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 Réforme du collège ?

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MessageSujet: Réforme du collège ?   06.05.15 18:52


Réforme du collège : «comment se taire quand on voit un projet qui nivelle vers le bas?»
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Par Stephan Martens
Publié le 04/05/2015 à 13:09

Crédits photo: Alain Aubert/Le Figaro

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le projet de réforme du collège est confronté à de nombreuses critiques. Pour l'ancien recteur d'Académie Stephan Martens, les mesures annoncées accentueraient le système d'une école à deux vitesses.

Germaniste, Stephan Martens est professeur des Universités. Il a été recteur de l'Académie de la Guadeloupe de 2011 à 2014.

Universitaire spécialiste de l'Allemagne et ancien recteur, je ne peux rester indifférent au projet de réforme des programmes et des enseignements en collège. Je ne suis pas le premier à le dénoncer, mais comment se taire quand on voit un projet qui nivelle vers le bas, qui supprime l'enseignement des humanités et s'en prend par exemple, à l'enseignement du latin, du grec et des langues vivantes étrangères, l'allemand prioritairement?


Je ne suis pas le premier à le dénoncer, mais comment se taire quand on voit un projet qui nivelle vers le bas et qui supprime l'enseignement des humanités?

Chacun sait que l'école française, et particulièrement l'enseignement en collège, nécessite une réforme en profondeur. La mesure des systèmes éducatifs (évaluation PISA), fait la preuve de nos retards en ce qui concerne les acquis des élèves. Chacun reconnaît que l'échec scolaire est insoutenable et que les élèves issus des familles défavorisées en sont les premières victimes. Il faut donc analyser ce projet de réforme du collège sans procès d'intention, puisqu'il voudrait apporter des réponses et solutions aux problématiques de l'école actuelle: inégalité trop importante, manque de lisibilité et lourdeur des apprentissages, maîtrise très insuffisante des fondamentaux (lire, écrire, compter) ou niveau insuffisant en langues étrangères.

C'est un enjeu de taille et ce n'est pas la première fois que le ministère de l'Éducation nationale s'y attaque, les enseignants, comme les élèves, subissent même tous les deux ou trois ans des réformes qui se superposent, s'accumulent et parfois s'opposent les unes aux autres. Si l'objectif est donc louable, notre institution devrait prendre le temps d'élargir encore la consultation et d'affronter les vrais problématiques, avant que recteurs, chefs d'établissement et corps d'inspection ne s'essoufflent, que les enseignants ne se sentent abandonnés et que les familles ne s'indignent.


Si l'objectif est donc louable, notre institution devrait prendre le temps d'élargir encore la consultation et d'affronter les vrais problématiques.

Vouloir supprimer, comme le sous-tend le projet défendu par le gouvernement de Manuel Valls, les classes européennes et les 3 700 classes bilangues, qui permettent aux élèves d'apprendre deux langues dès la 6ème (on toucherait ainsi 16 % des élèves et l'allemand est présent dans deux tiers de ces classes), jugées «élitistes» et trop difficiles pour les élèves issus de milieux sociaux défavorisés, et donc discriminantes socialement, est une réponse inappropriée qui aboutirait à l'inverse du résultat recherché puisqu'elle stigmatisera ces élèves encore plus, les coupera, eux et leurs familles, de l'intelligence culturelle d'un monde complexe où la concurrence est rude.

À l'âge de l'information surabondante, des réseaux sociaux et du nouvel entreprenariat, jamais le «facteur humain» n'a autant pesé; ce qui fait la différence dans la mondialisation polycentrique en émergence, c'est le fait de posséder une ou plusieurs langues étrangères en plus de l'anglais. Et l'éducation à la citoyenneté se fait aussi par l'apprentissage des humanités, par la connaissance du monde de l'antiquité qui nous éclaire sur d'inutiles clivages et permet aux élèves d'appréhender autrement le monde actuel, en développant leur esprit critique, les valeurs de solidarité et de fraternité, en les rendant plus aptes à se défendre contre tout embrigadement. Voulons-nous donc, en tuant les humanités, accentuer la coupure entre une France bien intégrée à la mondialisation et une France larguée?

Ce projet désespérant oppose une fois de plus ministère et syndicats, familles aisées et familles défavorisées et favorise un combat interdisciplinaire. On fait comme si les notions de «mérite» et d'«effort» correspondraient à une classe sociale, comme si apprendre à vaincre une difficulté, à se dépasser était l'exclusive des élèves des couches sociales favorisées. Il ne s'agit nullement de «théoriser sur l'égalité des chances», mais d'opposer ce projet de réforme à la réalité des faits.


Voulons-nous donc, en tuant les humanités, accentuer la coupure entre une France bien intégrée à la mondialisation et une France larguée?

