigne, d’assimiler Nicolas Sarkozy au maréchal Pétain comme un journal a cru bon le faire. Non seulement une telle évocation historique est déplacée, mais de reniements en tête-à-queue, l’intéressé a fait preuve de suffisamment de plasticité en matière de conviction pour qu’on ne lui impute pas une telle marque d’infamie. Quel est l’authentique Sarkozy ? Quel est celui qui dit vrai ? Lequel doit-on croire ? Ce n’est pas une fantasmatique "pétainisation" de Nicolas Sarkozy qui pose aujourd’hui problème, c’est la crédibilité même de sa parole. Le président-candidat est un as du cynisme électoral, prêt à tout, ou presque, pour garnir sa besace de nouveaux suffrages, mais un piètre idéologue. Tel n’est pas le cas de son mauvais génie...

Il n’est pas inutile de rappeler que Patrick Buisson, a témoigné, lui, par le passé, d’accès de tendresse répétés pour l’oeuvre du Maréchal. Il est de ceux qui n’ont jamais totalement rompu, au fond d’eux-mêmes, avec l’idée que Pétain aurait protégé tant que possible le pays des ravages causés par l’occupation nazie et qu’une complicité implicite le liait au général de Gaulle qui attaquait l’ennemi de l’extérieur : cette fameuse, et fumeuse, théorie du "glaive et du bouclier" a été démentie par toutes les recherches historiques les plus sérieuses. Qu’importe, au sortir de la Guerre, elle présentait pour ses partisans l’avantage de réunifier l’ensemble des droites, celle authentiquement résistante, patriote et républicaine qui s‘était courageusement dressée contre l’Occupant et l’autre, la droite maréchaliste qui s’était vautrée dans le déshonneur de la Collaboration.

Une quinzaine d’années plus tard, une nouvelle fracture est apparue au sein des droites autour de la question coloniale, plus particulièrement à l’occasion de la guerre d’Algérie. Et le général de Gaulle s’est de nouveau heurté à l’extrême droite qui a même plus d’une fois tenté de l’abattre. Le souvenir de cet autre affrontement entre deux droites de natures opposées meurtrit encore Patrick Buisson qui a consacré un ouvrage élogieux aux terroristes de l’OAS baptisé "OAS, histoire de la Résistance française en Algérie" ! Buisson y glorifie le "combat pour l’Algérie française" dans lequel il voit "la première en date des contestations globales du contenu affectif et humain de la société technico-industrelle" et il vante dans l’action sanglante de l’OAS une "entreprise subversive" qui cherchait, selon lui, "à renverser le conformisme social né du fonctionnement de la machine économique" !

L'union de toutes les droites
Alors bien sur, au vu des résultats du premier tour de la présidentielle, Patrick Buisson apparaît comme un mauvais stratège électoral. Le 22 avril, les urnes ont rendu un verdict en tous points contraire aux prédictions du mage de l’Elysée: il annonçait que François Hollande ferait moins de voix que Ségolène Royal en 2007, que le candidat socialiste serait "l’otage de Jean-Luc Mélenchon", que Nicolas Sarkozy siphonnerait le score de Marine Le Pen, et qu’il arriverait nettement en tête du premier tour. Il s’est produit l’inverse. Hollande a fait mieux que son ex-compagne il y a cinq ans, Marine Le Pen a battu le record historique du Front National, Nicolas Sarkozy a été devancé et c’est lui qui se retrouve dans la main de l’extrême droite… Joli résultat !

Erigé en boussole de la droite par Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson lui indique le sud. Soit, le chemin de la défaite au fond des urnes le 6 mai. Mais là n’est pas pour lui l’essentiel. Le véritable agenda de Patrick Buisson, son grand dessein, est ailleurs. Il a toujours cru, et croit encore plus que jamais, à l’union de toutes les droites, du centre droit issu de la démocratie chrétienne à l’extrême droite la plus radicale et la plus anti-républicaine, des disciples de Marc Sangnier à ceux de Charles Maurras, des admirateurs du général de Gaulle à ceux du maréchal Pétain, bref de l’UMP au Front National.

