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 La guerre des oiseaux

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Féminin Messages : 18954

MessageSujet: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:32

: Le nombre de moineaux, victimes de la gentrification, en chute accélérée

ANIMAUX L'oiseau aurait même quasiment disparu par endroits, notamment dans les 11e et 15e arrondissements….

  Illustration d'un moineau.
Illustration d'un moineau. - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

20 Minutes avec agences
D Publié le 29.08.2016 à 17:39
Mis à jour le 29.08.2016 à 17:39


Figure familière de Paris, le petit moineau rond et sautillant ne serait plus comme un poisson dans l’eau dans la capitale. Les effectifs du « passer domesticus », alias le moineau domestique, seraient en effet en train de fondre à une vitesse accélérée. Il aurait même quasiment disparu par endroits, notamment dans les 11e et 15e arrondissements.

« La chute est globale et très importante », affirme Frédéric Malher, président du Centre ornithologique d’Ile-de-France (Corif), qui compte les moineaux depuis 13 ans avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Le spécialiste estime que depuis 2010, environ la moitié des effectifs de ces animaux aurait disparue.

Une population difficile à quantifier

« On a la sensation qu’il y a nettement moins de moineaux » à Paris, approuve de son côté Maxime Zucca, ornithologue à Natureparif, l’organisme chargé de surveiller la biodiversité en Ile-de-France.

Pourtant, quantifier le déclin de cet oiseau est difficile « parce qu’on n’a jamais eu d’estimation fiable » de ses populations. Il faudrait en effet « des milliers d’ornithologues pour tout dénombrer, du coup on extrapole à partir des comptages effectués ici et là ».

La gentrification, l’une des causes privilégiées

Les causes de ce phénomène ne sont, elles non plus, pas connues avec précision. La question alimente les recherches et plusieurs hypothèses sont avancées. Mais selon les spécialistes, les moineaux pourraient surtout être victimes de la gentrification de la capitale, qui a touché des arrondissements autrefois populaires comme le 11e.

En effet, « le moineau fait son nid dans un trou (…) il aime bien les bâtiments un peu déglingués, donc quand on rénove un bâtiment ancien, on fait disparaître » son habitat, explique Frédéric Malher.

Des friches réduites de moitié en 30 ans

Les « friches » et « espaces délaissés » constituent en effet un environnement indispensable aux moineaux pour se fournir en insectes destinés à leur progéniture. Or, dans l’agglomération parisienne (Paris et les trois départements limitrophes), les friches ont diminué de moitié en 30 ans.

Certains incriminent aussi l’épervier, apparu récemment à Paris, parce qu’il se nourrit d’oiseaux, ou encore les ondes, en forte augmentation, même si cette dernière hypothèse n’est « pas du tout vérifiée », indique Maxime Zucca.

>> A lire aussi : Paris: La gentrification des quartiers populaires, ça change quoi?

Reste que le moineau n’est pas la seule espèce dont la population diminue à Paris. Confrontés au même problème de nourriture, d’autres granivores, comme le serin cini, le chardonneret ou le verdier, subissent le même sort.
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:35

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:39

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:42

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:47

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 18:54

Bolt, le pigeon qui valait 310.000 euros

INSOLITE Il a été vendu à un Chinois...  

  Capture d'écran d'une vidéo de présentation par le site de vente aux enchères Pipa de Bolt, un pigeon voyageur belge.
Capture d'écran d'une vidéo de présentation par le site de vente aux enchères Pipa de Bolt, un pigeon voyageur belge. - 20minutes.fr

Corentin Chauvel avec AFP
D Publié le 21.05.2013 à 00:00
Mis à jour le 12.09.2014 à 18:25


Il s'appelle Bolt et c'est le pigeon le plus cher du monde. L'oiseau, champion de vitesse, a été vendu 310.000 euros à un riche amateur chinois lors d'une vente aux enchères près d'Anvers en Belgique, ont rapporté mardi des médias belges.