Dans la petite académie de la Guadeloupe que j'ai dirigée (319 écoles, 88 collèges et lycées), où le pourcentage de catégories socioprofessionnelles défavorisées est très élevé, les chefs d'établissement, forts des dynamiques lancées par Xavier Darcos en 2007 et Luc Châtel en 2011, lors de leur visite sur le terrain, n'ont pas hésité à proposer dans cette académie «défavorisée», au sens où on l'entend dans cette réforme, plus de 80 classes bi-langues et près de 70 classes européennes et internationales, et aujourd'hui des classes bilingues français/créole: 45 collèges sur 46 sont concernés! Tous les bassins de formation ont été irrigués, collèges ruraux comme ceux des centres villes. En 2014, le dernier rallye académique de latin a réuni 27 établissements et 1 250 élèves de 5ème, 4ème et 3ème: quelle mobilisation pour un enseignement réputé si difficile et élitiste! J'ai pu observer que les classes bi-langues s'adressent à des élèves motivés (et non à des élèves excellents dans toutes les matières, qui seraient en plus issus des classes favorisées), et c'est bien leur existence qui permet de maintenir une certaine mixité sociale, mixité à laquelle nous devons inciter les chefs d'établissement dans la constitution de ces classes au lieu de les supprimer purement et simplement. Dans le cas contraire, les familles favorisées, elles, ne s'y tromperont pas, et sauront trouver les collèges où la plus value sera réelle ou alors ils auront les moyens de proposer l'apprentissage d'autres langues à leurs enfants, même en dehors du système scolaire. C'est un système à deux vitesses qui à l'école se creuserait encore plus, tout comme dans la vie professionnelle, car chacun connaît les attentes des entreprises et la nécessité d'aller chercher du travail là où il est. Augmentation de chômage pour qui?


J'ai pu observer que les classes bi-langues s'adressent à des élèves motivés et c'est bien leur existence qui permet de maintenir une certaine mixité sociale.

Le seul et véritable enjeu de l'école de la République est celui de donner la possibilité à tous nos élèves de réussir scolairement et socialement, quel que soit le milieu dont ils sont issus, les rendre capables d'affronter en toute liberté le monde parce qu'ils sauront le confronter à la fois au passé et au futur. En ce sens, le projet de réforme, qui évite d'ailleurs soigneusement les sujets qui «fâchent», comme le statut des enseignants ou les rythmes scolaires dans les collèges, est à revoir à la fois dans ses objectifs et dans ses priorités. Il en est encore temps, car il ne doit pas balayer un moteur évident dans les collèges, l'esprit de compétition et la motivation. Il ne faut pas «distraire» les élèves par des «enseignements pratiques interdisciplinaires» (EPI), qui permettraient même de recréer des classes bi-langues (quel est l'intérêt de défaire pour refaire moins bien, plus éparpillé, sans plus de contrôle?), au détriment des enseignements disciplinaires, mais les obliger à l'effort et donc à se soumettre à l'autorité intellectuelle du maître.

Beaucoup de questions d'importance qui méritent qu'on s'y arrête encore un peu, car on doit redonner rapidement confiance à l'école de la République, revaloriser le travail des enseignants et remettre au centre de notre école les valeurs de mérite, d'effort, de travail et d'autorité… à moins de se satisfaire d'un horizon éducatif se limitant à un nivellement vers le bas, au détriment de notre jeunesse.
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MessageSujet: Re: Réforme du collège ?   06.05.15 18:59

et des ordinateurs à la maternelle ou presque ?
Quand on voit les fautes d'orthographe sur internet ... ... ...
J'étais sur le point d'écrire une remarque vraiment très méchante et ironique, j'ai effacé !
Inutile que le PS se représente en 2017 !
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MessageSujet: Re: Réforme du collège ?   06.05.15 19:15


Collège : plus de 150 parlementaires demandent le retrait de la réforme

Quelque 150 parlementaires UMP et UDI, dont Bruno Le Maire ou encore Hervé Morin, ont adressé un courrier à François Hollande lui demandant le retrait de la réforme du collège, jugée comme «un naufrage» pour la nation.

S.N. (avec AFP) | 06 Mai 2015, 11h37 | MAJ : 06 Mai 2015, 15h55

ARCHIVES. 89 députés UMP et UDI demandent le retrait de la réforme du collège dans une lettre au président François Hollande.
ARCHIVES. 89 députés UMP et UDI demandent le retrait de la réforme du collège dans une lettre au président François Hollande.
LP / OL


Ils qualifient la réforme du collège de «naufrage pour la nation». Plus de 150 parlementaires UMP et UDI, dont Bruno Le Maire, Bernard Accoyer, Eric Woerth ou encore Hervé Morin, demandent dans une lettre au président François Hollande le retrait de la réforme portée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale.

