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 Psy et Spi en fin de vie..

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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Psy et Spi en fin de vie..   26.04.14 15:53

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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   05.05.14 15:00

j'attends de trouver le bon article ou la bonne vidéo traitant de manière générale le côté spirituel en fin de vie
Mes remarques à la vidéo ci-dessus :
la sédation palliative déshumanise le patient puisque sa volonté et sa conscience sont abolies
en même temps, la sédation palliative permet à l'inconscient de se mettre à nu
En soins palliatifs en fin de vie, le patient est dénudé
il ne peut plus maîtriser son corps,livré aux autres malgré lui
il ne peut plus maîtriser son inconscient
il ne maîtrise pas son devenir
Non seulement les autres autour de lui sont maîtres d'eux-mêmes,mais aussi ils maîtrisent le patient
cf sujet le palliativisme et l'obstination palliative
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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Psy et Spi en fin de vie   26.05.14 12:10



Dernière édition par Admin le 15.08.14 20:13, édité 1 fois (Raison : je ne vois pas la vidéo,je vois un rectangle blanc.Internet Explorer,comme d'hab ! mais je suis "dépendante" d'I.E.)
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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   26.05.14 12:29

A quoi bon les soins palliatifs en fin de vie si le mourant n'en veut pas ?
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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   26.05.14 12:43

PEUT-ON AVOIR LE DROIT D'ETRE PRESSE DE MOURIR QUAND ON VA BIENTOT MOURIR ?
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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 19:42

III - SAVOIR-ÊTRE et SAVOIR-FAIRE,
pour mieux accompagner images/logoPdf8k.jpg 14 pages



« Accompagner quelqu'un ce n'est pas le précéder, lui indiquer la route, lui imposer un itinéraire, ni même connaître la direction qu'il va prendre. C'est marcher à ses cotés en le laissant libre de choisir son chemin et le rythme de son pas »
Père Vespierren, Face à celui qui meurt .

Accompagner c'est permettre au mourant de conserver un sens humain à ce qu'il vit, de trouver ses propres points de repère, de ne pas perdre son identité et de se réconcilier avec lui-même, c'est l'aider à passer à autre chose et à faire face à beaucoup de fins à la fois, donc à faire ses propres deuils, à faire des choix. En bref, c'est lui donner la possibilité de vivre sa mort, d'avoir encore des droits à faire respecter.

Savoir-être accompagnant


« Et il revint vers le renard : - Adieu, dit-il...
- Adieu dit le renard, voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince afin de se souvenir. - C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. - C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir. » Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince. Identique dans toutes les cultures, l'accompagnement du mourant - quelque soit le lieu où on est né et les idées reçues en découlant - participe d'un phénomène interculturel : la condition humaine. Nous aurions pu écrire un texte exprimant notre approche, mais nous préférons reprendre un écrit de Sogyal Rinpoché, maître bouddhiste, dans " Le livre Tibétain de la vie et de la mort ", car il correspond à ce que nous voulons dire en fonction de notre culture européenne... or, lui est tibétain... « Conseil du coeur pour l'aide aux mourants. Lors d'une première visite, il arrive souvent que la personne en fin de vie, ne connaissant pas vos intentions à son égard, ressente de l'insécurité et garde une certaine réserve. Ne vous attendez donc pas à ce que quelque chose d'extraordinaire se produise, contentez-vous de rester naturel et détendu, soyez vous-même. Souvent les mourants n'expriment pas clairement leurs désirs ou leurs pensées, et les proches ne savent que dire ni que faire. Il est difficile de découvrir ce qu'ils voudraient essayer de dire...ou parfois de cacher. Eux-mêmes d'ailleurs ne le savent pas toujours. C'est pourquoi la première chose à faire est de décharger l'atmosphère de toute tension, avec autant de naturel et de simplicité que possible. Une fois la confiance établie, l'atmosphère se détendra ; la personne mourante pourra alors évoquer ce qui lui tient vraiment à coeur. Encouragez-la chaleureusement à exprimer en toute liberté, les pensées, les peurs et les émotions qu'elle ressent à propos de l'imminence de sa mort. Pouvoir exposer ses émotions, honnêtement et sans dérobade, est crucial à toute possibilité de transformation, si l'on veut se mettre en accord avec sa vie et mourir en paix. Vous devez lui donner une totale liberté, lui accorder votre entière permission de dire tout ce qu'elle désire exprimer. Lorsqu'elle parvient à partager avec vous ses sentiments les plus intimes, faites en sorte de ne pas l'interrompre, la contredire ou minimiser ce qu'elle dit. Les malades en phase terminale ou les mourants n'ont jamais, de toute leur vie, été aussi vulnérables et vous devrez faire appel à tout votre tact, à toutes vos ressources de sensibilité, de chaleur et d'amour compatissant si vous voulez qu'ils puissent se confier. Apprenez à écouter, apprenez à recevoir en silence, dans ce silence calme et ouvert qui leur permettra de se sentir acceptés. Restez aussi détendu que possible, soyez à l'aise ; demeurez ainsi auprès de votre ami ou de votre parent, comme si vous n'aviez rien de plus important ni de plus agréable à faire. J'ai découvert que, comme dans toutes les situations graves de la vie, deux qualités sont extrêmement utiles : le bon sens et l'humour. L'humour possède le remarquable pouvoir d'alléger l'atmosphère ; il permet de replacer le processus de la mort dans sa véritable perspective universelle, et de briser l'intensité et le caractère par trop solennel de la situation. Utilisez-le donc avec toute l'habileté et la délicatesse dont vous êtes capable. Ma propre expérience m'a également permis de découvrir qu'il est essentiel de ne pas prendre les choses trop personnellement. Alors que vous vous y attendez le moins, une personne à l'approche de la mort peut faire de vous la cible de toute sa colère et de tous ses reproches. Comme le dit Elisabeth Kubler-Ross, colère et griefs « peuvent être envoyés dans toutes les directions et projetés sur l'entourage, parfois presque au hasard ». Ne vous imaginez pas que la fureur ainsi exprimée vous soit personnellement destinée. Comprenez qu'elle est surtout provoquée par la peur et le chagrin ; vous éviterez ainsi d'y réagir d'une manière qui pourrait s'avérer préjudiciable à la relation. Parfois, vous pouvez être tenté de prêcher votre propre foi ou de proposer au mourant votre idéologie spirituelle. Écartez absolument cette tentation, surtout si vous avez le sentiment que ce n'est pas ce qu'il veut ! Nul ne souhaite être « sauvé » par la croyance de quelqu'un d'autre. Rappelez-vous que votre tâche n'est pas de convertir qui que ce soit à quoi que ce soit, mais d'aider la personne en face de vous à découvrir en elle sa force, sa confiance, sa foi et sa spiritualité propres, quelles qu'elles soient. Bien sûr, si elle est réellement ouverte aux questions d'ordre spirituel et souhaite vraiment connaître votre point de vue, ne le lui cachez pas non plus. N'exigez pas trop de vous-même, ne vous attendez pas à faire des miracles ou à « sauver » la personne mourante. Cela ne vous vaudra que des déceptions. Les gens meurent comme ils ont vécu, fidèles à eux-mêmes. Si vous désirez qu'une communication réelle s'établisse, vous devez faire un effort conscient pour accepter la personne sans réserve, pour la voir en fonction de sa vie, de son caractère, de son passé et de son histoire. Ne vous désolez pas non plus si votre aide semble avoir très peu d'effet et reste sans réponse. Nous ne pouvons connaître les conséquences profondes du soutien que nous apportons. TÉMOIGNER D'UN AMOUR INCONDITIONNE
Ce dont une personne au seuil de la mort a besoin, c'est qu'on lui manifeste un amour inconditionnel et libéré de toute attente. Ne pensez pas qu'il vous faille en aucune façon être un expert. Soyez naturel, soyez vous-même, soyez un ami véritable ; la personne sera réconfortée en vous sachant réellement proche, communiquant avec elle sur un pied d'égalité, d'être humain à être humain, en toute simplicité.
Je vous ai dit : « Témoignez au mourant un amour inconditionnel. » Mais dans certaines situations, cela est loin d'être facile. Peut-être y a-t-il entre la personne et nous tout un passé de souffrance ; la façon dont nous avons agi envers elle autrefois peut nous avoir laissé un sentiment de culpabilité à son égard, ou bien nous éprouvons du ressentiment et de la colère en raison de sa conduite envers nous.

J'aimerais vous présenter ici deux moyens très simples qui vous permettront de libérer votre amour pour la personne en fin de vie. Mes étudiants qui assistent les mourants, et moi-même, en avons vérifié toute l'efficacité.