Empruntant le nom du sextuple champion olympique de sprint, le Jamaïcain Usain Bolt, le pigeon a été mis aux enchères sur un site Internet spécialisé dans ce genre de transactions. Le nom de l'acheteur, de nationalité chinoise, n'a pas été communiqué. «Bolt est un super pigeon» vainqueur de plusieurs compétitions de vitesse, a raconté son propriétaire, l'éleveur Leo Heremans, établi à Vorselaar, près d'Anvers.

530 pigeons vendus

Au cours des enchères, Leo Heremans, un des éleveurs les plus réputés de Belgique, a vendu, outre Bolt, tout son élevage, soit 530 pigeons, décrits sur le site d'enchères comme «des tueurs» qui «maîtrisent l'art de se démarquer, de dominer, de surclasser leurs opposants». Cette vente lui a rapporté au total plus de quatre millions d'euros. Le colombophile a tout de même gardé deux couples de pigeons «pour s'amuser».

Selon Nikolaas Gijselbrecht, spécialiste des questions colombophiles, interrogé sur la télévision publique RTBF, «les pigeons belges sont renommés dans le monde entier, exactement comme le chocolat et la bière belges». Sauf que cette renommée leur vaut nombre de sollicitations parfois malveillantes, et notamment de la part de Chinois, friands des courses de pigeons. En 2009, la mafia chinoise avait été soupçonnée de s'en être pris à des volatiles belges afin de leur prendre leur bague et de la replacer à la patte de mauvais homologues chinois, les faisant passer pour des champions. L'affaire avait provoqué l'émoi dans le monde de la colombophilie belge.

De son côté, la France compte près de 20.000 colombophiles amateurs et l'armée française dispose encore d'un pigeonnier militaire, à la Forteresse du Mont-Valérien, près de Paris. L'an dernier, le député du Nord, Jean-Pierre Decool, avait suggéré que l'armée française n'abandonne pas son utilisation des pigeons voyageurs qui pourraient être indispensables en cas de rupture des réseaux de communication. La Chine ne s'y est pas trompée, elle a investi dans l'entraînement de 10.000 volatiles pour son armée en 2011.
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 19:15




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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 19:37

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 19:46

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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 19:55



il y a longtemps, très longtemps
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 20:08

Les éperviers sont des oiseaux de proies

L'épervier est un oiseau de proie, de la famille des accipitridés. Il a une tête petite, des ailes courtes et rondes à leur extrémité ainsi qu'une longue queue.



Comme dans toutes les familles de sa race, la femelle est trois fois plus grande que le mâle, et c'est pourquoi on appelle celui-ci un "tiercelet". Il est silencieux dans ses déplacements et vole au ras du sol.
L'épervier brun, l'épervier de Cooper et l'autour sont parfois difficiles à identifier. Il atteint son plumage définitif vers l'âge de deux ans.
Son milieu de vie favori est la forêt ou bien un secteur où il y a beaucoup d'arbustes, il aime le climat plus frais.
L'épervier se nourrit de petits oiseaux et comme ceux-ci migrent vers des endroits plus chauds pour passer l'hiver. Il les suivra et hivernera lui aussi.
Il construit un nid en forme de plateforme dans la fourche d'un arbre entre la fin avril et le début mai et il en construit un à chaque année.

Épervier de cooper
La femelle pond de 5 à 6 oeufs qu'elle couvera pendant 30 à 35 jours. Après 25 jours de vie les petits commencent à voler dans les branches des arbres mais sont encore nourris par leurs parents jusqu'à ce qu'ils capturent leur propre nourriture.
La durée de vie de l'épervier est de 16 ans.
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 20:19

