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 Primaire Droite et Centre

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Féminin Messages : 18869

MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   25.11.16 17:28

j'ai lu ou entendu je ne sais où que si Alain Juppé perd, il laisse sa place à François Bayrou pour 2017 et le centre peut se refaire une santé
moi je veux surtout que Fillon perde et qu'il s'en aille
certes, avec Fillon, Hollande est obligé de s'éliminer lui-même, un atout pour tous les Français.
De toute façon, si Hollande se représente, la France l'éliminera !
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 10:01

Primaire de la droite : le casse-tête des électeurs de gauche pour le second tour

Entre 500 000 et 600 000 sympathisants de gauche ont voté au premier tour, soit environ 15% des électeurs de la primaire de la droite. Quelle va être leur stratégie pour le second ? Revue de possibilités. Voter Fillon pour favoriser la gauche, voter Juppé pour contrer le FN, ne pas s'en mêler… A chaque électeur de gauche sa stratégie pour le second tour. (MARCEL TER BEKKE / GETTY IMAGES)


Catherine FournierFrance Télévisions
Mis à jour le 26/11/2016 | 08:35
publié le 26/11/2016 | 07:27


Majoritairement acquis à Alain Juppé, ils voulaient faire barrage à Nicolas Sarkozy. Entre 500 000 et 600 000 sympathisants de gauche ont voté au premier tour de la primaire de la droite, soit environ 15% des voix. Vont-ils se déplacer pour le second tour, dimanche 27 novembre ? Et, si oui, comment vont-ils voter ?
>>> À LIRE AUSSI. Primaire de la droite, on est allés aux derniers meetings de Juppé et Fillon
Si l'ancien président a bien été éjecté du jeu électoral, ceux qui ont le cœur à gauche ont vu (et contribué à faire) émerger un candidat au programme conservateur et libéral, François Fillon. Avec 44,1%, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy part favori. Un vrai dilemme pour l'électorat de gauche, illustré en gifs.

"Le risque est trop grand que Fillon gagne en 2017, je cours voter Juppé"


Alain Juppé doit la moitié de ses voix du premier tour aux sympathisants de la gauche et du centre, selon un sondage Harris Interactive pour LCP et Public Sénat. Si ces électeurs cherchaient avant tout à faire barrage à Nicolas Sarkozy, ils ont aussi privilégié le candidat le plus à même, selon eux, de contrer le Front national au second tour de la présidentielle. Mais c'est finalement François Fillon qui pourrait se retrouver face à Marine Le Pen si la gauche était éliminée au premier tour.
Pour Philippe (le prénom a été changé), 28 ans, fonctionnaire dans les Hauts-de-France, le programme de François Fillon est "le plus proche de celui du FN, au moins sur quatre points : le social, la politique européenne, la géopolitique et le débat sur l'identité et le rapport aux étrangers". Il confie à franceinfo qu'il retournera donc voter pour Alain Juppé au second tour. 

"Oui mais si Juppé gagne, Hollande n'a plus aucune chance…"


Dans Libération, Stéphane Le Foll ne cache pas que la victoire de la ligne ultralibérale et conservatrice de François Fillon à la primaire est une bonne nouvelle pour le PS. Fidèle parmi les fidèles du président, le porte-parole du gouvernement s’accroche à une candidature de François Hollande.
Ce dernier, qui devrait se déclarer début décembre, s'est également réjoui de la victoire de celui que l'on surnomme "Droopy". Selon Le Parisien, le chef de l'Etat estime que François Fillon est clivant et lui donne de l'air. 

"En même temps, Hollande a-t-il VRAIMENT une chance ?"


L'éviction de Nicolas Sarkozy dès le premier tour n'est pas un bon signal pour François Hollande. Les votants ont clairement dit "non" au retour du président sortant et opté pour un candidat proposant un discours et un programme de rupture (même s'il partage le bilan de Nicolas Sarkozy). Du Brexit à l'élection de Donald Trump, les électeurs des pays occidentaux ont pris un malin plaisir ces derniers temps à renverser la table et à faire mentir les sondages, optant pour des options radicales, loin du compromis social-démocrate incarné par François Hollande.
Et puis les électeurs de gauche souhaitent-ils vraiment voir le président rester au pouvoir ? Avec 4% d'opinions favorables et l'ouverture d'une enquête pour "compromission de la défense nationale" après ses confessions dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, la fin de son mandat est crépusculaire. 

"Ne vaudrait-il pas mieux voter Fillon pour favoriser le candidat de la gauche, quel qu'il soit ?"


C'est la stratégie qu'ont adoptée des sympathisants de gauche dès le premier tour. Comme Vincent, 42 ans, commercial à Clermont-Ferrand. Il a choisi "le troisième homme" pour éliminer Nicolas Sarkozy. Il retournera voter pour lui au second tour : "Même si François Fillon ne me plaît pas du tout, ce sera plus facile pour la gauche. Donc je voterai pour lui. C'est un coup de poker", analyse celui qui a toujours voté à gauche depuis 1995. 
Frédérique fait le même calcul, mais par omission. Elle n'ira pas voter Alain Juppé au deuxième tour pour favoriser François Fillon. "Je me dis que François Bayrou pourrait se présenter et que la droite partira divisée. Et François Fillon va peut-être provoquer le rassemblement de la gauche", pronostique cette auto-entrepreneuse dans le secteur de la communication, à Antony (Hauts-de-Seine). Elle votera Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle.

"Juppé ou Fillon, peu importe : quel que soit le candidat, c'est fichu pour la gauche…" 


Entre les candidats déclarés à la primaire de la gauche en janvier (Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias), ceux qui ne le sont pas encore (François Hollande, Manuel Valls...) et ceux qui font cavalier seul (Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon), la gauche avance atomisée sur la route de la présidentielle. De quoi réduire ses chances de s'imposer au premier tour. Aucun(e) candidat(e) providentiel(le) n'a émergé pour le moment, même s'il reste cinq mois avant l'échéance. 

"… et Fillon n'est pas le plus à même de battre Marine Le Pen. Donc retour à la case Juppé"


Si François Fillon peut favoriser la gauche, il peut aussi, aux yeux de certains, rendre service au Front national. "Sur le coup, j’avais décidé de ne pas revoter, explique au Monde Véronique Pors, une infirmière de 58 ans. Après réflexion, tard dans la nuit, je me suis dit que j’allais y aller. Le risque est grand d’avoir Fillon contre Le Pen au second tour et je crains que, vu le programme de Fillon, les voix populaires se reportent sur Marine Le Pen." 
Pour une partie des sympathisants de gauche, Alain Juppé reste le plus à même de rassembler la droite, le centre et la gauche pour faire barrage à une victoire de l'extrême droite. 

"Marre du vote utile, je laisse la primaire de la droite aux électeurs de droite"


"Femmes et hommes de gauche et écologistes, arrêtez ce masochisme politique." Avant le premier tour de la primaire de la droite, le journaliste de Libération Matthieu Ecoiffier avait publié une tribune pour enjoindre le lectorat du quotidien de rester chez lui. "Êtes-vous à ce point fatigués et déçus après quatre ans de gauche molle pour aller vous jeter dans les bras de la droite dure ? (...) Voter le dimanche 20 novembre, payer deux euros et signer la charte des valeurs de la droite, c’est sceller la défaite de la gauche le dimanche 23 avril 2017. Faites comme moi, laissez la droite se choisir le leader qu’elle mérite." 
Après avoir voté Jacques Chirac en 2002 face à Jean-Marie Le Pen, puis fait barrage à Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises, nombre d'électeurs de gauche sont las du vote utile. Si certains se sont fait violence au premier tour, ils jettent l'éponge pour le second : "L’essentiel étant à mes yeux acquis – Sarkozy au tapis –, je ne revoterai pas dimanche. Après tout, je suis suffisamment intervenu dans les affaires d’une famille politique qui n’est pas ma famille naturelle !" estime un électeur de gauche dans Le Monde. Gilles, musicien, se sent lui aussi moins concerné maintenant que Nicolas Sarkozy est éliminé : "Ça reste deux politiques de droite, même s'il y a des nuances. Moi, je suis pour Mélenchon", explique-t-il à franceinfo.

"Mon vote ne changera pas la donne de toute façon…"


François Fillon devance Alain Juppé de plus de 15 points. Il va être difficile pour le maire de Bordeaux de rattraper son retard, même avec le soutien d'une partie de l'électorat de gauche. D'autant qu'après le ralliement de Nicolas Sarkozy, le grand champion du premier tour devrait bénéficier d'un report de voix favorable pour remporter le scrutin.

"En même temps, les électeurs de droite ne se gêneront peut-être pas pour voter à la primaire de la gauche…"


L'appel est venu d'Arnaud Montebourg lui-même. L'ancien ministre de l'Economie a invité "tous les électeurs", y compris ceux de la droite, à voter à la primaire de la gauche pour battre François Hollande. Le président appréciera. Il est vrai que dans le processus démocratique, la liberté de l'électeur est reine. C'est pourquoi, dans une autre tribune, Libération donne ce conseil au peuple de gauche, du centre et d'ailleurs : "Fais ce qu’il te plaît !"
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 10:17

Marrant, les images animées ! c'est un coup de chance si elles restent ainsi avec un simple copié-collé.

Je vote A.Juppé , entre Fillon et Juppé, aucune hésitation logique.
Je suis pour le programme de Juppé et je ne supporte pas la personnalité de Fillon.

Puissent les électeurs de gauche voter tous et toutes pour Alain Juppé qui, s'il n'est pas parfait, n'est pas DANGEREUX non plus.
A quel moment il est préférable de voter pour A. Juppé ?
Avant le taux de participation de la mi-journée ? avant ou après celui de 17h ? une chose est d'éviter de faire la queue, mais c'est un détail si le taux de participation influence l'autre camp pour qu'il s'abstienne de voter, ce qui est mon but, mais peut-on savoir le jour même qui va voter pour qui ?
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 12:49

Santé : faut-il avoir peur de l'ordonnance de François Fillon ?

Le candidat propose de recentrer l'assurance publique sur les maladies graves et les affections de longue durée pour laisser le reste aux mutuelles.

Par Marc Vignaud
Publié le 26/11/2016 à 11:32 | Le Point.fr

François Fillon propose de recentrer l'assurance publique sur les maladies graves et les affections de longue durée. © Élodie Grégoire pour "Le Point"

Lors du débat de la primaire de l'entre-deux-tours de la droite, Alain Juppé a accusé son adversaire de vouloir baisser les taux des remboursements assurés par la Sécurité sociale. Une mesure de François Fillon s'attire particulièrement les foudres : c'est celle qui consiste à recentrer les remboursements de l'Assurance maladie sur les « affections graves ou de longue durée », selon les termes de son programme. Les assurances complémentaires seraient alors dédiées aux autres soins. Faut-il y voir une manière de désengager l'Assurance maladie au profit des complémentaires (assureurs privés ou mutuelles) ?


Serge Grouard, le député du Loiret chargé du programme économique de François Fillon, se montre extrêmement prudent. Pour lui, cette partie doit être encore travaillée pour être précisée. Mais la lecture du rapport de la Cour des comptes sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale 2015 donne une idée de la logique qui pourrait guider François Fillon sur le sujet. Si l'équipe de campagne du candidat a bouclé son programme avant sa publication et n'en avait donc pas connaissance, une des pistes tracées par les magistrats ressemble étrangement à sa proposition.

Clarifier le rôle respectif de l'Assurance maladie et des mutuelles

À moyen terme, écrivent les auteurs du rapport, « le champ d'intervention de l'Assurance maladie obligatoire pourrait être réexaminé. L'Assurance maladie et les assurances complémentaires interviennent en effet conjointement sur un panier de soins remboursables souvent plus large que dans les autres pays européens. Pour l'Assurance maladie obligatoire, l'objectif pourrait consister, en resserrant le panier de soins remboursables, à réinvestir dans les domaines les plus essentiels et à mieux financer le progrès médical ».
Dans la logique de la Cour des comptes, l'objectif d'une telle réforme consiste à faire diminuer le « reste à charge », c'est-à-dire ce que le patient paie de sa poche malgré la participation de l'Assurance maladie, que ce soit directement ou au travers de ses cotisations à un organisme complémentaire.

Un système apparemment très protecteur

En 2015, ce reste à charge a atteint 44,3 milliards d'euros sur une dépense totale de 195 milliards de soins et biens médicaux, rappelle l'institution. Sur cette masse, 26 milliards passent dans les assurances complémentaires et 16 milliards sont directement payés par les ménages.
En France, la part des dépenses de santé prise en charge par l'Assurance maladie est donc particulièrement élevée. L'année dernière, elle a atteint 77 %. Un chiffre qui progresse depuis 2012, en partie grâce à la politique de François Hollande.

Des restes à charge parfois déjà très élevés

Mais cette performance est surtout due à l'augmentation continue des patients atteints d'une affection de longue durée (ALD) – cancers, diabète, hypertension artérielle, etc. –, dont le taux de prise en charge est plus élevé que la moyenne. En 2015, ils représentaient plus de 16 % de la population contre seulement 11 % en 1999.
Dans le même temps, les niveaux individuels de remboursements assurés par l'Assurance maladie baissent en réalité pour tout le monde, en raison des mesures d'économies décidées entre 2003 et 2011 (franchise médicale de 50 centimes d'euro sur les boîtes de médicaments, etc.) et de la multiplication des dépassements d'honoraires pratiqués par les médecins (surtout les spécialistes).
Ce reste à charge par assuré était de 520 euros en moyenne par an en 2012 avant intervention des complémentaires. Mais, pour 5 % d'entre eux, il atteignait 2 750 euros en moyenne par an ! En cause, les séjours à l'hôpital, de plus en plus coûteux pour ceux qui y sont contraints.

Des complémentaires au rôle de plus en plus important

« Dans le contexte d'une érosion progressive des niveaux de prise en charge individuelle des assurés – hors situations d'affection de longue durée par l'Assurance maladie obligatoire de base –, les assurés sociaux recourent de plus en plus massivement aux assurances privées complémentaires, avec le soutien des pouvoirs publics, afin de réduire leur exposition au risque de restes à charge élevés », constate la Cour des comptes.
Si bien que le système français se classe déjà deuxième en Europe pour la place accordée aux assureurs privés dans le financement des dépenses de santé après… la Slovénie !
Finalement, la participation directe des ménages aux frais de santé en France apparaît faible. Elle a touché un point bas en 2015, à 8,4 %. Une très bonne nouvelle. Sauf qu'une telle montée en puissance des complémentaires santé dans le système favorise l'augmentation des dépassements d'honoraires et de tarifs (soins dentaires et d'optique, notamment). Elle est aussi jugée inégalitaire par la Cour des comptes. L'effort financier des ménages pour se payer une complémentaire croît en effet fortement avec l'âge et culmine au moment où les personnes ont le plus de risques de tomber malades. Les contrats individuels de santé pour les retraités sont ainsi beaucoup plus onéreux que les contrats collectifs d'entreprise. Et ces derniers sont largement subventionnés, ce qui pèse lourd sur les finances publiques.

Un système de plus en plus inégalitaire

La conclusion de la Cour des comptes fait froid dans le dos. « L'érosion masquée des niveaux de remboursements des dépenses de santé par l'Assurance maladie obligatoire et l'accroissement des écarts de traitement qu'ils entraînent entre catégories d'assurés compromettent, sans que ces évolutions soient clairement perçues, la capacité de la Sécurité sociale à assurer une protection suffisante et équitable contre le risque de la maladie. »
Face à un tel constat, les magistrats proposent un scénario proche de la proposition de François Fillon. S'il était appliqué, l'Assurance maladie se concentrerait sur un nombre restreint de soins. Elle sortirait ainsi complètement des dépenses d'optique ou des prothèses dentaires et d'une partie des transports sanitaires, comme en Allemagne depuis 2003 ou dans de nombreux autres pays européens. En échange, les taux de remboursements de l'Assurance maladie augmenteraient fortement. L'objectif affiché par la Cour des comptes est clairement d'« améliorer l'équité financière » dans l'accès aux soins en concentrant l'Assurance maladie sur un nombre limité de dépenses.
Serge Grouard parle, lui, de confier aux complémentaires toutes les petites maladies du quotidien comme les rhumes. Reste à savoir si François Fillon compte interdire, à plus long terme, les restes à charge élevés pour les patients en les plafonnant, comme le recommande aussi la Cour des comptes.
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 12:55

citation
"Juppé ou Fillon, peu importe : quel que soit le candidat, c'est fichu pour la gauche…"

Peut-être, mais que l'on soit de gauche ou de droite, c'est préférable que Fillon disparaïsse

F.F. est PIRE que N.S.
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 18:03


Primaire de la droite : tempête sous le crâne d'un électeur de gauche

Primaire de la droite : tempête sous le crâne d'un électeur de gauche
Faut-il voter au second tour de la primaire pour faire barrage à François Fillon ? Le casse-tête de l'électeur de gauche. (Alex Proimos/FLICKR)

Faut-il regarder Fillon et Juppé s'écharper et se réserver pour le vote à la présidentielle au printemps prochain ? Ou entrer dans la bataille ? Tout est affaire de choix. Voici quelques éléments de réflexion.

François SionneauFrançois Sionneau·Publié le 26 novembre 2016 à 11h04

Déjà, pour le premier tour, le casse-tête était d’envergure : aller voter (ou pas) à la primaire de la droite quand on est un électeur de gauche ? "L’Obs" avait essayé de donner des arguments (avec plus ou moins de bonne foi) pour se déterminer dans ce brouillard inédit, à savoir la possibilité pour n’importe quel électeur, hors de toute affiliation partisane, de désigner le futur candidat de la droite en 2017.

Mais le brouillard s'est transformé en véritable purée de pois. L’électeur de gauche fait aujourd’hui face à un dilemme au-delà du sartrien : "Choisir de ne pas choisir, c’est encore choisir".

Comprendre : choisir de ne pas s'immiscer dans la primaire de la droite, c'est de pas choisir d'ores et déjà le probable futur président de la République.

Posons clairement les termes de l’alternative qui s’offre à l’électeur de gauche à la veille du second tour. Dimanche dernier, le motif de satisfaction apparaissait comme une évidence : Nicolas Sarkozy, bête noire d’une vaste frange de l’électorat, était blackboulé à la troisième place. Et de quelle manière !

Mais voilà, derrière la joie réelle de voir l’homme du Fouquet’s répéter qu’il quittait la vie politique, pointait déjà une nouvelle inquiétude du nom de François Fillon. Tout à l’euphorie de voir son meilleur ennemi sortir de la scène, le peuple de gauche n’a pas vu émerger un autre (véritable ?) homme de droite. Et c’est là que naît son calvaire intellectuel et citoyen.

Florilège de quelques pensées qui s’entrechoquent à la veille du second tour de la primaire dans le cerveau de celui ou celle qui votera (a priori) à gauche en 2017.

"Je suis de gauche. Je vote à gauche. Je n'ai rien à faire dans cette histoire."

Oui, mais...

"La droite me laisse la possibilité inédite de participer au choix de son candidat à la présidentielle. Pourquoi laisserais-je passer l'occasion ?"

Oui, mais...

"J'ai vu Sarkozy annoncer à nouveau qu'il quittait la vie politique. Je me suis même déplacé dimanche dernier pour lui faire barrage en votant Juppé. Maintenant, je laisse la droite se débrouiller seule."

Et puis...

"Le risque d'un second tour en mai 2017 entre Marine Le Pen et le candidat de la droite est une hypothèse hautement probable. J'aurais l'occasion de voter pour le candidat de la droite bien assez tôt."

Oui, mais…

"En cas de duel entre Marine Le Pen et le candidat de la droite en mai 2017, ça me brûlera moins les mains de voter pour Alain Juppé que pour François Fillon."

Oui, mais…

"Alain Juppé, c’est tout de même : le plan Juppé de 1995, la condamnation pour 'abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêt'…"

Oui, mais…

"En votant pour Alain Juppé dimanche, même s’il ne sort pas en tête du scrutin, j’affaiblis le camp de la droite, je la divise, je réduis la légitimité de Fillon… C’est déjà ça."

Oui, mais…

"S’il subsiste un quelconque espoir pour la gauche en 2017, ne vaut-il pas mieux qu’elle ait face à elle un homme au programme vraiment clivant et clairement estampillé à droite plutôt qu’au centre ? Bref, un François Fillon plus qu’un Alain Juppé."

Oui, mais…

"Qui dit Fillon dit Poutine, dit interdire l'adoption plénière aux couples homosexuels, dit une saignée invraisemblable dans la Fonction publique, dit un retour en force du nucléaire, dit un système de santé totalement inégalitaire... Bref, tout un programme hautement conservateur."

Oui, mais…

"Soyons lucides. François Hollande laisse un tel champ de ruines à gauche que, bon, même s'il se présente comme cela semble se dessiner… Honnêtement, la gauche n'a aucune chance… Ne nous voilons pas la face, allons directement choisir le moins pire."

Oui, mais…

"Voter au deuxième tour de la primaire de la droite, c’est signer à nouveau la charte de la primaire de la droite et du centre et continuer à renflouer les caisses du parti en lâchant à nouveau deux euros."

Oui, mais…

"Le travail ne vaut que s’il est totalement accompli. Voter contre Sarkozy dimanche dernier n’était qu’une première étape. Il faut pousser la logique jusqu’au bout désormais et retourner voter pour Juppé…"

Oui, mais…

"Si, cette fois-ci, on me voit entrer dans le bureau de vote, est-ce que j'oserais assumer mon acte ?"

Oui, mais… Quoi encore ?


Les esprits encore plus torves recèlent certainement de nombreuses autres réflexions et déductions plus ou moins logiques. Qu’ils se rassurent, le cauchemar se terminera dimanche 27 novembre dans la soirée une fois le candidat des Républicains officiellement désigné. Chacun saura alors si sa tactique a été payante. Restera à attendre les 22 et 29 janvier prochains, dates de la primaire de la gauche, pour faire face à un nouveau casse-tête. Pas sûr qu’il soit plus simple à résoudre.
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 18:06

mon âme est triste jusqu'à la mort en pensant que F.F. risque de remporter la victoire demain soir.
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 18:10

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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 18:13

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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 23:24

Les abstentionnistes du 1er tour peuvent être présents au 2nd tour

Adresse de son bureau de vote + carte d'identité + carte d'électeur + 2 signatures + 2 euros
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   26.11.16 23:25

Si le second tour rencontre le même succès que le premier, il est vivement recommandé de ne pas arriver à la dernière minute. Au premier tour, près de 4,3 millions de Français s'étaient déplacés pour désigner les deux finalistes de la primaire de la droite. Une participation record qui avait provoqué des files d'attente, parfois longues de plus d'une heure, dans les bureaux de vote les plus surchargés. Face à ce délai, certains ont préféré faire demi-tour et retenter leur chance plus tard dans journée.
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MessageSujet: Re: Primaire Droite et Centre   27.01.17 17:50

quel bonheur, quelle joie, François Fillon ne serait plus candidat à la présidence de la République en mai 2017 à cause de ou grâce à sa femme qui aurait eu un emploi fictif
Merci Pénélope ! Dieu soit loué ! amen ! alléluia !
François Fillon, cette ordure qui s'est opposée fin 2010 début 2011 à une légalisation du droit de mourir dans la dignité...
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