Tout d'abord, considérez cette personne qui est là devant vous comme s'il s'agissait de vous-même : elle a les mêmes besoins, le même désir fondamental de connaître le bonheur et d'éviter la souffrance, la même solitude, la même peur de l'inconnu, les mêmes zones secrètes de tristesse, les mêmes sentiments d'impuissance à peine avoués.
Si vous faites réellement cela, vous verrez votre coeur s'ouvrir à l'autre et l'amour sera présent entre vous. Le deuxième moyen, que je trouve encore plus efficace est de vous mettre directement et résolument à sa place.
Imaginez-vous vous-même sur ce lit, confronté à votre propre mort. Imaginez que vous êtes là, seul, et que vous souffrez. Posez-vous alors vraiment ces questions : de quoi aurais-je le plus besoin ? Qu'est-ce qui me ferait le plus plaisir, qu'aimerais je vraiment recevoir de l'ami en face de moi ? Si vous faites ces deux pratiques, vous découvrirez sans doute que ce que la personne mourante désire est ce que vous même désireriez le plus : être réellement aimé et accepté. J'ai souvent remarqué aussi que les malades graves éprouvent un grand désir d'être touchés, d'être traités comme des personnes à part entière, et non comme des individus en mauvaise santé. Vous pouvez leur procurer beaucoup de réconfort en leur prenant simplement la main, en les regardant dans les yeux, en les massant doucement, en les tenant dans vos bras ou bien en respirant doucement au même rythme qu'elles. Le corps a sa manière propre d'exprimer l'amour. Utilisez sans crainte son langage : vous apporterez aux mourants apaisement et réconfort. Nous oublions souvent que le mourant est en train de perdre la totalité de son univers : son foyer, son travail, ses relations, son corps et son esprit. Il perd tout à la fois. Toutes les pertes que nous pourrions subir tout au long de notre vie sont réunies, au moment de la mort, en une seule perte accablante. Aussi, comment un mourant pourrait-il ne pas éprouver tantôt tristesse, tantôt effroi ou colère ? Elisabeth Kubler-Ross distingue cinq stades dans le processus d'acceptation de sa propre mort : le refus, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Bien sûr, tout le monde ne passe pas par tous ces stades, ni nécessairement dans cet ordre. Pour certains, la route de l'acceptation peut être extrêmement longue et pleine d'embûches ; pour d'autres, elle n'aboutira jamais. Notre culture ne nous offre guère de véritable perspective sur nos pensées, nos émotions et nos expériences. Aussi, nombreux sont ceux qui, face à la mort et à son défi ultime, se sentent trahis du fait de leur propre ignorance. Ils en éprouvent une frustration et une colère intenses, d'autant que personne ne semble vouloir vraiment les comprendre, ni comprendre leurs besoins les plus profonds. Cicely Saunders, grande pionnière du mouvement des soins palliatifs en Grande-Bretagne, écrit : « Un jour, j'ai demandé à un homme qui se savait mourant ce qu'il attendait avant tout de ceux qui prenaient soin de lui. Il me répondit: " Que quelqu'un ait l'air d'essayer de me comprendre ! " Certes, comprendre pleinement autrui est impossible ; mais je n'oublierai jamais que cet homme ne demandait même pas que quelqu'un y parvint, mais seulement se sente suffisamment concerné pour essayer. » Il est essentiel de nous sentir « suffisamment concernés pour essayer », et de savoir réconforter la personne en lui assurant que tout ce qu'elle peut éprouver - frustration ou colère - est normal. À l'approche de la mort resurgissent bien des émotions réprimées jusque-là : tristesse, insensibilité, culpabilité ou même jalousie envers ceux qui sont encore bien portants. Aidez la personne à ne pas réprimer ces émotions lorsqu'elles surviennent. Soyez avec elle lorsque s'élèvent les vagues de douleur et de chagrin. Avec le temps, l'acceptation et une compréhension patiente, ces émotions s'apaiseront progressivement, laissant place à un état fondamental de sérénité, de calme et d'équilibre N'essayez pas de faire preuve de trop de sagesse ; ne soyez pas constamment en quête de quelque parole profonde. Vous n'avez pas à faire ou à dire quoi que ce soit pour améliorer la situation. Soyez simplement aussi présent que possible. Et si vous ressentez une angoisse ou une peur intenses et ne savez que faire, reconnaissez-le ouvertement en en parlant à la personne et en lui demandant son aide. Cette franchise vous rapprochera et permettra une communication plus libre entre vous. Les mourants savent parfois beaucoup mieux que nous ce que nous pouvons faire pour les aider. Apprenons donc à bénéficier de leur sagesse et permettons-leur de partager avec nous ce qu'ils savent.
Rappelons-nous, recommande Cicely Saunders que, lorsque nous accompagnons les mourants, nous ne sommes pas les seuls à donner. « Tôt ou tard, tous ceux qui assistent les mourants découvrent, face à leur endurance, à leur courage et souvent même à leur humour, qu'ils reçoivent plus qu'ils ne donnent. Cela, nous devons le leur dire...»
En effet, faire savoir au mourant que nous reconnaissons son courage peut souvent être pour lui une source d'inspiration. J'ai également découvert combien cela m'aide de me souvenir que la personne au seuil de la mort possède toujours en elle, quelque part, une bonté inhérente. Quelle que soit la fureur, l'émotion qui s'élève - et même si vous êtes momentanément choqué ou horrifié - le fait de vous centrer sur cette bonté intérieure vous donnera le contrôle et le recul nécessaires pour apporter tout le soutien possible. Lorsque vous vous querellez avec un ami qui vous est cher, vous n'oubliez pas ses bons côtés ; faites de même avec le mourant : ne le jugez pas d'après les émotions qu'il manifeste. Votre acceptation lui donnera toute latitude de s'exprimer autant qu'il le souhaite. Traitez les mourants comme s'ils étaient toujours ce qu'ils sont capables d'être parfois : ouverts, aimants et généreux... .../... Sogyal Rinpoché après avoir traité du problème de "dire la vérité" au mourant, aborde les peurs de l'accompagnant. .../... LES PEURS LIÉES À LA MORT Vous ne pourrez aider un mourant que lorsque vous aurez reconnu que sa peur de mourir vous perturbe et réveille en vous des peurs très dérangeantes. Assister les mourants, c'est comme se retrouver face au miroir fidèle et implacable de votre propre réalité. Vous y voyez, mis à nu, le visage de votre propre épouvante et de votre propre terreur de la douleur. Si vous ne regardez pas ce visage, si vous n'acceptez pas l'existence de cette épouvante et de cette terreur, comment serez-vous capable d'en supporter la vision chez la personne mourante ? S'il vous arrive d'assister les mourants, il vous faudra examiner chacune de vos réactions ; en effet, elles se refléteront dans les leurs et auront une grande incidence, qu'elle soit positive ou négative. Regarder vos peurs avec honnêteté vous aidera également dans votre propre cheminement vers la maturité. Je pense parfois qu'assister les mourants est peut-être l'une des manières les plus efficaces d'accélérer notre croissance en tant qu'êtres humains. Assister les mourants est en soi une contemplation et une réflexion profondes sur notre propre mort. C'est une manière de la regarder en face et de travailler avec elle. Lorsque vous accompagnez des personnes en fin de vie, vous pouvez parvenir à une sorte de résolution, une compréhension claire de ce qu'est le point essentiel de l'existence. Apprendre réellement à aider ceux qui vont mourir, c'est commencer à nous libérer de nos craintes et à devenir responsables de notre propre mort. C'est également trouver en nous le germe d'une compassion sans limite que nous n'avions peut-être jamais soupçonnée. Prendre conscience de nos propres peurs devant la mort nous sera d'un grand secours pour percevoir celles du mourant. Imaginez simplement, profondément, ce que ces peurs pourraient être : peur d'une souffrance physique grandissante et incontrôlable, peur de la souffrance morale, peur de la déchéance, peur de la dépendance, peur d'avoir vécu en vain, peur d'être séparé de ceux que nous aimons, peur de perdre le contrôle de soi et peur de perdre le respect d'autrui. Peut-être notre plus grande peur est-elle la peur de la peur elle-même, dont l'emprise grandit à mesure que nous essayons de lui échapper. Éprouver de la peur, c'est souvent se sentir seul, abandonné, oublié de tous. Par contre, si quelqu'un vient vous tenir compagnie et vous exprime ses propres craintes, vous réalisez que la peur est un sentiment partagé par tous les êtres humains. Alors, le caractère aigu de la souffrance individuelle s'estompe. Les peurs reprennent leur dimension humaine et universelle. Vous êtes désormais capable de plus de compréhension et de compassion, et pouvez envisager vos propres peurs d'une façon bien plus positive et inspirante.À mesure que vous affronterez vos propres craintes et parviendrez à les accepter, vous serez de plus en plus sensibilisé à celles de la personne en face de vous. Vous verrez alors grandir en vous l'intelligence et l'intuition qui vous permettront de l'aider à exprimer librement ces craintes, à les affronter puis à commencer à les dissiper habilement. Car le fait d'avoir affronté vos peurs vous rendra plus compatissant, courageux et lucide, mais également plus habile. Cette habileté vous permettra de découvrir toutes sortes de manières d'aider les mourants à se comprendre et à faire face à eux-mêmes. Nous éprouvons tous de l'angoisse à l'idée d'avoir à supporter une douleur accablante durant le processus de la mort. C'est pourtant l'une des craintes que l'on peut aujourd'hui dissiper le plus aisément. J'aimerais que chacun dans le monde sache que cette anxiété est désormais inutile. La douleur physique devrait être réduite à son minimum : la mort comporte en effet suffisamment de souffrance sans cela. .../...
Les maîtres bouddhistes parlent de la nécessité de mourir consciemment, dans une maîtrise totale, et l'esprit aussi lucide, clair et serein que possible. La condition préalable pour y parvenir est de réduire la douleur à son minimum sans pour autant embrumer la conscience du mourant. Ceci est actuellement possible et chacun devrait être en droit de recevoir ce soutien élémentaire, lors de ce moment de transition éprouvant entre tous. Le mouvement des soins palliatifs a développé une grande diversité de moyens pour apaiser la douleur, en combinant différentes médications qui ne sont pas uniquement des produits narcotiques. » - Rinpoché S., Le livre tibétain de la vie et de la mort, la Table Ronde, Paris, 1993, 574 p
Savoir-faire l'accompagnement



L'accompagnement n'est pas un état mais un mouvement.
Lorsque la communication verbale est possible, le mourant peut faire part de ses désirs : l'accompagnement est actif, parce que le mourant est actif, ne serait-ce que dans sa parole. Lorsque la communication verbale est impossible, l'accompagnement est plus sensitif. ◦« Dans l'écoute et l'accompagnement du mourant, chacun est un "passeur" : - le passeur est avec celui qui traverse ; - il aide de sa rame la barque à avancer mais c'est le voyageur qui choisit la rive et la direction ; - nous ne savons jamais à l'avance vers quels rivages ils nous demandent de les accompagner. Il nous faut accepter que cette écoute fasse aussi son chemin en nous et nous donne les moyens, à travers ce que nous recevons d'eux, de participer à notre propre enrichissement. Ceux que nous accompagnons sont aussi nos passeurs. Plus qu'un rapport de puissance, il nous faut laisser émerger un rapport d'échanges au niveau de tout ce qui nous est profondément commun comme être humain, mortel par définition. » Jeanine Pillot ◾L'accompagnant tâche de répondre aux demandes non exprimées du malade et... « on ne voit bien qu'avec le coeur ».