Description de la famille :
Le mot faucon vient du latin Falco qui signifie faucon, lui même dérive du mot falx qui signifie "faux", par allusion à la forme des ailes en forme de lame de faux.
Identification :
Posé, le Faucon pèlerin paraît "compact", plus court et relativement plus large d'épaules que la Buse variable, il est aussi sensiblement moins volumineux. En fait la femelle a la corpulence d'un gros ramier, alors que le mâle, 1/3 plus petit (d'où son nom de "tiercelet") a celle d'un pigeon domestique. Ce terme de "tiercelet" est emprunté à la fauconnerie, il désigne à l'origine le mâle du pèlerin, exclusivement, mais depuis plusieurs décennies il est généralisé au mâle de tous les rapaces.
La tête ronde, assez volumineuse par rapport au corps, paraît relativement plus petite chez la femelle que chez le mâle. Elle est noire chez l'adulte, brun plus ou moins sombre ou roussâtre chez les jeunes de moins de 1 an.
Les joues sont marquées d'une large tache noire en forme de "favoris".
La moustache - commune à toutes les variétés de faucons - est particulièrement large chez le pèlerin ; la tête noire et les larges moustaches donnent l'impression que l'oiseau est casqué.
Le bec est courbe, court et pourvu d'une denticulation à la mandibule supérieure qu'on observe chez tous les faucons. Cette sorte de "dent" permettrait aux faucons de tuer plus facilement leur proie en coupant les ligaments et la mœlle épinière, lorsqu'ils la mordent au niveau du cou après la capture.
Le plumage des deux sexes est sensiblement le même. Le dos est marron plutôt uniforme chez les jeunes, gris chez les adultes. Cependant, le mâle est souvent plus clair que la femelle dont les couleurs tendent vers le gris anthracite plus ou moins teinté de brun. Chez la femelle, le contraste clair à la base de la queue est moins marqué que chez le tiercelet. Les parties inférieures sont chamois, ponctuées de "larmes" marron chez les jeunes, blanc à blanc roussâtre barrées aux flancs et les faces inférieures chez les adultes. Le mâle, plus souvent que la femelle, a la gorge claire uniforme ou peu marquée, alors que celle de la femelle est généralement parsemée de grosses taches noires. À distance, le mâle paraît donc plus contrasté - blanc et gris - sur les parties inférieures, au contraire de la femelle qui paraît de teinte plus uniforme, claire ou roussâtre, mais fréquemment plus roussâtre que les mâles.
La cire (cette peau qui recouvre les pattes, la base du bec et le tour de l'œil) est jaune-maïs chez les adultes. Chez les jeunes elle est bleue, pour ce qui concerne la cire du bec et le tour de l'œil. Celle des pattes est bleue à jaune verdâtre et évolue progressivement au jaune terne au cours des mois qui suivent l'envol.

Chant : Le Faucon pèlerin huit, réclame.
Hors période de nidification, le pèlerin est habituellement silencieux, en revanche de mi-février à fin-juin (période de reproduction), et plus particulièrement lors des pariades (février-mars), il est très démonstratif et bruyant. Perchés dans le site de reproduction, le mâle aussi bien que la femelle, émettent des cris longs et traînants qui pourraient constituer le "chant". En vol ou posés sur l'aire ou ses abords, les faucons produisent de nombreuses émissions vocales brèves et "claquantes" (les "Tsicks") qui indiquent un haut niveau d'excitation en particulier à l'approche d'un congénère. S'il est dérangé ou se sent menacé, durant la période de reproduction, le pèlerin "alarme" : cri bref, haché et répétitif "kré, kré , kré...".

Habitat : Le Faucon pèlerin est un oiseau rupestre. Il utilise les falaises aussi bien comme point d'observation élevé pour la chasse que pour nicher. Ses plus fortes densités se trouvent donc dans les régions riches en proies potentielles et où les escarpements rocheux sont nombreux. En France, il est cantonné aux falaises côtières de la Manche, ou le long des fleuves de plaine (vallée de Seine par exemple) et jusque vers 2 000 m d'altitude dans les Alpes. Quand les populations rupestres sont à saturation, le pèlerin investit carrières et constructions humaines élevées, jusque dans les grandes agglomérations ou dans les arbres, pour se reproduire. Il niche même parfois au sol, en particulier dans la toundra arctique.

Distribution : Le Faucon pèlerin est cosmopolite. On le trouve dans toutes les parties du monde, exceptées les régions à très faible ou très forte hygrométrie (déserts secs et froids de l'arctique, secs et chauds du Sahara, Gobie et Australie Centrale). Dans ces régions à faible hygrométrie il est remplacé par les faucons "de désert", les hierofalcos (gerfaut, sacre, lanier, laggar, faucon brun, faucon de prairie). Dans les forêts tropicales humides et la Nouvelle-Zélande sa niche écologique est occupée par des espèces voisines, mieux adaptées à ces conditions climatiques particulières (faucon à poitrine orangée en Amazonie, Taita en Afrique Equatoriale, ou Faucon de Nouvelle-Zélande.

