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 "Pitié pour les hommes"

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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: "Pitié pour les hommes"   08.07.14 17:55

Pitié pour les hommes

"L'euthanasie : le droit ultime"
Denis Labayle
Ed. Stock (2009)
Denis Labayle est un homme en colère. Médecin gastro-entérologue, chef de service, pendant vingt cinq ans, dans un hôpital public de la région parisienne, il a été quotidiennement au contact de patients en fin de vie et, comme une majorité de confrères, les a aidés à mourir, répondant à leur demande et à celle de leurs proches.Il n’a pas agi en "militant de l’'euthanasie" mais en médecin obéissant au devoir de compassion.
Dans ce livre, l’'auteur dénonce d’'abord une scandaleuse torsion des mots. Euthanasie devient, trop souvent, assassinat ou suicide. Denis Labayle récuse la distinction spécieuse entre euthanasie "passive" ou "active". Évoquant ses propres gestes et son expérience, il remet les termes sur leurs rails.
Il dénonce ensuite ce que recouvre le prétendu dogme du "respect de la vie", l’'effroyable abandon thérapeutique et social dans lequel sont laissés tant de patients, la schizophrénie des autorités médicales, le décalage vertigineux entre des lois surannées et la pratique quotidienne des services hospitaliers. Sont dénoncés encore les bons apôtres. Ceux qui oublient la médiocre prise en charge de la douleur. Ceux qui récusent l’'idée d’'un "testament de vie" dans lequel chacun consignerait ses volontés. L'’euthanasie bien comprise, explique l’'auteur, l’'ultime liberté, c’'est aussi une manière de re-socialiser la mort.
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MessageSujet: Re: "Pitié pour les hommes"   06.08.14 14:28

Docteur Denis Labayle : extrait du livre « Pitié pour les hommes » concernant le cas d’Hervé Pierra.
...Quelque temps plus tard, la famille d’Hervé Pierra raconte dans ce même quotidien (le journal « Le Monde ») son calvaire de six jours après avoir accepté la dite méthode pour leur enfant. On imagine ce que peut être la souffrance des familles quant une telle situation dure plusieurs semaines. Jamais culpabilisés, les opposants doctrinaires à l’euthanasie accusèrent le médecin traitant de n’avoir pas prescrit suffisamment de sédatifs et de morphine. Peut-être… Mais alors, je retournerai l’accusation contre ceux qui reprochent au médecin de n’avoir pas été assez efficace : et eux, n’ont-ils pas aussi été insuffisants ? Pourquoi ne pas avoir eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur intention première, qui était bien de permettre à ce jeune homme de partir ? Pourquoi ne pas avoir tout simplement et humainement mis fin au calvaire de cette famille et du malade en injectant un barbiturique qui aurait permis à ce jeune homme de s’endormir paisiblement ? Exactement ce que réclamait la famille. Rien ne justifie cet attentisme cruel, même s’il est conforme à la loi.
            Une telle attitude est d’une stupide inhumanité.
            Quelle est donc la philosophie de cette société qui propose comme solution la transformation d’un être humain en squelette déshydraté, perdant toute dignité, laissant à son entourage le souvenir terrible d’un corps martyrisé ? Comment peut-on approuver les médecins défenseurs d’une telle barbarie, et traiter d’assassins les partisans du penthotal ?
            Et qu’on cesse d’affirmer hypocritement que ce temps est nécessaire pour préparer la famille au travail du deuil. La ficelle est un peu grosse. S’il faut voir souffrir l’être aimé pour faire son travail de deuil, alors, en effet, il faut faire vivre le mourant le plus longtemps possible, et réhabiliter l’acharnement thérapeutique…
            Cet argument ne tient pas : cette période où l’on attend la libération de l’autre laisse toujours des souvenirs cruels, culpabilisants. Pourquoi la prolonger ? Et je pose la question : quel citoyen est volontaire pour cette méthode, conséquence indirecte de la loi actuelle ?
            Pour moi, c’est clair : jamais ça.
Jamais cette fausse « euthanasie », cette mort prétendument naturelle. Personnellement, je souhaite un moyen rapide, digne et sans douleur. Du penthotal me conviendrait parfaitement, que ce soit à prendre par la bouche ou par voie intraveineuse, ça ne me dérange pas. Je ne suis pas difficile ! Aux autres citoyens de préciser par écrit leur choix avant qu’il ne soit trop tard.
            Et puisque alimenter de force une personne qui veut partir est reconnu comme un acharnement thérapeutique, j’espère que supprimer toute alimentation et laisser le corps mourir par déshydratation sera bientôt considéré comme un harcèlement thérapeutique palliatif.
            La société, après avoir mis des dizaines d’années à condamner le premier, va-t-elle mettre autant de temps à condamner le deuxième ? Ces deux attitudes extrêmes relèvent du même principe : un faux respect de la vie. Voilà bien la preuve que les positions dogmatiques qui se voudraient les plus fidèles aux exigences divines se révèlent les plus inhumaines !
            Quand je vois cette attitude prônée par des religieux et des croyants au nom du sacro-saint respect de la vie, j’ai envie de crier : « Dieu, réveille-toi ! Ils sont devenus fous. »
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MessageSujet: Re: "Pitié pour les hommes"   06.08.14 14:41

"Un faux respect de la vie"... ... ...
Et, la cerise sur le gâteau, les pro-vie parlent de la vie ici-bas avec un V majuscule !
Mon Dieu, quel blasphème !
Quel genre de lettre faut-il mettre alors à propos de l'au-delà,de la vie..éternelle ?
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MessageSujet: Re: "Pitié pour les hommes"   06.08.14 14:53