•L'écoute
Dans l'attitude d'écoute, il n'y a pas que les oreilles qui travaillent, car c'est encore une affaire de coeur. Que dit le malade dans ses expressions orales ?
Il peut avoir des paroles agressives, chargées ou non de sous-entendus, la goutte d'eau peut faire déborder le vase.

« Quand on marche sur une abeille, même au moment où elle meurt, elle vous pique encore au pied. Bien sûr, cela ne lui sert à rien de piquer puisqu'elle doit de toute façon mourir piétinée, mais tout de même elle a bien fait de piquer avant sa mort. C'est ainsi qu'elles font, les abeilles. Moi aussi je me révolte contre ma mort imminente, moi j'ai horreur d'être exterminé, moi aussi je pique avant de mourir. Ce ne sont pas seulement les abeilles qui font cela, les hommes en font tout autant.» Fritz Zorn-Mars Savoir écouter, c'est apprendre à décoder les phrases, sentir le sens du mot, de la phrase ; à remplacer parfois le mot par d'autres, dans l'ordre, mais aussi à entendre le rythme et l'intonation ; c'est apprendre à ne pas interpréter par rapport à nous.
Plus qu'un fait, écouter devient à chaque fois une découverte. « Afin d'avoir à écouter l'autre, il est bien de se demander à son propos si d'abord nous lui permettons de s'exprimer, sans ni dévier ses dires avant même qu'il ait pu les formuler correctement, mais au contraire en l'invitant a éclaircir, expliquer, aller plus loin (avec nous, mais aussi avec lui-même).
Quand un malade dit : « J'ai mal », on lui demande alors de localiser sa douleur.
Quand il dit : « Je vais mourir » ou « Est-ce-que je vais mourir ? », à quoi sert de lui dire « Mais non, voyons, que dites-vous là ! » Que veut dire notre réponse qui... n'en est pas une ? Rassure-t-elle vraiment ? N'est-ce pas plutôt nous qu'elle rassure, car elle nous permet de ne pas affronter le problème, et nous donne de surcroît bonne conscience : "J'ai évité au malade une angoisse, je l'ai consolé." D'ailleurs cette attitude donne de bons résultats : le malade souvent ne repose plus la question et évite lui aussi le problème !
L'avons-nous réellement écouté, respecté ? Quelle confiance peut-il avoir ? L'avons-nous accompagné sur son chemin ? Le mourant, s'il parle, attend bien de nous quelque chose, qui ne soit pas forcément une réponse ; ou bien il a simplement besoin de dire ses angoisses. Il ne nous demande pas d'entendre simplement, mais d'écouter, d'être entier dans cette relation et à ce moment privilégié. Ce dont il a surtout besoin, c'est de notre présence attentive en dehors de tout jugement et de toute peur.» Claire Steinhauss, IDE Le langage est généralement considéré comme le mode de communication le plus facile.
Or, certains mots (mourir, mort) sont tabous. Le fait qu'on n'ose pas les dire érige une barrière ; les dire crée une sensation de malaise autour. Il est souhaitable parfois de répondre à un silence par un silence, sans avoir peur du silence car il peut se passer beaucoup de chose pendant ces espaces de temps : au-delà des mots, de façon sensitive ou intuitive la communication peut se faire. Le silence n'est jamais vide... mais nous ne sommes pas habitués à cette forme de communication : nous pensons en verbes d'actions. •La relation au corps
Un soin donné sans parole échangée risque fort d'être perçu par celui qui le reçoit (ou le subit) comme une négation de sa condition de sujet, une réduction à l'état d'objet.
◦Mais ce soin devient signe de l'attention à l'autre quand une parole l'accompagne ; parole d'explication, de souhait, parole qui nomme. « Il est des paroles tues qui défont la vie que l'on prétend sauver. Il en est d'autres qui soutiennent l'effort de vivre et l'inscrivent dans l'urgence thérapeutique au même titre que les traitements médicaux. » Il y a des manières d'examiner un malade, de prodiguer un soin, qui ne sont qu'exécution et d'autres qui suscitent le désir de vivre.
◦Le langage du corps a une place privilégiée dans la communication à ce stade. Il atteint plus facilement le subconscient. Le malade se laisse aller à l'autre, régresse comme un enfant. Le toucher a alors une signification émotionnelle profonde de proximité, de lien, de contact avec le patient. ◾Le corps, c'est toujours une personne : la peau est très profonde, elle va rappeler abondance de souvenirs.
◾À travers une main, on peut faire passer la paix, on peut faire une transfusion de sérénité ou on peut faire monter aussi des angoisses. Toucher le bras tenir la main caresser la joue du malade et dire simplement: « Vous avez peur ? », « Vous avez du courage », « Nous sommes à vos côtés. »


•Il est important d'associer, quand on le peut, l'action complémentaire de la parole en verbalisant par des phrases très courtes. ◦Ce que vous dites est important, mais, en ces instants où ne passe bien que la vérité, le son de la voix l'est aussi. Si vous prenez un ton docte pour vous protéger, pour éviter même inconsciemment de vous livrer, vous pouvez en être sûr : vous ne rencontrerez pas votre malade. Il n'attendra pas que vous ayez compris. Il saura, par contre, si vous parlez avec le coeur, ou même avec le ventre (ce timbre de voix, plus profond, que l'on a quand on est décontenancé, déstabilisé par l'instant, par la vision de l'autre), d'une voix sincère, véritable et fiable. ◾Attention à notre propre angoisse : si le résidant lit l'angoisse, l'incertitude dans nos yeux, comment peut-il l'éviter à son tour ? La tension, la douceur, l'anxiété, la sérénité se lisent dans le regard. Seul, l'authentique sera retenu et aura une chance d'être efficace dans notre soutien au malade.


•Manières de réagir en passant d'attitudes dictées par la crainte à des conduites maîtrisées. Christiane Jamain dans " Mourir dans la tendresse " expose des manières de réagir en passant d'attitudes dictées par la crainte à des conduites raisonnées, maîtrisées, qui vont à l'inverse des réflexes inconscients. « .../... quelques exemples tirés des observations concernant les réactions professionnelles. ◦Le refus...
" Pour ce malade il n'y a plus rien à faire... La partie est perdue. Nous ne pouvons le garder... Il faut le passer aux moyens séjours ", ou bien : " Isolons-le, que les autres malades ne le voient pas "
◦devient accueil : "Que pouvons-nous faire pour que ce malade ne se sente pas abandonné, pour le soutenir dans ces jours qui s'annoncent difficiles ? Est-ce indispensable de le changer de service ? Devons-nous l'isoler ou au contraire le prendre en charge de façon à ce que ses compagnons de chambre se sentent en sécurité ou soient associés eux-mêmes à l'aide dont il a besoin ?"
◦La négation de la mort ...

M. X. a dit: "Je vais mourir, est-ce difficile de mourir?" J'ai envie de répondre : "Mais voyons, ne parlez pas de cela, ne dites pas de bêtises, qui parle de mourir ?"
◦devient acceptation de ce qu'exprime la personne : Il n'est pas besoin de répondre par oui ou par non. Si l'on ne sait pas, on peut se taire. En tout cas montrer que l'on est attentif. Il est bon de reformuler la question : "Vous dites que vous allez mourir. Vous sentez-vous plus fatigué ?" et d'attendre la réponse. Ou encore, prendre la main et répondre : "Je vous promets que nous sommes là pour vous aider et vous soulager. Vous pouvez compter sur notre présence."
◦La colère...

"Vous bougez trop. Restez tranquille, vous allez arracher votre perfusion, on va vous attacher... on va vous faire une piqûre si vous continuez."
◦devient calme et compréhension : "Vous êtes mal à l'aise avec cette perfusion, mais elle vous empêche d'avoir soif", ou bien "Elle contient un médicament qui vous soulage. Dans quelle position vous sentiriez-vous le mieux ? Comment installer votre bras ?" ou bien "Je reste un moment avec vous" ou encore "On la posera lorsque votre fille sera là, le temps passera plus vite."
◦Le marchandage...

" Vous n'avez encore rien mangé .. Comment voulez-vous prendre des forces ? Vous cachez vos médicaments dans le tiroir. Si vous continuez, on sera obligé de le dire au médecin."
◦devient négociation : " Vous n'êtes pas très affamé. C'est normal, vous ne faites pas beaucoup d'exercice. Ce que l'on vous a servi ne vous dit rien ? Quel sont vos plats préférés ? Que mangeriez-vous et que boiriez-vous qui vous ferait plaisir ? De quoi auriez-vous envie ?" "Vos médicaments sont dans le tiroir. Vous ne les prenez pas ? Voulez-vous que nous parlions ensemble de votre traitement avec le médecin ? "
◦Le découragement ...

" Qui va s'occuper de M. X...? - Pas moi, je suis bourrée de travail. D'ailleurs on ne peut rien en tirer. Et de toutes les façons il est inconscient. Cela n'a plus aucune importance."
◦devient prise en charge : "Quels soins particuliers, quelle surveillance requiert ce malade ? A quelle fréquence va-t-on dans sa chambre ? Tous les quarts d'heure? Toutes les demi-heures ? Qui s'en chargera ? L'une après l'autre ? Peut-être à deux ? Quel employé connaît le mieux cette personne, s'est le plus fréquemment occupé d'elle ? Quelle personne du service ou de sa famille cette malade préfère-t-elle avoir auprès d'elle ? Quelle voix peut-elle reconnaître ? Que dirons-nous ? Quels gestes ferons-nous au cas où elle percevrait notre présence ? Qu'est-ce qui pourrait l'aider à vivre aujourd'hui ?"
◦Si l'on n'y prend garde, les réactions se font en cascade


◦L'agressivité du malade entraîne celle des familles et celle du personnel soignant.
◦La dépression provoque soit le découragement de l'entourage, soit sa colère.
◦Garder son calme. ◾Apprendre à poser une main sur le front ou sur le bras. Caresser une joue. Réfléchir avant de parler. Se taire parfois. S'asseoir au bord du lit.

