HANDICHRIST

CHRISTIANISME, HANDICAP, LITURGIE, DIVERS
 
AccueilPortailRechercherFAQCalendrierGalerieConnexionS'enregistrer
Partagez | 
 

 Sur la planète Terre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin

avatar

Féminin Messages : 18531

MessageSujet: Sur la planète Terre   17.06.14 19:55

Viol comme arme de guerre en RDC: un médecin belge participe à la lutte
MONDE | Mis à jour le vendredi 13 juin 2014 à 12h46

Guy-Bernard Cadière est spécialiste en chirurgie digestive à l’hôpital Saint-Pierre. Depuis 2 ans, il se rend régulièrement dans l’est du Congo, à l’hôpital de Panzi, où il aide le docteur Mukwege dans la chirurgie réparatrice des mutilations sexuelles. Il témoigne dans un ouvrage écrit avec son collègue et ami congolais.
C’est l’histoire d’une rencontre entre deux hommes, d’un coup de foudre en amitié. Denis Mukwege est médecin, gynécologue. Il dirige l’hôpital de Panzi, au Kivu, dans l’est du Congo, une région dont le sous-sol est scandaleusement riche, infestée de groupes rebelles, et où le viol est devenu une véritable arme de guerre. Dans son hôpital, Denis Mukwege pratique la reconstruction des organes génitaux de ces femmes mutilées.
Lors d’un passage à Bruxelles, il rencontre le professeur Guy-Bernard Cadière, chirurgien et expert en chirurgie digestive par laparoscopie. Cette technique permet d’opérer les organes internes sans devoir ouvrir largement le ventre.
Le chirurgien pratique de petites incisions, introduit une mini-caméra et des instruments de chirurgie, et suit l’intervention sur un écran. Denis Mukwege voit immédiatement l’intérêt de cette technique révolutionnaire, et invite Guy-Bernard Cadière à le rejoindre à Panzi.
Depuis, le chirurgien belge se rend une semaine tous les 3 mois à Panzi, avec son équipe, dont son propre fils, devenu chirurgien à son tour. Il explique en quoi consiste son travail.
Quel est l’intérêt de laparoscopie dans le cas de mutilations sexuelles ?
Lorsque le chirurgien a du mal à opérer parce que les lésions sont trop profondes, c’est plus facile pour moi par laparoscopie. Denis s’est donc dit que l’on pourrait opérer "à 4 mains", lui par la voie basse, entre les jambes de la patiente, et puis moi par la voie haute, c'est-à-dire au travers du ventre pour aller de concert disséquer les lésions, se faire une rencontre et reconstruire les tissus délabrés.
Vous souvenez-vous de votre première opération avec le Dr Mukwege ?
C’était l’un des pires cas que nous n’ayons jamais rencontré. La jeune femme, âgée de 24 ans, avait été découverte à l’agonie, le long d’un chemin, par une équipe de l’hôpital. Elle dégageait une odeur insoutenable. En fait, elle avait été violée par des soldats ivres, qui lui avaient ensuite enfoncé un pieu dans le vagin. Le morceau de bois avait totalement arraché le tissu qui sépare le vagin du rectum. Les selles et l’urine s’écoulaient par le même orifice. Les infections avaient entraîné une adhésion des organes les uns aux autres !
Plus le système optique progressait dans son ventre, plus l’étendue du désastre apparaissait… Cette femme n’avait plus qu’un seul trou… un cauchemar... La seule partie intacte de son abdomen était son anus. Nous avons donc étiré son colon jusqu'à le faire sortir par l’anus et l’avons suturé sur sa cuisse. Le tout bien séparé du vagin. L’opération a duré 6 heures. Pendant une dizaine de jours, la jeune femme a été obligée de déféquer via ce tube sur sa cuisse. Puis, après la cicatrisation, nous avons coupé la partie qui dépassait de l’anus : notre patiente avait retrouvé un corps normal.