Son erreur consiste à croire qu’une telle ligne puisse être majoritaire dans la France de 2012. La défense de l'identité d'une "France des cathédrales" immuable, menacée par des "vagues migratoires incontrôlées" et rongée par le "péril islamiste", est un discours qui peut galvaniser les tenants d'une droite extrême bien particulière, mais en aucun cas rassembler une majorité de suffrages venus de cultures politiques trop dissemblables. Patrick Buisson se trompe lorsqu'il pense que toutes les droites, du Modem au FN, peuvent se fondre en une seule. Il fait fi de la pluralité persistante des diverses versions du conservatisme français. La droite contre-révolutionnaire est une tradition qui persiste, certes, mais il y a belle lurette que toutes les autres familles de la droite se sont ralliées sans réserve aux idéaux de 1789. Et qu'elles en sont pleinement imprégnées. Les valeurs républicaines constituent leur essence même, leur ADN. Raison pour laquelle la stratégie du gourou de l'Elysée va causer la perte de Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle.

Le parti de la France
Déjà, de premières voix, trop rares et trop discrètes, se font entendre à l’UMP pour s’indigner de cette stratégie. On aimerait, bien entendu, que Nathalie Kosciuscko-Morizet, Alain Juppé ou François Fillon, cet héritier du gaulliste social que fut Philippe Séguin, rejoignent la pionnière Chantal Jouanno et quelques autres. La logique ultra-présidentialiste de la Ve République et le culte d’un chef, même déclinant, les en empêchent pendant encore dix jours. François Bayrou et la plus grande partie des responsables du Modem ont, eux, déjà reconquis leur liberté. Ils sont décidés à en user pour s’opposer à la dangereuse dérive de Nicolas Sarkozy.

Impossible au sommet, cette "union des droites" dont rêve Buisson l'est sans doute plus encore à la base, et sera donc minoritaire le 6 mai. Peu lui importe lui qui, comme le susurrent certains responsables UMP, préfère que Nicolas Sarkozy perde sur "sa" ligne plutôt qu’il ne gagne sur une autre. Il s‘agit pour l'ex-journaliste de poser les jalons d’un grand projet idéologique, d’un grand dessein culturel qui dépasse, de loin, l’échéance du 6 mai.

Ainsi, au début de l’année 1986, quelques mois avant la victoire annoncée aux législatives de la coalition RPR-UDF portée par le slogan "Vivement demain", publiait-il déjà un "Guide de l’opposition" dans lequel il recensait les coordonnées de tous les responsables et organisations de l’opposition, droite et extrême droite confondues. Il les invitait à allier résolument leurs forces pour chasser la gauche du pouvoir. Voici ce que Patrick Buisson écrivait dans la préface de cet ouvrage: "Vivement demain sans doute mais à condition que la victoire de la droite d’une ampleur et d’une portée probablement historiques ne s’abîme pas dans le compromis ou la recherche d’un hypothétique consensus. A condition aussi que nos futurs dirigeants sachent se débarrasser des virus socialisants ou socio-démocrates qui les ont pour certains contaminés pendant leur enfance et leur jeunesse. (…) A condition surtout que la droite redevenue majoritaire n’ait plus honte de s’assumer pour ce qu’elle est et cesse de se laisser dicter le choix de sa stratégie et de ses alliances par les petits caporaux du camp adverse."