◦Apprendre à dire : "Je ne vous abandonne pas tant que vous ne vous sentez pas mieux ", ou encore : "Je comprends. Votre maladie n'est pas facile à vivre." " Que pouvons-nous faire pour vous qui vous ferait plaisir ? Vous aiderait ? Vous soulagerait ? "
◦Un soignant ne se trompe jamais en faisant preuve de sérénité qui n'est pas à confondre avec l'indifférence mais au contraire porte la marque de compassion, d'une attention bienveillante et compréhensive. »
•Le toucher ◦« Il est possible de communiquer avec le mourant par le toucher. Souvent le grand malade est nu devant nous, nu et la peau flétrie. Toucher son corps peut être parfois perçu comme repoussant car l'oeil n'y voit plus aucune beauté. Pourtant, ce corps s'exprime encore : le malade est mal à l'aise avec, il attend de nous que soyons à l'aise, que nous lui montrions qu'il existe, qu'il est lui-même. Ce qui ne revient pas à banaliser la situation, mais à la vivre pour ce qu'elle est : une caresse, un signe de tendresse, une attention faite au corps sont autant d'échanges et de réponses à l'angoisse du mourant. Le toucher, le son de la voix peuvent calmer, le regard peut apaiser. C'est comme si le mourant avait besoin de nos forces, de nos instants de sérénité.» C. Steinhauss
◦« L'accompagnement au mourant, l'heure suprême Pour le mourant ou l'inconscient, le toucher, est un support pour garder contact avec la réalité. Le début de l'accompagnement commence par "donner la main", signe de tendresse où nous mettons, tout le calme, toute la profondeur de présence dont nous sommes capables. ◾Tenir la main du mourant soulage sa solitude, caresser son front ou ses cheveux engendre un apaisement. C'est établir un contact où un courant peut s'instaurer, courant qui n'a plus un rapport avec la sensibilité physique mais plutôt avec la sensibilité morale et psychologique.
◾Le mourant, lui, ne peut pas toujours exprimer ses désirs, il faut donc pouvoir les déceler, même s'il n'y a pas d'expression verbale. Aussi, pour arriver à répondre à des désirs, il faut que le soignant éprouve réellement l'envie de rechercher tout au fond de lui-même ce qu'il désirerait s'il était mourant.
Pour le soignant, il s'agit d'une autre façon d'être : il ne s'agit pas de fuir mais de s'asseoir; il ne s'agit plus de faire à tout prix, mais d'être. Être là simplement, permettant au mourant de rester jusqu'au bout un être capable d'un désir qu'il faut pouvoir entendre et satisfaire. Par ce contact amical, la personne âgée au bout de sa vie, pourra découvrir une possibilité de se retrouver elle même, de se sentir toujours aimée donc vivante. Vivre et Mourir "comme à la maison" c'est : ◾se sentir entouré ;
◾ne pas se sentir seul, ne pas avoir peur : il faut donc parler au mourant, lui signaler sa présence, lui prendre la main ;
◾ne pas être abandonné : c'est assurer le nursing, c'est veiller à satisfaire des besoins, des désirs ;
◾être sécurisé, avoir confiance : c'est quelque chose fondé sur le contact humain où lorsque le dialogue n'est plus possible, la parole se change en silence et la caresse sur le visage ou la main établit une communication ;
◾être restitué une dernière fois à son identité propre, à son vécu relationnel : c'est tenir compte des affinités particulières qui se sont établies entre le mourant et certains soignants afin qu'il bénéficie des visites des personnes qu'il apprécie le plus.
À partir du moment où il y a un contact, quelque chose se passe pour faire sentir à la personne âgée qu'une présence est là, que celle-ci est proche et cherche à lui être bienfaisante. Grâce au climat qui s'établit, nous pouvons l'aider à être en paix intérieure. Nous sommes avec elle, maillon de l'humanité. » Monique Zambon

•Savoir donner et recevoir
« Mais les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le coeur.» Le petit Prince « Que nous apporte l'accompagnement si ce n'est la gratification de vivre des relations très fortes avec le mourant et de façon unique (le mourant ne meurt qu'une fois).
L'accompagnant reçoit du mourant, car il y a un partage qui se fait dans les deux sens : c'est à la fois une découverte de l'autre, mais aussi de soi-même.
On touche à des valeurs (authenticité, véracité. spontanéité, respect, amour, ouverture à l'autre et à soi), après une remise en question de nos propres valeurs, une recherche et un effort de conscience qui se résument en la reconnaissance de l'essentiel, la reconsidération des thèmes "sacrés" : la vie, la mort, Dieu... On touche à une dimension qui n'est plus matérialiste, même si on ne la conscientise pas : le mourant va franchir un seuil que nous ne connaissons pas, mais que lui peut-être entrevoit déjà. Peut-être cela demande-t-il aussi de la part de l'accompagnant une préparation, à moins d'être naturellement sensible, de ressentir ce qui n'est pas perceptible avec les sens physiques. Le respect que l'accompagnant éprouve devant celui qui meurt (même dans les pires conditions qui font fuir les plus braves), est le respect de la vie mais aussi du sacré.
Bernard Martino rencontre un jour Myriam, une infirmière qui travaille dans un service d'orthopédie où rien n'est prévu pour la prise en charge du mourant. Elle lui parle de son horreur de la mort, bien que les choses fassent qu'elle soit toujours présente à ce moment là. Une fois, elle a ressenti très douloureusement le décès d'une vieille dame, elle a eu l'impression " de sentir très fort que quelque chose s'échappait du corps de cette personne et traversait le mien". » Claire Steinhauss « Il est toutes sortes de jardiniers...et les meilleurs d'entre eux peuvent faire pousser un lys dans un désert de pierres et dans les marécages un olivier... » Oria, L'évangile de la Colombe. •Faut-il apprendre à accompagner, les qualités personnelles ne suffisent-elles pas ?
C'est à chacun de savoir où il en est. Il ne faut pas oublier que notre société tait et cache la mort, et que nous avons grandi pour la plupart dans cet état d'esprit. •Il n'est pas question d'apprendre la mort, mais de connaître ses limites, de se connaître mieux face à la mort, à la douleur, à la différence.
Il n'y a pas de mort idéale, ni de mourant idéal, ni d'accompagnant idéal. C'est un chemin à prendre chaque fois, non un état définitif. Même si on est né avec les qualités pour accompagner, il faut apprendre à développer ces qualités, pour apprendre à accompagner.- I - Savoir pour mieux aider - II - Savoir maîtriser la douleur - III - Savoir être et savoir faire - IV - Savoir percevoir la détresse de la famille Aller à la Bibliographie

Dr Lucien Mias
mars 1989 - 29 mai 2009
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 19:43

Attention à la manipulation réciproque   
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 19:52

CITATION =
"◦Le langage du corps a une place privilégiée dans la communication à ce stade. Il atteint plus facilement le subconscient. Le malade se laisse aller à l'autre, régresse comme un enfant. Le toucher a alors une signification émotionnelle profonde de proximité, de lien, de contact avec le patient. ◾Le corps, c'est toujours une personne : la peau est très profonde, elle va rappeler abondance de souvenirs.
◾À travers une main, on peut faire passer la paix, on peut faire une transfusion de sérénité ou on peut faire monter aussi des angoisses. Toucher le bras tenir la main caresser la joue du malade et dire simplement: « Vous avez peur ? », « Vous avez du courage », « Nous sommes à vos côtés. »
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 19:59

Etre touché par un inconnu,BERCK !
Le toubib me touche quand il m'ausculte, c'est son boulot !
Mais à la veille de la mort, quand on va quitter sa vieille peau,je ne pense pas que le contact tactile soit vraiment indispensable et souhaité ?
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 20:08

Pourquoi je devrais me laisser aller à l'autre, régresser comme un enfant ?

POURQUOI ?

Si je meurs cette nuit dans mon sommeil, il en sera autrement !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 20:11

J'évite des contacts tactiles avec les gens tout au long de ma vie en tant qu'IMC,
alors je ne vois pas pourquoi je devrais les SUBIR à la fin de ma vie.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 20:22

Oui, je sais,je me contredis.J'ai écrit ailleurs que j'aimerais bien être endormie comme un chat.
Qui n'a pas prodigué les dernières caresses à son chat ?
Laissez-moi mourir "sauvagement" ! j'ai un petit côté sauvage...Je suis faite comme çà !
On m'a assez touchée quand j'étais gosse,examinée,caressée,embrassée,cajolée etc
il y a une éternité maintenant
je ne suis pas un objet,ni un animal,ni une gamine
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 20:33

Et puis je vais aller plus loin en faisant du hors-sujet...
Vous,les politiciens,la société,vous permettez la prostitution
mais en même temps vous refusez de légaliser l'assistance sexuelle aux personnes handicapées.
OK. Mais dans ce cas,
pourquoi "imposer","légaliser" un accompagnement tactile en fin de vie ?
N'est-ce pas quelque part une incohérence ???
Les personnes handicapées en France sont obligées de refouler leur sexualité au cours de la vie
pour mettre à nu de force leur inconscient en fin de vie...
Je suis embêtante, je le sais !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   27.06.14 23:36

c'est quoi,tout ce " cirque" ?
A la limite,il vaut mieux partager une coupe de champagne ?
Je provoque,comme d'habitude !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   28.06.14 12:35

De la vraie dignité.
Je refuse d'être "touchée inutilement" en fin de vie,je refuse tout contact physique sauf de la part d'un docteur ou d'une infirmière.
Je refuse d'être touchée par ces cathos intégristes qui veulent imposer un certain rituel de la communion tout au long de leur vie (pour rappel,je suis sujette à des troubles d'incoordination motrice causés par une réanimation néo-natale)
Dignité et cohérence à l'heure de la mort....
Rien que d'évoquer cela,çà me met hors de moi,çà me rend furax à 350 %.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   28.06.14 12:46