Qu’est-ce que cela vous inspire en tant que chirurgien, et en tant qu’homme, de découvrir que le viol est devenu dans cette région du monde mais ailleurs aussi une véritable arme de guerre ?
D’abord, en tant que médecin, je constate ce qui se passe. Il ne s’agit pas de "simples" viols commis par des psychopathes qui ont des pulsions sexuelles. C’est un phénomène épidémique, c’est quelque chose d’organisé.
D’abord je constate que, non seulement il y a eu un viol, mais un viol avec extrême violence. Avec des dégâts, des mutilations. Des pieux qui ont percé le vagin et le rectum, des révolvers introduits dans l’anus et on a tiré une balle, des poignards introduits dans l’anus et qui ont tranché le vagin, voilà les lésions que je constate en tant que chirurgien. Et donc la première question pour moi c’est comment réparer la paroi recto-vaginale.
Et puis après, je me demande en tant qu’homme, comment il est possible, en 2014, que des actes d’une telle barbarie soient épidémiques.
On parle de plus de 5 millions de morts dans le Kivu depuis 1994. C’est un génocide de basse intensité. Il n’y a pas un charnier, mais il y a des millions de tombes solitaires. C’est un endroit où il n’y a pas de lois, personne pour les faire respecter, alors les chefs de guerre font ce qu’ils veulent. Ils veulent violer ? Eh bien ils le font ! Et derrière tout ça, il y a des gens qui ont intérêt à ce que l’anarchie règne dans cette "bijouterie à ciel ouvert" qu’est le Kivu.
L’est du Congo, c’est un "scandale de richesses"... Il y a le coltan, précieux pour nos GSM, il y a le diamant, il y a l’or... Cela se retrouve à la place Vendôme, cela se retrouve dans nos téléphones, il y a toute une chaîne que je ne connais pas, mais qui justifie que l’on extermine culturellement et physiquement toute une population de l’est du Congo.
Dans ce contexte, l’hôpital de Panzi est un îlot de fraternité au milieu d’un cloaque d’horreurs et de violences ?
Oui, c’est peut-être l’origine d’un nouveau monde parce que à Panzi, les gens travaillent, se soignent, se reconstruisent, s’entraident... Ce n’est pas simplement une prise en charge chirurgicale, c’est une prise en charge holistique que le Dr Mukwege a mis en place. Ces femmes réapprennent un métier. Souvent, elles ont été exclues de leur famille.
D’ailleurs, quand le Dr Mukwege a dû s’exiler suite à l’attentat contre lui (le 25 octobre 2012) ces femmes se sont cotisées pour lui payer un billet d’avion de retour. Et quand il est rentré à Panzi, elles ont décrété que désormais, ce seraient elles qui protégeraient leur docteur. Ce jour-là, nous nous sommes rendus compte que ces femmes mutilées, humiliées avaient en quelque sorte pris le pouvoir. Un pouvoir sur elles-mêmes, un pouvoir collectif. Après avoir traversé l’enfer, la première chose dont elles se souciaient, c’était de protéger leur docteur.
Françoise Wallemacq
Denis MUKWEGE et Guy-Bernard CADIERE viennent de publier un livre 'à 4 mains': "PANZI - Au Congo, deux médecins soignent des femmes violées et luttent contre la barbarie" (Éditions du Moment).
Le prix "Solidarité 2014" sera remis au docteur Denis Mukwege par le CHU Saint Pierre et Médecins du Monde le 16 octobre 2014 a l’hôtel de ville de Bruxelles.