Comportements : Le Faucon pèlerin est remarquable par ses capacités de vol.

En période nuptiale, les deux partenaires se livrent à des jeux aériens : poursuites, piqués vertigineux, loopings, tout à fait spectaculaires. Lors de piqués verticaux de très grande hauteur, sa vitesse peut dépasser 350 km/h. La femelle plus lourde atteint des vitesses plus élevées, bien que le tiercelet, du fait de sa petite taille, donne l'impression d'être plus rapide.

En chasse, à la suite d'un vol plané ou d'un vol battu "de placement" qui peut se poursuivre sur plusieurs kilomètres, le faucon referme ses ailes pour l'attaque terminale. Ce piqué "ailes fermées" est le plus souvent réalisé selon des angles compris entre 30 et 40-50° sous l'horizontale. Lors de ces attaques, le temps de descente, ailes plus ou moins collées au corps, n'est pas suffisant pour que la vitesse puisse dépasser 150 à 250 km/h. Cependant, il arrive parfois, lors de piqués de chasse verticaux de plus de 1km - très rarement observés - que la vitesse puisse vraisemblablement dépasser les 350 km/h, comme le montrent des mesures faites en soufflerie (Tucker et Cade) ou sur des faucons lâchés depuis un avion (Ken Franklin).
En fin de piqué la trajectoire est plus ou moins horizontale ou montante, de sorte que la proie est abordée par derrière dans l'angle mort de la queue.
Si la proie n'a pas repéré l'arrivée du faucon, elle est soit liée - c'est à dire prise directement dans les serres - soit buffetée - c'est à dire frappée au passage par les serres tendues en avant, et non pas avec le bréchet comme cela a pu être dit parfois. Dans ce cas, le faucon "ressource" vers le ciel et pique de nouveau pour capturer la proie en train de tomber. En tous cas dans les derniers mètres, le faucon se redresse presque perpendiculairement à la trajectoire, serres tendues en avant au niveau du bec (ce mouvement provoque un bruit de "souffle" très puissant et impressionnant). Si la proie est buffetée, elle est tuée voire disloquée par le choc. Si elle est liée, le contact reste assez violent pour que l'oiseau capturé soit tué ou étourdi sous le choc. Dans tous les cas, après la capture, la proie est mordue au cou pour être tuée. Quand elle est de petite taille, elle peut être plumée et mangée en vol, sinon le faucon la transporte jusqu'à la falaise pour la plumer et la manger. Quand le faucon est rassasié et que sa proie n'est pas totalement consommée, les restes sont cachés dans une anfractuosité ou derrière une touffe de végétation dans la falaise.
Le taux de réussite des attaques varie considérablement d'une région et d'une période de l'année à l'autre. Les plus forts taux - environ 1 prise pour 5 à 10 attaques - sont observés lors d'attaques au dessus de plans d'eau où les proies n'ont pas de refuge possible. Mais généralement, le taux de capture est plus proche de une prise pour 15 attaques, en moyenne.

Les couples sont très attachés à leur territoire, mais ce sont surtout les mâles - les tiercelets - qui sont les "propriétaires" du site et qui le défendent contre les intrus. Les femelles quant à elles sont moins attachées au site et peuvent selon les cas changer de site et de partenaire d'une année à l'autre. En revanche du fait de leur forte corpulence, se sont surtout elles qui défendent le site et la nichée contre les intrusions de prédateurs potentiels. Les attaques défensives sont généralement accompagnées de cris d'alarme, alors que les attaques territoriales vis à vis d'un autre pèlerin sont accompagnées de "ticks" sonores et répétés. Qu'elles soient territoriales, ou défensives, quand les 2 partenaires sont présents dans le site, ils participent tous deux aux attaques, le tiercelet étant le plus agressif vis-à-vis d'un autre tiercelet et restant plus en retrait quand il s'agit d'une attaque défensive interspécifique.

Vol : En vol battu, les ailes coudées vers l'arrière (en forme de lame de faux) paraissent pointues. Les battements d'ailes sont rapides - 5 à 6 par seconde - et de faible amplitude quand il s'agit d'un vol de déplacement ordinaire. Ce vol est entrecoupé de courts planés. Au contraire quand il s'agit d'un vol d'attaque, les battements, tout aussi véloces, sont de très grande amplitude et accélérés jusqu'au moment où le faucon replie les ailes pour le piqué terminal.

En vol plané, si le vent est assez portant, les ailes sont coudées vers l'arrière, la queue pratiquement fermée ; l'oiseau présente alors l'allure d'une grande hirondelle, ou selon la comparaison de Paul Géroudet, la forme d'une ancre de marine. En revanche si le vent est moins portant, la queue est totalement déployée en éventail et les ailes pratiquement droites à l'horizontale du dos, l'oiseau a alors l'aspect d'une croix. Chez les femelles, plus lourdes et "denses", le bout de l'aile fait souvent un angle en pointant vers le haut à partir du poignet.

Nidification : En France, le cantonnement des couples débute avec les premiers beaux jours de février (quelquefois mi-janvier), et culmine début mars. Les accouplements commencent environ 2 à 3 semaines avant la ponte. Comme les nocturnes, les faucons ne construisent pas de nid. Ils pondent à même le sol sur une vire, dans un trou, une niche, ou un ancien nid de grands corbeaux ou d'un autre rapace. Le substrat sableux ou terreux qui recouvre le sol est gratté par l'un ou l'autre des deux adultes. Dans une falaise, plusieurs "emplacements" sont grattés, aussi bien par le mâle que la femelle, mais c'est la femelle qui, au dernier moment, fait le choix de pondre dans l'une ou l'autre des " coupelles de grattage" qui deviendra "l'aire".

La ponte comporte de 3 à 4 œufs, plus rarement 2 ou 5 (jusqu'à 6 exceptionnellement, seulement 2 cas connus). Les œufs, de couleur marron rougeâtre, sont pondus toutes les 48 à 72 heures. Si la ponte est détruite dans les premiers jours de l'incubation, une ponte de remplacement peut débuter 15 jours plus tard (capacité qui a été mise à profit lors du "projet pèlerin", initié en 1974 dans le Jura pour accroître la productivité naturelle de la population de faucons, décimée par la contamination par les organochlorés et les "désairages").
Dans les quelques jours qui précèdent la ponte, le ventre de la femelle est gonflé et l'oiseau ne vole plus guère, elle est nourrie par le tiercelet.

L'incubation dure 30 jours, elle est assurée, grosso-modo, au 2/3 du temps par la femelle et 1/3 par le mâle. Elle débute à la ponte de l'avant dernier œuf (en général le 3ème) de sorte que les poussins éclosent pratiquement tous le même jour à 24 heures près. Au cours de leur première semaine, il n'y a pas de différence de taille entre mâles et femelles. À l'éclosion, les poussins sont recouverts d'un premier duvet blanc très fin, qui sera remplacé par le deuxième duvet, beaucoup plus dense et épais, à partir du 15ème jour.

L'élevage :
Si les conditions météorologiques sont bonnes, la femelle ne quitte pas ses jeunes durant la première semaine. Elle reste sur eux pour les garder au chaud, plus ou moins allongée et de plus en plus redressée au fil des jours. Si tout se passe normalement, le mâle chasse et apporte les proies à l'aire. C'est la femelle qui dépèce et distribue la nourriture, mais le mâle est tout à fait capable d'assurer aussi cette tâche, quand la femelle le laisse faire.
Vers le 15ème jour les jeunes se couvrent du 2ème duvet, dont ils sont entièrement recouvert le 20ème jour. Ce duvet très dense et épais, permet aux fauconneaux de résister par eux même aux faibles températures. La femelle les laisse alors de plus en plus souvent et longtemps seuls tout en restant à proximité pour les protéger le cas échéant, à la condition que le mâle s'acquitte correctement de sa tâche, l'apport de proies. Si pour une raison quelconque - tiercelet mauvais chasseur, " paresseux ", conditions météorologiques défavorables - la femelle peut quitter le site et aller chasser par elle-même. La nichée laissée sans protection et alors à portée d'autres prédateurs, le Grand Corbeau, entre autres.
On a observé quelques fois qu'une deuxième femelle, généralement une immature, se fasse accepter par le couple nicheur et participe aussi bien à l'incubation qu'au nourrissage des jeunes.

Régime : Il n'est pas possible de donner un régime bien précis, celui-ci variant considérablement d'une région et d'une période de l'année à l'autre.
Ornithophage, le pèlerin ne chasse pratiquement que des oiseaux capturés en vol. Toutefois il lui arrive, comme tous les oiseaux, de capturer aussi de gros insectes en vol - hannetons par exemple - ou des chauves-souris et de façon anecdotique des rongeurs.
Le mâle, plus petit, se contente de proies dont la taille varie de celle de la mésange à celle du geai, voir du Pigeon colombin.
La femelle, plus corpulente, capture des proies dont la taille varie de celle du merle à celle du Pigeon ramier, rarement plus gros. La capture de canards, ou même d'oies et de hérons, a été mentionnée, mais ces captures sont tout à fait exceptionnelles et le fait d'oiseaux nordiques - plus corpulents - sur leur parcours migratoire, donc non "tenus" de ramener à la falaise, la proie qui est mangée sur place. Ces proies exceptionnelles mises en avant, ont souvent donné une fausse idée de la réalité du régime alimentaire du Faucon pèlerin, en sur estimant ses capacités de chasseur.

Protection / Menaces : Dans les années soixante, l'usage massif de pesticides organochlorés en l'agriculture - DDT, Heptachlore, Lindane, etc... - a entraîné un déclin spectaculaire de l'espèce dans la plupart des régions du globe. En France, le pèlerin ne subsistait plus que dans les régions montagneuses les moins touchées par la pollution chimique - Jura, Alpes, sud Massif Central, Pyrénées, Corse.
De nos jours, le prélèvement des œufs et des jeunes pour leur utilisation et leur commerce, a pratiquement disparu grâce au bannissement des pesticides organochlorés et à la reproduction des rapaces en captivité qui permet de satisfaire à la demande.

Aujourd'hui, la plus grande menace est l'envahissement des sites de nidification traditionnels par des activités touristiques à caractère sportif - escalade, vol libre, etc... Autrefois inaccessibles les sites les plus remarquables, ceux qui précisément ont permis à l'espèce d'échapper à l'éradication, deviennent le terrain de jeu de citadins en mal de nature ou de sensations fortes.

De plus, l'expansion accélérée des populations de grand-duc constitue un facteur naturel aggravant. Les couples cantonnés, perturbés par la présence du grand nocturne, abandonnent la ponte et disparaissent du site, soit parce qu'ils tentent d'échapper à la prédation, soit parce qu'ils sont tombés sous les serres du grand-duc.
Cette situation ne serait pas catastrophique - le grand-duc et le pèlerin se côtoient depuis des millénaires - si les pèlerins disposaient encore des sites "refuges" leur permettant d'échapper à la prédation. Malheureusement, ces "refuges historiques" sont aujourd'hui bien souvent "stérilisés" par les activités de plein air mal contrôlées.
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 20:28

Hirondelle de fenêtre à Paris : la fin ?
Publié le  29 juin 2013   par lesbiodiversitaires
L’hirondelle de fenêtre est-elle en train de disparaître de Paris ? A en croire les ornithologues parisiens qui l’étudient, on peut le craindre.  
        
Attention ! il ne faut pas confondre hirondelles et martinets : ces derniers, ce sont ces oiseaux au plumage noir qui sillonnent le ciel des villes – et de Paris – les soirs d’été, en poussant des stridulations. Nous en avons parlé il y a quelques temps.
L’hirondelle de fenêtre – Delichon urbicum pour les scientifiques – est beaucoup moins fréquente à Paris que le martinet noir. Elle peuple cependant depuis longtemps la Capitale, nichant ou ayant niché sur des bâtiments célèbres de la ville comme le Louvre, le Caroussel, le Pont Neuf, etc.
 
On la reconnait et la distingue aisément du martinet noir par sa taille inférieure, ses ailes nettement plus courtes, son ventre blanc, de même que son croupion, lequel tranche vivement sur le dos et les ailes bleu nuit de l’oiseau.
 
 
Hirondelle de fenêtre (photo Fabrice Jallu)
 
Depuis 1993, les ornithologues parisiens font des recensements le plus précis possible des couples qui se reproduisent. Ainsi, cette année-là, il y en avait autour de 600 couples, répartis sur 10 arrondissements. Ce chiffre devait d’ailleurs être un minimum. Les années suivantes, les effectifs étaient un peu inférieurs, mais les recensements n’étaient vraisemblablement pas complets. En 2006, après un comptage très précis, on atteint le chiffre de 550 couples, un record, mais un mois de juillet caniculaire, suivi d’un mois d’août pluvieux, froid et venteux provoquent une très forte mortalité des jeunes et d'une partie des adultes.
Les oiseaux ne s’en remettent visiblement pas : en 2007, on ne compte, selon Pablo Golondrino et Olivier Sigaud, que 145 couples et 100 en 2009. A partir de 2010, se produit une très lente remontée (130 à 140 couples), mais l’espèce a disparu des 6e, 15e et 17e arrondissements. En 2013, toujours selon Pablo, on atteindrait péniblement les… 75 couples.
 
Hirondelles de fenêtre en train de collecter de la boue pour la construction de leurs nids
 
Ce qui est très inquiétant c’est que le déclin l’hirondelle de fenêtre ne touche pas que Paris mais visiblement l’ensemble de l’Ile-de-France. Ainsi on estimait à peu près à 20 000 le nombre de couples nichant dans la région en 2004. Pablo Golondrino, qui sillonne l’Ile-de-France en tous sens  pour étudier l’espèce, se montre en effet très pessimiste.  Il n’y avait sans doute plus que 8 000 couples pour toute la région en 2007, chiffre probablement divisé par deux en 2013 avec 4 000 couples nicheurs. Des sites célèbres, comme le château de Versailles, comptait 423 couples en 2004, seulement 80 en 207 (mais 140 en 2012). Il n’y en a 52 couples cette année…
 
Jeune  hirondelle de fenêtre au nid, peu avant l’envol.
 
L’hirondelle de fenêtre se reproduit sur les façades des maisons et des immeubles, sous les rebords des fenêtres et des balcons, les encorbellements, sous les gouttières, etc.  Certes, elle fait quelques salissures avec ses fientes, mais dans notre monde que l’on veut totalement aseptisé, les propriétaires de maisons ou de pavillons ne supportent pas ces messagères du printemps (et porte-bonheur dans bien des pays du monde) et détruisent les nids. Ce qui, au passage, est interdit par la loi et passible de plusieurs centaines d’euros d’amende !  Du coup, l’avenir des hirondelles de fenêtre est peut-être meilleur sur les bâtiments publics – où les protecteurs des oiseaux tâchent de convaincre de la nécessité de protéger les nids et les oiseaux – que sur les habitations individuelles. A Pontoise (Val d’Oise), où nous suivons depuis des années les hirondelles sur le bâtiment de la gare SNCF ainsi que sur le château de Grouchy à Osny (commune voisine), les effectifs se maintiennent vaille que vaille. Il faut dire que la gare d’Osny a posé des nichoirs à notre demande et qu’il a fallu faire intervenir le président de la LPO pour que la mairie d’Osny ne passe pas au karcher les nids des squatteurs ailés…
 
Nids artificiels d’hirondelles de fenêtre (flèches rouges) posés sur la gare SNCF de Pontoise (Val d’Oise) qui favorisent l’installation des nids naturels (flèches jaunes) et le maintien des colonies.
 