Je vais très bien.
Si j'ai un problème ecclésial,j'estime que je n'en ai pas avec Dieu.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.07.14 14:57

Oui,je sais,la meilleure solution, c'est pour moi l'arrêt cardio-respiratoire, la nuit, dans mon lit, dans mon sommeil
Je n'embêterai personne et personne ne m'embêtera
Mais le cœur ne s'arrête pas comme çà
Tant pis pour les dons d'organe post-mortem
Dans cette situation,ce sera impossible
J'écris "la nuit,dans mon lit,dans mon sommeil",car si çà m'arrive le jour dans la rue ils vont m'emmener de force à l'hosto pour me réanimer
Comme on peut être con,en France,franchement !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   11.08.14 11:22



Dernière édition par Admin le 15.08.14 20:22, édité 2 fois (Raison : je ne voyais pas la vidéo qui est revenue..Mes yeux et ma tête vont à peu près bien..)
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   11.08.14 11:32

Que faire des familles qui refusent un accompagnement ?
Que faire des familles qui estiment que le vécu de l'agonie et du décès du patient doit se traiter en vase clos et que çà ne regarde pas les autres ?
Ces familles existent.C'est leur droit d'avoir une telle attitude ... ... ...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   25.08.14 16:12

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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   25.08.14 16:20

chaque jour et chaque vie est une continuation de l'Evangile réactualisé.
Je pense qu'on pourrait ajouter un verset que j'invente:
"J'étais malade, et vous M'avez respecté" ... ... ...
Respecter le choix du patient en fin de vie ... ... ...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   08.12.14 12:33


"Ce que vous aurez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'aurez fait".
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   08.12.14 12:37

Les plus petits ne doivent pas être pris en otage

Les plus petits n'ont pas la vocation de régler la mauvaise conscience des derniers instants

Il faut se méfier des plus petits, ils sont capables d'être très méchants !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   16.01.15 16:02



Préserver l'humanité de la fin de vie

Collège des Bernardins / Lieu de réflexion et de dialogue sur l'avenir de l’Homme | Le 16/01 à 13:36


En fin de vie, si les médecins sont capables d'atténuer la douleur, un accompagnement psychologique et spirituel reste indispensable. La souffrance ne peut se résoudre par une seule technique médicale. Par P. Brice de Malherbe

ARTICLES ASSOCIÉS

> La fin de vie touchée par le droit
> Consensus et désaccords sur la fin de vie

Est-il possible d’apporter une réponse médicale à la souffrance ? Une attention accrue est portée au traitement de la douleur, aujourd’hui intégré aux critères de qualité de la prise en charge hospitalière. Mais la souffrance dépasse le seul ressenti douloureux, même si une douleur intense peut envahir tout le champ de la conscience.

La souffrance s’étend au-delà de la seule dimension physique ou mentale et touche l’ensemble de l’existence. Autrement dit, si les médecins peuvent apaiser la douleur et par là-même la souffrance, la prise en charge de celle-ci dépasse les seules thérapeutiques techniques. Médecins et soignants le savent eux-mêmes : leur écoute et leur présence au patient n’est pas de moindre importance que la qualité de l’acte médical et la sûreté du geste chirurgical. C’est une des limites de la tarification à l’activité que de minimiser la valeur des consultations pré- et post- opératoire par exemple.

La médecine ne peut répondre seule à l'angoisse de la mort

La prise de conscience de la nécessité d’une réponse plus large à la souffrance habite dès l’origine le mouvement des soins palliatifs, dont l’apport authentiquement médical commence à être reconnu même dans le cadre d’une démarche essentiellement curative.

Là où le traitement de la douleur, plus encore l’attention au confort du patient sont apparus prioritaires, la nécessité d’un apport extra-médical, psychologique et spirituel s’est imposé avec plus de force. Sans doute le fait de côtoyer régulièrement des patients en fin de vie a été déterminant. L’inconnu de la mort génère une angoisse particulière chez le patient et bouleverse ses proches.

La mort reste un passage mystérieux marquant peut-être plus encore que la naissance l’irréductibilité de la personne humaine à être sujet voire objet d’un projet d’organisation rationnelle. Plus que jamais celui qui approche de la mort a besoin d’être inséré dans un réseau relationnel, même fragile.

Une nouvelle proposition de loi sur la fin de vie

Le récent rapport des députés Alain Claeys et Jean Leonetti sur les droits des malades en fin de vie appelle au développement de la médecine palliative et de la formation des médecins en ce sens. Reprise d’une requête insistante au fil des divers rapports et avis qui se succèdent depuis plus de deux ans sur le sujet sans pour autant que le gouvernement ait cru bon jusqu’à présent de mettre en œuvre un nouveau plan de développement des soins palliatifs.

Ces mêmes rapports et avis ont insistés sur la méconnaissance et le manque d’application de la législation actuelle sur la fin de vie, issue de la loi du 23 avril 2005, qui renforce les droits du malade, lutte contre l’obstination déraisonnable et demande la prise en charge collégiale des décisions délicates de limitation ou d’arrêt de traitement. Le bon sens commandait de favoriser la diffusion concrète de cette loi dans des pratiques unifiées sur l’ensemble du territoire national, avec d’éventuels ajustements réglementaires.

Il en a été décidé autrement, et le rapport Claeys-Leonetti, outre ses bienfaisantes recommandations d’une pleine inclusion des soins palliatifs dans la démarche médicale globale, est assorti d’une proposition de loi. Celle-ci a deux objectifs principaux : permettre aux patients de se faire mieux entendre et leur garantir une fin de vie apaisée. Le premier objectif serait atteint par le caractère contraignant accordé aux « directives anticipées » rédigées par les personnes pour exprimer leurs souhaits dans la perspective d’un état de santé devenu critique. Le deuxième par une association systématique, à la demande du malade atteint d’une maladie grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé, ou, en cas d’impossibilité pour celui-ci d’exprimer sa volonté, suivant une décision de l’équipe médicale, de l’arrêt des traitements de maintien en vie et d’une sédation profonde et continue jusqu’au décès.

Apports et défauts de la proposition de loi

Donner un caractère plus contraignant aux directives anticipées est considéré comme une priorité notamment pour permettre à l’équipe médicale une décision pondérée dans des situations complexes où le patient ne peut plus s’exprimer et où ses proches ne s’accordent pas sur ce qu’il convient de faire pour respecter la volonté supposée de celui-ci.

Il ne convient cependant pas de surestimer leur rôle. Elles peuvent indéniablement être un outil au service du droit des patients à être les premiers acteurs de leur prise en charge médicale et une aide au discernement médical. Il demeure qu’elles témoignent d’une propension excessive à normaliser nos relations sociales pour compenser un déficit de qualité relationnelle.

Précisément, leur efficacité dépendra de leur insertion à l’intérieur d’un dialogue avec le médecin référent, que ce soit en amont d’une situation critique ou lorsque celle-ci est effective. Sinon ces directives risquent d’être un document administratif supplémentaire sur lequel chacun se défaussera de ses responsabilités face à la maladie grave.

En tout cas la possibilité prévue par la proposition de loi d’une non-application motivée par le médecin, après consultation d’un confrère, des directives anticipées, garantit au médecin comme au patient l’adaptation judicieuse à une réalité clinique toujours mouvante qui ne peut être figée dans des normes formelles.

Par ailleurs, la proposition de loi évoque un droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès, c’est-à-dire d’une mise artificielle en état d’inconscience jusqu’à la mort lorsque celle-ci est considérée inéluctable à court terme. Il y a des situations de détresse liées à un état général dégradé insupportable pour les patients et leur entourage qui légitiment cette sédation continue. Le pape Pie XII le disait déjà il y a soixante ans. Les études les plus récentes prouvent que, bien menée, la sédation n’accélère pas le processus de mort.

Cependant l’association systématique d’une sédation continue à l’arrêt des traitements vitaux conduirait à transformer la sédation en exutoire des difficultés d’accompagnement de la fin de vie. Surtout, accompagnée de traitements antalgiques et de l’arrêt de la nutrition, cette sédation reviendrait dans certains cas à abréger volontairement la vie.

Préserver l’humanité de la fin de vie c’est se souvenir que la souffrance ne peut se résoudre par une seule technique médicale. L’oubli de la priorité relationnelle dans l’accompagnement des derniers moments déshumaniserait la médecine elle-même. Au détriment de tous.

P. Brice de Malherbe / Théologien. Co-directeur du département d’éthique biomédicale du Collège des Bernardins. Co-auteur avec Dominique Folscheid de « Fin de vie, penser les enjeux, soigner les personnes », Collège des Bernardins, Parole et Silence, 2013.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-120994-preserver-lhumanite-de-la-fin-de-vie-1084023.php?TWJgD50umU4xY8i8.99
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   21.01.15 13:33


Euthanasie: témoignage d'une psychologue sur la fin de vie
Home FIGARO VOX Vox Societe
Par Claire Pellissier
Publié le 21/01/2015 à 09:43

Crédits photo: Jean Paul CHASSENET/JPC-PROD-Fotolia


FIGAROVOX/TRIBUNE - la fin de vie est aussi une période de développement personnel accéléré et de renforcement des liens constate la psychologue Claire Pélissier. Elle alerte donc sur le risque d'escamotage de cette partie de l'existence.


Claire Pellissier est psychologue clinicienne, présidente de l'Association pour la Protection des Soins Palliatifs contre l'Euthanasie et porte-parole du collectif «Soulager mais pas tuer».


Le mercredi 21 janvier, nos députés se réunissent dans le cadre d'un débat déterminant pour l'avenir de la loi sur la «fin de vin». Seront discutées les récentes propositions du rapport Claeys-Leonetti, remis en décembre 2014 au Président de la République. La question d'une généralisation de l'usage de la sédation sera abordée. Il est probable que le sujet d'une légalisation claire de l'euthanasie et/ou du suicide assisté soit également discuté.