Guy-Bernard Cadière interrogé par Fr. Wallemacq


Guy-Bernard Cadière raconte son expérience en RDC


http://www.rtbf.be/info/monde/detail_viol-comme-arme-de-guerre-en-rdc-un-medecin-belge-participe-a-la-lutte?id=8291221
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
Admin

avatar

Féminin Messages : 18531

MessageSujet: Re: Sur la planète Terre   14.11.14 15:45

Mort de dix femmes en Inde: La stérilisation de masse en questions

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne par Wochit General News, dans laquelle on voit une Indienne conduite à l'hôpital après une opération de stérilisation qui a mal tourné, le mardi 11 novembre 2014, à Bilaspur. - REUTERS / WOCHIT

Nicolas Beunaiche

Créé le 11.11.2014 à 17:21
Mis à jour le 11.11.2014 à 17:56

Elles étaient venues se faire stériliser en échange de 1.400 roupies (18 euros), dans le cadre d’un programme national. Dix Indiennes ont finalement trouvé la mort plusieurs heures après leur opération, ce mardi, tandis qu’une soixantaine d’autres ont dû être hospitalisées dans l’Etat de Chhattisgarh, dans le centre du pays. Un drame qui fait écho aux critiques adressées depuis des années à la stérilisation de masse.

En Inde, le camp de Bilaspur, où avait lieu la campagne de l’Etat, est loin d’être un laboratoire expérimental. Des opérations de stérilisation sont en fait régulièrement organisées dans divers Etats du pays dans le cadre d’un programme prévoyant une indemnisation pour les femmes volontaires mais aussi une commission de 200 roupies (moins de trois euros) pour les travailleurs sanitaires chargés du rabattage. Une incitation financière dénoncée par les ONG. «Il s’agit d’une forme de coercition des femmes plus faibles et marginalisées», explique à Sky News Sona Sharma, de Population Foundation of India, qui précise que les hommes, eux, échappent encore à la stérilisation.

Des femmes abandonnées dans un champ

Pour remplir leurs objectifs chiffrés, certains gouvernements n’hésitent pas à offrir des biens aux volontaires, tels que des véhicules ou de l’électroménager. En 2011, le district de Jhunjhunu, dans le Rajasthan, avait même organisé une loterie à destination des femmes, dont le premier prix était une voiture Nano, la moins chère du monde. Le risque, déplorent les ONG: bâcler les opérations pour maintenir le rythme fixé par les autorités. Selon Amar Singh Thakur, un responsable des services de santé du district de Bilaspur, 83 femmes auraient été opérées samedi en l’espace de six heures. Une cadence intenable, pour les familles des victimes, qui se sont plaintes du nombre excessif de femmes présentes sur le camp samedi.


«La qualité des soins et des opérations est très pauvre dans la plupart des camps», indique par ailleurs Sona Sharma. A l’inverse, «le taux d’infections est très haut, ajoute-t-elle. Malgré l’existence de procédures réglementées, dans l’urgence et pour atteindre les objectifs officiels, ces procédures ne sont jamais suivies.» L’an dernier, les autorités du Bengale occidental, dans l’est du pays, avaient d’ailleurs été vivement critiquées après la diffusion d’images montrant des femmes laissées inconscientes dans un champ après une opération de stérilisation de masse dans un hôpital incapable d'accueillir un nombre important de patientes.

«Il doit y avoir des sanctions»

Que s’est-il exactement passé à Bilaspur? Impossible à dire, pour le moment. Des médecins de l’Etat interrogés par l’AFP pointent le rôle des médicaments qui ont été administrés aux victimes après l’opération. Mais les autorités se gardent bien de se livrer à des pronostics. «Il n’y a pas eu de négligence, le médecin qui exerçait était expérimenté», s’est défendu toutefois le principal responsable du secteur de la santé du district de Bilaspur, R.K. Bhange, auprès du quotidien Indian Express. «Nous n'aurons des explications qu'une fois les autopsies achevées», a quant à lui déclaré Ramnesh Murthy, le médecin chef du principal hôpital de Bilaspur.

Quel que soit leur résultat, il ne devrait cependant pas stopper le débat autour de la stérilisation de masse en Inde. Des membres du Congrès ont déjà appelé des responsables politiques à la démission, tandis que les Nations unies ont exprimé leur inquiétude. «Si les faits sont confirmés, alors une grave tragédie humaine s’est déroulée, a déclaré Kate Gilmore, au nom du Fonds des Nations unies pour la population. Là où il y a non-respect des standards cliniques, il doit y avoir des sanctions.»
Revenir en haut Aller en bas
http://www.handichrist.net
 
Sur la planète Terre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» A voir Planète Terre - Mystères de l'Évolution
» Invasion planète Terre (1997-2002)
» Sur la planète Terre... Dzongsar Jamyang Khyentse R.
» Une énième habitante de la planète Terre...
» Préparation en cours d'un grand événement international de Mathématiques en interdisciplinarité avec la SVT, la Physique, l'HG : « Mathématiques de la planète Terre 2013 »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HANDICHRIST :: DANS LE MONDE :: 1er forum Actualités-
Sauter vers: