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 Difficultés herméneutiques

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Féminin Messages : 18815

MessageSujet: Difficultés herméneutiques   08.08.14 15:27

"Evolution des pratiques
"Peut-être de façon plus flagrante chez l'enfant que chez l'adulte, un nombre non négligeable de décisions Lata (37,9 %) sont prises à cause de la gravité des séquelles envisagées", observent les auteurs. "Il faut souligner que ces enfants-là ne rentrent pas dans le cadre théorique de la loi Leonetti qui s'adresse uniquement aux patients 'en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable'", notent-ils. "Nous approchons là une des limites de la loi".

Néanmoins, la loi Leonetti "a permis de faire évoluer nos pratiques en diminuant la proportion d'arrêts cardiaques non récupérés au profit des décisions de Lata sans augmenter la mortalité globale. Cela témoigne au final d'une baisse de l'obstination déraisonnable", estiment les auteurs.

"Au lieu des situations très mouvementées que sont les arrêts cardiaques non récupérés, les décisions de Lata permettent d'appréhender la fin de vie de façon plus sereine", concluent-ils.


http://www.actusoins.com/23626/modalites-deces-sereines-en-reanimation-pediatrique-apres-loi-leonetti.html
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   08.08.14 15:43

Sans rentrer dans le cadre juridique de la loi Léonetti,ces nourrissons en bénéficient,si j'ose dire.
"A cause des séquelles envisagées".Une sorte d'eugénisme réel et non-dit ?
Mon problème ne se situe pas là.
Mon problème se situe à l'autre bout,en fin de vie.
Si les patients en fin de vie veulent eux-mêmes être "éliminés","supprimés",...
D'un côté,on pratique de l'eugénisme
De l'autre côté, Léonetti refuse toujours euthanasie et suicide assisté.
J'essaie de comprendre sans y arriver.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   17.08.14 10:14

j'écris parfois n'importe quoi
"arrêt cardiaque non récupéré",je ne sais pas ce que c'est
Le patient en fin de vie a de toute façon la mort devant lui,quoiqu'on fasse,il est mourant
si on trie les bébés à la naissance,inutile de trier les patients en fin de vie puisqu'ils vont tous mourir.
J'écris cela indépendemment de mes positions sur la fin de vie.
Je dois faire une pause de 3/4 heure et je reviens ici
P.S.=j'emploie le mot 'trier" de façon neutre,aucun rapport avec le passé...moi-même,je n'arrête pas de trier mes affaires en ce moment !
P.S.bis=il faudra bien "trier"les patients en fin de vie si nouvelle loi il y a,on aura deux sortes de patients,ceux qui choisiront l'euthanasie passive,et ceux qui choisiront l'euthanasie active
Oups,mes courses !
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   30.08.14 20:54

eh bien c'est moi qui ne comprends rien.
Le corps médical et les parents décident "du sort " du nouveau-né très malade ( çà commence bien avant avec l'Interruption Médicale de Grossesse)
donc ils ont une logique qui fait que le mourant est assimilé à un nouveau-né ,et donc le patient mourant ne peut pas ou ne doit pas décider lui-même de sa mort (son de cloche à la sauce Léonetti ).
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   30.08.14 21:35

j'essaie de me mettre à leur place.Ils éduquent,ils soignent dans le but de rendre les gens autonomes et libres.Et ensuite ils obligent à mourir comme ils l'ont décidé,avec des couches au cul,et en supprimant hydratation et alimentation.
Ils nous aident à évoluer pour nous forcer ensuite à régresser.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   31.08.14 14:17

De toute façon, au premier abord , la mort est une régression ( pour ceux qui ne croient pas en un au-delà ).On n'existe plus.Le corps devient pourriture, puis poussière.Alors quelque part, vivre sa fin de vie sédaté en portant des couches, c'est se préparer au sort qui sera réservé à son corps après la mort.
Fin de vie indigne .. avant l'indignité éternelle du corps qui ne sera plus.
J'essaie de construire mon propre schéma de pensée...

Mais la mort est aussi une séparation.Alors pourquoi le personnel en soins palliatifs s'acharne à s'occuper des "corps encore vivants, mais mourant " ?
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   02.09.14 14:24

Soit il n'y a vraiment rien après la mort;quelque part, c'est logique de chercher à conserver des restes d'humanité avant le grand vide total et éternel car chacun de nous quelqu'il soit fait partie de l'humanité.

Soit il y a un au-delà après la mort qui n'est qu'un passage de l'autre côté.Dans ce cas, il faut être des passeurs qui poussent en avant sans chercher à retenir (tout dépend comment on conçoit cet au-dela,mais bon ... ).Car si en soins palliatifs on accompagne, on retient aussi.Ne nous faisons pas d'illusions.
Si les religions et les soin palliatifs marchent main dans la main, c'est peut-être pour essayer de garder un certain pouvoir institutionnel, et rien d'autre ..