J'ai découvert, avec une certaine surprise, que la période de fin de vie, qu'elle soit longue ou courte, n'est jamais uniforme.

Mon activité de psychologue en soins palliatifs me confère une mission d'écoute et d'accompagnement des patients et de leurs familles. Dans ce cadre j'ai découvert, avec une certaine surprise, que la période de fin de vie, qu'elle soit longue ou courte, n'est jamais uniforme. Elle est un chemin, un processus que l'on ne peut prévoir. Je me souviens de l'entrée d'une femme en unité de soins palliatifs. Son fils, attentif à la situation de sa mère, disait aux soignants: «je vous préviens, elle ne va pas supporter la perte d'autonomie, la perte de la marche, la douleur, elle a toujours eu peur d'avoir mal.» Il demandait une sédation rapide, insistant pour que «les choses ne durent pas». Sa maladie évoluant, cette femme a effectivement souffert, en rencontrant les premières pertes décrites par son fils. Mais peu à peu, grâce notamment au travail d'écoute et d'accompagnement renforcé de l'équipe soignante, cette personne s'est révélée, elle a pu exprimer ses fortes angoisses liées à la dépendance physique, leur donner du sens, s'en trouvant ainsi apaisée, réconfortée. Sa personnalité s'est épanouie en peu de temps, soignants et proches en ont été les témoins. «Je ne l'ai jamais vu aussi vivante» nous disait son fils, quelques jours avant sa mort.


«Je ne l'ai jamais vu aussi vivante» nous disait son fils, quelques jours avant sa mort.

Cet exemple est représentatif d'une réalité trop souvent passée sous silence. Oui, la fin de vie est une période difficile, souvent traumatisante pour le malade, ses proches et pour les soignants. Mon expérience de psychologue me montre que les derniers instants sont aussi une «belle période», un temps de développement personnel accéléré, intense, permettant souvent une maturation personnelle et un renforcement des liens familiaux. Encore faut-il qu'un accompagnement bienveillant et professionnel soit proposé, ce qui milite en faveur d'un développement massif des soins palliatifs dans notre pays. Encore faut-il qu'on laisse le temps au temps, qu'on laisse aux personnes une chance de vraiment vivre jusqu'au bout.


Mon expérience de psychologue me montre que les derniers instants sont aussi une «belle période», un temps de développement personnel accéléré, intense, permettant souvent une maturation et un renforcement des liens familiaux.

Beaucoup de soignants, dont je fais partie, s'inquiètent en entendant que le rapport Claeys-Leonetti souhaite faire de la sédation une pratique de routine, administrable au patient, à sa propre demande. On passerait ainsi d'une solution de dernier recours, administrée après décision collégiale, comme le prévoient les textes actuels, à une pratique comme une autre, soit disant destinée à soulager des angoisses, inévitables en fin de vie. Proposer à une personne vulnérable, vivant ce temps d'épreuve, un sommeil rapide revient à lui indiquer une «ornière» dans laquelle elle risque fort de s'engouffrer, acceptant un soulagement immédiat. Il s'agit d'une «paresse professionnelle», comme l'exprimait un médecin en soins palliatifs, voire d'une attitude d'abandon médical et humain. Plus grave, il me semble en temps que psychologue que «faire taire» des gens fragiles en généralisant la sédation, nous fait courir le risque de les priver de la chance de vivre jusqu'au bout, d'escamoter cette période si précieuse dans la vie de l'Homme.


il me semble en temps que psychologue que «faire taire» des gens fragiles en généralisant la sédation, nous fait courir le risque de les priver de la chance de vivre jusqu'au bout.

Concernant la question de la légalisation, sous une forme ou sous une autre, de l'euthanasie et du «suicide assisté», je partage l'avis de la majorité de mes collègues soignants qui chaque jour prennent soin des patients concernés par ces propositions. Comme eux, j'ai constaté au cours de mes années de pratique que l'immense majorité des patients ayant initialement demandé «à ce que cela ne dure pas trop longtemps», voire ayant demandé à mourir, revenait sur leur décision lorsqu'ils bénéficiaient d'un accompagnement bienveillant et de qualité.

Au lieu de banaliser la sédation, au lieu de tomber dans le piège de la légalisation de l'euthanasie et du «suicide assisté», développons de façon volontariste les soins palliatifs et la formation aux traitements contre la douleur. Qu'aucun de nos concitoyens ne meurt abandonné, dans l'angoisse. Que chacun puisse bénéficier d'un accompagnement attentif. C'est ainsi que notre République montrera qu'elle honore vraiment le troisième mot de sa devise, que la fraternité est toujours bien vivante dans notre pays.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   18.04.15 22:08

si je sors d'une église le dim matin et que je croise un SDF, j'ai un sentiment de culpabilité parce que je ne suis pas SDF. On pourrait me rétorquer que je ne peux pas être SDF avec un handicap, car çà ferait beaucoup trop.
Alors donc tous les gens valides que je rencontre ont un sentiment de culpabilité parce qu'ils auraient pu, par le fruit du hasard, être à ma place et ils ne le sont pas. De même, je peux envier tous ces gens valides parce qu'ils sont valides et que je ne le suis pas.
çà peut m'arriver de me sentir coupable de culpabiliser
çà peut m'arriver de chercher à culpabiliser
et on parle de fraternité, voire de charité...
Tout ceci n'est pas clair, mais c'est la réalité
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.07.15 13:00

Le toucher-massage®, une approche qui donne du « sens » au toucher

Forme de prendre soin, le toucher-massage® est centré sur l'humain. S'inscrivant dans le partage, il participe au soulagement des symptômes et à l'accompagnement du patient.

Qu'est-ce que le toucher-massage® ?

C'est lors d'une intervention en 1982 à l'école d'infirmiers de Versailles, qu'est venue à Joël Savatofski l'idée du toucher-massage® « comme discipline à part entière et à enseigner » [1]. Il définit le massage « comme une intention bienveillante qui prend forme grâce au toucher et à l'enchaînement de gestes sur tout ou partie du corps, qui permet de détendre, relaxer, remettre en forme, rassurer, communiquer ou simplement procurer du bien-être, agréable à recevoir et qui plus est à pratiquer »[1]. C'est la raison pour laquelle il appelle sa méthode « Toucher-massage® ». Celui-ci est un terme IFJS (Institut de Formation Joël Savatofski) déposé à l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), qui doit être suivi du symbole R indiquant «marque enregistrée», et ne peut être utilisé sans l'accord écrit de l'IFJS.

Le toucher-massage® peut être pratiqué par tous, il ne requiert aucune connaissance particulière. Il demande avant tout une envie de le pratiquer et d'oser, une confiance en soi qui passe par une attention, une intention de faire du bien et de l'intuition.

Le toucher-massage® procure détente et réconfort au patient par des gestes appropriés, simples et naturels, englobants et réalisés en douceur. Il est une démarche, une approche, une façon de faire et d'être du soignant dans la communication et dans l'accompagnement du soin du patient. Il peut durer quelques instants, être intégré à un soin comme la toilette... Les gestes réalisés avec l'accord du malade, s'appliquent de façon générale plus spécifiquement sur les pieds, les mains, le visage et le haut du dos.

Les préalables, le contact, l'usage de la « pleine-main », le rythme et la fluidité constitués par la technique du transfert et du balancement du corps du soignant sont les fondamentaux pour réaliser cette pratique plus facilement et plus justement. La relaxinésie® (relaxation par le mouvement), le massage essentiel® (technique pratiquée sur l'ensemble du corps avec de l'huile) et le concept de massage-minute® sont les techniques de base.

Les gestes principaux du toucher-massage® sont : les pressions glissées (qui s'effectuent dans tous les sens), le pétrissage (les mains travaillent ensemble ou l'une après l'autre), le ponçage (travail avec le pouce), l'effleurage. Il est pratiqué essentiellement par les infirmiers(ères) et les aides-soignant(e)s.

Il existe quelques contre-indications à cette démarche : processus inflammatoire, fièvre, hématome, problème dermatologique, phlébite.

Le toucher-massage® n'a pas la même finalité que le massage du kinésithérapeute, qui agit sur les zones douloureuses ou intervient dans le cadre de la rééducation notamment.

Nous allons maintenant nous intéresser plus précisément aux bienfaits de la pratique du toucher-massage® qui intègre la personne dans sa globalité.

Les bienfaits pour les patients...

Le toucher est le seul sens réciproque : par celui-ci, le soignant envoie un message de réconfort et reçoit du patient un message de satisfaction par exemple. C'est un échange entre le malade et le soignant.

Le toucher-massage®, permet un accompagnement du patient dans sa souffrance physique et psychique, pour un meilleur confort. Il peut être une présence bienveillante du soignant, une écoute, une main posée sur le corps, des gestes de tendresse ou un massage... Il intervient sur le souffle, le rythme cardiaque et la relaxation. Son effet est immédiat, procurant bien-être et détente. Soulageant notamment la douleur, le patient est apaisé et retrouve de l'énergie.

Le toucher-massage® a aussi des implications sur le plan physique avec une augmentation de la vascularisation, un assouplissement de la peau, une diminution de la tension musculaire et un renforcement du système immunitaire. Sur le plan psychique, il atténue le stress et l'anxiété. Il permet également aux patients de se réapproprier leur corps malmené par la maladie et les traitements, il renforce l'estime de soi et augmente la vigilance. Il constitue aussi un autre moyen de communication pour le patient quand il n'arrive pas à exprimer son angoisse et ses émotions par la parole.

A travers cette pratique et ses bienfaits, le patient percevra autrement sa relation aux soignants, dans une relation d'égal à égal, de sujet à sujet.

... pour les soignants

Le toucher-massage® est, pour les soignants, une façon de mieux vivre les actes de soins qui peuvent être intrusifs et douloureux. Par des gestes enveloppants et prolongés, en douceur notamment, il améliore la qualité des soins. Il permet une implication plus personnelle du soignant dans le soin.

Il participe également à l'enrichissement de la pratique soignante notamment dans l'assurance des gestes et rend la relation patient-soignant plus humaine, authentique et simple, favorisant l'écoute, la communication et la disponibilité.

De par sa dimension relationnelle et le fait de se sentir « acteur » dans cette forme de prendre soin, l'infirmier(ère) ou l'aide-soignant(e) sera remotivée et revalorisée dans son travail, éprouvant la satisfaction de participer à l'apaisement du patient. Il donne un nouveau sens à leur travail. Le toucher-massage® est aussi une coupure bienvenue dans le rythme quotidien des tâches à effectuer.

Dans des moments de fatigue ou de découragement par exemple, le toucher-massage® peut également être pratiqué entre soignants, il renforce la cohésion d'une équipe, chacun se sentant proche de l'autre et faisant part de ses sentiments.

... pour les proches

Les gestes du toucher-massage® peuvent être transmis à l'entourage du patient par le personnel soignant lui permettant de retrouver une place privilégiée pour communiquer avec son proche. C'est aussi une façon pour l'entourage de se sentir « actif » dans l'amélioration de sa qualité de vie.

Le toucher et le toucher-massage® apportent des bienfaits psychiques et émotionnels qui renforcent la capacité de la famille à faire face.

Toucher-massage® en soins palliatifs

Une personne en fin de vie a besoin d'être régulièrement touchée et mobilisée pour ne pas être désorientée.

Le toucher-massage® en soins palliatifs prend donc toute sa place dans l'accompagnement du patient, car peu à peu ses sens s'altèrent, et, parfois, le toucher devient le seul lien et contact direct avec le soignant ou les proches. Il est le dernier sens à s'éteindre.

Le toucher-massage® permet de continuer à communiquer et à échanger avec le patient, même lorsque la parole n'est plus. Il favorise l'expression des émotions et les échanges interpersonnels.

En soins palliatifs, le toucher-massage® aide à soulager une douleur physique. Il détourne le patient de celle-ci en massant une autre zone du corps que celle de la douleur, lui donnant un moment de répit. Il améliore son confort par des gestes doux et un rythme lent. Il rassure, soulage et apaise jusqu'à la fin de la vie. Il réhabilite le patient avec son corps et permet l'instauration d'un climat de confiance, qui aide à libérer la parole.

Le toucher-massage® permet aux soignants en soins palliatifs de donner du sens à leur métier et de replacer la relation humaine dans toute sa simplicité, lui donnant une authenticité et une bienveillance chère au domaine des soins palliatifs. Il peut être aussi un moyen de communication pour la famille, à qui la gestuelle peut être transmise par les soignants.

Le toucher est le premier sens à apparaître dès la naissance et sa perception est ressentie jusqu'à la fin de la vie. Forme de communication non verbale, il participe à signaler notre présence à l'autre.

Le toucher fait partie de la pratique quotidienne des soignants. Il peut être de différents types comme par exemple le toucher technique, le toucher relationnel ou le toucher-massage® qui donne à ce sens tout « son sens ».


Sophie Ferron, août 2014

Service Information et Documentation du CNDR SP

Bibliographie

[1] Le toucher massage / SAVATOFSKI, Joël, Editions Lamarre, 2ème édition, 2010, 143 pages

Soins relationnels - Soins palliatifs - Unités d'Enseignement 4.2 et 4.7 / LANGENFELD, Solange, COUTURAT, Florence, Elsevier Masson, 2011, 224 pages

Le toucher dans la relation soignant-soigné / BONNETON-TABARIES, France, LAMBERT-LIBERT, Anne, MED-LINE Editions, 3ème édition actualisée, 2013,153 pages

Toucher-massage® et soins palliatifs / MEME, Catherine, Soins aides-soignantes, n°39, avril 2011, pages 8-9

La place du toucher-massage® dans la formation d'aide-soignante / MEME, Catherine, Soins aides-soignantes, n°37, décembre 2010, pages 24-25

Se réapproprier son corps grâce au toucher-massage® / SIMON, Armelle, La revue de l'infirmière, n°181, mai 2012, pages 40-41

Des moments d'apaisement et de réconfort / BOEGLI, Monique, CABOTTE, Elisabeth, Krankenpflege soins infirmiers, 4/2006, pages 44-47

Le toucher relationnel pour enrichir la pratique soignante / RIOULT, Catherine, Soins, n°628, septembre 1998, pages 26- 29

Les massages un complément de soins indispensable / CHARLES, Eric, L'Aide-soignante, n°15, avril 2000, pages 22-23

Le toucher au cœur des soins / FEDOR, Marie-Christine, GROUSSET, Sylvie, LEYSSENE-OUVRARD, Claire, MALAQUIN-PAVAN, Evelyne, Soins, n°727, juillet/août 2008


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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.07.15 13:11

Ne touchez pas aux intouchables !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.07.15 19:11

"Savoir donner et recevoir "

mais si je veux ni donner ni recevoir, c'est mon droit, non ?

Etre obligé de supporter l'odeur de la crème ou de l'eau de toilette des mains qui vous massent malgré vous...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.07.15 19:31

Ils vous rejettent tout au long de votre vie et à l'heure de votre mort, ils vous massent

Les salons de massage parisiens sont un endroit où circulent les réseaux de proxénètes

En général, la communication tactile se pratique avec les animaux, les bébés, les handicapés mentaux

On communique par le toucher parce qu'on ne peut pas communiquer autrement

Quand on meurt, la peau en premier est atteinte

J'ai l'air de tout mélanger en ce moment, mais ce sont eux qui me font tout mélanger

Eux... c'est qui, eux ?

Je suis de mauvais poil.

J'ai des problèmes dermatologiques depuis la canicule. En fait, mon inconscient m'a fait créer exprès ces troubles de la peau pour que justement on évite de me toucher.

Merci les pro-vie ?
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.07.15 23:02

cà me rappelle un truc en classe élémentaire. On faisait une dictée. A une époque, j'écrivais à la main car il n'y avait pas encore de machine à écrire électrique.L'institutrice savait que j'étais handicapée moteur.Ce jour-là, je devais être fatiguée car j'écrivais très très mal, ma main tremblait plus que d'habitude.(neurologiquement, on ne sait pas si je suis droitière ou gauchère,çà passe d'un côté à l'autre).Donc elle s'est arrêtée près de moi, le stylo était dans ma main, elle a pris ma main dans sa main, et tout en dictant à la classe, elle écrivait à ma place, en fait nous étions deux à écrire.
Je l'aurais tuée ! j'ai dû me crisper ou trembler davantage, elle s'en est étonnée et elle a abandonné, elle m'a foutu la paix, elle a repris sa dictée de façon classique..
Comment je m'analyse ? d'une part, elle a imposé un arrêt à la classe rien que pour moi. D'autre part,si c'était rien que pour moi, ma main est devenue la sienne pour un instant, il y a eu une fusion de sa main avec la mienne. Peut-être ai-je pris conscience à ce moment-là, avec la sensation du toucher de la différence entre une main valide et une main handicapée?
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.09.15 15:16

citation du web :

Accompagner les malades en fin de vie : une présence qui dédramatise


mon commentaire :

mais veuillez laisser les familles laver leur linge sale en famille si telle est leur intention !
si c'est leur définition de la dignité, respectez-la !
Le spectacle du mourant leur suffit sans doute, elles n'ont peut-être pas envie de se donner en spectacle à des inconnus...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.09.15 15:25

Jusqu'à présent, Jean Léonetti oblige les familles et les proches du mourant à assister à son agonie, jour et nuit, heure après heure, pendant des heures

alors, désolée, mais en plus vous voulez qu'on se farcisse un accompagnement de bénévoles pendant tout ce temps ?

FOU FURAX

ces bénévoles étant idéologiquement de tendance pro-vie ...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.09.15 15:34

quand on prélève les organes, au moins le mourant est bien mort ... on lui fiche la paix !
même si le prélèvement est contre sa volonté
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   18.09.15 21:13

Quand je lis certaines pages sur internet, je me demande qui on cherche à accompagner, le mourant ou sa famille ?

Il y a accompagnement, accompagnants et accompagnés, çà fait beaucoup et tout ce monde-là n'est pas nécessairement au même diapason

Je rappelle que la mort subite de l'adulte ( crise cardiaque fatale et inattendue ) devrait en principe être la pire des morts parce qu'elle arrive à l'improviste, pourtant on dit que c'est la plus belle des morts, sans aucun accompagnement ...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   19.09.15 12:38

je sais ce qui me fait peur, qu'on me dise à la veille de ma mort que je suis bonne pour l'enfer ( et on sera capable de me le dire, uniquement pour me faire chier ! )
alors oui, c'est préférable de mourir tout seul....avec sa propre image et sa propre idée de Dieu.
Histoire de mourir tranquille ! ! !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.10.15 16:36

Hypocrisie ?

C'est la maladie qui décide, et non le médecin, et non le patient...

MAIS SI le patient mourant NE veut PAS de ce son de cloche,

C'EST SON DROIT , NON ?

Au diable, l'idéologie des soins palliatifs de fin de vie. AU DIABLE !

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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   01.10.15 17:05

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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   05.10.15 12:10

Les dérives existent pas toujours, mais partout.

Pourquoi je suis contre le contact tactile ?
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   05.10.15 12:14


Un infirmier finlandais condamné pour le viol de 27 vieillards
Actualité
Société
Fait Divers
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 01/10/2015 à 14:04


En Finlande, un homme a été condamné pour le viol de 27 vieillards (photo d'illustration).
En Finlande, un homme a été condamné pour le viol de 27 vieillards (photo d'illustration).
afp.com/Sebastien Bozon


Un tribunal finlandais a condamné mercredi un infirmier d'une maison de retraite pour le viol de 27 patients âgés de 74 à 100 ans. Certaines victimes étaient séniles ou handicapées.