Au fond, Patrick Buisson ne roule pas seulement pour Nicolas Sarkozy. Il est surtout convaincu d’œuvrer pour l’Histoire, pour "son" Histoire. Si l’on peut s’inquiéter du climat malsain qu’attise la campagne d’entre deux tours du candidat UMP, c’est surtout après sa défaite qu’il faudra que les Républicains, de droite comme de gauche, se montrent vigilants. C’est à ce moment-là que surviendra le vrai danger. Traumatisée par la défaite, et orpheline de son chef, l’UMP risquera de céder alors aux avances de Patrick Buisson si celui-ci revient lui mettre sous le nez son éternel brouet de l’union de toutes les droites. Pour voir enfin se concrétiser le rêve de toute sa vie : l'unification d’un camp qu’il n’a cessé d’appeler celui du "parti de la France"…
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MessageSujet: Patrick BUISSON   05.03.14 19:08

Ce que disent les enregistrements de Buisson

Le Monde.fr avec AFP | 05.03.2014 à 10h21 • Mis à jour le 05.03.2014 à 10h56

Les quatre extraits des échanges enregistrés par Patrick Buisson, alors conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, à l'insu de l'ancien président et dévoilés par le site Atlantico et Le Canard enchaîné, mardi 4 mars, datent des jours précédant le petit remaniement de la fin de février 2011.

Lire : Stupéfaction dans l'entourage de Nicolas Sarkozy après la diffusion des enregistrements

A l'époque, le président de la République justifie les changements au sein du gouvernement par le « printemps arabe » qui s'annonce, mais c'est surtout Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, soupçonnée de proximités avec le régime de Ben Ali, en Tunisie, qui est sur la sellette.

Brice Hortefeux, qui tient le portefefeuille de l'immigration est lui aussi menacé, car il est toujours sous le coup d'une procédure judicaire pour injure raciale pour avoir déclaré « quand il y en a un, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes »  après avoir posé avec un militant UMP d'origine maghrébine lors du campus d'été du parti en 2009. Mme Alliot-Marie et lui vont quitter le gouvernement.

Les 26 et 27 février, Nicolas Sarkozy et ses proches conseillers se rencontrent pour évoquer la valse des postes. Les enregistrements révèlent amitiés et inimitiés ainsi que les jeux d'influence en coulisses.
◾« Il n'y a qu'une personne qui peut remplacer Fillon, c'est Juppé »


Alain Juppé, le 22 novembre 2012 à Bordeaux.  

Une première série d'échanges, publiés par Atlantico, date du samedi 26 février, lors d'une réunion de travail entre le président et ses très proches conseillers, Patrick Buisson, Henri Guaino, qui est alors la plume du président, Franck Louvrier, son chargé de communication, le publicitaire Jean-Michel Goudard et le sondeur Pierre Giacometti.


Le président évoque le poste de premier ministre. Alors qu'à l'époque les rumeurs disaient Jean-Louis Borloo bien placé pour prendre le poste, Nicolas Sarkozy évoque plutôt... Alain Juppé.


« Remplacer Fillon par Borloo, c'est grotesque. Y a qu'une seule personne qui pourrait remplacer Fillon aujourd'hui, c'est Juppé. Je m'entends très bien avec Alain. (...) Même si Fillon n'est pas décevant, il est comme on le sait. Le fait qu'il disparaisse là, il va s'en prendre plein la gueule. »

François Fillon restera finalement à son poste, et Alain Juppé rejoindra le ministère des affaires étrangères.

Ecouter l'extrait sur Atlantico
◾Bachelot, « elle dit que des conneries »

Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, en juillet 2009.  

Dans un autre échange enregistré, un peu plus tard, Patrick Buisson et Jean-Michel Goudard quittent la résidence présidentielle de La Lanterne, à Versailles, où a eu lieu la réunion, et où était notamment présente Carla Bruni.

Ils évoquent d'abord l'épouse du président. Buisson amorce la discussion sur sa présence pendant les réunions.

M. Buisson : C'est dur, hein…
M. Goudard (semblant ne pas comprendre dans un premier temps, puis répliquant en riant) : Si je la connaissais pas un peu mieux depuis la télé j'aurais trouvé ça... lamentable... interventions percutantes quand même…

Les deux conseillers évoquent ensuite le jeu de chaises musicales qui s'annonce avec la nomination à venir de M. Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, au ministère de l'intérieur. Patrick Buisson évoque le ministre de la justice, Michel Mercier et Roselyne Bachelot.