Quelque part, les athées qui sont pour l'euthanasie ont sans en avoir conscience une expérience religieuse plus véridique que les croyants qui sont contre l'euthanasie (bon,il faut chercher la nuance subtile..).
Je ne dis pas que c'est valable pour tout le monde.Sortons des sentiers battus pour essayer de "sentir" et "ressentir"  la vérité en face,telle qu'elle est.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   02.09.14 14:57

Je viens d'écrire " tout et son contraire".
Le problème n'est pas tant...la résolution de la problématique de la fin de vie
mais comment on vit les différentes démarches de fin de vie
car on peut vivre la même démarche mais de façon totalement opposée
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   02.09.14 15:08

dans ce cas, une loi est inutile.Oui, mais la loi Léonetti est déjà une loi. que l'auteur, député et médecin, a été incapable de perfectionnaliser.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   20.09.14 11:05

Si on peut décider de retirer les bébés prématurés de leur couveuse, on devrait logiquement permettre aux adultes mourants d'échapper à l'enfermement palliatif des derniers instants.
Non mais ! faut pas pousser !
Soyons logiques et cohérents.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   20.09.14 12:04

Ancien article intéressant à cogiter

Illusoire "laisser mourir"

LE MONDE | 13.12.2012 à 16h31 • Mis à jour le 17.12.2012 à 09h15 |
Par Marta Spranzi, philosophe

La loi sur la fin de vie votée en 2005 justifie tout acte qui peut être classé sous l'étiquette du "laisser mourir" et condamne tout acte qui relève du "faire mourir". Si l'énoncé de la loi est clair, son application l'est moins, car les frontières entre les deux pratiques sont poreuses.

Mais le plus grave n'est pas là : dans son principe même, la loi présuppose que les actions qui relèvent du laisser mourir sont moins problématiques du point de vue éthique que celles que l'on classe dans le faire mourir.

Or, ce n'est pas le cas, et en s'appuyant sur cette distinction illusoire, la loi contribue à brouiller les termes du débat sur la fin de vie et à occulter les véritables questions éthiques que posent les décisions médicales dans ces situations.

Commençons par la pratique médicale. Plusieurs actions - des plus passives au plus actives - sont considérées comme relevant du laisser mourir et donc sont autorisées par la loi : des abstentions, limitations et arrêts de traitement jusqu'à l'administration de différents produits qui sont prescrits dans l'intention de soulager la souffrance du patient, mais qui sont susceptibles d'abréger sa vie (double effet).

TECHNIQUES INVASIVES DE RÉANIMATION

Aussi, les limitations et arrêts concernent non seulement les traitements dits extraordinaires, comme par exemple les techniques invasives de réanimation, mais également ceux qui relèvent de la pratique ordinaire : les antibiotiques, les anticoagulants, jusqu'à la nutrition et l'hydratation.

Souvent plusieurs de ces gestes sont nécessaires pour permettre au patient de mourir de façon acceptable.

Et de plus chaque situation est différente et plusieurs options sont possibles ; comme l'écrit avec justesse une infirmière : "Si seulement laisser mourir était plus facile !". Que de décisions à prendre et à arbitrer, que de gestes différents à accomplir dans le bon ordre, que la loi existe ou non !

La conclusion ne fait guère de doute : le laisser mourir n'existe pas dans les enceintes de nos hôpitaux mais seulement sur les trottoirs où on laisse mourir des sans-abri, faute de les avoir remarqués.

En d'autres termes, dans une pratique médicale spécialisée on ne laisse jamais mourir les malades : tout soin et tout accompagnement constituent une action qui va changer, qu'on le veuille ou non, les circonstances de la mort du patient, y compris le moment de sa survenue. Cette constatation s'accompagne d'une observation révélatrice.

Les gestes qui relèvent du laisser mourir, aussi variés soient-ils, et tous légaux, sont bien souvent ressentis par les praticiens comme des gestes différents des traitements courants.

MORT RAPIDE ET ACCÉLÉRÉE PAR DES SÉDATIFS

Il est donc compréhensible qu'ils suscitent parfois chez les praticiens une réticence, voire un refus de les accomplir, même si ce malaise coexiste avec l'intuition qu'il s'agit là de bonnes décisions.

Ce malaise est d'autant plus grand que les gestes sont considérés comme plus actifs : des abstentions sont préférées à des arrêts de traitement, surtout quand ces arrêts impliquent une mort rapide et accélérée par des sédatifs.

Les soignants sont donc conscients du fait que même les gestes qui relèvent du laisser mourir présupposent de véritables décisions de fin de vie.

La loi impose pourtant une séparation entre le laisser et le faire mourir et les soignants tentent de la retrouver à un autre niveau.

Pour mieux définir le mélange particulier d'arrêts, abstentions et traitements divers qui serait moralement bon, on parle de "soins proportionnés".

