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 Handicap et exil

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MessageSujet: Handicap et exil   10.11.15 13:17

Un plan pour éviter l'exclusion des personnes handicapées



Tous les parents et proches d'handicapés ne trouvent pas le foyer idoine. Plus de 6000 handicapés non d'autre solution que d'aller en Belgique, où les centres eux aussi commencent à saturer. Crédits photo : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP
Faute de place en France, plus de 6000 handicapés français sont obligés d'être exilés en Belgique pour trouver un établissement adapté. Une situation à laquelle veut remédier Ségolène Neuville, Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion.
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La secrétaire d'État en charge des personnes handicapées réunit mardi 23 départements pionniers qui se sont engagés dans le déploiement d'un plan visant à rendre moins chaotique le parcours des enfants et adultes handicapés sans solution d'accueil en France. Quelque 1.580 enfants et plus de 4.500 adultes sont actuellement placés dans des établissements en Belgique, faute de structures adaptées en France. Au moins 47.000 personnes handicapées sont aussi sur liste d'attente pour le seul réseau de l'Unapei qui regroupe les associations de personnes handicapées mentales et leurs familles.
La journée de mardi doit être lancée par Denis Piveteau, auteur du rapport «Zéro sans solution» qui insistait sur le devoir collectif de permettre un parcours de vie sans rupture pour les personnes en situation de handicap et leurs proches, et par Marie-Sophie Desaulle, chargée du pilotage de ce projet baptisé «Une réponse accompagnée pour tous». Les représentants des départements pionniers - du Haut-Rhin à la Drôme, en passant par la Côte d'Or, le Morbihan, la Sarthe, la Loire ou le Pas-de-Calais - et les quatre pilotes des quatre axes du projet doivent échanger autour de tables rondes avant la clôture par la secrétaire d'État, Ségolène Neuville.
Avec ces 23 départements, il ne s'agit pas «d'une expérimentation mais d'un déploiement progressif par vague. L'objectif, c'est qu'à fin 2017 tout le monde puisse mettre en œuvre le dispositif», explique Marie-Sophie Desaulle. Le but est de proposer une réponse individualisée à chaque personne handicapée et de désigner un coordinateur. Ce plan d'accompagnement global ne pourra se faire sans l'accord de la personne concernée.
Quant aux établissements, ils auront l'obligation de motiver leur refus. Ce qui est nouveau. Les familles, les personnes handicapées, ceux qui suivent un jeune par exemple, seront autour de la table pour que l'orientation des enfants ou adultes vers une structure corresponde à leurs besoins. Auparavant, «on tentait de faire entrer une personne dans une case au lieu d'adapter la case à la personne», relève Marie-Sophie Desaulle.
Peu de centres disponibles en France
Pour les parents et proches d'handicapés trouver un centre adapté relève souvent du parcours du combattant. Murielle Plard est mère d'une jeune fille autiste de 22 ans. Depuis le plus jeune âge de son enfant, cette mère de famille remue ciel et terre pour trouver des solutions convenables. «Au fil des années, Jessica a connu de nombreux centres et foyers. Chaque fois qu'il fallait trouver un nouveau lieu, c'était le début d'un nouveau combat», explique-t-elle au Figaro, désabusée.
Et les difficultés sont décuplées à l'heure de la majorité. «Lorsqu'elle avait 17 ans, je passais mes journées à trouver un foyer pouvant l'accueillir à ses 18 ans, mais ces derniers sont pleins à craquer», raconte-t-elle. Murielle a dû patienter jusqu'aux 19 ans de sa fille pour entrevoir une solution. «Pendant un an, Jessica est ainsi restée à la maison. Je ne travaillais pas à l'époque, j'ai ainsi pu m'occuper d'elle mais la situation n'était pas adaptée pour elle», ajoute la mère de famille.
Les parents de Jessica ont toutefois trouvé un foyer, mais à plus de deux heures de chez eux. «Chaque week-end on allait la chercher, la voir, s'était très compliqué. Aujourd'hui, nous avons trouvé un centre près de chez nous à Issy-les-Moulineaux mais la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) nous avait conseillé d'envoyer Jessica en Belgique, une sorte de dernier recours», explique Murielle Plard.
L'exil comme dernière solution
Tous les parents et proches d'handicapés ne trouvent pas le foyer idoine. Plus de 6000 handicapés non d'autre solution que d'aller en Belgique, où les centres eux aussi commencent à saturer. Pour lutter contre le manque de place en France l'association Unapei a lancé il y a plusieurs semaines une pétition qui a récolté plus de 7600 signatures. «Pour ces citoyens et leurs familles, cela signifie des déchirements insupportables, de l'isolement, une mort sociale, des situations ingérables et de nombreuses souffrances qui vont parfois jusqu'à l'irréparable. Handicapés par la vie tous sont sur handicapés par la société. Ce n'est plus tolérable», souligne la pétition qui veut lutter contre cette exclusion.
En marge de cette pétition l'Unapei partage des témoignages édifiants. «La seule solution a été la Belgique à 200 km de chez nous. Le problème, c'est qu'on ne peut pas le visiter dans l'établissement parce qu'il n'y a pas de lieu où recevoir les familles. On reste 3 ou 4 heures avec lui dans la voiture et on le ramène dans l'établissement. C'est la seule solution qu'on ait trouvée. Le voir 3h, puis revenir et se dire encore une fois qu'on l'a abandonné», raconte un parent.
Mi-octobre, Ségolène Neuville a annoncé le déblocage de 15 millions d'euros en 2016 pour créer des places dans des établissements existants et développer des services à domicile, une enveloppe jugée insuffisante par les associations au regard des besoins.
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