Conditions climatiques difficiles, destructions (illégales) des nids sur les bâtiments, manque évident d’insectes (surtout dans les villes), sans compter les aléas de la migration et des conditions d’hivernage difficiles en Afrique, tout semble se liguer contre notre Delichon. J’ai le souvenir de groupes virevoltants au-dessus du Pont-Neuf à Paris, voici encore quelques années. Cette image appartient désormais au passé.
Perte dans la Capitale, perte dans la région, et sans doute perte en France, l’espèce est aussi en diminution en Europe. Comme beaucoup de petits passereaux insectivores te migrateurs, l’avenir de l’hirondelle de fenêtre, à Paris comme ailleurs, est chaque jour un peu plus incertain.
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MessageSujet: Re: La guerre des oiseaux   29.08.16 20:44

L'Hexagone n'est pas un nid douillet pour les oiseaux

Publié le 07-06-2011 à 18h04


Plus d’une espèce sur quatre d’oiseaux faisant leur nid en France métropolitaine sont en danger d’extinction, selon un nouvel état des lieux. Cela confirme le gros travail qu’il reste à accomplir en France pour protéger la biodiversité.


Pie-grièche à poitrine rose, l’un des passereaux les plus menacés de France, qui ne compte plus aujourd’hui que 30 à 40 couples dans l’Hexagone, classée "En danger critique" sur la Liste rouge nationale. ( © Jean-Philippe Siblet)

Savez-vous à quoi rassemble le râle des genêts ou la pie-grièche à poitrine rose? Non? Même en partant en randonnée avec le meilleur ornithologue, même avec beaucoup d’attention et de patience, il ne sera pas facile d’observer ces oiseaux. Il ne reste plus en France que 30 à 50 couples de pies-grièches à poitrine rose, et moins de 700 couples de râles des genêts, dont la population a chuté de 50% en 10 ans.

Voilà deux espèces emblématiques de la menace qui pèse sur 73 espèces d’oiseaux nicheurs de la métropole (qui s’y reproduisent) sur les 277 recensées. Soit 26% contre 12% d’espèces d’oiseaux menacées d’extinction au niveau mondial.


Le Pingouin torda, victime de pollutions dues aux hydrocarbures, également affecté par une réduction de ses ressources alimentaires liée au changement climatique. Classé “En danger critique” sur la Liste rouge nationale. (Jean-Philippe Siblet) VOIR LA GALERIE PHOTOS

C’est le bilan tiré par des équipes du Muséum d’histoire naturelle de Paris, par le comité français de l’UICN (qui édite la Liste Rouge des espèces menacées), de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La situation de 389 espèces a été examinée en détail : 277 espèces d’oiseaux nicheurs, 60 d’oiseaux hivernants en métropole, 52 espèces de passage (voir le rapport).

Onze espèces d’oiseaux nicheurs sont classées «en danger critique d’extinction», 20 sont classées «En danger», selon les critères habituels de la Liste rouge de l’UICN. Le pingouin torda, qui en France n’est présent qu’en Bretagne, est ainsi en danger critique : de 500 couples en 1960, les effectifs ont dégringolé jusqu’à une trentaine de couples actuellement (2006).

Sont classés «vulnérables» le pic cendré ou le bouvreuil pivoine. Le premier a disparu d’Ile-de-France, se fait très rare en Bretagne et décline en Champagne-Ardennes. Le second était très commun (400.000 couples nicheurs dans les années 1990) mais sa population a baissé de 60% en 20 ans.

La réduction des habitats naturels est une cause majeure de déclin des populations d’oiseaux : assèchement des zones humides du littoral, disparition des bocages, diminution des prairies… Les oiseaux marins souffrent également de la pollution par les hydrocarbures, souligne le rapport .

L’impact du changement climatique se fait également sentir : avec la hausse des températures les aires d’hivernage des migrateurs se déplacent vers le nord, l’habitat de certains oiseaux nicheurs également.

La protection des zones humides a cependant permis d’améliorer la situation pour des espèces comme le blongios nain, la guifete moustac ou encore le bécasseau maubèche, soulignent les auteurs de cet état des lieux. Le programme de réintroduction du vautour moine dans les Grandes causses (Midi-Pyrénées) a permis le retour de l’oiseau, disparu de France depuis un siècle.

La France a fort à faire pour protéger sa biodiversité. En effet, grâce à ses territoires d’outre-mer, elle possède un capital très riche mais aussi très fragile. Un précédent état des lieux de la faune de la Réunion le montrait. Le classement de l’UICN place la France au 8ème rang des pays abritant le plus grand nombre d’espèces menacées
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