Les équipes consacrent beaucoup de temps et de discussions à décider ce qui est "proportionné" dans une situation donnée : un peu d'antibiotiques, mais pas trop, sédation après l'arrêt de l'alimentation et surtout pas avant.

Mais à quoi ces soins sont-ils proportionnés ?

On pourrait penser qu'il s'agit des soins les plus adaptés au projet de fin vie (ou de mort) que les soignants et le patient ont déterminé ensemble. Il n'en est rien. Le but des soins proportionnés est de s'assurer que malgré les gestes effectués, les soignants ne font pas mourir le patient mais le laissent mourir.

En d'autres termes, il s'agit de déterminer au plus juste ce qu'il faut arrêter ou ne pas arrêter, limiter ou ne pas entreprendre, administrer - et à quelles doses - afin que le patient meure "de sa propre mort naturelle" et non d'une décision de fin de vie.

Le seul argument possible en faveur de la supériorité éthique du laisser mourir sur le faire mourir est parfois évoqué : il ne s'agit là nullement de tuer mais de restituer son caractère naturel à la mort.

La nature fournirait une justification éthique à toutes ces pratiques hétérogènes et si minutieusement calibrées du laisser mourir, et les placerait d'emblée dans une catégorie particulière et protégée, bien séparée du faire mourir.

UNE NOUVELLE LOI SUR LA FIN DE VIE

Or, cette justification ne tient la route ni dans la pratique, ni surtout du point de vue éthique. Comme l'écrit le philosophe John Stuart Mill (1806-1873), " la doctrine selon laquelle l'homme doit suivre la nature est à la fois irrationnelle et immorale ".

Irrationnelle parce que tout ce qui est fabriqué par l'homme est le résultat des lois de la nature, immorale parce que la nature peut faire le mal de la façon la plus perverse.

La recherche vaine et techniquement compliquée du laisser mourir ne fait qu'occulter la vraie question qu'une médecine responsable doit se poser : quel mélange particulier de traitements, abstentions, limitations et arrêts est-il cohérent avec le projet de soins et vraiment utile au patient ?

Quant à une nouvelle loi sur la fin de vie, elle gagnerait à ne pas reposer sur une illusion : celle de penser que l'action médicale puisse mimer la nature et laisser au patient la responsabilité de mourir.

Au contraire, il conviendrait d'encourager les soignants à assumer ce qu'ils font déjà avec tant d'attention et de précaution, c'est-à-dire prendre les décisions de fin de vie les plus appropriées possibles.

MOURIR LE MIEUX POSSIBLE

Surtout, la loi devrait aider les soignants à définir, de façon collégiale, les différents gestes de fin de vie susceptibles de permettre à chaque patient de mourir le mieux possible étant donné le contexte médical, psychologique et social et qui lui est propre.

L'interdiction de l'injection létale pourrait ainsi être remplacée par un principe de subsidiarité : les gestes de fin de vie les plus passifs devraient être préférés aux plus actifs qui ne sont rien d'autre que les plus abruptes et les plus violents à la fois pour les soignants et pour les patients.

La médecine n'a pas d'autre raison d'être que de modifier le cours d'une nature bien souvent cruelle, et cette mission reste la sienne jusqu'aux situations de fin de vie.


Marta Spranzi, philosophe
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   11.10.14 16:46

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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   11.10.14 16:51

Accompagnement gratuit ? ( pas au niveau du fric, le mourant n'est-il pas un " cobaye palliatif " qui participe et qui fait vivre la " recherche palliative " ) ?
MAIS POURQUOI DONC LA RECHERCHE PALLIATIVE EN FIN DE VIE ???...
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   11.10.14 16:55

Ce serait judicieux de créer l'expression

"obstination palliative déraisonnable"

??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ???

en fin de vie, naturellement.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   11.10.14 17:02

Les uns ne veulent pas " tuer " au nom de Dieu...
et les autres recherchent l'origine de la conscience...
Là où le bât blesse, c'est quand les uns et les autres se mélangent ... ... ..
Le mourant ? un pauvre pion...Qu'importe ? puisqu'il meurt de toute façon.
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   11.10.14 17:12

N'est-il pas scandaleux de parler encore de " recherche palliative " .
Une loi a été promulguée en avril 2005 et le mois d'avril 2015 est à l'horizon ...
Mais quel blablabla !
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   28.10.14 17:57

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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   28.10.14 18:02

hourra ! j'ai réussi à insérer une vidéo qui n'est pas YouTube ni Dailymotion ( vidéos que je manie avec aisance )
j'ai mis cette vidéo dans ce sujet, je pense que c'est sa place ... ... ...
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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   28.10.14 18:17

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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   28.10.14 18:27

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MessageSujet: Re: Difficultés herméneutiques   28.10.14 18:29

On devrait avoir le DROIT au CHOIX
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