M. Buisson : Bon... J'ai pas réussi à entraîner la tête de Mercier…

M. Goudard : C'est logique ce qu'il a dit. C'était euh… On a l'impression qu'il y a une raison forte pour enlever Brice. C'est les résultats…

M. Buisson : Bon je sais pas avec qui, c'est avec toi que j'ai discuté de Mercier… Pourquoi on s'arrêtait.

(...)

M. Goudard : Mercier. Oui pourquoi ? Parce qu'il est trop gentil avec les magistrats ?


M. Buisson : Non, mais il est totalement calamiteux.


M. Goudard : Oui, mais il y a plus calamiteux que lui encore…


M. Buisson : Oui, qui ?


M. Goudard : Il y a Bachelot.


M. Buisson : Oui, mais elle arrive à construire des phrases et elle articule.


M. Goudard : Oui, mais elle dit que des conneries.


M. Buisson : Oui, mais on peut pas tout avoir.


Ecouter l'intégralité de l'échange sur Atlantico
◾Sarkozy « un giscardien », Buisson « un royaliste »


Jean-Michel Goudard à l'usine Turbomeca de Bordes, le 22 juin 2010.  

Un peu plus tard, dans la voiture, les deux hommes évoquent leur influence sur le chef de l'Etat. Jean-Michel Goudard affirme que le président ne prend aucune décision sans eux. Puis tous deux évoquent son identité politique.



M. Goudard : Il est gentil, euh, Nicolas… Quand il a discours bouclé, il veut encore rajouter un truc qui rassemble, le rassemblement etc. Entre toi et moi… ça n'a rien à foutre là...


M. Buisson : Mais rien à foutre, et l'intégration non plus. Au moment où il en arrive cinq cent mille de plus et on n'a pas intégré les six millions qu'on a.

M. Goudard : C'est un vrai euh… giscardien.

M. Buisson : Oui !


Puis, M. Goudard interroge M. Buisson sur sa « référence » politique, pour connaître la nature de ses convictions.



M. Buisson : Ma référence ? Profondément ? Moi je suis le fils d'un camelot du roi. Je suis monarchiste, je suis royaliste.

M. Goudard : Enfin les rois…

 M. Buisson : Oui, mais d'accord… mais c'est ma culture, voilà.

Ecouter l'extrait sur Atlantico

◾« On aime tous Brice »

L'ancien ministre de l'intérieur Brice Hortefeux.  

Enfin, l'échange publié par Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi 5 mars, a lieu le 27 février 2011, le jour de l'annonce du remaniement. Nicolas Sarkozy et Patrick Buisson évoquent les arbitrages décidés avant l'enregistrement d'une intervention télévisée du chef de l'Etat.


M. Sarkozy : Vous n'avez pas d'états d'âme sur Brice [Hortefeux] ?

M. Buisson : On en a tous. On aime tous Brice. Le problème c'est de faire un choix politique.

M. Sarkozy : Je veux pas finir comme Daniel Vaillant avec Jospin (...) Brice dit que le sentiment d'insécurité a régressé. Toutes les études montrent que ce n'est pas vrai.

M. Buisson : En matière d'immigration, Brice est inhibé (...) Une partie de notre électorat manifeste une certaine impatience.

M. Sarkozy : Et puis il y a les perspectives judiciaires…


Peu après l'enregistrement de l'annonce du remaniement l'échange reprend.



M. Sarkozy : J'ai demandé à Fillon de dire demain que Brice jouerait un grand rôle dans l'année qui vient. [Sur Michèle Alliot-Marie] J'ai accepté qu'elle me fasse une lettre de démission. Mais, enfin, personne n'est dupe. Elle ne se rend pas bien compte. C'est comme si elle n'avait rien fait, qu'elle pouvait continuer.


Il évoque alors qu'il avait pensé à M. Hortefeux pour un autre poste avant de renoncer

M. Sarkozy : Un ministre de la défense condamné pour injure raciste...


M. Buisson : Notre armée est composée d'un quart ou de 20 % d'éléments des DOM-TOM…
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MessageSujet: Re: Patrick BUISSON   05.03.14 19:27

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