Le procès de l'horreur. Un infirmier de 24 ans a été condamné mercredi à neuf ans de prison pour le viol de 27 patients âgés, a indiqué l'agence de presse finlandaise STT. Les victimes, résidant dans une maison de retraite médicalisée dont la localisation a été gardée secrète, avaient de 74 à 100 ans. Le tribunal a souhaité protéger l'identité de ces dernières.

Jugé par le tribunal de la région de Pirkanmaa (sud-ouest), l'homme risquait 12 ans de prison, mais sa peine a été moins longue car il a entièrement collaboré à l'enquête sur des faits "qui ont eu lieu sans témoin et que les victimes n'étaient pas en mesure de dénoncer du fait de leur état de santé". Ces victimes souffraient toutes de sénilité et certaines étaient handicapées.



Le prévenu avait réclamé la clémence, avec un suivi judiciaire et des travaux d'intérêt général. Mais considérant qu'il avait agi "de manière systématique", le tribunal l'a envoyé en prison et l'a par ailleurs condamné à indemniser ses victimes pour un total de 18 000 euros.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   05.10.15 12:28


Claire Pellissier est psychologue clinicienne, présidente de l'Association pour la Protection des Soins Palliatifs contre l'Euthanasie et porte-parole du collectif «Soulager mais pas tuer».

Celle-là, il faut s'en méfier, elle n'est sans doute pas très claire !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   07.10.15 12:24

"droit à la sédation profonde et continue" jusqu'au décès pour les malades incurables et dont le pronostic vital est engagé à court terme.

Ce qui signifie que les patients peuvent refuser l'accompagnement psy et l'accompagnement spi si telle est leur volonté

Mais pendant la sédation profonde terminale continue, les accompagnants peuvent manipuler votre corps à leur guise ( et contre votre volonté ).
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   28.10.15 13:40

joli copié-collé trouvé par hasard sur le web =

J'ai assisté aux derniers jours de ma mère hospitalisée à domicile. Elle refusait de se nourrir, elle voulait mourir. Les anti douleurs, en doses de plus en plus fortes, lui ont permis de partir sans souffrir. Vers la fin, alors qu'elle semblait dans le coma, je lui ai parlé pour la réconforter. je lui ai dit que je pensais que son esprit allait se libérer comme un papillon de sa chrysalide, que je n'en n'étais pas sûre mais que je voudrais bien qu'elle me fasse un signe si c'était le cas. Le jour des obsèques, allongée sur mon lit après une journée pénible, entourée de mes filles, un papillon est arrivé dans la chambre, virevoltant tranquillement sans paniquer pour trouver une sortie, puis il s'est posé sur mes pieds nus, longuement. Il est resté jusqu'au soir dans la chambre puis il est parti. Je témoigne pour dire que les mourants, même sous sédation profonde, sont là jusqu'au bout, que les soulager physiquement et moralement est un devoir.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   09.11.15 17:15

et alors ? si les mourants sont là jusqu'au bout, raison de plus pour respecter leur ultime volonté !
soins palliatifs en fin de vie = blablabla...
Deux interprétations de la fin de vie en France s'affrontent
problème sans aucune solution
c'est typiquement français !
François Mitterrand a pourtant bien été euthanasié
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   23.11.15 14:37

citation sur le web :
le soulagement de la douleur rallonge la durée de vie
c'est du Léonetti, il me semble.

François Mitterrand a aboli la peine de mort ( qui n'était plus mise en pratique depuis longtemps )
Marisol Touraine a voulu faire un parallèle entre avortement et fin de vie
Robert Badinter est malheureusement intervenu pour rétablir un rapport entre droit de vie et droit de mort.
On sait que l'euthanasie se pratique tous les jours dans les hôpitaux français seulement elle n'est pas dite, elle n'est pas écrite. Pire, elle est interdit avec les conséquences que cela peut entraîner.
Juridiquement il fallait que Robert Badinter intervienne pour justifier l'interprétation de l'euthanasie dans le Code Pénal.
Sauf que Léonetti a ouvert la porte à l'euthanasie avec sa loi du 22 avril 2005
Il aurait fallu faire des statistiques entre le nombre d'avortements et le nombre d'euthanasies ?
La guillotine, c'était rapide
Toute injection létale est rapide.
Il y a plusieurs façons d'avorter en France ( par voie orale ou par voie basse )
Si on n'avorte pas forcément, on meurt forcément.
j'essaie de comprendre les glissements de mots et d'idées, en vain.
Avec une seule certitude : il vaut mieux mourir dans son coin..
Comme il y a plusieurs façons d'avorter, l'hosto devrait offrir plusieurs choix à propos de la fin de vie
Robert Badinter est un vieillard qui aurait dû fermer sa gueule.
Tous les citoyens ne passent pas forcément par la case prison
mais nous allons tous atterrir dans un cercueil ou dans une urne.
Votre soulagement de la douleur qui rallonge la durée de vie, vous pouvez vous le foutre là où je pense...
Désolée, mais faut pas pousser tout de même !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   17.12.15 18:59

eh oh à la veille de ma mort
et à ma mort
je refuserai psy et spi
quelque soit la loi
faut pas pousser
il y a des limites
un jeûne du psy
un jeûne du spi
un jeûne du don ( maintenant et pour toujours )
un jeûne électoral ( maintenant et pour toujours )
Non mais !
Allez tous au diable !
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   22.12.15 9:50

Fin de vie : qui sont ces humanistes qui accompagnent les malades ?

Publié le 22/12/2015 à 03:56, Mis à jour le 22/12/2015 à 07:47

La Santé près de chez vous - Association

Breton d'origine, Gérard est arrivé à Auch il y a une vingtaine d'années./Photo DDM, Sébastien Lapeyrère.                                                    



Accompagner un malade en soins palliatif, exercice souvent réputé comme anxiogène, démontre pourtant un grand humanisme. Membre de puis un an de l'ASP 32, Gérard porte aujourd'hui un nouveau regard sur la vie. Explications.

L'engagement associatif relève souvent d'une affaire personnelle. Gérard Ramel, un habitant de Pouy-Loubrin à côté de Seissan, en sait quelque chose : après plusieurs drames familiaux, il a décidé de s'engager auprès des malades en fin de vie. Un soutien psychologique qui demande du temps, de la patience, du courage, certes. Mais cet engagement a donné un nouveau sens à sa vie. «On prend du recul, on relativise énormément lorsque l'on côtoie ces personnes.»
Son combat humaniste, Gérard le mène depuis longtemps. Membre d'une association de soutien aux alcooliques pendant vingt ans, il a toujours voulu se tourner vers «des associations proches de l'homme». Comme redevable auprès de ceux qui l'ont soutenu, ce retraité agricole a voulu donner de son temps libre pour les plus besogneux. «C'est dur, mais j'apprends tellement sur moi-même, puis j'ai besoin d'apporter aux autres».
Bien sûr, avant d'approcher les malades, Gérard a reçu une formation. Indispensable au bon accompagnement. «C'est une psychologue qui nous forme, il y a une approche particulière à adopter, forcément».
Une fois sa formation achevée, Gérard est allé «au front». Au centre hospitalier de Gimont, il côtoie en moyenne cinq à six malades, chaque jeudi après-midi. «Les relations sont souvent très bonnes, on évoque le vécu des personnes, on ne parle que très rarement de la santé. Certains sont un peu plus réticents, mais c'est leurs choix. Ils veulent rester dans leur coin, ce que j'entends parfaitement».
La difficulté, d'un point de vue relationnel, c'est la proximité selon Gérard. «On se doit de garder une certaine distance, il ne faut pas trop s'attacher. Certains nous retiennent quand on s'en va. On se sent utile, c'est une expérience pleine de bon sens.»
Si comme Gérard vous sentez le besoin d‘accomplir cet acte d'humanisme, veuillez contacter le 05 62 60 19 56 pour tous renseignements.


Le chiffre : 29

Bénévoles > Dans l'association. Un chiffre trop peu élevé.
L'association organise une conférence/débat le mercredi 6 avril, à 20 h 30 intitulée «Dignité et fin de vie», à la salle des Cordeliers, à Auch. Elle sera animée par le philosophe, sociologue et membre de la Société Française d'accompagnement et de Soins Palliatifs, Jacques Ricot. Entrée libre et gratuite.
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   22.12.15 10:02

J'ai un problème avec tout accompagnement et je le sais. D'abord il est question ci-dessus de la Société Française des soins palliatifs, institution qui, je pense, s'est opposée à la légalisation de la proposition 21 ( de peur d'être obligée à survivre sans se développer ??? ). Ensuite, l'accompagnement, çà se travaille de part et d'autre, on n'en sort jamais indemne.


Il doit y avoir une erreur, " mercredi 6 avril " ( 2016 ??? ).
S'il n'y a pas d'erreur,
croyez-vous vraiment qu'on va rentrer dans vos combines ???
Atterrissez... vous planez un peu trop ...
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   14.01.16 12:06


Une Maison médicale qui apaise les malades en fin de vie


je ne veux pas de çà
c'est mon droit, c'est mon choix
c'est mon choix, c'est mon droit
Gardez la loi Léonetti et légalisez cela :
http://www.handichrist.net/t1175p50-janvier-2011echec-d-une-loi
et je changerai peut-être d'avis car alors je pourrai enfin faire un dernier choix
si vous ne comprenez rien, c'est que je suis trop compliquée pour vous alors au moins laissez-moi tomber...ne me prenez pas en otage, ne cherchez pas à me manipuler au soir de ma vie
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MessageSujet: Re: Psy et Spi en fin de vie..   14.01.16 12:45

Quand cela pourra rentrer dans votre cervelle ?
Certains souhaitent mourir apaisés
D'autres souhaitent mourir rapidement ( pour des raisons qui leur appartiennent )
Dans la mesure où les Directives Anticipées sont légalisées depuis le 22 avril 2005,
le droit au choix du déroulement de la mort devrait être légalisé.
Cela relève de la pure logique.
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Psy et Spi en fin de vie..
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