Dans ce courrier, les signataires dénoncent «une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation». Ils s'offusquent également du fait «de rendre facultatif l'enseignement des Lumières au collège» et «de fragiliser l'apprentissage de l'allemand en France en supprimant les classes bilangues» dans lesquelles anglais et allemand sont enseignés dès la sixième.

«Monsieur le président, qui soutient cette réforme ? Personne, et surtout pas les enseignants. Qui s'en inquiète ? Tout le monde. Vous vous honoreriez donc à tirer les conséquences des inquiétudes profondes que suscite ce projet de réforme du collège en le retirant», concluent-ils. Ce mercredi matin, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a soutenu l'initiative en évoquant un «attentat contre la République» sur «Le Figaro».



S'il y a peu de chances que cette demande aboutisse, la réforme du collège va faire face à l'épreuve de la rue, le 19 mai prochain. L'intersyndicale FSU, FO, SNALC, CGT et Sud a appelé début avril les enseignants à la grève. Selon ces syndicats, le texte est «fondé sur l'autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l'autorité du chef d'établissement» et une «mise en concurrence» entre les différentes disciplines, enseignants et établissements.

«A chaque fois que la gauche cherche à faire de l'égalité, la droite lui reproche de faire du soi-disant nivellement par le bas», a répliqué la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, en visite dans un lycée du Bourget, en Seine-Saint-Denis, mercredi. «Je sais que certains ne voudraient réserver cette réussite scolaire qu'à quelques uns, c'est précisément ce qui oppose la gauche et la droite», a-t-elle continué, pointant du doigt les réformes scolaires menées entre 2002 et 2012.

Le 30 avril, Najat Vallaud-Belkacem avait déjà répondu aux critiques des «pseudo-intellectuels» qui craignent «que l'on rende accessible à tous des choses qui n'étaient réservés qu'à 15% des collégiens (...) ça leur fait perdre un avantage comparatif.» La ministre fait notamment référence à l'enseignement pour tous du latin et du grec (voir encadré), qui ne concerne aujourd'hui que 18 % des collégiens.

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, défendait lui sa ministre en évoquant le nombre de postes de professeurs d'allemand créés grâce à la réforme, alors que des responsables politiques, comme l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lui-même ancien prof d'allemand, s'inquiètent d'une disparition de l'enseignement de l'allemand au collège. «Aujourd'hui sont ouverts 250 à 300 postes de professeurs d'allemand, c'est 515 postes qui seront ouverts l'année prochaine, donc on fait progresser au contraire l'enseignement de l'allemand», explique Le Foll.



Quelles sont les principales mesures de la réforme ?

- Les collèges devront prévoir 20 % de temps pour du travail en petits groupes.
- Un accompagnement personnalisé pour tous les élèves
- Nouveaux enseignements de pratiques interdisciplinaires (EPI) à partir de la 5e.
- Création de 4 000 emplois à temps plein
- Apprentissage de la deuxième langue vivante avancée d'un an (5e au lieu de 4e) avec 2,5 heures de cours par semaine.
- Les classes bilangues (enseignant anglais et allemand) supprimées en 6e, comme les classes européennes (à partir de la quatrième, avec une matière enseignée en anglais)
- Le latin et le grec deviennent obligatoires via un EPI Langues et cultures de l'antiquité.
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MessageSujet: Re: Réforme du collège ?   06.05.15 19:19

CITATION =

Ce mercredi matin, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a soutenu l'initiative en évoquant un «attentat contre la République» sur «Le Figaro».


POUCE READ
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MessageSujet: Re: Réforme du collège ?   20.05.15 20:13

Réforme du collège. Le décret et l'arrêté déjà au Journal officiel
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MessageSujet: Re: Réforme du collège ?   20.05.15 20:29

Vous avez un big problème avec les langues et la communication ?

Pour la fin de vie, vous traînez, vous dîtes et vous écrivez n'importe quoi. Vous citez le 1er article d'une loi de 2009 de Manuel Valls qui a failli être votée en janvier 2011, et vous foutez une auréole sur la tronche de Léonetti

Pour la réforme du collège, vous avez le comportement inverse.

Analysez-vous ! vous manquez de temps pour çà probablement ?

Une chose est certaine:

vous n'êtes ni nobles ni dignes. (cf le baratin de FH en juillet 2013 à N.D. du Lac )

Quel rapport entre la réforme du collège et la fin de vie ?

Aucun, en apparence seulement...Les adolescents ne sont pas épargnés par les accidents

Merci pour votre " sédation politique" ?
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