CITATION =

"Et puisque alimenter de force une personne qui veut partir est reconnu comme un acharnement thérapeutique, j’espère que supprimer toute alimentation et laisser le corps mourir par déshydratation sera bientôt considéré comme un harcèlement thérapeutique palliatif".
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MessageSujet: Re: "Pitié pour les hommes"   06.08.14 15:35


Accueil JIM
> Euthanasie : l’appel des 2 000 ne permet pas de cacher l’absence de front unanime

Publié le 08/03/2007

Euthanasie : l’appel des 2 000 ne permet pas de cacher l’absence de front unanime


Paris, le jeudi 8 mars 2007 – A l’origine de l’appel des 2 000 médecins et infirmières qui avouent avoir « aidé des patients à mourir », publié ce jeudi 8 mars par le Nouvel Observateur, le docteur Denis Labayle était l’invité hier soir du journal de 23 heures de France 3. Voulant témoigner de l’électrochoc qu’il souhaite provoquer par cette pétition, qui a déjà récolté les signatures de plus de 2 000 professionnels de santé, à l’instar de celui créé il y a 36 ans par le manifeste des « 343 salopes » en faveur de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), déjà relayé par le Nouvel Observateur, Denis Labayle interpelle le présentateur du Soir 3, Louis Laforge : « Ce problème nous concernera tous, il vous concernera, il concernera vos parents, il me concernera ». Derrière ces mots, dont on ressent combien ils doivent atteindre le journaliste au-delà de sa fonction quotidienne d’intervieweur, Denis Labayle nous rappelle que seules 10 % des morts interviennent brutalement. La prise en charge à l’hôpital, les longues agonies dans des services de soins palliatifs et les interrogations sur l’opportunité de débrancher une machine se posent tous les jours.



Pays Bas, Belgique, Suisse : des législations modèles ?



Le déterminisme de Denis Labayle à faire entendre la voix de ceux qui ont aidé à mourir, et qui ne veulent plus risquer, comme demain le docteur Laurence Tramois et l’infirmière Chantal Chanel, d’être confrontés à une cour d’assise pour répondre de leur supposé crime, s’attaque également à l’orgueil français. « Nous sommes sans arrêt en train de donner des leçons à nos voisins, pourtant ces derniers ont mené une véritable réflexion sur la question et ont réussi à aboutir à de nouvelles législations » explique-t-il encore sur France 3. Comme le révèlent les déclarations du docteur Labayle, qui exerce au centre hospitalier sud francilien de Corbeil-Essonnes, l’appel des 2000 souhaite clairement « une révision de la loi » afin que soient dépénalisées « sous condition, les pratiques d’euthanasie, en s’inspirant des réformes déjà réalisées en Suisse, en Belgique et aux Pays-Bas ». Pourtant, révélant que derrière la signature de ces 2 000 soignants, l’opinion de la communauté médicale est loin d’être marquée par une totale harmonie, le docteur Jean-Christophe Rufin ne cache pas, dans le Nouvel Observateur, ces craintes qu’une législation dépénalisant l’euthanasie n’entraîne « des dérapages ». Ces derniers seraient cependant bien maîtrisés au Pays Bas où chaque cas est l’objet d’une stricte vérification, qui en cas de non respect des procédures légales, peut aboutir à une enquête judiciaire. C’est ainsi que parmi les 1 886 cas d’euthanasie déclarés en 2004, quatre avaient entraîné l’ouverture d’une enquête.



Des voix différentes



Si les réticences de Jean-Christophe Rufin semblent relever principalement de la défiance à l’égard de la capacité du législateur à mettre en place des gardes fous performants, elles témoignent cependant de la diversité des positions des professionnels de santé sur ce sujet délicat. Ainsi, si les signataires de l’appel estiment que la Loi Léonetti, qui n’offre notamment aucun cadre à l’euthanasie active, se révèle insuffisante, cette position est loin d’être partagée par l’ensemble des professionnels de santé. La psychologue Marie de Hennezel a souvent répété qu’elle considérait que le salut des patients agonisants ne relevait pas d’une loi dépénalisant l’euthanasie, mais d’une amélioration des soins palliatifs. Alors que seuls 700 lits seraient aujourd’hui dédiés à ces patients en fin de vie, 100 000 places seraient en effet nécessaires, selon le Nouvel Observateur. Mais, dans les rangs même des partisans d’une dépénalisation de l’euthanasie, des discours singuliers se font entendre. Martin Wincler, qui affirme en préambule de sa tribune publiée par l’hebdomadaire « Je suis résolument favorable à une dépénalisation de l’euthanasie », achève cependant sa contribution par une analyse concernant la trop grande prudence des praticiens français dans l’utilisation des antalgiques. « Si les médecins français, encore très rétifs – ou très mal formés, ce qui revient au même – à l’usage des antalgiques majeurs, étaient plus soucieux de soulager vraiment leurs patients, ils les entendraient moins souvent demander à mourir ». Est-ce à dire alors qu’une dépénalisation de l’euthanasie serait alors moins urgente ; les praticiens étant alors moins exposés au risque d’être condamnés pour euthanasie ?



Une question politique


Quelles que soient les réponses à apporter à ces questions, il ne fait aucun doute que l’appel des 2 000 est destinée à relancer ce débat de société, à l’heure où les candidats à l’élection présidentielle ont tous pris acte de l’intolérable souffrance que peuvent connaître les patients en fin de vie. Seule Ségolène Royal s’est cependant pour l’heure exprimée clairement en faveur d’une loi permettant aux médecins d’apporter « aux patients en phase terminale de maladie incurable une aide active ».
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